22 février ; fête de la Bienheureuse Isabelle de France (1225-1270)

Figure de la Chrétienté médiévale mais aussi personnalité de sang royal capétien, fille de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est moins connue à nos yeux du fait qu’elle restât longtemps dans l’ombre de son frère Saint Louis.

Après que sa mère lui eût prodigué une éducation très chrétienne, on prévoit de la marier successivement à Hugues de la Marche et à Conrad Roi de Jérusalem, fils de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Mais elle préfère se consacrer à Dieu et l’explique à sa famille ainsi qu’au Pape Innocent IV. Celui-ci lui accorde alors le droit de se placer sous la tutelle spirituelle des franciscains.

En 1254, soutenue par son frère Saint Louis, elle fonde le Monastère de Longchamps à l’ouest de Paris. Celui-ci est achevé en 1259 et il peut alors accueillir une communauté de femmes dont la règle était inspirée de celle des Clarisses mais restait moins sévère (elle fut approuvée par le Pape Alexandre IV en 1259). Elle fut conseillée par Saint Bonaventure.

En 1260, elle vient s’installer dans une petite maison en annexe du monastère pour vivre proche de ses sœurs. Mais elle ne fera jamais profession de religion.

Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.

 

22 février 1674, Mort de Jean Chapelain

Né le 4 décembre 1595,  fils d’un notaire, Jean Chapelain se fait d’abord connaître par de la poésie. Il débute sa carrière en devenant le précepteur des enfants du Grand Prévôt de France, Sébastien Le Hardy Baron de la Trousse.

En 1635, le Cardinal de Richelieu l’appelle à l’Académie Française et le charge du plan du Dictionnaire, de la Grammaire et de la critique de la pièce de Corneille, Le Cid. Jean-Baptiste Colbert lui confiera la tâche de dresser la liste des écrivains et savants dignes de recevoir les récompenses de Louis XIV.

Nous lui devons particulièrement

- Le Gueux, ou la Vie de Guzman d’Alfarache (1620)

- Lettre ou discours de M. Chapelain à M. Favereau, portant son opinion sur le poème d’Adonis (1623)

- Les Sentimens de l’Académie française sur la tragi-comédie du Cid (1638), écrit avec Valentin Conrart.

- Ode pour la naissance de Mgr le Comte de Dunois (1646)

- La Pucelle, ou la France délivrée(1656). Il s’agit là d’un poème épique mal accueilli lors de sa publication.

 

 

22 février 1358 ; Etienne Marcel et le Meurtre des Maréchaux

Profitant du mécontentement des artisans et commerçants parisiens suite à l’exécution d’un meurtrier du Dauphin Charles de Normandie (futur Charles V et alors Régent), le tout dans un contexte discrédit du Roi Jean II le Bon (qui a cédé une grande partie du Royaume à Édouard III d’Angleterre par le Traité de Brétigny et accepté le premier Traité de Londres), le prévôt des Marchands Étienne Marcel, déclenche une émeute rassemblant 3 000 personnes.

Après avoir égorgé Regnault d’Acy l’un des négociateurs du premier traité de Londres, la foule des émeutiers se rend au Palais de la Cité pour s’en prendre au Régent, alors âgé de vingt ans. Les deux proches conseillers de Charles de Normandie, Jean de Conflans Maréchal de Normandie et Robert de Clermont Maréchal de Champagne sont tués sous les yeux du futur Roi qui est même éclaboussé du sang des deux grands. Il croit alors sa vie menacée mais Étienne Marcel le coiffe symboliquement du chaperon rouge et bleu des émeutiers pour le protéger. Le prévôt des marchands de Paris l’oblige à renouveler la Grande Ordonnance de 1357 (esquisse d’une monarchie contrôlée) compte bien contrôler le Régent mais il se trompe. Charles de Normandie se montrera un très habile politique et n’oubliera jamais cet évènement.

Etienne Marcel, illustration du XIXe siècle

Peu après, Étienne Marcel se fait acclamer en place de Grève et encourage la foule à nettoyer le Royaume des « Traîtres ». Il force même le Dauphin à ratifier le meurtre de Jean de Clonflans et Robert de Clermont, ainsi qu’à épuré sont Conseil tout en y faisant entrer quatre bourgeois. Marcel donne aussi un commandement militaire à Charles le Mauvais, Roi de Navarre.

 

 

 

 

 

 

 

Pour un diner « presque » parfait…

Les Français, comme tous les peuples, partagent un certain nombre de codes et de conventions qui règlent les comportements de chacun dans la vie en société. Ces codes forment ce qu’on appelle la politesse, le savoir-vivre, les bonnes manières, ou encore l’étiquette. En voici un échantillon, toujours bons à savoir!

On ne souhaite JAMAIS « bon appétit », nulle part, ni au restaurant ni ailleurs.

On ne parle JAMAIS la bouche pleine

On ne boit JAMAIS avant d’avoir vidé sa bouche et de l’avoir essuyée discrètement.

On ne dit JAMAIS « à vos souhaits » après un éternuement (on n’a rien entendu).

On ne parle pas fort, on ne rit pas fort, on ne coupe pas la parole, on ne parle ni de politique ni d’argent ni de religion, on n’accapare pas l’attention de la maîtresse de maison.

On n’apporte pas de fleurs à un dîner : on les fait envoyer le lendemain. Ou on les fait envoyer AVANT le dîner.

Sauf si l’on est entre amis proches ou en famille, on n’apporte JAMAIS quoi que ce soit qui se consomme (vins ou gâteaux); cette pratique est réservée aux repas familiaux ou amicaux.

On ne dit JAMAIS « je suis invité à manger » mais « je suis invité à déjeuner ou à dîner »; ce sont les bêtes que la fermière fait manger…

Quand la maîtresse de maison vous propose de reprendre d’un plat, refusez une fois par politesse, et acceptez la seconde fois par politesse aussi !(c’est comme ça).

On pèle sa poire, sa pêche et même sa banane avec une fourchette et un couteau; ne jamais mordre dedans et éviter de manger une banane comme un singe !
Pour les cerises, on les mange avec les doigts et on crache discrètement le noyau dans son poing fermé avant de le déposer dans son assiette.

On rompt son pain, on ne le coupe JAMAIS avec un couteau.

On mange le foie gras avec une fourchette et un couteau, on ne le tartine pas, à l’inverse du fromage qui se mange sans fourchette, même si la maîtresse de maison DOIT vous en avoir disposé une par politesse.

On ne doit jamais saucer ; on laisse !

On ne croise pas ses jambes sous la table et on se tient le dos bien droit.

C’est la fourchette qui se dirige vers la bouche, pas le contraire.

On ne mange JAMAIS le poulet avec les doigts, contrairement à une légende tenace…

Au restaurant ou ailleurs, la façon de disposer ses couverts en fin de repas n’a rien à voir avec la qualité des mets servis : quand on a fini, on dispose ses couverts dans l’assiette parallèlement (JAMAIS croisés), pointes de la fourchette vers l’assiette ; on peut aussi disposer la fourchette avec les dents vers le haut, mais dans ce cas il faut y glisser son couteau (mais pas au milieu de la fourchette !). Quand on garde ses couverts croisés dans son assiette, ou de chaque côté de son assiette, cela signifie qu’on n’a pas terminé son repas.

A cinq heures, on ne « boit » pas le thé, on « prend » le thé.

Les verres à pieds, on ne les tient jamais par le ballon, mais par la partie supérieur du pied

Ne buvez pas vos verres jusqu’à’ à la dernière gorgée

Quand on vous sert , ne tendez pas votre assiette, l’assiette reste fixe, ne bouge pas de sa place et c le grand plat qui vient jusqu’à vous

Quand vous mangez la soupe, n’inclinez pas l’assiette pour finir, l’assiette ne bouge pas

Ne pas remercier au restaurant ! ( laisser un pour boire plutôt…)

(Merci à Maxime)

21 février 1916 ; premier jour de la bataille de Verdun

Le 21 février 1916, Erich Falkenhayn (1861-1922), chef d’État-major du Front de l’Ouest, déclenche l’opération « Gericht« . C’est la 5. Armee du Kronprinz Wilhelm von Hohenzollern (1882-1951),fils aîné de Guillaume II, qui doit percer les lignes françaises en lançant dix divisions en premier échelon, après un terrible barrage d’artillerie. Falkenhayn a décidé de « saigner à blanc l’Armée Française » et c’est son artillerie qui va s’en charger. Le 21 février donc, 72 batteries d’artillerie impériale – soit 1 225 pièces dont 542 obusiers lourds (Mörser) de 210, 305 et 420 mm – déversent un effroyable barrage d’artillerie sur les positions françaises pendant plusieurs heures. Près d’un million d’obus sont tirés en une seule journée ! Les lignes françaises sont hachées et commotionnées. Les Bois de Ville, de l’Herbebois, d’Haumont et des Caures ne ressemblent plus qu’à un tas d’arbres déchiquetés.

Erich Falkenhayn (1866-1922), Chef d'état-major du Front de l'Ouest

 

Un obus vient détruire le PC du Colonel Driant, alors heureusement en inspection mais tue son secrétaire. A 16h00, 60 000 soldats allemands sortent de leur tranchées. Les 10 000 hommes de la 21. Division (deux brigades à deux régiments chacune) du XVIII. Armee-Korps (Heinrich von Schenck), s’avancent vers le Bois des Caures.Le Bois des Caures est attaqué par les Allemands vers 17h00, alors que d’autres éléments de la 21. Division infiltrent les côtés par le Bois d’Haumont. Ceux de Ville et de l’Herbebois sont aussi accrochés. Les poignées d’hommes de deux compagnies du 59e BCP se relèvent pour faire face aux Allemands au nord-ouest. S’engage alors un combat aussi confus qu’acharné. Les plus surpris étant sans doute les fantassins allemands qui ne s’attendaient vraisemblablement pas à voir surgir quelques français après le bombardement qui avait été infligé à ces derniers. Sous l’assaut ennemi, la première ligne du 59e BCP doit se replier dans le bois. Les combats ont alors lieu sur la seconde ligne de défense (S).

Colonel Emile Driant

Les positions S7 et S’7, ainsi que les tranchées 12 et 12′ sont d’abord perdues avant d’être reprise à la « fourchette » (baïonnette) au début de la nuit par le Lieutenant Robin. Vers 22h30, les choses se calment. Les Chasseurs à Pied tiennent toujours solidement la ligne R.

Denis Tilliniac, « Dictionnaire amoureux de la France »

« La France, je l’aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l’étreins, elle m’émerveille. C’est physique. J’aime enchâsser l’or et le sang de son histoire dans la chair de sa géographie. Il en résulte un patriotisme de facture rustique, un peu comme la foi du charbonnier…  » Je suis français au naturel et j’en tire autant de fierté que de volupté. J’ai pour ce vieux pays l’amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d’auberge, de l’érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron… « J’ai la France facile, comme d’autres ont le vin gai; je l’ai au cœur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n’a pas dépendu de moi et ça n’a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur… »

Denis Tilliniac, Dictionnaire amoureux de la France, Plon (2008)

Les Inconnus, « Thierry la France »

Cette vidéo des « Inconnus » est la parodie d’ un feuilleton français , Thierry la Fronde, diffusé du 3 novembre 1963 au 25 mars 1966 sur la première chaine de l’ORTF.

L’intrigue de cette série télévisée est la suivante:

En 1360, le roi de France, Jean II, est prisonnier des Anglais, et le Prince de Galles, Édouard de Woodstock, fils aîné du roi d’Angleterre Édouard III, occupe une bonne partie du royaume de France.

Un jeune seigneur solognot, nommé « Thierry de Janville », décide de résister aux Anglais, et se donne pour mission de délivrer son roi.

Un jour, son intendant Florent de Clouseaules le trahit et, comptant mettre la main sur ses terres, le livre aux Anglais. Il est alors fait prisonnier dans son propre château. Comme il connaît bien les lieux, il ne tarde pas à s’évader avec l’aide d’un hors-la-loi.

C’est ainsi que débutent ses aventures. Il parcourt la forêt et se constitue, au hasard des rencontres, une bande de compagnons prêts à tout pour l’aider dans sa tâche : Bertrand, Jehan, Pierre, Judas, Martin, Boucicault et Isabelle.

Comme son arme favorite est la fronde, il se fait désormais appeler « Thierry la Fronde ».

Le personnage de Thierry la Fronde symbolise l’antagonisme historique qui vit s’opposer durant  des siècle le royaume de France à la « Perfide Albion ».

(source wikipedia)

Hélie de Saint Marc « Aujourd’hui, la vérité de chacun disparait: c’est le paraitre qui l’emporte sur l’etre »

À 89 ans, Hélie Denoix de Saint Marc a été fait Grand-croix de la Légion d’honneur, le 28 novembre 2011, par le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il s’est, en autre, distingué pour ses actes de résistance, durant la seconde Guerre mondiale, et pour son service de la patrie,  ayant participé à de nombreux conflits, comme la guerre d’Indochine ou la guerre d’Algérie, en tant que légionnaire parachutiste.

Pour en savoir plus sur sa vie et son œuvre:

Les Champs de braises. Mémoires avec Laurent Beccaria, édition Perrin, 1995

Max Gallo, « Fier d’etre Français »

Présentation de l’éditeur :

Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise: « Je suis fier d’être français. »
Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera: une criminelle devenue vieillerie décadente.
Or nos princes, qui devraient la défendre, au lieu de pratiquer la boxe à la française, s’inspirent des lutteurs de sumo! Comment ne pas chanceler dans ces conditions?

Et les procureurs de frapper fort.

Ils exigent que la France reconnaisse qu’elle les opprime, qu’elle les torture, qu’elle les massacre. Seule coupable! Pas de héros dans ce pays! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo, et renions Austerlitz!

Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la « nique » qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française!

Max Gallo, Fier d’être Français,  édition FAYARD. (2 février 2006)

 

19 février 2001; mort de Charles Trenet

L’auteur-compositeur et interprète Français, Charles Trenet, nous a quitté le 19 février 2001, à l’age de 87 ans; un amoureux de la France, comme en témoigne la célèbre chanson intitulée « douce France » ( 1947) inscrite dans la mémoire collective…

« La vie est un rêve, traversée de temps à autre par un cauchemar. On le digère, et le rêve recommence. » Charles Trenet (1913-2001)