Né le 2 octobre 1852 dans une famille de catholiques ralliés au Second Empire, Ferdinand Foch sert au sein du 4e Régiment d’Infanterie pendant la Guerre de 1870. Elève à Polytechnique, il sert au 27e RI avant d’enseigner à l’École de Guerre où il se montre partisan de l’offensive à outrance. Il devient ensuite général de Division, puis commandant du XXe Corps d’Armée à Nancy.
En 1914, il commande la IXe Armée avec laquelle il arrête les Allemands de von Kluck dans les Marais de Saind-Gond. En 1915 et 1916, il est en charge des offensives françaises en Artois et sur la Somme. Cependant, sa conduite coûteuse des opérations lui vaut d’être écarté en même temps que Joffre. Pour la Somme, c’est oublier que les Français ont obtenu de bien meilleurs résultats que les Britanniques malgré les lourds sacrifices.
Mais la disgrâce de Nivelle suite au désastre du Chemin des Dames lui permet de revenir sur le devant de la scène. En mars 1918, alors que les Alliés doivent contenir les offensives de Ludendorf en Picardie, Ferdinand Foch est nommé « Chef d’Etat-Major Général » (autrement dit Généralissime) des Armées Alliées lors de la Conférence de Doullens, avec Pétain (France), Haig (Grande-Bretagne) et Pershing (Etats-Unis) sous ses ordres.
En juillet 1918, Foch arrête l’offensive allemande en Champagne avant de passer à la contre-attaque qui se déroule presque parfaitement. Le 6 août 1918, il reçoit son bâton de Maréchal de France. Il entre le même jour à l’Académie Française et y entrera en 1920.
Le 11 novembre 1918, il signe l’Armistice de Rethondes.
Dès 1920, il appuie l’idée de maintenir la Rhénanie sous occupation française.
Il se retire ensuite de la vie militaire et publique.
Il est inhumé aux Invalides.