- Chevalier-Montrachet
Ce grand cru existe depuis le XVIIIe siècle et est produit sur le coteau (7.5 hectares) le plus élevé de la colline de Montrachet et exposé à l’est. Comme ses « cousins », sa robe est or clair dans sa jeunesse et évolue en jaune or vif. Il libère d’élégants arômes minéraux allikés au pain frais, à la verveine, à la fougère et à la jacinthe. En bouche, le Chevalier-Montrachet est consistant et d’une belle longueur. De très bonne garde, il peut être conservé durant dix-quinze ans moyenne, voire trente ans. On le sert de préférence avec de la langoustine, du homard grillé, des coquilles Saint-Jacques, des écrevisse à la nage, de la mousseline de brochet et de l’omble chevalier.

- Montrachet
C’est l’un des plus vieux – et l’un des plus sublimes – vins de Bourgogne. Les premières productions datent de l’Epoque Médiévale avant de prendre son essor au sous Louis XIII et Louis XIV. Le vignoble est ancré dans un sol riche en calcaire et en sodium, ce qui explqiue son caractère exceptionnel, de même que sa très belle longévité (dix, quinze et même trente ans).
Sa robe classique est faire d’un or illuminée de reflets verts mais évolue vers le jaune or vif. Ses arômes sont une harmonie mariant la fougère, le beurre, le croissant chaud, la citronnelle, l’amande amère, le fruit sec, un peu de pierre, les épices et le miel. Acide dansa sa jeunesse, il évolue en vieillissant pour devenir à la fois sec, ferme, onctueux, enveloppé et profond. Le gras et la puissance sont quelque peu éclipsés.
Le Montrachet accompagne de préférence le homard, la langoustine, le bar en croûte de sel, la sole, le saumon et la poularde de Bresse à la crème et aux morilles.
- Puligny-Montrachet
Situé entre Meursault et Chassagne-Montrachet, le cru existe depuis 1879. Du Côté de Meursault, le vignoble (270-320 mètres d’altitude) donne des vins gras et charnus alors qu’ils sont beaucoup plus charpentés et bouquetés côté Chassagne. On trouve parmi les crus les plus réputés les appellations suivantes : Les Combettes, Les Folatières, Les Pucelles, Le Cailleret, le Clos de la Garenne, Les Combettes, Les Demoiselles, Les Perrières, La Truffière et Clavaillon. On peut le garder de cinq à quinze ans.

Le Puligny-Montrachet s’enorgueillit d’une robe cousue d’or, en plus des traditionnels reflets verts. Et la robe devient encore plus intense dans sa maturité. Ses arômes – belle harmonie entre la fleur, le fruit jaune, le fruit vert, la pierre, le beurre et le toast – suggèrent la fougère, l’aubépine, le raisin mûr, la pâte d’amande, la noisette, l’ambre, la citronnelle, la pomme verte, le silex, la pierre à fusil et le beurre. Le miel apparaît au bout de plusieurs années de garde (quatre à cinq ans). Le Puligny-Montrachet accompagne très bien le vol-au-vent, la pauchouse de la Saône, les quenelles de brochet, le jambon à la crème, ainsi que la poularde de Bresse à la crème et aux morilles.
- Meursault

Là encore… le Chardonnay magnifié ! Coincé entre Volnay, Monthélie, Auxey-Duresses et Puligny-Montrachet, Meursault est l’une des plus belles appellations de vin blanc bourguignon. Si le vignoble se répartit sur 386 hectares, les meilleurs terroirs sont ceux aux sols marneux situés à m-pente de la colline. Ce grand vin blanc mérite que l’on mentionne ses premiers crus : Charmes, Clos des Perrières, Le Porusot, Les Bouchères, Les Caillerets, Les Cras, Les Gouttes d’Or, Les Plures, Les Santenots Blancs, Les Santenots du Milieu, Les Perrières, La Jeunellotte, La Pièce sous le Bois, Sous Blagny et Sous le Dos d’Âne.
Contrairement aux appellations liées à Montrachet, la robe du Meursault acquiert une teinte ambrée avec l’âge, en plus de reflets gris. Son bouquet révèle le Chardonnay dans sa maturité : soleil, terroir, aubépine, abricot, citron, mangue, papaye, fruits, secs, noisette, amande, tilleul et beurre. Enfin, en bouche, le Meursault est corpulent, structuré, soyeux , frais, miellé (avec des accents de mirabelle) et long.

D’une belle garde (entre huit et quinze ans), il est le seul vin de Bourgogne que l’on peut déguster avec du foie gras, en plus des fruits de mer, des quenelles de brochet, du poisson, du munster, des époisses, du roquefort, du bleu de Bresse et même…. de la tarte Tatin.
- Ladoix
Situé en aval de la Montagne de Corton, le village de Ladoix-Serrigny produit de grands vins blancs grâces aux vignobles qui se sont développés sur des sols marneux et argileux. Le Ladoix peut être gardé de trois à cinq ans. En voici quelques appellations de premiers crus : Basses Mourottes, Bois Roussot, Le Clou d’Orge, La Corvée, Les Joyeuses, les Hautes Mourottes et La Micaude. On peut le garder de trois à cinq ans.
Sa robe est habituellement or clair. Ses arômes laissent apparaître l’acacia souligné d’une pointe beurrée, la prune, la pomme mûre, la figue, le coing et la poire épicée. En bouche, le Ladoix se révèle ferme mais retenu, gras, ample, équilibré et frais. Vers deux ans, il devient plus moelleux. On le sert de préférence avec des plats de poisson d’eau douce, le veau Orloff, le bleu de Bresse et le Comté.
- Auxey-Duresses
D’abord propriété de l’Abbaye de Cluny et partagée entre les villages d’Auxey et des Duresses, situé à l’ouest de Meursault et dans le prolongement de Meursault, le vignoble d’Auxey-Duresses se partage entre la Montagne du Bourdon pour le rouge et le Mont Mélian pour le Blanc. En premiers crus, on trouve : le Bas des Duresses, les Ecussaux, Les Grands Champs, Reugne et le Clos du Val.

La robe de l’Auxey-Duresses blanc possède une jolie robe paille brillante, claire, limpide et cristalline. Ses arômes évoquent l’aubépine, un peu le citron et la reinette. En bouche, c’est un vin ample, gras, vif, spontané, avec assez d’acidité pour bien vieillir. Il est friand et moelleux.
Vin plus convivial, on le déguste avec des plats traditionnels représentatifs de la cuisine bourguignonne comme la terrine, les quenelles, les cuisses de grenouilles, le feuilleté aux escargots, le sandre ou le brochet en sauce, le poisson poché, le bleu, le livarot et les époisses. Comme le Ladoix, on peut le conserver de trois à cinq ans.

Source : Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010


































