4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie.
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– Il entre au Conservatoire dans les années 1950 et commence à jouer au théâtre où il triomphera bien régulièrement. Il jouera Molière, Courteline, Feydeau, Montherlant, Musset, Beaumarchais, Marivaux, Romains, Pagnol et même Shakespeare.

– Au cinéma, la carrière de Michel Galabru est marquée par de nombreuses comédies populaires et familiales (de qualité inégale). Après des seconds rôles dans les années 1950, il se fait davantage connaître grâce à Jean Girault qui l’engage aux côtés de Continuer la lecture

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François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

Fils de François Ier de Montmorency-Bouteville qui avait été décapité en 1628 sur ordre de Louis XIII pour avoir osé défier le Cardinal de Richelieu en se brettant Place Royale, avec Guy d’Harcourt, François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney et Comte de Luxembourg, combat d’abord très jeune pendant la Guerre de Trente Ans, notamment à Rocroi sous les ordres du Grand Condé.

A l’issue de ce conflit particulièrement sanglant,
François-Henri de Montmorency-Bouteville fait l’apprentissage des nouvelles techniques de guerre et notamment de l’emploi grandissant de la cavalerie sur le terrain et dans les manœuvres.

Lors de la Fronde, obligé de Louis II de Bourbon-Condé, il sert dans les rangs des frondeurs – de la Porte Saint-Antoine aux Dunes – avant de se rallier à la Régente.

Durant la Guerre de Hollande, il vainc le Prince d’Orange à Woerden, avant d’être successivement Gouverneur du pays occupé, Capitaine des Gardes du Corps du Roi, puis commandant de l’Armée du Rhin.
En 1677, s’il est battu avec Continuer la lecture

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Maréchal Louis Gabriel Suchet, Duc d’Albuféra et pacificateur de l’Aragon

Né le 2 mars 1770 à Lyon, d’abord officier dans la Garde Nationale, il s’illustre lors des campagnes d’Italie sous les commandements de Brune, Masséna et Joubert (Loano, Cerea, Neumarck, Gênes et Marengo).

– En 1804, il commande  la Division de Boulogne, avant de prendre la tête de la 3e Division du 5e Corps de Jean Lannes, avec laquelle il se distingue à Ulm, Hollabrunn et Austerlitz.
Toujours lieutenant de Lannes, il sert aussi à Saalfeld et Pultusk en 1807.

– A partir de 1808, Louis Gabriel Suchet sert en Espagne à la tête de l’Armée d’Aragon (qu’il réorganise d’une main ferme). Il contribue au succès de Lannes lors du siège de Saragosse (1808) et y remporte plusieurs victoires, passées quelque peu dans l’oubli : Maria, Belchite, Alventosa, Tortosa, Oropesa, Puebla de Buenagasil, Sagonte, Peñíscola, Dénia et Valence (1809-1812).

– Gouverneur Militaire de l’Aragon et placé à la tête du 3e Corps, Suchet dispose de pouvoirs autant militaires que politiques et économiques. Comme l’explique Continuer la lecture

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3 janvier, fête de Sainte Geneviève

Fille d’un dignitaire d’origine germanique, un certain Severus, elle se voua à Dieu très jeune et est instruite par Saint Germain d’Auxerre à Nanterre.

Dotée d’un solide sens politique, elle réussit à convaincre les lutéciens de ne pas quitter la ville face à Attila, qui n’y marchera pas. Continuer la lecture

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27 décembre 1743 : Disparition de Hyacinthe Rigaud

Surnommé le « Van Dyck français » fils d’un tailleur et d’une mère au foyer, Hyacinthe Rigau le 18 juillet 1659 à Perpignan (alors ville des États du Roussillon)

– Il se met au dessin dès son enfance et se révèle particulièrement doué. Il commence sa carrière de peintre en peignant des copies de tableau pour des bourgeois parisiens. Il a la chance de rencontrer Monsieur Materon, joaillier personnel de Monsieur Frère du Roi. Sa carrière est alors propulsée et il devient l’élève de Charles Le Brun, peintre le plus en vue à la cour de Versailles. Le Brun le garde auprès de lui compte-tenu son talent, il est connu comme l’un des plus grands portraitiste français des XVIIe-XVIIIe siècles.

– On lui doit notamment les portraits de Louis XIV en tenue de sacre, du Grand Dauphin, de Bossuet, du Prince de Conti, de Louis XV, du Cardinal Fleury et du Chancelier d’Aguesseau, entre autres.

Il est entré à l’Académie en 1710. Ses peintres d’influence furent principalement. Le Titien, Rubens et Van Dyck.

Source :
– Biographie de Hyacinthe Rigaud par l’Abbé Cabeille

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Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

Dans l’Histoire de la Guerre de Cent Ans, Arthur de Richemont reste curieusement – tout comme Olivier V de Clisson – dissimulé par l’ombre de Bertrand du Guesclin. Pourtant, il fut le troisième représentant de la noblesse bretonne à s’être vu octroyé la dignité de Connétable de France. Richemont ne fut pas seulement qu’un batailleur talentueux ; il fut aussi un remarquable organisateur, considéré comme le père du premier modèle d’armée permanente en France avec les Compagnies d’Ordonnance.
D’autre part, sa vie nous est connue grâce au récit apologétique que rédigea son écuyer Guillaume Gruel dans les années 1460.

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– Arthur (ou Arzur) de Richemont, Duc de Touraine, Comte de Parthenay, de Dreux, d’Etampes, de Montfort et d’Ivry voit le jour le 24 août 1393 au château de Suscinio, actuellement dans le Morbihan non loin de Vannes.
Il est le troisième fils du Duc Jehan IV et de Continuer la lecture

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Jean Matthieu Sérurier

Général français ayant autant servi Louis XV que Napoléon, Jean Matthieu Philibert Sérurier voit le jour le 8 décembre 1742 à Laon. Le Maréchal Marmont disait de lui : « Air sévère et triste […] figure austère […] Aimant bien, probe, désintéressé, homme de devoir et de conscience, il avait des opinions contraires à la révolution ». Cela n’a d’ailleurs jamais empêché Napoléon de l’apprécier pour son intégrité.
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– Il s’engage très jeune – à treize ans – dans la Milice provinciale de Laon et combat dans l’Armée Royale pendant la Guerre de Sept-Ans comme enseigne d’Infanterie. Il reçoit une blessure à Warburg en 1760. Après la Guerre de Sept-Ans, il sert au Portugal, au Régiment Beauce-Infanterie, puis en Corse et au Médoc-Infanterie. Promu Lieutenant-Colonel en 1788, il commande le 70e Régiment d’Infanterie à Perpignan en 1789. il doit faire face à l’agitation des soldats. Destitué de son commandement en 1792, il songe à émigrer mais est arrêté. Il est libéré et se réengage comme simple soldat à cinquante ans et se comporte courageusement contre les Austro-sardes dans l’Authion.

– Paul de Barras, l’homme fort du Directoire le promeut Continuer la lecture

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Jean Ambroise Baston de Lariboisière

Méconnu de nos jours, il était l’un des meilleurs chefs d’artillerie de Napoléon.
Jean Ambroise Baston Comte de Lariboisière voit le jour le 18 août 1759 à Fougères.

LariboisiereJA– Choisissant la carrière des armes, il sert comme
Lieutenant en Second au Régiment de La Fère-Artillerie au sein duquel il fait la connaissance d’un certain BuonapartePremier Lieutenant à la Compagnie de Vigny en 1785 puis Capitaine en 1791, Jean Ambroise de Lariboisière sert dans l’Armée des Vosges en 1792 sous les ordres de Custine. Il prend ensuite le commandement provisoire du Bataillon d’Artillerie de Mayence et la sous-direction du Parc d’Artillerie de l’Armée de Mayence en 1793. Fait prisonnier après la capitulation de la place puis libéré, il commande la Direction du Parc d’Artillerie de Landau, avant d’être confirmé au grade de Chef de Bataillon d’Artillerie (1794). Il prend ensuite la Direction du Parc d’Artillerie de l’Armée du Rhin en 1795.
Promu Chef de Brigade d’Artillerie en 1796, il sert successivement dans l’Armée d’Helvétie, dans l’Armée du Rhin, à Caen et à Strasbourg. En 1804, il dirige l’Ecole d’Artillerie de Strasbourg.

– En 1805, il commande l’Artillerie du Camp de Bruges sous le commandement de Continuer la lecture

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20 décembre 1590 : Mort d’Ambroise Paré

Né en 1510 à Bourg-Hersent (Duché du Maine, aujourd’hui en Mayenne), il est considéré comme le père de la chirurgie moderne.

Il eut notamment comme patients Henri II, François II, François de Guise Duc de Lorraine, le Connétable Anne de Montmorency et Antoine de Bourbon.
Élève Compagnon à l’Hôtel-Dieu en 1519, il se fait remarquer en désertant les livres de chirurgie de l’époque pour… étudier les cadavres. Continuer la lecture

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20 décembre 1295 : Mort de Marguerite de Provence

Reine de France, née en 1221 à Forcalquier, fille de Bérenger IV de Provence et de Béatrice de Savoie, elle fut la bien-aimée épouse du Roi Saint Louis,
malgré la jalousie de sa belle-mère castillane Blanche de Castille.
Courageuse épouse (elle donna naissance à onze enfants), elle n’avait pas hésité à accompagner son époux à la Croisade.

Après la mort de Saint-Louis elle tenta de rattacher la Provence au Royaume mais sa démarche fut infructueuse.

Elle s’éteint à près de soixante-quinze années, ce qui était fort avancé pour l’époque.

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