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17 janvier 1941 : victoire navale française de Koh Chang

Cette bataille navale survint lors du conflit franco-siamois qui encore entièrement méconnu. Jusqu’en 1940, la France et le Royaume du Siam (Thaïlande) étaient en procédure de négociation d’un pacte de non-agression.

– Mais le Siam lorgnait sur le Cambodge et le détroit du Mékong. Ainsi,  sans déclaration de guerre le vieux Royaume décida d’attaquer l’Indochine. Pour cela il lui fallait s’assurer du contrôle des côtes de Cochinchine. Il devint alors clair à l’Amiral Jean Decoux, Gouverneur Général de l’Indochine, qu’il fallait prendre l’initiative sur la Marine du Siam. L’Amiral Terreaux, commandant des Forces Navales françaises d’Indochine, établit alors un plan visant à neutraliser la base de Koh Chang. Un groupement naval fut alors réuni au large de Saïgon pour l’opération.

– Les Siamois disposent alors de deux Gardes Côtes cuirassés (Ayuthia et Dombhuri), dix torpilleurs, deux avisos, quatre sous-marins et deux mouilleurs de mines. Une grande partie de ses vaisseaux viennent d’achats effectués auprès de l’Italie fasciste. En face, le Capitaine de Vaisseau Régis Bérenger ne dispose que du Croiseur Lamotte-Picquet (Bérenger), des Avisos coloniaux Dumont d’Urville (Toussaint de Quievrecourt) et Amiral Charner (Le Calvez) et des Avisos Tahure (Mercadier) et Marne (Marc).
Toutefois, les Français ont pour eux le bon entrainement des équipages.

– Le 17 janvier 1940 à 5h45 donc, Bérenger donne l’ordre : « Attaque au jour des bâtiments au mouillage sud de Koh Chang. Présentation dans le sud-ouest de Koh Kra au jour. Dislocation sur ordre pour gagner rapidement secteurs de tirs répartis comme suit : section Tahure – Marne entre Koh Chang et Koh Kra, section Dumont d’Urville – Amiral Charner entre Koh Kra et Koh Klum, Lamotte-Picquet entre Koh Klum et îlots Koh Chan. Ouverture du feu dès que visibilité le permettra. La désignation des objectif se fera sur place si possible. Décrochage au signal. Dégagement des avisos se fera dans le sud-ouest.« 

– Les Français envoient l’hydravion Loire 130 du Lieutenant de V. Plainemaison qui repère les navires siamois. Ceux-ci ouvrent le feu les premiers avant que Bérenger n’ordonne de riposter. D’abord indécis, le combat de Koh Chang connait son issue quand les croiseur Dombhuri, Chomburi et Songka sont coulés. 300 marins siamois ont disparu dans les flots.

– Après la victoire de Koh Chang, Siamois et Français reprendront les négociations sous le parrainage de l’Empire du Japon.

Source : www.netmarine.net