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18 mars 1973 : Disparition de Roland Dorgelès

Fils d’un représentant de commerce, Roland Lecavelé naît le 15 juin 1885 à Amiens. Il quitte cette ville très jeune car la famille suit son père pour s’installer en banlieue parisienne et à Paris même.
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– Il fait d’abord des études pour se lancer dans les arts décoratifs mais il se tourne bientôt vers le journalisme dans des journaux tels Messidor et Paris-Journal. Il écrit aussi plusieurs pièces de théâtre comme « La corde au cou ». Il fréquente aussi le Cabaret Le lapin agile où il
rencontre plusieurs de ses amis. Avec eux, il va se spécialiser dans la satire et la parodie en montant un canular avec un tableau peint par un âne – Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique – que les compères font passer auprès de la critique comme l’oeuvre d’un jeune artiste prometteur. Il collabore aussi au journal de Georges ClémenceauL’homme libre. C’est aussi à ce moment qu’il choisit son nom de littérature ; Dorgelès, en référence à Argelès dans les Pyrénées où sa mère allait prendre les eaux.

– En 1914, Roland Dorgelès est mobilisé pour la Grande Guerre (avec l’appui de Clémenceau et le grade de Caporal), qui marquera fortement son expérience littéraire. Il combat successivement en Argonne, au Bois du Luxembourg et à la sanglante Seconde bataille d’Artois en 1915. Il quitte ensuite l’Infanterie pour l’Aviation où il devient élève pilote puis instructeur.

– En 1917, il retourne à ses activités de journaliste en signant des articles et des feuilletons au vitriol dans le tout nouveau Canard enchaîné. Il vise particulièrement les professionnels du bourrage de crâne, les députés et les profiteurs de guerre.
En 1919, il couche son expérience des tranchées dans son chef d’oeuvre « Les Croix de Bois », qui remporte le Prix Fémina mais échoue à deux voix derrière « A l’ombre des jeunes filles en fleur » de Proust.
Durant les années 1920, Roland Dorgelès voyage, notamment en Indochine qui lui inspire « Sur la route mandarine » et se marie en 1923 avec Hania Routchine, une fille d’artistes lyriques russes qui ont fui la Révolution. Leur mariage durera trente-six ans jusqu’au décès de Hania.

– En 1929, Dorgelès succède à Georges Courteline à l’Académie Goncourt. En 1939, il entre au journal de droite Gringoire pour lequel il travaille comme correspondant de guerre. Il quitte Gringoire en 1941 après s’être réfugié à Cassis lors de l’invasion allemande. En 1942, il quitte le Var pour la Comminges (sud de la Haute-Garonne) à Montausès où il en profite pour rédiger « Vacances forcées » et « Carte d’identité ».
Il sera élu Président de l’Académie Goncourt en 1954, fonction qu’il ne quittera pas jusqu’à sa mort. Il prend aussi la tête de l’Association des Écrivains combattants.

– En 1960, il s’était remarié avec Madeleine Moisson.

Roland Dorgelès s’éteint le 18 mars 1973.

Source :
– http://www.babelio.com