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1er juillet 1925 : Disparition d’Erik Satie

Né en 1866 à Honfleur, fils d’un couturier normand et d’une écossaise, Alfred-Erik Leslie-Satie est éduqué par ses grands-parents à la mort de sa mère. Il étudie d’abord l’orgue et le piano avec son oncle et sa tante, sans pour autant arriver à s’y passionner.

En 1879, il entre au conservatoire de musique mais en dépit de ses réels talents, ses rapports avec l’institution sont des plus difficiles. Ses professeurs se nommaient : Decombes, Taudou, Mathias et Lavignac (?)

Passées ses études, tout en vivant chichement il fréquente le Chat Noir de Montmartre, rencontrant Verlaine, Mallarmé, Debussy, Ravel, John Cage et Thomas Bloch. Il entretien une relation sentimentale avec l’artiste peintre Suzanne Valadon et adhère à l’énigmatique « Ordre kabbalistique de la Rose-Croix » fondé par le « Sâr » Joséphin Peladan et Stanislas de Guaita.
De cette période de Montmartre, Satie compose Les Trois Gymnopédies, Les Trois Gnossiennes, Sonneries de la Rose-Croix, Les Danses gothiques, Pièces froides pour piano, ou encore Geneviève de Brabant.

En 1898, il finit cependant par s’installer à Arcueil et en 1905, surprend ses proches en s’inscrivant à la Schola Cantorum pour approfondir ses études de composition et apprendre le contrepoint avec Albert Roussel, Vincent d’Indy et Sériex. En 1910, il se rapproche du Groupe des Six (Auric, Honnegger, Milhaud, Poullenc, Durey et Germaine Tailleferre). En 1915, il fait la connaissance de Picaso et de Jean Cocteau, puis en 1919, des tenants du mouvement dadaïste (Tzara, Duchamp, Derain, Ray).

C’est durant cette seconde partie de sa vie artistique qu’il compose Deux rêveries nocturnes, Heures séculaires et instantanées, Avant-dernières pensées, Sonatine bureaucratique, Sports et divertissements et La Belle excentrique.
Enfin, il compose ses dernières œuvres pour orchestre en 1925 avec Parade et Relâche.

Politiquement, en dépit de son instruction catholique, Satie avait adhéré à la SFIO après l’assassinat de Jaurès et soutien la IIIe Internationale. Si son attention portée aux Travailleurs était réelle il n’hésita pas à dire un jour : « mes camarades bolchéviks ne valent pas mieux que les bourgeois ».

Source :
www.erik-satie.com