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20 septembre 1946 : disparition de Raimu

– Celui qu’Orson Welles considérait comme « le plus grand acteur de tous les temps » est   né Jules Auguste César Muraire à Toulon en 1883, élève très difficile, il trouve sa vocation au théâtre et dans les music-hall. Après avoir été réformé de l’Armée en 1915 suite à un ensevelissement au front, il connaît ses premiers succès sur les planches. Dans les années 1920, grâce à son ami Marcel Pagnol, il triomphe au théâtre grâce à sa voix aussi puissante que reconnaissable.
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– Incontournable vedette populaire, Raimu rencontre un autre succès devant les caméras, en interprétant les pièces de théâtre qu’il a l’habitude de jouer, notamment celles écrites par Pagnol. Citons dans sa filmographie : « La trilogie marseillaise Marius », « Fanny » et « César ») », « Tartarin de Tarascon » (R. Bernard), « Gaspard de Bresse » (A. Hugon), « Le secret de Polichinelle » (A. Berthomieu), « La chaste Suzanne » (Berthomieu), « Le fauteuil 47 » (F. Rivers), « Les nouveaux riches » (Berthomieu), « La femme du boulanger », (M. Pagnol) « Noix de coco » (J. Boyer), ou encore « La fille du puisatier » (Pagnol), tourné juste au après la défaite de 1940.

– Lors de l’Occupation, Raimu fait comme l’écrasante majorité de ces collègues poursuit son travail d’acteur. La Continental (maison de production allemande) le sollicite pour « Les inconnus dans la maison ». Réalisé par Henri Decoin, il y incarne avec brio un juge alcoolique. Néanmoins, il décline plusieurs offres de la Continental pour honorer d’autres contrats. Ainsi, il tourne « Les petits riens » (R. Leboursier), « L’Arlésienne » (M. Allégret), « Le bienfaiteur » (Decoin) et « Le Colonel Chabert » (R. Le Hénaff). Il est également reçu comme Pensionnaire de la Comédie française en 1943.

– Après la Libération, il n’est pas inquiété. Il tourne « Untel père et fils » de Duvivier, « Les gueux aux parais » (R. Le Hénaff) et « L’homme au chapeau rond » (P. Billon).
Il succombe à une crise cardiaque le 20 septembre 1946, alors qu’Orson Welles voulait lui rendre visite. Ses obsèques sont l’occasion d’un immense hommage populaire et de la part des professions du spectacle français. Son oraison funèbre est prononcée par Marcel Pagnol, son ami de toujours.