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21 février 1916 : début de la bataille de Verdun

– Le 21 février 1916, Erich von Falkenhayn (1861-1922), chef d’État-major du Front de l’Ouest, déclenche l’opération « Gericht  (« Jugement »). C’est la 5. Armee du Kronprinz Wilhelm von Hohenzollern (1882-1951), fils aîné de Guillaume II, qui doit percer les lignes françaises en lançant 10 divisions en premier échelon, après un terrible barrage d’artillerie. Von Falkenhayn a décidé de « saigner à blanc l’armée française » dans un combat d’attrition sur le cours de la Meuse. Et c’est son artillerie qui va s’en charger. Le 21 février donc, 72 batteries d’artillerie impériale – soit 1 225 pièces dont 542 obusiers lourds (Mörser) de 210, 305 et 420 mm – déversent un effroyable barrage d’artillerie sur les positions françaises pendant plusieurs heures. Près de 1 million d’obus sont tirés en une seule journée ! Les lignes françaises sont hachées et commotionnées. Les Bois de Ville, de l’Herbebois, d’Haumont et des Caures ne ressemblent plus qu’à un tas d’arbres déchiquetés.

– Un obus vient détruire le du Colonel Emile Driant, alors heureusement en inspection mais tue son secrétaire. A 16h00, 60 000 soldats allemands sortent de leur tranchées. Les 10 000 hommes de la 21. Division (deux brigades à deux régiments chacune) du XVIII. Armee-Korps (Heinrich von Schenck), s’avancent vers le Bois des Caures. Le Bois des Caures est attaqué par les Allemands vers 17h00, alors que d’autres éléments de la 21. Division infiltrent les côtés par le Bois d’Haumont. Ceux de Ville et de l’Herbebois sont aussi accrochés.

Erich Falkenhayn (1866-1922), Chef d’état-major du Front de l’Ouest

– Les poignées d’hommes de deux compagnies du 59e Batailon de Chasseurs à Pied se relèvent pour faire face aux Allemands au nord-ouest. S’engage alors un combat aussi confus qu’acharné. Les plus surpris étant sans doute les fantassins allemands qui ne s’attendaient vraisemblablement pas à surgir quelques français après le bombardement qui avait été infligé à ces derniers. Sous l’assaut ennemi, la première ligne du 59e BCP doit se replier dans le bois. Les combats ont alors lieu sur la seconde ligne de défense (S).

Colonel Emile Driant

– Les positions S7 et S’7, ainsi que les tranchées 12 et 12′ sont d’abord perdues avant d’être reprise à la fourchette (baïonnette) au début de la nuit par le Lieutenant Robin. Vers 22h30, les choses se calment. Les Chasseurs à Pied tiennent toujours solidement la ligne R.