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4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie.
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– Il entre au Conservatoire dans les années 1950 et commence à jouer au théâtre où il triomphera bien régulièrement. Il jouera Molière, Courteline, Feydeau, Montherlant, Musset, Beaumarchais, Marivaux, Romains, Pagnol et même Shakespeare.

– Au cinéma, la carrière de Michel Galabru est marquée par de nombreuses comédies populaires et familiales (de qualité inégale). Après des seconds rôles dans les années 1950, il se fait davantage connaître grâce à Jean Girault qui l’engage aux côtés de Louis de Funès dans « Le gendarme de Saint-Tropez ». Suivent ensuite « Le gorille », « Le gendarme à New York » (Girault), « Le petit baigneur » (R. Dhéry) et « Le gendarme se marie ». En 1971, Pierre Tchernia lui offre le rôle du sordide Docteur Galipeau dans la très bonne comédie « Le viager ». On le retrouve plus tard dans « Le gendarme en balade », « Le gendarme et les extra-terrestres », « Le Guignolo» (G. Lautner) « Le gendarme et les gendarmettes », « Les sous-doués » (Cl. Zidi), « La cage aux folles 2 » (Ed. Molinaro), « L’Avare » (J. Girault et L. de Funès), le très bon « Papy fait de la Résistance » (J-M. Poiré). Plus récemment, le public avait pu le voir dans « Bienvenue chez les ch’tis » et « Neuilly sa mère ! »

– Mais dans les années 1970, M. Galabru figure dans à l’affiche d’une forte proportion de nanars, de navets et de comédies jambon-beurre comme « Le Führer en folie » (Ph.Clair), « Le bahut va craquer » (M. Nerval), « Les vacanciers » (M. Gérard), « Arrête de ramer t’attaque la falaise » (M. Caputo), « Soldat Duroc ça va être ta fête ! » (M. Gérard), « Le grand fanfaron » (Clair), « Les bidasses en cavale » (Ph. Clair), ou encore « Y-a un os dans la moulinette » (R. André).

– Malgré de pardonnables et sympathiques écueils, sa carrière sera aussi marquée par de très bons, voire d’excellents films. Bertrand Tavernier le met en scène face à Philippe Noiret dans « Le juge et l’assassin » (1977), rôle pour lequel il remporte le César du meilleur acteur. Parmi ses films plus sérieux, retenons aussi « Section spéciale » (C. Costa-Gavras), « Flic ou voyou » (Lautner), « Le choix des armes » (A. Corneau), « L’été meurtrier » (J. Becker), « La Révolution française – Les années lumières » (R. Enrico), ou encore « Uranus » (Cl. Berri).

– Les dernières années de ce grand acteur populaire ont été difficiles, marquées par la disparition de l’un de ses enfants comme par de sérieux soucis financiers.

Hommage !