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5 août 1796 : Victoire de Castiglione

Avec les victoires de Montenotte et de Lodi, les Français du Général Bonaparte ont occupé Vérone et chassé les Autrichiens d’Italie, au nord du Tyrol. Seule la garnison de Mantoue commandée par le Feld-Maréchal-Lieutenant Joseph Canto d’Irles.


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Alors, le Feld-Maréchal Dagobert von Würmser décide d’envoyer 25 000 hommes par-delà les Alpes tyroliennes pour secourir les défenseurs de Mantoue. Von Würmser se déploie alors en deux colonnes qui avancent de part et d’autre du Lac de Garde en quatre colonnes (Peter Vitus von Quasdanovitch, Michael von Melas, Paul Davidovitch et Johann Mészaros von Szoboszlo).

Voyant son armée menacée d’encerclement, Bonaparte évacue toutes ses forces entre la Chiese et le Mincio, évacue Vérone et lève le blocus de Mantoue et ne laisse que 1 800 hommes sous le commandement du Général Valette à Castiglione. Le 1er  août, le Général Pierre François Sauret est secouru par Jean Joseph Guieu à Salo, pendant que Claude Dallemagne échoue à s’emparer de Lonato. Le soir du 2 août, Valette abandonne Castiglione en laissant plusieurs prisonniers aux mains des Autrichiens.
Le 3 août, Salo est récupérée par Guieu pendant que Pierre Augereau prend et reprend Castiglione, détruisant au passage presque toute une division autrichienne.
Dagobert von Würmser regroupe alors ses forces entre le Monte Medolano et Solférino.

Pour piéger les Autrichiens, Bonaparte et Augereau décident d’attaquer le centre autrichien, avant de se replier rapidement afin de faire croire à von Würmser qu’il peut couper l’armée française en deux alors qu’il doit tomber en plein sur la Division Despinoy. A ce moment, l’Armée française doit former une sorte de U, avec Masséna à droite, Augereau à gauche et la Division de Jean-Mathieu Sérurier qui doit arriver à revers.

L’assaut démarre donc le 5 août avec les Division d’Augereau (Brigades Beyrand, Robert et Gardanne) et d’André Masséna qui attaquent au centre et comme prévu, se replient très vite faisant croire à von Würmser qu’il scinder le dispositif de Bonaparte. Avançant vers Castiglione il tombe sur la Division Despinoy. Seulement, la Division Sérurier (commandée alors par le Corse Jean Pascal Fiorella, Sérurier étant malade) avec les Brigades Pelletier, Charton et Roergaz de Serviez  démarre son attaque trop rapidement, ce qui permet à von Würmser de se replier et de faire donner sa seconde ligne commandée par von Quasdanovitch d’investir le village de San Cassiano.

Bonaparte doit modifier ses plans. Il ordonne alors à Masséna et Despinoy d’attaquer l’aile droite de Würmser, pendant que le Général Auguste-Frédéric Viesse de Marmont pilonne le Monte Medolano avec son artillerie. Pour Bonaparte, la prise de cette éminence permettra de menacer l’ensemble du dispositif de von Würmser. Passé le bombardement intensif, Bonaparte expédie sa cavalerie commandée par l’Irlandais Charles Edward Jennings de Kilmaine (avec la Brigade Beaumont) sur le Monte Modelano. Kilmaine se rend maître du mont dès 9h00.

Constatant que Bonaparte a mieux manœuvré que lui, von Würmser décide de replier son aile gauche mais ouvre son centre, pour envoyer des renforts à son aile droite. Il n’en faut pas davantage pour Augereau pour déceler le point faible dans les lignes autrichiennes. Augereau lâche alors sa division et coupe en deux l’armée de von Würmser. Celui-ci n’a d’autre choix que de se retirer vers Trente via Pescheria et manque même d’être pris.

Durant la bataille de Castiglione sont tombés  1 500 Français et 3 000 Autrichiens.Cette victoire permet alors aux Français de s’emparer de Mantoue

Source :
Napoléon et guerre (site Internet)