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Jérôme

Jérôme

Rédacteur en chef, passionné par le voyages, la culture et aussi les sujets un peu moins terre à terre

Histoire & Culture

24 août 1943 : mort de Simone Weil

by Jérôme 19 mai 2011

Atteinte de tuberculose, la philosophe française Simone Weil (1909-1943) rend son dernier souffle au sanatorium d’Ashford, le 24 août 1943, à l’âge de 34 ans. Sa vie et son oeuvre manifestent la recherche intarissable de l’absolu et le souci inconditionnel d’autrui. Après divers engagement associatifs et luttes politiques elle trouvera finalement dans le christianisme la réponse à ses questions et le sens ultime de son existence.

«L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c’est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même.»

 

Principales oeuvres :

Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934)
La Condition ouvrière (1937)
La Pesanteur et la Grâce (1940-1942)
L’Enracinement (1943)

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Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

Dans « Non classé »

Gustave Thibon : un penseur de l'espérance

Gustave Thibon : un penseur de l’espérance

Lu dans Le Spéctacle du monde :  » Gustave Thibon demeure certainement le penseur français d’après la Seconde Guerre mondiale le plus clair, le plus profond et le plus édifiant. Il incarne l’homme religieux de l’ancienne France qui combat les affres du monde moderne tout en conservant un scepticisme de bon aloi. Mystique chrétien…

1 septembre 2012

Dans « Non classé »

Claude de Seyssel et la « Grande Monarchie de France »

Chers lecteurs, je vous propose un petit exposé d’histoire des idées politiques qui je l’espère vous fera la lumière sur l’un des théoriciens de la Monarchie de France passé dans l’oubli. Claude de Seyssel (1450-1520), gentilhomme et prélat de Savoie, Évêque de Marseille, Conseiller et Maître des Requêtes de Louis…

5 mars 2012

Dans « Non classé »

19 mai 2011
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Histoire & Culture

Vins d’été : Rosé d’Anjou

by Jérôme 12 mai 2011

On peut dire que ce sont des vins « jeunes » car les vignes originelles du XIXe siècle ont été détruites par l’épidémie de phylloxera qui a frappé le vignoble français au début du XXe siècle.
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Issu donc de « nouveaux » cépages (Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Pineau d’Aunis, Gamay, Côt et Grolleau), le Rosé angevin bénéficie de vertus désaltérantes, ce qui en fait un vin agréable à boire frais l’été.

Selon l’âge (on le boit toutefois jeune), il offre à l’œil une robe rose pâle ou rose intense, tandis que son nez délivre un mélange d’arômes allant des fruits mûrs (pêche, grenade et cerise) jusqu’au… bonbon (bonbon anglais ou à la fraise). En bouche, c’est un vin ample, fruité et un brin sucré.

Ceci fait qu’il est idéal à servir avec des desserts aux fruits rouges l’été (en soupe ou en tarte).

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette

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Vins et crus du Rhône : Vacqueyras

Vins et crus du Rhône : Vacqueyras

Le nom de ce vin vient du latin Vallea quadreria, la vallée des pierres. Cette appellation est la dernière créée pour les Côtes-du-Rhône (1990). Son vignoble s’étend au pied des dentelles de Montmirail, entre Vacqueyras et Sarrians et est enrichi par l’apport des cailloux roulés déposés par l’Ouvèze. – Les…

12 avril 2013

Dans « Non classé »

5 août 1796 : Victoire de Castiglione

5 août 1796 : Victoire de Castiglione

Avec les victoires de Montenotte et de Lodi, les Français du Général Bonaparte ont occupé Vérone et chassé les Autrichiens d’Italie, au nord du Tyrol. Seule la garnison de Mantoue commandée par le Feld-Maréchal-Lieutenant Joseph Canto d’Irles. Alors, le Feld-Maréchal Dagobert von Würmser décide d’envoyer 25 000 hommes par-delà les Alpes tyroliennes pour secourir les défenseurs…

5 août 2016

Dans « 1715-1804 »

Campagne de 1814 - 29 janvier : Victoire de Brienne

Campagne de 1814 – 29 janvier : Victoire de Brienne

Après la grave défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon a dû replier sa Grande Armée sur l’Elbe, puis sur le Rhin qui est franchi le 7 novembre. Une plus grande catastrophe a pu être évitée grâce aux talents manœuvriers du Prince Eugène de Beauharnais qui a réussi à stabiliser…

29 janvier 2016

Dans « Grande Armée »

12 mai 2011
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Histoire & Culture

20 avril 1769 : Mort du chef Pontiac

by Jérôme 7 mai 2011

– Oublié de la grande histoire, de son vrai nom Obwandiyag, Pontiac (né vers 1714), était le chef de la tribu des Outawouais, Indiens du Canada. Allié des Français contre les Britanniques pendant la Guerre de Sept Ans, il forma une coalition de tribus Algonquines de la région des Grands Lacs pour lutter contre la colonisation anglaise. Alliance, qui réunissait entre autres, Outawouais (tribu au donné son nom à la capitale du Canada), Chippewas, Wyandots, Shawnees et Winnebagoes.

– Pontiac et ses guerriers vont mener une implacable guérilla contre les Tuniques Rouges du Roi George jusqu’en 1763. Pour y mettre fin,
les forces britanniques allèrent même jusqu’à répandre la petite vérole au sein des peuples coalisés.
La révolte s’éteignit après la signature du Traité de Paris mais George III dut garantir à Pontiac l’inviolabilité de tout un territoire entre les rives des grands lacs et les Appalaches.

– Le vaillant chef Outaouais fut assassiné par un indien venu de l’Illinois, un certain Pihi ou Chien Noir. Il sera inhumé sur les rives du Mississippi avec les honneurs militaires français par la Garnison du Fort de Vincennes et de Chartres que commandait le Capitaine Louis Saint-Ange de Bellerive.

– Il a donné son nom à la ville de Pontiac dans l’Etat américain du Michigan ainsi qu’à la célèbre voiture des usines Ford.

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Les Cavaleries de 1914 - Les Britanniques et le Commonwealth (2)

Les Cavaleries de 1914 – Les Britanniques et le Commonwealth (2)

Elle aussi héritière d’une longue histoire et forgées par des traditions pratiquement immuables au sein de certains régiments, la Cavalerie britannique est l’une des plus belles d’Europe mais souffre de plusieurs défauts semblables à son alliée française comme par exemple, l’utilisation idéalisée de la charge en force contre les lignes ennemies.…

25 juin 2014

Dans « Non classé »

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

Né en 1906 dans le Caucase du Nord, issu de l’ancienne famille géorgienne des Sadguinidzé – celle-ci portant le titre d’Amilakvari, équivalent d’écuyer -, Dimitri Amilakvari arrive en France en 1922 après que ses parents eurent fuit la Russie des Soviets. Sorti de Saint-Cyr en 1926 au sein de la Promotion…

24 octobre 2013

Dans « Non classé »

Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

7 mai 2011
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Histoire & Culture

14 juin 1636 : Mort du Maréchal Jean de Toiras

by Jérôme 4 mai 2011

Jean de Saint-Bonnet de Toiras (ou Thoiras) est né le 1er mars 1585 à Saint-Jean-de-Gardonnenque (Gard). Gentilhomme calviniste, il commence sa carrière des armes sous Henri IV avant de servir Louis XIII.

Pendant le siège de La Rochelle, Toiras défend l’ïle de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham arrivé avec une flotte pour secourir les assiégés. Isolé un temps, Toiras débute des négociations avec Buckingham mais l’arrivée du ravitaillement qui lui faisait défaut lui permet de reprendre le combat.

Lors de la Guerre de Mantoue, Toiras se distingue lors du siège de Suse. Avec Servien, il négocie le Traité de Chérasco (1631) et est signataire du Pacte de Turin (1632). Il est fait Maréchal de France en 1629 par Louis XIII.

En 1636, alors que la France est lancée dans la Guerre de Trente Ans, Toiras est tué d’une balle d’arquebuse.

Il est dit que lors de sa mort : « après qu’il fut expiré, les soldats trempaient leurs mouchoirs dans le sang de la plaie, disant que tant qu’ils le porteraient sur eux, ils vaincront leurs ennemis à la guerre. Le même coup qui a blessé à mort, blessa de regret tous les Italiens et tous les honnêtes gens de l’Europe car étant aimé de tous, il fut pleuré de tous, mourant à la guerre comme il l’avait désiré et dans les intérêts de sa patrie. Son corps fut porté à Turin ou Madame sœur du Roy, duchesse de Savoie lui fit faire des pompes funèbres digne de la valeur d’un grand homme et de la générosité d’une grande princesse. Toute la cour y alla verser ses larmes et témoigner ses regrets. Le sénat y fut en corps, son tombeau est aux capucins de Turin ou les restes peuvent être appelés les reliques triomphales : il est élevé sur un mont qui peut maintenant être dit le mont des triomphes. »

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28 octobre 1628 : Fin du siège de La Rochelle

28 octobre 1628 : Fin du siège de La Rochelle

Véritable réussite militaire pour Louis XIII et le Cardinal de Richelieu, le siège de la Cité Rebelle Huguenotte fut terrible pour ses habitants. Du point de vue politique, sa fin concrétise la victoire de la couronne sur les Places de Sûreté du Parti Protestant. D’autre part, le siège nourrira a…

28 octobre 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

Henri de Schomberg, Comte de Nanteuil et Maréchal de France

Henri de Schomberg, Comte de Nanteuil et Maréchal de France

Fidèle Maréchal de Louis XIII, Henri de Schomberg Comte de Nanteuil-le-Haudouin et de Durtal, Duc d’Alluyn et Marquis d’Epinay voit le jour à Paris en 1575. Issu de la branche d’une vieille famille de noblesse saxonne – les von Schömberg –  passée au service de la France, il est le…

17 avril 2014

Dans « Non classé »

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Fils de Charles de La Porte Premier du Nom, avocat au Parlement et de Claude de Champais, Charles de La Porte futur Marquis de La Meilleraye et Duc de Rethel voit le jour à Paris en 1602. Sa famille est originaire de la Gâtine (le pays de Parthenay, aujourd’hui dans…

8 février 2016

Dans « Grand Siècle »

4 mai 2011
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Histoire & Culture

Pierre de Rohan-Gié Maréchal de France

by Jérôme 3 mai 2011

Fils de Louis Ier de Rohan Seigneur de Guéméné et de Marie de Montauban, Pierre de Rohan naît en 1450 au château de Mortiercrolles à Saint-Quentin-des-Anges dans le Maine (aujourd’hui la Mayenne). Par son père il a pour aïeul Bertrand du Guesclin et par sa mère, Pierre de Montauban Amiral de France et ami de Louis XI.
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Mais Louis Ier de Rohan et son épouse finissent par se détester et Marie de Montauban empoisonne son mari en 1457. Seulement, dans son testament, Louis Ier deRohan place son
fils Pierre sous la tutelle de Tanneguy IV du Chastel,  homme d’armes de Charles VII qui deviendra l’un des principaux Capitaines de Louis XI. Du Chastel enseigne alors l’art des armes à son jeune protégé.

– En 1470, Tanneguy IV quitte le Maine et vient s’installer à la Cour de France accompagné de Pierre de Rohan. Les deux hommes rencontrent alors le Roi Louis XI à Thouars, ce dernier leur faisant bon accueil. Pierre de Rohan s’attire alors la sympathie du Souverain et se voit octroyé en 1472 la Seigneurie de Gié (ou Gyé) en Champagne. Pierre de Rohan ajoute alors le nom de son nouveau domaine à son patronyme.

– En 1472, après avoir accompli un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, Pierre de Rohan-Gié est nommé Capitaine de Blois, Chambellan et Conseiller du Roi Louis XI, ce qui est pour lui une incontestable marque de confiance et un grand honneur au vu de son jeune âge. Et de surcroît, venant d’un souverain particulièrement méfiant.
Bientôt, Louis XI doit entrer en guerre contre Jehan V d’Armagnac qui mène une révolte de barons dans le Languedoc et en Gascogne. A la tête d’une troupe, Pierre de Rohan-Gié participe au siège victorieux de Lectoure en 1473 qui force Jean V d’Armagnac à se rendre. En 1474, il ratifie au nom du Roi le traité de Paix avec François II de Bretagne né d’une habile manœuvre de Louis XI pour séparer le Duché de Bretagne des menées de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne.
En 1475, le jeune Capitaine s’illustre une fois de plus lors du siège de la Cité de Perpignan alors possession du Royaume d’Aragon. En 1476, il apprend (peut-être sans trop de regrets) la mort de sa mère en prison et épouse François de Penhoët qui lui donnera trois enfants (Charles, François et Pierre II).

– En 1483, Louis XI meurt au Plessis-lez-Tours mais les Autrichiens menés par Maximilien de Habsbourg comptent s’emparer de la Picardie. Entretemps nommé Maréchal, Pierre de Rohan-Gié défend efficacement la Picardie contre les tentatives d’incursions ennemie. Après l’avènement du jeune Roi Charles VIII en 1484, le Maréchal de Gié se retrouve encore à combattre sur les frontières de Picardie contre Maximilien Ier de Habsbourg et Adolphe de Nassau. Il combat si efficacement que les Autrichiens sont forcés de se replier dans les Flandres.
Nommé ensuite Lieutenant-Général de Bretagne en 1491, il se consacre à l’entretien du château de La Motte-Glain, à la frontière du Duché de Bretagne.

– En 1494, il accompagne Charles VIII lors de la Première Guerre d’Italie et participe à toute la campagne. A Fornoue (juillet 1495), il commande l’avant-garde française avec l’Italien Jacques de Trivulce puis négocie une trêve avec les Vénétiens, ce qui permet à l’Armée Royale de rentrer en France. En 1497, il perd son épouse Françoise de Penhoët. Il se remariee avec
Après la mort de Charles VIII et l’avènement de Louis XII, le Maréchal de Rohan-Gié devient Lieutenant-Général de Bretagne et Chef du Conseil Royal sur demande de Louis XII qui peut compter sur son entière loyauté.

– Il accompagne le nouveau Roi lors de la Seconde Campagne d’Italie et participe à l’entrée solennelle dans Gênes en 1503. Peu après, il se remarie avec Marguerite d’Armagnac et marie son fils Charles avec Charlotte d’Armagnac en 1504.
Malheureusement, Pierre de Rohan-Gié ne s’entend guère avec l’autre homme fort du Conseil, le très puissant Cardinal Georges d’Amboise, ni même avec la Reine Anne de Bretagne. Pour le faire tomber, d’Amboise profite des accusations proférées par Pierre de Pontbriand pour faire juger Rohan-Gié pour (faux) crime de lèse-majesté devant le Parlement de Toulouse, réputé pour sa dureté dans de telles affaires. Jeté en prison, il est condamné à rester enfermer pendant cinq ans.

– Libéré en 1509, il se retire sur ses terres du Maine et de l’Anjou, refusant d’apparaître à la Cour de France et préférant se consacrer à l’entretien de ses demeures.
Il s’éteint le 22 avril 1513 à Paris et sera inhumé en l’église de Sainte-Croix-du-Verger à Seiches-sur-Loire en Anjou.

Source :
– http://www.historieeurope.fr

 

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la « Ligue du Bien Public » entre le Roi de France Louis XI et les « deux cornes » menaçant sa Couronne, à savoir le Duc de Bourgogne Charles Comte de Charolais dit « Le Téméraire » et François II de Bretagne. Ceux-ci ce sont d’ailleurs…

16 juillet 2015

Dans « Non classé »

25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise

25 mai 1510 : mort du Cardinal d’Amboise

Né en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire au sein d’une vieille famille de la noblesse tourangelle, fils de Pierre d’Amboise et d’Anne de Bueil, le brillant Cardinal Georges d’Amboise a été considéré comme un véritable premier ministre durant le règne de Louis XII tel Richelieu (Lucien Bély). Ses frères feront…

25 mai 2013

Dans « Non classé »

3 mai 2011
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Histoire & Culture

La Bataille des Vosges (1944) – Troisième partie

by Jérôme 24 avril 2011

3 – L’ATTAQUE DE LA Ire ARMÉE FRANÇAISE AU SUD DES VOSGES

1 – Situation des Français à la veille de l’offensive

– La campagne des Vosges de la Ire Armée Française commence dès la fin du mois de septembre. De Lattre essaie de s’emparer des Vosges Saônoises afin de déborder Belfort. Les trois Combat Commands de la 1re DB épaulés par le FFI engagés s’emparent de plusieurs hameaux fortifiées au prix de durs combats ; Lyoffans, Magny, Anigon, Palante, Andornay et Lamontot tombent, ouvrant la route de cols vosgiens. Malheureusement, les Tirailleurs Sénégalais de la 9e DIC de Magnan et les Tunisiens du 4e RTT tentent de progresser vers Belfort mais cette action s’avère être un échec.
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– En outre, le ravitaillement fait défaut pour toute la Ire Armée. Rien que les 28 et 29 septembre, les troupes du Général de Lattre ont consommé 650 tonnes de munitions mais seulement 500 tonnes sont arrivées depuis les dépôts de Marseille. Au mieux, les deux corps de la Ire Armée recevront 1 000 tonnes alors que de Lattre en réclamera 15 000 pour lancer son offensive au sud-est des Vosges. Mais les demandes du chef français s’avèrent impossibles à satisfaire malgré la remise en état des lignes de chemins de fer entre les lignes de sa Ire Armée et Marseille. De Lattre sait en revanche qu’il doit percer car les Américains de la VIIth Army de Patch se déportent vers le nord. En outre, le VIth Corps de Brooks n’a toujours pas atteint Gérardmer. Par ricochet, l’aile gauche française – soit le IInd Corps d’Armée de Montsabert – se déporte vers le nord entre la Gérardmer et la Vallée de la Thur.

2 – Les combats du Thillot et du Ménil

– Pour percer le sud des Vosges vers Gérardmer, de Lattre et Montsabert chargent le Groupement Guillaume (3e DIA, GTM et 1er RCP) de forcer le passage sur la route des Crêtes, sur le Hohneck et le Schweisselwassen, comme dans les secteurs du Thillot, des Cols de Bussang et d’Oderen.

– Le 3 octobre, l’aile droite du VIth US Corps décroche de Ferdrupt, ce qui oblige Guillaume à lancer le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Colonel Jacques Faure sur le Thillot. Formé en 1943 sur le modèle des Parachute Infantry Regiments américains (à la différence des 3e et 4e RCP issus des formations françaises de SAS). Son commandant, Jacques Faure est un skieur accompli, médaillé avant-guerre, qui a servi au sein des unités de montagne durant la Bataille de Narvik. De 1941 à fin 1942, il dirige le groupe « Jeunesse et Montagne » en France, avant de se retrouver en Afrique du Nord. L’attaque de Faure démarre à 06h30 avec l’envoi de la section de Pathfinders (reconnaissance) qui tombe sur des Waffen-SS (« russes blancs ») de la 30. Waffen-Grenadier-Division (russich. Nr. 2) de Hans Siegling. Cependant, le 2nd Bataillon du Commandant Fleury s’empare de Ferdrupt sur le coup de 12h00 pour atteindre la Forêt du Géhant avant de se diriger vers la Forêt de Longegoutte où les Paras se heurtent à une violente résistance. Le 4 octobre, la 4e Compagnie essaie d’atteindre Le Thillot mais elle se fait débusquer par les « Vlassov » et doit mener un féroce combat durant quatre heures. Heureusement, l’intervention des mitrailleuses Browning Cal. 30 (7,62 mm) de la 3e Compagnie contraint l’ennemi à se replier.

– Le 5 octobre, le Colonel Faure lance son régiment vers Le Thillot de nuit en une seule colonne avec silence radio. Les Paras réussissent à atteindre discrètement le col de Morbieu après la levée du jour. Les Français s’emparent d’une batterie de canons de 150 mm et de nombreux prisonniers. Faure ordonne alors au 1er Bataillon de sécuriser les abords du Col, pendant que le 2nd Bataillon s’accroche sur la Tête du Midi.

Colonel Jacques Faure

Colonel Jacques Faure

– En même temps, Guillaume lâche le 3e Régiment de Tirailleurs Algériens (RTA) du Colonel Pierre Agostini et le 7e RTA du Colonel Chappuis contre le cours de la Masselotte. Mais ils sont bloqués devant la Crête de Longegoutte par les tirs violents de la 338. Infanterie-Division du Generalmajor René L’Homme de Courbières échappée de Provence. Les Allemands contre-attaquent même les Tirailleurs. Heureusement, les éléments de la 338. ID buttent contre le 1er Bataillon du 1er RCP sur le Col de Morbieu.
Le 6 octobre, Waffen-SS et 338. ID lancent une violente contre-attaque sur le Col du Morbieu. Les Parachustistes tiennent avec acharnement mais les Allemands parviennent à s’établir dans un coin entre le Col, isolant ainsi le 1/1er RCP et le 2/3e RTA. Mais le même jour, une patrouille du 1er RCP atteint Le Ménil. Partie pour relever les positions de batteries allemandes, elle est forcée de se retrancher dans la petite ville après avoir été accrochée par une patrouille. La population est terrée dans les caves et les abris et les Paras du Capitaine du Bouchet sont très vite harcelés par l’ennemi. Grâce à des éclaireurs, les 1re et 10e Compagnies du Régiment interviennent au Ménil et permettent d’en chasser les Allemands, pendant que la 4e tend une embuscade à ceux qui se replient. Sauf qu’une contre-attaque permet aux éléments de la 338. ID de reprendre la localité, avec l’appui de 2 chars Panther et de 2 canons d’assaut (Sturmgeschützte). Le combat fait rage. Si les parachutistes détruisent les deux chars, ils sont cependant forcés de se replier dans les Bois. Les trois compagnies vont tenir ainsi durant trois jours, sans aucun ravitaillement.

Insigne du 1er RCP

Insigne du 1er RCP

Insigne de la 30. Waffen-Grenadier-Division der SS (russisch Nr. 2)

Insigne de la 30. Waffen-Grenadier-Division der SS (russisch Nr. 2)

– Le 8 octobre, alors que le temps devient épouvantable, la pluie transformant les sentiers en bourbiers, la 8e compagnie du 1er RCP (Capitaine Chevalier) appuie les Tunisiens du 4e RTT du Colonel Guillebaud (celui qui a pris le Monte Belvedere dans un assaut sanglant en janvier 1944) dans l’attaque du Thillot. Le combat est encore violent. Chevalier et son adjoint, le Lieutenant Veras sont tués près de Ramonchamp. Mais le régiment reçoit bientôt l’aide d’ambulancière et de colonnes de ravitaillement grâce à l’action du 3e Tirailleurs Algériens.

– Remis d’attaque, le 1er RCP reprend le combat. Il s’empare de Ronchamp le 12 octobre avant de nettoyer définitivement la forêt de Longegoutte jusqu’au 15. Guillaume confie alors à Faure la mission de s’emparer du Col du Ménil, de la Cote 1008 en aval du Col du Bonhomme et de la Cote 1111.
L’assaut reprend donc le 16 octobre sous un déluge automnal et après un impressionnant tir de barrage français. Les 1er et 2nd Bataillons du 1er RCP progressent vers Le Ménil et la Cote 1008 mais subissent de lourdes pertes. Au soir néanmoins, le 1/1er RCP s’établir sur le Col pendant que le 2/1er RCP prend la Cote 1008. Mais sur le coup de 17h00, les Waffen-SS contre-attaquent au sud-est de la Cote 1008. Si les avant-postes sont enlevés, les deux compagnies qui tiennent le secteur résistent avec acharnement. Des accrochages se déroulent pendant toute la nuit, avant que le Colonel Faure ne décide de lancer une attaque plus vaste. Elle a donc lieu le lendemain avec un groupement mené par le Colonel Geille qui tourne les positions allemandes, causant de nombreuses pertes dans les rangs ennemis. Le 2/1er RCP s’infiltre ensuite dans les bois et atteint la Cote 1111. Cependant, Guillaume ordonne à Faure de replier son unité encore isolée sur le village de Travexin. Il sera envoyé ensuite en repos à Lons-le-Saunier dans le Jura et recevra une citation à l’ordre de l’Armée. Il a perdu 747 hommes, dont 128 tués.

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2 – L’attaque de Guillaume sur la Moselotte

– Le 9 octobre, Guillaume relance son attaque  qui se solde par la prise des hauteurs de Longegoutte, permettant au Combat Commant N°4  de la 5e DB du Colonel Bonjour (1er Régiment de Cuirassiers, 3e Escadron du 1er Régiment Etranger de Cavalerie, 2e Bataillon de Marche de la Légion Etrangère et 2nd Groupe du 62e Régiment d’Artillerie d’Afrique) de franchir la Moselotte et de foncer vers La Bresse.
– De con côté, Augustin Guillaume essaie d’étendre ses lignes entre la Moselotte et le dispositif américains. Ce sont les Tirailleurs Algériens et Tunisiens et les bataillons de FFI appuyés par le 2nd Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance (RSAR) du Colonel Lecoq qui sont chargés de cette mission. Les combats menés du 11 au 14 octobre sont particulièrement rudes pour conquérir les hauteurs dominant la Moselotte, la Forêt de Géhant et le village de Cornimont. Devant l’état d’épuisement de ses forces, Guillaume ne peut faire que stabiliser ses lignes. Mais Montsabert ordonne à la 3e DIA renforcée du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains du Colonel Raymond Bailiff d’attaquer sur l’axe Cerfs – Haut-du-Faing – Le Rainkopf. La 1re DB de Touzet du Vigier doit conquérir l’axe Travexin – Ventron – Col d’Oderen, avec l’appui du 1er RCP et des Commandos d’Afrique du Colonel Bouvet. L’assaut démarre dans un temps particulièrement épouvantable. Les soldats français et coloniaux d’Afrique du Nord souffrent. Les Tirailleurs de Guillaume parviennent à s’emparer du Haut-du-Faing mais perdent 700 hommes dans l’affaire. Les Allemands tiennent solidement les cols et pilonnent les régiments français avec toute l’artillerie dont ils disposent. Monsabert doit arrêter les frais pour le moment. Les Commandos et le 6e RTM sont retirés du front du IInd Corps.

Général Augustin Guillaume, commandant de la 3e DIA

Général Augustin Guillaume, commandant de la 3e DIA

– Jean de Lattre de Tassigny décide alors de modifier son plan en faisant glisser son axe de percée à l’est. Tandis que le IInd Corps de Montsabert à maintenir une pression contre la XIX. Armee de Wiese, tandis qu’il renforce son aile droite avec le Ier Corps d’Antoine Béthouart qui sera chargé de forcer le secteur de Belfort avec la 1re DB « Saint Louis », la 2e Division Marocaine d’Infanterie et la 4e Division Marocaine de Montagne.

– Le 3 novembre, Monsabert relance son assaut dans les Vosges avec le 4e RTT, le 2nd Groupement de Tabors Marocains (Colonel Pierre Boyer de Latour), les 2nd et 3e Spahis Algériens de Reconnaissance, le 1er Bataillon de Marche de la Légion (Commandant Daigny), le Bataillon de Choc (Colonel Fernand Gambiez), 1 Bataillon du 6e RTM, le Combat Command N°6 de la 5e DB (Colonel Tritschler), ainsi que l’artillerie des 2 Divisions Blindées (62e et 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique).
L’attaque principale se situe dans le secteur de Rochesson et Menaurupt contre les positions des a 198. Infanterie-Division (Otto Schiel) et 269. Infanterie-Division (Hans Wagner) rameutée d’urgence de Norvège, complétée par 7 Bataillons de réserve arrivées d’Allemagne. Les combats durent pendant trois jours par un temps particulièrement exécrable et sous un feu d’enfer de l’artillerie allemande. Rochesson et Menaurupt sont pris mais les Légionnaires, Tabors, et Tirailleurs doivent repousser plusieurs contre-attaques allemandes aux prix de lourdes pertes.

Insigne du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens

Insigne du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens

Insigne du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains

Insigne du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains

[Suite]

 

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Campagne d’Alsace 1944-1945 (Troisième partie)

Campagne d’Alsace 1944-1945 (Troisième partie)

4 – STABILISATION DU FRONT AUTOUR DE COLMAR 1 – Défense allemande et désaccords français – A la fin du mois de novembre, alors que Jacob L. Devers confie la priorité des opérations à Patch, pensant que les Français du Général de Lattre viendront facilement à bout des forces allemandes…

27 décembre 2014

Dans « Non classé »

11 janvier 1952 : Mort du Maréchal Jean de Lattre de Tassigny

11 janvier 1952 : Mort du Maréchal Jean de Lattre de Tassigny

Né en 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), d’une famille aux racines allant du Bas-Poitou à la Wallonie, Jean Marie Gabriel de Lattre de Tassigny sort de Saint-Cyr en 1909 dans la Promotion Mauritanie. – Pendant la Grande Guerre, il combat comme Lieutenant dans le 12e Régiment de Dragons puis dans  le…

11 janvier 2017

Dans « Histoire militaire française »

17 octobre 1982 : Mort du Général Antoine Béthouart

17 octobre 1982 : Mort du Général Antoine Béthouart

Né en 1889 à Dole dans le Jura, fils d’un commissaire aux hypothèques, Antoine Béthouart entre à l’Ecole de Saint-Cyr en 1909. Il a notamment comme camarades de promotion un certain Charles de Gaulle et Alphonse Juin. – Sorti de Saint-Cyr en 1912 au sein de la Promotion « du Fez », il…

17 octobre 2016

Dans « Histoire militaire française »

24 avril 2011
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Histoire & Culture

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

by Jérôme 23 avril 2011

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie.
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– Il entre au Conservatoire dans les années 1950 et commence à jouer au théâtre où il triomphera bien régulièrement. Il jouera Molière, Courteline, Feydeau, Montherlant, Musset, Beaumarchais, Marivaux, Romains, Pagnol et même Shakespeare.

– Au cinéma, la carrière de Michel Galabru est marquée par de nombreuses comédies populaires et familiales (de qualité inégale). Après des seconds rôles dans les années 1950, il se fait davantage connaître grâce à Jean Girault qui l’engage aux côtés de Louis de Funès dans « Le gendarme de Saint-Tropez ». Suivent ensuite « Le gorille », « Le gendarme à New York » (Girault), « Le petit baigneur » (R. Dhéry) et « Le gendarme se marie ». En 1971, Pierre Tchernia lui offre le rôle du sordide Docteur Galipeau dans la très bonne comédie « Le viager ». On le retrouve plus tard dans « Le gendarme en balade », « Le gendarme et les extra-terrestres », « Le Guignolo» (G. Lautner) « Le gendarme et les gendarmettes », « Les sous-doués » (Cl. Zidi), « La cage aux folles 2 » (Ed. Molinaro), « L’Avare » (J. Girault et L. de Funès), le très bon « Papy fait de la Résistance » (J-M. Poiré). Plus récemment, le public avait pu le voir dans « Bienvenue chez les ch’tis » et « Neuilly sa mère ! »

– Mais dans les années 1970, M. Galabru figure dans à l’affiche d’une forte proportion de nanars, de navets et de comédies jambon-beurre comme « Le Führer en folie » (Ph.Clair), « Le bahut va craquer » (M. Nerval), « Les vacanciers » (M. Gérard), « Arrête de ramer t’attaque la falaise » (M. Caputo), « Soldat Duroc ça va être ta fête ! » (M. Gérard), « Le grand fanfaron » (Clair), « Les bidasses en cavale » (Ph. Clair), ou encore « Y-a un os dans la moulinette » (R. André).

– Malgré de pardonnables et sympathiques écueils, sa carrière sera aussi marquée par de très bons, voire d’excellents films. Bertrand Tavernier le met en scène face à Philippe Noiret dans « Le juge et l’assassin » (1977), rôle pour lequel il remporte le César du meilleur acteur. Parmi ses films plus sérieux, retenons aussi « Section spéciale » (C. Costa-Gavras), « Flic ou voyou » (Lautner), « Le choix des armes » (A. Corneau), « L’été meurtrier » (J. Becker), « La Révolution française – Les années lumières » (R. Enrico), ou encore « Uranus » (Cl. Berri).

– Les dernières années de ce grand acteur populaire ont été difficiles, marquées par la disparition de l’un de ses enfants comme par de sérieux soucis financiers.

Hommage !

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9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

Né le 3 octobre 1922 à Barlin tout près de Valenciennes, fils d’un maréchal-ferrant, Jean Lefebvre veut se lancer dans le spectacle dans les années 1930 et débute des études au Conservatoire. Engagé dans les Spahis en 1940, il est fait prisonnier mais s’évade du camp avec une quarantaine d’autres…

9 juillet 2014

Dans « Non classé »

27 janvier 1983 : Disparition de Louis de Funès

27 janvier 1983 : Disparition de Louis de Funès

– Né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, fils de Leonor Soto y Réguéra et de Carlos de Galarza de Funès, tous deux représentant de la vieille aristocratie andalouse désargentée, Louis de Galarza de Funès, fait tout de même des études au Lycée Condorcet… duquel il se fait renvoyer pour…

27 janvier 2016

Dans « Arts et lettres »

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

« Mais moi les dingues, j’les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’ Paris qu’on va l’retrouver éparpillé façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus… j’dynamite, j’ventile. » « Alors ? Y dort l’ gros con ? Bah ! Y dormira…

29 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

23 avril 2011
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Histoire & Culture

Maréchal Michel Maunoury

by Jérôme 19 avril 2011

– Fils d’un médecin, Michel Joseph Maunoury voit le jour le 17 décembre 1847 à Maintenon. La situation familiale lui permet de passer le Baccalauréat. Reçu au concours de l’Ecole Impériale Polytechnique en 1867, il en sort quatre-vingt-dix-neuvième sur cent-vingt-quatre deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant.

– Choississant l’Artillerie, il intègre l’Ecole d’application de Metz avant d’être versé au 2e Régiment avec le grade de Lieutenant. Combattant contre les Prussiens durant la Guerre de 1870, Michel Maunoury se distingue au feu lors du siège de Paris, reçoit une blessure à Champigny, puis la Légion d’Honneur.
Après la défaite, le lieutenant Maunoury intègre le 20e RA de Rennes (1871), avant de suivre les cours d’Artillerie et du Génie jusqu’en 1872. Comme beaucoup de ses collègues, sa carrière se mue en une série d’affectations successives et en manœuvres. Promu Capitaine en 1874, il suit un stage à l’Ecole de Cavalerie de Saumur, avant de commander une batterie du 32e RA de Versailles (1875-1881). De 1881 à 1883, il est élève à l’Ecole de Guerre et en sort diplômé. Promu Chef d’Escadron,  il dirige le cours d’Artilelrie de l’Ecole Spéciale Militaire avant de retrouver le 32e RA, y restant de 1888 à 1891. Il sert ensuite à l’Etat-major du XIe Corps d’Armée basé à Nantes (1891-1893), avant d’obtenir le grade de Lieutenant-Colonel et de devenir Directeur de l’Instruction et Commandant en second de l’Ecole d’application de l’artillerie (1893-1897), il est ensuite nommé Commandant militaire du Palais Bourbon. Ensuite, promu Colonel, il commande le 11e RA de Versailles jusqu’en 1901. Cette même année, il est promu Général de Brigade et prend la tête de la 84e Brigade de Verdun, avant de devenir membre du Comité Technique d’Etat Major et membre du Comité Consultatif des Colonies en 1903.

– Promu Général de Division en 1906, il devient ensuite sous-chef d’Etat-major général de l’Armée et commandant de l’Artillerie de la Place et des Forts de Paris. Il est aussi membre du Comité Technique de l’Artillerie, du Comité consultatif des poudres et salpêtres et préside aussi la Commission des écoles militaires. Général de Corps d’Armée en 1907, il dirige l’Ecole Supérieure de Guerre, avant de commander successivement le XVe Corps à Marseille, puis le XXe Corps à Nancy.

– Membre du Conseil Supérieur de Guerre en 1910, Maunoury est nommé en 1912, Gouverneur Militaire de Paris. Mais atteint par la limite d’âge la même année, il passe à la réserve et n’exerce aucun commandement durant plus d’un an.
Mais le 12 août 1914, après la déclaration de guerre à l’Allemagne, Joffre rappelle Michel Maunoury dans l’active. Il est alors l’un des Généraux français les plus âgés – soixante-six ans – à retrouver un commandement et l’un de ceux qui a connu le feu en 1870 (avec Foch et Castelnau).
Placé à la tête de l’Armée de Manœuvre, appelée ensuite Armée de Lorraine au début de la Guerre, il se retrouve à commander des Divisions de réserve qui passent à l’attaque contre la V. Armee du Kronprinz Frédéric-Guillaume. Maunoury y remporte un succès tactique mais l’échec général de Joffre à Charleroi l’oblige à ne pas poursuivre les Allemands.

– Mais devant la pression allemande dans le nord de la France, Joffre fait transporter par rail les 80 000 réservistes de l’Armée de Lorraine qui arrivent en Picardie pour formée « l’Armée de la Somme », appelée ensuite VIe Armée, qui regroupe le IVe Corps (Victor Boëlle), le VIIe Corps (Frédéric Vautier), ainsi que les 5e et 6e Groupements de Divisions de Réserve. Positionnée sur l’Artois et à l’est d’Amiens en Picardie, la VIe Armée reçoit l’ordre de contre-attaquer contre la I. Armee d’Alexander von Kluck qui forme l’aile droite des armées allemandes qui avancent en France. Mais les attaques des Français échousent sur le mur de feu des Allemands. Bapaume et Péronne tombent aux mains du II. Armee-Korps d’Alexander von Linsingen (29 août). Cependant, Maunoury ordonne à la 14e Division d’Etienne de Villaret de retarder les collones du II. Korps. Cette mission est accomplie avec des pertes mais permet à Maunoury de retirer ses forces en bon ordre sur l’Ourcq.

– Au début du mois de septembre 1914, les troupes de Maunoury couvrent le nord de Paris en tenant la ligne Le Mesnil-Aubry – Dammartin-en-Goëlle. Mais grâce à l’énergie déployée par Joseph Galliéni alors Gouverneur Militaire du camp retranché de Paris, Maunoury peut disposer d’unités de réserves et de renforts en bon nombre. A ce moment précis, la VIe Armée fait la jointure avec les Britanniques de French au niveau de la Marne. Le Général Maunoury installe son PC dans la ville du Raincy (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis).
Le 6 septembre, voyant que von Kluck infléchit sa progression, laissant son aile droite (IV. Reserve-Korps) insuffisamment protégée, Joffre ordonne à Maunoury de lancer sa VIe Armée sur l’Ourcq. Le même jour, Maunoury envoie ses deux corps à l’assaut contre le IV. Reserve-Korps de von Gronau. Les combats sont particulièrement violents car von Gronau s’attend en effet à une attaque française et a fait disposer ses troupes face à Maunoury avec armes lourdes et mitrailleuses. Penchard, Monthyon, Bouillancy, Chambry, Marcilly, Lamaze et Etrapilly sont âprement disputés mais au final, les troupes de Maunoury prennent le dessus le 8 septembre. Mais ses troupes sont épuisées et ne peuvent rejeter le IV. Korps de la ligne Plessis – Belleville – Monthyon – Saint-Souplets.
Néanmoins, le 9 septembre, par l’Instruction particulière N° 20, Joffre ordonne à Maunoury de tenir l’Ourcq pour appuyer l’attaque conjointe des Britanniques de la Ve Armée de Franchet d’Espérey sur la Marne. Le 13 septembre, Joffre ordonne à Maunoury d’avancer vers le nord-est. Mais Maunoury informe le Généralissime que ses troupes « n’ont eu aucun jour de repos après quinze jours de combats et ont besoin de vingt-quatre heures de pause ». Propos appuyé par les constats de Foch et de Franchet d’Espérey qui font remarquer à Joffre que von Kluck et von Bülow consolident leurs positions sur l’Aisne.

– Jusqu’à fin septembre, au cours de combats tout aussi furieux, les forces de la VIe Armée réussissent à reprendre Soissons et Château-Thierry et avancer vers l’Aisne mais ne peuvent déboucher en raison de leur état d’épuisement et du manque de réserve. La guerre va alors se figer dans les tranchées. Toutefois, pour son commandement, Michel Maunoury se voit octroyer la Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

– Pendant cinq mois, Maunoury fait enterrer ses hommes sans lancer d’offensive. Mais le 11 mars 1915, alors qu’il rend visite aux soldats et inspecte les positions avancées du VIIIe Corps d’Armée à l’ouest de Soissons, Michel Maunoury est pris pour cible par un tireur allemand. Atteint d’une balle à la tête, il perd un œil alors que le second est gravement endommagé. Evacué et hospitalisé, il est rendu inapte au commandement en raison d’une cécité totale. Cependant, on lui octroie la Médaille Militaire.

– Fin 1915, Maunoury est nommé Gouverneur Militaire de Paris mais laisse ce commandement le 6 avril pour être versé en deuxième section des officiers généraux. Ne prenant plus aucun commandement, il se retire à Herbilly dans le Loir-et-Cher, tout en devant président de l’Union des aveugles de guerre.
Affaibli par sa blessure, il s’éteint le 28 mars 1923 à Mer. Ses funérailles ont lieu dans la même localité en présence de Joffre et Foch. Il est ensuite promu Maréchal de France à titre posthume. D’abord inhumé à Herbilly, le corps du Maréchal Maunoury est transféré aux Invalides en 1931.

 

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Général Jean-Marie Degoutte

Général Jean-Marie Degoutte

Entièrement passé dans l’oubli, Jean-Marie Degoutte reste tout de même considéré comme l’un des meilleurs plus jeunes commandants français de la Grande Guerre, au même titre que d’hommes tels Georges Humbert ou Henri Gouraud. C’est aussi lui qui dirigea les travaux de la Ligne Maginot des Alpes dans les années 1920-1930.…

31 octobre 2016

Dans « Grande Guerre »

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Augustin Guillaume

Général Augustin Guillaume

Dernier d’une famille de six enfants, Augustin Guillaume vit le jour à Guillestre (Hautes-Alpes) le 30 juillet 1895. Après son baccalauréat il intègre Saint-Cyr en 1913 dans la promotion « Croix du Drapeaux ». Après seulement un an de scolarité, il est versé comme Sous-Lieutenant dans le 16e Bataillon de Chasseurs à…

9 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

19 avril 2011
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Histoire & Culture

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

by Jérôme 18 avril 2011

Né André Raimbourg dans le village normand de Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime, orphelin de père tué durant la Grande Guerre, il exerce divers petits métiers avant de se lancer dans la chanson et l’opérette durant les années 1930 à Paris. C’est à ce moment qu’il prend le surnom de « Bourvil » en référence au village de Bourville où il a passé la majeure partie de son enfance. Il enchaîne ensuite dans des rôles dits de « comique paysan ».
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– Il entre dans le cinéma durant l’Occupation allemande mais se fait connaître durant les années 1950 en parallèle à sa carrière dans la chanson. Très vite, il devient très populaire aux yeux du public – avant même Louis de Funès – pour ses personnages honnêtes, gentils mais bien souvent abrutis et naïfs. Toutefois, c’était un homme très cultivé dans la vie, qualité que lui a reconnue son ami Georges Brassens.

– Bourvil enchaîne donc les comédies et les films de cape et d’épées, flanquant bien souvent Jean Marais dans ces dernières : « Miquette et sa mère » (H-G. Clouzot), « Garou-Garou le passe-muraille » (J. Boyer), « Les Trois Mousquetaires » (A. Hunebelle), « Fortunat » (A. Joffé), « Poisson d’Avril » (G. Grangier) dans lequel il croise la route d’un certain Louis de Funès, « Cadet Rousselle » (A. Hunebelle), « La Traversée de Paris » (Claude Autant-Lara) ou encore « Le Chanteur de Mexico » (avec Luis Mariano). Il rompt cependant avec ses rôles de gentils idiots dans « Le miroir à deux faces » (A. Cayatte) en professeur de calcul manipulateur et infâme face à Michèle Morgan. On le retrouve ensuite aussi dans « Le Capitan » (A. Hunebelle) toujours aux côtés de Jean Marais, « Le jour le plus long », « Tout l’or du monde » (R. Clair »), « Les culottes rouges » (A. Joffé), l’excellent « Un drôle de paroissien » (J-P. Mocky), « Le magot de Josefa » (Cl. Autant-Lara), « La cuisine au beurre » (G. Grangier) avec Fernandel ou encore « Le majordome » (J. Delannoy).

– Cependant, grâce à Gérard Oury, Bourvil va former avec Louis de Funès l’un des plus grands duos d’acteurs comiques du cinéma français dans « Le Corniaud »  – qui connaît un très grand succès – surtout dans « La Grande Vadrouille », film qui reste l’une des œuvres d’Oury les plus vues par trois, voire quatre générations. Bourvil tourne ensuite dans « Les cracks » (A. Joffé) où il fuit l’excellent Robert Hirsch en huissier tatillon, ou encore « Le cerveau » (G. Oury) avec Jean-Paul Belmondo.

– Mais atteint par une maladie incurable, Bourvil tourne bien moins à la fin de sa carrière à laquelle il donne une dimension plus sérieuse. On le retrouve notamment dans le très grand film policier de Jean-Pierre Melville « Le cercle rouge », face à Alain Delon et Yves Montand, ainsi que dans « L’arbre de Noël » aux côtés de William Holden, drame sur l’enfance brisée par la maladie.
Son dernier film reste tout de même, un très bonne comédie ; « Le Mur de l’Atlantique » (M. Camus sur une histoire du Colonel Rémy), aux côtés de Jean Poiret, Peter McEnery et Sophie Desmarets, film dans lequel il campe un honnête mais froussard restaurateur normand, qui se retrouve imbriqué malgré lui dans une tentative d’assassinat de Rommel.

– Il s’éteint le 23 septembre 1970 à Montainville dans les Yvelines où il avait élu domicile. Il ne s’était marié qu’une seule fois, avec Jeanne Lefebvre en 1943. Ils eurent deux enfants.

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26 février 1971 : Disparition de Fernandel

26 février 1971 : Disparition de Fernandel

« Moi on m’admire, vous on vous aime » lui avait un jour dit Sacha Guitry. Il est bien vrai que Fernandel fut aux yeux du grand public français, l’un des artistes les plus populaires, tant sur la scène qu’à l’écran. Comme Bourvil, il était autant spécialisé dans la chanson (surtout dans…

26 février 2016

Dans « Arts et lettres »

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

Né en 1901 à Luzarches, Claude Autant est le fils d’un architecte, Edouard Autant et de la Comédienne Louise Lara, Sociétaire de la Comédie française. Son père était aussi l’ami d’Auguste Rodin et de Georges Courteline. Il grandit alors dans un milieu politique plutôt de gauche et pacifiste. – Reçu…

5 février 2016

Dans « Non classé »

8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

– Né Jean Alfred Villain-Marais en 1913 à Cherbourg, d’ascendance alsacienne par sa mère, il ne connaît que très peu son père et est en fait élevé plus par sa tante. Bien qu’ayant échoué au Conservatoire, il commence sur les planches sous la direction de Charls Dullin (grand ami de…

8 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

18 avril 2011
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Histoire & Culture

13 juillet 1793 : Assassinat de Jean-Paul Marat

by Jérôme 14 avril 2011

Jean Paul Marat, révolutionnaire appartenant au courant des Jacobin, directeur du journal ‘L’Ami du Peuple’ et soutient inconditionnel aux massacres de Septembre (1792) est assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday (petite nièce de Pierre Corneille).

Charlotte Corday sera jugée et guillotinée.

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13 octobre 1815 : Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo

13 octobre 1815 : Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo

S’il n’était pas le meilleur tacticien parmi les maréchaux de Napoléon, Joachim Murat était connu autant pour ses impétueuses charges de cavalerie qui permettaient de remporter des victoires, que pour ses costumes oscillant entre le flamboiement et l’extravagance. En revanche, ses relations avec Napoléon se sont dégradées sous l’Empire (même…

13 octobre 2016

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Edouard Jean-Baptiste Milhaud, cavalier de l'Empire

Edouard Jean-Baptiste Milhaud, cavalier de l’Empire

Républicain de la première heure mais grand commandant de cavalerie impériale, Edouard Jean-Baptiste Milhaud naît le 10 juillet 1766 à Arpajon-sur-Cère dans le Cantal. Elève au Collège d’Aurillac, il choisit la carrière des armes et intègre le Génie maritime. Ensuite, il sert dans un Régiment Colonial en 1790. Se lançant…

8 janvier 2014

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27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

27 mai 2016

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14 avril 2011
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Histoire & Culture

Général Edgard de Larminat

by Jérôme 10 avril 2011

Fils d’un ingénieur des Eaux et Forêts, Edgard de Larminat voit le jour le 29 novembre 1895 à Alès (département du Gard). Au regard de la profession paternelle qui appelle à diverses mutations, Edgar effectue sa scolarité successivement à Alès, Gap, Troyes et Dijon.
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Il obtient son Baccalauréat à seize ans en 1912 et souhaite entrer à Saint-Cyr mais il doit d’abord renoncer étant donné qu’il est encore trop jeune pour postuler. Il se représente alors en 1913 et se trouve admissible aux oraux. Mais quand éclate la Grande Guerre, Edgard de Larminat doit interrompre son examen et s’engage

comme simple soldat au 27e Régiment d’Infanterie. Détaché ensuite au 134e RI, il peut suivre des cours d’officiers à l’Ecole de Saint-Cyr. Choisissant définitivement l’Infanterie, l’Aspirant de Larminat est versé en 1915 au 321e RI du Lieutenant-Colonel Picard, l’un des plus distingués que comptera la France.
Edgard de Larminat connaît le feu et son apprentissage d’officier à Verdun au printemps 1916 et reçoit sa première blessure au Fort de Vaux au cours d’un combat de trois jours sans discontinuer et où l refuse d’être évacuer pour rester avec ses soldats. Élevé au grade de Lieutenant fin 1916, il reste ensuite au 321e RI qui combat dans les Flandres en 1917.

– En mars 1918, Larminat et son régiment se trouvent dans le secteur de Moreuil en Picardie et prennent de plein fouet l’offensive allemande mais le Régiment tient bon et ne se déband pas. Seulement, le Lieutenant de Larminat est gazé en mars. Il reste néanmoins au front dans le secteur de Montidier et reçoit un éclat d’obus. Son comportement au feu lui vaut la Croix de Guerre 1914-1918, quatre citations à l’ordre de l’Armée et le grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Edgard de Larminat reprend ses cours à Saint-Cyr en 1919 et choisit l’Infanterie coloniale. Il sert au Maroc entre 1919 et 1922 et se distingue dans les combats contre les Djebalas. Envoyé en Afrique Occidentale Française (AOF) en 1923, il devient attaché d’état-major auprès du Gouverneur Général de l’AOF avant de passer en Mauritanie comme commandant du Cercle de Kiffa.
Promu ensuite Capitaine, il sert successivement en Afrique au sein du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais N°1, puis au 1er et au 22e Régiments d’Infanterie Coloniale entre 1925 et 1928.
En 1928, il part pour l’Indochine pour servir ans le Cabinet du Gouverneur Général etobtient le grade de Chef de Bataillon en 1929.

– Retourné en France en 1931, il prend le commandement d’un Bataillon du 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais à Fréjus avant d’être élève à Ecole de Guerre de 1933 à 1935. Cette même année, il part au Levant (Syrie et Liban) comme Chef d’état-major du Général commandant des Troupes au Levant. Colonel en mars 1940, puis Chef d’état-major du Théâtre d’Opérations du Moyen-Orient, Edgar de Larminat apprend la défaite de 1940 à Damas. Il tente alors de rallier la France Libre naissante mais le Général Dentz le fait arrêter et emprisonné à Damas. Mais le 30 juin, Edgard de Larminat s’enfuit en Palestine, avant de rejoindre le Général Paul Legentilhomme. Les deux officiers tentent de rallier les troupes de la Côte des Somalis mais sans succès.  Il connaît bien plus de succès en ralliant les troupes coloniales du Moyen-Congo, durant l’épopée du ralliement de l’AEF aux côtés de Messmer, Leclerc et d’Ornano. De Gaulle le nomme alors Gouverneur général et Commandant des Troupes d’AEF. En juillet 1941, il est condamné à mort par contumace par le Tribunal Militaire de Gannat.

– Pendant près de trois ans, Edgard de Larminat occupe des postes dans lesquels il est en charge de l’organisation des toupes combattantes de la France Libre, comme les troupes Africaines ralliées, ainsi que les unités de la « Colonne Leclerc ». En 1941, il cumule les charges de Membre de Conseil de Défense de l’Empire, Haut-Commissaire et Commandant des Troupes de l’AEF, ainsi que le grade de Général de Brigade.
Commandant la 1er Brigade de la France Libre en Libye, il conduit cette force dans les opérations de harcèlement de l’Afrikakorps. C’est aussi lui qui organise les défenses de Bir-Hakeim avant de laisser le commandement de la BFL à Pierre Koenig. Toutefois, comme le fait remarquer Jean-Christophe Notin, les relations avec des éléments FFL, notamment les officiers comme Brosset et Saint-Hillier ne seront jamais au beau-fixe, en dépit d’un respect mutuel.
Lors d’une inspection auprès de la 2nde BFL, le Général de Larminat est victime d’un accident près d’Alexandrie ce qui le place en indisponibilité. En septembre 1942, il reçoit le grade de Général de Division et le commandement de l’ensemble des FFL de la Western Force.

– Commandant de la 1re DFL en 1943, Edgard de Larminat dispose alors des 1re et 2nd BFL, ainsi que du Bataillon du Pacifique. Il mène alors brillamment sa division contre les Germano-Italiens dans le Djebel Garci et à Takrouna.
Général de Corps d’Armée et Chef d’état-major des FFL en 1943-1944, Larminat assiste ensuite Juin lors de la campagne d’Italie. Prenant la tête d’un « Corps de poursuite » formé avec des éléments de la 1re DFL et de la 3e DIA après la prise de Rome, Larminat talonne efficacement les forces de la XIV. Armee allemande et dégage la région de Viterbe en Toscane.

– Commandant du IInd Corps d’Armée Français en août-septembre 1944, il prend ensuite le commandement des Forces Française de l’Ouest qui devient ensuite Détachement d’Armée de l’Atlantique. Entre-temps, il assiste aux obsèques de Diego Brosset dans l’église de Villersexel en Haute-Saône, suite au décès accidentel du chef de la 1re DFL. Sa mission est alors de constituer les unités de FFI équipées de manière improvisée en formations de combat régulières. En dépit d’une dépression nerveuse et grâce à son talent d’organisation, il réussit à mettre sur pied 5 Divisions d’Infanterie à partir de FFI-FTP de diverses obédiences mal armés, mal vêtus et mal équipés.
En avril 1945, avec l’aide d’une division de Croiseurs il met fin à la résistance allemande dans la Pointe de Graves et dans la Poche de Royan. A la fin du mois, il force les dernières troupes allemandes en France à capituler à La Rochelle et Saint-Nazaire.

– Inspecteur Général des Forces d’Outre-Mer en novembre 1945, il reste à ce poste durant cinq ans avant d’entrer au Conseil Supérieur de la Guerre en 1950. De 1953 à 1955, il est Inspecteur des Troupes Coloniales en Afrique. En 1956, déjà physiquement diminué en raison des séquelles de la Grande Guerre, Larminat atteint la limite d’âge et est placé en réserve avec le grade de Général d’Armée.
S’étant tenu écarté de la Guerre d’Algérie, on le rappelle en 1961 pour présider la Cour Militaire de Justice devant juger les auteurs du putsch d’Alger. Estimant que cet ordre est moralement trop lourd pour lui, de Larminat se donne la mort le 1er juin 1962.
Il est inhumé au cimetière de Montain dans le Jura.

– Le Général de Larminat était titulaire de trois Croix de Guerre (1914-1918, 1939-1945 & TOE), de la Grand Croix de la Légion d’Honneur, de la Croix du Combattant Volontaire, de la Médaille Coloniale du Maroc, de la Médaille des Évadés, de l’Ordre de la Libération, de la Legion of Merit, de l’Ordre du Bain, de la Croix de Guerre belge et du Virtuti Militari (Pologne).

Sources :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Larousse
– NOTIN Jean-Christophe : Le Général Saint-Hillier. De Bir-Hakeim au putsch d’Alger, Perrin
– http://www.ordredelaliberation.fr

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Poche de Royan et Pointe de Grave

Poche de Royan et Pointe de Grave

Le 15 août 1944, Hitler ordonne de retirer toutes les troupes allemandes de France mais donne aussi pour instruction de maintenir des forteresses (Festungen) en arrière du front afin de protéger les bases sous-marines édifiées sur la côte atlantique. C’est notamment le cas de la Poche de Royan (Charente-Maritime). -…

30 avril 2015

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Général Diego Brosset

Général Diego Brosset

« La 1re DFL ? Elle est comme ma fille, une fille susceptible, bien douée, capricieuse, difficile et, quand elle veut, charmante. (…) Elle a des excuses à ne pas être comme tout le monde. Elle s’est formée en courant le monde… C’est une grande unité qui a de la…

20 novembre 2015

Dans « Histoire militaire française »

Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

10 avril 2011
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Histoire & Culture

Vins du Sud-Ouest : Montravel

by Jérôme 10 avril 2011

Connue pour être la patrie de Michel Eyquem de Montaigne, la ville périgourdine de Montravel l’est un peu moins pour ses vins. Et pourtant, ses blancs – blancs et secs – valent le détour.

– Appellations reconnues en 1937, Montravel, Côtes de Montravel et Haut-Montravel se localisent toutes entre Castillon à l’ouest et Sainte-Foy-la-Grande à l’est. Cependant, elle regroupe l’AOC. Le vignoble s’étend sur 340 hectares et produit plus de 18 500 litres par an, dont 15 000 pour la seule AOC Montravel. On trouve une petite proportion de rouges (production reconnue en 2001) pour une grande majorité de blancs, secs, moelleux ou liquoreux.

– La production des vins s’effectue à partir des cépages Sémillon, Sauvignon et Muscadelle (que l’on retrouve dans les Monbazillac, les Bergerac notamment) qui se développent sur des sols composés composés de graves, d’argile et de calcaire et de boulbènes. Les vins blancs secs peuvent se conserver d’un à trois ans, contre cinq à dix pour les blancs moelleux et liquoreux Les rouges sont produits à partir de cépages que l’on trouve dans le Sud-Ouest : Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet-franc et Côt. Ce ne sont pas des vins de garde et se conservent entre deux et trois ans.

* LES VINS BLANCS SECS

– Les vins blancs secs présentent une robe teintée de jaune avec des reflets verts avant d’évoluer vers l’or pâle au bout de la maturité. Ils développent des arômes de pierre à fusil, qui laissent ensuite la place aux fruits exotiques, aux épices (clou de girofle), au pain grillé et aux fruits secs (amande et noisette). En bouche, ils se révèlent équilibrés, harmonieux et finissent par une note acidulée. On les sert frais (8-10°C) sur de la quiche provençale, des fruis de mer, du poisson (darne de colin, cabillaud), des cuisses de grenouille et des feuilletés au crotin de Chavignol. Lorsqu’ils sont vinifiés en barrique, ils sont agréables sur des risottos (lotte, coquillages, fruits de mer), quiche provençale, des poissons en sauce (saumon, truite, poissons à chair blanche) et des fromages (brebis, picodon, bleus)


** LES BLANCS MOELLEUX

– D’abord dotés d’une robe jaune pâle, les Montravel moelleux évoluent verts une teinte jaune paille ou or pâle à maturité. Les Montravel liquoreux évoluent quant à eux sur une robe plus ambrée. Leur nez développe des notes de fruits confis et de miel, avec un côté rôti plus ou moins intense. En bouche, ils se montrent amples, gras, équilibrés, harmonieux mais aussi vif en touche finale.
On les serts idéalement sur du foie gras d’oie ou du sud-ouest, du soufflé au bleu, du brochet en sauce, des fromages à pâte persillée (Bleu des Causses, Bleu de Lozère, Fourme de Montbrison, Roquefort). Enfin, ils sont agréables sur des desserts comme les crèmes renversée et brûlée, de desserts au café, au citron ou à base de génoise, la croustade aux pommes, du croquant du Périgord, de l’ananas flambé, du Bavarois à la normande.

– Le Haut-Montravel peut se déguster sur des mousses de foie de volaille, du saumon, de la truite ou de la lotte pochés en sauce, de la tarte au sucre et du parfait glacé.

– Les Côtes de Montravel moelleux sont agréables sur du foie gras, de l’ananas, des bannes au four, du gâteau au noix et de la charlotte aux poires.

** LES ROUGES

– Les Montravel rouges offrent une robe d’un rouge profond, ainsi que des arômes de fruits rouges et de cuir. En bouche, ils se révèlent structurés et concentrés. On les déguste sur de la viande rôtie (rosbif) ou en daube, de la côte de bœuf, des paupiettes de porc et des volailles rôties.

Sources :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du vin
– http://www.platsnetvins.com

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Vins pour Noël - Pacherenc-du-Vic-Bilh (moelleux)

Vins pour Noël – Pacherenc-du-Vic-Bilh (moelleux)

Appellation reconnue depuis 1975, le Pacherenc-du-Vic-Bilh n’existe qu’en vins blancs, déclinés en secs et moelleux. Il est en quelque sorte le pendant blanc du Madiran, puisque son vignoble s’étend sur 260 hectares, à cheval entre la Bigorre et le Béarn (entre le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées), plus exactement…

23 décembre 2014

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Vins de Loire 4 - Les Touraine (Seconde partie)

Vins de Loire 4 – Les Touraine (Seconde partie)

* TOURAINE AZAY-LE-RIDEAU S’étendant sur 54 hectares dans la Vallée de l’Indre entre Montbazon et la Loire, le vignoble d’Azay-le-Rideau est constitué de sols composés d’argile, de calcaire et de silex. Les vignobles profitent notamment d’un climat doux. L’appellation, reconnue depuis 1939 produit des vins rosés et blancs. – LES BLANCS…

6 novembre 2013

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Les vins du Jura - 1

Les vins du Jura – 1

Quoique restant dans l’ombre de leurs grands voisins de l’ancien Duché de Bourgogne, les vins du Jura, délivrent une palette de cépages qui font la diversité, la richesse et la renommée de cette région viticole. Certains domaines de production – comme le Château d’Arlay – remontent même à l’Epoque médiévale.…

18 septembre 2013

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10 avril 2011
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Histoire & Culture

Saint Jean Paul II : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

by Jérôme 8 avril 2011

Un discours mémorable et plus que jamais d’actualité, prononcé par le pape Jean Paul II le 1er juin 1980, au Bourget.

« Aujourd’hui dans la capitale de l’histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté: fille aînée de l’Église.
Et j’aimerais, en reprenant ce titre, adorer avec vous le mystère admirable de la Providence. Je voudrais rendre hommage au Dieu vivant qui, agissant à travers les peuples, écrit l’histoire du Salut dans le cœur de l’homme.
Cette histoire est aussi vieille que l’homme. Elle remonte même à sa « préhistoire », elle remonte au commencement. Quand le Christ a dit aux apôtres : « Allez, enseignez toutes les nations… », il a déjà confirmé la durée de l’histoire du Salut et, en même temps, Il a annoncé cette étape particulière, la dernière étape.
Cette histoire particulière est cachée au plus intime de l’homme, elle est mystérieuse et pourtant réelle aussi dans sa réalité humaine, elle est revêtue, d’une manière visible, des faits, des événements, des existences humaines, des individualités. Un très grand chapitre de cette histoire a été inscrit dans l’histoire de votre patrie, par les fils et les filles de votre nation. Il est difficile de les nommer tous, mais j’évoquerai au moins ceux qui ont exercé la plus grande influence dans ma vie : Jeanne d’Arc, François de Sales, Vincent de Paul, Louis-Marie Grignion de Montfort, Jean-Marie Vianney, Bernadette de Lourdes, Thérèse de Lisieux, sœur Elisabeth de la Trinité, le Père de Foucauld, et tous les autres; Ils sont tellement présents dans la vie de toute l’Église, tellement influents par la lumière et la puissance de l’Esprit-Saint !
Ils vous diraient tous mieux que moi que l’histoire du Salut a commencé avec l’histoire de l’homme, que l’histoire du Salut connaît toujours un nouveau commencement, qu’elle commence en tout homme venant en ce monde. De toute façon, l’histoire du Salut entre dans l’histoire des peuples, des nations, des patries, des continents.
L’histoire du Salut commence en Dieu. C’est précisément ce que le Christ a révélé et a déclaré jusqu’à la fin lorsqu’il a dit : « Allez […], enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ». […]
Le Christ, à la fin, dit encore ceci : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20) ; cela signifie donc aussi : aujourd’hui, en 1980, pour toute notre époque.
Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement de l’homme n’existe pas. Le silence de Dieu à l’égard des inquiétudes du cœur et du sort de l’homme n’existe pas.
Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout : le problème de notre présence auprès du Christ. De notre permanence dans le Christ. De notre intimité avec la vérité authentique de ses paroles et avec la puissance de son amour. Il n’existe qu’un problème, celui de notre fidélité à l’alliance avec la sagesse éternelle, qui est source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger : France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, fils et Esprit. »

Jean-Paul II, 1er juin 1980, extrait de l’homélie prononcée au Bourget.

L’intégralité de l’homélie sur http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1980/documents/hf_jp-ii_hom_19800601_parigi-francia_fr.html

8 avril 2011
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Histoire & Culture

Maréchal Pierre Augereau, Duc de Castiglione

by Jérôme 6 avril 2011

Issu d’un milieu modeste, Pierre François Charles Augereau voit le jour en 1757 à Paris. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée Royale, avant de déserter et de tenter sa chance en Prusse (où il acquiert une bonne maîtrise de l’allemand) et dans l’Armée du Royaume de Naples où il devient Maître d’escrime. Mais il en est expulsé pour d’obscures raisons.
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De retour en France lors de la Révolution, il épouse très vite les idées nouvelles et s’engage dans la Garde Nationale. D’abord simple soldat, proche des Jacobins, il est promu Adjudant-major de la Légion Germanique en 1793 grâce à sa connaissance de l’Allemand. Capitaine de Hussard ensuite, il est assistant du Général Rossignol en Vendée mais très peu de temps, puisqu’il rejoint l’Armée des Pyrénées Orientales en 1794 comme Général de Division.

En 1795, il rejoint l’Armée d’Italie commandée par François Kellermann, puis par le Général Bonaparte. C’est au sein de cette armée que Pierre Augereau va se faire un nom par son courage. Il se distingue ainsi à Montenote, aux gorges du Milesimo, à Lodi et enfin, à Arcole où il charge drapeau et sabre au poing à la tête de ses troupes.

En 1797, Pierre Augereau rentre en France pour ramener les drapeaux autrichiens au Directoire. Le gouvernement ne le renvoie pas en Italie et le nomme Commandant de la Division de Paris, malgré le vœu du Général Bonaparte qui souhaite son retour. Augereau participe ainsi au Coup d’Etat du XVIII Fructidor An V mené par La Réveillière-Lépeaux. Ambitieux et réputé rapace, Augereau souhaite devenir Directeur mais le nouveau Directoire le nomme à la tête de l’Armée de Sambre-et-Meuse en remplacement de Lazare Hoche. A cette date, il commence à se brouiller avec Bonaparte.

Député de Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents et commandant de la Division Militaire de Perpignan, Augereau se montre particulièrement hostile au Cour d’Etat du XVIII Brumaire. Nommé commandant de l’Armée franco-batave par Bonaparte qui l’éloigne de Paris (1801), Augereau rentre à Paris en 1804 mais se dresse contre l’avènement du Premier Empire. Napoléon étouffe ses sentiments jacobins en lui décernant le bâton de Maréchal d’Empire avec la première fournée (Lannes, Davout, Murat, Masséna…).

Placé à la tête du 7e Corps en 1805, Augereau participe courageusement à la campagne du Danube et à la bataille d’Austerlitz. Il est aussi présent à Iéna face aux Prussiens à la tête des Divisions Desjardins et Heudelet de Bierre. Augereau participe aussi à la bataille d’Eylau en février 1807, alors qu’il est malade et doit être attaché à sa monture pour mener ses troupes. Placé au centre, son corps – toujours avec Heudelet de Bierre et Desjardins – avance contre les Russes mais se s’égare dans une soudaine tempête de neige. Il est immédiatement décimé par un violent tir de l’artillerie russe et ses restes seront sauvés par la charge des quatre-vingt escadrons.

Fait Duc de Castiglione en 1808, Augereau est ensuite envoyé en Espagne l’année suivante. Mais sa manière de réprimer férocement les insurrections et les défaites qui s’enchaînent sur le terrain conduisent l’Empereur à rappeler Augereau en France. Le Maréchal se repose alors pendant un an avant de reprendre le 11e Corps en 1812. Il ne prend aucune part à la campagne de Russie mais participe avec résignation à la Campagne d’Allemagne de 1813.

Chargé de défendre Lyon contre les Autrichiens et les Piémontais en 1814, il abandonne la capitale des Gaules à l’ennemi et revêt la cocarde blanche après l’abdication de l’Empereur. Louis XVIII le fait ensuite Pair de France.
Mais il se rallie lors des Cent Jours, sauf que Napoléon lui tient fermement rigueur de sa trahison à Lyon et le raye de la liste des Maréchaux d’Empire.

Il se fait oublier lors de la Seconde Restauration et se retire dans son château de La Houssaye en Seine-et-Marne. Victime d’une hydropisie, il s’éteint le 12 juin 1816.

http://www.videoscourtesclic.com/VidCourtVK/index.php?NumFilm=2613
 

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2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

Son nom reste indissociable de Bir-Hakeim. Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899. Après des études secondaires auCollège Sainte-Marie et au Lycée Malherbe. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1917, il s’engage dans l’Armée et est versé au 36e…

2 septembre 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d'Istrie

Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d’Istrie

Fils d’un médecin, Jean-Baptiste Bessières voit le jour le 6 août 1768 à Prayssac, un petit village du Quercy. Il se destine d’abord à la Médecine et débute ses études. Mais il change radicalement de voie lorsque éclate la Révolution française et s’engage dans les Grenadiers de la Garde Nationale…

1 mai 2016

Dans « Grande Armée »

6 avril 2011
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Histoire & Culture

2 avril 1936 : disparition du Général Estienne, considéré comme le père des chars français

by Jérôme 6 avril 2011

Biographie à lire ici :
Jean-Baptiste Estienne

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Le char Renault FT-17

Le char Renault FT-17

S’il y a bien une création militaire  française dont on peut encore s’enorgueillir, c’est bien le char Renault FT-17, qui reste indubitablement lié à la Victoire de 1918 qui vit le retour de la guerre de mouvement sur le Front de l’Ouest. Il répondait alors davantage aux attentes de l’État-major…

18 décembre 2012

Dans « Non classé »

Général Jean Touzet du Vigier, commandant de la « Saint Louis »

Général Jean Touzet du Vigier, commandant de la « Saint Louis »

– Restant dans l’ombre des Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny aux yeux du grand public, Jean Louis Alain Touzet du Vigier voit le jour le 10 octobre 1888 à Chambéry. au sein d’une vieille famille. Il est le quatrième enfant d’Alain Touzet du Vigier et de  Louise née…

16 août 2016

Dans « Histoire militaire française »

Centenaire des offensives de septembre 1915

Pour davantage de détails sur la Troisième bataille d’Artois, la Seconde bataille de Champagne et la bataille de Loos, qui ont toutes trois débuté le 25 septembre 1915, vous reportez aux liens suivants : 1 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/les-offensives-de-septembre-1915-1-lartois/ 2 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/centenaire-des-offensives-de-septembre-1915-champagne-1/ 3 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/centenaire-des-offensives-de-1915-les-britanniques-a-loos-3-2/

25 septembre 2015

Dans « Non classé »

6 avril 2011
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Histoire & Culture

Je suis Albert de Mun !

by Jérôme 4 avril 2011

Albert de Mun (1841-1914)

Chers lecteurs, chères lectrices, je ne puis m’empêcher de réagir à la dernière décision de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. En effet, dans une manifestation d’un sectarisme que n’aurait guère renié le petit père Combes, M. Bartolone a décidé de remplacer le buste d’Albert de Mun, penseur majeur du Catholicisme social au XIXe siècle par celui d’Olympe de Gouges.
– Jusque-là, le buste d’Albert de Mun se tient aux côtés de son adversaire politique Jean Jaurès – dans la salle des 4 colonnes du Palais Bourbon. Ces deux hommes de grande culture et d’éloquence avaient néanmoins un point commun : la défense des ouvriers et des pauvres. Mais visiblement, M. Bartolone doit désapprouver le fait qu’un Catholique ait pu s’ériger en défenseur des Travailleurs face aux dérives du capitalisme et de la Révolution industrielle. Bien entendu, seuls les Socialistes ont le monopole du cœuret de la compassion. L’infâme Albert ! Son buste est donc une injure à la déesse laïcité et au vivre-ensemble républicain ! Allez, au placard l’effigie de l’aristocrate calotin réactionnaire !
Rappelons toute de même qu’Albert de Mun avait sans doute moins l’esprit sectaire et divisionnaire puisque le 3 août 1914, lorsque la France déclare la guerre à l’Empire allemand, en séance de l’Assemblée, notre homme va donner l’accolade au Socialiste et ancien Communard Edouard Vaillant.

Tout aussi scandaleuse, l’atonie criante de personnalités de la (prétendue) droite. Pardon, on ne doit plus savoir qui est Albert de Mun depuis bien longtemps dans le parti des Républicains. Au moins, avec Olympe de Gouges, on ne craint rien.

Seules deux voix courageuses se sont élevées contre cette décision sectaire et provocatrice : celles de Joseph Thouvenel, Secrétaire général de la CFTC et celle du député PCD des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson. Merci Messieurs !

 

Eudes Turanel

PS : pour en savoir plus sur A. de Mun, vous pouvez consulter le lien ci-dessous :
https://www.france-histoire-esperance.com/6-octobre-1914-mort-du-comte-albert-de-mun-combattant-du-catholicisme-social/

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6 octobre 1914 : Mort du Comte Albert de Mun, combattant du Catholicisme Social

6 octobre 1914 : Mort du Comte Albert de Mun, combattant du Catholicisme Social

« Mais quelle voix ! », disait de lui Maurice Barrès pour souligner ses remarquables qualités d’orateur. Même le Socialiste anticlérical René Viviani (Président du Conseil en 1914) le qualifiait de « plus grand orateur du Parlement, égal dans la préparation et dans l’improvisation ». D’abord Légimiste, un temps boulangiste, finalement rallié à…

6 octobre 2016

Dans « 1848-1914 »

3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France

3 août : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Prétextant le survol du territoire allemand par un avion français, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le Gouvernement Viviani rompt alors les relations avec l’Allemagne. Dans son discours du jour, le Président Raymond Poincarré en appelle alors à l’Union Sacrée entre Français et entre partis politiques. A la Chambre,…

3 août 2014

Dans « Non classé »

22 février 1916 : le Colonel Driant tombe à Verdun

22 février 1916 : le Colonel Driant tombe à Verdun

Personnage haut en couleur mais au final attachant,  véritable « mythe » de la Grande Guerre, Émile Driant était à la fois officier, homme politique et écrivain. – Sorti quatrième de la Promotion Saint-Cyr « Dernière de Wagram »,  officier en Afrique, gendre du Général Boulanger, commandant du 1er Bataillon de Chasseur à Pied…

22 février 2016

Dans « Grande Guerre »

4 avril 2011
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Histoire & Culture

Maréchal Louis Alexandre Berthier

by Jérôme 3 avril 2011
Alexandre-Berthier-1

Louis-Alexandre Berthier (1753-1815)

« Berthier connaissait bien la carte, entendait bien la partie des reconnaissances, soignait lui-même l’exécution des ordres, était rompu à présenter avec simplicité les mouvements les plus composés d’une armée ». Ce sont les mots qu’employait le général Bonaparte lorsque il dut travailler pour la première fois avec Berthier qui allait devenir le meilleur chef d’état-major impérial quelques années plus tard.  Chef d’état-major brillant, Berthier n’était cependant ni un stratège, ni un tacticien.

– Né le 20 novembre 1753 à Versailles, fils d’un Lieutenant-Colonel Ingénieur géographe de Louis XV qui terminera Gouverneur des Hôtels de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères. Louis-Alexandre a deux frères : César et Victor qui choisiront aussi la carrière des armes.

Louis-Alexandre Berthier entre à l’Ecole royale du Génie de Mézières en 1764. Le Génie royal fait partie – avec l’artillerie notamment – des « Armes savantes », corps réservé principalement aux membres supérieurs du Tiers-Etat. D’où également, un esprit de corps bien ancré. Sont privilégiées les matières suivantes : mathématiques, géométrie, mécanique, hydraulique, dessin, plans et cartes, charpenterie… Sorti de l’Ecole de Mézières en 1766 avec 720 livres d’appointement annuel et cela, à treize ans seulement. Louis-Alexandre Berthier est ensuite versé à la Légion des Flandres, puis au Régiment des Dragons de Lorraine. Promu Capitaine en 1777, il participe à la Guerre d’Indépendance américaine au sein des troupes de Rochambeau. Pour faits d’armes, il reçoit de Louis XVI l’Ordre de Saint Louis, ainsi que la promotion de Lieutenant-Colonel l’année suivante.
Resté fidèle à Louis XVI alors qu’il est Major-Général de la Garde Nationale, il protège la famille royale en 1791 et aide Mesdames Adélaïde et Victoire à s’enfuir de Versailles. Cela ne l’empêche pas d’être nommé Maréchal de Camp avant d’être envoyé à l’Armée du Nord. Destitué lors de l’avènement de la Convention, il reste sans emploi durant trois ans mais ne semble pas avoir été inquiété pour autant durant la terreur.

Réintégré dans l’Armée par le Directoire en 1795, avec le grade de Général de Brigade, il part pour l’Armée d’Italie,  alors commandée par Kellermann, afin d’assurer le commandement d’une division. Berthier se montre alors particulièrement courageux, n’hésitant pas à charger au sabre à la tête de ses troupes. Lorsque le Général Bonaparte prend la tête de l’Armée d’Italie, il noue avec Berthier un très fort lien d’amitié et le nomme commandant de l’Etat-major. Berthier se montre alors particulièrement efficace à ce poste mais n’hésite pas pour autant à charger à la tête de ses soldats comme au Pont de Lodi ou à Marengo où il reçoit une blessure.
En 1799, il joue un rôle important lors du Coup d’Etat du XVIII Brumaire et reçoit ensuite le Ministère de la Guerre. Sa fonction est alors très importante car Berthier est en charge de l’organisation, de l’approvisionnement et du fonctionnement de la Grande Armée. D’autre part, il organise la défense des côtes du territoire en fortifiant les places maritimes allant d’Antibes à Berg-op-Zoom en Hollande.

– En 1800, Bonaparte alors Premier Consul le nomme ambassadeur à Madrid pour négocier de l’approvisionnement en blé et de convaincre le Roi de déclarer la guerre au Portugal alors allié de Londres. En mai 1804, il fait partie de la première fournée des Maréchaux d’Empire avec Lannes, Davout, Masséna, Augereau, etc. En juillet, Napoléon lui octroie la dignité de Grand Veneur impérial et en février 1805, le grand Aigle de la Légion d’Honneur, en plus d’une rente annuelle de 1 million de francs Germinal qui lui permettent d’acquérir le château de Grosbois et l’Hôtel de la Colonnade à Paris.

– En 1805, Berthier devient Chef d’Etat-major de la Grande Armée. Même si l’Empereur ne lui octroie que peu de répit – jour comme nuit – Berthier s’emploie à faire appliquer efficacement les ordres de Napoléon, tout en faisant montre d’un réel talent d’organisateur et de courage au combat. Il remplit pleinement cette fonction à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland et Wagram. Ses états de service lui valent de recevoir les titres de Prince de Neufchâtel et Vallengin (1806), de Vice-Connétable (1807) et de Prince de Wagram (1809). En 1810, il prend pour épouse Marie-Elisabeth de Bavière-Birkenfeld, de trente ans sa cadette. Dans le cercle des chefs de la Grande Armée, cette union vaut à Berthier le surnom de « Bav-Ber ». Néanmoins, Louis-Alexandre et Marie-Elisabeth Berthier auront trois enfants : Napoléon-Alexandre, Marie-Anne et Caroline.
Major-Général de la Grande Armée en Russie en 1812, puis en Allemagne sous les ordres du Prince Eugène de Beauharnais l’année suivante, Berthier sert toujours fidèlement Napoléon mais en 1814, il est blessé d’un coup de lance à Brienne.

– Rallié aux Bourbon – ce qui lui vaut de très larges critiques – Berthier se voit octroyé la dignité de Commandeur de l’Ordre de Saint Louis par Louis XVIII. Il faut expliquer cette attitude, non pas comme une soudaine défiance vis-à-vis de l’Empereur mais par la fatigue. Âgé de soixante ans, Berthier est le doyen des Maréchaux d’Empire en activité et sa blessure reçue pendant la campagne de 1814 ajoute à sa fatigue comme à sa dépression. Lors des Cent Jours, Berthier suit le Roi à Ostende et Napoléon, amer, le raye de la liste des Maréchaux d’Empire. Il rejoint ensuite sa famille à Bamberg en Franconie (nord de la Bavière) mais les coalisés préfèrent l’y retenir de peur qu’il ne se rallie à Napoléon à l’exemple de ses plusieurs de ses anciens frères d’armes.

– Mais leurs craintes s’estompent le 1er juin 1815 lorsque le Maréchal Berthier meurt soudainement et dans des circonstances restées encore inconnues.
Napoléon lui rendra néanmoins quelque peu hommage lorsque dans les lignes du Testament de Sainte-Hélène : « Si j’avais eu Berthier (à Waterloo), je n’aurai pas eu ce malheur ».

– http://www.napoleon.org

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2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Lorrain de naissance, Laurent Gouvion voit le jour à Toul le 13 avril 1764. Son père, soldat du Roi, souhaite le voir suivre la carrière mais Laurent se montre un très bon dessinateur et se sent davantage attirer par les métiers de l’art. Il a notamment la chance de partir…

17 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Il reste sans doute l’un des plus grands maréchaux de Napoléon. Malgré plusieurs insuccès en Espagne, il contribua aux plus grandes victoires de l’Empereur. Toutefois, ses inimitiés avec plusieurs autres Maréchaux tels Suchet et Ney, ainsi que ses revirements successifs lors de la Restauration sont aussi restés célèbres. Auguste-Frédéric Marmont disait de Soult…

26 novembre 2013

Dans « Non classé »

3 avril 2011
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Histoire & Culture

27 septembre : Fête de Saint Vincent de Paul

by Jérôme 29 mars 2011

Saint Vincent de Paul (ou Depaul) naît à Pouys* en 1581 dans une famille de paysans pauvres gascons des Landes. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées.

– Curé de Châtillon-les-Dombes (actuel département de l’Ain), il est ensuite Curé de Clichy puis Aumônier des Galères. Durant les années 1630, il fonde les Confréries de la Charité avec l’aide de Sainte Louise de Marillac (dont il est le père Spirituel) et la Congrégation de la Mission (Lazaristes).
Il se dévoue corps et âme aux malades, aux enfants abandonnés et aux pauvres.

– Durant son apostolat, il reçut aide et soutien de la part du Roi Louis XIII, d’Anne d’Autriche, des Gondi et de la Duchesse de Longueville. Pendant la Guerre de Trente Ans, les Lazaristes accompliront des prouesses pour ravitailler la Lorraine en proie aux ravages.

– C’est aussi Monsieur Vincent qui reçut la confession de Louis XIII à la mort de ce dernier en 1643. Anne d’Autriche l’appela ensuite pour présider le Conseil de Conscience durant la Régence. Il était enfin l’ami de Saint-François de Sales et il arrivait que le Cardinal de Richelieu lui demandât conseils.

Il s’éteint affaibli mais heureux le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente – Anne.

– Incontestablement l’une des plus grandes figures du « Siècle des Saints », il repose aujourd’hui paisiblement dans la Chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris (7e Arrondissement).
* Aujourd’hui dans le Département des Landes

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15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

27 mai 2016

Dans « Non classé »

29 mars 2011
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Histoire & Culture

8 août 1944 : Libération de Vire

by Jérôme 28 mars 2011

Laissant la 30th Division sécuriser Tessy-sur-Vire, Corlett ordonne aux 28th et 29th Divisions de pousser leur avantage vers Vire.
Appuyée par le Combat Ccommand B (White) de la 2nd Armored Division, la 28th Division subit d’importantes pertes durant son avancée (750 tués et blessés) mais elle finit par s’emparer de Saint-Sever-en-Calvados le 4 août, à près de 10 km au sud de Percy. Dans le même temps, après un dur combat, la 29th « Blue and Gray » et le CC A arrivent aux approches nord de Vire.
images (1)
– De son côté, le Vth Corps de Gerow exerce toujours son rôle « d’enclume », bien qu’il doive céder la 5th Division à Patton. Les 2nd et 35th Divisions forcent la ligne Vire-Souleuvre le 2 août forçant les Allemands à mener des actions retardatrices.

– En dépit de 900 hommes perdus, le Vth Corps parvient au nord de Vire le 5 août. Hodges désigne alors Tinchebray comme prochain objectif du Vth Corps. Gerow reçoit alors le renfort de la 29th Division, détachée du XIXth Corps de Corlett. Celui-ci reçoit alors l’ordre de poursuivre son avance vers Domfront et Mayenne afin de couvrir l’avance rapide du XVth Corps de Wade H. Haislip qui forme alors le flanc gauche (nord) de Patton, tout en encerclant et détruisant des éléments ennemis dans le secteur de Saint-Pois–Gathemo.

– La mission de prendre Vire revient alors au la 29th Division de Gerhardt et au CC A de Rose.
Peuplée de 8 000 habitants avant le 6 juin 1944, la vieille ville de Vire – du moins les ruines – surplombent la vallée du fleuve qui porte son nom. Stratégiquement, Vire est aussi une ville importante car elle est un point de convergence avec plusieurs routes (Mortain, Villedieu-les-Poêles, Caen et Flaise) situé à la charnière des Ist et IIIrd US Armies. C’est pour cette raison que Hausser décide d’en attribuer la défense à ce qu’il a de mieux sous la main ; un Kampfgruppe de l’infatigable 353. ID de Mahlmann, les éléments restants mais toujours combattifs de la 3. Fallschirm-Division de Schimpf et des éléments bien moins expérimentés de la 363. ID d’August Dettling.

– Le 5 août, un parti de chars CC A tente un premier assaut en franchissant la Vire à Martilly. C’est un échec. Le 6, les trois Battalions du 116th Infantry du Col. Philip R. Dwyer descendent dans la vallée des Vaux et escaladent la pente opposée. Vers 22 h, après un violent combat l’ouest de Vire est conquis mais les hauteurs le sud de la ville sont toujours aux mains des Allemands.

– Le 7 août, le 116th Infantry repart à l’assaut. Son 1st Battalion doit s’emparer de la Butte Saint-Clair ou Cote 203 ; le 2nd  Battalion depuis le Signal de Roullours et enfin, le 3rd Battalion depuis les Monts de Vaudry. Les Allemands opposent une solide résistance.
Toutefois, durant la nuit du 7 au 8 août, les hommes du 1st Battalion découvrent un passage dans une cave creusée dans la falaise.

– A l’aube du 8 août, dans un nouvel assaut, ils prennent à revers les défenseurs de la cote 203. Schimpf, Mahlmann et Dettling n’ont donc d’autre choix que de se replier vers le sud.

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Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

– Alors que Patton se charge de nettoyer le Bretagne et d’opérer son large mouvement tournant au sud de la Normandie, vers Laval, Le Mans et Chartes, la Ist Army du General Courntey H. Hodges, ancien commandant-adjoint de Bradley réputé être bon manœuvrier d’infanterie, reçoit l’ordre (un peu plus ingrat)…

31 juillet 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie - 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

4 – LE XXXth CORPS A LA PEINE – Comparées à la situation que nous allons décrire, les avancées de Roberts et d’Adair peuvent être assimilées à des percées en profondeur. En effet, l’action du XXXth Corps de Bucknall est beaucoup moins brillante. – Déjà, dès le 30 juillet, la…

6 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 17/ La Bataille de Saint-Lô (Première partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 17/ La Bataille de Saint-Lô (Première partie)

Après la très dure Bataille des Haies, Omar N. Bradley doit se consacrer à l’assaut sur Saint-Lô. Celui-ci doit se développer sur deux axes de part et d’autre de la vire. 6 divisions (2nd – détachée du Vth Corps, 9tth, 29th, 30th, 35th Infantry-Divisions et 3rd Armored Divisions), 5 Bataillons…

10 juillet 2014

Dans « Non classé »

28 mars 2011
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Histoire & Culture

Dialogue entre la France et Jeanne d’Arc par sainte Thérèse…

by Jérôme 27 mars 2011

Dans le lointain on entend la voix de la France qui chante

Rappelle-toi, Jeanne, de ta patrie !…
Rappelle-toi de tes vallons en fleurs !…
Rappelle-toi la riante prairie
Que tu quittas pour essuyer mes pleurs !!!…
O Jeanne ! Souviens-toi que tu sauvas la France
Comme un ange des Cieux tu guéris ma souffrance
Ecoute dans la nuit
La France qui gémit
Rappelle-toi !…
Rappelle-toi, Jeanne de tes victoires
Rappelle-toi de Reims et d’Orléans
Rappelle-toi que tu couvris de gloire
Au nom de Dieu, le royaume des Francs !…
Maintenant, loin de toi, je souffre et je soupire
Daigne encor me sauver !… Jeanne, douce Martyre !…
Oh ! Viens briser mes fers !…
Des maux que j’ai soufferts
Rappelle-toi !…

Jeanne
O France !… O ma belle Patrie !…
Il faut t’élever jusqu’aux Cieux
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux.
Le Dieu des Francs dans sa clémence
A résolu de te sauver
Mais c’est par moi, Jeanne de France
Qu’il veut encor te racheter
Viens à moi
Patrie si belle
Je prie pour toi
Ma voix t’appelle
Reviens à moi.

http://www.laneuvaine.fr/dialogue-entre-la-france-et-jeanne-darc-par-saint-therese/

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Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin… « Si…

17 mai 2014

Dans « Non classé »

Un texte qui vaut la peine d’être lu et médité…

Voici la copie d’un élève de classe de 3ème en 1976, lauréat national dans un concours écrit sur le thème de « la Patrie ». Le sujet exact était : Que signifie pour vous le mot « Patrie » ? Voici sa copie : « Étranger, mon ami, tu me demandes…

25 février 2012

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Prophétie de saint Pie X sur la France...

Prophétie de saint Pie X sur la France…

  « Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les…

17 mars 2015

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27 mars 2011
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Histoire & Culture

Centenaire des combats du Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand (Alsace)

by Jérôme 25 mars 2011

Lire ici :
https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/21/centenaire-des-combats-du-hartmannswillerkopf/

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Centenaire des combats du Linge (Front des Vosges)

Lire l’article en lien ci-dessous : https://acierettranchees.wordpress.com/2015/10/22/centenaire-des-combats-du-linge-front-des-vosges/

22 octobre 2015

Dans « Non classé »

Nos meilleurs voeux pour 2016

Nos meilleurs voeux pour 2016

Chers lecteurs et chères lectrices, la rédaction de France Histoire Espérance vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2016 dans vos vies familiales et professionnelles. Nous débutons donc une nouvelle année du Centenaire de 1914-1916 qui sera riche en articles. Elle commencera évidemment le 21 février prochain pour le centième…

2 janvier 2016

Dans « Edito… »

Nos meilleurs vœux pour 2015

Nos meilleurs vœux pour 2015

Chers lecteurs, chères lectrices. Comme nous vous l’avions dit dans nos vœux pour Noël, vous avez été plus nombreux à nous lire, à nous commenter et aussi à critiquer et relever les quelques erreurs que nous avons glissées – avec une responsabilité toute personnelle – dans certains articles. Promis, une documentation plus rigoureuse…

31 décembre 2014

Dans « Non classé »

25 mars 2011
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Histoire & Culture

Brève – 24 février 1495 : Entrée de Charles VIII dans Naples

by Jérôme 22 mars 2011

– Lors de la première Guerre d’Italie (1494-1495) qu’il a lui même déclenchée en vue de récupérer l’héritage de la Maison d’Anjou, et suite à la mort du Roi Ferdinand Ier de Naples, Charles VIII se proclame Roi de Naples et de Jérusalem.

– Le jeune Roi de France mène une campagne fulgurante contre les Cités italiennes. Il s’était déjà emparé de Milan et de Florence (où il rencontra le prédicateur Jérôme Savonarole).

 

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7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

Dans « Non classé »

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

C’est à l’issue de cette bataille que naquit l’expression Furia Francese. Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attaqué par la Ligue de Venise menée par Francesco II da Gonzaga. Heureusement, le Roi de France put compter sur le soutien  de…

6 juillet 2016

Dans « Epoque médiévale »

22 mars 2011
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Histoire & Culture

Vins d’été : les Collioure blancs et rosés

by Jérôme 18 mars 2011

Petite appellation quelque peu méconnue, Collioure n’en produit pas moins d’agréables vins qui feront la joie des amateurs de découvertes intéressantes.
Collioure
Situées sis le vignoble de Banyuls, les vignes produisant l’appellation Collioure s’étendent sur quatre communes pour environ 619 hectares ; Banyuls-sur-Mer, Cerbère, Collioure et Port-Vendres. A savoir que les Blancs sont produits depuis 2002 environ.

En ce qui concerne les cépages, les Blancs sont obtenus à partir de Grenaches blancs et fris, de Roussanne, de Marsanne et de Vermentino (soit des cépages qui se développent idéalement sur des terroirs méditerranéens). Les Rosés sont obtenus quant à eux à partir de Grenache Gris (jusqu’à 30%),  Mourvèdre, Syrah et Carignan. Enfin, le vignoble de Collioure se développe sur un sol fait de schistes primaires.

18892-250x600-bouteille-tramontane-blanc--collioureLes Collioure blancs offre une robe jaune à reflets vers, ainsi que des arômes minéraux mâtinés d’épices. En bouche, ils se révèlent amples, minéraux et gras. On les déguste sur du poisson et même des huîtres ou pourquoi pas non plus, sur du fromage de chèvre.

Avec leur robe saumonée, les Rosés offrent au nez une palette subtile et complexe composée de fruits rouges et de violette (si la Syrah domine). Délicats, frais et onctueux en bouche, on les sert idéalement l’été sur de la charcuterie catalane, des salades fraîches, de la pissaladière et de la paëlla.
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Recommandation personne de la rédaction (avis non exhaustif) :
– Domaine des Templiers

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette

Pour cet article, mes remerciements vont à mon très vieil ami Pierre grâce à qui j’ai pu découvrir ces vins.
E.T.

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Vins pour l'été - Coteaux-d'Aix-en-Provence (blanc et rosé)

Vins pour l’été – Coteaux-d’Aix-en-Provence (blanc et rosé)

– Le vignoble d’Aix-en-Provence est délimité par la Durance au nord, l’étang de Berre à l’ouest et la mer Méditerranée au sud. L’appellation a été reconnue il y a trente ans en 1985, couvre plus de 4 100 hectares et produit plus de 195 100 hectolitres par an. Ce sont…

19 juillet 2015

Dans « Non classé »

Vins pour Noël : les Banyuls

Vins pour Noël : les Banyuls

Issu d’une terroir prestigieux, l’AOC Banyuls – et Banyuls Grand Cru – reconnue en 1936, s’étend sur 1 150-1 560 hectares ce qui limite la production à environ 25 000 – 28 000 hectolitres par an. Le vignoble de Banyuls existe depuis 1285 lorsque des chevaliers Templiers décident de planter des vignes dans…

8 décembre 2015

Dans « Cuisine et vins »

Vins du Rhône - Rasteau

Vins du Rhône – Rasteau

On connaît beaucoup les vins du Rhône pour leurs bons et grands rouges, ainsi que pour le Muscat de Beaumes-de-Venise mais on connaît bien moins les vins doux produits non loin d’Avignon. Or, si les Rasteau n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Roussillon, Banyuls et Maury, ils n’en valent…

28 février 2014

Dans « Non classé »

18 mars 2011
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Histoire & Culture

Prophétie de saint Pie X sur la France…

by Jérôme 16 mars 2011

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation.

Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la Gloire Céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses Fils, qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les Tabernacles répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes Divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une Lumière Céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma Fille, pourquoi Me persécutes-tu ? ». Et, sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus, que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même » . Et elle, tremblante, étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? ». Et Lui : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille Aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la Terre ».

Allocution du 29 novembre 1911

http://www.laneuvaine.fr/

16 mars 2011
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Histoire & Culture

La Bataille des Vosges (1944) – Seconde partie

by Jérôme 15 mars 2011

2 – OPÉRATION « DOGFACE » : L’ASSAUT DU VIth US CORPS

 1 – Le nettoyage de la partie nord de la Forêt de Champ

– Devers, Patch et Brooks sont tous trois d’accord pour atteindre la Meurthe et Saint-Dié le plus vite possible. L’assaut du VIth US Corps (nom de code « Dogface ») démarre le 23 octobre. La 45th Infantry Division d’Eagles ouvre la danse et traversant la Mortagne durant la matinée. En dépit d’une certaine résistance, le 180th Infantry Regiment du Colonel Robert L. Dulaney franchit la rivière aux prix de 100 hommes perdus sur le coup de 07h45 et s’enfonce de moins d’un km dans la Forêt de Rambervillers. Le 180th Infantry est aussitôt suivi par le 179th Infantry du Lt.Col. Preston G. Murphy. Le 25 octobre, plusieurs patrouilles de l’aile droite de la 45th Division rencontrent des éléments du flanc gauche de la 36th Division. Les deux régiments de tête d’Eagles obliquent alors vers le Nord en nettoyant la forêt de Rambervillers des quelques éléments de la 16. Volks-Grenadier-Division qui s’y trouvent.

– Le 25, le 157th Infantry du Colonel Walter P. O’Brien se joint à l’attaque en traversant la Mortagne à Autry avant d’avancer vers le nord-est et permettant au 120th Combat Engineer Battalion d’établir un pont de 40 tonnes sur la rivière.
Durant la journée du 26 octobre, la 45th Division s’enfonce dangereusement dans la charnière des 16. VGD (nord) et 21. PzDiv. (sud) et en coopération avec les 3rd et 36th Division, entame l’isolement de la 16. VGD d’Ernst Häckel au centre de l’attaque américaine.

– Sur le flanc sud de la 45th Division, la 3rd « Rock of the Marne » entame son avance le 23 vers Les Rouges-Eaux, le long de la N-420, avec le 15th Infantry Regiment du Lt.Col. Hallett D. Edson au nord et le 7th Infantry du Colonel Ben Harrell au sud.  Progressant dans un terrain difficile, les « Dogface soldiers » de John W. O’Daniel doivent combattre durement pour dégager un point fortifié allemand dans la Forêt de Champ, à l’est de la D-7. Pendant ce temps, parti du secteur du Tholy, le 30th Infantry du Colonel Lionel G. McGarr rejoint le reste de la Division le 25. Placé juste derrière le 15th Infantry, le 3/30th contourne le point fort allemand et coupe la D-7 et progresse de 1,3 km environ dans les sentiers boisés. Pendant ce temps, le Colonel McGarr envoie ses deux autres bataillons dans la brèche sur le flanc droit de la 16. VGD. Profitant alors de son avantage, McGarr envoie l’un de ses bataillons au nord de la D-32, tandis que les deux autres avancent rapidement vers le Bois Magdeleine.
Mais si le 30th Infantry avance rapidement, le 7th Infantry de Harrell rencontrent une plusi vive résistance le long de la N-420 et se retrouve stoppé quelques kilomètres au nord des Rouges-Eaux défendu par le Grenadier-Regiment 933 de la 338. GrenDiv.

Major.General Edward H. Brooks

Major.General Edward H. Brooks

Insigne de la 45e Division d'Infanterie Américaine

Insigne de la 45e Division d’Infanterie Américaine

William W. Eagles

William W. Eagles


– Ceci dit, l’avance soudaine du VIth US Corps surprend complètement les allemands, menaçant de séparer le LXXXIX. Armee-Korps de Werner Freiherr von Gilsa au nord du LXIV. AK de Lasch au sud. Hermann Balck et Friedrich Wiese tentent alors de remédier à cette situation difficile. Pendant la nuit du 23-24 octobre, le commandant de la 19. Armee ponctionne le Grenadier-Regiment 933 dans le secteur du IV. Luftwaffe-Feld-Korps pour boucher le trou entre la 16. VGD (LXXXIX. AK) et la 716. Infanterie-Division d’Ernst von Bauer. Mais lorsque l’avance américaine vient à élargir encore d’avantage la brèche entre les LXXXIX et LXIV. AK, Wiese n’a d’autre choix que d’y expédier l’Aufklärungs-Abteilung 602 (reconnaissance), ainsi que les Heeres-Gebirgs-JÄger-Bataillonen 201 et 202 depuis Saint-Dié. Ces unités viennent alors renforcer la défense sur la N-420 et la Forêt Domaniale de Champ. Il y a urgence, car la 16. VGD – déjà mal en point depuis le mois de septembre – menace de s’écrouler. Et la seule force d’opposition encore bien constituée, la 106. Panzer-Brigade de Bäcke basée alors au nord de la Forêt de Rambervillers. Mais Wiese est réticent à envoyer l’unité en soutient direct des 16. VGS et 21. PzD, préférant plutôt la maintenir en réserve tactique si les Américains atteignent la Meurthe via  les D-7 et D-32.

– Pour l’heure, la pression du VIth Corps s’accentue encore sur les éléments de la 19. Armee. Le 27 octobre, les 157th et 179th Infantry Regiments poussent leur effort vers le nord-est et l’est (1,3 km). Le 157th maintient son contrôle de la D-32 pendant que le 179th avance vers La Bourgonce. Le 28, le 180th Infantry se positionne le long de la N-59A et les trois Régiments traversent la D-32 pour foncer vers Raon-l’Etape. Même si les hommes d’Eagle rencontre une résistance acharnée ici et là, ils sont bientôt victime de leur succès puisque la logistique divisionnaire ne peut que suivre lentement dans les chemins forestiers transformés en bourbier par les pluies d’automne.

– Cependant, Wiese replie la 21. PzD sur Rambervillers et la 16. VGD près de la Bourgonce. Le commandant de la 19. Armee décide alors de sortir la 716. ID de son secteur calme au sud-ouest de Bruyères pour l’envoyer au nord combler le vide entre les 21. PzD et 16. VGD. Il décide en outre de raccourcir son périmètre défensif sur l’ensemble de la Forêt Domaniale de Champ (La Bourgonce, le Col du Haut-Jacques, Les Rouges-Eaux) et jusqu’à Biffontaine, afin d’interdire le passage de la Meurthe et l’accès de Saint-Dié aux divisions de Brooks. Il ordonne aussi à la 21. PzD et à la 106. PzBrig de retirer leurs éléments blindés à l’arrière pour servir de réserve tactique. Cette décision est d’autant plus sage que les contreforts vosgiens et les monts culminant à partir de 650 m ne se prêtent guère à l’emploi des chars. Seulement, les décisions de Wiese arrivent trop tard pour sauver la situation de la 16. VGD de Häckel. En effet, le 30th Infantry Regiment de McGarr s’est déjà enfoncé profondément dans le Bois Magdeleine, amenuisant les chances de la 16. VGD d’établir une solide ligne de défense. Pire encore, von Gilsa et Wiese manquent cruellement d’informations sur la situation de la division.

Insigne de la 3e Division d'Infanterie Américaine "Rock of the Marne"

Insigne de la 3e Division d’Infanterie Américaine « Rock of the Marne »

John W. "Iron Mike" O'Daniel

John W. « Iron Mike » O’Daniel

– N’ayant cure des soucis de Friedrich Wiese, le Major.General William W. Eagles planifie une rapide percée de la Forêt de Ramberviller. Sur la gauche de la Division, le 117th Cavalry Squadron avance à quelques distances au nord-est de Rambervillers sans rencontrer d’opposition mais la sécurisation du flanc de la 45th « Thunderbird » l’empêche d’avancer trop vite. Cependant, le mouvement des trois régiments d’Eagles est soigneusement mesuré mais l’avance de la division reste sûre. Le 180th Infantry de Dulaney traverse la D-32 le 30 octobre après être venu au bout d’une forte résistance ennemie et atteint la N-59A. Au centre, le 157th Infantry d’O’Brien marche pendant plusieurs kilomètres au nord de la D-32 sur le plateau dominant la Bourgonce, devant ainsi le 15th Infantry de la 3rd Division qui connaît une avance plus lente.

– Au centre, la 3rd Division progresse plus difficilement vers Saint-Dié. Ainsi, le 15th Infantry d’Edson passe toute la journée du 27 octobre à nettoyer le tronçon de la D-7 dans le secteur de La Bourgonce pour relever les unités du 30th Infantry le 30. Mais un groupe mixte de la 716. ID s’en prend par surprise au flanc sud de La Bourgonce, capturant et tuant quelques soldats du 141st Field Artillery Battalion. Mais l’intervention des 15th  et 30th Infantry, aidés par des éléments du 7th Infantry repousse les assaillants. Dans les jours qui suivent, les régiments américains doivent repousser des infiltrations d’éléments du Heeres-Gebirgs-Jäger-Bataillone 201. La situation est beaucoup plus difficile pour le 7th Infantry du Colonel Harrell.
Pendant une semaine de violents combats, le Régiment ne parvient pas à dégager la N-420 et atteindre le sud du Col du Haut-Jacques. Toutefois, le 30th Infantry réussit à consolider ses positions dans le Bois Magdeleine le 28 octobre et peut envoyer plusieurs de ses éléments à l’est de la Cote 616 qui domine le Col du Haut-Jacques. Mais celle-ci est transformée en bastion par l’ennemi, contraignant Eagles et O’Daniel à demander l’assistance de la 36th Division de Dahlquist.

Soldats "Nisei" au repos

Soldats « Nisei » au repos

2 – Bruyères : le « Bataillon perdu » et la gloire sanglante des « Nisei »

– Pendant que les 3rd et 45th Infantry Divisions progressent vers Raon-l’Etape et Saint-Dié, les soldats texans et de l’Oklahoma de la 36th Infantry Division sont chargés de nettoyer la partie sud de la Forêt Domaniale de Champ et la Forêt de Belmont-les-Poulières, tenu par des éléments de la 338. GrenDiv. On y trouve les monts gréseux nommés Vieille Corre, Het, Tête de Chétimont et Tête de Louvière.

– Dès le 18 octobre, la 36th Infantry Division investit le Massif de Faîte et investit la ville de Bruyères par le nord-ouest et le sud-est, ramassant 143 prisonniers environ. Ils ont la surprise d’y trouver, outre des Polonais et des Yougoslaves, quelques Indiens de la SS-Freiwillige-Legion « Freies Indien ». Toutefois, Bruyères n’est pas entièrement sécurisée car les Allemands contrôlent les sommets de Buémont (Cote A) et Pointhaie (Cote C). Le 23 octobre les AJA ou « Nisei » du 100/442nd RCT du Colonel Virgil R. Miller s’enfonce de quelques kilomètres dans la Forêt de Bruyères et s’empare de Biffontaine par le sud, tout en s’emparant des Cotes C et D, toujours menacées par les tirs allemands. Mais dans la nuit du 19, la Cote D est aux mains des soldats américano-japonais. Mais Dahlquist ordonne aux 1 et 2/442nd RCT de prendre une voie de chemin de fer sans nettoyer les abords de la Cote D. Les Allemands en profitent et reprennent ce sommet le 20 octobre et la Colline C. Miller envoie alors les anciens de Cassino du 100th Battalion reprendre la Cote C. La mission est remplie aux prix d’un furieux engagement qui coûte 100 hommes aux Nisei. Mais suite à une nouvelle contre-attaque allemande, le 100th Battalion se retrouve encerclé une fois de plus à l’est de Biffontaine le 24 octobre. Il est heureusement dégagé par l’intervention 3/442nd qui permet de sécuriser définitivement le village.

Insigne de la 36e Division d'Infanterie Américaine

Insigne de la 36e Division d’Infanterie Américaine

John E. Dahlquist

John E. Dahlquist

– Simultanément, en dépit des réserves émises par son état-major et ses Colonels, John E. Dahlquist ordonne au 141st Infanty Regiment du Colonel Carl E. Lundquist de nettoyer les Cotes 624 et 625 au sud-est de Biffontaine, afin d’ouvrir l’accès vers Saint-Dié. Mais les officiers du 141st Infantry ne disposent pas de cartes d’état-major détaillées et les quatre compagnies du 1st Battalion s’égarent sur la Cote 645 et se retrouvent pris sous le feu de 700 Grenadiere du Gren.Regt. 933. Le 24 octobre, après un violent tir de barrage, les Allemands lancent une contre-attaque dans les secteurs des Cotes 624 et 625 et isolent le 1/141st que l’on surnomme bientôt le « Lost Battalion » (le « bataillon perdu »), même s’il peut toujours communiquer par radio avec le reste de la Division. Mais 241 autres hommes de la même unité résistent sur la Cote 645. Très vite la presse de guerre américaine en relaie l’histoire qui fait l’objet d’une intervention de Sénateurs qui en réclament le dégagement. Mais il semble que les Allemands n’aient pas eu conscience de la situation du 1/141st en raison de l’épaisseur des bois et du terrain.

– Le 25 octobre, le 2/141st réussit à atteindre de haute-lutte la Cote 645 et y dégage les quelques 200 rescapés du 1/141st. Au nord, le 3/141st tente de chasser les Allemands des Cotes 624 et 625 mais il est lui aussi bloqué par une forte résistance. Du côté du « Lost Battalion », 36 hommes essaient de rallier les lignes de la 36th Division mais il tombe dans une embuscade et seulement 5 soldats réussissent à atteindre la Cote 645. Sans reconnaître sa décision hâtive, Dahlquist décide de relever le Colonel Lundquist par son chef d’état-major, le Colonel Charles H. Owens.

– Dahlquist décide alors d’envoyer le 442nd RCT de Miller à la rescousse. Bien que fatigués par neuf jours de combats, les « Nisei » repartent au front. Pendant ce temps, le commandant du « Lost Battalion » demandent d’effectuer une sortie en force. Dahlquist reguse.
Le 28 octobre, les courageux américano-japonais s’élancent à l’assaut dans les bois et dans un brouillard à couper au couteau. Les combats sont durs et les Nisei ne progressent que lentement contre le Heeres-Gebirgs-Jäger-Bataillone 202. Mais ils réussissent à capturer 90 soldats de cette unité, dont le commandant même. Le 29 octobre, des P-47 du 371st Fighter Bomber Group (Colonel Bingham T. Kleine) parachutent des munitions, des batteries de radio, des médicaments et des rations-K au « Bataillon perdu ».

Insigne du 442nd RCT

Insigne du 442nd RCT

– Du 29 au 30 octobre, le 442nd RCT bataille encore très durement en accusant de lourdes pertes pour dégager le bataillon perdu. Le 30, les Nisei sont à 900 m des 230 derniers soldats du 1/141st alors bloqué sur le flanc de la Colline du Trappin. Le 30 octobre, les Americano-japonais délivrent enfin les derniers soldats du « Bataillon perdu ». Mais Virgil R. Miller doit amèrement faire le décompte de son unité ; 800 hommes sur 4 400 ont été tués ou blessés (soit 1 pour 5.5). Ceci-dit, Dahlquist lui ordonne de sécuriser la Forêt de Bruyères. Neuf jours de combats lui sont encore nécessaires avant d’être relevé par le 143rd Infantry du Colonel Paul D. Adams. La situation est pire du côté du 141st Infantry. Son 1st Battalion ne compte plus que 490 hommes sur les 800 réglementaires et 600 autres hommes doivent être renvoyés à l’arrière.

– La rancune envers Dahlquist et son commandement expéditif sera longtemps tenace parmi les hommes du 442nd RCT, y compris de la part du Colonel Miller. L’épisode du passage en revue est connu. Dahlquist demande à Miller de rassembler son unité pour la féliciter. Alors, sous la neige et devant les caméras des correspondants de guerre, Miller fait aligner ses Nisei en laissant volontairement les rangs des tués et blessés inoccupés. Furieux devant ce qu’il croît être de l’indiscipline, Dahlquist sermonne Miller :
« – Colonel, je vous ai demandé de réunir tout votre régiment, où est-il ? » Tentant de contenir ses larmes, Miller répond sèchement à son supérieur :
– Mon Général, voilà TOUT CE QUI RESTE de mon régiment ».

– Le 100/442nd RCT sera placée en repos durant le mois de novembre. Il quittera les Vosges début 1945 pour rejoindre le Front Italien où il se distinguera encore. Il reste aujourd’hui l’unité la plus titrée en Purple Hearts de l’US Army.

– Du côté du VIth Corps, Brooks doit alors reconnaître que la percée dans les Vosges va s’avérer beaucoup plus difficile en raison du mauvais temps et des difficultés du terrain.

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