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Jérôme

Jérôme

Rédacteur en chef, passionné par le voyages, la culture et aussi les sujets un peu moins terre à terre

Histoire & Culture

Brève – 5 mai 1821 : Mort de Napoléon à Sainte-Hélène

by Jérôme 15 mars 2011

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5 mai 1821; Mort de Napoléon 1er

Le premier empereur des français, Napoléon 1er, s’est éteint le 5 mai 1821 sur l’ile britannique de Saint Hélène, au beau milieu de l’océan atlantique.

5 mai 2012

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25 janvier 1844 : Mort du Maréchal Henri Gatien Bertrand

25 janvier 1844 : Mort du Maréchal Henri Gatien Bertrand

Né en 1773 à Châteauroux, élève au Lycée Militaire de la Flèche, il sert dans l’Armée d’Italie et se distingue à Aboukir quand, blessé à la tête, il remplace son Commandant de Brigade et charge les Mamelouks. Il devient ensuite aide-de-camp de Napoléon et le suivra partout d’Austerlitz à Sainte-Hélène,…

15 janvier 2013

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Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Fils d’un capitaine de la Cavalerie royale (Régiment Conti-Cavalerie), Louis Charles-Vincent-Joseph Le Blond de Saint-Hilaire voit le jour à Ribemont dans l’Aisne le 4 septembre 1766. Suivant l’exemple de son père, il entre dans la carrière des armes dès onze ans comme cadet au Conti-Cavalerie en 1777 et y reste…

5 juin 2015

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15 mars 2011
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Histoire & Culture

6 mars 1204 : Prise de Château-Gaillard par Philippe Auguste

by Jérôme 13 mars 2011

– Cet épisode nous est parvenu à travers les lignes de « La Philippide », chronique apologétique du septième Roi capétien rédigée de la plume de Guillaume Le Breton. Construite au-dessus des Andelys (actuel département de l’Eure) par Richard Cour de Lion en 1198 afin de surveiller les accès au Duché de Normandie par le cours de la Seine.

– En 1200, avec la signature du Traité du Goulet, Philippe Auguste put s’emparer du Vexin Normand mais
sans Château-Gaillard.
En septembre 1203, avec la reprise de la Guerre contre Jean Sans Terre* frère de Richard, le Roi de France, ses chevaliers et ses piétons marchent sur le Duché de Normandie. En septembre, Philippe s’est déjà emparé de l’Île Andelys et du château de Vaudreuil, ce qui lui assure le contrôle quasi-total du cours de la Seine. Et seul le Capitaine anglais Roger de Lacy (ou Lasey) conserve Château-Gaillard… de manière assez inutile. Il a en outre fait évacuer les femmes et les enfants des Andelys

– Certes, Philippe pourrait se passer d’un assaut contre la forteresse mais en véritable « professionnel de la propagande royale », il décide d’assiéger la forteresse avec son Ost. Les hommes du Roi de France creusent un double fossé de circonvallation (hors de portée des archers anglais) et dressent quatorze beffrois. Tout ravitaillement (promis par Jean Sans Terre) est impossible. Par conséquent, bon nombre de défenseurs succombèrent au froid et à la faim.

– En février 1204, estimant les Anglais de Lacy suffisamment épuisés, Philippe Auguste décide de lancer l’assaut. Les troupes menées par le mercenaire Lambert Cadoc creusent des sapes qui font s’écrouler un pan de muraille de la première enceinte, forçant Lacy et ses hommes à se replier sur la seconde enceinte. Un chevalier nommé Pierre de Bogis et quelques-uns de ses compagnons parvient à se hisser à une échauguette…par les latrines. Bogis fait abaisser le pont levis alors qu’un second pan s’écroule. La forteresse de Château-Gaillard tombe presque aussitôt avec ses 200 défenseurs.

– Philippe Auguste n’aura ensuite plus qu’à parachever sa conquête du Duché de Normandie.

* Philippe Auguste se trouvait en guerre contre Richard Coeur de Lion, ce dernier ayant été tué lors du siège du Châlus dans le Limousin (1199). Le prétexte pour relancer la guerre contre les Plantagenêts fut l’assassinat d’Arthur de Bretagne (selon les « Annales de Margram ») par son oncle Jean Sans Terre. Philippe ne tardant pas à présenter le Roi d’Angleterre comme un homme impitoyable et sans honneur n’ayant pas respecté les règles de la Chevalerie. Pour le Roi de France, il fallait donc punir Jean.

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

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Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

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Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

27 avril 1404 : Mort de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne

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– Né le 17 janvier 1342 à Pontoise, quatrième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, frère de Charles V Roi de France, de Louis d’Anjou et de Jean de Berry, Philippe dit Sans Terre s’illustre à la bataille de Poitiers (19 septembre 1356) en combattant aux…

27 avril 2015

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13 mars 2011
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Histoire & Culture

23 août – 20 septembre 1944 : Bataille de Brest

by Jérôme 9 mars 2011

Dans la foulée de la libération des ports de Bretagne par le VIIIth Corps américain de Middleton (IIIrd US Army) a libéré la quasi-totalité de la région avec l’aide des FFI et FTP bretons.
Saint-Malo est tombée le 17 août mais conformément aux ordres d’Hitler, le General der Artillerie Wilhelm Fahrmbacher a replié les éléments de son XXV. Armee-Korps sur les deux derniers grands ports bretons qui ne sont pas encore tombés aux mains des Américains et qui abritent les grandes bases de U-Boote qu’Hitler et Dönitz veulent sauver ; Brest et Lorient (bien que les sous-mariniers du Reich ont beaucoup perdu en capacité opérationnelle depuis la grande année 1942).
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Seulement, cela a contraint Fahrmbacher à scindé ses forces en deux. S’il conservera la haute-main sur les troupes allemandes enfermées dans Lorient jusqu’au 9 mai 1945, il doit laisser la défense de Brest à Hermann-Bernhard Ramcke, commandant de la 2. Fallschirmjäger-Division (parachutistes) qui, au passage, le déteste cordialement.

1 – FORCES EN PRÉSENCE 

– Juste avant le 25 août 1944, Brest est défendu par près de 40 000 hommes répartis entre Heer, Luftwaffe et Kriegsmarine. On y trouve les éléments des 266. et 343. Infanterie-Divisionen commandées respectivement par Hans Junck et Erwin Rauch. Ces deux divisions – à l’effectif réduit de 8 000 hommes environ chacune – sont considérées comme faible et composées de réservistes peu motivés, ainsi que d’Osttruppen russes,  ukrainiens et turkmènes dont la combativité s’avère douteuse. En revanche, l’ossature de la défense est composée par la 2. Fallschirm-Jäger-Division d’Hermann-Bernhard Ramcke. Ancien engagé dans la Kriegsmarine en 1914, blessé dans les Flandres en 1918, Ramcke a rejoint les parachutistes allemands à leur création et s’y est taillé une remarquable réputation, ayant à son actif le saut sur la Crète en 1941 et la bataille d’El-Alamein où il a commandé la 150. Fallschirm-Brigade. Formée de jeunes volontaires bien conditionnés et instruits par d’anciens officiers et sous-officiers des campagnes de 1940, des Balkans et de Russie, la 2. Fallschirm-Division est une unité bien notée qui a connu l’expérience du feu sur le Front de l’Est. Et les jeunes guerriers ne tarissent pas de termes dépréciatifs pour qualifier leurs collègues des divisions statiques qu’ils surnomment les « visages pâles ». Cependant, la Division a dû se séparer de son Fallschirm-Regiment 6 du non moins célèbre Oberst von der Heydte parti combattre en Normandie dès le Débarquement. Pour ses effectifs d’infanterie, elle ne dispose donc plus que du Fallschirm-Regiment 2 (Erich Pietzonka) et du Fallschirm-Regiment 7 (Hans Kroh).
Ramcke commande prend aussi sous son commandement les personnels administratifs des trois armes qui sont restés dans Brest, ainsi que les artilleurs et personnels de la Kriegsmarine.

Insigne de la 2. Fallschirmjäger-Division

Insigne de la 2. Fallschirmjäger-Division

Hermann-Bernhard Ramcke

Hermann-Bernhard Ramcke

– Les défenseurs allemands peuvent aussi compter sur l’important réseau fortifié français remanié et renforcé depuis 1942 par l’Organisation Todt pour protéger la base sous-marine. La Festung (forteresse) « Brest » est donc connectée à un réseau de batteries d’artillerie de divers calibres protégeant les accès terrestres et maritimes de la ville. On trouve donc plusieurs batteries sur les Presqu’îles de Crozon et de Plougastel, dont des canons lourds de 280 mm. Sauf que toute une gamme des pièces d’artillerie réunies par la Heer et la Kriegsmarine est un armement de prise. En effet, comme sur l’ensemble du littoral atlantique, les Allemands disposent de tout un arsenal de bouches à feu de provenance française, tchèque, belge et même soviétique. Ceci ne facilite aucunement l’approvisionnement en munitions car les calibres sont sans cesse différents et les stocks sensiblement limités, surtout depuis l’exploitation de la percée d’Avranches par les forces de Patton. Enfin, Brest dispose est aussi fortement défendue par l’artillerie antiaérienne (FlaK), très concentrée dans et autour de la cité portuaire.

– A l’intérieur, les défenseurs peuvent toujours compter sur les remparts couvrant l’ancien quartier militaire des deux côtés de la Penfeld. Bâtis par Vauban durant le règne de Louis XIV, ils mesurent 10 m de haut. Les approches de Brest sont aussi garnies de nids de mitrailleuses, de champs de mines, de fossés antichars et d’obstacles.
C’est donc une noix visiblement dure à casser qui se présente devant les Américains. Une noix dure qui va nécessité près de trois semaines de combat.

– Les troupes du Lieutenant.General Troy H. Middleton vont donc devoir mener une guerre de siège, exercice auquel les troupes américaines ont dû se formaliser depuis le Débarquement de Normandie. On se souvient du siège de Cherbourg (Opération « Sledgehammer ») et de celui de Saint-Malo, chacun réglé en moins d’une semaine. Mais cette fois, les combats risquent de durer plus longtemps. C’est pour cela que Middleton compte utiliser activement son artillerie. Malheureusement, en raison de l’étirement des lignes américaines, les stocks d’obus du VIIIth se retrouvent considérablement rationnés. Il peut donc compter sur les 12 Field Artillery Battalions répartis au sein de ses divisions (obusiers de 105 et 155 mm), ainsi que sur les 10 FAB qu’aligne son VIIIth Corps (artillerie lourde) bientôt portés à 18. Le général américain compte aussi sur l’appui fourni par la Royal Air Force et les pièces lourdes du cuirassé britannique HMS « Warspite ».

Troy H. Middleton

Troy H. Middleton

– Le plan de Middleton est d’abord d’isoler Brest par le nord et le sud en s’emparant de Crozon et des batteries situées sur la côte sud-ouest de la rade. Pour conquérir Brest, il dispose de trois divisions d’Infanterie. La 8th Infantry Division du Major.General Donald A. Stroh engagée dès la fin du mois de juillet dans le Cotentin mais aussi des aguerries 2nd « Indian Head » de Walter M. Robertson – Division ayant connu la bataille de Saint-Lô  – ainsi que la célèbre la 29th « Blue and Gray » (Charles H. Gerhardt), celle d’Omaha Beach, de Saint-Lô et de Vire. Chaque division d’infanterie bénéficie de l’appui de Chemical Mortars Battalions, d’un Tank Battalion.
A cela, il faut ajouter les 2nd et 5th Rangers Battalions (infanterie d’élite) commandés respectivement par les Lt.Col. James E. « Bud » Rudder et Max Schneider ; le premier s’étant illustré lors de l’assaut de la Pointe du Hoc et le second ayant lui aussi connu le carnage d’Omaha Beach. Les deux bataillons ayant pu compléter et ré-entraîner leurs effectifs après une période de repos dans la région de Barneville-Carteret. Enfin, pour le combat urbain, Middleton reçoit l’apport du 141st Royal Armoured Corps britannique détaché de la 79th Armoured Division. Il s’agit d’une unité blindée spéciale car formée de chars Churchill Mk V « Crocodile » dotés de lance-flammes.

2nd Division Troops move through a devastated area near Brest
2 – L’ASSAUT CONTRE CROZON

– Le 21 août, Middleton ordonne au Major.Generals Robertson et Gerhardt de former chacun une Task Force à partir de leur division respective afin d’isoler Plougastel et Crozon. La Task Force « A » est donc constituée à partir d’éléments de la 29th Division, pendant que la Task Force « B » est constituée à partir du 38th Regimental Combat Team et commandée par le Colonel Ralph W. Zwicker. Les deux unités combinés devant agir de concert avec les 2ndet 5th Rangers.

–  L’attaque démarre le 23 août avec l’appui du HMS « Warspite » qui pilonne les batteries allemandes du Conquet et de la Pointe Saint-Mathieu. Après plusieurs combats, la Task Force B réussit à mettre le pied dans la Presqu’Île de Plougastel et à conquérir la Cote 154 qui permet d’observer le port et Crozon. Les Allemands vont alors résister avec acharnement pendant sept jours de plus.
Ce succès permet alors à Middleton d’envisager l’assaut direct sur Brest dès le 25 août. Il place alors ses forces comme suit : 2nd Division à l’ouest sur la ligne Landerneau – Guipavas – Saint-Marc) ; la 8th de Stroh au centre sur la ligne Gouesnou – Lambézellec et enfin, la 29th sur la ligne Saint-Renan – le Conquet – Quartier de Recouvrance.

Insigne de la 2nd US Infantry Division

Insigne de la 2nd US Infantry Division

Insigne de la 8th Infantry Division "Golden Arrow"

Insigne de la 8th Infantry Division « Golden Arrow »

Insigne de la 29th US Infantry Division "Blue and Gray"

Insigne de la 29th US Infantry Division « Blue and Gray »

– L’assaut sur Crozon démarre plus tardivement, dès le 1er septembre. La Task Force A  qui est chargée de la mission d’isoler la presqu’île dispose d’éléments des Rangers, de blindés légers du 86th Cavalry Reconnaissance Squadron, de mortiers du 82nd Chemical Mortars battalion et de la C Company du 480th Light Anti-Aircraft Artillery Battalion (artillerie antiaérienne légère). Pendant près d’une semaine, cette force combinée s’emploie à nettoyer Crozon, s’emparant successivement du Menez Hom (le point culminant des Monts d’Arrée). Pendant ce temps, la Task Force « S » – nouvellement formée – commandée par le Brigadier.General Leroy H. Watson (commandant en second de la 29th Division) s’enfonce dans Crozon sur 3 km pour attaquer la Presqu’Île du Conquet. Avec l’aide du 2nd Rangers, Watson réussit à s’emparer de Trébabu sur la route Le Conquet – Saint-Renan. Le 9 septembre, la Task Force S et les Rangers s’emparent de Lochrist.
Rejointe par la 8th Division et le 2nd Rangers de Rudder le 15 septembre, la Task Force A avance vers l’ouest de Crozon. Si la 8th peine sur des défenses bien établie, la TF A finit par s’emparer de Guennantec tout à l’est de la presqu’île le 17 septembre. Le 19, le 13th Infantry du Colonel (rameuté depuis Brest quelques jours auparavant) réussit à s’emparer de Quelern et de la Pointe des Espagnols. Le 20, la Task Force A s’empare de Pont-Croix à l’Ouest de Douarnnenez. Enfin, les Rangers de Rudder s’assurent le contrôle de l’Île Longue. Crozon est donc définitivement nettoyée.

3 – L’ASSAUT CONTRE LE PORT

– L’assaut démarre le 26 août avec l’appui des obusiers Howitzer et « Long Tom ». Seulement les fantassins américains rencontrent une vive résistance de la part des parachutistes qui tiennent fermement le terrain et causent de sérieuses pertes aux GI’s. Le 26 août, le 175th Infantry Regiment (29th Division) du Colonel William C. Purnell réussit à progresser et à sectionner les lignes de communication entre les défenseurs de Brest et les batteries sud-ouest. Seulement, la brume fait son apparition obligeant les appareils du RAF 2nd Tactical Group à réduire leur sortie, ce qui réduit le rythme de progression de Middleton.

– Le 1er septembre, Middleton relance son assaut avec l’appui des bombardiers Hendley-Page « Halifax » et Avro « Lancaster » de la RAF. Mais les parachutistes allemands font preuve de mordant, n’hésitant pas à contre-attaquer sur les positions du 121st Infantry Regiment (8th Division) du Colonel John R. Jeter.
Le 2, la situation commence à évoluer en faveur des Américains le 2. En effet, la 2nd « Indian Head » Division réussit à s’emparer de la Cote 105 au sud-ouest de Guipavas qui domine la route Brest-Landerneau. Mais le secteur d’Elorn est là encore, le secteur est fermement tenu par les Allemands et les Américains marquent le pas. Cependant, au centre, la 8th Infantry Division de Stroh réussit à s’emparer de la Cote 80 évacuée par l’ennemi.

– Après une pause afin de reconstituer les stocks de munition de ses unités, Middleton relance l’assaut contre la ville le 8 septembre. Après une violente préparation d’artillerie contre l’agglomération brestoise, les trois divisions américaines repartent à l’attaque à 10h00. La 2nd Division de Robertson combat durement pour enlever les Cote 90 et 105 défendues par des abris en béton. Les officiers américains font venir des canons antichars et les très bons obusiers Howitzer M1A1 de 105 mm qui pilonnent les abris allemands en tir tendus. Après un violent combat, les Américains ramassent 370 prisonniers des Fallschirm-Regte 2 et 7, avec plusieurs officiers dont l’Oberst Kroh remplacé au pied-levé par Stefan Tannert.
Au centre, le 13th Infantry Regiment  (8th Division) du Colonel Robert A. Griffin, comme le 121st progressent de 500-800 mètres durant la matinée face à une sérieuse résistance. Cependant, le 121st parvient à s’emparer de la Caserne de Pontanézen et à s’avancer sur Mesmerrien, 1 kilomètres plus à l’est. Sur la gauche du VIIIth Corps, la 29th « Blue and Gray » de Gerhardt s’emparent successivement de Lambézellec, Loscoat et de la Cote 82 durant la journée. Elle ne perd que 252 hommes mais capture 988 allemands.

– Middleton décide d’avancer. Le 9 septembre, des avancées notables sont accomplies à l’est et au nord de Brest ; la 2nd Division réussissant à accrocher les limites de la ville à l’est. Pendant ce temps, la 8th Division franchit Lambézellec après avoir ramassé 1 000 prisonniers. Plus à l’ouest, le 115th Infantry du Colonel Louis G. Smith avance jusqu’à Penfeld sans rencontrer de résistance.
Le 10 septembre, appuyée par les Sherman du 709th TB, les M10 Wolverine du 705th Tank Destroyers Battalion et par des « Crocodiles » maniés par des équipages britanniques, les 3 Régiments de la 2nd Division entament une série de violents engagements urbains à l’intérieur de Brest transformée en tas de ruines. Comme à Cherbourg, les combats sont menés par des petits groupes agissant en interaction avec des canons antichars, des mortiers et des mitrailleuses.

– Le 10 septembre, au centre, les 13th et 121st Infantry Regiments parviennent eux-aussi au pied des remparts mais échoue à s’en emparer en raison d’un violent tir de mitrailleuses. Middleton fait alors approcher des obusiers de 155 M1 et Long Tom pour effectuer une brèche dans l’édifice. Le tir des bouches à feu parvient à fendre la muraille mais sans entamer la partie inférieure. Toutefois, Middleton ordonne que la 8th Division soit déplacée sur Plouvien, excepté 2 bataillons du 28th Infantry Regiment du Colonel Merrith E. Olmstead (8th Division) qui se retrouve collé 115th sur sa droite pour lancer un assaut en force contre le quartier de Rouvrance. C’est donc à la 2nd Infantry Division qu’incombe la mission de faire pression sur les défenses allemandes au nord, excepté le 9th Infantry Regiment (Colonel Charles J. Hirschfelder) chargée d’occuper la rive est de la Penfeld.

– Le 11 septembre à 23h00, la 29th « Blue and Gray » déclenche une nouvelle attaque qui lui permet de s’enfoncer encore plus profondément dans Brest. Le 115th Infantry parvient à franchir le Fossé Saint-Pierre et à s’emparer de la Cote 97, pendant que la 2nd Infantry Division continuaient son travail de nettoyage des maisons et autres bâtiments du nord de Brest.

– Le 13, le Colonel Reeves officier de renseignement du VIIIth Corps transmet à Ramcke un message lui intimant de se rendre mais l’opiniâtre officier des Fallschirmjäger refuse net. Le même jour, 4 Battalions de la 29th Infantry Division lancent une nouvelle attaque qui permet d’enlever le Fort de Kéranroux et d’isoler le Fort Montbarey. Dans le même temps, venant du sud-ouest, le 5th Rangers s’en prend aux aprpoches du Fort Portzic et, ajoutant ses efforts à ceux de la 29th Division, encercle les Allemands dans ce secteur. Parallèlement, le 116th Infantry Regiment du Colonel Philip R. Dwyer (celui d’Omaha) et le 115th réussissent à gravir la falaise qui domine la base sous-marine. Ce succès permet alors au 115th Infantry de s’empare des hauteurs jouxtant Hildy le lendemain, pendant que les 116th et 175th s’emparent de la Cote 97 qui domine Recouvrance. Dwyer lance enfin ses soldats contre le Fort Montbareu protégé par des abris et des fils barbelés. Les GI’s progressent néanmoins jusque au mur du fort avec le concours des hommes du 121st Engineer Combat Battalion et des « Crocodiles ». Sur la droite, le 5th Rangers met fin à toute résistance au Fort du Portsic.
A l’Est, le 38th Infantry Regiment de Zwicker s’empare définitivement de la partie est du rempart, pendant que le 23rd Infantry du Colonel doit lutter durement contre un parti de Fallschirmjäger pour s’emparer de la gare. Celle-ci tombe le lendemain matin 18 avec 360 prisonniers ennemis et l’extérieur des remparts est totalement dégagé. Un fort parti d’allemands résiste cependant toujours à l’intérieur et repousse un groupe du 38th Infantry tente d’en investir les lieux.

– Du côté de la 29th Division, le 175th Infantry réussit à s’emparer d’un pont sur la Penfeld et à avancer vers la base sous-marine. En même temps, la 2nd Infantry Division parachève nettoyage en neutralisant plusieurs groupes de soldats allemands qui résistent encore en envoyant 2 900 Allemands supplémentaires derrière ses lignes.

– Apprenant la chute définitive de Crozon le 20 septembre, Hermann-Bernhard Ramcke décide de cesser le combat et vient remettre sa reddition au Brigadier.General Charles W. Canham. Pour l’anecdote, Ramcke demande à voir les lettres de créances de l’officier américain, ce à quoi l’ancien colonel débarqué sur Omaha Beach le 6 juin répond en montrant ses soldats : « There are my credentials ! »
38 000 soldats et personnels allemands déposent les armes confirmant la destruction de deux divisions d’infanterie. Pertes inutiles car la fin du siège de Brest prive l’armée allemande à l’ouest d’une bonne unité, la 2. Fallschirm-Jäger-Division, qui aurait pu être bien utile ailleurs.
Brest devient alors une ville martyre de plus en France, la cité portuaire étant détruite à plus de 90 %, laissant la majeure partie de la population sinistrée. Malheureusement pour la logistique américaine, le port est rendu inutilisable par les destructions opérées par les Allemands (ponts sur la Penfeld, cales sèches et quais). De son côté, Troy H. Middleton se voit remettre l’Army Dinstinguished Service Medal with Oak Leaves* des mains de Patton pour sa conduite des opérations en Bretagne.
* Feuilles de chêne

Sources :
– Rapport d’Opération du VIIIth Corps pour la bataille de Brest
– BLUMENSON Martin : Liberation. The official history of US Army
– FLOCH Henri & LE BERRE A. : L’Enfer de Brest, Heimdal

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Histoire & Culture

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

by Jérôme 7 mars 2011

La capture de Jeanne d’Arc, Adolf Alexander Dillens, 1850, Musée de l’Hermitage, Saint-Pertersbourg.

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ».

Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée vers l’avenir », expression qui me semble bien refléter la ligne éditoriale de ce blog, qui n’a pas d’autre but que de faire découvrir, au plus grand nombre, le génie de notre pays et de sa civilisation.

Je tiens à remercier vivement « Eudes Turannel », rédacteur principal de ce blog, qui nous transmet, avec toujours autant de fidélité et de générosité, sa passion, notamment pour l’histoire militaire et les « grands crus » de notre pays…

Nous remercions tous les lecteurs et contributeurs qui nous soutiennent dans cette aventure que nous comptons poursuivre, d’autant plus dans les temps troublés, et même critiques, auxquels notre pays doit faire face…

Nous nous plaçons une nouvelle fois sous le patronage de sainte Jeanne d’Arc – « patronne secondaire » de notre pays (avec sainte Thérèse de Lisieux) –  figure emblématique de résistance et d’espérance  et bonne incarnation, selon nous, de l’âme de la France…

« Le passé ne nous intéresse pas en tant que tel ( nous ne sommes ni embaumeurs, ni gardiens de musée), mais comme support et matrice de l’avenir. Et si nous veillons sur les racines, c’est par amour pour les fleurs qui risquent de sécher demain, faute de sève. Toute civilisation digne de ce nom se reconnait à la fécondation perpétuelle du présent par le passé. »

Gustave Thibon

Pierre Hemming
Fondateur de FHE

 

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« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

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« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

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Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays… « La Vierge Marie Mère de Dieu, sous…

16 août 2015

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7 mars 2011
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Histoire & Culture

19 janvier 1979 : Disparition de Paul Meurisse

by Jérôme 28 février 2011

Autre grande figure du cinéma populaire des années 1960 avec sa belle allure aussi ténébreuse que placide, Paul Meurisse est resté célèbre aux yeux du public français pour avoir incarné le Commandant Théobald Drommard dans la série de films « Le Monocle ».
paul-meurisse
– Paul Meurisse voit le jour le 21 décembre 1912 à Dunkerque. Décidé à devenir acteur, il monte à Paris en 1936 et débute sur les planches, avant
d’enchaîner les petits rôles au cinéma. Il commence à se faire connaître grâce à Jean Cocteau qui le remarque. On le trouve alors aux côtés d’Édith Piaf dans  « Le bel indifférent ». Pendant l’Occupation, il continue à se produire au théâtre avec Maurice Chevalier mais continue d’apparaître au cinéma dans des films tels « Défense d’aimer » (Richard Pottier) ou « Marie la misère » (Jacques de Baroncelli).

– Mais c’est grâce au film de Marcel Blistène « Macadam » qu’il se fait connaître du public. Ainsi durant les années 1950, on le retrouve à l’affiche de comédies comme de films noirs. Citons : « Ma femme est formidable » (André Hunebelle), « Sergil chez les filles » (Jacques Daroy), « Je suis un mouchard » (René Chanas),
« Les diaboliques » (Henri-Georges Clouzot) face à Simone Signoret et Véra Clouzot et « Le déjeuner sur l’herbe » (Jean Renoir). En même temps, il s’affirme comme grand comédien de théâtre et devient Pensionnaire de la Comédie française en 1956.

– En 1961, Georges Lautner l’engage pour le rôle du Commandant Dromard pour la pastiche de film d’espionnage « Le Monocle noir » où il est flanqué de Robert Dalban. Suivront « L’œil du Monocle » et « Le Monocle rit jaune ». Paul Meurisse enchaîne ensuite divers comédie mais collabore aussi avec Jean-Pierre Melville dans le rôle du Commissaire Blot dans « Le Deuxième souffle » face à Lino Ventura. Les deux grands acteurs se retrouvent dans le chef d’œuvre de Melville « L’Armée des Ombres » où Paul Meurisse tient le rôle de Luc Jardie.

– Il disparaît avec son élégance et son flegme le 19 janvier 1979.

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22 novembre 2013 : disparition de Georges Lautner

22 novembre 2013 : disparition de Georges Lautner

Né en 1926 à Nice, fils d’un pilote de chasse de la Grande Guerre et de la comédienne Renée Saint-Cyr, Georges Lautner passe une jeunesse festive durant l’occupation à côté de ses études à Jeanson de Sailly. – Après la Libération, Lautner se lance dans les études de cinéma et devient assistant-réalisateur de…

22 novembre 2015

Dans « Arts et lettres »

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

Né André Raimbourg dans le village normand de Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime, orphelin de père tué durant la Grande Guerre, il exerce divers petits métiers avant de se lancer dans la chanson et l’opérette durant les années 1930 à Paris. C’est à ce moment qu’il prend le surnom de « Bourvil » en…

23 septembre 2016

Dans « Arts et lettres »

3 avril 1987 : Disparition de Robert Dalban

3 avril 1987 : Disparition de Robert Dalban

Second rôle aussi solide qu’incontournable du cinéma des années 1950-1960, Robert Dalban – de son vrai nom Gaston Barré – voit le jour en 1903 à Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres. Lorsque la famille monte à Paris, le jeune Gaston est attiré par les spectacles. Il commence à jouer dans quelques…

3 avril 2014

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28 février 2011
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Histoire & Culture

Maréchal François de Bonne de Créqui

by Jérôme 27 février 2011

Fils de Charles de Blanchefort de Créqui et petit-fils du Connétable François de Bonne de Lesdiguières, François de Blanchefort de Bonne Marquis de Marines et Maréchal Créqui voit le jour en 1629.

Il commença sa carrière jeune durant la Guerre de Trente Ans et servit fidèlement Louis XIV de la Fronde aux Guerres de Hollande. Il se trouva toutefois en rivalité avec Turenne.

Pendant la Guerre de Dévolution, il est vainqueur en Flandres et en Catalogne contre les Espagnols. Pendant la Guerre de Hollande, s’il est  battu à Consarbrück et Trêves par le Prince Guillaume d’Orange, il prit sa revanche sur les Impériaux à Bouillon, Kokersberg et Fribourg.

Son dernier haut fait d’armes fut la prise de Luxembourg en 1684, lors d’un siège où se distingua Jean Sébastien Le Prestre de Vauban.

Il s’éteint le 3 février 1687.

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François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

Fils de François Ier de Montmorency-Bouteville qui avait été décapité en 1628 sur ordre de Louis XIII pour avoir osé défier le Cardinal de Richelieu en se brettant Place Royale, avec Guy d’Harcourt, François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney et Comte de Luxembourg, combat d’abord très jeune pendant la Guerre…

4 janvier 2017

Dans « Grand Siècle »

Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon, Maréchal de France

Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon, Maréchal de France

Né le 4 décembre 1646 à Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction à Rennes, entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant d’entrer dans la Marine Royale. – Il se distinguera dans les combats navals dans la Guerre…

6 juin 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Grande figure militaire de la seconde moitié du règne de Louis XIV et du début de celui de Louis XV, quelque peu occulté par les Maréchaux de Luxembourg et de Villars, Jacques de Fitz-James Duc de Berwick a contribué nettement au redressement militaire du Royaume durant la Guerre de Succession…

12 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

27 février 2011
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Histoire & Culture

12 juin 1709 : Louis XIV fait publier sa lettre d’appel à l’aide à ses Sujets

by Jérôme 25 février 2011

Replaçons-nous dans le contexte. Suite aux ravages du « Grand Hiver » de 1708-1709 et aux difficultés militaires rencontrés face à une coalition mêlant la Hollande, l’Autriche, l’Angleterre, la Prusse, la Savoie et la Hollande contre son Royaume et l’Espagne, Louis XIV et son Secrétaire aux Affaires Etrangères, Jean-Baptiste Colbert de Torcy entament des négociations avec les adversaires de la France. Si le Roi de France accepte plusieurs conditions d’ordre territorial, il ne peut en accepter une : déclarer la guerre à son petit-fils Philippe V d’Espagne pour le forcer à se retirer du trône d’Espagne. Après avoir sèchement congédié l’ambassadeur anglais, Louis XIV inspiré par Colbert de Torcy, fait rédiger une lettre qui se veut un appel au peuple. Le Souverain y explique à ses Sujets que les puissances ennemies lui imposent des conditions inacceptables et leur demande de l’aider par une véritable mobilisation.

En voici la contenance :

« L’espérance d’une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m’ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu’ils ne jouissent du repos que j’avais dessein de leur procurer.

J’avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j’ai témoigné de facilité et d’envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l’intérêt des princes de l’Empire, ils m’ont également fait voir que leur intention était seulement d’accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s’ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l’intérieur du royaume toutes les fois qu’il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre […].

Je passe sous silence les insinuations qu’ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s’il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d’un simple particulier. Il est contre l’humanité de croire qu’ils aient seulement eu la pensée de m’engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom FRANCAIS.

J’écris aux archevêques et évêques de mon royaume d’exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l’étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu’ils jouiraient de la paix, s’il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu’ils désirent avec raison, mais qu’il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j’aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

Cette lettre sera lue en chaire dans les églises et les cathédrales du Royaume. Le résultat ne se fait pas attendre, les paysans et petits artisans s’engagent dans les rangs de l’Armée royale, pendant que des nobles et des bourgeois vont jusqu’à vendre leur vaisselle pour financer la levée de régiments et la fabrication d’armes.

25 février 2011
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Histoire & Culture

Chroniques du Jour-J : Abbé René de Naurois

by Jérôme 19 février 2011

Avec les commémorations du Jour-J, le Commando Kieffer est à l’honneur dans les médias. Au lieu d’être répétitif, j’ai décidé de vous présenter l’une de ses figures les plus attachantes mais qui reste quelque peu dans l’ombre du « Pacha » ; René de Naurois, l’aumônier des bérets verts français.

René Jacobe de Naurois voit le jour dans le 9e Arrondissement de Paris le 24 novembre 1906 mais il est issu d’une vieille famille agricole de la région de Toulouse. naurois_de Après son Baccalauréat, il étudie les Mathématiques mais se destine à la prêtrise. Après ses études en Lettres et Théologie à l’Université Catholique de Toulouse, René de Naurois effectue une Préparation Militaire Supérieur en artillerie mais se retrouve réformé pour raisons de santé en 1928. Cela ne l’empêche pas d’intégrer l’Ecole d’Artillerie de Poitiers en 1931, interrompant momentanément son Séminaire à Toulouse. Ordonné prêtre par Mgr Jules Saliège (archevêque de Toulouse) en 1936, René de Naurois est envoyé à Berlin comme Aumônier adjoint de la colonie de langue française. Parlant couramment l’allemand, il y découvre avec horreur la doctrine nazie. Mobilisé dans le 93e RA en 1939, le Père de Naurois sert ensuite à l’état-major de la Ire Armée française du Général Blanchard. Démobilisé après la défaite, le Père de Naurois rejoint le diocèse de Toulouse et demande au Cardinal Saliège de pouvoir partir en Grande-Bretagne, ce que le prélat refuse net, expliquant au jeune abbé que son rôle est de rester dans son diocèse. Aumônier universitaire de 1940 à 1942, le Père de Naurois aide Mgr Saliège à sauver des familles juives dans l’Archevêché en animant un noyau de résistants locaux, tout en co-fondant Vérité aux d’Henri Frenay, patron de la Résistance à Lyon. Vérité allant devenir plus tard Combat. Après avoir rejoint le mouvement de résistance Témoignage Chrétien, le Père de Naurois rejoint l’Ecole des Cadres d’Uriage fondée par Pierre Dunoyer de Segonzac. L’établissement a été créé avec l’assentiment ouvert du Secrétariat à la Jeunesse du Gouvernement de Vichy afin de former le corps administratif de l’Etat, mais elle possède la particularité d’être dirigée par un antinazi convaincu classé à droite et d’être un vivier de résistants. Le Père de Naurois s’y fait remarquer par ses prédications et ses enseignements farouchement hostiles au nazisme, ce qui lui vaut d’en être exclu sur ordre de l’Amiral Darlan. Le Père de Naurois revient à Toulouse courant 1942 mais il se sait surveillé par la Gestapo. Après avoir été interrogé par les hommes des Groupes Mobiles de Réserve, l’homme de Dieu décide de quitter la France pour la Grande-Bretagne via l’Espagne franquiste, avec l’accord du Cardinal Saliège. Début 1943, le Père de Naurois arrive en Grande-Bretagne et bien que de santé fragile, se retrouve incorporé comme aumônier au 1er Bataillon de Fusilliers Marins – ou No 4 Commando – commandé par le Capitaine de Vaisseau Philippe Kieffer. Suivant le même entraînement que les jeunes français venus rejoindre l’unité, le Père de Naurois se retrouve à accompagne 176 autres français catholiques, non-croyants, un juif (Dorffsmann), un mulsuman (Bwaffa), de gauche, de droite ou tout bonnement sans opinions politiques. Très vite, le Padre devient un camarade de combat que seul le non-port du fusil et la croix pectorale distingue du reste du Commando. Le mardi 6 juin 1944, seul ecclésiastique français à participer en première ligne à l’Opération Overlord, le Père de Naurois débarque de son LCT avec les autres sur la plage de Sword Beach en face de Ouistreham. Il est là pour les autres, aidant aussi à transporter les blessés. Après le Jour-J, il reste avec le Commando dans les Bois de Bavent jusqu’à la fin de la bataille de Normandie. Le 1er novembre, il est toujours de la partie avec le Commando Kieffer lors de la prise de l’Île de Walcheren. Mais il tombe malade et passe cinq mois dans un hôpital britannique avant de revenir au 1er BFM le 2 mai pour assister à la reddition des troupes allemandes en Hollande. Démobilisé en après l’armistice, il fait comme tout ses camarades et repart en France poursuivre ses activités d’avant-guerre, dans une stricte discrétion. Il enseigne les Lettres à la Faculté Libre de Toulouse, avant d’effectuer des voyages en Afrique en Ornithologie. C’est dans cette matière qu’il obtient un Doctorat qui le fera entrer au CNRS. Il prend sa retraite durant les années 1980. A côté de ses activités, le Père de Naurois revoit régulièrement ses camarades de combat pendant les soixante-ans qui suivent la fin de la guerre. L’Etat d’Israël lui fait un dernier honneur ; être déclaré Juste Parmi les Nations pour son rôle dans le sauvetage des Juifs en France. Titulaire de l’Ordre de la Libération, de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre et de la Military Cross britannique, le Père René de Naurois a rejoint les Cieux en 2006. Il repose aujourd’hui dans le cimetière de l’église de Ranville, auprès du Lieutenant in Second Den Brotheridge, parachutiste, premier soldat britannique tué lors du Débarquement. DSCF0392

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13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

S’il fut l’une des têtes pensantes du Parti Ultra sous la Restauration, ce qui lui valut une forme d’ostracisme historique et mémoriel, Joseph de Villèle, Ministre de Louis XVIII et de Charles X fut une personnalité sans doute plus modérée qu’on ne le pense, partisan d’une politique internationale prudente et…

13 mars 2016

Dans « Grands personnages politiques »

Maréchal Catherine-Dominique de Pérignon

Maréchal Catherine-Dominique de Pérignon

Maréchal d’Empire passé dans l’oubli, Catherine-Dominique de Pérignon voit le jour à Grenade près de Toulouse le 31 mai 1754, au sein d’une famille de notable qui détient des quartiers de noblesses récents. Après de bonnes études secondaires, Catherline-Dominique de Pérignon obtient un brevet de sous-lieutenant et intègre le Régiment des Grenadiers…

25 décembre 2013

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Maréchal Catherine-Dominique Pérignon

Maréchal Catherine-Dominique Pérignon

Maréchal d’Empire passé dans l’oubli, Catherine-Dominique de Pérignon voit le jour à Grenade près de Toulouse le 31 mai 1754, au sein d’une famille de notable qui détient des quartiers de noblesses récents. Après de bonnes études secondaires, Catherline-Dominique de Pérignon obtient un brevet de sous-lieutenant et intègre le Régiment des Grenadiers…

25 décembre 2013

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19 février 2011
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Histoire & Culture

11 novembre : Fête de Saint Martin de Tours

by Jérôme 17 février 2011

Natif de Savaria en Pannonie (actuelle Hongrie) en 316-317, centurion combattant contre les Barbares, d’abord païen, il se convertit au Christianisme en Gaule à Samarobriva (Amiens) après avoir donné la moitié de son manteau (celle qui lui appartenait en propre) à un mendiant. Le Christ lui étant apparu dans un songe peu après pour lui dire qu’il était lui-même le mendiant.

C’est en 356 que, sous l’influence de Saint Hilaire de Poitiers, il choisit la vie érémitique et va s’employer, malgré les épreuves et les querelles théologiques (question de l’Arianisme notamment) à gagner les campagnes (pagi) à la Nouvelle Foi.

Il fondera deux ermitages sur lesquels naîtront les Abbayes de Ligugé et de Marmoutiers.
Sa réputation de sainteté se répandant, il devient Évêque Métropolite de Tours à la mort de Lidoire et s’emploie à rassembler le clergé et les fidèles au nom de l’Unité.Il s’éteint le 8 novembre 397 à Candes (aujourd’hui Candes-Saint-Martin en Indre-et-Loire), après s’être efforcé de réconcilier les clercs des diocèses de Tours et de Poitiers.
Il sera inhumé dans la Basilique de Tours qui porte son nom.Il est Saint Patron de la France, des Soldats, de l’Armée Française et des Maréchaux-Ferrand.

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17 novembre : Fête de Saint Grégoire de Tours

17 novembre : Fête de Saint Grégoire de Tours

De ses véritables triae nominae*, Georgius Florentius Gregorius, Saint Grégoire de Tours naît vers 539 à Urbs Arverna, l’actuel Clermont-Ferrand. Il n’est pas issu de la noblesse franque mais de l’aristocratie provinciale gallo-romaine. Il compte dans ses ascendants des Évêques de Lyon et des Martyrs des premiers temps du Christianisme. Son parcours et ses origines révèlent…

17 novembre 2015

Dans « Figures de l’Eglise »

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

Dans « Non classé »

Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

4 – OBJECTIF L’ALSACE ! L’ATTAQUE VERS LA TROUEE DE SAVERNE 1 – L’attaque des 44th et 79th Divisions – Après la prise de Baccarat par la 2e DB, Wade H. Haislip effectue un changement du dispositif de ses lignes durant la nuit du 11-12 novembre. Durant la nuit, la 79th…

22 novembre 2014

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17 février 2011
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Histoire & Culture

1er septembre 1715 : mort de Louis XIV

by Jérôme 17 février 2011

L’agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août lorsqu’il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly.
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C’est la fin d’un règne de soixante-douze années, dont cinquante-quatre personnelles. Mais la fin du règne est bien moins heureuse que la première moitié. La Révocation de l’édit de Nantes a privé la France d’une élite intellectuelle et financière et le Royaume sort épuisé de la dure Guerre de Succession d’Espagne. Affrontement durant lequel l’Armée Royale a fait face à une coalition des puissances européennes. Guerre marquée aussi par le fameux Grand Hiver de 1709-1710. Même dans la vie personnelle du Souverain et de Versailles, un certain vieillissement se fait sentir (J. Cornette) puisque le Monarque préfère se retirer dans le Grand Trianon et sous l’influence de Madame de Maintenon, mène une vie plus en rapport avec la morale chrétienne. Ainsi, la Cour vit bien moins au rythme des représentations théâtrales et musicales.

– Mais revenons à l’agonie du Souverain. Le 10 août donc, ressentant une forte douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon qui diagnostique d’abord une sciatique mais l’état de la jambe empire. Il s’agit en fait d’une gangrène sénile. Ne tenant pas compte des avis de Mareschal, Fagon préconise au Roi de simples pansements à l’eau-de-vie.

– A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité. Souffrant pendant six jours, il déclare aux membres de sa cour :  « Pourquoi pleurez-vous ? M’avez-vous cru immortel ? »
Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare : « Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d’être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c’est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j’ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l’ai soutenue par vanité. Ne m’imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »


– Le 1er septemre 1715 au Château de Versailles, après s’être confessé, Louis XIV s’éteint à 8h00 à l’âge avancé de soixante-dix-sept ans.

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Louis Hector de Villars Maréchal de France

Louis Hector de Villars Maréchal de France

« Sire, encore une défaite comme ça et nous avons gagné la guerre ». Ainsi Villars commentait-il l’issue de la bataille de Malplaquet face aux Impériaux du Prince Eugène. – Figure militaire incontournable de la seconde moitié du règne de Louis XIV, manœuvrier de talent, bon tacticien, admiré de ses soldats mais réputés…

17 juin 2016

Dans « Grand Siècle »

1er mars 1382 ; révolte des Maillotins

1er mars 1382 ; révolte des Maillotins

Cet épisode passé dans l’oubli intervient au cours de la minorité du Roi Charles VI (Le Fol) alors que le gouvernement du Royaume est assuré par les oncles du Souverain (les frères de Charles V) : Louis Ier de Naples Duc d’Anjou, Louis Ier de Bourbon duc d’Orléans, Jean Ier…

1 mars 2016

Dans « Non classé »

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

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17 février 2011
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Histoire & Culture

Vins : Alsace Vendanges Tardives

by Jérôme 15 février 2011

Grâce au climat de la Vallée du Rhin, sec et chaud en été et plus doux à l’automne et grâce aux sols Arènes granitiques, marneux et marno-calcaires, le vignoble alsacien permet d’obtenir une sur-maturation du vin et par conséquent, de produire d’agréables vins liquoreux. Il n’en reste pas moins que l’appellation « vendanges tardives » n’est réservée qu’aux cépages Gewurztraminer, Pinot Gris, Riesling et Muscat.

– Chaque vin issu d’une « vendange tardive » est commercialisé avec le nom du cépage. Cela donne que la teneur en sucre varie selon les cépages : 243 g/L/14.3 % vol pour le Gewurztraminer, 220 g/L/14.3 % pour le Muscat et le Riesling et enfin, 243 g/L/14.3 % vol pour le Pinot Gris. Grâce à leur bonne teneur en sucre, les vendanges tardives peuvent se conserver en cave de cinq à dix ans.

– La robe soutenue des vendanges tardives d’Alsace offre généralement un joli or jaune à reflets brillants pour le Riesling et le Gewurztraminer, pendant que le Muscat délivre une robe or pâle à reflets verts.

– Au nez, les arômes se différencient nettement selon le cépage. Le Riesling est fin avec des arômes de citron, de fruit de la passion, de miel et d’acacia. Le Gewurztraminer possède un nez plus discret, avec de la rose, du muguet et des fruits confits. Les Pinot Gris délivre un harmonieux bouquet de violette, de fruits confits, de miel, de sous-bois et de réglisse. Enfin, les Muscat sont plus fringants au nez, avec d’étonnantes notes de lilas.

– Et bien entendu, on peut différencier chaque cépage en bouche. Les Riesling sont riches, gras, généreux et sont aussi dotés d’une bonne longueur en bouche. Les Gewurztraminer sont délicats, révélant des notes de fruits confits – abricot notamment – et miel. Les Pinot Gris sont plus intenses avec des notes de fruits exotiques et notamment, du litchi. Enfin les Muscat sont plus moelleux, gras et amples.
14518-250x600-bouteille-gewurztraminer-vendanges-tardives-grand-cru-zinnkoepfle-blanc--alsace– On peut en général chaque Alsace Vendanges Tardives à l’apéritif mais aussi sur d’autres mets selon les cépages :

* Pour les Riesling
– Foie gras, bouchées à la Reine, chapon de Bresse à la crème, escalopes à la crème, desserts aux fruits jaunes ou rouges, bavarois, crumble, cuisine asiatique

* Pour les Muscat
–
Crème caramel, macarons, pâtisseries sèches, salades de fruits, galette des rois, cuisine asiatique, tartes aux fruits (jaunes, blancs, rouges), tarte Bourdaloue et tarte tropézienne.

* Pour les Pinot Gris
– Foie gras, volaille à la crème, Munster, charlottes, crème brûlée, tartes aux quetsches, vacherin (dessert)

* Pour les Gewurztraminer
– Foie gras, Beignets de crevettes et de poisson, Homard, Filets de Saint-Pierre ou de Barbue à la crème, volaille à la crème, Bleus (Auvergne), Fourme d’Ambert, Comté, Mont d’Or, Soumaintrain, Pont l’évêque, Munster, ananas (confit ou en carpaccio), salades de fruits, crème brûlée, crumbles, bûches de Noël, desserts à base de génoise, tarte au citron meringuée, aux mirabelles, à la rhubarbe, aux quetsches, aux fruits exotiques, tarte tatin, Apfelstrudel…


Recommandations de domaines
– Domaine André Ehrhart (Vigneron Indépendant)
– Domaine Paul Buecher
– Domaine Jean-Marie Haag (VI)
– Domaine du Moulin de Dusenbach
– Domaine Schlumberger
– Domaine Diringer


– Source :

– Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010
– http://www.platsnetvins.com

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Vins : Alsace Grand Cru

Vins : Alsace Grand Cru

Ou plutôt les Alsace Grands crus, tellement les différentes alliances entre les quatre cépages autorisés et les terroirs donnent des résultats subtils et variés. Si la notion de grand cru est ancienne, l’AOC Alsace Grand cru date de 1975 seulement et a fait l’objet de réglementations successives qui reconnaissent vingt-trois…

14 novembre 2015

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Alliances vins et fromages - 3

Alliances vins et fromages – 3

– AUTRES FROMAGES AU LAIT DE VACHE (spécialités régionales) * BRIE – Alsace Pinot Noir (rouge et rosé) – Médoc, Pomerol, Lalande-de-Pomerol, Montagne-Saint-Emilion – Châteauneuf-du-Pape (rouge) – Côte de Nuits-Village (blanc), Auxey-Duresses (rouge), Beaune (rouge), Côte de Beaune (rouge), Pommard, Volnay, Monthélie (rouge)   * MUNSTER – Champagne (blanc et…

8 septembre 2013

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Vins du Roussillon 2 - Maury

Vins du Roussillon 2 – Maury

Appellation reconnue depuis 1972, le vin de Maury produit presque exclusivement des rouges doux naturels. Son vignoble couvre 1 700 hectares accrochés à de petites collines, à trente kilomètres au nord de Perpignan, au pied du château cathare de Queribus. Le nom de même de Maury vient d’Amariolas ou Amarioles, terme qui…

12 décembre 2013

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15 février 2011
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Histoire & Culture

Vins d’été : Les Provence (1)

by Jérôme 14 février 2011

Le rosé étant l’arbre qui masque la forêt, il faut bien le dire, les vins provençaux renferment de petites merveilles fort agréables à déguster l’été et notamment en blanc. Les vins de Provence acquièrent tout leur caractère avec le soleil, le climat méditerranéen comme avec les sols calcaires ou cristallins. Les cépages dominants sont le Grenache, le Cinsault, le Mourvèdre, le Bourboulenc et l’Ugni blanc. Trois appellations se partagent les meilleurs vignobles provençaux (certains présents depuis l’Époque Romaine) de Marseille aux Alpes Maritime ; les Côtes-de-Provence, Cassis et Bandol.

– Côtes de Provence

Ils existent dans les trois couleurs. Les cépages se développent sur des sols faits de calcaire compact, de marne, de grès, squelettiques ou d’érosion sur roches métamorphiques.
Les vins rouges sont issus d’un alliage de Grenache, Cinsault, Mourvèdre, Tibouren, Carignan et Cabernet-Sauvignon sont puissants au nez mais légers et souples au palais. D’une robe pourpre qui évolue vers le rubis dans le vieillissement, il dégage un bouquet fruité (fraise, framboise) et végétal qui révèle ses origines provençales (laurier, thym, tabac). Ils sont à servir avec de la daube, du civet, des grillades aux aromates ou même un sauté d’agneau.

Les blancs sont particulièrement appréciables l’été. Faits d’une robe jaune pâle aux reflets verts, ils délivrent des arômes floraux (fenouil, acacia, genêt), fruités (citron, pamplemousse), épicés (poivre) et même… balsamiques (résine). En bouche, ils sont frais et structurés. A boire entre 10 et 12 °C, on les sert avec des entrées froides provençales, du poisson grillé et des fromages de chèvre.

Très connus, incontestablement conviviaux et sans doute très appréciés, les rosés Côtes-de-Provence offrent à l’œil une robe limpide et fluide qui va du rose pâle au rose franc. Au nez, ils sont intenses, fins et fruités (fraise, framboise), tout en délivrant quelques notes végétales (menthe, tisane), empyreumatiques (pierre à fusil) et balsamiques (écorce de pin). Très courus dans les beaux jours, on les déguste à l’apéritif, avec un plat de charcuterie, des crudités, de la bouillabaisse, du rouget, des grillades, des fromages à pâte molles et même avec des fraises.

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Vins pour l'été - Coteaux-d'Aix-en-Provence (blanc et rosé)

Vins pour l’été – Coteaux-d’Aix-en-Provence (blanc et rosé)

– Le vignoble d’Aix-en-Provence est délimité par la Durance au nord, l’étang de Berre à l’ouest et la mer Méditerranée au sud. L’appellation a été reconnue il y a trente ans en 1985, couvre plus de 4 100 hectares et produit plus de 195 100 hectolitres par an. Ce sont…

19 juillet 2015

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Vins et crus du Rhône - Lirac

Vins et crus du Rhône – Lirac

Le vignoble de Lirac se situe dans le méandre du Rhône, dans le vieux pays provençal, près d’Orange et d’Avignon, plus précisément sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas. – Les vignes poussent sur des coteaux ensoleillés, au sol de galets roulés disposés en terrasses. Le Lirac existe…

15 mai 2015

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Grands vins du Rhône - Châteauneuf-du-Pape (1)

Grands vins du Rhône – Châteauneuf-du-Pape (1)

Issus des solides cépages ensoleillés du Midi et de la Vallée du Rhône (Syrah, Mourvèdre, Grenache noir, Cinsault…), crus du Châteauneuf-du-Pape se caractérisent par des vins nobles et puissants mais aussi fruités. – Les rouges Sans doute l’appellation la plus prestigieuse. Le vignoble du Châteauneuf s’étend dans l’ancien Comtat Venaisin…

27 mars 2014

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14 février 2011
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Histoire & Culture

Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (1/2)

by Jérôme 12 février 2011

Ces dernières années, l’historiographie militaire française  a montré que la l’Arme Cuirassée française n’a pas été plus mauvaise que la Panzerwaffe, avec une dotation en matériels tout à fait honorable. En outre, les ingénieurs militaires français avaient conçu l’un des meilleurs chars de son époque ; le Renault B1 Bis, véritable armurerie sur chenilles qui était capable d’égaler – sinon de surpasser – certains des Panzer de l’époque. Retour donc sur un fleuron – trop sophistiqué pour son entrée en service – de l’Armée française qui fut privé de sa gloire par l’histoire.

Ne croyons pas que durant l’Entre-deux-guerres, la France était en retard dans la conception de chars de combat. Bien au contraire ; n’oublions pas notamment que ce fut Louis Renault qui conçut l’un de meilleurs chars de la Grande Guerre, le Renault FT-17. Le retard venait surtout du commandement supérieur qui était engoncé entre une doctrine défensive, héritée du traumatisme de 1914-1918 et les abris de la Ligne Maginot.
C’est donc en 1931 (alors que l’Allemagne en pleine agitation politique n’a toujours pas engagé son plein processus de réarmement), que le commandement français décide toutefois de passer commande de chars plus puissants. En octobre 1931, plusieurs projets sont présentés mais aucun n’est retenu. En janvier 1932, les avant-projets du B2, du B3 et du BB sont présentées au commandement qui les retient pour étude.

La réalisation de la maquette du BB est confiée aux FCM et achevée en février 1934 (les deux autres suivant l’année d’après). Le projet n’aurait peut-être pas pu voir le jour car la conférence sur le Désarmement de la SDN, initiée par Aristide Briand, aurait pu aboutir sur l’interdiction de déployer des chars de plus de 25 tonnes sur un champ de bataille. Mais l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 a changé la donne des relations européennes, le gouvernement français préférant alors poursuivre ses programmes d’armement, malgré l’opposition de plus en plus criante de l’aile gauche de la SFIO et du PCF.
En 1938, cette dernière version améliorée équipe le 508e Régiment de Chars de Combat (35 unités, puis 70 en 1939), le 512e RCC (70), ainsi qu’un bataillon de marche. Avant l’invasion de la Pologne, seulement 129 B1 Bis ont été livrés (les communistes s’étant aussi vantés d’avoir saboté les chaînes de production, vu que Staline était alors allié à Hitler…). Lors de la déclaration de guerre, les chaînes de montage tournèrent à une cadence élevée, si bien qu’en juin 1940, les forces blindées françaises comptaient 339 Renault B1 bis sur un total de 1 144 chars. Il faut toutefois dire qu’en 1937, la production de B1 bis montait à 3 chars par mois, 9 en 1939, avant de pointer à 41 en mai 1940 ! Quoiqu’il en soit, le Renault B1 bis était trop sophistiqué pour répondre aux nécessités d’une guerre de masse, ce qui en affecta durement la production.

Décision fut donc prise de lancer une procédure d’amélioration du B1.
Le nouveau char a des mesures assez imposantes : 6.37 m de longueur, 2.79 m de hauteur et 2.50 m de largeur.
Avec l’augmentation du blindage, la masse du char est augmentée, passant de 28 à 31 tonnes (pour une pression au sol de 13.9 kg/cm3), ce qui se fait au détriment de l’autonomie. Celle-ci atteint bien 180 km à basse vitesse (pour une consommation exorbitante de 400 litres d’essence !),  mais baisse à 120 km quand l’engin ne roule qu’à 20 km/h.
Ses chenilles larges (50 cm) à 63 patins chacune lui permettait de se mouvoir plus facilement, en compensation de sa vitesse réduite. Seul le T-34 soviétique pouvait rivaliser avec lui avec ses patins larges de 55 cm. En outre, grâce à ses chenilles enveloppées pouvait en outre gravir une pente de 40.5° d’inclinaison, ainsi qu’un obstacle vertical haut d’1.18 m, 72 cm à gué et un fossé large de 2.75 m.
Le nouveau char français affiche alors de bonnes performances, grâce notamment à son moteur développant 307 CV sous la cuirasse. Mais pour approvisionner le moteur, trois réservoirs de 150 litres sont nécessaires.  En 1940, un des derniers exemplaires produits (le N° 505 ?) aurait reçu un quatrième réservoir de 170 litres.

La caisse du B1 bis est formée d’un assemblage de pièces boulonnées, ainsi que de plaques rivetées. Elle est divisée en deux parties : le compartiment du moteur et de la transmission et le compartiment de combat, séparés l’un de l’autre par une cloison pare-feu :Avec les chenilles enveloppées, le train de roulement reprit, en quelques sortes, la forme de celui du FT-17, en y ajoutant la protection par des plaques blindées. Si la taille du train de roulement fit de lui une bonne cible pour les artilleurs allemands, les chenilles enveloppées lui donnaient une bonne mobilité sur un terrain accidenté.

L’équipage de quatre hommes (un officier et quatre sous-officiers d’active) est logé dans le compartiment de combat, le chef de char étant debout dans la tourelle avec le canon de 47 mm et la mitrailleuse de 7.5 mm (à pointage électrique). Le pilote, le radiotélégraphiste comme le chargeur du canon de 75 mm se partageant l’espace dans la caisse avant.
Le compartiment moteur renfermait le moteur Renault Type Aviation, la transmission (5 rapports + Arrière), les radiateurs, deux réservoirs étanches et deux ventilateurs.
Le moteur Renault 6 cylindres Type Aviation (307 CV) développait une puissance massique de 9.5 CV/tonne et faisait monter le char B1 bis à 25 km/h sur route. Il était équipé d’un dispositif à air comprimé original permettant la mise en route. L’ensemble boîte de vitesse – transmission était directement relié au réducteur et amenait le mouvement à chacun des barbotins, par l’intermédiaire d’un différentiel auxiliaire contrôlé par le système hydrostatique Naëder. Ce système rendait le changement de direction plus précis. Mais il nécessitait en outre un niveau de qualification élevé de la part de l’équipage, ce qui n’était pas toujours le cas, par manque de formation adéquate. Certains membres préférant aussi user d’huile de ricin médicinale plutôt que d’huile de ricin technique, ce qui nuisait à l’efficacité de l’engin.
Mais concernant le changement de direction, en plus des facilités fournies par le système Naëder, la suspension comprenait (de chaque côté) quatre galets tendeurs et trois chariots porteurs. Chacun des chariots porteurs était composé de quatre galets, couplés en balanciers articulés en leur centre et reliés à de gros ressorts verticaux. La poulie de tension, située à l’avant, était montée sur un ressort, ce qui était là encore, assez exceptionnel pour l’époque. Ce train de roulement plutôt complexe et élaboré, nécessitait un entretien constant, ainsi qu’une lubrification importante qui était facilitée par un système de graisseurs réunis en quatre groupes.

[Suite]

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Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (2/2)

Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (2/2)

En matière de transmissions,  le Renault B1 bis est d’abord doté d’une poste de radiotéléphonie ER-53, qui ne permet cependant que de transmettre des messages en morse. Il va alors céder sa place à un nouvel ER-53 permettant des liaisons phoniques. Les chars de commandement recevront même un modèle ER-55…

27 décembre 2012

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Le char Renault FT-17

Le char Renault FT-17

S’il y a bien une création militaire  française dont on peut encore s’enorgueillir, c’est bien le char Renault FT-17, qui reste indubitablement lié à la Victoire de 1918 qui vit le retour de la guerre de mouvement sur le Front de l’Ouest. Il répondait alors davantage aux attentes de l’État-major…

18 décembre 2012

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Chars français : FCM F1, quand le Haut-Commandement s’éprit du gigantisme -2

Chars français : FCM F1, quand le Haut-Commandement s’éprit du gigantisme -2

En avril 1938, le Haut-Commandement français approuva les travaux de la commission du Général Martin en avril 1938 et procéda à la création d’une seconde commission, en vue de plancher sur des travaux plus détaillés. La seconde commission vint à conclure qu’étant donné les demandes tactiques, un canon de 75…

29 janvier 2013

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12 février 2011
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Histoire & Culture

3 mai 1800 : Victoires de Stockach (seconde bataille) et d’Engen

by Jérôme 12 février 2011

Ces deux batailles qui ont eu lieu le même jour de l’année 1801 ont eu lieu durant la Guerre de Seconde Coalition et ont été respectivement remportées par Claude Jacques Lecourbe et Jean Victor Moreau, face aux troupes autrichiennes de l’Archiduc Charles.

Les Généraux Lecourbe (à gauche) et Moreau

Les Généraux Lecourbe (à gauche) et Moreau

Si l’on en croit Antoine de Jomini*, dès la fin avril 1800, partie de Colmar, l’Armé du Danube de Jean-Victor Moreau traverse la Forêt-Noire et déborde les Autrichiens du Corps de Starray. Le 26 avril, le Général Sainte-Suzanne (aile gauche) traverse Kehl avec 3 Divisions et s’avance vers Rastadt et Appenweyer, repoussant les troupes de Kienmayer devant Wildstett. Après avoir replié ses forces dans la précipitation, Kienmayer rassemble le reste de ses forces et tente d’arrêter la Division Souham à Griesheim mais il échoue et doit se retirer sur Offenbourg.

Au centre, le Général Laurent de Gouvion Saint-Cyr débouche de Brisach et envoie la Division de Michel Ney sur Ibringen, Burkheim et Hochstetten. Pendant ce temps, la Division Tharreau déborde les troupes du général hongrois Giulay qu’il force à se replier sur Fribourg, pendant que Gouvion Saint-Cyr s’établirt entre Fribourg et Sankt-Georg, vers le sud, avec Tharreau gardant le Val d’Enfer. Le Général Pal Kray pense alors que Moreau veut forcer le Val d’Enfer et la Kintzig pour fondre vers les sources du Danube. Il décide alors de renforcer Giulay avec 9 bataillons et 24 escadrons, dégarnissant ainsi les plateaux de Stockach et d’Engen.

Les 26-28 avril, Gouvion Saint-Cyr se replie sur Schonau et Saint-Blaise, laissant juste Tharreau au Val d’Enfer. Dans le même temps, Moreau arrive de Bâle avec trois divisions de réserve pour s’établir entre Lauffenbourg et Schonau. La cavalerie lourde du Général Joseph-Ange d’Hautpoul (futur héros d’Austerlitz et d’Eylau) arrive à Neubourg. A la droite de Moreau, la Division Delmas appuyée par celle de Leclerc force le passage de l’Alb et chasse l’Archiduc Ferdinand des hauteurs en face de Lauffenbourg avant de se porter sur Albruck. Après une habile manœuvre de diversion, Delmas lance la Brigade Grandjean qui tourne la position d’Albruck pour se retrouver dans le dos de l’ennemi qui doit fuir en précipitation sur la route de Schafhausen, à cheval sur les villages de Stuhlingen et Neukirch tenus par les troupes du Général Nauendorf.

Toujours selon Jomini, une certaine confusion règne au sein de l’état-major autrichien. Pris de cours par les manœuvres françaises, Kray est mis devant deux choix : jeter le gros de ses forces contre Gouvion Saint-Cyr et Moreau ou bien concentrer ses troupes à Engen en rameutant le Corps du Vorarlberg à Stockach et déployer celui de Kienmayer à Donaueschingen. Au lieu de cela, Kray utilise « d’impuissants paliatifs » (Jomini) et ordonne à Giulay de remonter le Val d’Enfer avec l’Archiduc Ferdinand à sa droite. Starray fait passer quelques renforts à Kienmayer tout en se chargeant de surveiller Kehl et le Brisgau avec 30 000 soldats. D’autre part, 25 000 hommes restent inutilement cantonnés dans le Vorarlberg, alors que Moreau s’apprête à lancer son attaque contre le point faible de Kray, soit entre Neukirch et Neustadt sur la Wurtach.

Du 29 au 30 avril, le Général français remanie son dispositif et met au point son plan d’offensif avec Claude Jacques Lecourbe. Celui-ci doit passer le Rhin le 1er mai, couvert par un assaut sur Nauendorf. Le 1er mai, les Français démarrent leur assaut et la Division Delmas s’empare d’un pont au-dessous de Lauchingen pendant qu’au centre, Gouvion Saint-Cyr s’empare de Stuhlingen, provoquant le repli des forces ennemies sur Lindenau, ce qui permet à Moreau de s’établir entre Stuhlingen et Neuhaus.
De son côté, Moreau concentre ses forces derrière Richlingen durant la nuit du 1er avril. Au petit jour, 25 bateaux dirigés par Dedon font passer 2 bataillons d’Infanterie sur la rive droite du Rhin, pendant que 2 autres bataillons commandés par Goulu trouvent un autre passage près de Paradis. Il trouve alors un secteur défendus par quelques troupes aux ordres du Prince de Lorraine car Kray ne l’avait pas jugé dangereux. Goulu s’empare de Busingen, ce qui alarme de le Prince de Lorraine qui réunit 5 Régiments (3 d’Infanterie et 2 de Cavalerie) avant de se lancer contre Goulu qui doit évacuer Busingen mais se reprend ensuite et résiste aux Autrichiens.

Parallèlement, la Division Vandamme passe aussitôt sur la rive droite. Ensuite, l’aile droite de Lecourbe s’empare de Ramsen, d’Hohentwiel et remonte l’Aach. La Division Montrichard se porte ensuite à Randegg et Thayngen et vient s’ancrer sur les routes menant à Engen et Stockach. C’est alors que la Cavalerie d’Etienne Champion de Nansouty, remarquable manieur de cavalerie, lance une reconnaissance sur Steuslingen et la Division Lorges descend le Rhin pour atteindre Schaffhausen et y rejoindre Goulu qui résiste toujours. Devant l’arrivée de renforts français, le Prince de Lorraine doit se replier. Le Division Lorges parvient en haut de Schaffhausen et y établit sa jonction avec Moreau. Le 2 mai, le Général Lecourbe installe son aile droite sur les chemins menant de Schaffhausen à Engen et à Stockach.

Dépourvu par la rapidité et l’audace de la manœuvre des Français et constatant la menace sur les forces du Général Nauendorf, Thayngen et Steusslingen, le Général Kray décide d’y expédier des renforts et ordonne à Giulay de rejoindre l’Archiduc Ferdinand à Bondorf afin de bloquer Gouvion Saint-Cyr. Kray prévoit ensuite de réunir ses forces et de se porter sur Stockach « ou protéger ses magasins » selon Jomini.
Pour prévenir la menace d’une attaque du Prince de Reuss contre les troupes de Gouvion Saint-Cyr, Moreau ordonne à Lecourbe de se porter sur Stockach afin d’envelopper la gauche de Kray pendant que lui-même attaquerait de front à Engen avec ses divisions de réserve. Enfin, Gouvion Saint-Cyr doit continuer d’avancer sur la droite.

Le 3 mai, Claude Jacques Lecourbe fait marcher ses divisions contre la ligne Orsingen – Espesingen défendue par les Brigades des Généraux Sporck et Kospoth. La Division Vandamme avec les Brigades Laval et Molitor attaquent Sernatingen et Wahlwies, pendant que la Division Montrichard et la Cavalerie de Nansouty marchent sur Steusslingen et Orsingen. Enfin la Division Lorges remonte le Vallon de l’Aach (Goulu) et part sur Engen (Lorges). C’est un poing de 25 000 Français qui avance contre les 9 000 hommes du Prince de Lorraine. La Division Vandamme doit affronter quelques groupes mais peut attaquer Wahwies défendu par 4 bataillons ennemis, tout en lançant une autre partie de ses forces sur Espeningen. L’assaut rondement mené par Goulu réussit à couper la route de Stochach aux Impériaux qui sont séparés en deux groupes : un sur Stockach et un autre sur Lenzingen. Celui-ci est tenu par le gros des troupes de Joseph-Marie de Vaudémont Prince de Lorraine qui a dû aussi abandonner la route d’Orsingen à la Division Montrichard. Séparé des forces de Kray, il ne peut espérer des renforts mais il décide de ne pas abandonner Stockach qui est une excellente position. Mais voici que Montrichard lance ses Brigades Daultane et Schinner sur Nellenberg, pendant que le 8e Régiment de Hussards du Colonel Jacob François Marulaz (Marola) vient lui aussi tourner les troupes du Prince. Ces deux manœuvres viennent menacer les ailes autrichiennes, dessinant une tenaille pouvant piéger 4 000 hommes près des bois de Berlingen. Aussitôt, le 8e Hussards, rejoint par le 9e Hussards du Colonel Nicolas Ducheyron harcèle les troupes ennemies avant d’être rejoint par toute la Division Nansouty. Une charge des cavaliers français enfonce l’Infanterie autrichienne qui choisit majoritairement de se rendre ou de fuir vers Möskirch et Pfullendorf.
Le Général Lecourbe ramasse alors plus de 3 000 prisonniers, 500 chevaux et 8 pièces d’artillerie. La second bataille de Stockach s’achève sur une revanche française incontestable.

la-bataille-de-stockach

Pendant ce temps, le Général Kray rameute son corps de bataille à Engen à marche forcée. Mais il n’a aucune liaison avec Giulay et le Prince Ferdinand et décide de s’installer à Engen pour reposer ses forces, tout en renforçant la position du Général Nauendorf avec la Division Baillet.
Alors que Nauendorf débouche de Weiterdigen, il tombe sur la Division Lorges en infériorité numérique et qui n’attaque pas, préférant attendre Delmas. Prudemment, Nauendorff décide de se retirer sur Weiterdigen, tout en laissant 8 Bataillons dans un bois. Côté français, la Division Leclerc (dirigée par Louis Bastoul) restée jusque-là en réserve vient se placer en ligne aux côtés de celle de Delmas. Celui-ci reçoit alors l’ordre de Moreau de s’emparer du bois tenu par les 8 Bataillons ennemis, pendant que Bastoul marchera sur le Mahlberg afin de déborder la gauche de Kray.

L’attaque planifiée par Moreau réussit pleinement et Nauendorf n’a d’autre choix que de se retirer derrière Engen. Delmas en profite immédiatement et expédie deux colonnes commandées par Granjean et Cohorn pour chasser les 8 Bataillons Autrichiens du bois, tandis que la 46e Demi-Brigade de Jacopin attaque l’ennemi de front et à la baïonnette.
Complètement surpris, les Autrichiens choisissent de se replier derrière Welsch-Engen en laissant des prisonniers.

De son côté, le Général Kray décide de profiter du terrain pour se placer en défensive en ancrant une partie de son corps à Leipferdinen, Stetten, Wolterdingen et Welsch-Engen. Sauf qu’il néglige la position du pic Hohenhöwen au pied duquel Nauendorf avait placé son artillerie. Le coup d’œil de Moreau l’engage à ordonner à Delmas de s’emparer du Hohenhöwen. Delmas s’exécute mais perd beaucoup d’hommes en raison des tirs d’artillerie autrichiens. Toutefois, la 46e Demi-Brigade, ainsi que les Brigades Grandjean et Cohorn parviennent à tourner le Hohenhöwen et à en accrocher les pentes. Après un furieux assaut, les Français s’emparent de l’éminence. Nauendorf décide alors de se repositionner sur Neuhausen et Anselfingen.
Mais pendant ce temps, la Division Richepanse s’empare de Wolterdingen au nord-ouest du Hohenhöwen mais ne peut déboucher plus loin en raison des canons ennemis. Cependant, la Division de Baraguey-d’Hilliers (Corps de Gouvion Saint-Cyr) parvient à la lisière des bois de Riedeschingen mais il est arrêté devant Leifertingen. Richepasse tente alors de déboucher de Wolterdingen en lançant la Brigade Durutte mais celle-ci est encore arrêter. Pensant tirer avantage de la situation, Kray décide de jeter une grande partie de ses forces contre Delmas pour reconquérir le Hohenhöwen et contre Richepanse. S’ensuit là encore un violent combat durant lequel les Français résistent mais le Général Antoine Richepanse est tué. L’arrivée de la Brigade Roussel (Division Baraguey-d’Hilliers) vient sauver la situation.
Dans le même temps, Kray ordonne à Nauendorf de reprendre Welsch-Engen. Nauendorf fait alors charger sa cavalerie qui bouscule quatre escadrons français mais qui est arrêtée par la 14e Brigade.

Moreau décide alors de venir en aide aux troupes de Richepanse en lui envoyant 5 Bataillons de la Division Lorges et la Brigade de Carabiniers. Le tout placé sous les ordres de François Bontemps marche sur Ehingen et s’en empare. Mais Nauendorf contre-attaque avec sa cavalerie et reprend Ehingen malgré la résistance des Carabiniers.
Mais Jean Victor Moreau n’abandonne pas et expédie la moitié de la Division Bastoul (Leclerc) avec la Réserve de Cavalerie d’Hautpoul et une partie des troupes de Bontemps ralliées derrière Mulhausen. L’attaque reprend et cette fois-ci, les Français reprennent toutes les positions perdues.

A la fin de la journée, Kray apprend la perte de Stockhach et décide de replier ses forces. L’Archiduc Ferdinand se retire donc sur Tuttlingen, pendant que le gros de l’Armée fait de même sur Liptingen et Möskirch pour y retrouver le Prince de Lorraine venu de Pfullendorf.  Après un repos accordé à ses troupes, Moreau va pouvoir les faire marcher sur Möskirch, à la poursuite de l’ennemi.
* Banquier, officier et historien suisse devenu théoricien de la stratégie. Passé au service de la France, il se brouillera avec Napoléon et partira se mettre au service du Tsar Alexandre.

Source :
DE JOMINI Antoine : Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, tome 13

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Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

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19 juin 1800 : Victoire de Moreau à Hochstädt

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Après sa victoire de Stockhach sur le Rhin, le Général Jean-Victor Moreau (portrait) poursuit les Autrichiens du Baron Paul Kray vers le Danube avec 40 000 soldats. Kray commande certes à 70 000 hommes de l’Armée du Haut-Rhin mais son adversaire français décide d’engager l’aile droite autrichienne commandée par le Général Anton Sztaray…

19 juin 2016

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Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

– Après le Débarquement de Provence, le Generalfeldmarschall Albert Kesselring a ordonné à plusieurs divisions de tenir le front des Alpes, pendant que le reste des unités du Heeres-Gruppe G tenaient la ligne sur le Pô. Avant d’être envoyée en Alsace, la 2nde Division d’Infanterie Marocaine avait conquis Mondane et…

29 avril 2015

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12 février 2011
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Histoire & Culture

5 octobre 1918 : Mort de Roland Garros

by Jérôme 27 janvier 2011

Bien qu’il ne fut pas un grand joueur de tennis comme certains pourraient le penser, Roland Garros fut bien un homme d’exception, dont notre pays peut être fier.

Né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de La Réunion, Roland Adrien Georges Garros est foudroyé par une grave pneumonie à l’age de 12 ans. Ainsi ira t-il désormais chercher l’air qui lui manque tant sur terre au firmament et vouera une véritable passion pour l’aviation. Battant des records d’altitude, il sera aussi un précurseur : il fut le premier à effectuer la traversée aérienne de la baie de Rio puis celle de la Méditerranée, le 23 septembre 1913 (en 7 heures et 53 minutes). Mais c’est au cours de la Première Guerre mondiale qu’il s’illustrera de la façon la plus éclatante. S’engageant dès le 2 août 1914, il fut d’ abord affecté à l’escadrille « Morane-Saulnier » MS23, avant de participer à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance et de combats aériens. C’ est d’ailleurs sous les coups de l’ennemi qu’il tombera le 5 octobre 1918 à Saint-Morel, près de Vouziers, dans les Ardennes.

Si le nom de Roland Garros est généralement associé au tennis, c’est parce que son ancien camarade d’ HEC,  Émile Lesieur -athlète, joueur de rugby, mais aussi pilote de chasse durant la Grande Guerre- insista pour que l’enceinte, qui devait devenir le temple du tennis français, porta le nom de son ami disparu. Ainsi le stade « Roland-Garros » sera inauguré en 1928. Un moyen de faire revenir l’honorable aviateur sur la  terre ferme ; une terre « rouge ocre »- foulée, chaque année, par les plus grands joueurs de tennis- qui rappelle étrangement le sang que Roland a versé pour son pays…

RIP

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28 janvier 1794 : Mort de Henri de la Rochejaquelein

28 janvier 1794 : Mort de Henri de la Rochejaquelein

« Si j’avance, suivez-moi. Si je meurs vengez-moi. Si je recule, tuez-moi ! » – Né en 1772 à la Durbelière dans le Bas-Poitou, Henri de Rochejaquelin fut l’un des premiers chefs de l’Insurrection de la Vendée Catholique et Royale. Son engagement commence en mars 1793 à Saint-Aubin-de-Baubigné et est pris pour chef…

28 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

Dans « Non classé »

27 janvier 2011
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Histoire & Culture

4 juin 1814 : Louis XVIII promulgue la Charte Constitutionnelle

by Jérôme 9 janvier 2011

Alors que Napoléon est en exil à l’île d’Elbe, Louis XVIII fait promulguer cette Charte dans un souci d’achever le cycle des changements de régime et de gouvernement, de réconcilier la Nation avec le Roi et de rétablir la Paix nécessaire à la France comme au reste de l’Europe.

Dans le préambule, Louis XVIII indique que la nouvelle Monarchie est consciente des changements intervenus en France depuis 1789 : Nous avons dû, à l’exemple des rois nos prédécesseurs, apprécier les effets des progrès toujours croissants des lumières, les rapports nouveaux que ces progrès ont introduits dans la société, la direction imprimée aux esprits depuis un demi-siècle, et les graves altérations qui en sont résultées : nous avons reconnu que le voeu de nos sujets pour une Charte constitutionnelle était l’expression d’un besoin réel… Ainsi, les Articles 1 à 5 reconnaissent l’Egalité des Sujets devant la Loi, la libre admission aux emplois civils et militaires, la garantie de la liberté individuelle et la liberté de conscience, même si sur ce dernier point La religion Catholique, Apostolique et Romaine est la religion de l’État (Art.6).
Toutefois, dans un sens, si le texte prend en compte ce qui s’est passé depuis vingt-cinq ans, mais nie d’une certaine manière la révolution car Louis se dit le successeur de son neveu qui est mort en 1795.

En outre, si le Souverain (personne inviolable et sacrée – Art.13 – dont la justice émane – Art.57) reconnaît le pouvoir d’une Assemblée (devant laquelle il s’engage à respecter la Charte constitutionnelle), c’est bien lui qui accorde et octroie et non pas une Assemblée qui lui accorde ou lui octroie. Et c’est aussi lui qui veut rétablir la paix et la concorde entre ses sujets : Heureux de nous retrouver au sein de la grande famille, nous n’avons su répondre à l’amour dont nous recevons tant de témoignages, qu’en prononçant des paroles de paix et de consolation. Le vœu le plus cher à notre cœur, c’est que tous les Français vivent en frères, et que jamais aucun souvenir amer ne trouble la sécurité qui doit suivre l’acte solennel que nous leur accordons aujourd’hui.

D’autre part, du point de vue gouvernemental, la Charte est octroyé après que le Roi est renvoyé le Sénat et sa constitution. Notons que ladite Charte maintient l’Assemblée – ou Chambre des Députés et des Départements – avec chaque député élu au suffrage censitaire pour cinq ans, mais institue une Chambre des Pairs portion essentielle de la puissance législative (Art.29). En outre, ce sont les députés qui sont responsables devant le Roi qui propose les lois (Art. 16), même si comme le dit l’Article 15 la puissance législative s’exerce collectivement par le roi, la Chambre des pairs, et la Chambre des députés des départements. Autre subtilité définit par l’Article 19 : Les chambres ont la faculté de supplier le roi de proposer une loi sur quelque objet que ce soit, et d’indiquer ce qu’il leur paraît convenable que la loi contienne.

En voici maintenant quelques autres extraits :

Article 50. – Le roi convoque chaque année les deux Chambres ; il les proroge, et peut dissoudre celle des députés des départements ; mais, dans ce cas, il doit en convoquer une nouvelle dans le délai de trois mois.

Article 51. – Aucune contrainte par corps ne peut être exercée contre un membre de la Chambre, durant la session, et dans les six semaines qui l’auront précédée ou suivie.

Article 52. – Aucun membre de la Chambre ne peut, pendant la durée de la session, être poursuivi ni arrêté en matière criminelle, sauf le cas de flagrant délit, qu’après que la Chambre a permis sa poursuite.

Article 53. – Toute pétition à l’une ou l’autre des Chambres ne peut être faite et présentée que par écrit. La loi interdit d’en apporter en personne et à la barre.

Des ministres

Article 54. – Les ministres peuvent être membres de la Chambre des pairs ou de la Chambre des députés. Ils ont en outre leur entrée dans l’une ou l’autre Chambre, et doivent être entendus quand ils le demandent.

Article 55. – La Chambre des députés a le droit d’accuser les ministres, et de les traduire devant la Chambre des pairs qui seule a celui de les juger.

Article 56 . – Ils ne peuvent être accusés que pour fait de trahison ou de concussion. Des lois particulières spécifieront cette nature de délits, et en détermineront la poursuite.

De l’ordre judiciaire

Article 58. – Les juges nommés par le roi sont inamovibles.

Article 59. – Les cours et tribunaux ordinaires actuellement existants sont maintenus. Il n’y sera rien changé qu’en vertu d’une loi.

Article 60. – L’institution actuelle des juges de commerce est conservée.

Article 61. – La justice de paix est également conservée. Les juges de paix, quoique nommés par le roi, ne sont point inamovibles.

Article 62. – Nul ne pourra être distrait de ses juges naturels.

 

Droits particuliers garantis par l’État

Article 69. – Les militaires en activité de service, les officiers et soldats en retraite, les veuves, les officiers et soldats pensionnés, conserveront leurs grades, honneurs et pensions.

Article 70. – La dette publique est garantie. Toute espèce d’engagement pris par l’Etat avec ses créanciers est inviolable.

Article 71. – La noblesse ancienne reprend ses titres. La nouvelle conserve les siens. Le roi fait des nobles à volonté ; mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs, sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société.

Article 72. – La Légion d’honneur est maintenue. Le roi déterminera les règlements intérieurs et la décoration.

 


Source :

– www.conseil-constitutionnel.fr

Et merci à Vianney pour ses explications et éclaircissement. Amicalement

 

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

– LE DIMANCHE DE BOUVINES La Flandre connaît un basculement politique. Baudouin de Hainaut, beau-père de Philippe Auguste, est capturé lors de la Quatrième Croisade et Philippe de Courtenay-Namur, frère de Baudouin, jure fidélité au Roi de France, pendant que Jehanne de Namur épouse Ferrand de Flandres. Le Saint-Empire connaît…

14 juillet 2015

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Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

A l’approche de la fête chrétienne de l’ Assomption ( montée au Ciel de Marie, la mère du Christ), France-Histoire Espérance publie en intégralité la déclaration officielle du roi Louis XIII qui consacra la France à la sainte Vierge le 10 février 1638. « Louis, par la grâce de Dieu, roi de France…

10 août 2012

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Mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVI fut guillotiné le 21 janvier 1793, Place de la Révolution ( actuelle Place de la Concorde)  Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute ; je pardonne aux auteurs de ma mort ; je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France. »…

20 janvier 2012

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9 janvier 2011
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Histoire & Culture

Jean d’Ormesson : « Une autre histoire de la littérature française »

by Jérôme 8 janvier 2011

En deux tomes, l’académicien nous fait partager son amour pour les lettres et nous livre un panorama des auteurs et des oeuvres incontournables de la littérature française, qui continuent à faire rayonner la culture de notre beau pays.

Mais laissons la parole à  l’auteur de cette « autre histoire de la littérature », qui mériterait lui-même d’en faire partie…

« En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d’obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n’a pas d’autre ambition que d’inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les œuvres passées ici en revue. Si elle donne à quelques jeunes gens d’aujourd’hui l’envie d’ouvrir un roman de Stendhal ou de Queneau ou de découvrir un poème d’Aragon, l’auteur aura atteint son but. Il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir. La méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier : présenter en quelques mots l’écrivain et son œuvre ; les situer dans leur temps ; tâcher de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté ; montrer ce qui fait leur importance, et mieux encore leur charme ; donner quelques exemples de leur manière et de leur génie. je ne parle pas des vivants, parce que la mort et le temps n’ont pas pu accomplir leur travail de faucheur, de crible, de critique et d’arbitre ; et je parle des morts comme s’ils étaient vivants. Et s’il fallait résumer en deux mots l’image que nous nous faisons de la littérature française, nous dirions : le plaisir et le style. »

Le « plaisir » et le « style », s’est aussi ce qui caractérise  cette belle histoire de la littérature. Bien plus qu’un simple ouvrage de vulgarisation, elle nous donne envie d’aller plus loin et de s’abreuver un peu plus des immenses auteurs de notre pays.

Jean d’Ormesson

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Jean Raspail : Prophète désespéré de notre temps ?

Nous réagissons à un bel article publié récemment sur http://www.ndf.fr/ de Gabriel Privat sur un auteur français trop ignoré de nos jours. Malgré le monde moribond dépeint lucidement  par Raspail,  l’espérance n’en demeure pas pour autant totalement absente. Comme nous aimons à le rappeler sur FHE la véritable espérance c’ est  bien « désespoir surmonté » (…

19 mai 2014

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« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

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Edito FHE: Cette année, prenez un

Edito FHE: Cette année, prenez un « bain » d’histoire de France avec Bainville !

N’en déplaise aux contempteurs de l’histoire de France et autres pourfendeurs du « Roman national », FHE mettra bien à l’honneur, cette année, le grand historien et écrivain français, Jacques Bainville,  connu – entre autres – pour sa magistrale Histoire de France , parue en 1924.                  …

23 août 2015

Dans « Edito… »

8 janvier 2011
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Histoire & Culture

17 octobre 1982 : Mort du Général Antoine Béthouart

by Jérôme 3 janvier 2011

Né en 1889 à Dole dans le Jura, fils d’un commissaire aux hypothèques, Antoine Béthouart entre à l’Ecole de Saint-Cyr en 1909. Il a notamment comme camarades de promotion un certain Charles de Gaulle et Alphonse Juin.

Gal_Bethouard_4121– Sorti de Saint-Cyr en 1912 au sein de la Promotion « du Fez », il est versé au 152e Régiment d’Infanterie basé dans les Vosges. D’abord chef de section en août 1914, il combat successivement en Alsace-Lorraine, à Verdun, sur la Somme, au Chemin-des-Dames, dans les Flandres (Mont-Kemmel) et termine la Grande Guerre avec le grade de Capitaine. Ses qualités de chef lui ont valu la Croix de Guerre, trois citations,  la Légion d’Honneur et trois blessures.

– En convalescence à la fin de 1918, il est ensuite envoyé en mission auprès de la toute jeune armée finlandaise. Breveté de l’École de Guerre en 1922, il sert à l’état-major du XIIe Corps d’Armée avant d’être affecté au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins basé à Villefranche-sur-Saône (1924). Promu chef de Bataillon en 1928, il est envoyé au Royaume de Yougoslavie en tant qu’attaché militaire. Il y reste jusqu’en 1938.

– Après avoir été promu Lieutenant-Colonel, Antoine Béthouart prend le commandement de la 5e Demi-Brigade de Chasseurs Alpins basée d’abord à Chambéry et transférée ensuite sur la Ligne Maginot. En 1939, il prend le commandement de la Brigade de Haute-Montagne qui doit d’abord partir en Finlande afin de prêter main-forte à la petite armée du Maréchal von Mannerheim qui résiste très bien à l’Armée Rouge (rappelons qu’à l’époque Staline est allié de Hitler suite à la signature du Pacte de non-agression de septembre 1939). Mais en avril 1940, un nouvel ordre parvient à Béthouart ; il doit expédier son unité en Norvège car les Allemands ont agressé ce pays jusque-là neutre. Un corps expéditionnaire franco-britannique est alors formé, afin de couper la route du fer à Hitler.

– Antoine Béthouart, promu pour la circonstance Général de Brigade commande le Corps Expéditionnaire français formé des 6e et 27e Demi-Brigades de Chasseurs Alpins, de la 13e Demi-Brigade de la Légion étrangère de Ralph Monclar et de la 14e Compagnie antichar divisionnaire.
L’embarquement a lieu le 12 avril 1940 et le Corps Expéditionnaire arrive en vue des côtes norvégiennes les 19-20 avril. L’objectif de Béthouart est le port de Narvik, point de départ des convois de minerais. En coopération avec les Britanniques, les Polonais de la Brigade de Zygmunt Bohusz-Szysko et les forces norvégiennes, le Corps Expéditionnaire français combat avec succès contre les Fallschirmjäger (parachutistes) et Alpen-Jäger (troupes de montagne) d’Eduard Dietl. Béthouart s’empare successivement de Namsos, Bjervik et Narvik. Le 28 mai 1940, les forces de Dietl sont repoussées sur la frontière suédoise.
Antoine Béthouart vient alors de remporter l’unique victoire française du printemps 1940.

– Le 7 juin 1940, après avoir été rappelé en urgence en France par le Commandement, Béthouart évacue ses forces sans pertes. Narvik doit malheureusement être abandonnée.
Le Corps Expéditionnaire français en Norvège accoste ensuite en Angleterre. La majorité des hommes choisissent de retourner en France et Béthouart les suit.

– De 1940 à 1942, Antoine Béthouart reste légaliste vis-à-vis du Maréchal Pétain mais attend le moment de reprendre le combat. Affecté au Maroc en juillet 1940, il Commande la Subdivision de Rabat avant d’être nommé Président de la Commission d’Armistice de Casablanca. Le Protectorat du Maroc est alors administré par le Résident Charles Noguès. Avant l’Opération Torch, le Général Béthouart participe aux préparatifs du débarquement allié. Lorsque les Américains de Clark débarquent au Maroc, Béthouart tente en vain de convaincre Noguès de se rallier aux Alliés et est incarcéré à Meknès.

– Libéré quatre jours plus tard, Antoine Béthouart est promu Général de Division par Giraud et prend la tête de la Mission Militaire Française à Washington, en charge de négocier le rééquipement de l’Armée d’Afrique avec le Commandement américain, qui il faut le dire, se montre d’abord réticent. Il s’implique aussi dans la fusion, souvent houleuse, entre l’Armée d’Afrique restée jusque-là fidèle à Vichy et les FFL.
En 1943-1944, membre de l’État-major de la Défense Nationale à Alger, Béthouart est promu au grade de général de Corps d’Armée et doit accompagne de Gaulle dans plusieurs voyages, dont notamment celui en Normandie (juin 1944).

En août 1944, Antoine Béthouart prend le commandement du Ier Corps d’Armée français, pièce majeure de la Ire Armée Français du Général de Lattre de Tassigny. Après la libération de la Provence et la remontée de la Vallée du Rhône, le Ier Corps d’Armée français participe à la trouée de Belfort. Le Ier CA comprend alors la 3e Division d’Infanterie Algérienne (Augustin Guillaume), la 9e Division d’Infanterie Coloniale (Joseph Magnan), la 5e Division Blindée (de Vernejoul), le Groupement de Tabors Marocains (GTM – Hogard), ainsi les unités de choc du Colonel Fernand Gambiez (Commandos d’Afrique, Bataillon de Choc, Commando Jeanson-de-Sailly et Corps Franc Pommiès).

– En novembre 1944, Béthouart mène son Ier Corps dans les combats au sud des Vosges (3e DIA et unités de choc) contre la 19. Armee allemande de Friedrich Wiese (Oderen, Le Thillot – Château-Lamber et la Crête des Vosges). Ces opérations sont en fait effectuées pour retenir les Allemands, car du 14 au 18 novembre, la 5e DB et la 9e DIC réussissent la trouée de Belfort qui libère Héricourt, Montbéliard et Belfort. Fort de ce succès, Béthouart peut ensuite annoncer à de Lattre que Mulhouse peut-être libérée, ce qui est fait le 19. Cela permet aussi aux Français de mettre le pied sur le Rhin.

– Le Ier Corps d’Amée participe activement à la Campagne d’Alsace de 1944-1945, avec la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (Carpentier), la 9e DIC, la 4e Division Marocaine de Montagne (Navereau) et la 1re Division Blindée (Touzet du Vigier). Béthouart lance ses hommes à l’attaque le 20 janvier 1945 dans un temps épouvantable, au milieu d’un terrain peu manœuvrable car parsemé de bois, de terrils et de villages, et face à des Allemands particulièrement combatifs. Finalement, au début de février, Béthouart réussit à nettoyer toutes les zones de résistance allemande comprises entre le massif vosgien et le canal Rhin-Rhône.

– Le 16 avril 1945, le Ier Corps d’Armée français passe le Rhin et se rue sur la Forêt Noire. Les Français s’enfoncent alors jusqu’au Danube qui est atteint le 21 avril. Les anciens maquisards, métropolitains et africains du Ier CA cessent tout combat le 6 mai en Autriche, sur les pentes de l’Arlberg.

– Après avoir reçu ses cinq étoiles de Général d’armée, Antoine Béthouart est nommé Haut-Commissaire en Autriche et se charge de l’administration d’occupation dans ce pays.

– Il quitte l’Armée en 1950 et se lance dans une carrière politique et notamment de Sénateur des Français de l’étranger, mandat qu’il conserve jusqu’en 1957. Quittant la politique, il s’adonne à des activités d’ordre littéraire et associatif.

– Il décède le 17 octobre 1982 à Fréjus.

Lire :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Tome 1, Larousse, Paris
– BERNARD Vincent : La bataille des Vosges, in Ligne de Front, N°45, Sept-Oct. 2013
– http://www.ordredelaliberation.fr

 

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Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Paul Lengentilhomme

Général Paul Lengentilhomme

Fils d’un receveur des contributions directes normand, Paul Louis Victor Marie Legentilhomme voit le jour à Valognes (Manche) le 26 mars 1884. Après sa scolarité, il intègre l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « La Dernière du vieux Bahut » en 1905. A sa sortie en 1907, il choisit l’Infanterie et se…

23 mai 2014

Dans « Non classé »

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

3 janvier 2011
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Histoire & Culture

Bataille du Monte Cassino (Troisième Partie) : 19-20 mai 1944, la Ligne Gustave est enfoncée

by Jérôme 26 novembre 2010

A partir de la fin du mois de mars, les Alliés prennent le temps de refaire leurs forces et de mettre au point leur dernier plan. Mais l’idée principale retenue fut celle du Général Alphonse Juin. Le commandant du CEF préconise de déplacer l’axe de percée et d’opérer un crochet par les Monti Aurunci et de forcer le cours du Garigliano avec ses troupes de Montagne afin de percer la ligne Gustav. Pour l’assaut, Juin met en lice la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (DIM) de Dody, la 4e Division Marocaine de Montagne (DMM) de François Sevez, la 3e Division d’Infanterie Algérienne (DIA) de Joseph de Goislard de Montsabert, la 1re Division de France Libre (DFL, motorisée) du Général Diego Brosset, le Groupement des Tabors Marocains (GTM) d’Augustin Guillaume et l’artillerie du CEF.

Simultanément, la VIIIth Army britannique d’Oliver Leese, à droite, (XIIIth Corps de Kirkman et IInd Corps Polonais d’Anders) doit forcer le Rapido et conquérir le Monastère, après que la Vth US Army (gauche) établisse la liaison avec Leese afin d’atteindre la poche d’Anzio qui tient isolée dans le flanc gauche (ouest) du Heeres-Gruppe G depuis janvier 1944. Clark doit attaquer sur un front de 32 km qui va de Cassino à l’Adriatique. Le retour du beau temps permet aux Alliés de redéployer leurs forces avec d’importants moyens. L’Opération es baptisée « Diadem ».

A la moitié du mois de mars 1944, le Général Władysław Anders (1892-1970), commandant le IIe Corps d’Armée Polonais et son chef d’état-major, le Colonel Stanislaw Wisniowski, rencontrent le General Oliver Leese pour se concerter sur l’attaque que doivent mener les Polonais. Leese confie alors à Anders le tâche de conquérir le Monte Cassino.

Wladyslaw Anders

Wladyslaw Anders

En avril-mai 1944, la VIIIth Army effectue ses déplacements pendant la nuit seulement. Anders ordonne à ses unités de garder le silence radio et de camoufler les postes de commandements. Pendant ce temps, les divisions britanniques du XIIIth Corps  (4th et 78th Divisions et 8th Indian Division) de Sydney Kirkman s’entraînent à traverser le Rapido et le Garigliano derrière la ligne de front. La réussite de la manœuvre du IInd Corps Polonais et du XIIIth Corps de Kirkman doit être l’une des clés du succès.


1 – L’Assaut du CEF 

L’assaut des Français est déclenché le 11 mai avec un formidable tir de barrage d’artillerie (2 000 canons mis à la peine). Mais les obus alliés matraquent des crêtes très bien fortifiées et ne causent que peu de dommages aux Allemands. Les tirailleurs de Dody (4e, 5e et 8e RTM) et de Sevez (1er, 2nd et 6e RTM) s’élancent ensuite dans l’obscurité pour livrer un féroce combat rapproché avec les Landsers et Grenadiere du XIV. Panzer-Korps de von Senger und Etterlin. On doit dégager des positions à la grenade et à la baïonnette dans une grande confusion. Finalement, juin décide de retirer ses deux divisions sur leurs bases de départ et de repartir à l’assaut le lendemain.

Artillerie de la 2nde DIM en action contre les positions allemandes

Artillerie de la 2nde DIM en action contre les positions allemandes

Le 12-13 mai donc, le GTM de Guillaume franchissent les montagnes qui longent la vallée du Liri mais ne rencontrent aucune résistance de la part des Allemands. Ceux-ci pensaient qu’il était impossible de franchir un terrain aussi accidenté. Les Marocains ont prouvé le contraire. Débordés sur leur flanc, les forces allemandes sont forcées de se retirer. La percée est obtenue, et la 4e DMM, épaulée par la 2e DIM de Dody et la 1re DFL de Brosset (devenue Division Française Motorisée), s’engouffre immédiatement dans la brèche ; 3e Régiment de Spahis Marocains (RSM) en tête. De son côté la 3e DIA de Montsabert prend Castelforte, ce qui lui permet de franchir le Garigliano.
De son côté, le 4e RSM du Colonel de Lambilly s’empare de Castelforte sur le Garigliano après de durs combats. Le Colonel de Lambilly est tué et remplacé par le Chef d’Escadron Dodelier. Néanmoins, le 4e RSM ouvre la voie de la Vallée de l’Aurente et accroche la route d’Ausonia.

Insigne de la 4e Division Marocaine de Montagne

Insigne de la 4e Division Marocaine de Montagne

Les 13-14 mai, Juin exploite immédiatement les succès des ses unités. Il fait appuyer l’assaut des Goumiers et Tirailleurs Marocains par un adroit barrage roulant derrière lequel progressent les fantassins. Résultat, le 13 mai toujours, les soldats du Général Dody accrochent et escaladent le Monte Maio (940 m) et y plantent le drapeau français. La percée est obtenue définitivement.

Plus tard le même jour, les forces motorisées françaises prennent Sant Andrea sur le Garigliano pendant que les Goumiers et Tabors franchissent le reste des Monts Arunci sans rencontrer de résistance et poussent jusqu’à San Giorgio. Juin peut alors réaliser son projet ; attaquer Cassino par le sud –  via Casilina – à travers les Monts Arunci

Insigne de la 2nde Division Marocaine de Montagne.

Insigne de la 2nde Division Marocaine de Montagne.

Cherchant alors à gagner du temps, le 17 mai, Albert Kesselring (commandant du Heeres-Gruppe G) autorise von Vietinghoff-Scheel (X. Armee) et von Senger und Etterlin (XIV. Panzer-Korps) à retirer leurs forces sur la seconde ligne de défense constituée, la Hitler Linie, plus au nord

 

2 – L’assaut des Britanniques et des Polonais

Le 11 mai 1944, à 23h00, 1 060 canons et obusiers de la VIIIth Army, ainsi que 600 pièces de la Vth Army pilonnent les positions allemandes pendant une heure et demie. A l’aube, les forces du IInd US Corps de Keyes démarrent leur assaut. La 85th Division de John B. Coulter et la 88th de John E. Sloan remportent quelques succès mais leur rôle est de créer un abcès de fixation pour les Allemands afin de permettre aux Français de Juin d’opérer leur manœuvre avec succès. En effet, pendant le même temps, la 4e Division Marocaine de Montagne du Général François Sevez (1891-1948) et les trois GTM s’avancent vers les Monts Arunci. Dans le même temps, la 4th Division britannique deWard et la 8th Indian Division de Dudley-Russell (XIIIth Corps) traversent le Rapido au sud de Cassino et prennent position sur le bord opposé. Les Royal Engineers de Dudley-Russell réussissent aussi à installer un pont Bailey (1) sur le Rapido, permettant ainsi à la 1st Canadian Armoured Brigade de Murphy. Le 12 mai, à 01h00 du matin les soldats polonais du IIe Corps avec la 3e Division « Karpatja » (Carpates) de Bronislaw Duch et la 5e « Kreszewa » (Confins) de Nikodem Sulik démarrent leur attaque à 517 mètres d’altitude pour s’emparer de la « colline du fantôme » (Widmo) ainsi que la Cote 593 (Monte Calavario).

La 3e Division des Carpates de Sulik réussit à atteindre le Monte Calavario mais est durement repoussée par une contre-attaque du Fallschirm-Regiment 4 de l’Oberst Ludwig Heilmann.  Mais les Polonais, ivres de revanche depuis 1939, relancent follement leur assaut. Sur les pentes du Monte Calavario, de violents combats ont lieu à l’arme automatique, à la baïonnette et à la grenade. Des deux côtés les pertes sont lourdes. Les Polonais doivent se retirer après avoir perdu en tout 3 503 soldats et sous-officiers, ainsi que 281 officiers.

Le 12 mai, les têtes de ponts indiennes et britanniques subissent de violentes contre-attaques du XIV. Panzer-Korps mais tiennent bon au prix de furieux engagements. Toutefois, les efforts Anglo-Indiens ne sont pas vains puisque les têtes de ponts s’agrandissent.
article-0-08503268000005dc-263-38109.jpg34640Le 15 mai, la 78th Division « Battleaxe » britannique de Keightley réussi à prendre Sant’Angelo et effectue un mouvement tournant qui isole Cassino de la vallée du Liri. Pendant ce temps, la 8th Indian Division de Dudley-Russell conquiert la ville de Pignarato. Le 16, la 5e Division Polonaise « Kreszewa » de Nikodem Sulik réussit à contrôler la pente sud du Monte Calavario. Le 17 mai, Anders relance ses troupes à l’assaut des montagnes jouxtant le Monte Cassino qui remportent plusieurs succès. Von Senger und Etterlin estime qu’il est temps de quitter le secteur qui tourne au désavantage des forces allemandes. Le lendemain, la 78th Division et la 3e « Karpatja » font leur jonction sur le Liri à deux kilomètres du Monte Cassino. Mais les derniers Fallschirmjäger de Richard Heidrich ont déjà évacué le secteur.

Dans la matinée, le 12e Régiment de Hussars de Podolie, unité de reconnaissance de la 3e Division des Carpates, pénètre dans les ruines du monastère qui sont vides. Les Polonais hissent alors le drapeau national sur les ruines du monastère. Et un clairon joue le Hejnal Mariacki (2).

Soldat Polonais du 12e Régiment de Lanciers de Podholie au pied de l'Abbaye du Monte Cassino

Soldat Polonais du 12e Régiment de Lanciers de Podholie au pied de l’Abbaye du Monte Cassino

 

1. Ponts à la structure d’acier et au plancher en bois facilement transportables par camions. Conçus par l’ingénieur du War Office Donald Bailey.
2. Air de musique qui rappelle un guetteur installé dans l’une des tours de la Basilique Notre-Dame (Mariacki) de Cracovie qui aurait donné l’alerte à l’arrivée de Tatars, avant de recevoir une flèche en pleine gorge. On peut toujours entendre le Hejnal Mariacki(prononcer Heinaw Mariatski) à Cracovie toute les heures.

 

Sources :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, T1, Larousse
– ELLIS John : Cassino. Une amère victoire, Albin Michel
– GAUJAC Paul : Le Corps Expéditionnaire Français en Italie, Histoire & collections

 

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4 janvier 1944 : Début de la bataille du Monte Cassino (Première partie)

4 janvier 1944 : Début de la bataille du Monte Cassino (Première partie)

Après la capitulation italienne (3 septembre 1943) le débarquement de Salerne (Calabre), Américains et Britanniques du XVth Army Group que commande Harold George Alexander – Vth US Army de Clark et VIIIth Army britannique du General Oliver H. Leese ont pu libérer les régions du Sud de l’Italie et libérer Naples après la bataille…

4 janvier 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

Dans « Non classé »

26 novembre 2010
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Histoire & Culture

Nos meilleurs vœux pour 2015

by Jérôme 26 novembre 2010

Chers lecteurs, chères lectrices.

Comme nous vous l’avions dit dans nos vœux pour Noël, vous avez été plus nombreux à nous lire, à nous commenter et aussi à critiquer et relever les quelques erreurs que nous avons glissées – avec une responsabilité toute personnelle – dans certains articles. Promis, une documentation plus rigoureuse sera l’une de bonnes résolutions à prendre pour la nouvelle année.
L’année 2014 a été particulièrement riche et nous a énormément occupés au vu des anniversaires et commémorations que nous avons tenté de suivre fidèlement par nos moyens, dirai-je, artisanaux : la campagne d’Italie du CEF, la naissance de Saint-Louis, la bataille de Normandie, le début de la Grande Guerre, le débarquement de Provence, la libération, la Marne 1914, les combats méconnus de l’Est de la France de 1944 et Philippe le Bel.
Certains lecteurs et lectrices ont notamment – et amicalement – participé à plusieurs excursions sur plusieurs champs de bataille mentionnés. Je les en remercie encore.

Mais l’année 2015 arrive elle aussi avec ses soixante-dix ans et ses centenaires. Nous insisterons particulièrement sur les Cent Jours, les Dardanelles, les batailles d’Artois et de Champagne, les combats des poches de l’Atlantique, ainsi que les campagnes d’Alsace, des Alpes et d’Allemagne de 1945.

Bien que les temps ne soient guère à l’optimisme au vu de l’actualité sociale et économique particulièrement mouvementée, je me permets au nom de la rédaction, de vous adresser nos MEILLEURS VŒUX POUR 2015 !

Et en vous remerciant pour votre fidélité.

– E.Turanel
– P. Hemming
– P.A. Berryer
– Laurent

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Nos meilleurs vœux pour 2014

Nos meilleurs vœux pour 2014

Chers lecteurs, chères lectrices, l’année 2013 s’achève et nous avons le grand plaisir de vous annoncer que vous avez été encore plus nombreux à nous suivre cette année. 2014 allant être particulièrement riche en anniversaires (Bouvines, naissance de Saint-Louis, Campagne de 1814, Bataille du Monte Cassino, Débarquements de Normandie et…

31 décembre 2013

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Nos meilleurs voeux pour 2016

Nos meilleurs voeux pour 2016

Chers lecteurs et chères lectrices, la rédaction de France Histoire Espérance vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2016 dans vos vies familiales et professionnelles. Nous débutons donc une nouvelle année du Centenaire de 1914-1916 qui sera riche en articles. Elle commencera évidemment le 21 février prochain pour le centième…

2 janvier 2016

Dans « Edito… »

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait…

15 octobre 2013

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26 novembre 2010
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Histoire & Culture

25 février : Fête de l’ Annonciation ou de l’incarnation de Jésus

by Jérôme 25 novembre 2010

Fra Angelico, couvent San Marco, Florence, 15ème siècle

Vierge Marie,
Notre-Dame de France,
Accueillez nos cœurs d’enfants
confiants en votre bienveillance.
Guidez les vers Jésus notre Sauveur,
pour recevoir de son Cœur les grâces
de sa divine miséricorde.

Nous vous présentons notre pays,
ses souffrances, ses troubles,
ses conflits,
mais aussi ses ressources
et ses aspirations.

Accueillez-les, purifiez-les,
présentez-les à votre Fils
afin qu’Il intercède en notre faveur,
qu’Il oriente nos actions vers le Bien
et nous guide dans la Vérité.

Nous vous consacrons la France
dans la fidélité à l’espérance
et la force de l’Esprit Saint
reçues à notre baptême. Amen.

A voir http://www.laneuvaine.fr/marie-lien-de-toute-priere/

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Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays… « La Vierge Marie Mère de Dieu, sous…

16 août 2015

Dans « Non classé »

« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

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Aragon : « Je vous salue ma France »

En août-septembre 1943, Aragon, sous le pseudonyme de François la Colère, fait imprimer clandestinement Le Musée Grévin. Le poème est ensuite distribué à Paris sous forme de tract. Imaginant que la guerre est achevée, le poète dresse le tableau d’une France victorieuse et immortelle. Le titre provient du fait qu’il…

14 septembre 2014

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25 novembre 2010
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Histoire & Culture

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

by Jérôme 24 novembre 2010

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino.
Retour sur l’un des grands officiers français de la Seconde Guerre mondiale.
marach10
– Fils et petit-fils de gendarmes, Alphonse Juin voit le jour à Bône en Algérie le 16 décembre 1888. Il effectue ses études secondaires au Lycée de Constantine avant d’être reçu à Saint-Cyr en 1909 intégrant la Promotion de Fès avec un  certain Charles de Gaulle mais aussi Antoine Béthouart, le futur vainqueur de Narvik. Il sort dans les premiers de sa promotion en 1912 et choisit les Tirailleurs Algériens. Sous-Lieutenant au Maroc, il participe aux opérations de pacification dans l’Atlas sous le commandement du Général Hubert Lyautey.

– En 1914, Promu Lieutenant, Alphonse Juin rejoint un Régiment de Tirailleurs de Marocains au sein de la Division Marocaine de Humbert et participe aux combats de la Marne. L’année suivante, il se retrouve sur le front de Champagne et est grièvement blessé lors de la première offensive de mars 1915. Il perd alors en partie l’usage du bras droit. Après sa convalescence, il est promu Capitaine et rejoint le 5e Bataillon de Tirailleurs Marocains au Chemin des Dames. En 1918, il suit des cours de perfectionnement d’état-major à Melun avant d’être détaché auprès de la Mission militaire américaine en France.

– Après la Grande Guerre, le Capitaine Juin intègre l’Ecole Supérieure de Guerre dont il sort breveté en 1921. En 1923, il retourne au Maroc pour participer aux opérations de pacification dans l’Atlas sous le commandement du Général Philippe Pétain.
En 1925, il est de retour en France pour servir au Conseil Supérieur de la Guerre. Chef de Bataillon en 1926, il repart en Algérie au sein du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens. Chef du Cabinet Militaire du Gouverneur Général du Maroc en 1929, Alphonse Juin prend une part active à la planification des opérations de pacification dans l’Atlas contre Abd el-Krim.
Dès 1930, la carrière de Juin oscille entre affectations en Afrique du Nord et postes en France. Il est donc successivement Professeur de tactique à l’Ecole Supérieure de Guerre, Commandant en second du 3e Zouaves, Adjoint du Résident Général au Maroc Charles Noguès en tant que Colonel et auditeur aux cours du Centre des Hautes études militaires.

– Général de Brigade en 1938, il participe activement au plan de mobilisation d’Afrique du Nord. En 1939, toujours en Afrique du Nord, il demande à servir en France et reçoit alors le commandement de la 15e Division d’Infanterie Motorisée. Lors de l’Offensive de 1940, Juin commande sa division à Gembloux face aux forces de Walter von Reichenau. Après la percée de Guderian sur Sedan, Juin reçoit l’ordre de défendre Valenciennes et les abords de Lille afin de protéger la Ire Armée du Général Prioux vers Dunkerque.
Fait prisonnier à Lille, le Général Juin est envoyé à Königstein par les Allemands. Il y retrouve notamment le Général Henri Giraud, commandant de la VIIe Armée française.

Juin passe près d’un an en captivité avant d’être libéré sur la demande du Maréchal Pétain qui a besoin de connaisseurs de l’Afrique du Nord. Avant d’être relâché, le Général français rencontre le Reichsmarschall Hermann Göring. Juin essaie de négocier un réarmement français en Afrique contre l’assurance de laisser Rommel recevoir du ravitaillement et des renforts par la Tunisie. Finalement, si le second point est accepté, Göring se méfie du Français. Juin reçoit ensuite le Commandement Supérieur des Troupes du Maroc en juillet 1941, tout en recevant la promotion de Général de Corps d’Armée. En 1942, il remplace le Général Maxime Weygand à la tête de l’Armée Française d’Afrique du Nord. Son supérieur direct est l’Amiral François Darlan.
Légaliste et loyal envers le Vainqueur de Verdun, le Général Juin poursuit néanmoins la politique de Weygand de réarmer l’Armée d’Afrique contre toute volonté extérieure de mettre la main sur les territoires français de la région. Lors du débarquement allié d’Afrique du Nord, Juin est arrêté à Alger par des lycéens résistants locaux menés par l’Aspirant Pauphilet. Mais le coup de force échoue et les autorités vichystes reprennent le contrôle de la ville. Toutefois, Juin et Darlan signent un accord de cessez-le feu avec les Gaullistes. L’Amiral retire ensuite à Juin son commandement des forces d’Afrique sur le Maroc et la Tunisie qu’il confie respectivement à Noguès et Barré qui souhaitent résister aux Alliés.

– Bénéficiant de contacts avec Robert Murphy, Représentant de Roosevelt en Afrique du Nord, Juin est mis au courant des préparatifs du débarquement en Afrique du Nord. En dépit d’une certaine bonne volonté à vouloir aider les Alliés, Juin ne peut évaluer correctement la situation et préfère s’en tenir aux ordres de Darlan. Ce qui le décide finalement à basculer en faveur des Alliés lors de l’Opération « Torch » est l’invasion de la Zone Libre en France par les forces du IIIe Reich. Finalement, Juin signe avec Eisenhower et Clark un cessez-le-feu et donne ordre aux forces françaises de Tunisie de cesser le combat, ce qui provoque l’envoi immédiat d’unités Germano-italiennes dans cette partie de l’Afrique du Nord.

Comme beaucoup d’officiers français d’Afrique du Nord respectueux et loyaux envers Pétain, Juin se méfie de son ancien camarade de promotion à Saint-Cyr. Seulement, Juin veut reprendre le combat contre les Allemands et de Gaulle a besoin d’un bon chef pour mener l’Armée d’Afrique au combat. En 1943, le Général Alphonse Juin devient Résident Général de Tunisie et reçoit le Commandement du Détachement d’Armée française qui devient ensuite le Corps Expéditionnaire Français en Italie. Comptant d’abord 65 000 hommes, le CEF – qui devait prendre la dénomination Ire Armée française à l’origine – intègre des hommes du rang et officiers métropolitains et pieds noirs de l’Armée d’Afrique, des unités de Tirailleurs Algériens, Marocains et Tunisiens, ainsi que des Groupements de Tabors Marocains (GTM). C’est donc une armée composée de cadres pétainistes, d’évadés de la Métropole via l’Espagne franquiste et de Nord-Africains que Juin se retrouve à diriger. Il est formé de GTM du Général Augustin Guillaume, de la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (DIM) du Général Dody, de la 3e Division d’Infanterie Algérienne (DIA) du Général Joseph de Goislard de Montsabert, de la 4e Division Marocaine de Montagne (DMM) du Général François Sevez et des Français Libres de la 1re DFL du Général Diego Charles Brosset.

Comme l’explique Julie Le Gac, Alphonse Juin se retrouve face à un double défi ; restaurer la confiance de l’Armée française d’Afrique aux yeux des Alliés et assurer l’autonomie – sinon  l’indépendance –  tactique de son CEF. En effet, en dépit des relations cordiales que Juin entretient avec le General Mark W. Clark, commandant de la Vth US Army, Britanniques et Américains conservent une image péjorative de l’Armée Française qui reste pour eux une armée défaite. En cela, Eisenhower, Clark et Harold Alexander comptent engager les Français seulement de manière localisée et limitée en termes d’effectifs. Juin écrit alors à Giraud pour exprimer son désaccord profond : « Je ne saurais souscrire à son emploi dispersé par Combat Team*. Il y a là non seulement une question de prestige pour le commandement français auquel il faut faire confiance, mais aussi une question d’efficacité et de rendement. »

– D’autre part, les Américains prennent très vite le CEF sous leur aile. Comme les français manquent sérieusement d’artillerie et d’armes, les Américains leur en fournissent mais veulent aussi s’assurer la subordination des Français au commandement américain. En dépit de la volonté politique des Français, le CEF va dépendre de la Vth US Army en matière de logistique, de ravitaillement et aussi d’hospitalisations.
Placés ensuite sous le commandement de Patton en Algérie et en Tunisie, les officiers français reçoivent l’enseignement américain en matière de techniques d’opérations amphibie et de logistique. Mais Juin écrira plus tard dans ses mémoires :  «  Il va sans dire qu’en matière d’enseignement tactique (…) nous n’avions pratiquement rien à apprendre des autres. » Il va le prouver en Italie face à la ligne Gustav.

– A la fin de l’année 1943, le Corps Expéditionnaire Français embarque pour l’Italie et débarquement dans une entière discrétion à Naples où il reste cantonné jusqu’en décembre.
Conscient de sa charge aussi militaire que politique, Alphonse Juin déclare à ses hommes : « Dans les jours qui vont suivre, la France qui souffre, la France tout court et nos alliés auront les yeux fixés sur la petite Armée française d’Italie et ses premiers engagements. »
Au début de janvier 1944, le CEF rejoint le front allié face à la Gustav Linie sur la droite (nord-est) de la Vth US Army de Clark. Juin reçoit l’ordre de prendre l’assaut du Belvedere tenu par des troupes de montagne allemandes (voir article concernant le sujet). Juin prépare avec munitie son assaut en misant sur la surprise, l’infanterie légère et les capacités de ses troupes de montagne. Ce sont les Tunisiens et Algériens de la 3e DIA de Montsabert qui s’emparent du Belvedere après quatre jours de sanglants combats sur les pentes de l’éminence. Juin a alors montré aux anglo-américains qui piétinent durement face aux Allemands que les Français peuvent être particulièrement utiles. Le CEF est ensuite mis au repos.

– A la fin avril 1944, au vu de l’évolution laborieuse des combats, Juin propose à Clark et Alexander de redéployer les forces alliées pour un nouvel assaut pour franchir le Garigliano. Le Général français envisage alors de percer sur l’aile gauche (sud-sud-ouest) ennemie en passant par les Monti Aruncci qui surplombent la Méditerranée et que l’on pense infranchissables. Clark et Alexander acceptent le plan français et tout le CEF est déplacé discrètement d’est en ouest à la gauche de la VIIIth Army britannique d’Oliver Leese.

– Le 11 mai 1944, l’assaut du CEF démarre avec les 2nde DIM et 4e DMM contre les lignes de la X. Armee du General der Panzetruppen Heirich von Vietinghoff-Scheel. Malgré une importante préparation d’artillerie le premier assaut échoue et les pertes sont lourdes. Seulement, malgré la déception, Juin ne se décourage pas. Evaluent les renseignements dont il dispose, il trouve une brèche dans le flanc gauche allemand, au pied du Monte Miao. Le 12 juin, lors du second assaut, les Marocains et Français percent. Sans tarder, Juin exploite le succès et expédie la 1re DFL dans la brèche. Profitant de la prise des défilés par les Tirailleurs, les Tabors et les Goumiers, les hommes de Brosset s’emparent de Sant Andrea ce qui permet de franchir le Garigliano. Les Allemands n’ont alors d’autre choix que de se retirer vers Rome. Il n’empêche, l’assaut français est une réussite. Le CEF a gagné la confiance des Anglo-Américains.

– Le 4 juin 1944, les Français atteignent les faubourgs de Rome mais n’y feront leur entrée qu’après les Anglo-Américains. Toutefois, pendant la poursuite des forces ennemies vers la Ligne Gothique, le CEF entre le premier dans Sienne en juillet. Le même mois, Juin quitte le commandement du CEF qui se retrouve amalgamé à la nouvelle Ire Armée du Général de Lattre en vue de participer aux opérations de Provence.
Charles de Gaulle nomme alors Alphonse Juin Chef d’Etat-major de la Défense Nationale et s’attèle à la réorganisation des forces armées françaises lors de la Libération. Le 25 août 1944, Juin fait partie du défilé de la Libération de Paris. Il représente ensuite la France lors de voyages diplomatiques comme la signature de l’alliance entre la France et l’URSS ou lors de la création de l’ONU en 1944. Début de janvier 1945, c’est Juin que de Gaulle envoie pour négocier avec Eisenhower pour que Strasbourg ne soit pas abandonnée aux Allemands lors de l’Opération Nordwind.

– Après la Seconde Guerre mondiale Alphonse Juin est successivement, Résident Général de France au Maroc, Inspecteur des Forces françaises en Indochine et Commandant en Chef des Forces Alliées Centre-Europe. Entre-temps, il a été élevé à la dignité de Maréchal de France en 1952.
Il quitte la vie militaire en 1957 et se consacre à l’écriture de ses Mémoires entre 1959 et 1960.

– Ce grand chef militaire français s’éteint dans le 5e Arrondissement de Paris le 27 janvier 1967. Il a droit à des obsèques nationales. Il était titulaire de la Grand-Croix de la Légion d’Honneur, de trois Croix de Guerre (1914-1918, 1939-1945, TOE), de la Médaille Militaire, de la Grand-Croix de l’Ordre de Léopold (Belgique), de la Legion of Merit (Etats-Unis), de l’Ordre du Bain (Grande-Bretagne) et de l’Ordre du Grand Cordon Ouissam Alaouite (Maroc).

* Formation interarmes américaine qui à l’exemple des Kampfgruppen allemands ou des Groupements Tactiques français associe Infanterie, Cavalerie, Artillerie et Génie.

Sources
– PUJO Bernard : Alphonse Juin, 1988
– NOTIN Jean-Christophe : Le Corps Expéditionnaire Français en Italie,
– ELLIS John : La bataille du Monte Cassino
– LE GAC Julie : « Le Corps Expéditionnaire français et l’Armée américaine en Italie (1943-1944) : une alliance asymétrique », in Revue historique des armées, 2010, http://www.rha.org

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Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

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En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

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Général Joseph de Goislard de Monsabert

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Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général François Sevez

Général François Sevez

Savoyard, François Adolphe Laurent Sevez naît le 22 novembre 1891 à Chambéry. Fils d’un juge de la Cour d’appel de la même ville, il étudie d’abord le Droit à la Faculté de Lyon mais choisit de s’engager dans l’Armée à vingt ans sans passer par Saint-Cyr. Il sert d’abord au…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

24 novembre 2010
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Histoire & Culture

Charles Gravier de Vergennes

by Jérôme 24 novembre 2010

Ce grand diplomate que l’Historien de la IIIe République Albert Sorel désignait comme « le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe » est né en 1719 à Dijon, au sein d’une famille de Noblesse de Robe.

Etudiant au Collège des Jésuites de Dijon puis à la faculté de droit, il est initié à la diplomatie européenne par son oncle Théodore de Chavigny.

Durant le règne de Louis XV, Charles Gravier de Vergennes défend les intérêts du Royaume de France à Hanovre et Trêves. Il devient ensuite ambassadeur à Constantinople auprès du Sultan et favorise les liens privilégiés entre Versailles et la Sublime Porte, depuis François Ier.
En 1771, le Comte de Choiseul avec qui il est en froid, l’envoie en Suède en tant qu’ambassadeur. Là, il défend encore les intérêts de la France en contribuant au maintien au pouvoir de Gustave III.

En 1774, Choiseul, avec qui il s’est réconcilié, le recommande comme Ministre des Affaires Etrangères pour seconde Louis XVI.
Détestant profondément les Anglais, toute sa politique sera à la fois de les isoler et de les affaiblir. L’affaiblissement, par le soutien apporté aux Insurgents des Treize Colonies et l’isolement en engageant un jeu d’alliance équilibré sur le continent, en fait un jeu à trois : France-Autriche-Russie, afin de faire face à la Prusse et à Londres.

En 1779, il fait éviter à l’Europe une nouvelle guerre en faisant négocier la Convention de Teschen entre Autriche et Bavière.

Après avoir secondé le Contrôleur Général des Finances Charles Alexandre de Calonne et conseillé à Louis XVI de réunir l’Assemblée de Notables, Charles Gravier de Vergennes s’éteint le 13 février 1787 à Versailles..

Une ville américaine de l’Etat du Vermont porte aujourd’hui son nom.

Lire :
– GAXOTTE Pierre : Le Règne de Louis XV, Fayard
– PETITFILS Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin

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Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

7 juillet 1438 : Charles VII promulgue la Pragmatique Sanction de Bourges

En 1418, réuni à l’initiative de l’Empereur Sigismond, le Concile de Constance s’est achevé avec l’élection de Martin V pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d’Occident sans pour autant renforcer l’autorité pontificale, contestée par les Pères du Conciles qui placent celui-ci au-dessus de du Pape. En 1431, un nouveau…

8 juillet 2013

Dans « Non classé »

30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

C’est après s’être confessé à Saint François de Paule que s’éteint ce grand souverain, laid, avare et superstitieux (né en 1423), fils de Charles VII et de Marie d’Anjou. Jules Michelet a brossé de lui un portrait mêlant admiration et effroi, le comparant à un génie démoniaque. Toutefois, son œuvre…

30 août 2013

Dans « Non classé »

24 novembre 2010
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Histoire & Culture

Brève – 20 mars 1992 : disparition de Georges Delerue

by Jérôme 12 novembre 2010

Né en 1925 à Roubaix, étudiant au Conservatoire de Paris, Georges Delerue a composé nombre de bandes originales de films, comme de séries télévisées et feuilleton. Sa carrière a été marquée par des collaborations avec des réalisateurs français (Malle, de Broca, Oury, Godard, Truffaut…) comme internationaux (George Roy Hill, Fred Zinnemann et Oliver Stone). Georges Delerue fut récompensé d’un César, ainsi que d’un Oscar pour « I love You, je t’aime ».

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– Parmi ses bandes originales notables : « Jules et Jim », « Le mépris », « L’âge ingrat »,     « Le corniaud », « Les pissenlits par la racine », « Viva Maria ! », « Le diable par la queue », « Les tribulations d’un chinois en Chine », « Hibernatus », « Chacal », « La nuit américaine », « Police Python 357 », « Le dernier métro », « La femme d’à côté », « L’été meurtrier », « Chouans ! », « La révolution française » et « Diên Bien Phu ».
Sans oublier pour la télévision : « Thibaud ou les Croisades », « Jacquou le Croquant » et  « Les Rois maudits ».

 

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2 novembre 1439 : Ordonnance royale instaurant la Taille

2 novembre 1439 : Ordonnance royale instaurant la Taille

A l’origine le terme de Taille désigne un bâton gradué de mesure monétaire. -Comme l’explique l’historien Georges Minois, l’un des seuls biographes de Charles VII, les décisions de cette ordonnance marquent durablement les progrès de la construction de l’État Moderne en France. – Les États Généraux d’Orléans s’ouvrent dans un contexte…

2 novembre 2016

Dans « Non classé »

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

Figure incontournable de la Chouannerie, chef courageux et droit, Georges Cadoudal fut un remarquable meneur d’hommes et un fin organisateur. Sa fin tragique est sans doute aussi grande que sa vie. Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, né le jour de l’an 1771 à Kerléano, petit village…

25 juin 2015

Dans « Non classé »

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

– Né en 1907 à Niort, Henri-Georges Clouzot se destine d’abord à la Marine, avant de s’orienter vers la diplomatie. Il suit des cours à la Faculté Libre de Sciences Politiques. Il devient ensuite le collaborateur de Louis Marin, chef de file de l’URD (Union Républicaine Démocratique), une formation de…

12 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

12 novembre 2010
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Histoire & Culture

2 mai 1598 : Paix de Vervins

by Jérôme 10 novembre 2010

Après plus de quarante ans de guerre entre Catholiques et Calvinistes avec l’intervention diplomatique et militaire de l’Espagne de Philippe III, alliée de la Ligue, le Roi d’Espagne et Henri IV signe le Paix de Vervins. L’Espagne restitue à la France le Vermandois, Calais, une partie de la Picardie ainsi que le Blavet (fleuve breton contrôlé par les troupes espagnoles de Juan del Aguilar), tandis que Henri IV concède le Charolais tout en renonçant aux Flandres et à l’Artois.

 

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14 mai 1610 : Assassinat de Henri IV

14 mai 1610 : Assassinat de Henri IV

Alors qu’il quitte le Palais du Louvre en carrosse, Henri IV est frappé d’un coup de poignard par François Ravaillac dans la rue de la Ferronnerie du Faubourg Saint-Jacques. Il restera dans l’Histoire comme le « Bon Roi Henri » qui sortit la France des Guerres de Religions (Édit de Nantes, 1598)…

14 mai 2015

Dans « Non classé »

Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur

Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur

Fils de Nicolas de Lorraine Comte de Vaudémont et de Jeanne de Savoie-Nemours, Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur et de Penthièvre, Comte de Nomeny et Baron d’Ancenis voit le jour en 1558 à Nomeny. En 1575, sa sœur Louise de Vaudémont épouse Henri d’Anjou, ce qui fera de lui le…

19 février 2016

Dans « Non classé »

Maximilien de Béthune Duc de Sully

Maximilien de Béthune Duc de Sully

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France ». Ce sont ces mots qu’on a longtemps retenu de ce compagnon d’armes et proche ami du Bon Roi Henri. – Né le 13 décembre 1559 à Rosny, près de Paris, Maximilien de Béthune est le fils de François de Béthune et…

22 décembre 2015

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

10 novembre 2010
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