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Jérôme

Jérôme

Rédacteur en chef, passionné par le voyages, la culture et aussi les sujets un peu moins terre à terre

Histoire & Culture

5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

by Jérôme 5 juillet 2010

A la fin des Guerres de Hollande, la France de Louis XIV était en position de force, l’Armée Royale s’est solidement implantée sur le Rhin et dans les Pays-Bas. Et ce, en grande partie grâce aux victoires du Prince de Condé et de feu le Maréchal de Turenne.

Chales Colbert de Croissy

Chales Colbert de Croissy

– Le Congrès de Nimègue se réunit lors des combats en 1676. Un premier traité sera signé entre la France et les Provinces Unies le 11 août 1678. Le Traité de Nimègue s’inscrit dans le cadre des principes posés par les Traités de Westphalie en 1648, à savoir que l’on résout les conflits entre Etats, par le compromis et l’issue honorable. L’article XXVI précise que le Traité des Pyrénées ne sera pas révoqué, de même que le Traité d’Aix-la-Chapelle (1668). Il n’en reste pas moins que la France reste la grande gagnante par rapport à l’Empire et à l’Espagne.

– Le 5 février, c’est au nom de Louis XIV et du Roi d’Espagne Charles II que le traité est signé, le Roi d’Angleterre Charles II Stuart ayant offert sa médiation. Du côté français, les plénipotentiaires sont le Maréchal Louis-Godefroy d’Estrades, Charles Colbert de Croissy et Claude de Mesmes Comte d’Avaux. Dans les rangs espagnols, on trouve Dom Pablo Spinola Doria de los Balbases Duc de Sesto, Dom Gaspard de Tebes y Cordua Tello, Guzman de Venazula Marquis de Fuente, Dom Pedron Ronquilo et Jean-Baptiste Christin (membre du Conseil Suprême de Flandres).

– Les clauses du traité stipulent d’abord que Louis XIV doit remettre aux Espagnols les places de Charleroi, Binche, Ath, Audenarde, Gand, le Fort de Rodenhus, le Pays de Waes, Leuve et Courtrai, tout en conservant Condé et Menin. Maastricht et la Principauté d’Orange sont remises au Prince Stathouder Guillaume III.
En revanche, la France récupère définitivement la Franche Comté, de même que les places et villes de Cassel, Bailleul, Ypres, Wervick, Warneton, Aire, Saint-Omer, Cambrai, Bouchain, Condé-sur-Escaut et Valenciennes. L’Empire doit céder Fribourg-en-Brisgau à la France, place surveillant la rive droite du Rhin. Cette rétrocession consolide davantage l’assise française en Haute-Alsace initiée dès la Guerre de Trente-Ans. En outre, l’Alsace commence à perdre de son autonomie par rapport au pouvoir Royal. Par ailleurs, l’article XXIX confirme l’alliance de Louis XIV avec l’Evêque de Strasbourg. Le même article confirme aussi l’alliance de la France avec la Suède qui retrouve plusieurs îles et territoires perdus au profit des Danois et du Brandebourg. En contrepartie, l’Electeur Frédéric-Guillaume Ier reçoit une rente annuelle de 100 000 Livres.

– La question est plus délicate à propos de la Lorraine. Le Duc Charles V doit retrouver ses possessions – excepté Nancy – en contrepartie de la construction de quatre routes devant permettre aux Armées royales d’y circuler. Mais Charles refuse net, ce qui provoquera la réaction du Roi Soleil qui fera occuper la Lorraine.

– Enfin, outre-mer, Royaume de Louis XIV obtient la Trinité (cédée par l’Espagne), Tobago( cédé par la Hollande), ainsi que Saint-Vincent, La Dominique et Sainte-Lucie (cédés par les Britanniques).

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24 octobre 1648 : Signature des Traités de Westphalie

24 octobre 1648 : Signature des Traités de Westphalie

Les traités qui mettent fin à la Guerre de Trente Ans, sont signés en trois étapes. Le 30 janvier 1648, L’Espagne et les Provinces Unies signent un premier Traité à Münster pour mettre fin à la Guerre de Quatre-vingt-ans. Le 24 octobre, la France et le Saint-Empire signent l’autre Traité de Münster.…

24 octobre 2016

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28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

Comme le dit l’historien français Pierre Milza, « cédant à la force », le ministre allemand Müller signe un traité qui ne sera jamais vraiment accepté par l’Allemagne. La signature du Traité de Versailles a lieu dans la Galerie des Glaces (là où le IIe Reich Allemand fut proclamé par…

28 juin 2014

Dans « Non classé »

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

5 juillet 2010
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Histoire & Culture

13 mars 1954 ; début de la bataille de Dien Pien Phu

by Jérôme 1 juillet 2010

13 mars 1954, 17h00, les 141e et 209e Régiment de la Division 316 du Viet-Minh se lance à l’attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE du Lt-Col Pégot.

Les Légionnaires sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Viet-Minh.

Béatrice tombera sans que l’artillerie française n’ait pu réagir.

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7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position 'Eliane' tombe

7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position ‘Eliane’ tombe

Après 170 jours de combats contre les Bo doï de Hô Chin Minh et Vô Nguyên Giap et après d’innombrables actes héroïques de la part des Légionnaires (13e DBLE, 2e REI, 3e REI, 1er et 2e BEP – dont de nombreux allemands), des Paras Coloniaux et Chasseurs Parachutistes de Bréchignac…

7 mai 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Fernand Gambiez, fondateur du 1er Choc

Général Fernand Gambiez, fondateur du 1er Choc

Fernand Gambiez naît à Lille le 27 février 1903 dans une famille modeste. Toutefois, son père choisit de rejoindre les rangs de l’Armée française et accède au grade d’officier avant la Grande Guerre, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Physiquement, Fernand Gambiez n’est pas très grand mais il est trapu…

29 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

Histoire du Bataillon de Français de l'ONU en Corée, 1950-1953

Histoire du Bataillon de Français de l’ONU en Corée, 1950-1953

Chers lecteurs, chères lectrices, le 25 juillet dernier la Corée du Sud commémorait l’armistice de Pan-mun-jeom qui a marqué la fin de la Guerre de Corée et la séparation du pays à hauteur du 38e Parallèle. Séoul honorait aussi la mémoire des soldats de l’ONU tombés au Pays du Matin…

4 septembre 2013

Dans « Non classé »

1 juillet 2010
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Histoire & Culture

8-11 février 1250 : Bataille de la Mansourah

by Jérôme 29 juin 2010

Suite à la prise de Damiette, les Croisés Français commandés par Saint Louis tentent de s’emparer du Caire tenu par les Mamelouks Turcs et les Sarrasins.


A partir du 20 décembre
1249, les Croisés francs se trouvent au Caire, face à la forteresse de la Mansourah, sur la rive gauche du Nil et près d’un gué où l’on peut traverser le grand fleuve. Saint Louis abrite son armée dans un grand camp pour l’hiver.

– Les Sarrasins de l’Émir Fakr ed-Dîn se tiennent en face et commencent à harceler les Croisés par des tirs de feux grégeois grâce à des armes de siège pendant plus d’un mois.
Le 8 février, Saint Louis scinde ses forces en quatre corps en laissant le commandement du camp au Duc de Bourgogne. Le Saint Roi prend la tête de la principale Bataille (Corps) de l’Ost français. Les Chevaliers Templiers du Frère Guillaume de Sonnac forment l’avant-garde du fait de leur expérience en combats. Les deux autres Batailles sont commandés par les deux frères de Saint Louis, Robert d’Artois et Charles d’Anjou.

– L’engagement commence par l’avancée de trois-cents cavaliers Sarasins qui tournent bride devant la masse des francs. Malheureusement, devant le retrait des forces musulmanes, Robert d’Artois frère du Roi ne tient pas compte des conseils de prudence de Guillaume de Sonnac Maître de l’Ordre du Temple et décide donc de se lancer à l’assaut de la citadelle. Avec environ 1 600 chevaliers, l’assaut d’Artois réussit d’abord à pénétrer dans le camp de Fakr ed-Dîn dans la Mansourah et d’y causer une véritable panique. L’émir est d’ailleurs tué dans l’affrontement. Mais les destriers sont fatigués et il faut s’arrêter. Se rendant compte de sa trop grande intrépidité, Robert d’Artois veut repartir vers le gué mais les Sarrasins se ressaisissent et sous le commandement de Rukn al-Dîn Baybars l’Arbalétrier, commencent à équarrir les chevaliers français. Robert d’Artois et Raoul de Coucy sont tués et Guillaume de Sonnac perd un oeil dans les combats.

– Saint Louis aligne alors son Corps de Cavalerie et celui de Charles d’Anjou et se lance dans la mêlée pour tenter de dégager le reste de ses forces. Mais les Sarrazins saisissent la manœuvre et charge à son tour contre le Souverain et son frère.

– Ne résistons pas à l’idée de laisser parler Jehan de Joinville qui était présent en ces heures : « Le Roy s’avançait toujours et quand il fut près des Turcs, la bataille recommença si durement que c’était une chose bien étranger à regarder. Et devez savoir qu’à ce coup-là, l’on vit faire plus de beaux faits d’armes, que l’on ne fit […]. Et soyez certains que dans cette journée, le Roy fit des plus grands faits d’armes que j’ai jamais vu faire en toute les batailles où je fus… »
Mais cela ne peut suffire à dégager les chevaliers pris au piège. Robert d’Artois et Raoul de Coucy sont tués, Guillaume de Sonnac est éborgné.
Sur les conseils de Jehan de Vallery et après avoir repoussé plusieurs charges de Sarrazins, Saint Louis décide de se retirer sur le Nil avec le camp du Duc de Bourgogne comme point d’appui. Il sait qu’il ne va pas tarder à recevoir tout le choc de l’ennemi.

– Celui-ci se produit le mercredi des Cendres 9 février 1250. Harcelés par plusieurs assauts, les Croisés français réussissent à tous les repousser. Les Sarrazins font une pause le 10 et réorganisent leur corps de bataille avec 3 000 hommes. Le 11 février, l’attaque fatale survient. Malgré la vaillance de l’Ost royal (on voit même des blessés combattre comme Sonnac qui sera tué), tout est fini en fin de matinée. Le Roi de France doit rendre les armes. Pour lui, c’est le début de la captivité.

Lire :
– LE GOFF Jacques : Saint Louis, Folio histoire
– JOINVILLE Jehan de : La vie de Saint Louis, Le Seuil

 

 

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Général Diego Brosset

Général Diego Brosset

« La 1re DFL ? Elle est comme ma fille, une fille susceptible, bien douée, capricieuse, difficile et, quand elle veut, charmante. (…) Elle a des excuses à ne pas être comme tout le monde. Elle s’est formée en courant le monde… C’est une grande unité qui a de la…

20 novembre 2015

Dans « Histoire militaire française »

8 février 1807: La Bataille d'Eylau

8 février 1807: La Bataille d’Eylau

– La bataille d’Eylau a eu lieu le 8 février 1807 à Bagrationovsk (anciennement Preußisch Eylau) dans le Nord de la Prusse-Orientale (actuel Oblast de Kaliningrad), entre les troupes de l’Empire russe commandées par Levin August von Benningsen et la Grande Armée. Les Prussiens du Général Anton Wilhelm von L’estocq vont…

8 février 2016

Dans « Grande Armée »

Emile Fayolle, Maréchal de France

Emile Fayolle, Maréchal de France

En vous promenant sur le pavé de la Place Vauban et de l’Avenue de Tourville – qui font la jointure entre l’Avenue de Breteuil et la Cathédrale Saint-Louis des Invalides dans le VIIe Arrondissement – deux statues coiffées d’un képi se font face. L’une d’elles est celle de Joseph Galliéni,…

27 août 2015

Dans « Non classé »

29 juin 2010
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Histoire & Culture

11 octobre 1746 : Victoire du Maréchal de Saxe à Rocourt (Rocoux)

by Jérôme 29 juin 2010
Victoire française de la Guerre de Succession d’Autriche sur les Austro-Hollando-Anglo-Hanovriens de Charles-Alexandre de Lorraine, Charles-Auguste de Waldeck et John Ligonier.
Toutefois, seuls les Hollandais et les Anglo-Hanovriens affrontèrent les 120 000 Français avant de faire retraite, les Autrichiens n’étant pas intervenus sur les flancs de l’armée de Maurice de Saxe.

Cette victoire permet alors à Louis XV de maintenir une influence sur la région de Liège.

– Si l’on en croit le Journal des Opérations de la guerre en Flandres,suite à la prise de Namur, le Maréchal Maurice de Saxe apprend que Lorraine et Waldeck se sont placés à cheval entre Wilsen et la Meuse, ce qui lui indique que l’ennemi veut marcher sur Maastricht. Saxe envoie alors un détachement traverser Vilsen pendant que Monsieur de Gallerande avec son 4e Corps se place à Tongres. Finalement, Wadeck et Charles de Lorraine se plancent entre la Meuse et Liège, pendant que les Français dominent les rives du Jaar.

– Le Maréchal de Saxe dispose d’une supériorité numérique mais aussi d’une supériorité tactique sur ses adversaires. En effet, il dispose ses forces en trois colonnes « interarmes » combinant artillerie, infanterie et cavalerie. Les canons étant placés en avant, préparant l’assaut des fantassins, soutenus par les cavaliers. Cette combinaison novatrice pour l’époque sera théorisée par le Maréchal de Broglie pour donner naissance plus tard aux Divisions.

– Le 11 octobre, les deux armées se font face à une lieue l’une de l’autre. Saxe dispose de 64 Bataillons d’Infanterie et 128 Escadrons répartis comme suit : 1re Réserve de Mr. du Chayla (réserve – 11 Bataillons et 37 Escadrons), 2nd Réserve (32 Bns et 16 Esc), 1er Corps de M. d’Estrées (10 Bn. et 30 Esc.),  2nd Corps du Comte de Clermont (10 Bn et 30 Esc), 3e Corps de Monsieur de Mortagne (14 Bn. et 32 Esc.) et le. Enfin, Tongres (4e Corps) est occupée par des unités de réserve et les équipages.

– Le Maréchal français repèrent un point faible à la gauche du front ennemi. En effet, les lignes situées entre l’Ancre et Rocourt sont moins bien défendues car trop étendues, même si trois batteries flanquent Rocourt.
Mortagne et son 3e Corps reçoivent l’ordre de couvrir la droite Hollando-Hanovrienne, le long du village de Sling, pendant que les 1er et 2nd chargeront sur la gauche. Trois assauts auront été nécessaires aux Français pour repousser les Hollando-Anglo-Hanovriens.

– Pour décrire la bataille, laissons parler Voltaire :

« On s’observa, on escarmoucha quelques jours; le Jar séparait les deux armées. Le maréchal de Saxe avait dessein de livrer bataille ; il marcha aux ennemis le ll octobre à la pointe du jour, sur dix colonnes. On voyait du faubourg de Liège, comme d’un amphithéâtre , les deux armées ; celle des Français de cent vingt mille combattants, l’alliée de quatre-vingt mille. Les ennemis s’étendaient le long de la Meuse, de Liège à Viset, derrière cinq villages retranchés. On attaque aujourd’hui une armée comme une place, avec du canon.

Les alliés avaient à craindre qu’après avoir été forcés dans ces villages, ils ne pussent passer la rivière. Ils risquaient d’être entièrement détruits, et le maréchal de Saxe l’espérait.
Le seul officier général que la France perdit en cette journée, fut le marquis de Fénélon, neveu de l’immortel archevêque de Cambrai.

Les Français eurent peu de personnes de marque blessées dans cette journée. Le fils du Comte de Ségur eut la poitrine traversée d’une balle, qu on lui arracha par l’épine du dos, et il échappa à une opération plus cruelle que la blessure même. Le Marquis de Lugeac reçut un coup de feu qui lui fracassa la mâchoire, entama la langue lui perça les deux joues. Le Marquis de Laval […] le Prince de Monaco, le Marquis de Vaubecourt, le Comte de Balleroy, furent blessés dangereusement.
Cette bataille ne fut que du sang inutilement répandu, et une calamité de plus pour tous les partis. »

– A la fin de la journée du 11 octobre, l’armée alliée repasse la Meuse en désordre, tandis que l’Armée royale n’exploite pas entièrement sa victoire, campant sur ses positions avant d’occuper Liers et Rocourt le lendemain.

Sources :
– Extrait relatif à la batai11e de Raucoux in Extrait des opérations de la guerre en Flandres
jusqu’au 28 mars 1748
, SHAT : MR 2061 – 117, http://liegecitations.wordpress.com
– VOLTAIRE : Précis du siècle de Louis XV

 

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11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

Guerre de Succession d’Autriche, le Royaume de France est allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l’Angleterre, l’Empire d’Autriche et la Hollande. Après la déconvenue de Prague, les Armées du Roi Louis XV, alors commandées par Maurice de Saxe, vont affronter les forces anglo-hanovriennes…

11 mai 2016

Dans « 1715-1804 »

26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d'Estrées à Hastenbeck

26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d’Estrées à Hastenbeck

Guerre de Sept-Ans ; l’Armée Royale de Louis XV (en guerre contre la Prusse, l’Angleterre et le Hanovre) livre alors une série des batailles en Allemagne. En avril 1757, deux armées françaises franchissent le Rhin et entrent en Allemagne dans le but de marcher vers la Bohême pour forcer les…

26 juillet 2013

Dans « Non classé »

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

29 juin 2010
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Histoire & Culture

21 juillet 2013 : Disparition de Denys de La Patellière

by Jérôme 27 juin 2010

Né en 1921 à Nantes, d’abord élève à Saint-Cyr (alors déplacée à Aix-en-Provence), Denys de la Patellière s’engage ensuite dans la Ire Armée Française et combat dans l’Est de la France puis en Allemagne.
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Après la Seconde Guerre, il démarre une carrière de cinéaste comme monteur au sein des Actualités françaises.

Il tourne ses premiers longs métrages dès 1955, s’orientant vers un cinéma populaire. Il assumera cette orientation personnelle dans un entretien donné au Figaro en 2002 : « J’étais un metteur en scène commercial et ce n’est pas pour moi un mot péjoratif. Je n’avais pas l’ambition de faire une œuvre mais de réaliser des spectacles et d’intéresser les spectateurs ».

Il tourne donc successivement « Les Aristocrates », « Le Salaire du péché », « Les œufs de l’Autriche » et « Les grandes familles ». Mais il rencontre le succès auprès du grand public avec « Un taxi pour Tobrouk », œuvre culte pour plusieurs générations, marquée par sa distribution (Ventura, Aznavour, Biraud, Krüger et Cobos) et par les mythiques répliques signées Michel Audiard.
De la Patellière enchaîne ensuite durant les années 1960 avec « Le bateau d’Emile », « La fabuleuse aventure de Marco Polo » (avec Horst Buchholz et Anthony Quinn), « Du rififi à Paname », « Soleil noir », « Le voyage du père » et « Le Tatoué ». Dans cette dernière comédie, le duo comique associant Louis de Funès et Jean Gabin marche bien aux yeux du public même si Gabin, jamais habitué aux rôles d’humour, supportait mal d’être sérieusement concurrencé à l’affiche par un de Funès en pleine gloire.

Il avait aussi signé les scénarios des films suivants : « Le défroqué », « Latour, prend garde ! » et « Du grabuge chez les veuves ».

En 1973, Denys de la Patellière tourne son dernier film « Prêtres interdits » (avec Robert Hossein, Claude Jade et Claude Piéplu) mais choisi ensuite de disparaître subitement du grand écran pour se consacrer à la télévision.

Par la suite, il s’est retiré paisiblement à Dinard où il passera les dernières années de sa vie.

 

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15 novembre 1976 : Disparition de Jean Gabin

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« Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n’est pas un fleuve, c’est une avenue. Une avenue de 5 000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de chaque côté. Puis au milieu, il y…

15 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

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– Né en 1907 à Niort, Henri-Georges Clouzot se destine d’abord à la Marine, avant de s’orienter vers la diplomatie. Il suit des cours à la Faculté Libre de Sciences Politiques. Il devient ensuite le collaborateur de Louis Marin, chef de file de l’URD (Union Républicaine Démocratique), une formation de…

12 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

26 février 1971 : Disparition de Fernandel

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« Moi on m’admire, vous on vous aime » lui avait un jour dit Sacha Guitry. Il est bien vrai que Fernandel fut aux yeux du grand public français, l’un des artistes les plus populaires, tant sur la scène qu’à l’écran. Comme Bourvil, il était autant spécialisé dans la chanson (surtout dans…

26 février 2016

Dans « Arts et lettres »

27 juin 2010
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Histoire & Culture

2 décembre 1804 : sacre de Napoléon

by Jérôme 26 juin 2010

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2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon Ier

2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon Ier

3 décembre 2012

Dans « Non classé »

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

26 juin 2010
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Histoire & Culture

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

by Jérôme 26 juin 2010

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.

 

 

 

 

 

« Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette commémoration solennelle. d’un événement marquant de l’histoire de votre pays. Je remercie l’Archevêque de Reims, Monseigneur Defois, de son accueil, ainsi que tous les Évêques qui m’entourent. Et je suis heureux de la présence de pasteurs et de fidèles venus des pays voisins qui partagent le même héritage. Je salue spécialement les Cardinaux et les Évêques venus de nombreux pays d’Europe… »

J’adresse un salut fraternel aux représentants des autres confessions chrétiennes, dont la présence témoigne de leurs liens amicaux avec les catholiques de France. Je voudrais aussi offrir mes vœux fervents à la communauté juive, qui entre ce soir dans le jeûne et la prière de Kippour. Je salue cordialement les Autorités civiles qui s’associent à cette célébration festive.

2. « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême »

La liturgie de cette Messe nous invite à retrouver les sources de notre baptême. Voici quinze siècles, le roi des Francs, Clovis, reçut ce sacrement. Son baptême eut le même sens que tout autre baptême. Rappelons-nous les paroles du Christ: « Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » . Il fut ainsi donné au souverain des Francs d’être appelé à la vie du Royaume de Dieu. Il avait longtemps médité le message chrétien dont témoignaient auprès de lui Clotilde, Remi, Vaast, Geneviève. Il fit le choix de renoncer à l’esprit du mal, à tout ce qui conduit au mal et à tout orgueil; en même temps, il professait la foi de l’Église et il adhérait au Christ, le Fils de Dieu fait homme, mort et ressuscité pour la rédemption du monde. Le baptême l’a libéré du péché originel et de tout péché commis antérieurement et, par la grâce sanctifiante, l’a fait participer à la vie de Dieu. Ses compatriotes baptisés avec lui reçurent les mêmes dons, Ils devinrent chrétiens, fils adoptifs de Dieu. Ils devinrent aussi membres du Peuple de Dieu, l’Église.

3. Nous avons écouté le prophète Ézéchiel. Ses paroles soulignent particulièrement ce second aspect du baptême. Il s’adresse aux fils et aux filles du Peuple de Dieu, au pluriel et non au singulier, et cela a une signification. Il dit: « J’irai vous prendre dans toutes les nations … Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, … je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau … Alors vous suivrez mes lois, et vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles ». Quand le nouveau baptisé reçoit l’Esprit, il entre dans la communauté des baptisés, enrichie par ce don, la communauté que Dieu rassemble et purifie pour lui donner un Esprit nouveau. Le prophète Ézéchiel s’adresse au Peuple de Dieu de la Première Alliance, à Israël. Le Peuple de la Nouvelle Alliance, ce sont tous les baptisés, provenant de tous les peuples et de toutes les nations, et chacune de ces nations a sa propre histoire: une histoire marquée par l’adhésion au Christ d’hommes et de femmes des générations successives.

4. L’Évangile de cette Messe, à son tour, montre que le baptême concerne aussi la communauté tout entière. Le Christ dit aux disciples: « Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde ». Parlant ainsi, il pense à chaque personne: tout chrétien est le sel de la terre et chacun doit s’employer à ne pas laisser ce sel perdre sa saveur; s’il le laisse s’affadir, il n’est plus bon à rien. Mais, en même temps, le Christ, s’adresse à toute la communauté; vous, chrétiens baptisés, vous, catholiques de France, comme communauté, vous pouvez conserver la saveur du message évangélique, ou alors vous pouvez le perdre. En tant que communauté, portant dans votre cœur la lumière qui vient de Dieu, vous pouvez être la lumière qui illumine les autres, comme une ville située sur une montagne, ou bien vous pouvez devenir le contraire de cette lumière qui illumine les autres. Les hommes peuvent voir ce que vous faites de bien et en rendre gloire au Père qui est aux cieux, ou bien ils peuvent ne pas le voir, peut-être simplement parce que la lumière reste cachée sous le boisseau, ou encore parce qu’elle s’affaiblit!

Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l’apostolat, de l’esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l’on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d’Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l’histoire spirituelle de « l’âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu’au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l’a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle… une espérance surhumaine ».

5. Saint Paul écrivait aux Éphésiens: « Je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu ». Paul pense évidemment à la vocation personnelle de chacun des destinataires de cette lettre, mais, là encore, il s’adresse à toute la communauté de l’Église qui est à Éphèse. En tant qu’Église, les Éphésiens doivent se comporter de manière digne de leur vocation, avec humilité et avec douceur, avec patience et avec charité. Tous devraient avoir à cœur «de garder l’unité dans l’Esprit, par le lien de la paix » . Pour que le Corps du Christ soit uni, il faut que tous soient animés par le même Esprit. Paul écrit: «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous ». Tous les baptisés sont appelés à l’unité: l’unité de la foi, de la charité et de la vie chrétienne, l’unité sacramentelle de l’Église. Cette unité est l’œuvre de Dieu de l’Esprit Saint et, en même temps, elle est confiée à chacun pour qu’il y contribue selon ses propres dons.

Dans le contexte du jubilé célébré aujourd’hui, les paroles de saint Paul présentent une profonde signification. C’est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. La vocation des baptisés a une dimension constante, éternelle, et elle a une dimension particulière, temporelle. En un sens, les chrétiens de notre temps ont la même vocation que les premières générations de chrétiens de votre terre, et, en même temps, leur vocation est déterminée par l’étape présente de l’histoire. L’Église est toujours une Église du temps présent. Elle ne regarde pas son héritage comme le trésor d’un passé révolu, mais comme une puissante inspiration pour avancer dans le pèlerinage de la foi sur des chemins toujours nouveaux. L’Église va entrer dans son troisième millénaire. Il faut déchiffrer notre vocation chrétienne en fonction de notre temps, à la lumière des enseignements du Concile Vatican II sur l’Église, Lumière des nations, et sur l’Église dans le monde de ce temps: dans une attitude fraternelle, avec amour pour tous les hommes, l’Église n’a d’autre but que de «continuer, sous la conduite de l’Esprit consolateur, l’œuvre du Christ lui-même, venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité, pour sauver, non pour condamner, pour servir, non pour être servi ». Catholiques de France, en communion dans la foi, l’espérance et l’amour avec vos frères de toutes les régions du monde, soyez aujourd’hui le vivant reflet du visage du Christ, présent en son Corps qui est l’Église!

6. Frères et Sœurs, nous avons chanté comme refrain du psaume: « J‘ai choisi d’habiter la maison de .Dieu, j’ai choisi le bonheur et la vie ! ». Que cette célébration jubilaire du baptême de Clovis vous remplis, de joie, car elle rappelle le choix accompli il y a quinze siècles. Il faut se réjouir pour le choix renouvelé au cours des siècles par tant et tant de fils et de filles de votre terre; il faut se réjouir maintenant pour le choix fait par notre génération, au terme du deuxième millénaire. «J’ai choisi d’habiter la maison de Dieu »: ces paroles nous placent aussi dans la perspective eschatologique de la vocation chrétienne, dans la perspective de la fin des temps, quand le Christ rassemblera tous les membres de son Corps dans le Royaume du Père. Par don de la grâce, nous pouvons aussi chanter: «J’ai choisi le bonheur et la vie ». Oui, habiter dans la maison de Dieu est source de vie et de bonheur. Nous rappelons ceux qui nous ont précédés et qui sont accueillis désormais dans la maison de Dieu; nous prions en même temps pour ceux qui sont sur le chemin et pour que beaucoup d’autres s’y engagent. Que ne cesse de briller la lumière de la foi ! Soyez dans la joie d’avoir choisi librement d’être unis au Christ par le baptême afin de marcher avec vos frères sur les chemins de vie!

De cette façon, nous célébrons aujourd’hui le XVème centenaire du baptême du Roi Clovis. Amen!

Source http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo.html#_ftn11

 

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

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Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

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Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

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1 avril 2015

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26 juin 2010
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Histoire & Culture

Mère au foyer exaspérée.

by Jérôme 22 juin 2010

La casserole bout,
mais vous n’aurez pas la dernière recette de poule-au-pot. Je pose mon tablier et mes moules à charlotte pour hurler ma peine.
Pour la 3ème fois dimanche, je prenais poussettes et enfants pour défiler pacifiquement et joyeusement. Le « Hollande: démission » devait figurer dans la liste des « violences » à gazer…
Est-il nécessaire de rappeler le « changement de civilisation » organisé par le gouvernement et qui devrait nous laisser passif? Non au mariage et à l’adoption par des couples homosexuels car les deux vont de pair, non c’est non!

La casserole bout,
Nous souffrons en silence devant nos fourneaux depuis trop longtemps, jusqu’où cette société hédoniste ira-t-elle? Nous faisons de notre mieux pour élèver nos enfants, nous faisant conseiller de les emmener voir un psy dès qu’en haussant le ton le lien « père-fils » a été endommagé! Dès qu’une absence prolongée lui a « perturbé son schéma familial »! Mais foutez-nous la paix et arrêtez de justifier des schémas familiaux de plus en plus abracadabrantesques dans le même temps!

La casserole bout,
Je suis outrée par le deux poids, deux mesures de notre société. On nous bassine avec Mai 68 et le soulèvement de la jeunesse, certaines figures du mouvement de l’époque sont des élus, des têtes « pensantes » n’ayant jamais fait acte de repentance! Mais qu’on se souvienne des violences, des pavés, des projectiles en tout genre qui justifiaient, en l’occurrence, une défense musclée.Avaient-t-ils un arrêté préfectoral pour toutes les rues qu’ils ont massacrées? Leur a-t-on adressé la note? De même, soit dit en passant, pour la grande majorité des manifestations..
Ce n’est absolument pas ce que j’ai vu dimanche 24 mars. Pas un seul pneu brûlé, pas une seule vitrine brisée, passant molesté : entre 2 slogans ceux qu’on appelle extrémistes prenaient le temps de protéger ma poussette et proposaient de l’eau pour les yeux des enfants..

La société est schizophrène.
Elle rend hommage à M. Indigné, retransmet avec envie les images du mouvement qu’il a encouragé et subventionné et nous bâillonne, nous parque pour ne pas que nous nous exprimions pour ne pas que le reste de la France sache. Il y a de l’huile sur le feu.

A l’avenir je me promènerai avec un foulard et poserai tablier et moules à charlotte tant qu’il le faudra..

C’est peut-être cuit pour nous mais la marmite est pleine.

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Témoignage bouleversant d'un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Témoignage bouleversant d’un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Extrait de l’ouvrage Nous poilus. Plus forte que l’acier paru au cerf (mai 2014). La lettre est datée du 1er octobre 1915, signée de la main de l’adjudant V. Dardet, 274e d’infanterie, 23ème compagnie. « Et maintenant, ma chère cousine, voilà ce qui vient de m’arriver : Je viens d’échapper à la mort…

28 mai 2014

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

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A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

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N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune  Français du XXI ème siècle

N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune Français du XXI ème siècle

Je m’appelle Pierre, j’ai 24 ans, et je veux devenir saint. Je sais c’est un peu « cash » de commencer comme ça… mais je veux bien prendre le risque de passer pour fou ou présomptueux … Et puis il ne faut pas cacher ses ambitions. Comme beaucoup de jeunes j’ai de…

23 avril 2014

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22 juin 2010
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Histoire & Culture

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

by Jérôme 18 juin 2010

Guerre de Succession d’Autriche, le Royaume de France est allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l’Angleterre, l’Empire d’Autriche et la Hollande.
Après la déconvenue de Prague, les Armées du Roi Louis XV, alors commandées par Maurice de Saxe, vont affronter les forces anglo-hanovriennes et bataves du Duc de Cumberland, fils du Roi George II de Hanovre.

– La bataille commence tôt le matin,
vers 5h00. La Brigade d’Ingoldsby (12th et  13rd Foot Regiments, Highlanders de Semprill et Hanovriens) tente de s’emparer du village de Fontenoy et sa redoute bien préparée, tenue par les Arquebusiers de Grassin et par la Brigade du Dauphin de Mr. de la Vauguyon. Bien que repoussés en arrière par les canons anglais, les hommes de Monsieur de Grassin tiennent bon la redoute et empêchent les forces d’Ingoldsby de passer.

– Du côté du Bois de Barry, ce sont les Hollando-Hanovriens du Prince de Waldeck et de Cronström (12 bataillons d’infanterie et 12 escadrons en tout) qui tentent de s’emparer de Fontenoy par la droite. Les Hollandais canonnent les positions de la Brigade du Dauphin (Régiments du Dauphin et du Beauvaisis) qui ne répond pas, laissant l’artillerie de Mr. de Chabannes retourner la politesse aux bouches à feu bataves. Les Hollandais s’approchent des redoutes françaises pour se faire accueillir par une formidable mousqueterie. La première attaque est brisée nette. La seconde l’est encore, avec le concours des Brigades Royal (duc d’Avé avec le Régiment Royal et le Régiment du Hainaut) et de la Couronne (Couronne et Soissonais). Les Français n’ont eu que peu de pertes en comparaison des 10 % d’Anglo-Hollando-Hanovriens. Démoralisés, les Hollandais se replient avant de tenter des attaques sans grand entrain.

– Au vu de la puissante artillerie royale, Cumberland fait mettre en avant ses pièces de 6 livres qui bombardent les positions françaises. La première salve tue le jeune Duc de Grammont, commandant des Gardes Françaises. Ce n’est que le début. Monsieur du Brocard, commandant de l’Artillerie royale, fait déplacer lui-même son artillerie sur un angle qu’il juge plus favorable, malgré les mises en garde de son ami Saxe. Du Brocard est tué et beaucoup croient que le Maréchal va défaillir. Mais il se ressaisit et continue d’observer l’avance de Cumberland tout en encourageant ses hommes.

– Le Maréchal de Saxe a réussi à tenir son flanc droit mais la menace vient du centre car le Duc de Cumberland est bien décidé à enfoncer les positions françaises en massant deux colonnes de 7 000 hommes chacune. L’expérimenté Général anglais John Ligonier conseille au bouillant fils du Roi George II la prudence. Mais Cumberland ne veut rien entendre. Il masse sur deux lignes plusieurs éléments des Brigades d’Albermale et de Campbell (11 Foot Regiments, Foot Guards, Coldstream Guards, Royal Welch Fusiliers, Royal Scots Fusiliers, The Buffs, ainsi que les régiments Hanovriens d’Oberz, Campen, Spörden et Zastrow). Cumberland a devant lui la seule Brigade d’Aubeterre (Aubeterre et Courten – Suisse).

– Saxe s’aperçoit que son centre est bien plus vulnérable comparé à son aile droite. Ne pouvant compter sur les très bonnes troupes Grassin et de la Vauguyon, le Maréchal fait venir en trombe la Brigade Irlandaise de Lord Charles O’Brien Comte de Clare et la Brigade de Normandie de Mr. de Talleyrand. Il réussit toutefois à rameuter les Brigades Royal et de la Couronne depuis Fontenoy. La Brigade des Gardes de Mr. de Grammont, l’oncle du jeune duc, (Gardes Françaises d’Anterroches et Gardes Suisses) et la Brigade des Vaisseaux du Comte de Guerchy (Royal des Vaisseaux et Trainel) sont aussi mises en avant face au bélier anglo-hanovrien.

– Alors que la colonne anglaise s’approche des premières lignes française, le Capitaine Charles Hays des Guards, enjoint le Vicomte Joseph Charles-Alexandre d’Anterroches , Colonel des Gardes Françaises, à tirer le premier tout en se servant une rasade d’alcool. Le Colonel français lui aurait donc répondu : « Messieurs les Anglais, nous ne tirons jamais les premiers, tirez vous-mêmes ».
La réponse du Comte d’Anterroches correspond à une ancienne prescription donnée à l’armée de Piémont par le Maréchal de Catinat en 1690 : « il faut essuyer le feu de l’ennemi, attendu que celui-ci est assurément battu quand on a conservé contre lui son feu tout entier ». En effet, le parti qui tirait le premier se trouvait désavantagé, car pendant le temps forcément assez long qu’il mettait à recharger ses armes, l’ennemi pouvait impunément se rapprocher et tirer de beaucoup plus près, avec de bien meilleurs résultats.
Le bélier de Cumberland a fait voler en éclat la première ligne française avec 266 tués aux premières salves. Aubeterre, Courten, Hainaut, Royal et la Couronne se sont replacés en arrière pendant que les Gardes Françaises et les Suisses se sont regroupés derrière la redoute de Chambonas. Maurice de Saxe envoie immédiatement la Brigade de Normandie de Talleyrand, la Brigade des Vaisseaux de Guerchy, ainsi que le Bataillon d’Eu.
Le Maréchal de France décide donc de contre-attaquer la « colonne infernale » avec sa cavalerie. Trois escadrons des régiments Colonel-Général, Brancas, Clermont-Prince, Fitz-James et Fiennes (Irlandais) et Royal-Cravates se lancent dans une première charge. Certains officiers haranguent leurs hommes en ces termes : « Messieurs, assurez vos chapeaux, nous avons l’honneur de charger ! » Cette charge échoue face au mur de feu anglais, mais elle est immédiatement suivie d’une seconde lancée par les Royal-Etranger, Chabrillan, Brionne, Pons, Berry, Penthièvre et Noailles. La fine fleur de la noblesse française en fait partie : Noailles, Estrée, Voyer d’Argenson et le Chevalier d’Apcher qui fait son rapport à Louis XV, malgré son pied broyé. Mais la seconde charge n’a pas plus de succès malgré toute l’impétuosité de la cavalerie française.
Cependant, les Gardes Françaises, les Suisses de Courten, Aubeterre et le Régiment Royal des Vaisseaux se ressaisissent et durcissent leur résistance malgré leurs pertes. La Brigade Irlandaise de Lord Clare intervient elle aussi en soutien mais sa première attaque échoue. Louis XV fait aussi donner la cavalerie d’élite de la Maison Royale          (Gardes du Corps, Gendarmerie, Chevau-légers et Grenadiers à Cheval) commandée par le Duc de Richelieu, ainsi que les Carabiniers de Montmorency. Le Roi doit aussi retenir son fils le Dauphin qui voulait se lancer dans le combat. Les Français se lancent en masse sur les rangs anglais qui crachent leur feu à dix pas, forçant les cavaliers de Louis XV à tourner bride.

– Cumberland croit tenir sa victoire mais il oublie que sa colonne perd de la cohésion face aux Brigades françaises et surtout, que sa cavalerie (Household , Brigades de Hawker et de Campbell) est restée en arrière. Ajoutons aussi, que le général Campbell, l’un de ses meilleurs subordonnés, meurt de ses blessures. Côté français, le Régiment suisse de Courten est lui aussi endeuillé par la mort de son chef, le Lieutenant-Colonel Nicolas Marclesis.
Après un conseil de guerre, Maurice Saxe change la disposition de ses forces en déployant les régiments de la Brigade Irlandaise (Clare, Bulkeley, Dillon–Infanterie, Berwick, Rooth et Lally) entre la redoute de Chambonnas et le Bois de Barry. Il redéploie ensuite son artillerie.

– La colonne de Cumberland avance toujours lentement dans le dispositif français. Mais Louis XV et Saxe font donner leur artillerie qui tire à mitraille et troue impitoyablement les rangs anglo-hanovriens. Saxe aligne ensuite la Brigade Irlandaise, la Brigade de Normandie (dont le Colonel Mr. de Talleyrand vient d’être tué et remplacé par Mr. de Salvency) et la Brigade des Vaisseaux, sous le commandement de son meilleur second Ulrich Woldemar de Lowendal qui mène la contre-attaque.
Les Irlandais (même si l’on comptait autant d’Écossais, que d’Allemands et de Français dans leurs rangs) – les Wild Geese (Oies Sauvages) – de Lord Clare s’élancent ensuite au cri de « Remember Limerick ! » et engagent férocement les rangs anglais au sabre à la baïonnette. Le Colonel Dillon sera aussi tué à la tête de son régiment. L’élan des Irlandais est contagieux, la Brigade de Normandie de Salvency et le Régiment de Vaisseaux pourtant étrillé, se joignent à l’assaut. C’est d’ailleurs le Capitaine Bonafousse (Normandie) qui pénètre le premier dans la colonne ennemie. Et c’est presque toute l’armée du Roy qui se retrouve sur les rangs anglais, Maison du Roi, Carabiniers de Montmorency, Brigades Prince-Camille, de Berry, de Noailles, Clermont-Prince, etc. Les Irlandais se couvrent de gloire. Le Lieutenant Mac Mahon (Clare) et l’Aide-Major Kennedy (Bulkeley), épaulés par vingt hommes enlèvent quatre canons aux anglais, pendant que le Sergent Wheelock s’empare d’un drapeau (il sera fait Lieutenant par la suite).
Voyant ses premiers rangs se faire littéralement écrasés, le duc de Cumberland comprend que la retraite est inévitable. Il avait d’ailleurs dit avant la bataille : « Je marcherai sur Paris ou je mangerai mes bottes ». Selon certaines sources (Ligonier et Mansart), la retraite des unités les moins engagées se fait en bon ordre.

– Il n’en reste pas moins que malgré les pertes, Fontenoy est une grande victoire pour la France. S’agenouillant au pied de son Souverain, le Maréchal de Saxe déclare : « Sire, j’ai assez vécu, je ne souhaitais vivre que pour voir Votre Majesté victorieuse », avant d’ajouter : « Vous voyez à quoi tiennent les batailles… ». Et Louis XV dit : « Tout vient de Dieu et de Maurice de Saxe »

Sources :
– Pierre Gaxotte : Louis XV, Fayard
– Denis Gandilhon, Fontenoy. La France domine l’Europe, Histoire et Collections

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26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d'Estrées à Hastenbeck

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Guerre de Sept-Ans ; l’Armée Royale de Louis XV (en guerre contre la Prusse, l’Angleterre et le Hanovre) livre alors une série des batailles en Allemagne. En avril 1757, deux armées françaises franchissent le Rhin et entrent en Allemagne dans le but de marcher vers la Bohême pour forcer les…

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18 juin 2010
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Histoire & Culture

10 mars 1465 : naissance de la Ligue du Bien Public

by Jérôme 14 juin 2010

Selon plusieurs historiens médiévistes et modernistes, la révolte nobiliaire de la « Ligue du Bien Public » symbolise le soulèvement de la haute noblesse contre la puissance grandissante de l’autorité royale qu’incarne Louis XI. C’est la défense des privilèges, de l’indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, affermi sous Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et Comte de Charolais

Ainsi, le 10 mars, Charles le Téméraire, le très puissant Duc de Bourgogne* et
cousin de Louis XI, furieux que le Valois eût influencé son père (Philippe le Bon) et vendu les villes sur la Somme (Abbeville, Amiens et Péronne), rassemble plusieurs grands féodaux du Royaume pour former une « Ligue du Bien Public », dont les buts sont définis par un Manifeste rédigé le jour même. Les révoltés y affirment vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

– C’est donc une guerre ouverte contre le Roi que déclenchent ces représentants de la Haute-Noblesse. Ils souhaitent aussi déposer Louis XI pour installer sur le trône de France, le faible frère du Roi Charles de Berry en tant que Régent.
Hormis Charles Téméraire, qui trouve-t-on dans cette Ligue du Bien Public ? Tout d’abord François II de Bretagne, lui aussi à la tête d’un puissant duché. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain. On trouve aussi de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d’Armagnac, Jacques d’Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d’Albret.

Jean II de Bourbon Comte de Clermont

– Enfin, d’éminentes figures de la Guerre de Cent-Ans se joignent  à la Ligue comme Jean de Dunois bâtard d’Orléans et compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, ainsi qu’André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453 et Antoine de Chabannes Comte de Dammartin (qui lâchera ses nouveaux amis quelques temps plus tard). Eux-aussi sont déçus de la politique de Louis XI.

– Mais de son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser le nombre considérable (pour l’époque) de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

* Grâce à Philippe le Hardi (frère de Charles V), Jean Sans Peur et Philippe le Bon, le Duché de Bourgogne était devenu en l’espace de cinquante années un « État » très puissant qui allait d’Anvers à Bourg en Bresse.

Lire :
– MURRAY-KENDALL Paul : Louis XI, Marabout, Paris
– HEERS Jacques : Louis XI, Perrin, Paris
– FAVIER Jean : Louis XI, Fayard, Paris

 

 

 

 

 

 

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30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

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C’est après s’être confessé à Saint François de Paule que s’éteint ce grand souverain, laid, avare et superstitieux (né en 1423), fils de Charles VII et de Marie d’Anjou. Jules Michelet a brossé de lui un portrait mêlant admiration et effroi, le comparant à un génie démoniaque. Toutefois, son œuvre…

30 août 2013

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16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la « Ligue du Bien Public » entre le Roi de France Louis XI et les « deux cornes » menaçant sa Couronne, à savoir le Duc de Bourgogne Charles Comte de Charolais dit « Le Téméraire » et François II de Bretagne. Ceux-ci ce sont d’ailleurs…

16 juillet 2015

Dans « Non classé »

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France. – Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au…

9 janvier 2017

Dans « De Louis XI à Henri III »

14 juin 2010
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Histoire & Culture

Vins du Mâconnais 5 – Viré-Clessé

by Jérôme 12 juin 2010

Appellation reconnue depuis 1998, elle couvre 386 hectares sur les communes de Viré et Clessé. Ce vin blanc est réputé pour sa structure et peut bénéficier de la mention Grand vin de Mâcon ou Grand vin de Bourgogne sur les étiquettes de bouteilles.

AOC_Vire-Clesse
Le cépage Chardonnay se développe sur des sols calcaires à entroques du bajocien, des couches marno-calcaires de l’oxfordien et des argiles à chaille. Le Viré-Clessé possède une capacité de garde allant jusqu’à six ans maximum.
vireClesseLEpinet
Sa robe oscille entre l’or blanc et l’or cendré. Ses arômes sont dominés par le floral, avec les notes présentes dans les Chardonnay de Bourgogne (aubépine, acacia, chèvrefeuille, genêt, citronnelle et menthe). Les fruits sont aussi présent (pêche blanche), ainsi que l’amande et parfois, la confiture de coing.

En bouche, le Viré-Clessé se révèle rond et structuré, offrant l’une des plus jolies expression du Chardonnay.

On le sert de préférence entre 11 et 13°C sur des cuisses de grenouilles, des escargots, de l’andouillette au vin blanc, du jambon persillé, de la volaille de Bresse à la crème et des fromages de chèvre.

Source :
– Dictionnaire Hachette des vins de France, Paris

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Vins du Mâconnais - Mâcon et Mâcon-Villages

Vins du Mâconnais – Mâcon et Mâcon-Villages

Étendu sur une cinquantaine de kilomètres du nord au sud, le vignoble de Mâconnais, terre d’Alphonse de Lamartine, occupe toutes les communes du Canton de Mâcon, produisant des rouges, des blancs et des rosés. Les vignes du pays de Mâcon poussent sur des sols silicieux, argileux ou sableux auxquels se mélangent…

11 septembre 2013

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Vins du Mâconnais - 1: Le Saint-Véran

Vins du Mâconnais – 1: Le Saint-Véran

Bien qu’ayant moins de prestige aux yeux du public que les grands crus de Bourgogne  (Chablis, Côtes de Nuits, de Beaune et Chalonnaise), les vins du Mâconnais offrent toutefois d’appréciables petits joyaux – en particulier les Blancs – à prix assez abordables. En voici donc un exposé avec pour commencer,…

24 avril 2015

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Vins et crus ; la Bourgogne

Vins et crus ; la Bourgogne

Peut-être moins connus que les vins de Bordeaux aux yeux du grand public, les vins de la solide terre de Bourgogne ne méritent pas moins leurs lettres de noblesse, comptant parmi les plus anciens crus de France (le vin de Beaune étant l’un des plus appréciés dès le XVIe siècle).…

1 février 2012

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12 juin 2010
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Histoire & Culture

31 juillet 1914 : L’Allemagne adresse son ultimatum à la France

by Jérôme 4 juin 2010

En début de soirée, l’Ambassadeur de l’Empire allemand à Paris, le Comte Wilhelm von Schön rencontre le Président du Conseil français René Viviani, ainsi que le Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères, Pierre de Margerie, pour lui remettre l’ultimatum allemand consigné dans un télégramme adressé par le Chancelier Theobald von Bettmann-Hollwegg.

Von Schön (à gauche) et Viviani

Von Schön (à gauche) et Viviani

En voici les lignes :

Berlin, le 31 juillet 1914.

La Russie, en dépit de notre action de médiation encore en cours, et bien que nous n’ayons nous-mêmes pris aucune mesure de mobilisation, a ordonné la mobilisation de toute son armée et de sa flotte, donc aussi contre nous. Nous avons déclaré l’état de menace de guerre qui doit être suivi de la mobilisation si, dans le délai de douze heures, la Russie n’arrête pas toute mesure de mobilisation contre nous et l’Autriche-Hongrie. La mobilisation signifie inévitablement la guerre.

Je vous prie de demander au gouvernement français si, dans une guerre entre l’Allemagne et la Russie, il restera neutre. La réponse doit être donnée dans le délai de 18 heures. Télégraphiez immédiatement l’heure à laquelle vous aurez posé cette question. La plus grande hâte s’impose.

Secret : Si, ce qu’il n’y a pas lieu de supposer, le gouvernement français déclare qu’il reste neutre, je prie votre Excellence de déclarer au gouvernement français que nous devons exiger comme gage de sa neutralité la remise des forteresses de Toul et Verdun, que nous occuperons et que nous restituerons après que la guerre avec la Russie sera terminée. La réponse à cette question doit être connue d’ici demain à 4 heures de l’après-midi.
Le Gouvernement français doit donc donner sa réponse à l’Allemagne dans un délai de 18h00. Comme garanties de neutralité, Berlin exige que Paris lui remette les places fortes de Toul et de Verdun.

Margerie répond alors à von Schön que la France « agira selon ses intérêts ». Mais au sein du Gouvernement et de l’Etat-Major, tout le monde est d’accord pour dire que le pays ne peut plus reculer si l’Allemagne entre en guerre contre la Russie.

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28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

Rappelons tout de suite un point important. Si l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand et de son épouse la Comtesse Sophie Sotek a été commandité par un groupe d’officiers serbes nationalistes nommé « La Main noire » (Crna Ruka) et commandés par le colonel Dragutin Dimitrijevic, JAMAIS le Gouvernement Serbe n’a souhaité déclaré la guerre à…

28 juillet 2014

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31 juillet 1914 : Assassinat de Jean Jaurès

31 juillet 1914 : Assassinat de Jean Jaurès

Chers lecteurs, chères lectrices, il est bien entendu que nous laissons ici la séquence hommage à Jean Jaurès aux personnalités politiques comme à certains médias. Nous nous contenterons de décrire l’événement et de le contextualiser. Merci Le vendredi 31 juillet, le Gouvernement de René Viviani se voit remettre l’ultimatum allemand…

31 juillet 2014

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Chroniques de la Grande Guerre : La mobilisation allemande

Chroniques de la Grande Guerre : La mobilisation allemande

– Dans son ouvrage « La Guerre d’aujourd’hui » (« Vom heutigen Kriege ») où il défend une conception agressive de la manière de mener une guerre, le Général allemand Friedrich von Bernhardi explique en commentant la stratégie du Plan Schlieffen s’appuyant sur la rapidité des opérations : «  le parti qui a fini sa…

30 juillet 2014

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4 juin 2010
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Histoire & Culture

22 juin 1372 : Victoire Navale franco-castillane de la Rochelle

by Jérôme 4 juin 2010

Victoire fort méconnue, elle permet au Royaume de France de Charles V de s’assurer la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, concrétisant les idées novatrices de l’Amiral français en matière de combat naval.
Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

En 1368, le Prince Noir fils d’Édouard III,
fait lever un fouage (un impôt par foyer ou feu) sur les terres vassales du Royaume d’Angleterre en Guyenne et en Gascogne. Cette initiative est très mal acceptée par deux seigneurs locaux Arnaud d’Albret et Jean d’Armagnac. Ceux-ci veulent porter l’affaire devant Édouard III mais sans succès. Ils décident alors d’en aviser le Roi de France et de lui demander appui contre le Prince Noir. Après réflexion, Charles V décide de relancer la guerre contre Édouard III, en 1369.

Les préparatifs sont longs. Édouard III rassemble une flotte de trente-six nefs et quatorze barges. Commandée par le Sire de Prembroke, elle doit atteindre La Rochelle, avec armes, chevaux et marchandises. De son côté, Charles V demande l’assistance de son allié, Henri V de Trastamare Roi de Castille, auquel il avait envoyé son fidèle Bertrand du Guesclin l’aider contre Pierre le Cruel. Se sentant redevable, le Roi de Castille fournit vingt galères au Roi de France mais celles-ci sont commandées parle Gênois Ambrogio Boccanegra, un redoutable marin qui a longtemps combattu contre les Maures. Huit autres galères arrivent de la Manche sous le commandement de Rainier Grimaldi.

Les franco-castillans sont en infériorité numérique mais leurs navires sont bien plus maniables. Boccanegra décide de tendre une embuscade à Pembroke juste à l’entrée de La Rochelle.

Jehan Froissart écrit que le premier engagement entre les deux flottes a lieu le 22 juin durant lequel les Anglais ouvrent les hostilités par des tirs de flèches auxquels Boccanegra répond par des tirs de bombardes qui endommagent les membrures. Quatre barges sont alors capturés. Boccanegra décide alors de se replier pour attendre une marée montante favorable. Celle-ci arrive le lendemain, permettant au gênois de lancer ses vaisseaux rapidement sur ceux de Pembroke. Alors, trois les vaisseaux anglais sont incendiés par des brulots de suifs fixés au bout des galères castillanes mais l’incendie se propage à cause du vent. Boccanegra trouve alors une aide inattendue grâce… aux chevaux. En effet, ceux-ci paniqués, défoncent littéralement les cales de plusieurs bateaux anglais.
A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke est fait prisonnier.
Les Anglais n’ayant pas la maîtrise des voies de ravitaillement maritime,  Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou.

Source :
Guerre et Histoire, Numéro de mars 2013

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Jean II le Bon

Jean II le Bon

Jean II le Bon peut sans conteste paraître comme en décalage avec son temps dans la conduite de la guerre et face aux difficultés politiques du temps. Ne serait-ce que par son caractère de Roi Chevalier soucieux de l’Honneur alors que la guerre médiévale changeait radicalement de visage. Fils de…

8 avril 2016

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

16 septembre 1380 : Mort du Roi Charles V dit le Sage

16 septembre 1380 : Mort du Roi Charles V dit le Sage

Trop méconnu aujourd’hui, Charles V reste incontestablement  le plus grand Roi de la dynastie des Valois. Son règne, court mais brillant, fut marqué tant par le spectaculaire redressement de la France face à l’Angleterre des Plantagenêt, tant que par un foisonnement artistique et culturel. Bref retour donc sur l’un des…

16 septembre 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

4 juin 2010
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Histoire & Culture

Gustave Thibon/ Hélie de saint Marc : Un enseignement « viril » pour les jeunes générations…

by Jérôme 2 juin 2010

Notre jeunesse doit se lever. L’avenir de nos sociétés en dépend. Jean Paul II s’adressant aux jeunes Français  (au Parc des Princes, le 1er juin 1980) disait lui-même que « l’Eglise regarde les jeunes avec optimisme et avec une profonde espérance. Elle voit en eux une énorme force de renouveau ». Tournons nous vers deux témoins qui ont également eu à cœur de parler à la jeunesse, en la prenant au sérieux…

Tout d’abord un beau texte de Gustave Thibon ( 1903-2001), penseur trop méconnu et pourtant  si riche d’analyses pertinentes, et plus que jamais actuelles. Ainsi l’ hommage qu’il rend à son ami Charles Maurras (1868-1952) lui donne l’occasion d’insister sur le trésor que constitue la véritable espérance et l’engagement personnel qui en découle nécessairement…

« Est-il un enseignement plus viril pour les jeunes générations, que de leur montrer qu’aucun héritage du passé n’est acquis, qu’aucune promesse de l’avenir n’est certaine et que la réalité de demain dépend uniquement de leur fidélité et de leur courage ? Tout ce qui s’est fait de grand dans le temps s’est fait, non en s’abandonnant à la fuite des heures, mais en résistant à leur pouvoir de dissolution et de mort. Il faut épouser son époque, bêlent en chœur les  amants serviles de la mode et de  l’opinion. Certes, mais non pour adorer ses tares ni pour obéir à ses caprices : pour la redresser au contraire, l’éduquer, la féconder en la pliant aux exigences immuables de l’être humain. C’est le sens du mot de l’Apôtre : Redimere tempus. Car l’histoire n’a de sens que celui que nous lui donnons. Et le temps qui ne gravite plus autour de l’éternité cède de tout son poids à l’attraction du néant.

Beauté, raison, vertu :  triangle divin où s’inscrit le cercle de notre destin. L’exemple de Maurras appelle à sa suite une légion d’hommes qui reprendront l’oeuvre qui n’a pas de fin. Des hommes qui porteront en eux assez d’espérance pour n’avoir pas besoin d’illusions. Et qui vaincront par la bénédiction des puissance de lumière et d’harmonie. Mais qui savent aussi, car il n’est pas d’espérance vraie sans incertitude et sans risque,  que si, l’effort accompli et le sacrifice consommé, les forces de l’ombre et de l’abîme doivent avoir raison dans les faits, ce sera l’éternel honneur de l’homme de mourir sans leur donner raison dans son cœur.

 Telle est la suprême leçon d’espérance que j’ai lue dans le dernier regard échangé avec Maurras, à quelques jour de sa rencontre avec le Christ- et c’était comme la mue de l’espérance humaine en espérance théologale. Contra spem in spe : Maurras avait assez longtemps espéré contre l’espoir pour que, selon le mot d’Héraclite, il lui fut donné, au terme de son existence, de trouver l’inespéré. »

(G. Thibon, extrait d’un article sur Charles Maurras)

Écoutons aussi l’appel vibrant du grand homme que fut Hélie Denoix de Saint Marc (1922-2013). Une invitation au courage, à la quête de absolu et au don de soi. Ce qu’il nomme « l’honneur de vivre »…

« Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,on est tenté de ne rien lui dire, sachant qu’à chaque génération suffit sa peine, sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».(…)

La vie est un combat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit.Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu. 

 A mon jeune interlocuteur,

je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause, en particulier dans les domaines du don de la vie, de la manipulation de la vie, de l’interruption de la vie. Dans ces domaines, de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.

Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit. Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin, tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir, jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher. « La vie est un combat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit.Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu. »

Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part, je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde, une signification à notre existence. Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves, cette générosité, cette noblesse, cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde, qu’il faut savoir découvrir ces étoiles, qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles. Je lui dirai que tout homme est une exception, qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité. Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir. Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, de toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage, les courages, et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse. Et pratiquer ce courage, ces courages, c’est peut-être cela «L’Honneur de Vivre»

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« Que dire à un jeune de 20 ans ? » Hélie de saint Marc

Voici le précieux témoignage d’un résistant, d’un homme de combat et d’honneur s’adressant aux jeunes d’aujourd’hui :  une invitation au courage, à la quête de absolu et au don de soi… « Quand on a connu tout et le contraire de tout, quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa…

26 août 2013

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'Chrétiens : préparer 2017'[1/3] Comment agir pour former une jeunesse chrétienne active dans le monde politique ?

‘Chrétiens : préparer 2017′[1/3] Comment agir pour former une jeunesse chrétienne active dans le monde politique ?

France Histoire Espérance a assisté à la conférence du mercredi 3 juin 2015 organisée par l’association Liberté politique « Chrétiens : préparer 2017 » et a décidé d’en faire un compte rendu… La conférence présentée par François Billot de Lochner – président de Liberté politique – était axée sur trois thèmes où…

4 juin 2015

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Gustave Thibon : « Le passé ne nous intéresse pas en tant que tel »

« Entre les conservateurs qui barrent l’avenir et les progressistes qui renient le passé, nous devons être avant tout les hommes de l’éternel, les hommes qui renouvellent, par une fidélité éveillée et agissante, toujours remise en question et toujours renaissante, ce qu’il y avait de meilleur dans le passé. Car le…

31 octobre 2014

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2 juin 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 1/ L’élargissement de la tête de pont américaine

by Jérôme 2 juin 2010

Venons-en maintenant au premier grand objectif des Américains, le port de Cherbourg. Le plan de Bradley se découpe en trois phases : 1. Sécuriser Utah Beach, 2. Sectionner le Cotentin du reste du département de la Manche au nord de l’axe Pont-l’Abbé – Saint-Sauveur-le-Vicomte – La Haye-du-Puits, en s’emparant le plus rapidement possible de la station balnéaire de Barnville-Carteret, sur la côte ouest du Cotentin. Pour commenter cette mission, Bradley déclare : « Il nous faudra dix jours si nous avons de la chance et trente si nous n’en avons pas ».  Le commandant de la Ist Army va en dépenser vingt…

1 – L’ASSAUT DU COTENTIN ; OBJECTIF CHERBOURG

p011602.jpgLa tâche de conquérir la presqu’île du Cotentin incombe au VIIth Corps de la Ist Army, commandé par le Lt.Gen. Joseph L. Collins et qui aligne quatre divisions d’infanterie (4th, 9th, 79th et 90th), ainsi que le 746th Tank Battalion, sans compter les canons et obusiers de l’artillerie de Corps. Ancien officier des offensives d’Argonne de 1918, Collins a l’expérience d’avoir commandé la 25th Division à Guadalcanal en 1942. Son action énergique lui a d’ailleurs valu le surnom de « Lightning Joe » (« Joe l’Eclair »). Il a donc la réputation d’être un bon tacticien et un très bon meneur d’hommes. Pour l’anecdote, il est l’oncle de l’astronaute Michael Collins qui participa à la mission Appolo 11.

En face, les Allemands alignent le LXXXIV. Armee-Korps de la 7. Armee du General der Artillerie Wilhelm Fahrmbacher (qui a quitté son commandement en Bretagne pour remplacer Marcks tué le 6 juin). Ce Korps aligne six divisions opérationnelles mais s’étire sur une ligne courbe qui va de Cherbourg à Carentan. Ainsi, aux deux extrémités, la 709. Infanterie-Division de von Schlieben protège la base sous-marine de Cherbourg pendant que les éléments de la 352.ID de Dietrich Kraiss (Grenadier-Regimente 915 et 916) protègent une ligne Caumont-l’Eventé – Carentan. Entre les deux, Fahrmacher ne peut s’appuyer que sur la 91. Luftlande-Division de König bien malmenée depuis le 6 juin, ainsi que sur le 77.ID de Stegmann, rameutée en urgence de la région d’Avranches. Fahrmbacher attend aussi la mise en place de la 275.ID de Schmidt qui arrive de Redon malgré une marche très difficile en raison des attaques de maquisards et de Jabos (surnom des avions d’attaque anglo-américains), ainsi que la 353.ID de Paul Mahlmann, unité correctement dotée en canons d’assaut malgré son sous-effectif.

Joseph L. Collins

Joseph L. Collins

Pendant ce temps, la IXth US Air Force du General Lewis A. Brereton débute le bombardement des grandes villes et des grands axes du Cotentin. Ainsi, dès le 7 juin, Valognes flambe sous les tapis de bombes. Plusieurs hôtels particuliers du XVIIIe partent en cendres, faisant disparaître un important patrimoine architectural.

Le VIIth Corps du Lt.Gen. Collins débarqué sur Utah doit d’abord étendre sa tête de pont établie dès le 6 juin par la 4th Infantry Division du Maj.Gen. Raymond O. Barton. Déjà celle-ci a conquis Saint-Côme-du-Mont et Saint-Pierre-du-Mont tout en établissant la jonction avec les parachutistes des 82nd et 101st Airborne autour de Sainte-Mère-Eglise. Maintenant, elle combat durement pour le contrôle de la chaussée de Quineville afin de sécuriser les approches nord de Utah.
MAP33Le 7 juin, le 22nd Infantry Regiment du Col. Hervey A. Tribolet lance un assaut pour prendre Azeville (une position fortifiée) et Crisbecq. Le 2/22nd IR (Maj. E.W. Edwards) combat durement pour prendre la petite ville d’Azeville transformée en point fortifié par les hommes de la 91. Luft-Lande-Div. Le Brig.Gen Henry A. Barber, commandant en second de la division, forme alors une Task Force chargée de prendre la chaussée de Quineville. L’idée de Barber est de contourner Crisbecq en vue de prendre Quineville et Azeville. L’assaut démarre le 9 juin avec un tir de barrage bien réglé. Bien planifié, l’assaut se révèle payant et Azeville est prise par le 3/22nd IR (Lt.Col. John Dowdy) en dépit d’un violent tir de barrage de mortiers et de mitrailleuses ennemis qui causent de lourdes pertes aux Américains. Sans plus tarder, Barton ordonne au 22nd IR de s’emparer de Quineville. Ce qui est fait le 11 juin, avec un important soutien d’artillerie. Sauf que là encore, les Allemands ne cèdent pas facilement du terrain. Ils vont même jusqu’à utiliser des chars Renault de prise datant de 1940.

La 9th Infantry Division « Old Reliables » du Maj.Gen. Manton S. Eddy, débarquée sur Utah le 10 juin, doit alors prêter son 39th Infantry Regiment « Fighting Falcons » (Col. Harry A. « Paddy » Flint) à la 4th US ID. Fort de ce renfort, Barton s’emparer de Quineville le 11 juin. Son prochain objectif est la petite ville de Montebourg qui se trouve à un carrefour de routes menant chacune à Valognes et à Cherbourg.
map31aDe son côté, Eddy lance ses deux autres régiments (47th et 60th) à l’assaut de l’ouest du Cotentin (voir carte ci-dessus). Les combats vont durer une semaine en tout. Le 60th Infantry du Col. Frederick J. de Rohan reçoit l’ordre de marcher sur Sainte-Colombe. Placé en avant du régiment, le 2nd Battalion bouscule tout ce qu’il a sur son passage et atteint la localité bien avant le reste de la division.

Insigne de la 9th Infantry Division

Insigne de la 9th Infantry Division

Le 15 juin, il s’établit sur la Douves mais doit faire face à une contre-attaque de soldats de la 77.ID de Stegmann appuyés par des mortiers et des canons légers. Les GI’s tiennent Sainte-Colombe pendant sept heures sans se faire déloger. Il est rejoint par le reste du 60th et réussit à dégager le secteur de toute opposition. Pour sa combativité, le 60th IR se voit récompensé par une Distinguished Unit Citation (citation présidentielle). Le 17 au soir, les éléments de la 9th Inf.Div. atteignent Barneville-Carteret et Saint-Lô-d’Ourville. Toutefois, le 47th du Col. George W. Smythe doit encore repousser une contre-attaque d’éléments de la 77. ID qui tente de rétablir le front. Mais la tentative allemande échoue, compte tenu du manque de moyens. Enfin, Stegmann est tué dans une attaque aérienne lancée par des appareils américains, près de Briquebec.

Manton S. Eddy

Manton S. Eddy

90th Infantry Division patch

Insigne de la 90th Infantry Division

Plus au sud maintenant, la 90th Infantry Division « Texas and Oklahoma / « Through Ombres », du Maj.Gen. Jay W. McKelvie doit élargir la tête de pont du VIIth Corps au nord des marais du Merderet et s’emparer de Goubesville et de Pont-l’Abbé. Son assaut démarre le 10 juin avec l’appui d’artillerie conséquent des 345th et 915th Field Artillery Battalions. Malheureusement dans un terrain peu propice à la manœuvre, les jeunes GI’s inexpérimentés de la T&O découvrent vite que les Allemands se battent mieux que prévu. Le 358th Infantry Regiment du Col. James V. Thompson, qui doit prendre Pont-l’Abbé et Etienville, traverse le Merderet mais se retrouve arrêté par une forte résistance allemande devant Pont-l’Abbé. Une contre-attaque est même lancée par les unités de la 243. ID de Klosterkämper, arrivée récemment en Normandie. Bien dissimulés derrière les haies, les Grenadiere barrent la route aux soldats américains à la mitrailleuse et au mortier. Ils lancent même une contre-attaque qui repousse les américains au nord-ouest.

De son côté, le 357th IR du Col. Philipp H. Ginger tente de franchir le Merderet pour s’emparer de Goubesville mais se fait bloquer par des tirs de canons FlaK de 88 mm, de mitrailleuses et de mortiers. La journée du 10 juin, baptême du feu pour la T&O est douloureuse. Le 11 juin, McKelvie fait donner le 359th IR (Col. Clark K. Fales) en renfort. Ce régiment, placé entre les 357th et 358th démarre son attaque à partir de Picauville… pour être contraint de se plaquer au sol et se contenter d’avancer par dizaines de mètres.
Le jour même, le 358th IR reprend son avance sur Pont-l’Abbé mais son commandant, le Col. Fales est blessé et doit être remplacé par le commandant du 2nd Battalion, le Lt.Col. Christian H. Clark. A 17h00, une intervention de P-47 Thunderbolt de la IXth Air Force met en fuite les Allemands et permet aux GI’s de Clark d’avancer derrière un tir de barrage d’artillerie. Enfin, à l’issue de quatre heures de combats, Pont-l’Abbé, réduite à un vulgaire tas de ruine, tombe aux mains des hommes du 358th. Plus au nord, le 357th combat furieusement pour s’emparer de Goubesville et d’Amfréville face à des Landsers bien retranchés. Envoyé en fer de lance de 3rd Battalion du régiment est gaspillé en pure perte.
90th_i11
– McKelvie est forcé d’adjoindre la A Company du 315th Combat Engineer Battalion au 357th en guise de renfort. Voilà donc les soldats du génie forcés de combattre comme fusiliers. Le 14 juin, le 357th et les Engineers réussissent à entrer au nord-est de Goubesville mais s’y fait rejeter sans ménagement par les Landsers, pendant que le 359th progresse toujours lentement par le nord-ouest. Entretemps, rendu fort mécontent par les médiocres performances de la 90th Division, Collins limoge McKelvie et le remplace par le Maj.Gen. Eugene M. Landrum. Pendant la journée du 15 juin, le 359th réussit à avancer de 600 mètres au nord-ouest de Goubesville, ce qui provoque l’évacuation de la petite ville par les Landsers qui se replient un bon ordre sur la route Saint-Lô – Périers.
Le 17 juin, le 357th, reformé en Combat Teams (groupes interarmes) avec des éléments du génie, se porte vers le nord-ouest et atteint Sainte-Colombe, établissant la jonction avec la 9th Division. Les deux divisions forment alors le dernier maillon d’une chaîne de défense allant de Barneville-Carteret à Carentan. Elle est aussi renforcée sur son flanc gauche (est) par la 82nd Airborne Division de Matthew B. Ridgway et ces deux divisions passent sous le commandement du VIIIth Army Corps du Lt.Gen. Troy H. Middleton, arrivé tout juste sur le sol normand.

– Son flanc sud sécurisé, Bradley peut alors envisager de parachever la conquête du nord du Cotentin en lançant le VIIth Corps de Collins sur Cherbourg.
Enfin, de son côté, l’inexpérimentée 90th Infantry Division a sué sang et eau dans les marais du Merderet pour conquérir ses objectifs mais son calvaire en Normandie ne fait que commencer…

2 – LA CONQUÊTE A PARTIR D’OMAHA BEACH

– Après le contrôle du secteur d’Omaha Beach, le Vth Corps du Lt.Gen. Leonard T. Gerow reçoit pour mission d’atteindre Isigny-sur-Mer ainsi que de se lancer vers le sud, vers Caumont-l’Eventé. Le 7 juin, la 2nd Infantry Division « Indian head » du Maj.Gen. Walter M. Robertson débarque sur Omaha Beach et viens se positionner au sud de Saint-Laurent-sur-Mer. Le 8 juin, son 38th Infantry Regiment (Col.Walter A. Elliot) reçoit l’ordre de s’emparer de Trévières. Là, les GI’s inexpérimentés se heurtent à une violente résistance de la part des restes du Grenadier-Regiment 916 de l’Oberst Ersnt Goth, dissimulés dans les haies. Après deux jours de violents combats, le 3/38th du Captain Weathers réussit à franchir l’Aure sous des tirs nourris, ce qui coûte la vie à son chef. Le 10 juin, Trévières tombe.
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– De son côté, la prestigieuse 1st Infantry Division « Big Red One » du Maj.Gen. Clarence G. Huebner, vétérane d’Afrique et de Sicile qui a consenti au sacrifice à Omaha Beach, reçoit pour objectif la capture de Caumont-l’Eventé à l’est de Saint-Lô. Sauf que les hommes de Huebner se rendent vite compte que combattre dans le bocage ne va pas être une simple partie de plaisir. Les GI’s aguerris ont surtout combattu dans des zones arides dégagées ou urbaines et l’entraînement en Grande-Bretagne n’a pas insisté sur la mise en situation dans l’environnement normand, bien que la campagne anglaise soit elle aussi garnies de haies et de chemins de creux ! Craignant alors que son front ne soit rompu par une attaque de la Panzer-Lehr-Division nouvellement arrivée, Huebner positionne ses trois régiments (16th, 18th et 26th) en trois lignes successives, sauf que ce déploiement ne lui permet d’avancer sa division que par bonds. Huebner surestime quelque peu le nombre des forces allemandes car il n’y a pas grand-chose en face de lui ; seulement deux Kompanien de la 2.PzDiv chargées de défendre Caumont. Le 8 juin, la Big Red One traverse l’Aure et marche sur Caumont. Les GI’s passent trois jours à nettoyer la campagne au nord de Caumont et atteignent la ville le 12. Le 26th IR doit alors mener un féroce combat contre les deux Kompn de la 2.PzDiv pendant toute la nuit pour la maîtrise de la ville, pendant que le 18th se charge de Formigny.

Leonard T. Gerow, commandant du Vth US Corps

Leonard T. Gerow, commandant du Vth US Corps

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Insigne de la 2nd Infantry Division

– De son côté, la 2nd US ID de Robertson connaît de sérieuses difficultés face à un adversaire particulièrement coriace, la 3. Fallschirm-Division du II. Fallschirm-Korps d’Eugen Meindl. Commandée par le Generalmajor Richard Schimpf, un vétéran des campagnes de Grèce et de Russie adoré de ses hommes, cette division est formée de 15 976 jeunes parachutistes bien entraînés et conditionnés comme de sous-officiers ayant connu les durs combats de Sicile et d’Italie. Tout simplement surarmée, la 3. FjD aligne 930 mitrailleuses MG. Soit une pour treize hommes environ ! Certains de ses combattants sont aussi équipés des tout nouveaux fusils d’assaut STG 44 et des FG 42 (ce dernier modèle étant spécialement conçu pour armer les parachutistes). Sans compter ses mortiers et ses canons, c’est dire sa puissance de feu… Stationnée dans le centre-ouest de la Bretagne la veille du 6 juin, elle arrive à marche forcée en Normandie le 10 juin et s’installe à Brecey-Villedieu.
– Le 11 juin, le 38th Infantry Regiment se porte sur l’Elle pour se faire violemment prendre à partie par les Fallschirmjäger de Schimpf qui clouent sur place les audacieux. Le 13 juin, le 38th soutenu par l’artillerie divisionnaire relance son attaque pour ne progresser que de… 3,2 km. Robertson doit compter 540 tués pour deux jours de combat.

– La 29th Infantry « Blue and Gray » de Charles H. Gerhardt, l’autre division d’Omaha Beach, n’obtient guère de meilleurs résultats. En effet, en voulant franchir l’Elle, son 116th IR du Col. Charles D.W. Canham est immobilisé par la virulente défense des Fallschirmjäger. Seul le 3/115th peut franchir la rivière et progresser de 2,7 km, jusque au sud de Saint-Jean-de-Savigny mais il subit immédiatement un violent tir de barrage d’artillerie (pièces antichars PaK et canons d’assaut Sturmgeschützte) et de mortiers qui force ses soldats à se plaquer au sol. Finalement, ne pouvant pas localiser les forces allemandes bien tapies dans les haies, les hommes du 3/116th préfèrent déguerpir sous une pluie de balles et d’obus. Pendant ce temps, le 115th IR du Col. Godwin Ordway Jr. démarre son assaut sur Saint-Clair-sur-l’Elle avec l’appui de deux Platoon (8 chars) de M4 Sherman du 743rd Tank Battalion du Lt.Col. Upham.

– Sauf que le scénario se répète, PaK antichars, canons légers de DCA, mortiers et mitrailleuses MG des Fallschirmjäger et Grenadiere crachent tout leur feu sur les GI’s qui doivent se plaquer au sol. Bien souvent ce réflexe coûte la vie à bon nombre d’entre eux car leur immobilisation dans un champ permet aux observateurs d’artillerie allemande de régler les tirs de mortiers de de canons sur eux. Les Sherman ne peuvent être non plus d’un grand secours, car des petits groupes de « casseurs de chars » se déplacent discrètement sous le couvert des haies pour en détruire trois à coups de Panzerfaüste. Repris en main par son chef et bénéficiant du soutien de obusiers de la divisions et du Vth Corps, le 115th IR réussit à atteindre Saint-Clair-sur-l’Elle au prix de 547 tués. Au regard de ce triste chiffre, Gerhardt décide de laisser sa division au repos en vue de l’assaut sur Saint-Lô. Les GI’s sont néanmoins prévenus, les Allemands tiennent fermement le bocage normand et ne sont pas prêt de lâcher prise facilement. La route vers Saint-Lô sera longue.
Omar N. Bradley dira d’ailleurs, dès le 8 juin : « c’est la plus foutue campagne que j’ai jamais vue ! »

Suite…

 

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 4/ La réaction allemande

Chroniques de la Bataille de Normandie – 4/ La réaction allemande

Peu après le Débarquement allié, Rommel ne tarde pas à expédier des renforts en Normandie et après avoir demandé avec insistance au QG de Rastenburg l’envoi de Panzer-Divisionen afin de lancer une contre-attaque décisive qui doit rejeter les Anglo-Américains à la mer. 1 – Face au secteur anglo-canadien – Rommel…

16 juin 2014

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Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura pas échappé, le soixante-dixième anniversaire du Débarquement de Normandie obligeant, je vous propose une chronique sur l’évènement, entre préparation, forces, chefs et déroulement de l’Opération « Overlord ». 1 – LA GESTATION La gestation du plan « Overlord » a pris environ une année.…

21 mai 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 15/ La Bataille des Haies (Seconde partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 15/ La Bataille des Haies (Seconde partie)

3 –  LA HAYE-DU-PUITS – En même temps que la 90th Division  79th Infantry Division « Cross of Lorraine » de Wyche, appuyée par le  749th Tank Battalion, doit s’emparer de la crête de Montgardon (Cote 84) qui permet de déboucher sur La Haye du Puits et d’accrocher la route de Lessay.…

8 juillet 2014

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2 juin 2010
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Histoire & Culture

Général Nicolas Dahlmann

by Jérôme 28 mai 2010

Fils d’un Trompette de Régiment Royal Dauphin Cavalerie, Nicolas Dahlmann voit le jour à Thionville le 7 novembre 1769. En 1777, il entre déjà dans les rangs de l’Armée de Louis XVI comme enfant de troupe. Sa famille a des origines au sein de la noblesse de Souabe.
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– Le jeune soldat continue ensuite son parcours dans l’Armée Royale.  Il reste dans ce même régiment comme engagé en 1785 avant de
passer dans l’Infanterie au sein du Régiment d’Alsace qui devient le 53e Régiment d’Infanterie en 1790.

– Après 1792, Nicolas Dahlmann combat dans l’Infanterie dans l’Armée de la Moselle commandée par le Général Kellerman (père), puis dans l’Armée des Pyrénées du Général Servan. Il est blessé à la jambe contre les Espagnols à Peyretores en septembre 1793.

– En 1796
, promu Capitaine, il accompagne le Général Bonaparte en Italie en sein des Guides-à-Cheval, corps formé en juin de la même année. En 1798, Dahlmann reste aux ordres de Bonaparte en Egypte. Il participe aux Batailles de Salahieh et d’Aboukir contre les Mamelouks. Après la prise de pouvoir de Bonaparte, Nicolas Dahlmann est promu Chef d’Escadron aux Chasseurs à Cheval en 1802.
Il commande un escadron des Chasseurs à Cheval de la Garde à Austerlitz, s’y distingue et prend le commandement du même Régiment après la mort du Colonel-Major Morland.

– Promu Général de Brigade, on le retrouve ensuite, toujours au commandement de la 1re Brigade de Cavalerie de la Garde Impériale à Iéna et Lopaczyn.
A Eylau, il est aux avant-postes de la « charge des quatre-vingt escadrons ». Chargeant en tête de ses troupes face aux Cosaques, il est gravement blessé d’une balle dans la hanche.

– Transporté à l’arrière, il rend son dernier soupir le 10 février 1807. Avec Lassalle et Bessières, le Général Nicolas Dahlmann fait partie de ces cavaliers d’Empire valeureux tués à l’issue d’une bataille. Son cœur a été déposé au Panthéon sur ordre de l’Empereur.

Source :
– http://www.napoleonseries.org

 

 

 

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Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Maréchal Emmanuel de Grouchy

Maréchal Emmanuel de Grouchy

Le nom de Grouchy est longtemps resté – et reste encore – associé à la défaite de Waterloo. Presque comme si ce Maréchal d’Empire n’avait laissé que cette empreinte dans l’Histoire de la Grande Armée. Or, c’est faire injustice à ce soldat que de réduire sa carrière au 18 juin…

29 mai 2016

Dans « Grande Armée »

Général Jean-Marie Degoutte

Général Jean-Marie Degoutte

Entièrement passé dans l’oubli, Jean-Marie Degoutte reste tout de même considéré comme l’un des meilleurs plus jeunes commandants français de la Grande Guerre, au même titre que d’hommes tels Georges Humbert ou Henri Gouraud. C’est aussi lui qui dirigea les travaux de la Ligne Maginot des Alpes dans les années 1920-1930.…

31 octobre 2016

Dans « Grande Guerre »

28 mai 2010
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Histoire & Culture

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 6

by Jérôme 25 mai 2010

– LE PLAN DE HAMILTON : HÂTE ET NÉGLIGENCES 

– Lorsque il élabore le plan de débarquement pour le 25 avril 1915, l’état-major de Sir Ian Hamilton part avec un inconvénient mais aussi deux avantages. Le premier est l’absence totale d’effet de surprise. En revanche, former une tête de pont est envisageable car la configuration de la péninsule de Gallipoli. En effet, le manque de routes contraint les unités turques basées à Bulair à rejoindre le Cap Helles en plusieurs jours. D’autre part, von Sanders est contraint de diviser ses forces en deux pour surveiller les deux côtés des Détroits. Mais les Britanniques devaient tenir compte des meilleurs secteurs pour débarquer. Or, si Français et Anglais ont déjà débarqué aux Dardanelles lors de la Guerre de Crimée (la Sublime Porte était alors alliée à Londres et Paris contre la Russie), la documentation sérieuse manque. La seule carte dont dispose Hamilton est un exemplaire au 1/63 000e, établie en 1908 à partir d’une carte au 1/50 000e datant de 1854. Par conséquent, de nouvelles cartes doivent être hâtivement dessinées à partir de documents turcs capturés, ou de cartes d’observation au 1/25 000e dessinées en 1912-1913.

Source : http://www.nzhistory.net.nz

Source : http://www.nzhistory.net.nz

– Mais les cartes ne peuvent suffire. Il faut dresser des plans et schémas des plages, des pentes et des ouvrages défensifs turcs. Du coup, l’état-major et les officiers chargés de la cartographie doivent rassembler des documents hydrographiques datant du début du XIXe siècle, ainsi que de rapports d’attachés navals, d’officiers du Consulat de Londres à Constantinople et même de voyageurs ! Le seul document crédible reste un plan du secteur Gaba Tepe – Plateau de Kilid Bahr, notes à l’appui, établi par un officier naval mais datant de 1876. Toutefois, la Naval Intelligence et le War Office décident de

mettre à disposition de l’état-major de la Mediterranean Expeditionnary Force et de l’ANZAC quelques rapports secrets établis en 1908 et 1909 mais régulièrement mis à jour (P. Hart).Enfin, plusieurs vols opérés par le 3 Squadron, Royal Naval Air Service (RNAS) contribuent à donner un meilleur aperçu de la configuration de la Péninsule.

– Mais une nouvelle question se pose : si l’on peut se fier aux cartes et aux plans, comment les utiliser ? Lors de la planification, une première idée avancée – avec amateurisme – par Birdwood, reprise par Hamilton et le Major.General Walter Braithwaithe consiste à débarquer à Bulair, tout au nord-est de la péninsule de Gallipoli. Mais Hamilton se rend très vite compte que cette idée est hâtive. L’objectif était de percer les défenses turques dans la partie européenne afin de menacer directement Constantinople. Mais Enver Pacha avait envisagé cette éventualité et fit moderniser les défenses datant de la Guerre de Crimée.
Autre raison pour ne pas lancer une telle opération : la distance à parcourir depuis Moudros entraînerait un étirement des lignes de communications navales. Le Haut-Commandement décide aussi d’abandonner l’option de débarquer sur le côté asiatique des Détroits. Cette option alimente tout de même un débat intense chez les Britanniques. Ses partisans estiment que le terrain dans le secteur de Çanakkale est bien plus favorable à des manœuvres rapides, rendues impossibles dans la péninsule de Gallipoli en raison du relief et de la configuration du terrain. Quant aux détracteurs, ils estiment qu’une attaque par le côté asiatique exposerait dangereusement le flanc droit du Corps Expéditionnaire. Et c’est Kitchener qui conseille directement à Hamilton de ne pas tenter cette opération.

– Décision est donc prise de débarquer sur la côte de Gallipoli. Un rapide coup d’œil sur la carte montre que la clé de la défense turque se situe sur le Plateau de Kilid Bahr qui domine les forts de la partie européenne. Hamilton est aussi au courant que d’importantes forces turques se trouvent à Boghali et pourraient intercepter ses unités aussitôt débarquées. Il décide alors de frapper dans le secteur côtier juste au nord Gaba Tepe, sur Ari Burnu, moins défendu, par un débarquement nocturne de l’ANZAC. Toutefois, même si la plage de débarquement peut-être sécurisée, il est moins certain que les troupes mises à terre soient capables de contrôler la Crête de Sari Bahr. Dans le cas contraire, les réserves turques pourront arriver assez vite en amont des plages. Par conséquent, la force principale devra rapidement s’emparer de l’éminence de Mal Tepe, sorte de cône, avant d’attaquer Kilid Bahr le jour suivant (26 avril).

– Mais en se penchant sur la carte (voir ci-dessus), une erreur évidente apparaît au grand jour. En effet, le secteur australo-néo-zélandais est bien trop éloigné du secteur de débarquement britannique au Cap Helles ! Hamilton ne tient pas compte que d’autres plages sont tout aussi (voire mieux) accessibles, de l’autre côté de Gaba Tepe et au sud de la Baie de Sulva. Celles-ci auraient pu être utilisées pour couvrir le débarquement principal. La majeure partie des forces d’Ian Hamilton auraient pu exercer ensuite une poussée coordonnée contre Kilid Bahr, frappant ainsi durement le dispositif turc. Sous-estiment gravement la défense établie par Mustapha Kemal, Hamilton décide de faire débarquer ses forces dans plusieurs secteurs avec l’appui des pièces des navires de la Royal Navy. Par conséquent, il prend le risque net de diviser ses forces par une série de débarquements, certes coordonnés sur la carte mais qui ne peuvent se soutenir mutuellement. Or, l’histoire militaire le montrera quelques décennies plus tard, un assaut amphibie a plus de chances de réussir par une série de débarquements groupés et concentrés.

– Les secteurs choisis sont désignés par des lettres et se répartissent autour de la Péninsule du Cap Helles. Les principales plages – « V » et « W » Beaches – sont respectivement situées en face du fort et du village de Sud el-Bahr, ainsi que près de la pointe du Cap Helles. Hamilton prévoit aussi plusieurs débarquements de flanc sur les plages « X » Beach (près de « W » Beach) et « S » Beach, près de la Baie de Morto, juste en-dessous de la Batterie de Tott. Le commandant britannique, décide enfin de débarquer sur une plage isolée – « Y »  – tout à la pointe de la Gallipoli, entre les réserves locales turques, avec pour attention de couper leurs communications. En somme toute, un plan aussi ambitieux que hâtivement conçu.
Les opérations démultipliées sur le Cap Helles incombent à la 63rd Royal Naval Division de Paris et à la 29th Infantry Division de Hunter-Weston, qui reçoit le renfort du Plymouth Battalion des Royal Marines. Leurs objectifs comprennent la prise du village de Krithia dès le premier jour, suivi par une forte poussée vers le nord pour établir la liaison avec les ANZACS et chasser les Turcs de Kilid Bahr. Et pour contrer la possible réaction des batteries turques établies sur le côté asiatique, il est décidé de faire débarquer des éléments de la 1re Division française du CEO à Kum Kale, en espérant que le commandement Turc se retrouvera en pleine confusion quant au véritable objectif allié.
Mais on voit bien que Hamilton s’est confondu en complications pour établir son plan, en multipliant les objectifs au lieu de définir un axe précis de progression dans la péninsule. Sans avoir encore combattu, les troupes de Liman von Sanders ont déjà un tour d’avance avec leurs défenses établies.

– Se pose alors clairement la responsabilité du futur bain de sang. Si Churchill porte incontestablement sa part de responsabilité en décidant de l’opération contre les Dardannelles, il est certain qu’Ian Hamilton – et même Kitchener – y sont aussi pour beaucoup. C’est bien le second, qui dans une hâte certaine, a échafaudé un plan manquant cruellement de cohésion.

Major.General Aylmer Hunter-Weston

Major.General Aylmer Hunter-Weston

– Si l’état-major du MEF piloté par Birdwood ne trouve rien à redire au plan de leur supérieur, il y a tout de même un général à se montrer inquiet : Aylmer Hunter-Weston, le commandant de la 29th Division. Âgé de cinquante-et-un ans, ayant fait la majorité de sa carrière dans les Royal Engineers (Génie), Hunter-Weston est aussi passé par l’état-major de Kitchener durant la Guerre des Boers. Mais il avait l’expérience du commandement d’unité au combat, quand il était à la tête de la 11th Brigade en France. En observant les objectifs qui lui sont assignés sur les rives du Cap Helles, il est forcé de reconnaître les différents problèmes qui attendent sa division, notamment le manque de soutien en artillerie qui ne pourra débarquer avec les premières vagues. Autre officier inquiet, le Brigadier.General Stuart Hare, commandant de la 86th Brigade qui doit débarquer sur le Cap Helles en premier. Hare fait remarquer que les artilleurs de la Navy risquent « de ne pas voir sur quoi ils vont ouvrir le feu ».
Au départ, Hamilton prévoit que la 29th Division débarquât de nuit, comme les ANZACS. Mais Hunter-Weston refuse catégoriquement, arguant que cela ne fera que causer une sérieuse confusion. Finalement, Hamilton se ravise et choisit de faire débarquer la 29th Division de jour.

– Quoiqu’il en soit, une proportion significative d’officiers subalternes britanniques, australiens et néo-zélandais éprouve une certaine inquiétude quant à ce qui est demandé à leurs soldats. Force est de constater que l’enthousiasme de Sir Ian Hamilton et de son état-major – nourri par une sous-estimation dramatique des forces et de la détermination ottomanes – n’était pas contagieux dans l’ensemble des rangs.

[Suite]

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

– BAIN DE SANG AU CAP HELLES – Les Britanniques sont plus réalistes quant aux forces turques défendant le Cap Helles. Ils savent que les troupes de von Sanders les attendent sur les plages « V » et « W » mais les Anglais sont aussi inquiets quant à débarquer…

25 avril 2015

Dans « Non classé »

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

– LA SECONDE BATAILLE DE KRYTHIA (28 avril – 9 mai 1915) – L’erreur grossière de Hamilton est d’avoir laissé Kum Kale inoccupé, permettant ainsi aux Turcs d’y réinstaller des canons qui pilonnent impunément la partie européenne. Cependant, les 26-27 avril, la 1re Brigade Métropolitaine (Général Vandenberg) débarque sur «…

19 mai 2015

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25 mai 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 29/ Opération « Totalize » (Seconde partie)

by Jérôme 24 mai 2010

2 – UNE PERCÉE DIFFICILE MAIS RÉUSSIE… 

A – LE BOMBARDEMENT

– Durant la soirée, les unités au sol achèvent leurs préparatifs ; plein en carburant, délimitation des voies de passage à l’aide de lampes disposées en file sur le sol, agrandissement des brèches dans les talus. Enfin, les fantassins et tankistes reçoivent une ration de rhum, coutume avant chaque combat… Venu rendre visite à Simonds, Henry Duncan Crerar son supérieur hiérarchique l’encourage en lui rappelant que le 8 août 1918, les Canadiens ont infligé une lourde défaite aux Allemands dans le Nord de la France. Il est intéressant de constater que même s’il commande la Ist Canadian Army, Crerar joue presque un rôle secondaire dans l’Opération ; Montgomery préférant confier l’intégralité de l’affaire à son protégé Simonds.

– Durant la nuit du 7-8 août 1 020 bombardiers Lancaster et Halifax du RAF N° 84th Group démarrent leurs opérations de neutralisation des lignes allemandes sur l’axe de la route Caen–Falaise et en déversant un tapis de bombes entre sur un arc May-s/-Orne, Haut-Mesnil – Secqueville. Seulement, malgré 1 487 tonnes de bombes lâchées, le bombardement n’est pas une grande réussite en raison du manque de visibilité. Seulement 7 appareills ont été abattus par la FlaK qui n’est pas au mieux de sa forme.

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M7 Priest converti en Kangaroo

B – LA PERCÉE CANADIENNE

– A 23h30, Simonds fait donner le barrage roulant d’artillerie derrière lequel s’élancent immédiatement les sept colonnes de Sherman et de Kangaroos, précédées par les Sherman « Flails » chargés du déminage. Très vite, les équipages de tête chargés de la navigation éprouvent une première difficulté ; leurs boussoles fixées sur le blindage de leurs engins s’affolent en raison des quantités de métal répandus aux alentours.  Seconde difficulté, les unités de tête tombent presque dans le barrage d’artillerie qui ne progresse pas assez vite. Enfin, la poussière et l’obscurité provoquent l’aveuglement des équipages qui s’égaient en tête, tout en poursuivant leur avance.

– Tout à droite, devant partir en avance, la 6th Canadian Infantry Brigade doit reculer car des bombes risquent de tomber dans ses lignes. Elle reprend son avance sur le coup de 22h55 mais pour se faire arroser par des canons allemands épargnés par le bombardement de la RAF. Néanmoins, les Canadiens Français des Fusiliers Mont-Royal (Lt.Col. Gauvreau), appuyés par des mortiers lourds de 4,2-inches, attaquent May-s/-Orne sur le coup de 23h55. Mais ils sont bloqués à 350 m de leur objectif par des mitrailleuses. Les Canadiens atteignent la bordure nord du village à 02h30 seulement mais doivent se replier. 2 Compagnies repartent à l’attaque par un crochet à l’ouest du village mais sans succès. Le Lt.Col. Gauvreau doit relancer son attaque de jour avec l’aide de 12 Churchill Crocodiles  du 141st Royal Armoured Corps. Seulement, il faut former à la hâte les fantassins du Mont-Royal qui doivent protéger les chars lance-flamme, ce qui retarde encore l’assaut jusqu’à l’après-midi.

– Plus à gauche, le Royal Hamilton Light Infantry transporté sur Kangaroos s’égare complètement et parvient à l’est de Rocquancourt alors qu’il doit y parvenir par l’ouest, ce qui provoque un énorme embouteillage avec la colonne formée par le Royal Regiment of Canada et  les chars du Sherbrooke Fusiliers. Finalement, après avoir retrouvé son chemin, le RHLI réussit à descendre des Kangaroos à 05h30 et combat pour s’emparer des carrières de Caillouet et de Cîntheaux. Mais ses hommes sont bloqués à 400 m de leur objectif par une défense allemande plus vigoureuse que prévu.
A 08h45, remis de son retard, l’Essex Scottish part à l’assaut  de Caillouet. Mais un chef de section antichar trop prudent n’aligne pas ses canons de 17 livres contre 4 Panzer enterrés, ce qui force le Bataillon à rester sur place pendant plus de cinq heures avant que les Allemands ne choisissent de déguerpir avec leurs engins. Le Bataillon repart à l’assaut du bourg qu’il nettoie avec l’appui de Bren Carriers et de l’artillerie.

– Les choses se passent mieux devant Fontenay-le-Marmion pour la colonne d’assaut formée par le South Saskatchewan Regiment et le Cameron Highlanders of Canada. Si ces deux Bataillons n’ont pas de soutien d’artillerie, ils bénéficient d’un bombardement plus efficace mais doivent traverser des champs de mines. Les South Saskat. s’emparent de la moitié ouest de Fontenay-le-Marmion sans trop de problèmes mais ça n’est pas le cas des Camerons dans la moitié est. Il faut alors que les South Saskat. et 1 Squadron du 1st Hussars interviennent pour régler la question définitivement durant l’après-midi. A 15h30, les Canadiens prennent 250 prisonniers.

– Du côté du RRC et des Sherbrooke, un retard est pris mais à 06h00, 2 Compagnies du RRC montées sur M7 Priest désarmés arrivent au pied de la Cote 112. Les fantassins mettent pied à terre et dispersent sans grande difficulté les quelques Grenadiere de la « Division Brouette » (surnom donnée à la 89. ID en raison de sa faible motorisation). Les Canadiens s’enterrent avant de recevoir une contre-attaque menée le long de la N158 par des éléments de la 12. SS « Hitlerjugend » avec l’appui de Panzer IV et de Panther. Mais les Canadiens repoussent les assaillants qui laissent 4 Panzer et 6 blindés légers sur le terrain.

– La colonne de gauche canadienne (14th Hussars – Manitoba Dragoons et Fort Garry Horse) démarre son attaque à 23h30 avec 200 Sherman et blindés légers guidés par les obus traçants des canons Bofors. Malheureusement, les équipages sont très vite aveuglés par la poussière et l’obscurité. Ne pouvant pas discerner les lumières de balisage, les pilotes s’égarent eux aussi. Les éléments du Grenadier-Regiment 1056 en profitent alors pour tirer au hasard, ce qui ajoute gravement à la confusion. Malgré l’arrêt du tir traçant des Bofors, l’avance reprend sur le coup de 00h15 et les Canadiens profitent de la défense désorganisée de l’aile droite de la 89.ID pour atteindre Lorguichon avant l’aube.

– Malgré la confusion du départ, au moins les Canadiens ont-ils remportés tous leurs objectifs.

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B – L’AVANCE BRITANNIQUE

– Comme pour les Canadiens, les Ecossais et les équipages de la 33rd Armoured Division se mettent en marche dès 23h30 depuis Cormel-le-Royal et Hubert-Folie. Mais là encore, la poussière et l’obscurité empêchent les éléments de tête de se diriger correctement sur un axe sud – sud-est. Guidant et appuyant la première colonne du 7th Bn. Argyll and Shutherland qui doit s’emparer de Cramesnil et du Haut-Bosq, le 144th Royal Armoured Corps du Lt.Col. Jolly rate sa navigation et tombe dans une zone criblée de cratères. Son commandant décide de guider lui-même l’ensemble de la colonne.
Grâce à l’intervention des Crabs et de l’artillerie qui allonge son tir, Ecossais réussissenet à dépasser Bourguébus pour longer Tilly-la-Campagne et d’arriver en vue de Saint-Aignan-de-Cramesnil vers 02h40. Les hommes du 7th Argyll & Sutherl. mettent alors pied-à-terre pour s’emparer de la localité avec le soutien de 2 Squadrons du 144th RAC. Au prix d’un violent combat, Ecossais et tankistes réussissent à s’emparer de Saint-Aignan avant d’y constituer un périmètre de sécurité. Plus à l’ouest, Garcelles-Secqueville est pris à 05h30 et Cramesnil sur le coup de 07h30.

– Progressant derrière la 154th Brigade, la 152nd Highland Infantry Brigade (Robert Cassels) doit nettoyer le terraint entre Hubert-Folie et Tilly-la-Campagne. Le 2nd Bn. Seaforth Highlanders du Lt.Col. Andrews appuyé par les mitrailleuses Vickers montées du 1/7th Bn. Middlesex tentent de s’emparer de Tilly-la-Campagne tenu seulement par 130 hommes de la 89. ID. Mais les mitrailleuses allemandes empêchent les Ecossais de remplir leur mission durant la nuit. Il faut alors qu’Andrews appelle le 5th Bn. Seaforth du Lt.Col. Walford en renfort, avec l’appui d’un Squadron du 148th RAC. Il faut près de sept heures aux Écossais pour s’emparer de la petite localité avec une supériorité numérique de près de 1 contre 10 !

– A l’Est de la N 158, le 5th Bn. Cameron Highlanders (152nd Brigade) tente de s’emparer de Lorguichon mais se retrouve pris dans un embouteillage qui le ralentit. Cassels ordonne que l’avant de reprendre et le 5th Cameron s’empare de Lorguichon par une attaque en tenaille. Son périmètre de défense est établi à 09h00. Les Écossais ont eux rempli leur mission en dépit des conditions difficiles.

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Chars de la 1re DB Polonaise. Le Numéro 51 peint à l’arrière de la caisse du char indique qu’il s’agit du 1er Régiment Blindé du Colonel A. Stefanewicz

3 – … POUR UNE OCCASION MANQUÉE 

A – L’ERREUR DE SIMONDS ET LA RÉACTION DE KURT MEYER

– Les lignes ennemies percées, Simonds pourrait lâcher ses deux divisions blindées.  En effet, la modeste 89. ID de von Heinrichs paraît ébranlée mais pas tant qu’espéré car ses deux Régiments de Grenadiers réussissent à constituer des îlots de résistance qui tiennent tête au IInd Canadian Corps. Cependant, il suffirait que Simonds ordonne à ses deux divisions blindées de se regrouper derrière les lignes des 2nd Canadian Infantry et 51st Highland Divisions pour servir de bélier ouvrant le passage vers Falaise. Mais le jeune commandant du IInd Canadian Corps n’a pas le coup d’audace de ses adversaires. Il joue alors la carte de la prudence, ce qui va lui coûter son succès.

– Celui qui ruine en partie le pari de Simonds n’est autre qu’un ennemi personnel des Canadiens, le SS-Oberführer Kurt « Panzer » Meyer. Le 7 août, Hans von Kluge commandant du Heeres-Gruppe B lui a ordonné d’envoyer sa « Hitlerjugend » sur Condé-s/-Noireau afin d’enrayer l’Opération « Bluecoat ». Le soir du 7 donc, Meyer s’apprête à partir avec 2 Régiments. Mais lorsque les bombardiers de la RAF déversent leurs bombes sur la tête de la 89. ID, le patron de la « Baby Division » comprend très vite où l’ennemi veut en venir et en informe Eberbarch, commandant de la 5. Panzer-Armee. Connaissant très bien le terrain pour y avoir stationné en 1942-1943, Meyer estime qu’il faut renforcer la ligne sur le Laison qui présente des zones marécageuses facilement défendables.

– Au matin du 8 août, Meyer arrive au PC de Wilhelm Mohnke commandant du SS-Panzergrenadier-Regiment 26 basé à Urville. Il peut alors observer les colonnes de tête de Simonds qui avancent vers le sud à vitesse réduite. Après un détour par Cintheaux afin de donner des instructions au Kamfgruppe Waldmüller qui stationne dans le secteur, Meyer revient à Urville rejoint par Heinrich Eberbach. Rapidement, les deux chefs conviennent de lancer rapidement une contre-attaque pour 12h30 en direction du nord pour empêcher les lignes de la 89. ID de se désagréger. Meyer expédie 20 Panzer IV du SS-Panzer-Regiment 12, ainsi que 10 redoutables Jagdpanzer IV vers Saint-Aignan-de-Cramesnil afin de maintenir la route Caen–Falaise verrouillée. Dietrich fournit aussi sa propre compagnie blindée d’escorte, ainsi que le renfort des Tiger I du schwere-SS-Panzer-Abteilung d’Heinz von Westenhagen (l’unité de l’as Michael Wittmann). L’axe d’attaque est fixé à 150 mètres à l’est et en parallèle de la N158. Enfin, le Kampfgruppe « Wünsche » (SS-Standartenführer Max Wünsche) se positionne à Potigny avec ses Panther.
map23– Toujours durant la matinée, Meyer rejoint Waldmüller à Gaumesnil et observe les masses de chars et véhicules britanniques qui ne bougent pas ! Le patron de la « Hitlerjugend » s’en étonne grandement, étant donné que Simonds a juste à donner ordre à ses unités de foncer pour disloquer le dispositif affaibli de la 89. ID. Mais il comprend les attentions adverses quand un Pathfinder largue des fusées éclairantes. Meyer n’hésite pas une seconde et ordonne à ses unités rassemblées de se concentrer au plus près de la ligne de front car c’est justement là où l’US Air Force déployée pour la seconde vague ne va pas frapper.

Kitching, commandant de la 4th Canadian Armoured Division et Simonds

Kitching, commandant de la 4th Canadian Armoured Division et Simonds

B – CONTRE-ATTAQUE DE LA « HITLERJUGEND »

– A 12h55, des éléments blindés de pointe du Kampfgruppe « Waldmüller » – dont des Tiger commandés par Wittmann qui tient à être aux premières loges – arrivent devant Saint-Aignan-de-Cramesnil et tombent sur un parti de Sherman du 1st Norhtamptonshire Yeomanry (33rd Armoured Brigade) qui tient les abords est de la N158, parallèlement aux Canadian Grenadier Guards. S’ensuit alors un engagement particulièrement féroce durant lequel les Britanniques laissent vingt carcasses fumantes dans les champs. Cependant, la bonne discipline de feu de leur artillerie permet de repousser les assaillants qui doivent abandonner 11 Panzer IV et 5 Tiger.
Waldmüller lance alors deux autres assauts avec l’aide de 2 Bataillons d’Infanterie affaiblis. Malgré leurs pertes, les Britanniques ne cèdent pas, bénéficiant d’une logistique efficace qui leur fournit obus et munitions.

– Wittmann qui mène un groupe de 3 Tiger, remonte la N158 pour dépasser les Canadian Grenadier Guards avant d’obliquer sur sa droite pour tomber dans le dispositif du 1st Northampt.Yeom. Mais l’accueil réservé par les Britanniques à Wittman s’avère être une embuscade tendue par la Troop 3 du A Squadron du Régiment. Elle mérite bien d’être racontée même si comparé à l’ensemble de l’Opération, elle apparaît comme un événement mineur.
L’embuscade est donc dirigée par le Captain Boardman commandant du Squadron. Les 3 chars de Wittman remontent alors le long de la route passant devant un verger où attendent les britanniques. Commandés par Boardman, les M4 Sherman ouvrent le feu sur les blindages allemands causant peu de dommage mais créant une diversion qui permet alors au Sherman « Firefly » (armé de l’excellent canon antichar britannique de 17 livres) du Sergent Gordon d’ouvrir le feu à bonne distance. Le canonier Joe Ekins tire deux coups qui embrasent le Tiger. Mais les Panzer d’escorte ripostent forçant Gordon à reculer. Assomé par le tourelleau, Gordon est remplacé par le Lt. James qui ordonne à Ekins de faire feu. La tourelle du second Tiger est littéralement projetée en l’air. Le troisième Tiger qui tourne en rond (train de roulement endommagé) est achevé par un dernier coup au but. Michael Wittman a été tué sur le coup.
Malheureusement pour le vaillant équipage du « Firefly », leur engin est détruit quelques minutes plus tard mais Ekins n’en sort que blessé.
On a prétendu que Wittmann avait été tué par le tir d’une roquette de Hawker Typhoon mais les rapports militaires britanniques ont montré qu’aucun bombardier léger de ce type ne se trouvait présent au milieu de l’affrontement.

4th-Canadian-AD-05

C – SIMONDS RELANCE SON OFFENSIVE

– Durant la matinée, Simonds ordonne aux 4th Can. Arm.Div et 1re DB Polonaise de prendre position sur leurs bases de départ entre la Cote 122 et Garcelles-Secqueville. C’est donc elles qui se massent en ligne devant les jumelles de Meyer. Ensuite, la seconde vague de bombardiers – 497 appareils de la VIIIth USAAF – déverse 1 487 tonnes de bombes au-dessus des lignes allemandes entre 12h26 et 13h55 sur un front étroit. Là encore, les pilotes ouvrent les trappes à une trop haute altitude, ce qui nuit à la précision et pire encore, cause des accidents tragiques dans les rangs Canadiens et Polonais. 65 soldats tués et 350 blessés par bombardement ami sont à déplorer. Ce qui n’est pas sans nuire au moral de soldats inexpérimentés pour la plupart qui connaissent leur baptême du feu.

– A 13h55, Simonds ordonne à ses deux divisions blindées d’avancer en colonnes, de chaque côté de la N158 ; Polonais à gauche et Canadiens à droite. Malheureusement, tous les éléments de transports, de ravitaillement et d’artillerie n’ont pas achevé leur déploiement et seules les unités de tête sont en moyen d’avancer.
– Simonds a négligé un point important : le déploiement de la 4th Armoured Division dans les lignes de la 2nd Canadian Infantry Division et de la 1re DB Polonaise dans ceux de la 51st Highland provoque des encombrements routiers qui retardent le lancement de la seconde phase de « Totalize ». Comme il faut s’y attendre, Meyer met se répit à profit pour se renforcer. Kitching qui presse ses éléments blindés malgré la lenteur, doit même réveiller le Brigadier Eric L. Booth commandant de la 4th Canadian Armoured Brigade qui s’était endormi dans son char.

– Durant l’après-midi, un groupe formé du South Alberta Regiment (reconnaissance lourde) et des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada réussit à progresser en parallèle de la N158 et s’empare de Cintheaux. A 19h00, il se trouve au nord-ouest de Haut-Mesnil mais se retrouve bloqué par des éléments du SS-Panzergrenadier-Regiment 25 et des Grenadiers de la « Division Brouette » rameutés expressément. Des canons de 88 mm mettent plusieurs Sherman du South Alberta hors service, ce qui incite Booth et Kitching à stopper là l’avance de ce groupe.

Stanislaw Maczek, commandant de la 1re DB Polonaise

Stanislaw Maczek, commandant de la 1re DB Polonaise

– A l’est de la N158, Stanislaw Maczek a ordonné à ses quatre Régiments de tête (2e Blindé, 24e Lanciers, 10e Chasseurs à Cheval et 1er Podhale) d’avancer vers leurs objectifs. Peu rassurés au départ, les équipages polonais avancent prudemment mais en formation serrée. Les Panzer de Waldmüller en profitent alors pour allumer impitoyablement les blindés polonais. 40 engins restent sur le carreau. Les hommes de Maczek décident alors de se replier sur leur ligne de départ après cette sévère déconvenue pour seulement 2 km d’arrachés. Furieux, Simonds ordonne de ne plus rien tenter à 21h00.

C’est alors qu’ Eric Booth présente un plan pour relancer l’offensive pendant la nuit même qui va donner lieu à l’un des épisodes les plus tragiques des opérations canadiennes en Normandie.

[Suite]

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9 août 2014

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24 mai 2010
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Histoire & Culture

Abbé Iborra : « Le monde est en feu ! »

by Jérôme 21 mai 2010

Voici l’ homélie prononcée par le vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, à l’occasion de la messe de rentrée du blog « le Rouge & Noir », le 4 octobre 2014, en la fête de S. François d’Assise . Au feu meurtrier des idéologies dominantes, l’abbé Iborra oppose le « feu » de l’Esprit Saint que les chrétiens ont le devoir de propager dans un monde en proie à l’autodestruction… 

            « Le monde est en feu ! » : c’était l’exclamation de S. Thérèse de Jésus, à l’aube des temps modernes, au moment où la chrétienté éclatait sous le coup des hérésies protestantes. « Le monde est en feu ! » : c’était aussi l’exclamation de sa lointaine disciple S. Thérèse Bénédicte de la Croix au moment de renouveler ses vœux, à la veille de ce nouveau suicide de l’Europe que fut la 2e Guerre mondiale, cette fois sous le coup des idéologies totalitaires athées. « Le monde est en feu ! ». La réformatrice du Carmel s’en explique : « On voudrait pour ainsi dire condamner de nouveau Jésus-Christ puisqu’on l’accable de tant de calomnies ! On voudrait en finir avec son Eglise ! » (Chemin de la Perfection, ch. 1). Nous aussi nous aurions envie de crier comme les carmélites d’autrefois : « le monde est en feu ». En feu sous la double action du libéralisme libertaire et de l’impérialisme islamiste. Par-delà nos valeurs, ce qui est menacé, c’est la survie même du socle ethnique de nos peuples européens et de la communauté culturelle qu’ils forment, civilisation spirituelle façonnée par une histoire bimillénaire.

            A la veille de la manifestation organisée en faveur de la famille, nous ne pouvons que déplorer l’impéritie, voire la trahison du politique quand il s’agit de défendre et de promouvoir les assises naturelles de l’ordre social. Laissons un instant la parole aux évêques espagnols après la reculade du Parti Populaire face à l’emblématique question de l’avortement. Voici, par exemple, ce qu’écrit l’évêque de Alcala, ulcéré par la déloyauté du gouvernement : « Le moment est venu de dire, avec une voix posée mais claire, que le Parti Populaire est libéral, idéologiquement nourri par le féminisme radical et l’idéologie du genre, infecté comme le reste des partis politiques et syndicats majoritaires, par le lobby LGBT; tous servants d’institutions internationales (publiques et privées) favorables à la promotion du gouvernement global, au service de l’impérialisme transnational néocapitaliste, qui exerce sa pression pour que l’Espagne ne serve pas d’exemple à l’Amérique du Sud et à l’Europe dans ce qu’ils considèrent être un retour en arrière inadmissible pour l’avortement, cette synthèse diabolique de l’individualisme libéral et marxiste ». Et il conclut : « Les partis politiques majoritaires sont devenus de véritables structures de péché au sens où l’entendait S. Jean Paul II dans Sollicitudo Rei Socialis, 36-40, et Evangelium Vitae, 24 ».

            Ces paroles sont dures mais réalistes, et elles nous concernent aussi en France. En France où l’on cherche vainement un chef politique au mouvement né du sursaut civique de la Manif pour tous de l’an dernier. En effet, comme le dit cet autre évêque espagnol, celui de San Sebastian, « La décision prise par le chef du gouvernement rouvre le débat qui existe déjà depuis longtemps au sein de l’Eglise catholique : quel type de présence doivent avoir les catholiques dans la vie politique ? Est-il cohérent que les catholiques intègrent des partis politiques dont les programmes contiennent des propositions diamétralement opposées aux valeurs évangéliques ? Peuvent-ils voter pour de tels partis en se fondant sur le principe du moindre mal ? Le temps a montré qu’en prenant le chemin du moindre mal on finit par arriver au plus grand mal. L’option du moindre mal ne peut être que circonstancielle et transitoire, sans que l’on succombe à la tentation d’en faire sa devise. Car Jésus-Christ nous a enseigné à choisir le plus grand bien, et non le moindre mal ». Et après avoir relevé que « l’éventail parlementaire actuel ne comprend aucun parti d’envergure capable de représenter le vote catholique », il conclut par cette réflexion : « La charge des évêques est d’apporter l’éclairage moral, et non de créer une alternative politique. Voici aujourd’hui l’une des tâches spécifiques les plus importantes des laïcs. La vocation des laïcs catholiques, à la différence des prêtres et des évêques, est de se rendre présents dans la vie politique en proposant d’autres choix, capables d’incarner de manière cohérente dans la vie publique les principes qui inspirent la doctrine sociale catholique ».

            Chers amis, telle est aussi votre mission : au feu de l’enfer déchaîné sur cette terre par le prince de ce monde et ses laquais, répondre par le feu de la charité allumé en nos cœurs par le Saint-Esprit. Et nous en venons tout naturellement – si je puis dire – à celui que nous fêtons aujourd’hui, S. François. Transportons-nous un instant dans la basilique supérieure d’Assise. Giotto y peignit cette fresque où l’on voit une frêle silhouette vêtue de gris supporter de son épaule un grand édifice prêt à crouler. C’est la représentation du songe que fit en 1210 le pape Innocent III, lui-même attelé à réformer une Eglise discréditée par la simonie et le nicolaïsme, au sein d’une société ravagée par les maux du pouvoir, de l’argent et du plaisir. Innocent III sut discerner en François et ses disciples ceux qui allaient réformer l’Église et la société, non en s’acharnant sur leurs institutions, toujours imparfaites, mais en visant l’essentiel, la racine de tous les maux, cette triple concupiscence dénoncée par S. Jean et qui se caractérise par l’hédonisme, individualiste, subjectiviste et relativiste. Dénonciation radicale de l’esclavage de l’argent, du sexe et du pouvoir par un contre-exemple tout aussi radical, celui de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance. Dans une société qui commençait à céder à l’hédonisme, François répond par les vœux, vécus de manière évangélique, c’est-à-dire par l’oubli de soi au point de se confondre tout entier avec le Christ pauvre, chaste et obéissant.

            C’est ce même engagement qu’il nous invite à faire nôtre aujourd’hui, quel que soit notre état, laïc ou clerc : mener une vie chrétienne authentique. Je vous disais l’an dernier, à la suite du cardinal Pacelli : « Priez, veillez, aimez ». C’est-à-dire : « A l’empire du bruit, préférez chaque jour le silence de la lecture, de la méditation, de l’oraison. A l’abondance des biens de toute sorte que l’on vous somme de consommer, préférez chaque jour l’austérité du pain de Vie qui vous est offert quotidiennement à la messe. Aux séductions des sens et à l’orgueil de la vie, préférez chaque jour l’humilité de Marie dans la récitation du rosaire. En un mot, aux multiples paroles dont ce monde vous accable, préférez chaque jour la Parole unique de Dieu qui les surplombe toutes, ce Verbe unique qu’il nous donne pour nourrir nos intelligences et qui incarné, eucharistié, nourrit aussi nos cœurs et nos âmes ». L’évangile de ce jour parle « des choses cachées aux sages et aux savants mais révélées aux tout-petits ». C’est que dans l’Église ces tout-petits – François d’Assise, Thérèse de l’Enfant-Jésus – sont dotés d’une sagesse éminente. D’une sagesse telle qu’ils peuvent descendre dans l’arène des concepts pour lutter avec leur intelligence contre les idéologies qui menacent le troupeau, à l’instar de ces Domini canes qui s’en prennent aux loups de l’hérésie sur une fresque, à Florence cette fois.

            Oui, « le monde est en feu. » Il a besoin de chrétiens dont la foi – sous le double aspect de l’engagement et de l’intelligence – ne soit pas diluée dans le relativisme éthique et doctrinal. Mais ranimer la flamme de la foi et de la charité au souffle de l’Esprit, c’est s’exposer, dans ce monde pavé des charbons ardents de  l’Ennemi, aux tribulations les plus amères. Comme François qui porta dans sa chair les stigmates de la passion du Christ. Une croix qui, paradoxalement, se révélera un joug ténu et un fardeau léger, comme nous le laisse entendre l’introït de cette messe : « Frères, pour moi, puissé-je me glorifier en rien si ce n’est dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde a été crucifié pour moi et moi pour le monde ». Enflammés comme S. François d’Assise, puissiez-vous, chers amis, vous identifier si bien au Crucifié que vous contribuiez par votre foi, par votre espérance et par votre charité, à éteindre ces flammes de l’enfer qui aujourd’hui calcinent insidieusement notre civilisation chrétienne.

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21 mai 2010
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Histoire & Culture

Chroniques du Jour-J : les Special Air Service (SAS)

by Jérôme 19 mai 2010

Si les SAS n’ont pas participé au saut sur la Normandie, ils ont joué un rôle important dans la stratégie d’Overlord grâce à leurs actions derrière les lignes allemandes et en coopération avec la Résistance française. En outre, leur création engendrera celle des 2nd et 3e Régiments de Chasseurs Parachutistes français.


1 – A L’ORIGINE : DAVID STIRLING

La création du Special Air Service est issue de l’esprit inventif – et anticonformiste – d’un Lieutenant du prestigieux Scots Guards Regiment : Archibald David Stirling, un membre du Clan Lovat c’est-à-dire de la vieille noblesse des Highlands. D’esprit aventurier et de solide constitution (il s’apprête à gravir l’Everest quand la guerre éclata), Stirling a envie d’en découdre avec les Allemands mais dans des actions « non orthodoxes ».

Trouvant la vie de garnison bien trop monotone, Stirling s’engage au sein du N° 8 Commando du Colonel Sir Robert Laycock que l’on surnomme la « Layforce ». Stirling combat à Rhodes en 1941 avant d’arriver en Egypte. Pensant être engagé dans de nouvelles opérations il est rapidement déçu au vu du manque d’enthousiasme du General Wavell (commandant britannique au Proche-Orient) pour l’utilisation des forces spéciales, même si les Long Range Desert Group (LRDG) du Major Ralph Bagnold effectuaient des missions de reconnaissance et de destruction le long des lignes de l’Afrikakorps par petits groupes motorisés. Ainsi, la « Layforce » est dissoute et Laycock renvoyé en Grande-Bretagne. Seulement, Stirling n’est pas homme à se laisser démonter. En 1941, il remet au Lieutenant-General Neil Ritchie, Commandant-adjoint au Proche-Orient, un rapport dans lequel il projette de créer une unité spéciale devant agir derrière les lignes germano-italiennes. Ritchie présente alors l’idée à son supérieur Sir Claude Auchinleck, successeur de Wavell, qui s’y montre favorable.

Stirling a donc carte blanche et, avec l’aide d’un officier australien, Jock Lewes, rassemble une petite force au Camp de Kabrit en Egypte, soit 66 hommes tirés de la « Layforce » auxquels un entraînement particulièrement intensif est réservé, avec des techniques de combat novatrices. Stirling insiste notamment pour inculquer à ses hommes la capacité d’improviser directement sur le terrain et les forme pour mener des attaques éclair et des opérations de destruction.
La petite unité prend alors la dénomination de « L Detachment », Special Air Service Brigade. Le SAS est né. La SSB avait été créée en 1941 pour servir d’unité de déception, c’est-à-dire pour intoxiquer l’adversaire.
Malheureusement, David Stirling se blesse lors d’un entraînement de saut en parachute et ne peut participer à la première mission que commandera Jock Lewes.

En novembre 1941, dans le cadre de la contre-offensive « Crusader » visant à dégager Tobrouk et la Cyrénaïque des troupes de Rommel, le « L Detachment Special Air Service » est parachuté dans le dispositif germano-italien pour mettre à mal la logistique ennemie (Opération « Squatter »). Mais la mission tourne à l’échec. En effet, parachutés en plein désert les hommes du « L Detachment » s’égarent et ne peuvent coordonner leurs actions. Beaucoup sont tués ou capturés et seulement 22 hommes, dont Lewes, parviennent à rejoindre l’Egypte.
Toutefois, cet échec sert de leçon autant à Stirling qu’au commandement. Au premier elle enseigne qu’il faut utiliser les parachutes seulement quand les conditions le permettent et qu’il faut donner au « L Detachment » les capacités de se déplacer rapidement dans le désert. Au second, elle démontre que laisser se multiplier des « armées privées » menées par des esprits aventuriers nuit à la stratégie et qu’il est nécessaire d’en rationaliser l’utilisation.

Fort de ce constat, David Stirling rencontre Ralph Bagnold afin de « fusionner » les compétences de son « L Detachment » avec celles des LRDG. Ainsi, les experts en déplacement dans le désert pendant plusieurs semaines vont travailler avec ceux qui sont formés pour l’attaque éclair sur des objectifs précis. Stirling et Bagnold, deux esprits novateurs, tombent immédiatement d’accord sur l’utilisation de leurs forces. Ils proposent alors à Auchinleck que l’action principale de leurs unités sera d’attaquer et détruire les dépôts de ravitaillement et les bases aériennes germano-italiennes dans le désert de Libye. D’autre part, durant l’année 1942, le SAS reçoit le renfort de Français Libres de la 1re Compagnie de Chasseurs Parachutistes commandée par le Commandant Georges Bergé enthousiastes à l’idée de combattre l’ennemi d’une telle manière. De Gaulle n’était d’abord guère enthousiaste à laisser des Français Libres passer sous le commandement britannique ; scrupules que n’a pas Stirling. Une entrevue a lieu entre le Français et l’Écossais, tournant très vite au vinaigre. Mais avant de quitter le chef français, l’officier écossais aurait rugit contre lui en ces termes : « Il est aussi entêté qu’on officier anglais ! » Surpris et ayant compris que Stirling était écossais, de Gaulle aurait alors accepté de lui « prêter » le petit contingent de Bergé.

Un groupe franco-britannique de six hommes mènera notamment un audacieux raid sur l’aéroport d’Héraklion et y détruiront 22 avions allemands. Mais seuls deux hommes s’échapperont de Crête, Bergé et deux autres ayant été capturés et le parachutiste Pierre Léostic abattu.
Il n’empêche que le SAS est devenu une unité internationale puisque l’on y compte, certes, une majorité de Britanniques (Anglais, Ecossais, Gallois et Irlandais) mais aussi des Australiens, des Néo-Zélandais, des Sud-Africains, des Rhodésiens, des Français, des Grecs et même des Polonais.

Le mode opératoire des hommes du SAS est de se déplacer rapidement dans le Sahara en équipes motorisés afin de frapper rapidement et brutalement des objectifs ennemis. Pour cela, ils profitent de l’importante fourniture en jeeps américaines pour les transformer en véritables petites armureries ambulantes par ajout de trois à cinq mitrailleuses Vickers à l’avant ou à l’arrière. En outre, elles deviennent aussi de véritables maisons en emportant vivres, couvertures, outils etc., sans oublier les indispensables bidons d’essence que l’on prend en bonnes quantités. D’autre part, l’imaginatif Jock Lewes réussit, à l’aide de spécialistes en explosifs du SAS à créer la « Lewes Bomb », une grosse grenade pouvant être lancée par un homme mais assez puissante pour détruire un avion, car l’explosion enflamme le kérosène. C’est important car l’utilisation de ce nouveau projectile permet aux hommes de rester dans la Jeep pendant l’attaque d’une base. Il leur suffit de le lancer au lieu de devoir mettre pied à terre et coller une bombe sur un appareil.

Dès la toute fin de 1941, SAS et LRDG s’élancent avec leurs Jeeps dans les profondeurs du Sahara Libyen. Malgré des pertes dans leurs rangs et quelques déconvenues comme le raid sur Benghazi (Opération « Bigamy »), les intrépides troupes de Stirling et Bagnold effectuent des opérations spectaculaires conte les dépôts de carburant et plusieurs bases aériennes germano-italiennes (el-Agheila, Agedabia), Barce, Bagoush, Fuka, Berka et aussi, Sidi Haneich où 18 bombardiers Heinkel He-111 son incendiés. Enfin, le raid le plus réussi reste celui du groupe de Paddy Mayne qui se paie le luxe de mettre définitivement hors d’usage plusieurs douzaines d’appareils ennemis.
Après la victoire d’el-Alamein, SAS et LRDG continuent leurs raids dans le désert Libyen en harcelant l’Afrikakorps en retraite. Avec l’apport de nouvelles recrues, le « L Detachment » reçoit la dénomination de 1st Special Air Service Regiment. Les hommes de Stirling et de Bagnold jouent encore un grand rôle dans le contournement de la Ligne Mareth en coopération avec la Colonne Leclerc et l’« Escadron sacré » grec du Colonel Christodoulos.

Malheureusement, au début de 1943, David Stirling est capturé par les Allemands lors d’une mission. Mais au lieu d’être fusillé conformément au Kommandosbefehl signé par Hitler l’année précédente, l’intrépide officier écossais est fait prisonnier par un officier allemand admiratif et chevaleresque, avant d’être envoyé à la forteresse de Codlitz en Saxe où il se distinguera encore par de nombreuses tentatives d’évasions. Le commandement du 1st SAS Regiment passe alors au Colonel Roderick « Roddy » McLeod. En outre, le LRDG de Ralph Bagnold est définitivement dissous et absorbé par le SAS qui ne peut se passer de ses experts en véhicules. Entre-temps, l’unité a choisi son insigne et sa devise qui résume toute sa « philosophie » : « Who dares wins » (« Qui ose gagne »).

2 – EVOLUTION ET INTERNATIONALISATION DU SAS

Mais après la défaite de l’Axe en Afrique du Nord, le SAS doit alors se « repenser » pour les opérations à venir qui auront lieu dans des environnements et des terrains bien différents des grandes étendues de sables libyennes. La philosophie de l’unité reste alors la même, à savoir mener des raids de soutien comme des actions de choc par petits groupes derrière les lignes ennemies, tout en acquérant de nouvelles compétences telles la capture d’objectifs ou le sauvetage de prisonniers. Dans cette optique, le SAS se dote un temps d’éléments spécialisés dans les opérations amphibies ; les Special Boat Section (SBS) commandés par Lord Jellicoe qui agiront en Mer Egée et en Grèce.
Bien entendu, les SAS se convertissent très vite en unités aéroportées (avec armes, uniformes et matériels) et reçoivent un entraînement adéquat particulièrement poussé. Seul le béret amarante n’est pas obligatoire et peut être remplacé par un béret kaki frappé du Cap Badge du SAS.

Avec des effectifs grossis, le 1st SAS Regiment ne tarde pas à être converti en Special Air Service Brigade avec MacLeod toujours sa tête. Les Britanniques comptent alors le 1st SAS Regiment du Colonel Robert « Paddy » Mayne et le 2nd SAS du Colonel Brian Franks. En outre, au vu des nouvelles configurations stratégiques, le SAS prévoit de poursuivre son « internationalisation » afin de former des groupes susceptibles d’agir avec les maquis des zones occupées. C’est ainsi que sont formés les 3th et 4th SAS Regiments commandés respectivement par les Commandants Pierre Château-Jobert dit « Conan » et Pierre Fourcaud ; ainsi que le 5th SAS ou Bataillon SAS Belge du Commandant Eddy Blondeel.

Chaque Régiment de SAS comprend 1 Squadron (70-80 hommes) commandé par un Major ou un Captain et scindé en 8 Sticks de 8 à 10 hommes. Théoriquement, le Stick est commandé par un Captain ou un Lieutenant mais ça n’est pas une obligation. Bon nombre de sticks sont commandés par des sous-officiers. La formation générale (armes, véhicules, théories…) est laissé au Squadron mais l’entraînement se fait au niveau du stick car les missions peuvent différer d’une unité de base à l’autre et s’effectueront dans une région précise avec des tâches précises.

Sur le front Méditerranéen, les SAS Britanniques effectueront plusieurs missions, notamment en Sicile avec des raids (Opérations « Chestnut » et « Narcissus », la première ayant été un échec) et en Italie avec les Opérations « Baytown » (contribution à la capture du port de Bagnara Calabra, « Speedwell », « Begonia » et «Jonquil » (récupération d’une cinquantaine de prisonniers sur plusieurs centaines de prévus), « Candytuft », « Saxifage », « Baobab » et « Maple Driftwood »( destruction de voies ferrées au nord de Rome).

3 – LES SAS FRANÇAIS : NAISSANCE DES 2nd et 3e RCP

Intéressons-nous maintenant aux 3rd et 4th SAS, les Bataillons Français. Très vite, il devient clair pour le commandement allié que ses unités pourront être d’utilité stratégique lors du débarquement en France. Avec les compétences de leurs officiers et des vétérans, les deux unités se voient confier un rôle lors de l’Opération « Overlord » ; créer de l’insécurité derrière les lignes allemandes en coopération avec les maquisards régionaux et ce, sur l’ensemble du territoire français. Leurs tâches comprennent la destruction de voies ferrées, l’attaque de convoi et le harcèlement. En outre, l’arrivée de professionnels français auprès des Résistants locaux aura pour vertu d’encadrer des personnes « non-combattantes » à l’origine.

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Commandant Pierre Bourgoin dit Le Manchot

Le 3rd SAS Français se rassemble d’abord à Camberley où il accueille des volontaires avant de gagner un camp d’entraînement du côté de Liverpool. Le 4th SAS fait de même au Camp d’Old Dean près de Camberley et son chef, le Commandant Fourcaud, est remplacé par Pierre Bourgoin dit « Le Manchot ». A l’issue de leur entraînement, les deux unités françaises se soudent au sein d’une Demi-Brigade de l’Air commandée par le Lieutenant-colonel Durand.
D’ailleurs, le 1er avril 1944, les SAS Français finissent par nommer leurs unités 3e et 2nd Régiments de Chasseurs Parachutistes.

En avril toujours, les RCP reçoivent leurs ordres de mission et leurs zones de saut pour le Jour-J ; le sticks du 4th SAS (2nd RCP) doivent agir dans la région la plus proche du front de Normandie, à sa voir la Bretagne afin d’établir avec des zones de guérilla avec les Maquis de Plumelec et Saint-Marcel et harceler les lignes allemandes en Bretagne dans le dos de leurs forces en Normandie. Leurs différentes missions se présentent comme suit :

1 – Opération « Dingson » : Parachutage à Plumelec (Morbihan) de 2 sticks et établissement d’une Zone de parachutage
2 – Opération « Cooney » : Parachutage de 18 sticks en différents points des Côtes-du-Nord et du Morbihan pour établir des contacts avec les Résistance.
3 – Opération « Samwest » : Parachutage de 2 sticks dans les Côtes-du-Nord au sud de Guingamp pour établir le contact avec la résistance locale pour mener ensuite des actions de guérilla contre les Allemands.
4 – Opération « Grog » : Recueil de parachutages de ravitaillement.

D’autres opérations suivront après le 6 juin mais les SAS français revendiqueront le premier tué des opérations du Débarquement ; Émile Bouëtard.

Le 3th SAS (3e RCP ) doit lancer ses sticks dans le Poitou, en Bretagne, dans la vallée de la Loire, dans le Limousin, et en Bourgogne.

1 – Opération « Dickens » (Capitaine Fournier) : Etablir des bases en Anjou et en Vendée et destruction de voies ferrées dans la région de Nantes.
2 – Opération « Moses » (Capitaine Simon, commandant-adjoint du 3th SAS) : Parachutage dans la Vienne et actions conjointes avec les résistants locaux menés par Georges Guingoin.
3 – Opération « Bulbasket » (John Tonkin assisté de Richard Crisp) : Détruire des voies tronçons du réseau ferré de la Vienne.
4 – Opération « Gain » : Destruction de voies ferrées entre Paris et la Normandie.
5 – Opération « Houndsworth » : Destruction de voies ferrées en Bourgogne dans la région de Dijon.

Sources :
– http://www.sasregiment.org.uk
– http://www.marsandminerva.org.uk
– http://ordredelaliberation.fr

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Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura pas échappé, le soixante-dixième anniversaire du Débarquement de Normandie obligeant, je vous propose une chronique sur l’évènement, entre préparation, forces, chefs et déroulement de l’Opération « Overlord ». 1 – LA GESTATION La gestation du plan « Overlord » a pris environ une année.…

21 mai 2014

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15 août 1944 : Débarquement de Provence - Seconde partie

15 août 1944 : Débarquement de Provence – Seconde partie

– Le 14 août à 20h00, les forces spéciales françaises et la 1st Special Service Force de Walker  appareillent depuis la Corse, direction les plages du Var. Le reste de la flotte quitte les ports italiens – Naples pour la 1re DFL et la Corse durant la nuit. Et ans la nuit,…

15 août 2016

Dans « Seconde Guerre mondiale »

Chroniques du Jour-J : 6 juin, l'Assaut des parachutistes

Chroniques du Jour-J : 6 juin, l’Assaut des parachutistes

1 – Bénouville Les premiers appareils à décoller sont bombardiers Halifax tractant les planeurs du groupe du Major Howard ; à 22h56 depuis l’aérodrome de Salisbury. Les appareils volent à 6 000 pieds au-dessus de la Manche. A bord, les parachutistes passent le temps en chantant. Pendant ce temps, des…

6 juin 2015

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19 mai 2010
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Histoire & Culture

12 février : fête de Saint Benoît d’Aniane

by Jérôme 18 mai 2010

Né en 751, fils du Comte Aigulf de Maguelonne, ermite en Aquitaine puis fondateur d’une abbaye cénobitique, il reprit la règle de Saint Benoît de Nursie.
Avec l’appui et l’encouragement de Charlemagne puis de Louis le Pieux, il contribua à réformer l’Ordre Bénédictin et l’implanter en Aquitaine.
Il s’éteint en 821

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13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

S’il fut l’une des têtes pensantes du Parti Ultra sous la Restauration, ce qui lui valut une forme d’ostracisme historique et mémoriel, Joseph de Villèle, Ministre de Louis XVIII et de Charles X fut une personnalité sans doute plus modérée qu’on ne le pense, partisan d’une politique internationale prudente et…

13 mars 2016

Dans « Grands personnages politiques »

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Voici des extraits du discours prononcé le 20 décembre 2007, au Vatican, où le président de la République d’alors rappelle le lien particulier qui unit la France à l’Église catholique. Un discours qui s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de France-Histoire-Espérance. « En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant…

3 avril 2012

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7 novembre 1930 : Disparition du Cardinal Alexis-Armand Charost

7 novembre 1930 : Disparition du Cardinal Alexis-Armand Charost

Archevêque de Lille pendant la Grande Guerre, Mgr. Charost a été reconnu pour son attitude courageuse face à l’Armée allemande pendant quatre ans. – Né en 1860 au Mans, Alexis-Armand Charost entre au Petit Séminaire de Précigné pour y étudier la Théologie. Il étudie successivement au Grand Séminaire du Mans,…

7 novembre 2014

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18 mai 2010
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Histoire & Culture

Ralph Monclar

by Jérôme 18 mai 2010

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux.
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– De son vrai patronyme Raoul Mangrin-Vernerey, Ralph Monclar voit le jour le 7 février 1892 à Budapest où son père est en poste. Il effectue néanmoins ses études secondaires en France au Lycée Victor Hugo de Besançon avant d’entrer au Petit Séminaire d’Ornans (Doubs). Élève doué, il parlera couramment sept langues.
En 1908, à l’âge de seize ans seulement, il se
présente au recrutement de la Légion Etrangère mais se voit refuser l’engagement. Retourné à ses études, il entre à l’Ecole de Saint-Cyr en 1912 au sein de la Promotion « Montmirail », en sort à l’été 1914 et choisit l’Infanterie.

– Versé d’abord au 60e Régiment d’Infanterie puis au 260e RI, le jeune officier se distingue particulièrement au combat en Alsace (Chavannes-les-Grands, Armmertzwiller) (où il manque d’être tué par un allemand et se voit sauver par son ordonnance), à Salonique, à Monastir, ainsi que sur le Skumbi et le Dévoli en Albanie. Mangrin-Vernerey a reçu sept blessures mais aussi le grade de Capitaine.

– En 1919, il fait partie du Corps Expéditionnaire du Général Henri Gouraud chargé de pacifier le Levant (Liban et Syrie). Mangrin-Vernerey s’y distingue une fois de plus et se voit gratifié de deux citations. Versé dans la Légion Étrangère en 1924, il sert successivement au sein des 1er et 3e Régiments Étrangers d’Infanterie. C’est au sein du second qu’il participe aux opérations de pacification du Rif Marocain contre Abd el-Krim. Promu Chef de Bataillon, Mangrin-Vernerey sert ensuite au Levant avant de retourner dans la Légion ; 2nd REI au Maroc puis 5e REI au Tonkin. En janvier 1938, il prend le commandement du Bataillon d’instruction de Saïda avant d’être promu Lieutenant-Colonel et d’être affecté au 4e REI.

– Au déclenchement de la guerre, il reçoit le commandement de la nouvelle 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère (DBLE) qui est intégré au Corps Expéditionnaire devant d’abord épauler les Finlandais contre les Soviétiques alliés de l’Allemagne et formée de deux Bataillons de Marche de légionnaires, commandés respectivement par deux autres célébrités de la LE : Pierre Koenig et Dimitri Amilakvari. La « 13 » rejoint alors les Alpes pour s’entraîner au combat hivernal.
Au début de 1940, Monclar apprend que son unité ne part plus pour la Finlande mais pour la Norvège au sein du Corps Expéditionnaire commandé par le Général Antoine Béthouart. Monclar et sa troupe embarquent alors sur un cargo et débarque à Narvik en avril 1940 et s’y distingue particulièrement contre les Alpenjäger d’Eduard Dietl.
Rembarquée en juin, la 13e DBLE arrive en Bretagne le 16 juin avant de rembarquer le 19 à Saint-Jacut pour Jersey et amputée de près de la moitié de ses effectifs qui ont préféré rester en France. Raoul Mangrin-Vernerey change alors son nom en Ralph Monclar, par référence au village du Tarn-et-Garonne d’où sa famille tire ses racines. Promu Colonel, il passe à la France Libre mais refusera toujours à combattre des Français, aussi loyaux au Gouvernement de Vichy fussent-ils restés.

– En août 1940, la 13e DBLE débarque en Afrique, à Freetown (Sierra Leone, colonie britannique) après l’échec de Dakar et contribue au ralliement du Cameroun mais Monclar refuse de lancer son unité au Gabon dont le gouverneur est resté fidèle au Maréchal Pétain.
Il trouve néanmoins le moyen de se distinguer à la tête de ses légionnaires lors de la reconquête de l’Ethiopie par les Britanniques face aux Italiens du Duc d’Aoste. Son plus haut fait d’armes restant la conquête des places de Keren et Massaouah où l fait prisonnier 449 soldats ennemis de même que l’Amiral Bonatti, Commandant en chef Italien pour l’Afrique Orientale.

– En juin 1941, la 13e DBLE est transférée en Palestine afin de participer à la conquête de la Syrie où les troupes du Général Dentz sont restées fidèles à Vichy et s’apprêtent à résister aux Britanniques et Australiens qui ne veulent pas voir les aérodromes du Liban et de Syrie tomber aux mains des Allemands. Mais là encore, Monclar refuse de porter les armes contre des Français et choisit de laisser son commandement à Dimitri Amilakvari. Il est tout de même promu Général de Brigade et prend le commandement des troupes Alaouites qui formeront les cadres de la future armée syrienne.

– En décembre 1942, de Gaulle le nomme Commandant des Troupes Terrestres françaises en Grande-Bretagne, avant qu’il ne finisse la Seconde Guerre mondiale des Troupes du Levant. A la toute fin du conflit, il doit mater des troubles fomentés par les indépendantistes syriens dans le nord du protectorat.
En 1946, Monclar est nommé Commandant Supérieur des Troupes d’Algérie avant de partir pour l’Indochine en 1948 comme Inspecteur de la Légion Etrangère et mène plusieurs combats contre le Viet Minh au Tonkin et en Cochinchine.

– De retour en France en 1949, il convainc le gouvernement de le rétrograder Lieutenant-Colonel afin de prendre le commandement du Bataillon Français qui doit partir en Corée pour lutter contre les Communistes. Après avoir rassemblé ses volontaires (anciens FFL, des Légionnaires et d’anciens maquisards non communistes) dans le Midi et les avoir soumis à un entraînement intensif, Monclar embarque son Bataillon Français de l’ONU à Marseille pour le « Pays du Matin Calme ». Arrivé sur place, le BFONU est incorporé à la 2nd US Infantry Division du Major.General McLure. D’abord « baladé » de cantonnement en cantonnement, le BFONU est finalement intégré au 23rd Infantry Regiment du Colonel Paul Freeman. Au début de 1951, il engagé dans les durs combats de Wonju contre les Chinois, puis au Carrefour de Chipyong-ni, dans un froid sibérien, puis sur la fameuse Cote 951, la Crête de « Crèvecoeur » (Heartbreaker Ridge) où les Français gagnent l’estime des Américains, ainsi qu’une Presidential Citation de la part du Président Harry S. Truman. De son côté, Monclar a gagné deux médailles américaines et non des moindres, la Silver Star et la Legion of Merit.

– Fin 1951, Monclar laisse le commandement du BFONU au Colonel François Borelli et repart en France. Pour son action en Corée, il reçoit aussi sa dernière citation à l’Ordre de l’Armée. Bien que n’ayant exercé aucun commandement, il est désigné Gouverneur Militaire des Invalides en 1962.

– Ce Guerrier au sens propre du terme, s’éteint le 3 juin 1964 à l’Hôpital du Val de Grâce. Il sera inhumé aux Invalides. Son tableau de médailles reste tout simplement impressionnant : Croix de Guerre 1914-1918, Médaille Militaire, Croix du Combattant 1914-1918 Grand-Croix de la Légion d’Honneur, Ordre des Compagnons de la Libération, Croix de Guerre 1939-1945, Médaille Coloniale, Médailles Commémoratives (Grande Guerre, Levant, Syrie-Cilicie, Victoire), Croix de Guerre des TOE, Médaille de la Résistance, Médailles des Evadés, Croix de Guerre hellénique, Military Cross britannique, Ordre de l’Empire Britannique, Silver Star, Legion of Merit, Ordre de la Couronne de Belgique, Ordre de Saint-Olaf de Norvège, Ordre d’Officier de l’Ouissam Alaouite, Ordre du Grand Dragon d’Annam et Ordre Royal du Cambodge.

– La promotion de Saint-Cyr de 1984-1987 a porté son nom.

Sources :
– http://www.ordredelaliberation.fr
– Historique du 260e Régiment d’Infanterie durant la Guerre de 1914-1918, http://www.gallica.bnf.fr

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Histoire du Bataillon de Français de l'ONU en Corée, 1950-1953

Histoire du Bataillon de Français de l’ONU en Corée, 1950-1953

Chers lecteurs, chères lectrices, le 25 juillet dernier la Corée du Sud commémorait l’armistice de Pan-mun-jeom qui a marqué la fin de la Guerre de Corée et la séparation du pays à hauteur du 38e Parallèle. Séoul honorait aussi la mémoire des soldats de l’ONU tombés au Pays du Matin…

4 septembre 2013

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Général Paul Lengentilhomme

Général Paul Lengentilhomme

Fils d’un receveur des contributions directes normand, Paul Louis Victor Marie Legentilhomme voit le jour à Valognes (Manche) le 26 mars 1884. Après sa scolarité, il intègre l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « La Dernière du vieux Bahut » en 1905. A sa sortie en 1907, il choisit l’Infanterie et se…

23 mai 2014

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2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

Son nom reste indissociable de Bir-Hakeim. Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899. Après des études secondaires auCollège Sainte-Marie et au Lycée Malherbe. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1917, il s’engage dans l’Armée et est versé au 36e…

2 septembre 2014

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18 mai 2010
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Histoire & Culture

25 février 1429 : Jeanne d’Arc rencontre le Dauphin à Chinon

by Jérôme 15 mai 2010

– Après avoir chevauché à travers les terres bourguignonnes depuis la place de Vaucouleurs, Jeanne d’Arc arrive au château de Chinon le 23 février. Nous connaissons tous la belle légende où arrivant dans la grande salle de la forteresse (donjon), elle reconnaît le Dauphin Charles vêtu comme un courtisan.

– En fait, elle rencontre le Dauphin dans ses appartements privés le 25 et lui annonce quatre événements : la libération d’Orléans, le sacre de Reims, la libération de Paris (qui aura lieu en 1436) et la libération du Duc Charles d’Orléans (alors retenu en Angleterre).

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Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

Editorial de l'abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d'Arc

Editorial de l’abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d’Arc

Voici le dernier éditorial signé par l’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse st Eugène-ste Cécile, intitulé « la Pucelle et le Bon Pasteur ». Rappelons que France-histoire-Espérance a vu le jour il y a maintenant deux ans alors que notre pays commémorait le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc…

11 mai 2014

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15 mai 2010
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Histoire & Culture

29 septembre 1918 : Front d’Orient, victoire oubliée des « Jardiniers de Salonique »

by Jérôme 13 mai 2010

Si la campagne des Balkans de 1915-1918 et l’histoire de l’Armée Française d’Orient ont aussi peu fait l’objet de productions littéraires, c’est que ce théâtre d’opérations a longtemps reçu l’opposition de bon nombre de milieux politiques et militaires français et britanniques. Et cela, en raison des pertes énormes encourues aux Dardanelles et à Gallipoli en 1915.
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– Réputée injustement inutile et incompétente, l’Armée d’Orient avait reçu les surnoms méprisants de « Jardiniers de Salonique » de la part de George Clémenceau et de « Side Show » par David Lloyd-George (Ministre des Armements, puis Premier Ministre à partir de 1917). Les soldats d’Orient vont donc être les oubliés des communiqués officiels. Pourtant pour l’historien militaire britannique Sir Basil Lidell-Hart et pour le Général André Beaufre, la campagne du Général Louis Franchet d’Espérey a été exemplaire, car elle s’est caractérisée par une « manoeuvrist approach » et une approche indirecte (exploitation systématique des faiblesses de l’ennemi, exploitation en profondeur de l’espace). Nous nous concentrerons ici principalement sur l’année 1918.

1 – ETAT DES FORCES EN PRÉSENCE 

– Après la prise de Monastir (19 novembre 1916) par les Français et les Serbes, l’Armée d’Orient que commande le Général Maurice Sarrail (1856 – 1942), doit se placer sur la défensive suite à l’écrasement de l’Armée Roumaine par le Maréchal allemand August von Mackensen. L’Armée d’Orient se retrouve donc cantonnée dans un rôle secondaire et doit surtout se concentrer sur la lutte contre la dysentrie, le scorbut, le paludisme (très présent en Macédoine) et les maladies vénériennes. 360 000 soldats en seront touchés, soit près de 95 % des effectifs ! Des mesures exceptionnelles sont prises par Sarrail  pour enrayer les épidémies et assainir les espaces marécageux insalubres.Mais durant la première moitié de l’année 1917, deux excellentes nouvelles interviennent pour l’Armée d’Orient. D’abord, l’épidémie de paludisme est enfin enrayée et le Gouvernement Grec que dirige le pro-alliés Elefthérios Vénizélos, vient d’entrer en guerre contre les puissances centrales (3 juillet). L’équivalent de dix divisions vient s’ajouter à l’effectif allé. Salonique peut donc servir de base de départ pour des opérations plus ambitieuses.

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Adolphe Guillaumat

– En décembre 1917, Adolphe Guillaumat (1863-1940) succède à Sarrail  – envoyé dans la réserve en France – au commandement de l’Armée d’Orient. On ne connaît presque rien du rôle de Guillaumat dans cette phase du conflit et pourtant… Il réussit à obtenir le consentement de Londres et le concours de l’Armée Italienne à de futures opérations sur ce théâtre d’Opérations. En outre, il réorganise le Commandement Allié en créant un état-major interallié adapté à la direction d’une force multinationale importante. Guillaumat partage donc les tâches avec les Serbes, les Britanniques, les Italiens, les Grecs et même des Américains. Et cela, avant que Foch ne soit désigné Généralissime des forces alliées sur le Front de l’Ouest suite à des négociations houleuses. Selon Christophe de Lajudie, le Commandement des Armées Alliées de Salonique (CAA) s’adapte au cours des années pour devenir véritablement ce qu’on appellerait aujourd’hui un commandement opératif. Guillaumat obtient même de Paris l’attribution de matériels et de munitions. Seulement, avec la signature du Traité de Brest-Litovsk (3 février 1918), qui entraîne l’arrivée de nombreuses divisions allemandes sur le Front de l’Ouest, Guillaumat voit diminuer son ravitaillement et ses renforts. Son principal objectif est alors de maintenir la solidité de front de Macédoine et d’y fixer le plus grand nombre de forces germano-bulgares.

– En France, les combats font rage mais les offensives de Ludendorff sont enrayées chacune à leur tour. D’autant plus que l’Autriche est sérieusement bloquée sur le Front Italien et que le Grand Quartier Général de Berlin a retiré plusieurs divisions allemandes du Front des Balkans. Ce qui fait que, le General der Artillerie Friedrich von Schlotz (1851-1927) qui commande le Heeres-Gruppe von Scholtz mêlant au départ Allemands et Bulgares, ne compte plus qu’une division allemande dans tous ses effectifs. La XI. Armee de Kuno von Steuben (1855-1935) ne compte plus que la seule division allemande pour cinq bulgares. En fait, on peut constater que sur le terrain, la Bulgarie dont les troupes sont démoralisées, reste le principal adversaire.

– Le 18 juin 1918, Adolphe Guillaumat est rappelé en France pour protéger Paris qui est menacée par l’avancée allemande sur l’Aisne et laisse sa place à l’exceptionnel Louis Franchet d’Espérey (1856-1942). Mais il faut dire que Clémenceau qui le déteste a fait en sorte de l’envoyer loin du Front français. Ironique, quand on sait la campagne que l’ancien officier de la Coloniale va mener. Cependant, Adolphe Guillaumat ne va pas rester inactif pour l’Armée d’Orient. Durant l’été 1918, il joue le rôle d’ambassadeur de la France auprès de Lloyd-George pour inciter Londres à participer aussi à l’offensive dans les Balkans.

Louis Franchet d'Espèrey

Louis Franchet d’Espèrey

– Franchet d’Espérey reprend la politique de son prédécesseur mais prépare son offensive générale à travers les montagnes de Macédoine.Cependant, il doit attendre l’autorisation des gouvernements italiens et britanniques pour lancer son opération. Notons que les Britanniques ont consenti à fournir plusieurs divisions en Grèce car le Royaume se situe à proximité des détroits de Constantinople. Et Londres n’oublie pas de faire en sorte d’assurer ses intérêts en Méditerranée Orientale. Et les généraux britanniques ne l’oublient pas. Celle-ci arrive dans la seconde partie de l’été 1918. Franchet d’Espérey commande à toutes les forces alliées et a comme subordonnés le Général Paul Henrys (1862-1943), le General George Milne (1866-1948), le Voïvode Zivojin Misic (1855-1921) et le Général grec Emmanuel Ioannou. L’ordre de bataille est détaillé ci-dessous.

ARMÉES ALLIÉES D’ORIENT :
Général Adolphe Guillaumat, puis Général Louis Franchet d’Espérey (France)

– ARMÉE FRANÇAISE D’ORIENT  : Général Paul Henrys

– 30e Division d’Infanterie (Nérel)
– 57e Division d’Infanterie (Genin)
– 76e Division d’Infanterie (Siben)
– 156e Division d’Infanterie (Baston)
– 11e Division d’Infanterie Coloniale (Farret)
– 17e Division d’Infanterie Coloniale (Bordeaux)
– Brigade de Cavalerie d’Afrique (Jouinot-Gambetta)

* 1er Groupement de Divisions : Général Philippe d’Anselme
– 122e Division d’Infanterie (Gérôme)
– 16e Division d’Infanterie Coloniale (Dessort)
– Divisions de l’Archipel
– 27th Infantry Division (G.T. Forrestier-Walker)

* Groupement Franco-Serbe : Voïvode Zivojin Misic
– Division « Drina »
– Division « Jugoslavja»
– Division « Morava »
– Division « Timok »


– BRITISH ARMY OF SALONIKA  :
General George Milne

– 7th Mounted Brigade
– 8th Mounted Brigade
– 16th Wing (Royal Flying Corps

* XIIth Army Corps : Lieutenant-General Henry Fuller-Wilson
– 22nd Division
– 26th Division

– 1/1st Lothian and Border Horse
– Division d’Infanterie Grecque « Serres »

* XVIth Army Corps : Lieutenant-General Charles Brigg
– 28th Division (H. Crocker)

– 1/1st Surrey Yeomanry
– Division d’Infanterie Grecque « Kryti » (Crète)


* Ier CORPS D’ARMÉE GREC  :
Major-Général Emmanuel Ioannou
– 1re Division d’Infanterie Grecque
– 2nde Division d’Infanterie Grecque
– 3e Division d’Infanterie Grecque

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2 – LE PLAN

– Pour son offensive, Franchet d’Espérey a néanmoins vu ses options réduites depuis 1917. Au nord de Monastir, les Bulgares ont renforcé leurs lignes de défense ce qui rend l’effet de surprise caduque. Sur l’aile droite (est), le secteur des marais de la Struma et du Lac Takinos est particulièrement difficile. Et quand bien même les fantassins eussent réussit à franchir le terrain humide, il leur faudrait gravir les pentes des Monts Bélès. Hors de question donc de passer par là. Quant à l’Albanie, il n’en est pas question car les Italiens y sont particulièrement réticents et les Français craignent par-dessus tout la mauvaise volonté des officiers transalpins. Illustration ; en juin-août 1918, une belle attaque menée par le 372e RI du Colonel Ordioni, le Régiment de Marche des Spahis du Maroc (Colonel Guespereau) et le Tabor Albanais chassait les Autrichiens du plateau de Bofnia, de Kosnica et de la Hola pour laisser la route libre de Berat au Corps Italien de Ferrero. Mais l’inconstance et le manque de mordant du Général transalpin permet aux Austro-Hongrois de se reformer et de contre-attaquer avec succès. Par conséquent, l’ennemi s’attend aussi à une nouvelle attaque dans ce secteur.

– Il reste donc le centre du dispositif allié, entre Staravina et Bélès. Or, si une percée est obtenue dans ce secteur, Franchet d’Espérey et ses collègues peuvent espérer mettre la main sur le ravitaillement germano-bulgare qui se concentre à Gradsko, Nivolak et Negotin et encore mieux, pourrait couper la retraite à la XI. Armee allemande.
Guillaumat préconisait une offensive principale sur le Vardar et près du Lac Doiran et une secondaire par la Moglena. Mais son successeur va opter pour l’inverser tout simplement parce que le secteur Vardar – Doiran est mieux défendu, en particulier devant Demir-Kapu, portion du front tenue par les Britanniques. Or, George Milne n’a aucune envie de sacrifier ses forces dans des charges frontales qui pourront lui causer des pertes. Il n’en reste pas moins que le secteur de percée choisi par Franchet d’Espérey reste particulièrement difficile, avec un enchaînement de sommets culminant entre 1 800 et 2 150 mètres (Sokol, Dobropolje, Vétrenik et Dzena). Toutefois, les lignes de défenses sont moins puissantes et une percée dans au sud-ouest de Marianska Planina permettrait d’accrocher les couloirs de la Cerna, de Bosava et de Gradsko.

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– 1re Phase : A partir la 2nde Armée Serbe de Stepanovic avec la 122e DI Française (Gérôme), la 17e Division d’Infanterie Coloniale (Dessort) et la Division « Sumadja » doit rompre le front germano-bulgare dans le secteur difficile de Sokol – Dobropolje – Vetrenik – Koziak.
– 2nde Phase : Aussitôt la percée obtenue, le Groupement Franco-Serbe de Zivojin Misic doit se ruer vers Negotin et Kavadar afin de couper le ravitaillement des Germano-Bulgares. Dans le même temps, le XIIth British Corps, 2 Divisions du Ier Corps Grec d’Ioannou et 1 régiment français attaqueront la Ire Armée Bulgare de Tzvetanov les secteurs du Vardar et du Lac Doiran pour y fixer les autres forces ennemies. Ensuite, la 2nd Armée lâchera les « Timok » et « Jugoslavja » pour exploiter le succès, avant que le 1re Armée ne passe à l’attaque pour forcer les passages de Sokol et Vetrenik. Enfin, les troupes du Général Paul Henrys (Armée Française d’Orient), avec le Groupement d’Anselme s’efforceront de rejeter les forces allemandes sur l’Albanie.

– Pendant ce temps, alors que les Armées alliées en France repoussent les Allemands sur les points du front, Londres et Paris achèvent leurs tractations pour décider du déclenchement de l’offensive en Orient.

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3 – L’OFFENSIVE 

A – Français et Serbes

– Les opérations préparatoires démarrent dans la nuit du 7 au 8 septembre. Dans l’obscurité, plusieurs Battalions britanniques s’emparent de tranchées bulgares au sud de Gejvgejli pendant que le Ier Corps Grec avance au contact des Centraux le long de la Struma. De leur côté, les Français pilonnent les positions bulgares.
Cette phase préparatoire ne va pas sans inquiéter August von Mackensen qui expédie d’urgence 5 bataillons de renfort dans ce secteur. Les Bulgares – qui s’inquiètent pour leur frontière au niveau du Massif des Rhodopes – demandent expressément à von Scholtz de renforcer son dispositif sur le Dobropolje. Von Scholtz consent alors à avancer quelques réserves sur la Moglena.

– Le 14 septembre à 08h00, Franchet d’Espérey fait déclencher sa préparation d’artillerie durant toute la journée. Le lendemain, la 2nde Armée Serbe monte à l’assaut dans le brouillard avec la 122e DI. Le 1er Bataillon du 148e RI (Commandant Pétin) tente de s’emparer du Mont Sokol avec de terribles pertes. Pétin est tué. Toutefois, à 22h30, les Français enlèvent le mont avec des lance-flammes. Cependant, les 45e et 84e RI (Lieutenants-Colonels Clément et de Langlade) parviennent à s’emparer du Dobropolje avec moins de pertes.  Mais le nettoyage des tranchées bulgares s’effectue au poignard, à la grenade, au lance-flamme et au fusil-mitrailleur. Enfin, les rustiques soldats serbes à l’aise en montagne, tournent le Vetrenik avant d’y monter à l’assaut.
De son côté, la  17e Division Coloniale du Général Bordeaux (1er, 3e et 54e Régiments d’Infanterie coloniale, 95e Bataillon de Tirailleurs Sénégalais) s’empare de Kravitza. Ce succès, permet alors à Misic de lancer sa 1re Armée sur la rive nord de la Lechnitza. Sur sa gauche, le 42e Régiment d’Infanterie Coloniale  (Lieutenant-Colonel Soubiran) et 1 Bataillon de la 3e Division Grecque se sont emparés des hauteurs à l’ouest de Gradechnitza.

– Le 16, Français et Serbes s’emparent des Cotes 1810 et 1825, de la rive droite du Haut Poroi. Le 4e RIC chasse les Bulgares des crêtes de Kouchkov et Kamen. La 1re Armée serbe enfonce ensuite Pochitche, Bechitche et Gradechnitza, suivie immédiatement par la 11e DIC du Général Faret et la 3e Division Grecque. Au soir, le Massif de la Moglena est enfoncé, Cerna est atteinte et 3 000 Bulgares sont faits prisonniers et 50 canons capturés. Français, Serbes et Grecs sont alors aidés dans leur tâche par von Scholtz lui-même qui envoie ses maigres réserves pour combler la brèche au lieu de replier ses troupes pour raccourcir ses lignes et maintenir la cohérence de ses lignes.

Voivode Zivojin Misic

Voivode Zivojin Misic

 

– Le 18 septembre, les Serbes talonnent la 1re Armée bulgare jusqu’à Prilep et en direction de Gradsko. La 2nde Armée serbe de Stepanovic échoue néanmoins à couper les Bulgares des Allemands à Nonte en raison de la trahison du section grecque. Mais le lendemain, les Marsouins et Coloniaux de la 16e DIC de Dessort s’empare de la Dzena et de la Porta, permettant aux Serbes d’atteindre Burnache et le cours moyen de la Vatasa. Le 21, Kavadar, le Massif de Drachevisko Brdo et le Vardar sont atteints, menaçant directement Negotin. Tsvetanov n’a d’autre choix que de replier ses troupes basées à Demir-Kapu. Les Bulgares commentent alors plusieurs massacres sur leur passage.

Général Paul Henrys

Général Paul Henrys

– De son côté, la 2nde Armée Serbe de Stepanovic reprend son avance avec succès et s’empare de Negotin et de Krivolak dans la nuit du 22, mettant la main sur un important convoi de vivres. Seulement, en raison de la difficulté des chemins, le Groupement d’Anselme n’arrive que tardivement. Le 23, les troupes de Stepanovic s’emparent Kara Hodjali et d’Orta Bajir, plaçant la voie ferrée de Negotin sous leur feu. Le lendemain, la Division « Timok » s’empare de Gradets Planina et Kriva Locavic, pendant  que la « Jugoslavja » et la 17e DIC tentent de s’emparer de Gradsko très bien défendu par des Bulgares solidement retranchés. Mais grâce à un mouvement habile des Marsouins sur Arkhangelsk, Français et Serbes réussissent à dégager Gradsko le 24. Ce succès signe la catastrophe pour la logistique germano-bulgare puisque tout le parc de ravitaillement germano-bulgare tombe entre les mains des alliés.

– Le 24 septembre, le Groupement d’Anselme vient border le cours du Vardar à Demir-Kapu et Pardovica et permet aux Britanniques de Milne de mettre ses colonnes en avant. Seulement, le Britannique se contente de talonner mollement les troupes Bulgares car il craint qu’un mouvement vers le nord en direction de Sofia ne l’éloigne de Constantinople.

– Cela n’empêche guère Franchet d’Espérey d’ordonner à Henrys de porter ses forces sur le Prilep et s’empare des Cotes 1248 et 1050. Et ce, en dépit du manque d’artillerie lourde. Toutefois, une bonne coordination entre Henrys et Micis permet à la 11e DIC de progresser sur la Cerna et de s’emparer de la Cote 1050. Les Serbes ne peuvent déloger les Bulgares de la Cote 1248 mais le temps joue pour eux.

img145.jpg2.

– Franchet d’Espérey en profite alors pour lancer sa cavalerie. Les Italiens s’élancent alors en direction de la route Monastir-Prilep, permettant à la 156e DI du Général Baston de se porter en avant. En même temps, la Brigade de Cavalerie d’Afrique du Nord (1er, 4e et 5e Chasseurs d’Afrique et RMSM) de Philippe Jouinot-Gambetta franchit les positions bulgares entre Nivak et Delebal. Le neveu de Léon Gambetta reçoit alors l’ordre de foncer sur Uskub. Les cavaliers français se lancent alors dans une charge qui culbute les fuyards bulgares jusqu’à Uskub. Après avoir remis la ville de Krusevo au 42e RIC de Soubiran, la Brigade de Cavalerie d’Afrique du Nord aborde le Massif de la Jakupica Planina. Jouinot-Gambetta engage alors le 4e RCA du Colonel Labauve sur la piste Varos-Dolgacke en direction d’Uskub. Mais la résistance ennemie est plus forte que prévu et il faut l’inervention des Coloniaux pour y venir à bout. Néanmoins, en liaison avec les Serbes, Chasseurs d’Afrique, Spahis et automitrailleuses s’emparent du Col de la Babuna et s’emparent des villes D’Hrlevski, Homoran et Jenikeuy le 25 septembre. Mais le lendemain 26, la Cavalerie Grecque s’empare de Radovice pendant que le Groupement d’Anselme dépasse la vallée de la Kriva Lovica avant de contrôler les pentes du Kirezli Tepe. Les Cavaliers serbes de Stepanovic avancent jusqu’à Dzumaja et menacent de couper la route de Kumanovo comme le défilé de Kacanik. Pendant ce temps, les Divisions français d’Henrys atteignent la ligne Zapolyani – Novoselani – Drvenik Zulica et atteignent la rouge Pribilci-Gostivar, faisant craquer le front ennemi.

– Le 26, les Allemands abandonnent le Petisteri et la région des Lacs. Franchet d’Espèrey ordonne alors à Henrys de pousser vers Vélès. Les Français poussent alors jusqu’à la rive gauche du Vardar, de même que la 1re Armée Serbe mais la progression se fait plus difficile. C’est alors que le Général Jouinot-Gambetta décide de faire passer le massif de la Golestnica Planina à sa Brigade sans appui d’artillerie et par de très mauvais chemins. Pendant toute la nuit, à une altitude oscillant entre 1 200 et 1 800 mètres, les Cavaliers d’Afrique du Nord progressent jusqu’au pont de Dracevo qui est atteint dans la soirée du 28.

– Au matin du 29, le 4e RCA attaque alors par la rive droite du Vardar pendant que le 1er RCA par la rive gauche pour couper la voie ferré de Kumanovo. Les Cavaliers français profitent alors du brouillard pour s’approcher d’Uskub. Le RMSM du Lt.Colonel Guéspereau s’empare de Vodna mais le 4e RCC de Labauve est arrêté un temps par un pari de Bulgares appuyés par un train blindé. Le chevauchée reprise, les Spahis barrent la route de Kalkandelen à 08h15 pendant que le 1er RCA du Colonel Lespinasse de Bournazel s’empare de haute lutte des lisières d’Urumli avant d’atteindre la voie ferrée de Koumanovo. Amertume toutefois, les Chasseurs d’Afrique voient filer 6 trains de matériel.

– Jusqu’au 1er octobre, les Cavaliers d’Afrique repoussent toutes les contre-offensives des Bulgares avant d’être dégagé par les Marsouins. La Brigade Jouinot-Gambetta a signé là l’une des plus belles – mais des plus réussies –  chevauchées de la Cavalerie Française depuis août 1914.
B – Lac Doiran

– Le 18 septembre, le XIIth Corps d’Henry Fuller-Wilson passe à l’attaque avec la Division grecque « Serres » sur le Vardar et le long du Lac Doiran. Mais l’artillerie britannique tire massivement sans aucune coordination. L’assaut des 66th et 67th Infantry Brigades de la 22nd Division se heurtent à une vigoureuse résistance des Bulgares qui leur cause des pertes. La 67th perd même 65 % de ses officiers. A la fin de la journée, Fuller-Wilson doit ramener son unité sur ses lignes du départ.

– Le 19, le XIIth repart à l’assaut mais au nord, le XVIth Corps échoue dans son attaque. Les Grecs de la Division « Serres » réussissent bien à s’emparer de plusieurs tranchées mais se font encore repoussés par un violent tir de mitrailleuses. Les Britanniques attaquent alors avec les 65th et 77th Infantry Brigades, avec le concours du 2nd Bis Régiment de Marche des Zouaves (Colonel Boré-Verrier). Si plusieurs tranchées sont encore prises, Français et Britanniques ne peuvent déboucher en raison de l’intensité du feu bulgare.

– Toujours le 18 septembre, au nord, le XVIth British Corps de Charles Brigg passe à l’assaut avec la 28th Infantry Division, les Grecs de la Division « Kryti » et la 84th Infantry Brigade contre la 1re Brigade Bulgare de Macédoine. Les Grecs passent à l’attaque à 05h00 du matin, appuyés par le 84th Brigade et 6 batteries d’artillerie britannique. Là encore, si les Grecs réussissent à pénétrer dans les lignes bulgares, ils se retrouvent cloués au sol par le feu bulgare. Les Grecs attaquent plusieurs fois durant la journée mais doivent finalement se replier durant la soirée sous le couvert de l’artillerie britannique.

– Il faut attendre le 23 pour que, grâce au Groupement d’Anselme, les Britanniques repartent à l’assaut mais sans se presser… Le Général Milne n’envisageant pas de trop s’éloigner de Constantinople

– Le 25 septembre, les Cavaliers Britanniques et les Grecs forcent le Bélès et la 27th Infantry Division de Forrestier-Walker s’empare de Gejvgeli. La « Kryti » fait de même avec la Cote 1494 dépasse Kosturino, permettant le franchissement définitif du Vardar. Le 27, les Britanniques bousculent les débris de la 9e Division Bulgare jusqu’au pied de l’Ograzden Planina. Le Lendemain, les Bulgares décident de se replier sur la Maritza.


– ÉPILOGUE 

– Les combats ne cessent pas pour autant. Le 4 octobre, la 1re Armée Serbe de Misic lance une attaque contre Vranje, sur la Morava, défendue par les restes du LXI. Korps « allemand » (Friedrich Fleck) et par la 9. Infanterie-Division autrichienne, arrivée en trombe. Mais rien y fait, Serbes et Français repoussent sans ménagement leurs adversaires qui préfèrent opérer une retraite précipitée. Franchet d’Espérey lance ses divisions vers le nord, franchit le Danube et marche sur Bucarest. Le 1er octobre, l’Armée Serbe fait son entrée dans Belgrade libérée, pour la seconde fois du conflit. 90 000 soldats Bulgares et Allemands ont été faits prisonniers durant la campagne.

– La suite n’est plus qu’une question de jours. Le 3 novembre 1918, Franchet d’Espérey pénètre en Hongrie. L’Autriche-Hongrie, tout près de l’écroulement, signe l’armistice à Villa Giusti. Les nationalités vont alors toutes proclamer leur indépendance mettant définitivement fin à l’Empire vieux de quatre siècles. C’est alors que la route de Munich se trouve complètement ouverte pour les Alliés. Déjà le 2 octobre, le Chancelier du Reich Max von Baden (1867-1929) avait justement évalué la situation en montrant que « l’effondrement du front bulgare a jeté bas nos dispositions. La liaison avec Constantinople est menacée ainsi que la voie du Danube, indispensable à notre ravitaillement. Nous avons été forcés, pour ne pas laisser à l’Entente les mains libres dans les Balkans et ne pas abandonner la Roumanie et la Mer Noire, d’engager là-bas des divisions allemandes et austro-hongroises destinées au front occidental… »  A l’issue de la victoire dans les Balkans l’Empire allemand sera contraint de demander la paix. Le Kaiser Guillaume II dit alors, amer : « une poignée de serbes a décidé de l’issue du conflit. »

– Mais pour l’Armée Française d’Orient et les Britanniques de Milne, les combats ne sont pas terminés pour autant. En effet, inquiets des proportions que prend la guerre civile en Russie, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis décident d’envoyer des troupes en Ukraine afin de soutenir les Armées Blanches contre les Bolcheviks.

Le livre de Roger Vercel, Capitaine Conan, adapté pour le cinéma par Bertrand Tavernier raconte en partie leur histoire.

Lire aussi :
– CHANLAINE Pierre : Les derniers sabreurs, France-Empire, Paris, 1968
– http://www.chtimiste.org

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Maréchal Louis Franchet d'Espèrey, vainqueur de la Campagne d'Orient

Maréchal Louis Franchet d’Espèrey, vainqueur de la Campagne d’Orient

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Dans « Non classé »

13 mai 2010
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Histoire & Culture

Débat : Denis Sureau/Max Gallo : deux visions de la France

by Jérôme 13 mai 2010

Extrait d’un article de Denis Sureau paru dans L’Homme Nouveau n°1457 (nov.2009) :

« Quelle est est l’identité de la France ? A cette question, l’écrivain Max Gallo a répondu en publiant une tribune sur Les dix points cardinaux de l’identité française (Le Figaro, 30 octobre 2009). Les voici : le droit du sol, l’égalité, l’Etat, la citoyenneté, l’école, la laïcité, l’éclatement, la langue française, l’égalité des femmes et l’universalisme. Si c’est cela la France, je vois mal comment un chrétien peut se dire français. Car ce que propose Max Gallo n’est jamais qu’une nouvelle expression de l’idéologie patriotique révolutionnaire que l’historien Jean de Viguerie opposa, dans son essai mémorable sur Les deux patries (DMM, 1998), à la patrie véritable, la terre des pères, le pays de la naissance et de l’éducation, notre France.

C’est pourquoi les dix points de l’Académicien n’ont rien de spécifiquement français : ils correspondent à peu près aux ingrédients de la modernité politique que l’on retrouve, à quelques variantes près, dans toutes les nations occidentales. « La France, écrit Max Gallo, n’existe que par un choix politique. »
Nous sommes bien en présence d’une conception idéologique qui n’a que peu de chose à voir avec l’attachement profond à la douce France.

L’invention de la nation telle que l’entendent Max Gallo et bien d’autres, est un phénomène historique récent, dont les éléments principaux se sont cristallisé au dix-neuvième siècle. Comme l’a montré Benedict Anderson, c’est alors que la nation a remplacé l’Église dans son rôle d’institution culturelle centrale chargée des questions liées à la mort. L’imaginaire national, pour reprendre le titre de l’essai de cet historien, s’est ainsi substitué au christianisme. Le culte de la nation française n’est apparu pleinement qu’à la Révolution, et c’est au siècle suivant que furent développés tous les rituels qui l’entretiennent et qui incitèrent les citoyens à tuer et à mourir pour elle. »

Totalité de l’article sur : http://www.hommenouveau.fr/index.php?id_billet=176

Voir aussi : https://www.france-histoire-esperance.com/2012/05/max-gallo-lame-de-la-france/; https://www.france-histoire-esperance.com/2012/02/max-gallo-fier-detre-francais/

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13 mai 2010
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