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Jérôme

Jérôme

Rédacteur en chef, passionné par le voyages, la culture et aussi les sujets un peu moins terre à terre

Histoire & Culture

François Gaston de Lévis

by Jérôme 11 mai 2010

Dernier officier français vainqueur des affrontements franco-anglais d’Amérique du Nord durant la Guerre de Sept ans, François Gaston de Lévis voit le jour en 1719 au château d’Ajac près de Limoux, dans le Languedoc (aujourd’hui dans l’Aude). Il est le fils de Jean de Lévis Seigneur d’Ajac et de Jeanne de Maguelonne et est issu d’une famille de vieille noblesse, mais pauvre, qui puise ses racines dans l’Hurepoix (aujourd’hui Lévis-Saint-Nom dans le sud des Yvelines, au nord de Rambouillet).
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– A seize ans, François-Gaston de Lévis entre comme cadet mais grâce à son cousin, le Duc de Lévis-Mirepois, il intègre le Régiment de la Marine comme Lieutenant en Second. Il fait ses premières armes lors de la Guerre de Succession de Pologne (1734-1737) durant la campagne du Rhin menée par le Maréchal de Berwick. Restant dans l’Armée, il participe à la Guerre de Succession d’Autriche comme officier d’un Corps auxiliaire français du Duc Bavière. Il connaît alors l’expédition de Chevert à Prague en 1742, puis la retraite en plein hiver 1743. Malgré le froid, il réussit à traverser le Rhin avec seulement 73 hommes issus de quatre régiments différents.
Capitaine, il combat lors de la défaite de Dettingen, avant de rejoindre le Maréchal de Coigny en Haute-Alsace pour s’y distinguer. En 1746, il obtient le grade d’Aide-Major Général des Logis sous les ordres de son cousin Mirepoix et combat en Italie, avant de participer à la défense de Nice et de la Provence (1746-1747). François-Gaston de Lévis obtient alors un brevet de Colonel Surnuméraire. Pour son courage et ses services, Louis XV lui octroie l’Ordre de Saint-Louis qui lui confère alors le titre de Chevalier.

– En 1756, lors du déclenchement de la Guerre de Sept ans, Lévis se porte volontaire pour combattre au Canada sous les ordres du Marquis de Montcalm. Il prend ainsi activement part à la campagne d’Oswego (Chouaguen). D’abord placer en garde sur les rives du Lac Saint-Sacrement, Lévis contribue à la victoire du Fort Carillon, avant de mener des raids destructeurs sur les frontières des treize colonies à la tête d’une troupe composée de soldats royaux, des miliciens du Canada et d’Amérindiens. Il s’enfonce ainsi jusqu’à Chouaguen dans l’Etat de New York. Seulement, si les relations avec le Marquis de Vaudreuil (Gouverneur de la Nouvelle-France), celles relations avec Montcalm ne tardent pas à se dégrader.

– En 1757, avec 3 000 hommes, le Chevalier de Lévis s’empare du Fort William Henry, avant de recevoir la mission de mener une expéditions sur la terre des Amérindiens Agniers en vue de les rallier à la cause française. Accompagné de 400 hommes, François Gaston de Lévis s’avance vers le Pays Agnier mais il est immédiatement rappelé par Vaudreuil pour défendre Fort Carillon aux côtés de Montcalm. Ramenant ses 400 hommes d’urgence au lieu-dit, il contribue à la défense acharnée face à 25 000 britanniques qui ne cessent d’attaquer. Mais la bataille s’achève par une victoire défensive.

– En 1757-1759, les relations avec le Marquis de Montcalm deviennent presque exécrables. Les deux hommes ne s’entendent guère, notamment sur la stratégie à adopter. Montcalm opte pour une série de batailles rangées, alors que Lévis préconise un combat de manœuvre entre les Lacs et le Saint-Laurent pour harceler les 60 000 hommes de Lord Wolfe. Durant l’été 1759, Lord Wolfe effectue une puissante offensive entre le Lac Ontario et Montréal. Montcalm consent alors à laisser Lévis quitter Québec pour détourner une partie des forces de Wolfe. Mais la défaite des plaines d’Abraham et la mort de Montcalm (comme de Wolfe) isolent Québec, qui est remise aux Anglais le 9 août par Jean-Baptiste de Ramezay. Mais la chute de la ville ne signifie pas l’arrête des combats, même si Anglais et Français vont bientôt entamer les négociations diplomatiques.

– Le Chevalier de Lévis et Vaudreuil décident donc de se placer en position défensive sur les rives du Lac Champlain durant l’hiver 1759-1760, en attendant de pouvoir reprendre Québec. Après avoir réorganisé ses forces, Lévis marche sur Québec avec ses 7 000 soldats réguliers, ses miliciens et ses alliés Amérindiens. Le combat a lieu à Sainte-Foy non loin de Québec le 20 avril contre les troupes de James Murray, inférieures en nombre. Français et Amérindiens sont vainqueurs mais ne peuvent s’emparer de Québec. Mais du point de vue stratégique, les Anglais sont vainqueurs puisque se sont les navires de Lord Colvill qui arrivent les premiers. Le Chevalier de Lévis se retirer alors en bon ordre sur Montréal. Il souhaite continuer le combat, quitte à incendier Montréal et à former un dernier carré de résistance sur l’Île de Sainte-Hélène mais Vaudreuil refuse catégoriquement.

– A l’issue du Traité de Jouy-en-Josas, les Français perdent leurs possessions du Canada – ce qui n’est pas sans déplaire à une partie de l’opinion (on connaît la formule de Voltaire sur les arpents de neige) – mais peuvent maintenir des droits de pêche à Terre Neuve grâce à l’habile Duc de Choiseul. Enfin, les Français du Canada dont les familles y sont établies depuis Henri IV, Louis XIII et Louis XIV passent sous la Couronne d’Angleterre mais peuvent conserver leur langue et la Religion Catholique.
Lévis choisit alors de rentrer en France. Il embarque en novembre et repose le pied dans le Royaume au début 1761.
Il reçoit alors le grade de Lieutenant-Général, une pension de 29 593 livres, ainsi qu’une lettre de William Pitt l’Ancien, le Premier Ministre de George III, qui lui fait savoir l’estime que lui porte le Roi d’Angleterre ! Placé sous les ordres du Maréchal de Soubise, il sert en Allemagne contre les Prussiens et Anglo-hanovriens. Il se marie tardivement en 1761 avec Gabrielle-Augustine de Danton. Ils auront un fils, Pierre-Marc-Gaston de Lévis et trois filles. François Gaston de Lévis termine la Guerre de Sept Ans dans l’Armée du Prince de Condé à la bataille de Nauheim (ou Johannisberg) en Hesse, où il se distingue une dernière fois en s’emparant des canons ennemis.

– Quittant le service actif en 1763, il commande d’abord l’une des quatre Compagnies de Gardes du Corps de Monsieur, avant de devenir Gouverneur d’Arras. Il se consacre alors à l’aménagement et à l’urbanisme. Il fait ainsi creuser un canal entre Béthune et la Lys et construire une route entre Boulogne et Saint-Omer. Âgé lors de la Guerre d’Indépendance américaine, il ne prend aucun commandement mais n’est pas empêcher de correspondre avec son ancien adversaire James Murray, avec qui il entretenait de cordiales relations.
Élevé à la dignité de Maréchal de France par Louis XVI en 1783, puis Duc en 1784, il succombe à la maladie peu avant l’ouverture des Etats d’Arras le 26 novembre 1787 après une carrière militaire remplie et réussie malgré le contexte d’alors, défavorable à la France.

Source :
– ECCLES W.J. : François-Gaston de Lévis, http://www.biogrpahica.ca

 

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François de Chevert

François de Chevert

Rare roturier à avoir acquis ses quartiers de noblesses par le sabre, François Chevert voit le jour le 2 février 1695 à Verdun. Il s’engage comme simple soldat à onze ans seulement dans le Régiment de Carné et grimpe les échelons de la hiérarchie militaire. Le 9 décembre 1710, Chevert…

24 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Grande figure militaire de la seconde moitié du règne de Louis XIV et du début de celui de Louis XV, quelque peu occulté par les Maréchaux de Luxembourg et de Villars, Jacques de Fitz-James Duc de Berwick a contribué nettement au redressement militaire du Royaume durant la Guerre de Succession…

12 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

Général François Sevez

Général François Sevez

Savoyard, François Adolphe Laurent Sevez naît le 22 novembre 1891 à Chambéry. Fils d’un juge de la Cour d’appel de la même ville, il étudie d’abord le Droit à la Faculté de Lyon mais choisit de s’engager dans l’Armée à vingt ans sans passer par Saint-Cyr. Il sert d’abord au…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

11 mai 2010
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Histoire & Culture

24 juillet 1712 : Victoire du Maréchal de Villars à Denain

by Jérôme 7 mai 2010
La bataille de Denain (dans l’Avesnois) se déroule du 23 au 24 juillet 1712 à la fin de la Guerre de Succession d’Espagne. Denain marque le redressement de l’Armée française après les défaites face aux Impériaux alliés aux Anglais et aux Hollandais.

Après s’être emparés de Bouchain, Douai, Béthune et Aire-sur-la-Lys, les Coalisés (Anglo-Hanovriens, Impériaux allemands et autrichiens et Hollandais) tiennent les rives de la Deûle, de la Lys et de la Scarpe, ce qui leur permet de mettre un pied vers la vallée de la Somme, le Soissonais, la Picardie et la Champagne.
Pendant ce temps, l’Armée Royale de Louis XIV doit s’accrocher aux garnisons qu’elle a pu conserver ; Valenciennes, Landrecies et Le Quesnoy afin de protéger Guise et la Sambre. Mais le Prince Eugène de Carignan-Savoie, l’un des plus grands chefs militaires de son temps, s’empare du Quesnoy sans grande difficulté le 5 juillet et s’installe à Quérénaing, pendant que le Prince d’Arnholt-Dessau vient mettre le siège devant Landrecies.
L’alerte gagne Versailles et le Secrétaire à la Guerre de Louis XIV, Daniel Voysin de La Noiraye, rédige une lettre au Maréchal Claude-Louis Hector de Villars lui indiquant que l’ordre du Roi est de reprendre Landrecies « plutôt que de souffrir que les ennemis se rendent maîtres de cette place, après laquelle il n’en resterait plus d’autres sur cette frontière que le château de Guise ».

Dans le même temps, le Prince Eugène a établi ses lignes sur une soixantaine de kilomètres entre Marchiennes (sur la Scarpe) et Landrecies  avec le camp retranché de Denain (sur l’Escaut) comme point fort. Recevant, son ravitaillement depuis l’Escaut, le Prince a fait aménager toute une voie garnie de retranchements menant de Marchiennes à Denain.

DenainCependant, Villars qui commande l’Armée Royale, reçoit une bonne nouvelle. Conformément à une trêve signée avec l’Angleterre, les 12 000 hommes d’Ormond se retirent vers Gand via Le Cateau et Avesnes-le-sec.

Villars envisage donc plusieurs plans pour son attaque mais celle qu’il retient lui vient d’une recommandation de Le Fèvre d’Orval, Conseiller au Parlement de Douai mais aussi un homme au service du Secrétaire à la Guerre Voysin. Le Fèvre d’Orval préconise donc au Maréchal de « couper la communication de Bouchain et même de Denain et de Marchiennes, si on voulait donner la main à la garnison de Valenciennes pour barrer aux ennemis la communication qu’ils ont par Denain et par Lourches avec la Scarpe et Douai ».

Le 19 juillet, Hector de Villars entame sa manœuvre d’approche. Son armée franchit l’Escaut entre Crèvecœur et Le Catelet et place son armée entre Neuvilly et Molain, derrière la Selle. Informé de la manœuvre, le Prince Eugène déplace le gros de ses forces vers l’Escaut. Le 21 juillet, Villars ordonne à ses subordonnés Vieux-Pont et de Broglie d’attaquer le camp retranché de Denain en espérant que la garnison de Valenciennes commandée par le Prince de Tingry allait les rejoindre en une sortie en force. Sauf qu’Eugène anticipe l’idée de Villars et envoie un fort détachement de cavalerie devant Valenciennes maintenant Tingry bloqué.

Le 23 juillet, Villars s’avance vers Ors pour se rendre compte du dispositif adverse. Décision prise, il n’attaquera pas Landrecies mais Eugène croit encore que ce sera le cas. Villars décide de déplacer toute son armée vers le nord-ouest afin d’attaquer le camp de Denain. L’audacieuse manœuvre a donc lieu dans la nuit du 23 au 24 juillet, l’armée de Villars se déplaçant en trois colonnes parallèlement à la Selle et sous le nez des Impériaux. Malgré un retard de deux heures qui fait encore hésiter Villars, les Français arrivent devant Denain tenu par 20 000 hommes de Hollande commandés par Albermale.
Prévenu par Albermale, Eugène croit à une « gasconnade » de Villars et décide « d’aller déjeuner » (aux dires du Maréchal de Saxe alors jeune officier).

Le matin du 24 juillet donc, l’Armée de Villars encercle le camp de Denain. Appuyés par des canons, les fantassins de Montesquiou mènent la charge, atteignent le parapet et franchissent la muraille provoquant la panique des Hollandais. Albermale décide donc par se rendre, l’affrontement ayant fait peu de morts. Alerté, le Prince Eugène arrive à Denain avec des renforts mais il est trop tard d’autant plus que le Prince de Tingry bloque le pont de Pouvry par lequel les Impériaux auraient du transiter. Eugène n’a pas le choix, il doit se replier vers le cours supérieur de l’Escaut. La bataille de Denain est gagnée pour les Français.

Source :
LESAGE Gérard : La bataille de Denain, Economica, Paris

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Louis Hector de Villars Maréchal de France

Louis Hector de Villars Maréchal de France

« Sire, encore une défaite comme ça et nous avons gagné la guerre ». Ainsi Villars commentait-il l’issue de la bataille de Malplaquet face aux Impériaux du Prince Eugène. – Figure militaire incontournable de la seconde moitié du règne de Louis XIV, manœuvrier de talent, bon tacticien, admiré de ses soldats mais réputés…

17 juin 2016

Dans « Grand Siècle »

François de Chevert

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24 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

18 juillet 1918 : Seconde Victoire de la Marne

18 juillet 1918 : Seconde Victoire de la Marne

Rappel Le 21 mars 1918, le Général Erich Ludendorff, en accord avec Paul von Hindenburg, déclenche l’Opération Michael contre les forces françaises et britanniques. En fait, Ludendorff n’attaque pas massivement sur l’ensemble du théâtre d’opérations ouest mais lance toute une série d’opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les…

18 juillet 2014

Dans « Non classé »

7 mai 2010
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Histoire & Culture

Ernest Renan: qu’est-ce qu’une nation?

by Jérôme 25 avril 2010

Qu’est ce qu’une nation ?

Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, messieurs ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l’avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; oui, la souffrance en commun unit à plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun. (…)

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiments de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie (…)
L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.

“Qu’est-ce qu’une nation ?”; Conférence prononcée le 11 mars 1882
à la Sorbonne (1882)

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

Dans « Non classé »

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

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Voici des extraits du discours prononcé le 20 décembre 2007, au Vatican, où le président de la République d’alors rappelle le lien particulier qui unit la France à l’Église catholique. Un discours qui s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de France-Histoire-Espérance. « En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant…

3 avril 2012

Dans « Non classé »

Alain Finkielkraut :

Alain Finkielkraut : « Qu’est-ce que la France ? »

Présentation de l’éditeur : « Notre question n’est plus, comme au temps de Renan : « Qu’est-ce qu’une nation ? », mais : qu’est-ce que la France, et que doit-elle devenir, encore une nation ou une société résolument postnationale ?  » A l’heure de la mondialisation, c’est-à-dire d’un immense bouleversement technique, économique et…

26 juin 2012

Dans « Non classé »

25 avril 2010
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Histoire & Culture

3 avril 1987 : Disparition de Robert Dalban

by Jérôme 25 avril 2010

Second rôle aussi solide qu’incontournable du cinéma des années 1950-1960, Robert Dalban – de son vrai nom Gaston Barré – voit le jour en 1903 à Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres.
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Lorsque la famille monte à Paris, le jeune Gaston est attiré par les spectacles. Il commence à jouer dans quelques pièces dans les années 1910-1920. En 1934, après avoir pris le nom de scène de Robert Dalban, il tourne dans son premier film aux côtés des Danielle Darrieux « L’or dans la rue ». Il enchaîne ensuite les seconds rôles grâce à son visage carré à nez proéminent qui lui permet de jouer les voyous, les policiers grognons, les majordomes et les concierges. Il exerce aussi le métier de doubleur, notamment de Clark Gable dans « Autant en emporte le vent ».

En on le retrouvera successivement à l’affiche de : « Hardi Pardaillan ! », « Promesse à l’inconnue », « Les jeux sont faits », « Quai des Orfèvres » et « Les diaboliques » (Henri-Georges Clouzot).
Le grand public commence à le voir régulièrement durant les années 1960. Patron de presse dans la trilogie « Fantômas » (André Hunebelle) mais surtout, dans le rôle de Jean, le majordome anglophone du « Mexicain » et de Lino Ventura dans « Les Tontons flingueurs ». On le retrouve ensuite dans « Les barbouzes », en sergent adjoint de Paul Meurisse dans la série « Le Monocle » et dans « Le septième juré ».

« Yes sir ! »

 

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9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

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Né le 3 octobre 1922 à Barlin tout près de Valenciennes, fils d’un maréchal-ferrant, Jean Lefebvre veut se lancer dans le spectacle dans les années 1930 et débute des études au Conservatoire. Engagé dans les Spahis en 1940, il est fait prisonnier mais s’évade du camp avec une quarantaine d’autres…

9 juillet 2014

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3 décembre 2004 : Disparition de Robert Dhéry

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De son vrai nom Robert Fourrey, son nom de scène faisait référence au village natal de son père, Héry dans l’Yonne. – Sorti du Conservatoire d’Art dramatique et du Cours Simon (où il joua « Britannicus » de Racine d’une façon qui provoqua l’hilarité de la classe), Robert Dhéry triomphe sur les…

3 décembre 2015

Dans « Accueil »

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie. – Il…

4 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

25 avril 2010
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Histoire & Culture

Olivier V de Clisson, Connétable de Charles VI

by Jérôme 17 avril 2010

Personnalité quelque peu occultée par Bertrand du Guesclin, surnommé « Le boucher de Benon », Olivier V de Clisson reste l’un des plus grands capitaines de la Guerre de Cent Ans mais possède la particularité d’avoir servi dans les deux camps.

Détail du gisant d'Olivier V de Clisson en l'église de Josselin (début XVe, Morbihan)

Détail du gisant d’Olivier V de Clisson et de Marguerite de Rohan en la Basilique N-D du Roncier à Josselin (début XVe, Morbihan)

– Fils d’Olivier IV de Clisson et de Jehanne de Belleville, Olivier V voit le jour le 23 avril 1336 dans la forteresse même de Clisson actuellement dans le département de Loire-Atlantique. Son père est alors un seigneur féodal breton, devenu partisan de la Royauté française.

– Seulement, à l’âge de sept ans, Olivier V voit son père condamné à mort par le Roi de France Philippe VI de Valois sur des soupçons de s’être entendu avec les Anglais pour être libéré après le siège de Vannes en 1342 (le montant de la rançon d’Olivier IV n’était pas très élevé). Olivier IV est donc décapité en 1343. Jehanne de Belleville fait alors jurer à son jeune fils de venger la mort de son père. Armant des vaisseaux, elle mène alors une impitoyable guerre de piraterie contre les navires de Philippe VI. Bien entendu, ses deux fils l’accompagnent à bord. Dès lors, Olivier V de Clisson nourrit une haine particulièrement farouche vis-à-vis de la couronne de France. Mais ceci-dit, il n’éprouve pass une grande sympathie pour l’Angleterre non plus.

– En 1356, il s’embarque pour l’Angleterre afin de recevoir instruction des armes. Ayant pris le parti de Jehan IV de Montfort dans la Guerre de Succession de Bretagne contre Charles de Blois, cousin du Roi de France, Olivier de Clisson débarque dans le Duché en 1359. Sa mère Jehanne de Belleville meurt la même année et Olivier se retrouve à la tête de possessions bretonnes héritées de ses parents, notamment les Seigneuries de Porhoët et de Châteauceaux, ainsi que la Baronnie de Pontchâteau. En 1360, son père est réhabilité à l’issue du Traité de Brétigny signé entre Jehan II le Bon et Edouard III d’Angleterre. L’année suivante, Clisson épouse Catherine de Laval-Châteaubriant apparentée à la famille ducale de Bretagne, ce qui lui permet de renforcer sa place auprès de Jehan IV de Montfort et de devenir un grand seigneur féodal. Ses possessions se répartissent dans tout le duché de Bretagne, dans les Marches et en Mayenne.

– Mais la Guerre de Succession de Bretagne continue, France et Angleterre jouant de leurs partisans dans l’Ouest. En 1363, Clisson et Montfort assiègent Nantes sans succès, puis Bécherel. L’année suivante, Jehan IV, secondé par Clisson et l’Anglais Jehan Chandos, décide d’assiéger la garnison d’Auray tenue par des hommes de Charles de Blois. Charles V expédie alors une troupe de secours commandée par un autre breton, Bertrand du Guesclin. Grâce à une habile manœuvre forçant les Franco-bretons à gravir une pente menant à Auray et grâce aussi aux trahisons dans le camp de Charles de Blois, Jehan de Montfort, Clisson et Chandos remportent la bataille. Olivier V est alors éborgné d’un coup de hache dans l’affrontement et Bertrand du Guesclin est fait prisonnier. Toutefois, le chemin des deux hommes va encore se croiser.
Lors de la signature du Traité de Guérande qui reconnaît Jehan de Montfort seul Duc de Bretagne, Olivier V de Clisson se repose à Blain. Espérant recevoir les honneurs et les récompenses qu’il estime lui revenir légitimement pour ses loyaux services, il a la mauvaise surprise d’apprendre que son Suzerain offre le château du Gâvre à Jehan Chandos. Pris d’une colère noire, il exprime son mécontentent au Duc en ces termes : « J’aimerais mieux me donner au diable que de voir l’Anglais mon voisin ! » Mécontentement exprimé une fois de plus quand il incendie le château du Gâvre et fait transporter les pierres dans son domaine. En punition, Jehan IV lui confisque la Seigneurie de Châteauceaux.
clisson– C’est alors que se produit un tournant dans la carrière militaire d’Olivier de Clisson. Envoyé en ambassade à Paris auprès du Roi Charles V le Sage en 1366, Clisson est accueilli en grande pompe et avec déférence par le Souverain français. Avec finesse et ruse, Charles V flatte Olivier de Clisson en jouant sur sa profonde défiance vis-à-vis des anglais et sur le mécontentement qu’il éprouve envers Duc de Bretagne.
En 1367, Clisson combat victorieusement aux côtés d’Edouard de Woodstock le Prince Noir à Najéra en soutien de Pierre le Cruel (Aragon) contre Henri de Trastamare (Roi de Castille soutenu par Charles V et secondé par du Guesclin qui est une nouvelle fois fait prisonnier). Mais en 1369, Clisson  prend définitivement parti pour Charles V. Avec Amaury de Craon, il essaie de s’emparer de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie mais échoue. En 1370, Charles V échange la Seigneurie de Josselin contre des terres normandes qui reviennent au Comte d’Alençon, l’un de ses cousins. La même année, il va plus loin en signant une charte reconnaissant la Suzeraineté de la Couronne des Valois sur le Duché de Bretagne. La rupture entre Jehan IV entouré d’anglais et son ancien vassal est alors consommée. Le 23 octobre 1370, Olivier V de Clisson et Bertrand du Guesclin signent le Serment de Pontorson qui prévoit le partage en deux parts égales des bénéfices de la reconquête. Charles V est entièrement gagnant puisqu’il vient de s’adjoindre les services d’un autre grand capitaine, en plus des Louis de Sancerre, Mouton de Blainville et Jehan de Vienne. En outre, si du Guesclin est le tacticien habituel des manœuvres sur le terrain et des sièges, Clisson est le « stratège » terrestre, pendant que Vienne conduit la guerre maritime. Par exemple, lorsque l’Anglais Robert Knolles lance un raid contre Paris, Clisson conseille à Charles V de jouer le temps en enfermant ses forces dans Paris ou dans les villes du Domaine Royal. Résultat, ne pouvant s’appuyer durablement sur les ressources du domaine royal, Knolles est forcé de rebrousser chemin.

– Le 2 décembre 1370, du Guesclin, Clisson et Vienne infligent une lourde défaite aux Anglais à la bataille de Pontvallain dans le Maine. Ensuite, Clisson et du Guesclin mènent la victorieuse campagne du Poitou, à laquelle participe Jehan de Berry frère du Roi. Cette campagne est marquée par les victoires de La Réole, Saintes, Saint-Jean-d’Angély et la Rochelle (victoire sur mer due aux Castillans). Mais Clisson se fait remarquer moins glorieusement en mettant à mort plusieurs prisonniers anglais et poitevins après le siège réussi de Benon. Il voulait se venger de la mise à mort atroce de son écuyer. Il n’hésite pas non plus à en mutiler d’autres. A la suite de cet épisode, du Guesclin s’écrie : « Par Saint Benoît, les Anglais ont raison quand ils l’appellent le Boucher ! »

– Après la campagne du Poitou, Charles V ordonne à ses deux capitaines de mener une expédition contre Jehan IV de Bretagne, d’autant plus qu’une partie des nobles bretons éprouvent un profond ressentiment vis-à-vis du Duc qui se montre toujours aussi favorable aux Anglais. Clisson forme alors un parti avec la famille de Penthièvre, ce qui ajoute à la tension. C’est alors que Jehan IV signe une alliance avec l’Angleterre, ce qui donne prétexte à Charles V d’intervenir en Bretagne. C’est du Guesclin qui mène la campagne. Clisson est aussi de la partie et bientôt, Jehan IV est contraint à s’exiler chez les Anglais et Clisson obtient la Seigneurie de Guillac. Charles V nomme alors son frère Louis d’Anjou « Lieutenant du Roi en Bretagne » mais celui-ci n’y met pas les pieds et c’est Clisson qui assure la présence militaire au nom du Roi de France. En 1372, il est fait « Co-régent de Bretagne » pour le pays Gallo (Rennes, Dol, Saint-Brieuc, Vannes, Redon et Nantes), tandis que Jehan Ier de Rohan porte le même titre pour la partie bretonnante (Quimper, Brest, Saint-Pol-de-Léon, Morlaix…).
Seulement la guerre contre Jehan IV reprend en 1373 et le Duc réussit à reprendre plusieurs places de l’Ouest dont Quimperlé. Mais les combats cessent par un accord entre Charles V et  Jehan IV. Le Duc conserve tout l’Ouest bretonnant tandis que Clisson est en charge de la moitié est. En 1378, Olivier de Clisson se remarie en secondes noces (Catherine de Laval étant décédée quelques années plus tôt) avec Marguerite de Rohan, sœur de Jehan Ier de Rohan, dont la dot vient ajouter à sa très grande forte et lui apporte notamment la Seigneurie de Josselin. Olivier V en profite alors pour y aménager la place forte et y faire bâtir un château.

– En 1378, Charles V souhaite annexer la Bretagne au Royaume de France mais il provoque la colère des seigneurs Bretons qui réclament alors le retour de Jehan IV de Bretagne. Guy XII de Laval refuse d’obéir et du Guesclin se montre lui aussi en désaccord avec son Roi, même s’il l’assure de sa fidélité avant tout. Olivier de Clisson aurait aimé alors prendre le titre de duc mais la famille de Rohan se rallie à Jehan IV et il doit renoncer à son projet, tout comme Charles V.

– En juillet 1380, le Connétable Bertrand du Guesclin succombe à la fièvre lors du siège de Châteauneuf-de-Randon et Charles V gravement malade et veuf de Jehanne de Bourbon, le suit dans la tombe en septembre suivant. Olivier V de Clisson reste au service de la Couronne des Valois, d’autant plus que dans son testament, Charles V l’avait recommandé pour participer au Conseil. En dépit de la désapprobation des frères de Charles V (et oncles de Charles VI), Jehan de Berry et Philippe le Hardi Duc de Bourgogne, Clisson est fait Connétable de France par le Roi le 28 novembre 1380. Il obtient là une bonne position politique car il peut dialoguer d’égal à égal avec les grands du Royaume et notamment, son adversaire le Duc de Bretagne. En outre, il conserve tout son butin amassé pendant la campagne du Poitou contre les Anglais.
En 1382, Clisson guide l’Ost royal pour réprimer la révolte flamande menée par Philippe van Aldewerde contre le Comte Louis de Male (vassal du Roi de France et beau-père de Philippe le Hardi) et ce, alors que les Maillotins tiennent Paris. Le 27 novembre 1382, avec le Roi et le concours de Louis de Sancerre et  Jehan IV de Mauquenchy Mouton de Blainville, le Connétable de Clisson réduit en charpie l’armée des insurgées flamands à la bataille de Roosebeke (ou du Mont d’Or). En février 1383, Clisson accompagne encore le Roi Charles VI dans la répression de la révolte des Maillotins. Après avoir procédé à des exécutions dans Paris, Clisson reçoit les Bourgeois de Paris dans son Hôtel avec le Sire Charles d’Albret et les force à signer une déclaration dans laquelle ils obtiennent la miséricorde royale contre le versement d’une forte somme. On a d’ailleurs surnommé ensuite la demeure de Clisson l‘Hôtel de la Miséricorde.

– En 1384, Clisson et Jehan de Vienne ont le projet de débarquer en Angleterre mais le projet échoue par manque de volonté politique. En 1387, il est convié en Bretagne mais c’est un piège et il se retrouve retenu par Jehan IV de Bretagne qui l’oblige à verser une forte somme. Mais suite à des négociations entre le Duc et le Roi, Clisson peut conserver ses domaines en Bretagne. Mais c’est épisode montre bien que la tension entre la France et la Bretagne n’est toujours pas retombée.
Mais en 1388, lorsque Charles VI écarte de force ses oncles du Conseil Royal, Clisson devient l’un des hommes forts du Gouvernement des Marmousets, auquel participent d’anciens conseillers et officiers de Charles V tels Jehan Le Mercier, Bureau de la Rivière. Pendant plus de trois ans, ce Gouvernement administre la France de façon plutôt efficace.

– Mais en 1392, le Connétable de Clisson est agressé la nuit à Paris, à la sortie de l’Hôtel Saint-Pol par un groupe commandé par Pierre de Craon, un fidèle de Jehan IV de Bretagne (et parent de Gilles de Rais). Clisson échappe à la mort en se cachant dans le fournil d’un boulanger, tout près de l’actuel Lycée Charlemagne. Convaincu que c’est Jehan IV qui veut le faire assassiner, Clisson demande au Roi une expédition punitive contre le Duc. Charles VI accepte et rassemble son Ost. On se met en route vers la Bretagne au mois d’août mais après la traversée de la Forêt du Mans, Charles VI est pris d’un accès de folie et l’expédition doit rebrousser chemin.

– La folie du Roi s’aggrave en 1393 suite à la tragédie du Bal des Ardents. Immédiatement après, Charles VI publie une ordonnance dans laquelle il déclare ne plus être en moyens de gouverner et délègue la conduite des affaires du Royaume à ses oncles Philippe de Bourgogne et Jean de Berry, (solidaires pour l’occasion) et à son frère, le tapageur et flamboyant Louis d’Orléans. La nouvelle situation fait alors remarquer à un Clisson particulièrement amer : « Maintenant, il y a trois Rois en France ». Les Oncles du Roi évincent alors les « Marmousets » et prennent en charge les affaires du Royaume selon leurs propres intérêts politiques et économiques. D’autant plus que le gouvernement de la France devient l’objet d’une lutte de clans et de personnalités et des tensions apparaissant très vite entre Philippe le Hardi et Louis d’Orléans.

– Olivier de Clisson repart donc en Bretagne mais le duché passe alors sous la régence de… Philippe le Hardi. D’autre part, l’ancien Connétable entre en conflit ouvert avec sa fille Marguerite de Clisson qui a rallié le parti de Jehan IV de Bretagne. En 1401, il répond à l’appel de Louis d’Orléans qui doit faire face aux menées de son cousin Jehan Sans Peur Duc de Bourgogne (fils de Philippe le Hardi) qui veut s’emparer de Paris ; le Royaume étend à ce moment même au bord d’une guerre entre partis.
Pendant les six années qui précèdent sa mort, Olivier de Clisson se consacre à ses domaines de Bretagne mais ne joue plus réellement de rôle politique. Plus grave pour lui, le nouveau duc Jehan V – qui lui voue une sérieuse aversion – lui confisque plusieurs terres.

– Immensément riche, Olivier V administrait savamment ses biens et ses domaines, percevant des revenus grâce au bois, à l’affermage, au marché du sel (Bourgneuf et Noirmoutier), au commerce du vin, aux taxes perçues sur ses terres, ainsi qu’au prêt à intérêt aux Papes d’Avignon. Il faut ajouter à cela ses appointements de Connétable de France qui lui permettent de touchez douze fois plus que le Chancelier du Duc de Bretagne et en comparaison, trente années du salaire du maçon en un mois seulement ! Sous le règne de Charles VI, Olivier V de Clisson est l’un des hommes les plus riches de France. S’il mène une vie luxueuse, il ne dépense pas non plus d’immenses sommes de manière irraisonnée. Il donne néanmoins de fortes sommes à la construction et l’entretien d’église et se fait bâtir un Hôtel à Paris, l’Hôtel de Clisson, qui deviendra l’Hôtel de Guise, dont on peut voir l’ancienne façade rue des Archives dans le IVe Arrondissement de Paris. Il faut bien préciser qu’il est de mode pour les grands seigneurs résidant à Pairs de se voir construire des Hôtels particuliers, en écho de l’Hôtel Saint-Pol résidence royale depuis Charles V.

Façade de l'Hôtel de Clisson (Hôtel de Guise), rue des Archives

Façade de l’Hôtel de Clisson (Hôtel de Guise), rue des Archives

– Il avait aussi fondé la Collégiale Notre-Dame-du-Roncier à Josselin ainsi que le Collège Notre-Dame-de-Clisson. Enfin, sans doute sous l’influence de sa seconde épouse Marguerite de Rohan, il finance des œuvres religieuses en faveur des pauvres, pour se racheter de la brutalité dont il a pu faire preuve.
Le vieux Connétable de Clisson s’éteint le jour même de son soixante-et-onzième anniversaire, le 23 avril 1407 à Josselin, alors que le Royaume de France qu’il a servi s’apprête à glisser dans l’impitoyable guerre entre Armagnacs et Bourguignons.

Lire :
– FAVIER Jean : La Guerre de Cent Ans, Fayard
– MINOIS Georges : La Guerre de Cent Ans, Perrin, coll. Tempus
– AUTRAND Françoise : Charles VI, Fayard

 

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21 octobre 1422 : Mort de Charles VI le Bien Aimé ou le Fol

21 octobre 1422 : Mort de Charles VI le Bien Aimé ou le Fol

Paradoxalement, le long règne (quarante-trois ans) du Roi fou Charles VI est peut-être bien mieux connu que celui de son père, court et brillant. Sans doute en raison du désastre d’Azincourt et de la guerre Armagnacs-Bourguignons. Pour autant, le « Pauvre Roi » Charles VI, prisonnier impuissant de l’Hôtel Saint-Pol a suscité…

21 octobre 2016

Dans « Non classé »

27 novembre 1382 : Victoire de Charles VI à Roosebeke ou du Mont-d'Or

27 novembre 1382 : Victoire de Charles VI à Roosebeke ou du Mont-d’Or

Alors que Paris est aux mains des Maillotins, l’Ost de Charles VI vient en aide au Comte de Flandres Louis de Male, beau-père du Duc de Bourgogne Philippe II le Hardi, oncle du Roi. – L’Armée Royale (16 000 chevaliers et hommes d’armes) est commandée par trois vétérans de la…

27 novembre 2015

Dans « Epoque médiévale »

4 décembre 1370 : Victoire de du Guesclin, Clisson et Vienne à Pontvallain

4 décembre 1370 : Victoire de du Guesclin, Clisson et Vienne à Pontvallain

En 1370, grâce à Bertrand du Guesclin, Charles V a réussi à se débarrasser des Grandes Compagnies de routiers qui ravageaient plusieurs provinces et pays du centre du Royaume (Berry, Auvergne, Champagne, Bourgogne, Languedoc…) en les envoyant guerroyer en Castille, dans la guerre de succession sévissant entre Henri de Trastamare…

4 décembre 2016

Dans « Epoque médiévale »

17 avril 2010
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Histoire & Culture

18 mars 1962 : Accords d’Evian

by Jérôme 17 avril 2010

Le 18 mars 1962, les Accords d’Evian sont signés par les autorités françaises et mettent officiellement un terme à la guerre d’Algérie ( 1954-1962)

Voici un documentaire utile pour se plonger dans cette période douloureuse de l’histoire de France, dont les blessures sont encore très présentes.

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18 juillet 1918 : Seconde Victoire de la Marne

18 juillet 1918 : Seconde Victoire de la Marne

Rappel Le 21 mars 1918, le Général Erich Ludendorff, en accord avec Paul von Hindenburg, déclenche l’Opération Michael contre les forces françaises et britanniques. En fait, Ludendorff n’attaque pas massivement sur l’ensemble du théâtre d’opérations ouest mais lance toute une série d’opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les…

18 juillet 2014

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1945 : les canons du « Richelieu » tonnent en Extrême-Orient

1945 : les canons du « Richelieu » tonnent en Extrême-Orient

1 – NAISSANCE DU « CARDINAL » – Durant les années 1930, les ambitions navales de Mussolini en Méditerranée amènent la Regia Marina (Marine Royale italienne) à se doter de nouveaux navires suivant les 70 000 tonnes permises par le Traité naval de Washington (1922). La Regia Marina veut aussi apporter la…

26 mai 2015

Dans « Non classé »

1er mars 1941 : Prise de l'oasis de Koufra

1er mars 1941 : Prise de l’oasis de Koufra

Alors que les Britanniques repoussent les Italiens en Lybie, la Colonne Leclerc formée de 6 000 hommes des FFL venant de Métropole (500), de Tirailleurs du Sénégal, du Tchad, du Cameroun et de l’Oubangui reçoit l’ordre de s’emparer de la forteresse italienne d’el-Tag, près de Koufra qui commande le passage…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

17 avril 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 10/ Opération « Epsom » (Première partie)

by Jérôme 16 avril 2010

Faisons un bref retour en arrière. Le 11 juin 1944, la 3rd Canadian Division du Major-General Rodney E. Keller emporte de haute lutte le Le Mesnil-Patry, achevant ainsi la mission première à l’issue d’Overlord. Cependant, le commandement britanniques n’a pu prendre Caen dès le 6 juin, pour trois principales raisons : les embouteillages causés lors du débarquement sur Sword Beach qui ont mis à mal la coordination des unités du Ist Corps britannique de John Crocker, une contre-attaque improvisée par la 21.PzDiv vers Sword et la troisième, résultant en grande partie de la seconde, le manque d’audace de Crocker qui a préféré placer ses forces sur la défensive au lieu de les lancer sur Caen. .

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1 – LE PLAN DE MONTGOMERY

– Plusieurs éléments conjugués incitent Montgomery à décider le déclenchement d’Epsom : échec de Crocker au nord et au nord-est de Caen, échec des Canadiens à s’emparer de Carpiquet, échec piteux de la 7th Armoured à Villers-Bocage et aussi, l’arrivée très prochaine des 37 000 hommes et 350 Panzer du II. SS-Panzer-Korps d’Hausser sur le front de Normandie. Le chef britannique va donc tenter de prendre Caen par l’ouest en effectuant un crochet par la vallée de l’Odon orienté NO-SE.

– Par conséquent, Montgomery et Miles Dempsey, le commandant de la IInd Army, échafaudent plusieurs plans pour prendre Caen dès la fin juin. Toutefois, la prépondérance de Montgomery allait très vite poser des problèmes à Dempsey car son supérieur était sensé coordonner les efforts de l’ensemble du XXIst Army Group. Mais pour des raisons politiques, les Américains ne souhaitaient pas voir le Britannique se mêler de leurs opérations dans le Cotentin. Du coup, Montgomery va prendre un

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16 avril 2010
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Histoire & Culture

23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

by Jérôme 6 avril 2010
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Sceau d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis

Le 20 juillet, Saint-Louis repoussait les anglo-poitevins sur le Pont de Taillebourg mais sa victoire n’était pas complète, car Henri III Plantagenêt s’enferme dans Saintes avec son armée.

Les chroniques nous disent que l’Ost (Armée) duRoi de France est « plus grande » que celle du Roi d’Angleterre. On devait alors compter 4 000 chevaliers, piétons et arbalétriers. Saint Louis est accompagné de ses frères Alphonse de Poitiers et Robert d’Artois, ainsi que de plusieurs de ses vassaux comme Thibault IV de Champagne.

Voici ce qu’écrivait Guillaume de Nangis dans sa Vie de Saint Louis : « Il y eut une merveilleuse et forte bataille (…), âpre et dure, mais à la fin, les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir… La nuit du jour de cette bataille, le Roi d’Angleterre et le Comte de la Marche s’enfuirent avec tout le reste de leurs gens et évacuèrent la cité et le château de Saintes. Le lendemain matin (24 juillet – NDLR), les citoyens de Saintes vinrent remettre au Roi Louis les clés du château de la cité. »

Au XVIIe siècle, Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, historien disciple de Dom Mabillon et de ces nouvelles méthodes d’analyse de documents donne une nouvelle vision de l’ensemble de la bataille de Taillebourg. Voici ce qu’il dit concernant les combats de Saintes :

Le mardi 22 juillet, jour de Sainte Madeleine, Saint-Louis marche avec son armée pour poursuivre les Anglais, en envoie une avant-garde (fourriers et fourrageurs) devant Saintes pour « y trouver des vivres (…) pillèrent, saccagèrent, brûlèrent et prirent ce qu’ils trouvèrent de bétail. » Au vu de cela, le Comte de La Marche accourut avec ses trois fils et quelques soldats (Gascons, Anglais et Ecossais) pour chasser les Français sans en avertir Henri III. Les fourrageurs se défendent bien mais se retrouvent bientôt submergés et vont demander le secours d’Alphonse de Poitiers. Ensuite, Le Nain de Tillemont nous dit que Saint Louis et son frère cadet accoururent avec l’armée entière. Il exagère nettement quand il dit que les deux armées fac à face « à ce qu’on prétend, faisaient plus de deux cent mille hommes », ce qui est tout simplement impossible pour l’époque.
Le combat a lieu devant la porte de Saintes, les deux Souverains à la tête de leurs hommes. Les chevaliers de Saint Louis chargeant au cri fameux de « Montjoie », auquel les Anglo-poitevins répondent par « Realistes » (les Royaux).
Tout comme Guillaume de Nangis, Le Nain de Tillemont dit que « le combat fut rude, les Anglais y faisant paraître tout ce qu’ils avaient de courage ; mais les Français avaient l’avantage du nombre ».
Finalement, Henri III décide de s’enfuir ce qui provoque le désarroi dans ses rangs qui ne tardent pas à se débander. Galvanisés, les chevaliers de Saint Louis décident de poursuivre les fuyards, sans doute dans l’espoir d’en capturer certains pour en tirer rançon. Mais le Roi de France retient ses gens au cas où ceux-ci s’aventureraient trop loin et trop dangereusement. Enfin, d’après Le Nain de Tillemont, vingt-deux chevaliers anglo-poitevins, trois clercs et cent-vingt sergents sont pris par les gens du Roi de France.

La victoire de Saintes va forcer Henri III à négocier avec le Roi de France, Saint Louis voulant ménager le Roi Plantagenêt et faire la paix avec lui.
En revanche, le grand Roi de France voit son prestige s’accroître vis-à-vis de ses vassaux. Ceux-ci, s’ils possèdent des fiefs en Angleterre et en France, seront tenus de choisir à quel Roi ils doivent fidélité.

 

 

 

 

 

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21 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis à Taillebourg

21 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis à Taillebourg

Saint Louis déclare la guerre à Hugues X de Lusignan, afin de venir en aide à son jeune frère Alphonse de Poitiers, qui détient le comté en fief depuis 1240. Cette région est alors âprement disputée par les Rois de France, depuis Philippe Auguste d’un côté, et les Seigneurs d’Aquitaine…

21 juillet 2016

Dans « Epoque médiévale »

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

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Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

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– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

6 avril 2010
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Histoire & Culture

Les alliances vins et fromages – 1

by Jérôme 5 avril 2010

Chers lecteurs, chères lectrices, le fait d’avoir parcouru nos terroirs durant plusieurs étés m’a donné l’envie de vous faire partager les conseils qu’on pu me prodiguer quelques viticulteurs ou professionnels de la restauration en ce qui concerne, l’assemblage des vins et des fromages. En espérant vous surprendre quelque peu, bien que je ne pourrai énumérer nos quelques 360 variétés de Fromages.
Plateau-de-fromage-raisin-et-vin-du-restaurant-Rouge-Passion

En premier lieu, allons au plus simple, certains des meilleurs accommodements restent les régionaux. Par exemple, un vin du Jura se servira très bien avec du Comté ou du Mont-d’Or, pendant qu’un Touraine blanc sec ou demi-sec se mariera idéalement avec tel ou tel fromage de chèvre du val de Loire. Toutefois, rien n’empêche d’apporter quelques touches plus originales.

– FROMAGES DE CHÈVRE :

On peut recommander quelques vins rouges mais bon nombre de Blancs se serviront idéalement.

– Bellet blanc, Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence (blanc), Bandol (blanc), Vin de Corse (blanc), Patrimonio (blanc)
– Maury, Banyuls (blanc), Collioure (blanc)
– Château-Grillet , Coteaux de Pierrevert, Condrieu (avec de la Rigotte de Condrieu)
– Corbières (blanc), Bourgogne Alligoté, Bouzeron, Chablis, Vougeot, Chassagne-Montrachet (blanc), Saint-Romain (blanc), Montagny, Mâcon, Mâcon-Villages, Saint-Véran, Viré-Clessé
– Coteaux du Lyonnais (blanc)
– Cheverny blanc, Chinon blanc et rosé, Montlouis, Sancerre, Menetou-Salon (Crotin de Chavignol), Quincy, Saint-Nicolas de Bourgueil (rouge)

– BLEUS, ROQUEFORT, FOURME (pâte persillée)

– Gewurzstraminer
– Pineau des Charentes
– Châteauneuf-du-Pape (rouge)
– Armagnac rosé, Cahors (rouge), Gaillac (blanc), Marcillac (rouge)
– Maury
– Barsac, Cadillac, Loupiac, Sauternes, Sainte-Croix-du-Mont, Montagne-Saint-Emilion (rouge)
– Jurançon
– Chablis (Bleu de Bresse), Hautes Côtes-de-Nuits, Hautes Côtes-de-Beaune, Ladoix (blanc), Meursault, Bienvenue-Bâtard-Montrachet
– Côtes d’Auvergne (rouge – Fourme d’Ambert)

– BRIE

– Alsace Pinot Noir (rouge et rosé)
– Châteauneuf-du-Pape (rouge)
– Montagne-Saint-Emilion,
– Côte-de-Nuits Villages, Vosne-Romanée, Auxey-Duresses (rouge), Beaune (rouge), Côte-de-Beaune (rouge), Monthélie (rouge), Volnay, Passetougrain

 

– CANTAL, SALERS, LAGUIOLLE

– Alsace Pinot Noir (rouge et rosé)
– Entraygues-le-Fel (Cantal doux)
– Chablis (Cantal Entre-deux)
– Saumur (rouge), Touraine-Mesland (rouge)

[Suite]

 

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Vins de Loire - Reuilly

Vins de Loire – Reuilly

Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Vierzon (Cher), le vignoble berrichon de Reuilly s’étend sur quelques kilomètres carrés (187 ha) et se trouve être scindé par un plateau à dominante agricole. Les parcelles de vigne sont donc réparties entre les coteaux de l’Arnon et de La Théols…

22 février 2013

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Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise - 2 : Rully et Bouzeron

Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise – 2 : Rully et Bouzeron

* RULLY Appellation reconnue depuis 1939, le vignoble de Rully est situé au nord de Chalon-sur-Saône, sur la commune de Chagny entre Bouzeron au nord et Mercurey au sud. Les vignes couvrent 347 hectares sur des coteaux dont l’altitude varie de 230 à 300 mètres. Les climats situés en hauteur sont plutôt…

18 octobre 2013

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Vins du Mâconnais - Mâcon et Mâcon-Villages

Vins du Mâconnais – Mâcon et Mâcon-Villages

Étendu sur une cinquantaine de kilomètres du nord au sud, le vignoble de Mâconnais, terre d’Alphonse de Lamartine, occupe toutes les communes du Canton de Mâcon, produisant des rouges, des blancs et des rosés. Les vignes du pays de Mâcon poussent sur des sols silicieux, argileux ou sableux auxquels se mélangent…

11 septembre 2013

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5 avril 2010
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Histoire & Culture

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

by Jérôme 3 avril 2010
sthilaire

Louis Charles de Saint-Hilaire ( 1766-1809)

Fils d’un capitaine de la Cavalerie royale (Régiment Conti-Cavalerie), Louis Charles-Vincent-Joseph Le Blond de Saint-Hilaire voit le jour à Ribemont dans l’Aisne le 4 septembre 1766. Suivant l’exemple de son père, il entre dans la carrière des armes dès onze ans comme cadet au Conti-Cavalerie en 1777 et y reste jusqu’en 1783, après un passage dans les Indes Orientales.

En 1784, promu sous-lieutenant, il intègre le Régiment d’Aquitaine et embarque pour servir aux Antilles. Lieutenant en 1788, il reste dans l’Armée à la Révolution et reçoit le grade de capitaine en 1792. Malgré ses origines nobles, il rejoint l’armée de la Convention et combat au siège de Toulon contre les anglais à l’avant-garde. Il rencontre le Général Bonaparte qui le remarque très vite. En 1794, Louis Le Blond de Saint-Hilaire part pour l’Armée d’Italie commandée par François Kellemann Duc de Valmy avec le grade de Chef de Bataillon. Servant au sein de la Division du Général Laharpe, il se distingue dans plusieurs combats et reçoit le grade de Général de Brigade. En 1795, lors de la bataille de Roca Barbarena, il est blessé et perd deux doigts. Il doit alors quitter le front pour se reposer.

En 1796, Le Blond de Saint-Hilaire retrouve l’Armée d’Italie commandé alors par Bonaparte et commande l’une des brigades de la Division Sauret. Il participe ainsi à la bataille de Castiglione, avant de prendre le commandement d’une brigade de la Division Vaubois avec laquelle il commande à Bassano et Mantoue. Il termine la seconde campagne d’Italie blessé aux deux jambes.
Lorsque Bonaparte prend le commandement de l’Expédition d’Egypte, Le Blond de Saint-Hilaire commande la 8e Région Militaire de Marseille et reçoit le grade de Général de Division en 1799. Il combat alors avec Louis Suchet dans les Alpes Maritimes et dans le Var pour empêcher les Autrichiens de déboucher en Provence, contribuant à préparer la Troisième Campagne d’Italie sur de bonnes bases. Il ne retourne pas en Italie en 1799-1800 car Bonaparte alors Premier Consul le place à la tête de la 15e Division Militaire à Rouen jusqu’à la Paix d’Amiens.

Envoyé ensuite au Camp de Saint-Omer établi en vue d’envahir l’Angleterre, Le Blond de Saint-Hilaire reçoit la Légion d’Honneur et commande la 1re Division du 4e Corps de Soult. Lors de la campagne d’Autriche de 1805, il commande à la même division qui compte les Brigades Morand, Thiébault et Varé. A Austerlitz, il s’illustre particulièrement sur le Plateau de Pratzen aux côtés de la Division Vandamme face aux Russes de Koutouzov. Napoléon le récompense en lui octroyant le Grand-Aigle de la Légion d’Honneur.

A Iéna, le Général de Saint-Hilaire commande toujours la 1re Division du Corps de Soult avec les Brigades de Candras et Varé. Présent aussi à Eylau, il mène sa division face aux Russes dans des conditions météorologiques épouvantables mais Le Blond de Saint-Hilaire tient bon au niveau du cimetière. En juin 1807, il participe à la victoire d’Heilberg.

Commandant de la 3e Division du 2nd Corps de Lannes en 1809, Le Blond de Saint-Hilaire combat les Autrichiens à Tengen et ses qualités lui attirent les éloges du Maréchal Davout. Napoléon lui fait aussi savoir qu’il lui remettre le bâton de Maréchal.
Combattant à Essling contre les Autrichiens dans le Corps de Lannes qui y trouve la mort, Le Blond de Saint-Hilaire est gravement blessé à la jambe par un boulet le 3 juin. Evacué en urgence à Vienne sur ordre de l’Empereur, Louis Le Blond de Saint-Hilaire succombe à ses blessures le 5 juin 1809 dans l’Hôtel du Comte d’Appony.

Avec Joseph Ange d’Hautpoul tué après Eylau, il fait partie de ses généraux d’Empire de valeur et par trop méconnus qui n’ont pu recevoir leur bâton de Maréchal. Il repose au Panthéon aux côtés de son ami Jean Lannes.

Dans le Testament de Sainte-Hélène, Napoléon dressait de lui un portrait élogieux : « d’un caractère chevaleresque, il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent. […] On l’appelait le Chevalier sans peur et sans reproche ».

Sources :
– http://www.souvenir-davout.com
– http://www.napoelon-empire.net

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Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Il reste sans doute l’un des plus grands maréchaux de Napoléon. Malgré plusieurs insuccès en Espagne, il contribua aux plus grandes victoires de l’Empereur. Toutefois, ses inimitiés avec plusieurs autres Maréchaux tels Suchet et Ney, ainsi que ses revirements successifs lors de la Restauration sont aussi restés célèbres. Auguste-Frédéric Marmont disait de Soult…

26 novembre 2013

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Maréchal Emmanuel de Grouchy

Maréchal Emmanuel de Grouchy

Le nom de Grouchy est longtemps resté – et reste encore – associé à la défaite de Waterloo. Presque comme si ce Maréchal d’Empire n’avait laissé que cette empreinte dans l’Histoire de la Grande Armée. Or, c’est faire injustice à ce soldat que de réduire sa carrière au 18 juin…

29 mai 2016

Dans « Grande Armée »

François-Etienne Kellermann

François-Etienne Kellermann

Fils aîné de François Etienne Christophe Kellermann, Maréchal et Duc de Valmy et d’Anne Barbe, François-Etienne Kellermann reste considéré comme l’un des meilleurs généraux de cavalerie de la Grande Armée. Il voit le jour à Metz le 14 août 1770. – Suivant l’exemple de son père et bien éduqué, il…

2 juin 2016

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3 avril 2010
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Histoire & Culture

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

by Jérôme 1 avril 2010

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin…

« Si la liturgie nous invite aujourd’hui à tourner notre regard vers Jeanne d’Arc, c’est grâce à M.Deschanel, l’inénarrable président de la République qui, au lendemain de la canonisation proclamée par Benoît XV en 1920, fixa au 2e dimanche de mai la fête nationale de celle que tant de catholiques appelèrent la « Sainte de la patrie ».

Nous tournerons aujourd’hui d’autant plus facilement notre regard vers S. Jeanne d’Arc qu’à l’occasion du 6ème centenaire de sa naissance nous avons transféré sa statue du fond de l’église au lieu qu’elle occupait à l’origine, dans le déambulatoire côté épître. Et nous rencontrerons alors le regard de celle qui, l’an dernier, lui a élégamment cédé la place en se positionnant en face, côté évangile, S. Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ce vis-à-vis des deux jeunes patronnes secondaires de la France n’est pas sans signification. Si Jeanne lève les yeux vers le ciel, notre Thérèse, elle, contemple avec douceur celle qui l’a précédée sur les voies de la sainteté. La figure de Jeanne l’a saisie dès son enfance pour ne plus cesser de l’accompagner, et ce jusqu’à sa mort. Thérèse consacrera des poèmes et des prières à Jeanne qui à son époque – notons-le bien – n’était pas même béatifiée. Elle lui consacrera même deux pièces de théâtre. C’est que Thérèse qui, malgré sa petitesse voulait devenir par grâce une grande sainte, se reconnaissait en Jeanne. En brossant dans un cantique le portrait de Jeanne n’est-ce pas le sien qui se donne à voir ? « Jeanne, Seigneur, est ton œuvre splendide, / un cœur de feu, une âme de guerrier, / tu les donnas à la vierge timide / que tu voulais couronner de laurier ». À l’abbé Bellière, en 1897, l’année de sa mort, elle confie dans une lettre : « Lorsque je commençais d’apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait. Je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter. Il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses ». Mais Thérèse, qui fut dès sa prime adolescence attirée par le cloître, savait bien que sa mission différait de celle de Jeanne. Elle continue : « Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du ciel m’invitant au combat, j’entendis, au fond de mon âme, une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’Époux des Vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses et dans la solitude du Carmel, j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel, mais de faire aimer le Roi du ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs ». En un mot Thérèse actualisait la figure spirituelle de Jeanne : du service de Charles VII à celui du Christ, de la soumission du royaume des lys à celui du royaume des cœurs. Thérèse nous invite aujourd’hui à faire de même, à imiter sinon extérieurement du moins intérieurement celle que la « plus grande sainte des temps modernes », aux dires de S. Pie X, tenait pour la plus grande sainte du Moyen Âge.

Même si la mission terrestre de Jeanne demeure toujours d’actualité – car le royaume des lys est aujourd’hui comme hier en grand péril : péril de perdre sa souveraineté politique par la mondialisation et l’impérialisme de la finance apatride, péril surtout de perdre son unité culturelle et religieuse sous les coups du relativisme éthique et de l’islamisme militant –, sa mission céleste, que rend visible Thérèse, l’est peut-être davantage encore. A maux nouveaux, armes nouvelles. S’adressant au Christ, Thérèse déclare : « Mon glaive à moi, c’est l’amour. Avec lui je chasserai l’étranger du Royaume ; je vous ferai sacrer Roi des âmes ». Il n’y a pas d’opposition entre la mission de Jeanne et celle de sa cadette : l’une et l’autre mènent avec le même courage, la même constance, le même sens du sacrifice, le combat pour l’honneur et la gloire de Dieu, et par redondance pour la paix et la justice dans la patrie terrestre. N’oublions pas que si Jeanne lutta contre les Anglais, ce fut sans haine et avec un certain dégoût, celui de n’avoir pu gagner le roi d’Angleterre en ce 15e siècle commençant à son grand dessein qui consistait à unir les forces de la chrétienté pour reprendre à nouveaux frais l’œuvre alors ô combien nécessaire de la croisade contre les Ottomans qui s’apprêtaient à faire tomber Constantinople et à se répandre pour des siècles en Europe centrale et balkanique.

La mission de Jeanne n’est jamais finie, celle de Thérèse pas davantage. La France, l’Église, les patries ont toujours besoin d’être protégées, d’être libérées des dangers qui menacent leur existence et leur foi. C’est pourquoi afin de compléter l’œuvre de restauration nationale et chrétienne entreprise autrefois avec succès par Jeanne, l’Église a associé à notre époque la figure de Thérèse. Dans notre société matérialiste, relativiste, hédoniste, on a exclu Dieu et sa charité. Et de ce fait on a laissé une place plus grande au « prince de ce monde », « menteur et homicide dès l’origine ». Division et violence règnent comme autrefois, mais à l’intérieur des cœurs, sous une forme plus sournoise, en prenant l’apparence de la liberté. Thérèse, qui avait si vivement ressenti dans sa nuit de la foi la morsure de l’athéisme moderne en passe de déchristianiser la société de son temps et de la conduire à l’apostasie, appelait de ses vœux le retour de Jeanne. Elle l’écrit dans un cantique : « Jeanne, c’est toi notre unique espérance. / Du haut des cieux, daigne entendre nos voix, / descends vers nous, viens convertir la France, / viens la sauver une seconde fois ». D’une certaine manière, elle a été exaucée, car la Jeanne des temps modernes, c’est un peu elle. Elle que nous pouvons imiter, nous, pour actualiser la mission de Jeanne. S’il est peut-être aujourd’hui moins utile de revêtir une armure de fer, il est certainement plus nécessaire de brandir le glaive de la foi et de dégainer l’épée de la merci, glaive et épée qui furent aussi ceux de Jeanne, glaive et épée qui font d’elle une figure qui franchit les frontières, jusqu’à passer le Channel puisqu’on trouve une chapelle qui lui est consacrée dans la cathédrale catholique de Westminster à Londres… Jeanne, disait Malraux, « qui as donné au monde la seule figure de victoire qui soit figure de pitié ».

Thérèse a peut-être encore été exaucée de nos jours, en notre pays, avec ces sentinelles qui se sont dressées silencieusement et pacifiquement devant ces lieux de pouvoir où l’arrogance le dispute à l’incompétence, où l’ennemi de toujours, paré des oripeaux de la modernité, attise haine et division dans un peuple trop enclin à y succomber. « Refusant la société matérialiste et prométhéenne, écrit une philosophe contemporaine, [ces veilleurs] souhaiteraient lui trouver une âme, et au moins faire en sorte que ce qui subsiste d’âme ne s’éteigne pas. Ce qu’ils veillent, c’est la petite lueur de prudence, de pudeur, de décence, d’espérance, dans une société pathétique de mensonges, de snobismes, de toute-puissance et de consommation ». Oui, Jeanne n’es-tu pas invisiblement présente à la résistance que mènent aujourd’hui ces veilleurs, Jeanne « sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais – comme disait encore Malraux – que le tombeau des héros est le cœur des vivants ». Oui, Jeanne, veille avec nous, aide ainsi à reforger dans l’âme des Français d’aujourd’hui l’antique épée de Charlemagne que tu redécouvris aux commencements de ta chevauchée victorieuse. Oui, Jeanne, sois auprès de ces Français qui veillent à l’instar de ces Polonais qui pendant une neuvaine d’années préparèrent avec le succès que l’on sait le millénaire de la conversion de leur nation. Que nous aussi, avec Thérèse et Jeanne, à l’instar des Polonais d’alors, nous puissions dire à celle qui est notre patronne principale : « ô Marie, Reine de la France, je suis avec vous, je me souviens, je veille »…

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Editorial de l'abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d'Arc

Editorial de l’abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d’Arc

Voici le dernier éditorial signé par l’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse st Eugène-ste Cécile, intitulé « la Pucelle et le Bon Pasteur ». Rappelons que France-histoire-Espérance a vu le jour il y a maintenant deux ans alors que notre pays commémorait le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc…

11 mai 2014

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« L’amour de la France fut avec l’amour de Dieu la flamme de Jeanne d’Arc » Mgr Dupanloup

Le 8 mai 1429 sainte Jeanne d’Arc entre dans Orléans d’où les Anglais viennent de s’enfuir. Prions sainte Jeanne de nous communiquer son amour de Dieu et son amour de la patrie.   Voici un extrait du Second Panégyrique de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale de Sainte-Croix, le 8 mai…

8 mai 2015

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FHE :

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ». Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée…

28 mai 2015

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1 avril 2010
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Histoire & Culture

27-28 juillet 1794 (9-10 Thermidor An IV) : Arrestation et exécution de Robespierre

by Jérôme 23 mars 2010

Victime d’une conjuration réunissant des membres de la Plaine (Boissy d’Anglas, Durand-Maillane et Palasne-Champeaux) comme des Enragés, anciens hébertistes et dantonistes tels Tallien, Fouché, Carnot, Barrère, Collot d’Herbois, Fréron, Lindet, Prieur de la Marne et Billaud Varrenne, Robespierre est mis en accusation par l’obscur député Louchet (ou Loucheur) – dont on ne connaît que ce fait politique.

Alors que le tribun tente de  prendre la parole sous les huées des Enragés, il est arrêté avec son frère Augustin, Saint-Just, Couthon, Le Bas, ainsi que de Dumas, Hanriot, Boulanger, Lavalette, Dufresse, Daubigny et Sijas.

Robespierre réussit juste à dire : « La République est morte, les Brigands triomphent ! »

Plus tard, Louis de Bonald commentera cet évènement en ces termes : « Des scélérats firent périr d’autres scélérats ».

La Convention Nationale n’est plus et laisse place à un Directoire dominé par la personnalité de Barras ne tardera pas à être mis en place. Le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté sont eux aussi dissous.

Lui et ses compagnons sont guillotinés dès le lendemain, 10 Thermidor An IV (28 juillet 1794) en place de la Concorde.

Lire :
– TULARD Jean : Histoire de la Révolution Française et de l’Empire, PUF
– OZOUF Mona : Dictionnaire critique de la Révolution Française. Acteurs, Flammarion

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5 avril 1794 : Exécution de Danton

5 avril 1794 : Exécution de Danton

Dans le courant de l’année 1793, la Convention Nationale doit faire face aux Autrichiens et Prussiens sur les frontières de l’Est et du Nord, aux insurrections fédéralistes et girondines ainsi qu’ à l’Armée Catholique et Royale de Vendée qui a enflammé l’Ouest de la France. – Mais la Convention, dominée par…

5 avril 2016

Dans « Grands personnages politiques »

29 janvier 1829 : Disparition de Paul de Barras

29 janvier 1829 : Disparition de Paul de Barras

Assez méconnu aujourd’hui, Paul de Barras reste quelque peu coincé entre Robespierre et Bonaparte. Pourtant, il fut le réel homme fort de la France entre 1794 et 1799 durant le Directoire. Intelligent, de bonne prestance, bon manœuvrier et retors, il était connu asussi pour sa brutalité, sa débauche et sa…

29 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

27 mai 2016

Dans « Non classé »

23 mars 2010
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Histoire & Culture

Brève chronique du 6 juin 1944 – 1

by Jérôme 21 mars 2010

C’était un mardi 6 juin, sur les côtes de Normandie entre Sainte-Mère-Église et Ranville.

Chers lecteurs et chères lectrices, un exposé complet sur l’Opération Overlord serait trop long à rédiger. C’est pour cette raison que je vous propose une petite suite de chronique d’épisodes.



01 h 00 :
Planeurs Horsa et C-47 Dakota larguent les parachutistes britanniques et canadiens (un bataillon) de la 6th Airborne Division (Maj.Gen. Sir Richar N. Gale) au nord-ouest de Caen entre Bénouville et Ranville. Ils sont ainsi ont les premiers soldats alliés posant le pied en Normandie. Leur mission étant de sécuriser la rive droite de l’Orne en contrôlant les ponts en amont de Sword Beach. Du côté, des 3rd et 5th Airborne Brigades (parachutistes), le largage est aléatoire et beaucoup de parachutistes se perdent. Mais la région n’ayant pas été inondée, les pertes seront plus limitées que du côté américain.
Vers 1h30, le Major John Howard du 2nd Oxford and Buckingham Battation (6th Airlanding Brigade de la 6th Airborne) et ses hommes s’emparent avec succès du Pont de Bénouville (Pegasus Bridge). Howard envoie ensuite le message codé « Ham and jam » (« jambon et confiture ») pour signifier au commandement britannique que le Pont de Bénouville est tombé.

Presque au même moment le 9th ‘Eastern and Home Counties’ Parachute Battalion (3rd Parachute Brigade) du Lt.Col Terence Otway – réduit à un cinquième de son effectif étant donné que la majorité de ses hommes se furent perdus en sautant – s’empare de la batterie de Merville qui menace Sword Beach… après s’être frayé un chemin dans les champs de mines allemands étant donné que les équipes spéciales des Royal Parachute Engineers s’étaient elles aussi perdues.

Du côté américain, le largage sur les Dropping Zones des 82nd et 101st Airborne Divisions de Ridgway et Taylor est beaucoup plus coûteux. Beaucoup d’hommes tombent au hasard, bien souvent en raison de l’inexpérience des équipages de C-47 Dakota, pendant que d’autres se noient dans les marais du Merderet.
Le Brigadier General Donald S. Pratt, commandant en second de la 101st est d’ailleurs tué à l’atterrissage de planeur.
L’épisode le plus dramatique reste un stick (18 hommes) de la 82nd Division qui tombe au beau milieu de Sainte-Mère-Eglise dont un bâtiment est en proie à un incendie. Presque tous sont tués sauf le 1st Class John Steele qui reste accroché au clocher.
Mais les Parachutistes, entraînés à combattre lorsqu’il sont encerclés harcèlent les forces allemandes. D’ailleurs, le commandant de la 91. Luftlande-Division, le Generalmajor Falley est tué dans une embuscade. Dès le matin du 6 juin, les parachutistes de la 82nd et de la 101st montent des attaques pour s’assurer le contrôle de Sainte-Mère-Eglise et de Saint-Côme-du-Mont. Le fait d’arme le plus notable reste attribué au Lt. Richard D. Winters de la Easy Company (2/506th PIR) qui s’empare de la batterie de Brécourt avec une douzaine d’hommes. Son action est toujours enseignée à West Point.

A 5h10, les navires de surface rassemblés au large des côtes normandes pilonnent les positions allemandes sans discontinuer. pendant près de quarante-cinq minutes. Notons la présence de la 4e Division de Croiseurs français du Contre-Amiral Robert Jaujard. Compte-tenu du décalage de la marée montante entre les côtes du Cotentin et celles du Calvados, ce sont les Américains qui débarquent en premier.

Sur Utah Beach, la chance sourit aux hommes de la 4th Division de Barton grâce… à une erreur de guidage des navires pilotes. En effet, un des bateaux a été touché par un obus tiré de la batterie de Longues-sur-Mer tandis que l’autre est aveuglé par la fumée dégagée par les tirs de marine. Les GI’s du 8th Infantry Regiment du Col. James A. Van Fleet débarquent alors sur une plage calme, défendue par quelques troupiers allemands de réserve et des Ostruppen. C’est d’ailleurs le Brig.Gen. Theodore Roosevelt, commandant en second de la division qui débarque à la tête de ses forces. Les GI’s peuvent alors rejoindre les parachutistes  l’intérieur des terres.

Sur Omaha Beach, le 16th US Infantry Regiment de la 1st Division ‘Big Red One’, le 116th Regimental Combat Team de la 29th Divison, ainsi que des éléments du 2nd Rangers Battalion débarquent sur leurs secteurs d’Omaha Beach face à la 352. Infanterie-Divison (Generalmajor Hans Kraiss) allemande qui a été épargnée par les tirs de marine et les bombardements.
La première vague d’assaut se fait littéralement fauchée par les tirs de mitrailleuses allemandes, d’autres GI’s périssent noyés en raison du poids de leur paquetage. Les Américains vont rester clouer des heures sur cette plage, ce qui incitera le General Omar N. Bradley à engager un rembarquement. Mais en cours de journée, les GI’s vont se ressaisir de façon impressionnante grâce à des officiers et des sous-officiers décidés, dont le commandant de l’assaut, le Brig.Gen. Norman Cota, commandant en second de la 29th Division. C’est notamment des éléments de cette unité qui réussissent à trouer le dispositif allemand dans le secteur de Saint-Laurent-sur-Mer.

07h10 – Avec une heure de décalage sur l’horaire prévu (mer agitée), le 2nd Ranger Battalion commandé par le rude Lt.Col. Texan James E. Rudder, escalade la Pointe-du-Hoc à l’aide de grappins propulsés et d’échelles de pompiers londoniens. Leur mission est de s’emparer de canons français datant de 1917 sensés menacer Omaha. Après un féroce combat, les Rangers retrouveront derrière une haie sans leurs affûts. Mais ils sont dos à la mer et ne peuvent recevoir de renfort pendant la journée du 6 juin. A 16h00, Rudder ne compte que 90 Rangers valides sur ses 225 engagés. Il envoie ce message au destroyer USS Saterlee : « Sommes à Pointe-du-Hoc — mission accomplie – munitions et renforts nécessaires – beaucoup de pertes ». Mais ses vaillants soldats  resteront isolés dos à la mer jusqu’au 8 juin.

[Suite]

 

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Chroniques du Jour-J : plans de l'assaut - 1

Chroniques du Jour-J : plans de l’assaut – 1

Intéressons-nous aujourd’hui un peu plus en détail aux séquences combinées de débarquement du Jour-J, certaines restant encore assez méconnues car situées dans l’ombre de Sainte-Mère-Eglise et d’Omaha Beach. 1 – OPÉRATIONS AÉROPORTÉES a) « Boston » et « Albany »  Les deux Airborne Divisions américaines – 82nd « All Americans » de Mathew B. Ridgway et 101st « Screaming Eagles » de Maxwell…

3 juin 2014

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Chroniques du Jour-J : 6 juin, l'Assaut des parachutistes

Chroniques du Jour-J : 6 juin, l’Assaut des parachutistes

1 – Bénouville Les premiers appareils à décoller sont bombardiers Halifax tractant les planeurs du groupe du Major Howard ; à 22h56 depuis l’aérodrome de Salisbury. Les appareils volent à 6 000 pieds au-dessus de la Manche. A bord, les parachutistes passent le temps en chantant. Pendant ce temps, des…

6 juin 2015

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Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura pas échappé, le soixante-dixième anniversaire du Débarquement de Normandie obligeant, je vous propose une chronique sur l’évènement, entre préparation, forces, chefs et déroulement de l’Opération « Overlord ». 1 – LA GESTATION La gestation du plan « Overlord » a pris environ une année.…

21 mai 2014

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21 mars 2010
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Histoire & Culture

Vins et crus : Cheverny

by Jérôme 21 mars 2010

Non loin du château qui inspira  Moulinsart à Hergé, au sud de Blois et entre la Sologne et l’Orléanais, s’étend un vignoble de 525 hectares qui produit sans doute l’un des vins les plus méconnus du grand public mais qui mérite amplement qu’on y fasse un détour.

L’AOC Cheverny – qui existe depuis 1993 – produit des vins rouges (assemblage de cépages Gamay Noir, Pinot Noir, voire Cabernet franc et Côt), rosés (même cépages que les rouges avec du Pinot d’Aunis et du Chenin) et blancs (assemblage de Sauvignon et de Chardonnay). Les sols utilisés pour la culture des vignes sont silico-argileux et parfois agilo-calcaires.

– Les rouges

Avec sa jolie robe cerise, ce rouge fruité délivre des arômes de fruits noirs et de griotte, ainsi qu’une légère expression animale, grâce à la présence du Pinot Noir. Le Gamay Noir lui confère une pointe épicée, étoffée par des notes de poivre et de clou de girofle. En bouche, il se révèle fruité et réglissé, avec de fins tanins. De garde honorable grâce au Pinot Noir (jusqu’à huit ans), le Cheverny rouge se déguste de préférence avec des viandes rouges ou blanches, des grillades et des fromages à pâte dure.
Toutefois, en guise de recommandation personnelle, vous pouvez même le servir avec du saumon cuit à la poêle. La légèreté du Cheverny rouge est idéale en accompagnement de ce poisson. Vous pouvez même en verser un léger verre sur la chair pendant la cuisson.

– Les blancs

Ils se déclinent et sec et demi-sec. Étonnamment, le Sauvignon confère au Cheverny blanc des notes d’arômes de groseille à maquereau, de bourgeon de cassis et d’épices, tandis que le Chardonnay lui donne des notes plus minérales. En bouche, le Sauvignon donne à ressentir les bourgeons de cassis comme des fruits exotiques, tandis que le Chardonnay délivrera de la rondeur. Pouvant se garder pendant quatre années, le Cheverny blanc est idéal avec du saumon grillé ou au four. On peut aussi le servir avec de la quiche, de l’andouillette grillée. Les demi-secs peuvent être servis avec du fromage de Chèvre de Touraine et du Berry.

– Les rosés

Avec leurs arômes de fruits rouges et d’épices, comme avec leur fraîcheur en bouche, les rosés de Cheverny sont à déguster l’été, en dîner convivial, pour accompagner de la viande blanche et de la charcuterie.

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010, Paris

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Vins de Loire - 6 : Châteaumeillant

Vins de Loire – 6 : Châteaumeillant

Situé entre Bourges et La Châtre, le vignoble berrichon de Châteaumeillant (91 hectares) s’accroche à des coteaux de 250-300 mètres d’altitude et produit des vins rouges et rosés. Cette appellation peu courue du grand public a été reconnue en 1965. Les cépages utilisés pour la production du Châteaumeillant sont le Pinot Noir, le Gamay…

4 mai 2014

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Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

– SAINT-POURCAIN On l’a oublié aujourd’hui mais le vin de Saint-Pourçain (Bourbonnais) était réputé à l’époque médiévale. Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel et Charles V en dégustaient, sûrement avec intérêt (Jean de Joinville, ami, compagnon d’armes et biographe du Saint Roi ne le précise pas…). Au XIIIe siècle,…

23 novembre 2012

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Les vins du Bugey

Les vins du Bugey

Chers lecteurs et lectrices, cet article sera quelque peu suggestif. En effet, la découverte récente des vins du Bugey m’ayant enchanté, j’ai décidé de vous faire partager un coup de cœur, pour des produits peut être un peu trop décriés et pas encore reconnus à leur juste valeur. Coincé entre…

27 novembre 2012

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21 mars 2010
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Histoire & Culture

L’emploi de l’Infanterie durant la Guerre de Trente Ans

by Jérôme 19 mars 2010

Nous avons abordé la composition de l’infanterie française dans l’article consacré à l’Armée sous Louis XIII. Nous vous proposons aujourd’hui de voir quelles techniques et tactiques étaient employées alors
soldat

Pendant la Guerre de Trente Ans, trois principaux modèles d’utilisation d’infanterie prédominent en Europe ; les Tercios espagnols, le modèle hollandais et le modèle suédois.

Redouté sur les champs de bataille européen, le modèle des Tercios espagnols (mis au point par Gonzalvo de Cordoba au début du XVIe siècle) s’appuie sur une combinaison défensive piquiers-arquebusiers (1 000 – 3 000 hommes) dont le but et des repousser les charges ennemies (à pied ou à cheval) grâce à un tir de mousqueterie très concentré.

Pour le modèle suédois, Gustave-Adolphe II de Suède a en fait repris et réadapté le modèle hollandais que nous détaillerons plus loin.  Le Lion du Nord a conservé la formation compacte de piquiers placée au centre et flanquée de mousquetaires afin d’augmenter la puissance de feu de son infanterie qui avait pour rôle de repousser les attaques ennemies, avec l’appui d’une artillerie plus légère facilement déplaçable sur le champ de bataille. Privilège fut donc donnée à une formation en trois rangs d’arquebusiers ou de mousquetaires. Le premier rang tirait genou à terre, le second accroupi et le troisième debout. Ce tir, très vite redouté des Impériaux sera vite baptisé la  « Salve Suédoise ».

Durant le règne d’Henri IV, les français abandonnent la formation du bloc de fantassins, en lieu et place de laquelle ils reprennent la technique hollandaise de formation sur dix rangs. Ce changement tient au fait que des nobles français calvinistes aient servi dans les rangs hollandais contre les Espagnols sous le commandement de Maurice de Nassau. S’inspirant du système des Légions Romaines, Nassau introduisit une standardisation des armes, ainsi qu’une discipline plus rigoureuse. Du point de vue technique, afin de contrer la puissance des Tercios, Nassau scinda chacun de ses régiments en bataillons de 550 hommes (300 tireurs et 250 piquiers). Dans le système hollandais, la formation centrale de piquiers s’étend sur entre 5 et 10 lignes, tandis que les arquebusiers déployés sur les flancs s’alignent sur  8-12 rangs. Nassau introduisit aussi un système plus complexe de feu discontinu facilité par une disposition des arquebusiers en quinconce qui fonctionnait comme suit : 1 – le premier rang tire le premier ; 2 – Le premier rang recule pour recharger pendant que le second rang avance pour tirer ; 3 – Le second rang tire pendant que le troisième rang avance croisant le premier rang ; 4 – Le second rang recule pour laisser le troisième rang tirer.
Chaque bataillon est disposé en échiquier tel le que les Romains l’avaient conçu de l’acies triplex. Durant son règne, Louis XIII fait alors réduire la formation hollandaise à huit rangs. Edouard de La Barre-Duparcq, l’un des premiers historiens militaires français, fait même état de  l’utilisation de blocs de six rangs durant l’année 1643.

Curt Johnson indique qu’en ce qui concerne l’armement, l’esprit conservateur des Français fait que le mousquet à rouet vient à supplanter tardivement le vieil arquebuse. C’est Louis XIII qui en 1627 ordonne que les arquebuses soient définitivement abandonnés pour les raisons suivantes : portée bien trop courte (60 m contre 240 pour le mousquet à rouet) et temps de rechargement trop long pour les besoins d’alors (un coup tiré pour huit à dix minutes de rechargement).

Sources :
– JOHNSON Curt : The French Army of the Thirty Years’ War : Line Infantry in Early Modern Warfare Society, http://www.xenophongroup.com
– Pike and Shot Tactics, http://www.bcw-project.org

 

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19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

Alors que la Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, l’Armée Espagnole du Roi Philippe IV part des Pays-Bas pour marcher sur Paris en descendant la vallée de l’Oise. Elle vint donc assiéger la petite citadelle de Rocroi (Comté de Sedan, aujourd’hui département des Ardennes). Peu avant de…

19 mai 2016

Dans « Grand Siècle »

20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

Victoire française de Louis de Bourbon-Condé Duc d’Enghien sur les Impériaux et Espagnols de l’Archiduc Leopold-Guillaume et Jean de Beck. Lens a d’abord été prise en 1647 par le Maréchal Jean de Gassion, l’autre grand artisan de la victoire de Rocroi, qui y fut gravement blessé avant d’expirer à Arras.…

20 août 2015

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L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

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19 mars 2010
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Histoire & Culture

Discours de Benoit XVI sur l’Europe

by Jérôme 10 mars 2010

Chers amis, à l’heure où l’ Europe et les élections
européennes occupent l’actualité, il semble opportun de lire ou relire ce discours prononcé par Benoit XVI le 30 mars 2006, alors qu’il s’adressait aux participants du congrès promu par le Parti Populaire Européen. Un discours qui rappelle vivement l’héritage chrétien du Vieux continent et les principes « non négociables » que ses dirigeants doivent respecter.

« Actuellement, l’Europe doit faire face à des questions complexes de grande importance, telles que la croissance et le développement de l’intégration européenne, la définition toujours plus précise de politiques communes au sein de l’Union et le débat sur son modèle social. Pour atteindre ces objectifs, il sera important de s’inspirer, avec une fidélité créative, de l’héritage chrétien qui a apporté une contribution tout à fait particulière à la formation de l’unité de ce continent. En tenant compte de ses racines chrétiennes, l’Europe sera capable de donner une orientation sûre au choix de ses citoyens et de ses peuples, elle renforcera sa conscience d’appartenir à une civilisation commune et elle consolidera l’engagement de tous dans le but de faire face aux défis du présent en vue d’un avenir meilleur. Par conséquent, j’apprécie la reconnaissance accordée par votre groupe à l’héritage chrétien de l’Europe, qui offre de précieuses orientations éthiques dans la recherche d’un modèle social qui réponde de manière adéquate aux questions posées par une économie déjà mondialisée et par les mutations démographiques, en assurant la croissance et l’emploi, la protection de la famille, l’égalité des chances pour l’éducation des jeunes et la sollicitude pour les plus pauvres.
Par ailleurs, le soutien que vous apportez à l’héritage chrétien peut contribuer de manière significative à tenir en échec une culture aujourd’hui très amplement diffusée en Europe qui relègue dans la sphère privée et subjective la manifestation des convictions religieuses de chacun. Des politiques élaborées sur ce principe n’ont pas seulement comme conséquence de dénier un rôle public au christianisme; de manière plus générale, elles refusent tout lien avec la tradition religieuse de l’Europe, qui est pourtant très claire, en dépit de ses diversités confessionnelles, en menaçant ainsi la démocratie elle-même, dont la force dépend des valeurs qu’elle défend (cf. Evangelium vitae, n. 70). Etant donné que cette tradition, précisément au sein de ce que l’on pourrait appeler son unité polyphonique, est porteuse de valeurs qui sont fondamentales pour le bien de la société, l’Union européenne ne peut trouver qu’un enrichissement à la reconnaître. Ce serait un signe d’immaturité, voire de faiblesse, de choisir de s’y opposer ou de l’ignorer, plutôt que de dialoguer avec elle. Dans ce contexte, il faut reconnaître qu’une certaine intransigeance séculière se révèle ennemie de la tolérance et d’une saine vision séculière de l’Etat et de la société. C’est pourquoi je me réjouis que le traité constitutionnel de l’Union européenne prévoie une relation organisée et permanente avec les communautés religieuses, en reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique. Par dessus tout, j’ai confiance dans le fait que la mise en oeuvre effective et juste de cette relation commencera dès à présent, avec la co-opération de tous les mouvements politiques, indépendamment de leurs orientations partisanes. Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés ecclésiales interviennent dans le débat public, en exprimant des réserves ou en rappelant certains principes, cela ne constitue pas une forme d’intolérance ou une interférence, car ces interventions ne visent qu’à éclairer les consciences, en les rendant capables d’agir de manière libre et responsable, conformément aux exigences véritables de la justice même si cela peut entrer en conflit avec des situations de pouvoir et d’intérêt personnel.

En ce qui concerne l’Eglise catholique, l’objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd’hui de manière claire:

– la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle;

– la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent  à  sa  déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;

– la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Eglise en vue de leur promotion n’est donc pas à caractère confessionnel, mais elle vise toutes les personnes, sans distinction religieuse. Inversement, une telle action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, parce cela constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même.

Chers amis, en vous exhortant à un témoignage crédible et cohérent de ces vérités fondamentales à travers votre action politique, et plus fondamentalement à travers votre engagement à vivre de manière authentique et cohérente votre vie, j’invoque sur vous et sur votre activité l’assistance continue de Dieu et en gage de celle-ci, je vous donne de tout cœur ma Bénédiction, ainsi qu’à tous ceux qui vous accompagnent.

Source  http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/march/documents/hf_ben-xvi_spe_20060330_eu-parliamentarians_fr.html

 A voir  http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/benoit-xvi-et-l-europe-ii-les-racines-chretiennes-de-l-europe

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Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Voici des extraits du discours prononcé le 20 décembre 2007, au Vatican, où le président de la République d’alors rappelle le lien particulier qui unit la France à l’Église catholique. Un discours qui s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de France-Histoire-Espérance. « En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant…

3 avril 2012

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Charles Gravier de Vergennes

Charles Gravier de Vergennes

Ce grand diplomate que l’Historien de la IIIe République Albert Sorel désignait comme « le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe » est né en 1719 à Dijon, au sein d’une famille de Noblesse de Robe.…

13 février 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Il y a 20 ans; Débat entre Séguin et Mitterrand sur l’Europe

Le 3 septembre 1992, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le chef de file du « non » au Traité de Maastricht, Philippe Seguin ( 1943-2010), s’adresse au président de la République François Mitterrand (1943-1996). Ce débat semble encore d’actualité, à l’heure où la France et l’Union européenne traversent une crise…

28 février 2012

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10 mars 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 39/ La Poche de Falaise (Fin)

by Jérôme 6 mars 2010

7 – LE II. SS-PANZER-KORPS CONTRE-ATTAQUE 

– Sur Maczuga, les combats font toujours rage entre les Polonais de Stefanewicz et les Allemands. Les éléments de combats des Groupements Stefanewicz et Kosztutski sont positionnés de la façon suivante : 1er BC de Podhale au sud-ouest, (Coudehard et Manoir de Boisjos), le 9e BCP au sud avec le 1er RB, le 8e BCP au nord-est, flanqué des chars du 1er RB au nord. Le manque de munitions se fait alors cruellement sentir et les Canadiens n’ont toujours pas forcé Saint-Lambert et le Gué de Moissy.

Panther_mont_ormel_03– Dans le secteur de Coudehard, deux compagnies du Bataillon de Chasseurs de Podhale doivent repousser une attaque allemande à la baïonnette. De l’autre côté de la Touques, Model monte alors une contre-attaque avec les derniers chars et Panzergrenadiere du II. SS-PzK de Bittrich. L’objectif et de desserrer l’étau pour permettre aux dernières forces allemandes de s’extraire du Couloir de la Mort. L’assaut doit être mené en coopération avec le II. SS-Fallschirm-Korps de Meindl (3. Fallschirm-Division et 353. ID), qui bénéficie toujours d’une liaison radio avec les forces situées à l’extérieur de la poche.

– Le plan du Pompier du Führer vise à submerger les positions polonaises. Appuyés par des mortiers lourds, le SS-Panzer-grenadier-Regiment 4 « Der Führer » du SS-Obersturmbannführer Otto Weidinger (celui d’Oradour-sur-Glane) doit frapper dans le secteur du Manoir de Boisjos. Pendant ce temps, des Panzer et des fantassins de la 2. SS-PzD « Das Reich » (Otto Baum) doivent lancer un assaut de diversion contre les positions polonaises situées au nord et au sud de la Cote 262. Enfin, les éléments disponibles de la 9. SS-PzD « Hohenstaufen » de Friedrich-Wilhelm-Bock doivent lancer un assaut sur la Cote 240 afin d’empêcher les Canadiens de rejoindre les Polonais.L’attaque démarre le 20 août. Après les tirs de mortiers préparatoires, les Panzergrenadiere du « Der Führer » se lancent à l’assaut du Manoir de Boisjos en entonnant le « Deutschland über alles » pour se faire violemment repousser par les Chasseurs à Pied de Podhale, le 9e BC et l’artillerie de la 1re DB que commande le Colonel Noël (qui n’est pas Français malgré son patronyme). Comte-tenu du manque de munitions, un commandant de compagnie polonais va jusqu’à ordonner à ses hommes de tirer sur les Allemands à bout portant. Malheureusement, en haut de Maczuga, cinq chars Sherman du 1er RB sont détruits par un Panther de la « Das Reich » soigneusement embusqué. C’est alors que la 3. Fallschirm-Division de Richard Schimpf surgit au sud-ouest et à l’ouest de la Cote 262, appuyées par des canons-automoteurs StuG de la 1. SS-PzD « Leibstandarte AH ». Mais là encore, l’attaque est repoussée par le feu des polonais avec l’appui des canons de campagnes de 25 livres de la 4th Canadian Armoured Division. Plusieurs vagues d’assaut allemandes se font littéralement massacrer, le Generalleutnant Schimpf est lui-même grièvement blessé. Sauf que lorsque les parachutistes se voient stopper dans leur élan, la « Das Reich » reprend son assaut avec chars et fantassins, chargeant une fois de plus sur les Polonais qui sont bousculés. Pendant ce temps, la « Hohenstaufen » repousse sans grande difficulté les éléments canadiens au niveau de la Cote 240, alors qu’ils tentent de porter secours aux Polonais. Seul, le 8e BC de Nowaczynski tient bon à l’est de Maczuga, à la grenade, au poignard et à la baïonnette. Au manoir de Boisjos, ont voit même des soldats du BC de Podhale se battre à la bouteille. Blessé, le Colonel Stefanewicz croit sa dernière heure arrivée et dit à ses officiers : « Messieurs c’est la fin, il est inutile de se rendre aux SS. Mourons pour la Pologne et la civilisation. ».

Étendard du 1er RB Polonais

Étendard du 1er RB Polonais

Insigne du 1er RB

Insigne du 1er RB

– Finalement, les restes de la 353. ID de Paul Mahlmann parviennent à forcer le Couloir de la Mort et établissent leur jonction avec la « Das Reich ». Cela permit alors à Otto Baum et Weidinger de lancer une attaque en force, avec d’autres unités, contre le flanc-est des Polonais. Le combat reprend, tout aussi violent, forçant les Sherman à tirer de tous côtés avec leurs mitrailleuses. L’assaut est encore repoussé à l’aide d’un canon antichar de 17 pdr qui détruit plusieurs Panzer IV à bout portant. Cela permet aux Chasseurs à Pied des 8e et 9e BCP de repousser les éléments de la 353. ID de la pente est de Maczuga. Durant cette furieuse journée, les Polonais se sont tout de même payer le luxe de faire prisonnier le Generalleutnant Otto Elfeldt, commandant du LXXXIV Korps.

– Suite à ce sanglant match nul, la situation se calme, ce qui permet à von Funck de faire franchir le couloir de la mort à son XLVII. PzK. Seuls, une partie du II. FjK et le LXXIV. AK de Straube sont encore dans la poche, avec la 116. PzD en queue de progression. Quelques combats sporadiques éclatent ici et là entre le Mont-Ormel et Chambois. Le 21 août durant la matinée, des C-47 Dakota parachutent des containers sur Maczuga mais en raison d’une erreur de navigation, ils tombent tout droit dans les lignes canadiennes. Les Allemands relancent alors leurs attaques sans réelle coordination. Mais elles s’avèrent suffisantes pour menacer le secteur polonais d’anéantissement. Là encore, l’artillerie polonaise et canadienne repousse les contre-attaques.
images

Insigne des Canadian Grenadier Guards (22e Régiment Blindé)

Insigne des Canadian Grenadier Guards (22e Régiment Blindé)

– Les derniers à s’en prendre aux lignes polonaises sont (peut-être) des éléments de la 12. SS-PzD « Hitlerjugend »  de Meyer qui attaquent au niveau de Coudehard. Ils se font violemment repousser par les hommes du 9e BC de Sydlowski qui les accueillent à bout portant. Finalement, les Polonais voient leur délivrance grâce à l’arrivée du 22nd Canadian Grenadier Guards qui  parviennent aux pieds des coteaux du Mont-Ormel. C’est alors que, n’y tenant plus, les chasseurs à pied s’élancent en hurlant dans une furieuse contre-attaque contre parachutistes et Landser qui brise leur encerclement. Les éléments de la 116. PzD qui ferment la marche finissant par se retirer.

– Pendant le reste de la journée du 21, quelques petits groupes d’allemands isolés tentent de forcer le passage mais la majorité se fait facilement repousser. D’autres, plus chanceux réussissent à contourner les défenses polonaises pour aller accrocher le train des fuyards. De leur côté, les vaillants polonais reçoivent le ravitaillement et les médicaments tant attendus. Sur plus de 2 000 hommes déployés autour de Maczuga, seuls près de 600 sont encore valides ! 325 ont été tués, 1 002 sont blessés et 114 sont portés disparus.

8 – BILAN

– Le 22 août, tout est fini. Grâce aux efforts de l’Abbé Launay curé de Chambois, les derniers soldats allemands présents dans la poche se rendent. Ils sont 50 000… sur 230 000 le 17 août ! 12 000 cadavres d’allemands gisent dans la vallée de la Dives. Incontestablement, leurs pertes ont été effroyables. Et ce n’est pas tenir compte des 10 000 chevaux tués, comme des 200 chars, 130 blindés légers et de transports et des 5 000 véhicules en tout genre. Visitant cette partie du front, Eisenhower déclare : « Il était possible pendant des centaines de mètres de ne marcher que sur des restes humains en décomposition, dans un silence pesant, dans une campagne luxuriante où toute vie avait brutalement cessé… C’est l’une des plus grandes tueries de la guerre ».

– Seulement, ces 50 000 prisonniers (blessés, Ostruppen contents d’arrêter là la guerre, vieux et jeunes peu motivés et malchanceux n’ayant pas réussi à s’échapper) ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. La décision de Bradley de réaffecter le XVth Corps d’Haislip vers la Seine a incontestablement pesé dans l’issue de la bataille. Elle a coûté l’anéantissement de plusieurs autres milliers d’hommes qui ont pu s’extraire du Chaudron.
Si la victoire alliée est incontestable, les 100 000 soldats rescapés passeront la Seine avant les forces alliées pour gagner les frontières du Reich. Cet apport d’hommes qui ont connu la dureté du feu ne sera pas de trop pour la défense des frontières. Et ce sont d’ailleurs les éléments des Hohenstaufen et Frundsberg qui contribueront à mettre l’opération Market Garden en échec en Hollande en septembre 1944. Néanmoins les Alliés ont remporté un réel succès en faisant sauter le verrou qui les bloquait pour la Libération de la France, celle-ci ayant été accélérée par le Débarquement de Provence. L’heure est maintenant venue de se lancer vers la Seine, hormis la 2e DB qui attend l’ordre de foncer sur Paris.

– En revanche, il faut souligner les pertes effroyables du côté des civils normands qui ont sans doute payer le plus lourd tribut de la bataille. La majeure partie des tués étant due bien sûr, aux bombardements aériens. On dénombre plus de 34 000 morts et plus de 38 000 blessés si l’on compte à partir des bombardements préparatoires antérieurs au Jour-J. La majorité des villes des départements de la Manche et du Calvados ne sont plus que des champs de ruines, excepté Bayeux qui fait apparaît presque comme miraculée. Dans le Calvados, près de 76 000 habitations sont réduites en cendres. Beaucoup de normands ne trouveront refuge qu’à l’extérieur de la région s’ils en ont les moyens, dans la Vienne ou jusque dans le Puy-de-Dôme comme le souligne Jean Quellien. Beaucoup d’autres devront se contenter de baraquements fournis par les Alliés et parfois jusque dans les années 1950.

 

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 37/ La Poche de Falaise (Quatrième partie)

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4 – OPÉRATION  « TRACTABLE » : LES CANADIENS MARCHENT SUR FALAISE A – NOUVEL ASSAUT DE SIMONDS – Si Guy Simonds s’est montré par trop audacieux lors de l’Opération Totalize, il en tire plusieurs leçons afin de ne pas réitéré l’échec des 7-10 août. D’une part, l’assaut nocturne a connu trop de retard…

17 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 30/ Opération « Totalize » (Troisième partie)

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 38/ La Poche de Falaise (Cinquième partie)

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19 août 2014

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6 mars 2010
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Histoire & Culture

19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

by Jérôme 5 mars 2010

Alors que la Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, l’Armée Espagnole du Roi Philippe IV part des Pays-Bas pour marcher sur Paris en descendant la vallée de l’Oise. Elle vint donc assiéger la petite citadelle de Rocroi (Comté de Sedan, aujourd’hui département des Ardennes). Peu avant de rendre l’âme, Louis XIII fit lever en toute hâte l’Armée de Picardie dont il confia le commandement à son jeune cousin Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d’Enghien.
Le 18 mai 1643, alors que le Royaume de France pleure Louis XIII,
les deux armées se
rencontrent au pied de la citadelle de Rocroi.

– La disposition des deux armées se ressemble, canons et fantassins au centre et cavalerie sur les ailes.  Côté espagnol, le centre commandé par le Comte de Fuentes (Fontaine) âgé de quatre-vingt-trois ans (on doit le porter sur un fauteuil), épaulé par Antonio de Quevado aligne les redoutables Tercios espagnols, italiens, allemands, wallons et même un bourguignon (celui du Comte de Saint–Amour), pendant que le Comte von Istenburg tient l’aile droite espagnole avec les cavaliers wallons et Allemands de Bucquoy, ainsi que ceux des régiments Espagnols, Croates et Polonais de Jacinto de Vera. Enfin, l’aile gauche (cavalerie) est aux ordres de Don Francisco de Cueva de Albuquerque avec les sections espagnoles, italiennes et wallonnes de Pérez de Vivero et Villamor.

– Côté français, le jeune Prince de Condé a placé au centre l’Armée de Picardie de Roger de Bossost Seigneur d’Espenan (assisté de La Vallière), avec entre autres, les Régiments de Picardie, du Piémont, de la Marine, de Rambures, Bussy et Guiche, les Écossais de la Maison du Roy, ainsi que les Suisses de Watterville, von Roll et Molondin. La réserve est commandée par Claude de Lotouf Baron de Sirot avec la Gendarmerie Royale, les Miliciens Royaux et le Régiment de Sirot. Mais ce sont les ailes de cavalerie qui sont la force du dispositif français. L’aile droite française avec Condé et Gassion, fait face à Albuquerque avec une partie de l’élite de la cavalerie royale ; Chevau-légers (Cavalerie lourde), Régiment des Gardes, ainsi que les Mercenaires croates (Escadron de Raab) et Hongrois (Escadron de Chack). L’aile gauche est commandée par Henri de Saint-Nectaire Marquis de La Ferté-Senneterre (Infanterie) et par François de l’Hospital Seigneur du Hallier (cavalerie). Mais il faut dire que La Ferté-Senneterre voue une jalousie viscérale envers les autres commandants de l’Armée royale, ce qui pèsera lourdement sur le déroulement de la bataille.

Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d’Enghien

– Le Prince de Condé sait que son infanterie est inférieure au Tercios, c’est pour cela qu’il mise sur sa cavalerie pour emporter la décision. Il est aidé en cela par son second, Jean Comte de Gassion, l’un des plus remarquables militaires français de son temps. Ancien capitaine du Duc de Rohan pendant la guerre qui opposa Louis XIII au Parti Protestant, Gassion  est passé un temps au service de la Suède et a rapporté les méthodes de combat équestres de Gustave-Adolphe, qu’il a pu appliquer à la cavalerie de Louis XIII après l’édiction par le Cardinal de Richelieu de l’Ordonnance de 1635. Celle-ci  renforce considérablement l’organisation et la discipline au sein de l’arme.

– Précision ; les Régiments étaient les unités administratives (levés aux frais de son Colonel ou par Province) et comptent un nombre d’hommes assez important mais inégal ; soit de 1 000 à 6 000 hommes. Tout dépend aussi du type d’unité. Reste que l’unité tactique de l’Armée de Louis XIII est le Bataillon (scindé en plusieurs compagnies à l’effectif variant de 50 à 200 soldats) qui est formé à partir des Régiments. Par exemple à Rocroi vingt-deux Régiments de l’Armée du Prince de Condé forment dix-huit Bataillons tandis que les quatre autres sont créés en scindant deux régiments de moitié.

Jean Comte de Gassion

– Les combats débutent le 18 mai. Le Prince de Condé joue d’abord de prudence et n’engage que des escarmouches contre les Tercios, sans grands résultats.
Le 19 mai, La Ferté engage le combat et lance son infanterie contre les Tercios. Mais l’assaut est mal mené et repoussé. La Ferté est d’ailleurs blessé et pris, L’Hospital le remplaçant au pied-levé. Fontaine lance alors son assaut contre l’Armée de Picardie d’Espenan et réussit même à s’emparer de canons français. L’infanterie française résiste bravement mais se fait sévèrement malmener par les Tercios. Il faut que Sirot fasse donner sa réserve pour rétablir la situation.

– Mais Condé choisit de ne pas laisser l’initiative à l’ennemi. Il ordonne au Maréchal de L’Hospital de lancer sa cavalerie contre Francisco de Melo. Une fois de plus, la charge française tourne vite à la confusion.
Cependant, sur l’aile droite, Gassion lance sa cavalerie d’élite contre Albuquerque sur deux axes d’attaque. L’Espagnol reçoit tout le choc et se voit rapidement empêché de manœuvrer. Louis de Bourbon-Condé profite immédiatement de cet avantage et par un vaste mouvement tournant – qu’il dirige lui-même courageusement – s’en va tourner l’arrière des positions espagnoles pour prendre la cavalerie de Francisco de Melo à revers, permettant ainsi à L’Hospital de réorganiser ses troupes. Quelque peu à l’image de Paul Emile et Varon face à Hannibal à Cannes, les Tercios de Fuentes se retrouvent alors pris entre l’infanterie et la cavalerie françaises. Francisco de Melo décide alors de regrouper ses Tercios autour de ses canons en une redoutable masse de piques et d’arquebuses. Mais il ne peut pas manœuvrer !

– Condé fait donner son artillerie qui s’en donne à cœur-joie sur la masse hispano-germano-italienne et lance alors L’Hospital et les fantassins d’Espenan dans trois furieux assauts qui se révèlent infructueux. Mais le temps joue en faveur du Duc d’Enghien qui doit juste attendre que Gassion achève de disperser la cavalerie d’Alburquerque. Le vaillant Maréchal ayant rejoint son Prince, l’Armée Royale peut lancer un quatrième et dernier assaut qui met fin à la résistance espagnole.

– Dès que les armes se taisent, le Prince de Condé ivre de joie de sa première grande victoire, se précipite vers le Maréchal de Gassion qu’il étreint d’une chaleureuse accolade et lui dit : « Mon Ami, c’est à vous que nous devons cette victoire ! »
Si les Français ont perdu beaucoup d’hommes, l’Armée Espagnole est décimée et doit laisser 8 000 morts dans les champs, dont le vieux Comte de Fuentes.
Rocroi marque ainsi la fin des Tercios espagnols dans les guerres européennes et le début de la suprématie militaire française en Europe.

Sources :
– JOHNSON Curt : Early Modern Warfare Society, déc. 2007, http://xenophongroup.com
– BOGDAN Henry : La Guerre de Trente Ans, Perrin
– BERTIERE Simone : Condé, le héros fourvoyé, Perrin

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

Dans « Non classé »

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Fils de Charles de La Porte Premier du Nom, avocat au Parlement et de Claude de Champais, Charles de La Porte futur Marquis de La Meilleraye et Duc de Rethel voit le jour à Paris en 1602. Sa famille est originaire de la Gâtine (le pays de Parthenay, aujourd’hui dans…

8 février 2016

Dans « Grand Siècle »

5 mars 2010
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Histoire & Culture

Brève – 3 juillet 1944 : Le Corps Expéditionnaire Français libère Sienne

by Jérôme 5 mars 2010
Generals-Siena-14Jul1944-BR

De gauche à droite, A. Juin, H. Alexander et M.W. Clark

C’est en poursuivant les éléments de la XIV. Armee en Toscane que les éléments du Corps de Poursuite du Général de Larminat (détachement combiné du CEF formé d’éléments de la 3e Division Algérienne et de la 1re Division Français Libre) entrent dans Sienne les premiers. Les Allemands ayant laissé la ville sans combattre et sans destruction. Parallèlement, la 4e Division Marocaine de Montagne du Général François Sevez libère la petite cité médiévale de San Geminiano.

947376298La libération de Sienne est l’occasion pour le Général Juin de passer ses troupes en revue aux côtés du General Mark W. Clark commandant de la Vth US Army et du General Harold Alexander, commandant du XVth Army Group (forces alliées en Italie). Pour le général français, c’est une forme de consécration après sa direction des combats du Monte Belvedere et des Monti Auruncci.

Bientôt, le CEF sera renvoyé dans le sud de l’Italie pour être fondu dans la nouvelle Ire Armée Française du Général de Lattre de Tassigny. Juin quitte alors ses troupes d’Afrique pour prendre la tête de l’Etat-Major de la Défense Nationale du CFLN d’Alger.


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Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

Dans « Non classé »

Le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Le Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique

Unités qui ont fini par donner naissance au 1er Bataillon d’Infanterie de Marine du Pacifique de la 1re DFL, les 1er BIM et Bataillon du Pacifique ont fait partie des toutes premières unités constituées à combattre sous l’insigne de la Croix de Lorraine en 1940. Unitéss distinguée, ils ont participé à…

4 août 2014

Dans « Non classé »

5 mars 2010
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Histoire & Culture

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

by Jérôme 2 mars 2010

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait connu les combats et les tranchées durant quatre années. Tout comme ces centaines de milliers d’anonymes jetés dans cette grande ordalie européenne qu’on appelle la Grande Guerre.

soldats1914Ces aïeux que je n’ai pas connus m’ont toujours semblé etre des personnes assez proches pour que je m’intéresse à leur histoire, ce qui est aussi le cas de beaucoup d’entre vous et de nombreux français aujourd’hui.

Ainsi donc, la commémoration du centenaire du déclenchement de la Grande Guerre sera prétexte à l’ouverture de manifestations historiques dans des villes de Lorraine, de Champagne, de Picardie et du Nord de la France. Théoriquement – disons bien théoriquement – , 2014 sera l’occasion pour les Historiens français (ou autres) spécialistes de la Grande Guerre sous ses différents aspects de prendre la parole dans les médias, même si depuis plusieurs années l’école « Histoire sociale et des sociétés » est beaucoup plus mis en avant que l’Histoire militaire (opérations, commandements, économie de guerre, analyse des pertes). La seconde école, très liée à l’École de Guerre et dont les études sont largement diffusées par les éditions Economica ou la très bonne revue Guerres et Histoire, tend toutefois à sortir de plus en plus du bois. Quoiqu’il en soit, nous en sommes en droit d’attendre que les spécialistes sérieux de la période apportent leurs lumières sur cette période sombre.

Oui mais voilà, il va falloir compter avec les médias subventionnés et leur cortège de pleurnicheries… Excusez du peu (rendons tout de même justice à Franck Ferrand qui a annoncé récemment que la Grande Guerre allait être un thème majeur d’Au cœur de l’Histoire l’année prochaine).

De quoi vont donc nous parler lesdits médias avec l’accord tacite de certains Ministères que nous ne nommerons pas ici ? Des Fusillés pour l’Exemple de 1917, bien entendu ! C’est aussi ignorer que le commandement français a bien plus usé du peloton d’exécution dans les premières semaines de 1914 qu’après le Chemin des Dames. Mais passons.

S’il est ici nullement question de remettre en cause les injustices et les excès de la justice militaire française de cette époque, il faut voir que les fusillés pour l’exemple vont être la stèle qui va dissimuler les tombes de ces 1,3 millions autres soldats tombés pour la France sans s’être mutinés sur la Marne, en Artois, en Champagne, en Lorraine, à Verdun, en Picardie, dans l’Aisne, dans les Flandres, à Gallipoli et dans les Balkans (voir l’éditorial de Camille Pascal dans le numéro de Valeurs Actuelles en date du 11 octobre 2013).

04.wir.skyrock.netEnfin, la compassion à la guimauve de plusieurs journalistes ou réalisateurs de téléfilms (dont la qualité de reconstitution historique frôle bien souvent le misérabilisme) va aussi faire en sorte de nous montrer de pauvres Poilus pleurant dans leurs tranchées, tout en se montrant prêts à fraterniser avec les Allemands (François ? Angela ?). Il est incontestable que Ceux de 14-18 ont connu des souffrances que nous ne pouvons imaginer dans notre société de confort. Mais pour autant, si nos grands-pères et arrières-grands-pères avaient été des pleureuses, auraient-ils tenu sur la Marne, dans les Marais de Saint-Gond, au Grand Couronné de Nancy, à Massiges et Navarin, à Vaux, à Souville, aux Eparges, au Mort-Homme et ailleurs ?
Comment les poilus ont tenu reste un mystère de l’Histoire de France encore enfoui dans les terres lorraines, picardes et champenoises. Les historiens sérieux nous le révèleront un jour.

Ainsi, France Histoire Espérance vous proposera, chers lecteurs et lectrices, de vous faire découvrir à partir de 2014, le contexte géopolitique de l’époque qui entraîna la guerre, les plans français, les généraux méconnus ou menacés d’oubli (Gouraud, Degoutte, Fayolle, Debebey, Castelnau, Guillaumat, Franchet d’Espérey, etc.), la mobilisation et les soldats eux-mêmes (Métropolitains, Tirailleurs d’Afrique, Zouaves, Légionnaires).

Avec tous nos remerciements.

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Du rap à Verdun ou la sinistre farce mémorielle

Du rap à Verdun ou la sinistre farce mémorielle

« Pour celui qui en revient, Verdun c’était bien. Pour celui qui en est mort, Verdun c’est un port. […] Un champ perdu dans le Nord-Est, Entre Épinal et Bucarest, […] C’est une sortie dans le Nord-est, Sur l’autoroute de Reims à Metz » Voici ce que chantait joliment Michel Sardou sur…

12 mai 2016

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « En décapitant le roi, on décapitait symboliquement la France »

Extrait de l’homélie de l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, prononcée à l’occasion de la messe de requiem pour le défunt roi de France Louis XVI, le 21 janvier dernier :  « Pourquoi assistons-nous à une messe de suffrage si nous pensons, avec le pape Pie…

22 janvier 2014

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

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2 mars 2010
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Histoire & Culture

Les Cavaleries de 1914 – Les Britanniques et le Commonwealth (2)

by Jérôme 2 mars 2010

Elle aussi héritière d’une longue histoire et forgées par des traditions pratiquement immuables au sein de certains régiments, la Cavalerie britannique est l’une des plus belles d’Europe mais souffre de plusieurs défauts semblables à son alliée française comme par exemple, l’utilisation idéalisée de la charge en force contre les lignes ennemies.
11thhussars1914

* UNE CAVALERIE PETRIE D’HERITAGES HISTORIQUES

– Mais il faut garder à l’esprit qu’avant le déclenchement de la Guerre contre les puissances centrales, la Cavalerie britannique a beaucoup servi lors d’opérations dans les colonies avec plus ou moins de succès. Parmi, ses faits d’armes les plus notables,  le 21st Lancers a victorieusement chargé contre les mahdistes à Omdourman lors de la conquête du Soudan en 1898. Charge à laquelle a d’ailleurs participé un Lieutenant nommé Winston Churchill, alors détaché du 4th Hussars. Notons que les cavaliers britanniques chargent de préférence à la lance qu’au sabre.

– Enfin, tout comme leurs homologues et adversaires, les cavaliers de Sa Majesté vont aussi être « démontés » pour servir d’Infanterie. Toutefois, le Commandement britannique au Moyen-Orient va conserver plusieurs unités montées au Moyen-Orient contre les Turcs. Ils contribueront fortement aux succès d’Allenby en 1917 et 1918.

– La Cavalerie anglaise compte  plusieurs régiments distincts. Les plus prestigieux sont intégrés à la Household Cavalry, soit la garde montée du Roi et de la famille royale. On compte ainsi le Composite Regiment, les 1st et 2nd Life Guards, ainsi que le Royal Horse Guards. Ses officiers sont issus des régiments ayant fait le preuve en Inde et en Afrique et on y entre difficilement sans quartiers de noblesse.

– Les unités combattantes mobilisables et déployables en permanence sont  les Line Cavalry Regiments qui se partagent entre les Dragoon Guards, Royal Dragoons, Dragoons, Royal Hussars, Hussars, Carabineers, Royal Lancers et Lancers. Ceux qui ont le privilège de posséder la mention Royal arrivent en tête dans l’ordre de préséance.

– D’autres régiments sont levés au sein des Comtés (Shires) et portent la dénomination de Yeomanry (Norfolk Yeomanry, Staffordshire Yeomanry, Suffolk Yeomanry, etc.). Pendant l’Epoque médiévale, comme sous les Tudors et les Stuarts, les Yeomen étaient les propriétaires terriens pouvant s’acquitter d’un impôt et s’équiper d’une monture et d’armes.

– Par héritage historique toujours, un nombre important de régiments de cavalerie portent une seconde dénomination désignant leur parrain/marraine issu(e) de la famille royale ou de la haute aristocratie (King Edward’s, King George’s, Queen Victoria’s, Empress of India’s, Prince Albert’s, Prince Edward’s, Prince of Wales’, Duke of Connaught’s, Duke of York’s, Duke of Cambridge’s, Duke of Edimburgh’s, Princess Charlotte’s, etc.).

– La troisième catégorie d’unités montées royales regroupe les Special Reserve Regiments, unités de réserve comme l’indique leur dénomination qui peuvent sont levés immédiatement en cas de guerre. On y trouve notamment les North Irish Horse, King Edward’s Horse, South Irish Horse, Skinner’s Horse, et Lothian and Border Horse entre autres.

– Enfin, lors de la déclaration de guerre, la Grande-Bretagne contre 24 Reserve Cavalry Regiment mais les maintiendra en Grande-Bretagne et en Irlande durant le conflit.

– Arme de prestige, la Cavalerie britannique fournit une large part des officiers supérieurs de la Regular Army, alors qu’en comparaison, les principaux généraux français sont issus de l’Artillerie, du Génie et de l’Infanterie. Ainsi, John French (commandant du British Expeditionnary Force), William Robertson (chef d’état-major du BEF), Douglas Haig, Edmund Allenby, Julian Byng et William Birdwood, entre autres, sont respectivement issus des 19th Hussars, 3rd Dragoon Guards, 7th Hussars, 6th Dragoons, 10th Hussars et 12th Lancers.

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** ORGANISATION ET EQUIPEMENTS EN 1914

– Au déclenchement du conflit, les Britanniques lèvent plusieurs Cavalry Brigades indépendantes en Métropole comme en Inde, avant de les regrouper en division après les premiers combats en Belgique et en France. A la fin 1914, le British Cavalry Corps (Edmund Allenby) et le Ist Indian Cavalry Corps (Michael Rimington) sont créés par addition de 3 divisions pour chacun.

– La Division montée se scinde en trois Cavalry Brigades à 3 Regiments chacune et compte aussi l’état-major divisionnaire, un détachement du Royal Horse Artillery Regiment (RHA), avec une batterie (Battery) par Brigade, ainsi que les unités de Transport, du Génie (Engineers), de santé, d’administration, de fourrage, de ravitaillement et vétérinaires. Pour les opérations de combat, les Britanniques privilégient l’élevage et l’utilisation des pur-sangs anglais et arabes, tandis que mules et mulets sont astreints au transport du matériel.

– Unité tactique de base, le Cavalry Regiment compte 549 officiers, sous-officiers et hommes du rang (dont 528 hommes réellement à cheval). Il est scindé en 3 Squadrons (Escadrons) désignés par les lettres A, B et C. Son ’état-major comprend plusieurs officiers spécialisés (intendance, administration, transmission, transport, médecine et service vétérinaire).

– Du point de vue de la tenue et de l’armement, les cavaliers de Sa Majesté se distinguent des fantassins seulement par la culotte de cavalerie serrée aux jambes par des bandes molletières ou des jambières de cuir. Les cavaliers portent eux aussi la tunique kaki, ainsi que la casquette frappée du cab badge (insigne en métal) régimentaire. Ils portent leurs munitions dans des cartouchières portées en bandoulière. Les officiers chargent et combattent au sabre au revolver Webley Mk II ou Mk III, alors que sous-officiers et hommes du rang chargent à la lance et font le coup de feu avec le SMLE Lee Enfield porté en fonte.

3 – CAVALERIE DU COMMONWEALTH

– Le Commonwealth et les colonies fournissent eux aussi leurs contingents de cavaliers, les plus importants provenant d’Inde et d’Australie (Australian Cavalry). On compte aussi plusieurs contingents au Canada (Canadian Hussars, Royal Canadian Dragoons, Lord Strathcona’s Horse et Fort Garry Horse), de Nouvelle-Zélande (New-Zealand Cavalry), d’Afrique du Sud (Natal Mounted Rifles, Imperial Light Horse).

– Attardons nous un instant, sur la Cavalerie de l’Army of India. Conformément à la pensée en vigueur chez les militaires britanniques qui font la promotion des « martial races » (« races guerrières »), les éléments montés indiens sont recrutés au sein d’ethnies au traditions guerrières réelles ou supposées comme les Sikhs, les Cipayes, les Rajpoutes et les Jats. Les Cipayes et les Rajpoutes fournissant les unités de lanciers. Mais il est intéressant de noter que plusieurs Cavalry Regiments des Indes portent une dénomination britannique (Lancers) ou le nom de leur fondateur (Hodson’s Horse, Skineer’s Horse, Gordon’s Horse) et non une dénomination autochtone comme c’est le cas dans l’Infanterie. Seuls lesDeccan Horse, 34th Prince Albert Victor’s Own Poona Horse et Central India se distinguent.

74408520.3– Chaque brigade de cavalerie indienne est recrutée à partir d’une ville du sous-continent (Mhow, Lucknow, Meerut, Sedunderabad, Sialkot, Ambala…). Chaque brigade doit compter un régiment issu de la Métropole. C’est notamment les cas des 8th King’s Royal Irish Hussars et 6th King’s Edward Own Cavalry. Notons enfin qu’il est permis aux officiers et aux sous-officiers britanniques servant dans les régiments indiens peuvent porter les coiffures traditionnels du régiment auquel ils sont rattachés, ce qui traduit un attrait certain pour l’exotisme.

 

[Suite]

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Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

Dans « Non classé »

François-Etienne Kellermann

François-Etienne Kellermann

Fils aîné de François Etienne Christophe Kellermann, Maréchal et Duc de Valmy et d’Anne Barbe, François-Etienne Kellermann reste considéré comme l’un des meilleurs généraux de cavalerie de la Grande Armée. Il voit le jour à Metz le 14 août 1770. – Suivant l’exemple de son père et bien éduqué, il…

2 juin 2016

Dans « Grande Armée »

Jean Joseph Ange d'Hautpoul

Jean Joseph Ange d’Hautpoul

Autre grand cavalier d’Empire, Jean Joseph Ange d’Hautpoul voit le jour le 13 mai 1754 au Château de Salettes non loin de Cahuzac-sur-Vère non loin d’Albi, au sein d’une famille de vieille noblesse languedocienne. – Engagé dans la Légion Corse à quinze ans seulement en 1769, il devient Cadet-Gentilhomme au…

14 février 2016

Dans « Grande Armée »

2 mars 2010
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Histoire & Culture

Nuit de prière pour la France et l’Europe

by Jérôme 1 mars 2010

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon :

« Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le pape Léon XIII parlait de la France, « nation catholique … qui par son rayonnement culturel et spirituel, joua longtemps un rôle de colonne de l’Eglise. »

Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’ Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » … « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ?»

Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté. Une nation est une famille de familles qui a sa physionomie, son histoire temporelle et spirituelle particulières. Elle constitue un patrimoine principalement moral et religieux à l’intérieur d’un corpus de coutumes et de traditions, de monuments et de fêtes, rappelant à chaque citoyen qu’il ne doit à lui-même ni sa vie, ni son mode de vie, ni la langue qu’il parle, ni la culture, ni l’éducation qu’il a reçue. D’emblée l’être humain est constitué débiteur de tous ces biens. Le mot patrie signifie en latin « la terre des pères ». Ce terme fait donc le lien avec l’histoire, le patrimoine. Il y a quelque chose de charnel en lui.

L’amour de Dieu est certes le même pour tous les peuples de la surface du globe, même si ces derniers ne Le connaissent pas encore. Mais chacune des nations est aimée d’un amour de prédilection, qui correspond à son « genre de beauté » propre, c’est-à-dire à sa vocation communautaire spécifique.

Le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne, source toujours vivantes d’une culture riche de poètes et d’écrivains, de philosophes et de théologiens, de penseurs et d’artistes de génie, surgis d’un terreau fécondé par la foi des apôtres et irrigué du sang des martyrs. On peut dire que l’Eglise catholique a fait la France et que la France, dès l’origine s’est vouée à la défense de l’Eglise catholique. Notre géographie est recouverte du manteau d’églises, de sanctuaires et de cités, qui souligne combien la foi a embrassé notre histoire.

Cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur. St Pie X le prophétisait ; « Va, fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter comme par le passé, mon nom, devant tous les peuples et tous les rois de la terre ». Cette mémoire est source de responsabilité pour l’expression de la laïcité et les choix éthiques, sociaux et politiques que notre pays devra poser aux prochaines élections présidentielles et législatives, et permette à la nation française d’inscrire son avenir dans la fidélité à sa vocation chrétienne.

Pays des droits de l’homme et de la liberté, de la « socialité raffinée » (Jean-Miguel Guarrigues), d’une culture humaniste qui se veut universelle au risque de tomber dans la suffisance, et le rationalisme, la France est un pays « anthropocentré » P. Bernard Peyrous. Si « l’Eglise ne peut ou ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible… » Benoît XVI – Deus caritas est n°28), elle contribue néanmoins au bien commun en partageant les ressources de sa doctrine sociale, de son sens de la dignité de l’homme de la personne humaine et de la famille, et en rappelant l’exigence de solidarité et de partage. Cette contribution s’origine en France dans la vocation chrétienne de notre pays. A cette intention une nuit de prière est organisée en la cathédrale de Toulon le 16 mars à 20 h30. Je vous invite par votre présence ou par la pensée à vous y associer. »

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Neuvaine pour la France : « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Neuvaine pour la France : « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

L’intégralité sur http://www.laneuvaine.fr/france-es-tu-fidele-aux-promesses-ton-bapteme/ « Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement de l’histoire de l’homme n’existe pas. Le silence de Dieu à l’égard des inquiétudes du cœur et du sort de l’homme n’existe pas. Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout: le problème de…

17 novembre 2014

Dans « Non classé »

2 avril 2005 : décès de Jean Paul II

2 avril 2005 : décès de Jean Paul II

Jean Paul II nous a quittés le 2 avril 2005, après une longue agonie. Voici le message qu’il lançait lors de sa venue en France en 1980 : Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous…

2 avril 2012

Dans « Non classé »

« Le rayonnement de la France dans le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne » Mgr Rey

« Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté.…

9 avril 2015

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1 mars 2010
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Histoire & Culture

28 février 1869 : disparition d’Alphonse de Lamartine

by Jérôme 27 février 2010

Le poète et homme politique français Alphonse de Lamartine s’est éteint le 28 février 1869, à Paris, deux ans après une attaque l’ayant réduit à la paralysie. Avec ses Méditations poétiques (1820) ,

Lamartine contribue au renouvellement du genre poétique au XIXème siècle et s’impose comme l’un des  maîtres du lyrisme romantique.  Chantre de l’âme humaine, jetée dans le temps et sans cesse déchirée par des sentiments contraires, Alphonse de Lamartine  fut aussi un homme politique engagé, élu  député à plusieurs reprises.

Admiré par  Hugo (1802-1885), raillé par Flaubert (1821-1880),  Lamartine ne laisse jamais indifférent. Son Voyage en Orient (1835), véritable chef d’œuvre, l’amène au sommet du genre, l’inscrivant dans la prestigieuse tradition des grands écrivains-voyageurs comme  Chateaubriand (1778-1848) ou, encore, Gérard de Nerval (1808-1855).

Mais laissons la parole au poète qui déplore, dans un célèbre poème, le caractère éphémère et tragique de la vie et du temps qui s’écoule inéluctablement. Le Lac, extrait de ses Méditations poétiques, peut être considéré comme un monument de la poésie française, à part entière, un véritable sommet du romantisme…

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse

Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !

Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

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26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon Écrivain, dramaturge, poète, intellectuel engagé, Victor Hugo laisse derrière lui une œuvre  immense et protéiforme. Son roman intitulé les  Misérables (1862) tient une place de choix dans cette œuvre et illustre bien son engagement politique en faveur des plus démunis.L’auteur…

26 février 2012

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Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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Napoléon III ; empereur mal aimé et méconnu - Troisième partie

Napoléon III ; empereur mal aimé et méconnu – Troisième partie

4 – LA CHUTE D’UN EMPIRE SOLIDE A L’INTERIEUR C’est tout le paradoxe du Second Empire. En 1869, malgré les menaces de guerre, le pouvoir impérial bénéficie encore d’une assise populaire considérable, d’autant plus que Napoléon III a lancé une série de réformes politiques et sociales qui orientent le régime vers…

9 janvier 2017

Dans « 1848-1914 »

27 février 2010
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Histoire & Culture

Edito FHE: Cette année, prenez un « bain » d’histoire de France avec Bainville !

by Jérôme 27 février 2010

N’en déplaise aux contempteurs de l’histoire de France et autres pourfendeurs du « Roman national », FHE mettra bien à l’honneur, cette année, le grand historien et écrivain français, Jacques Bainville,  connu – entre autres – pour sa magistrale Histoire de France , parue en 1924.

Jacques Bainville (1879-1936)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette oeuvre remarquable,  le génie littéraire de l’auteur semble épouser à merveille son amour de la patrie. Bainville nous rappelle qu’avant d’être un mot, la France est une aventure, un « roman » où se succèdent, au fil des siècles,  pages sombres et lumineuses, défaites douloureuses et victoires éclatantes, espérances avortées et désespoirs surmontés.

Notre pays, en effet, n’est pas né de la dernière pluie…L’auteur nous le conte avec passion, à mille lieues de tout « historiquement correct » ou repentance morbide. Au contraire, il ne craint pas d’ évoquer le génie d’ une nation venue du fond des âges et prédestinée à de grandes choses : « On dit communément que, dans cette contrée fertile, sur ce territoire si bien dessiné, il devait y avoir un grand peuple. » « La France ne peut être la France sans la grandeur » disait aussi le général de Gaulle…

Ainsi, de nos ancêtres les gaulois à nos « poilus « de 14-18, Bainville nous emmène au sein d’une longue histoire, mouvementée et passionnante.

Voulant s’adresser à la jeunesse en particulier, Bainville réalisa une version abrégée de son Histoire de France, qu’il intitula la Petite histoire de France (1928). C’est cette « petite histoire » que nous publierons sous forme de feuilleton, agrémentée des magnifiques illustrations signées « Jacques Onfroy de Bréville » (Job). Pour justifier un tel choix, nous nous sommes tournés vers l’auteur , lui-même, qui , dans l’avant propos de son Histoire de France, affirme que »La tâche de l’historien consiste essentiellement à abréger. S’il n’abrégeait pas… il faudrait autant de temps pour raconter l’histoire qu’elle en a mis à se faire. »

Nous vous invitons donc à vous immerger, une nouvelle fois, dans le bain de notre grande histoire à travers cette version très accessible. Prendre un bain avec Bainville », si vous voulez…

PH

 

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Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Nous vous avions récemment informés de la disparition du grand historien, le 10  janvier dernier. Celui-ci nous offre un très beau texte constituant la préface de la réédition d’un manuel d’histoire fort recommandable-réalisé par Anne de Mézeray- bien loin des canons de la bien-pensance et de l’historiquement correct que nous subissons.…

12 février 2014

Dans « Non classé »

« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

Dans « Non classé »

Jean d'Ormesson :

Jean d’Ormesson : « Une autre histoire de la littérature française »

En deux tomes, l’académicien nous fait partager son amour pour les lettres et nous livre un panorama des auteurs et des oeuvres incontournables de la littérature française, qui continuent à faire rayonner la culture de notre beau pays. Mais laissons la parole à  l’auteur de cette « autre histoire de la littérature », qui mériterait lui-même d’en faire…

20 août 2012

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27 février 2010
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Histoire & Culture

Didier Le Fur : Enquete historique sur l’inquisition en France

by Jérôme 19 février 2010

Reprenant les diverses erreurs historiques de la série « Inquisitio » diffusée en ce mois de juillet sur France 2, l’historien Didier Le Fur permet de poser un regard apaisé et objectif sur une période souvent instrumentalisée et mésinterprétée.

« Procès, tortures et bûchers ; images de douleurs, de feu et de sang : voilà ce qu’évoque ordinairement l’Inquisition. Pourtant, ce tribunal pontifical créé
par Grégoire IX entre 1231 et 1233 avait selon l’Eglise catholique une noble mission : sauver les âmes et défendre la chrétienté. Pour ce faire, elle s’était levée contre des dissidences religieuses qui sévissaient déjà depuis un siècle à travers toute l’Europe, et notamment dans le midi de la France.
Ces hérétiques, cathares ou vaudois, qui aspiraient à une autre pratique de la religion chrétienne, menaçaient l’unité et la puissance de l’Eglise romaine. S’il est vrai que cette dernière autorisa à pratiquer la torture et que ses proies périrent parfois dans les flammes du bûcher du pouvoir séculier, la mise à mort devint plus rare dès la fin du XIIIe siècle. L’Inquisition aurait pu disparaître avec la fin des grandes hérésies, mais la stigmatisation de la sorcellerie, comme nouveau mal capable de détruire l’Eglise, lui permit de confirmer une autorité jusqu’à la toute fin du Moyen Age.

Avec brio, Didier Le Fur corrige les idées reçues, éclaire d’un jour nouveau la justice inquisitoriale en France au Moyen Age et met en évidence certaines falsifications de l’histoire, privilégiant ainsi la vérité historique aux dépens de la légende. »

L’Inquisition, enquête historique; France, XIIIe-XVe siècle, Tallandier, juin 2012

Un autre article intéressant sur cette période est signé Jean Sévilla qui consacre le chapitre 3 de son livre « Historiquement correct » à l’inquisition médiévale.

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

Dans « Non classé »

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

Dans « Non classé »

19 février 2010
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