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Jérôme

Jérôme

Rédacteur en chef, passionné par le voyages, la culture et aussi les sujets un peu moins terre à terre

Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 22/ La Bataille de Saint-Lô (Quatrième partie)

by Jérôme 19 février 2010

12 – LES DIFFICULTÉS DE LA 29th DIVISION A MARTINVILLE

– La « Blue and Gray » doit s’emparer de la Crête de Martinville (Cote 147), dernière éminence qui assure le contrôle de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux. Le plan de Gerhardt est que le 1/116th s’empare du terrain situé entre La Boulaye et La Madeleine, pendant que les deux autres bataillons du 116th terminent de sécuriser leurs objectifs conquis le 11 juillet. Simultanément, le 175th Infantry (sans son1st Battalion) s’installe juste derrière le 116th Infantry, prêt à passer à l’offensive au sud de la ligne La Madeleine – Saint-Lô.

USA-A-StLo-p118– Seulement, les éléments de la « Blue and Gray » vont s’attaquer à une noix très dure à casser. En effet, Schimpf a garni la Crête de Martinville de nombreux abris et retranchements dans lesquels s’accrochent les éléments des FJ-Regt 9 et 8.

– L’attaque de la 29th Division commence donc le matin du 12 juillet. Après un dur combat, le 2/116th réussit à atteindre le point 147, pendant que le 1/116th (Maj. Thomas S. Dallas) s’engage dans une série de combat pour le contrôle de champs et de haies. Les Fallschirmjäger contre-attaque avec 3 canons autopropulsés de 88 mm mais sont repoussés à l’aide de bazookas et l’appui de l’artillerie divisionnaire. A la fin de la matinée, le1/116th tient l’est de La Boulaye mais ne fait aucun progrès significatif durant le reste de la journée. Sur sa gauche, le 3/116th se fait bloquer par des tirs de mortiers et de mitrailleuses provenant de la Crête 101, juste au sud de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux.

– A 11h30, Gerhardt engage le 175th Infantry du Colonel Ollie W. Reed. Seulement, ce régiment se retrouve empêtré dans les positions de depart du 116th et prend du retard. Le 3/175th tente de progresser vers l’ouest sur l’autoroute mais ne peut aller plus loin.

– La droite de la 29th Division réussit à progresser de plusieurs centaines de mètres, grâce aux efforts du 115th Infantry du Col. Ordway qui sécurise Belle-Fontaine et atteint La Luzerne. Le 3/115thtente prendre d’assaut le Bourg-d’Enfer mais échoue à cause d’un fort tir de barrage de mortiers et d’armes légères. Pendant ce temps, Gerhardt modifie son dispositif. Le 116th Infantry doit rester sur les flancs de la Crête de Martinville pendant que le 175th Infantry se charge de forcer la ligne La Boulaye – La Madeleine, sans soutien blindé.
USA-A-StLo-22– Le 175th démarre donc son assaut à 08h00 le 13 juillet, sous un feu battant dirigé par les observateurs d’artillerie allemands. Le 175th Infantry ne peut couvrir qu’entre 400 et 500 mètres en tout. Le Colonel Reed demande la permission à Gerhardt de lancer son 1st Battalion à l’assaut vers le sud, contre la Cote 101. Gerhardt refuse car c’est la seule réserve dont il dispose. Reed demande alors à son chef à ce que le 2/116th mène une action contre l’ennemi le long de la Crête de Martinville, de manière à alléger la pression ennemie sur le 175th. Mais cette initiative de permet que de remporter des gains mineurs. Devant cette situation le Lieutenant-General Corlett décide de cesser là l’ensemble des attaques et remodèle son dispositif.

– Ainsi, pendant la nuit du 13-14, le 134th Infantry jusque-là tenu en réserve de la 35th Division s’installe le long de l’autoroute Saint-Lô – Isigny au contact de l’aile droite du 115th Infantry. Toutefois, durant la journée du 14 juillet, aucune action n’est tentée par Corlett en raison du temps exécrable, permettant toutefois à Corlett de renforcer la puissance et la coordination de son dispositif d’assaut pour le 15 juillet. Le même jour, Rommel rend visite à Meindl dans son PC. Le patron du II. Fallschirm-Korps indique au Feld-Marschall que ses Fallschirmjäger ont eu de très lourdes pertes et que les remplaçants manquent. De son côté, Hausser se réjouit que la ligne de défense de la 352. ID de Kraiss ne se soit pas rompue.

– Mais pour Bradley, le temps presse car son renseignement lui fait état de l’arrivée imminente de deux divisions d’infanterie (272 et 346. ID) et d’une division de Panzer (11. PzD). Arrivée que seules les attaques répétées de la IXth US Air Force peuvent retarder efficacement.

– L’attaque de la « Blue and Gray » contre la Crête de Martinville reprend donc le 16 juillet à 05h05 face à des Fallschirmjäger toujours aussi déterminés et une artillerie bien positionnée et bien dirigée. Les bouches à feu allemandes alignent fantassins et chars américains dans les champs et sept Sherman sont perdus. Pour alléger la pression sur le 116th Infantry sévèrement accroché, le 175th de Reed lance une attaque vers le sud-ouest le long de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux. Le régiment abat moins de 400 mètres avant de se faire prendre en enfilade par des tubes de la 12. Fallschirm-Artillerie-Brigade. Sauf que le beau temps étant revenu, Quesada commandant du IXth Tactical Air Command lâche ses P-47 et P-51 sur les cibles allemandes indentifiées grâce aux fumigènes rouges. Les Cotes 101 et les éminences autour de la Madeleine sont passées aux bombes de 500 livres.

– Le 116th Infantry reprend alors son assaut contre la Crête de Martinville à 19h30 en attaquant en tenaille. Si les 1 et 2/116th progressent correctement mais ne parviennent pas à se rejoindre. Habilement, les Fallschirmjäger sont parvenus à s’insérer entre les dispositifs des deux bataillons. Finalement, seul le 2/116th du Major Bingham reste accroché à la Crête.

– Sur le flanc droit de la « Blue and Gray », deux bataillons du 115th Infantry du Colonel Ordway fait quelques progrès pour se faire canoner par des FlaK 88 dans une petite vallée, forçant les GI’s à se retirer. Heureusement, l’intervention de Sherman permet aux hommes d’Ordway d’avancer de plus de 350 mètes… avant de sae faire bloquer une fois d eplus par des mitrailleuses et des mortiers. En outre une contre-attaque des Fallschirmjäger avec des blindés et des Flammenwerfer (lance-flamme), vient frapper le 1/116th qui repousse les assaillants à l’aide de l’artillerie divisionnaire. Un second assaut percute l’aile droite du 1st Battalion mais les GI’s tiennent toujours. Il n’empêche que le 1st Sergent Hardold E. Peterson se retrouve à commander la A Coy qui perd 37 hommes dans l’affaire… Peterson s’illustre aussi en repoussant une attaque à cout de fusil M1 Garand lance-grenade.
Isolé, le 2/116th se fait copieusement arrosé par des tirs d’artillerie et de mortiers mais aucune contre-attaque ne se produit en raison, sans doute, d’un manque de communications entre les différentes unités.

– Déçu par les résultas du 16, Gerhardt donne de nouveaux ordres pour le 17 juillet. Le 115th Infantry doit renouveller son assaut sur le plateau au nord de La Madeleine qui domine les positions allemandes à Martinville, pendant que le 116th Infantry  – commandé alors par le Colonel Philip E. Dwyer – doit dégager La Madeleine et que le 175th continue de progresser le long de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux.

– A 04h30, le 3/116th du Major Howie attaque en colonnes. Attaquant les positions allemandes à la baïonnette et à la grenade dans des mouvements rapides, les hommes de Howie réussissent à s’infiltrer entre des compagnies ennemies. Grâce à cela, La Madeleine est atteinte à 05h00, permettant au 2/116th de sortir de son isolement. Sauf que les inépuisables « Grünen Teuffeln » (« Diables Verts », surnom des parachutistes allemands) lance une nouvelle contre-attaque à 18h00. Malheureusement le Major Howie sera tué dans les heures d’après.

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????– C’est une action de coopération aéro-terrestre qui permet au 116th Infantry de sortir de son empêtrement. Grâce aux marques rouges envoyées dans les lignes allemandes, les avions du 506th Bomber Squadron matraquent les Fallschirmjäger et brisent net leur contre-attaque. Le bombardement américain est si efficace que plusieurs parachutistes allemands se rendent pour échapper aux P-47. Malheureusement, les initiatives pour récupérer les soldats isolés s’avèrent particulièrement difficiles pour les Half Tracks en raison des débris bloquant encombrant les chemins. Ajoutons à cela que les groupes du 116th qui sont toujours accrochés à la Crête de Martinville sont arrosés par un fort barrage d’artillerie allemand. Les tentatives de poussée menées par le Colonel Dwyer s’avèrent toujours infructueuses.

– Le 175th Infantry attaque à 14h30 le 17 juillet afin de combler le trou entre lui et le 2/116th. Reed jette ses 1st et 2nd Battalions dans la bataille sans pour autant obtenir des gains de terrain notables ; le Lt-Col. William T. Terry commandant du 1st Battalion étant même tué dans l’action. Les pertes deviennent alarmantes, les trois compagnies du 2/175th ont perdu presque tous leurs officiers et ne comptent plus qu’entre 50 et 80 hommes ! L’attaque vers le sud-ouest lancée par le 3/116th n’est pas plus fructueuse.

– Le 115th Infantry est beaucoup plus chanceux. A 15h00, ses 1st et 3rd Battalions font quelques progrès en attaquant vers le Cauchais, pendant que le 2nd Battalion se prépare à opérer une manœuvre dans les lignes allemandes pour prendre la Planche et prendre Le Cauchais à revers. Malheureusement, peu avant l’intervention préparatoire des Thunderbolt, un intense tir de barrage bien réglé par les mortiers de la 3. FJDiv causent d’importants dégâts dans les sections d’armes lourdes du 2/115th. Mais Gerhardt ordonne néanmoins au Bataillon de se mettre en marche même s’il n’a plus de radios en état de marche…

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– Le 2/115th se met donc en marche et atteint le versant est de la Crête de Martinville pour bifurquer ensuite au nord de La Planche où il ne rencontre aucune résistance.
Pendant la nuit, le Colonel Dwyer ordonne de former deux patrouilles de 20 hommes tirés des Compagnies antichar et de canons du régiment. Commandées chacune par les 1st Lieutenant Hallie F. Williams et Lewis B. White, progressent de haies en haies pour tenter de rejoindre les isolés du 2/116th. Si le 1st Lt Williams est tué et que sa patrouille échoue dans sa mission, celle de White réussit à reprendre le contact avec les avants-gardes de la 29th Division. Pendant ce temps, la A Company du 1/116th, commandée par le Captain James J. Rabbit progressent en deux colonnes le long de la Crête de Martinville. Prise parfois pour cible par un sniper, la A Coy atteint la Madeleine et forme un couloir pour évacuer les blessés.

– En dépit des difficultés, la 29th Division était tout prêt de la victoire, d’autant plus que les Fallschirmjäger n’ont pas saisi l’occasion qu’ils avaient de détruire tout le 2/116th. Les hommes de Gerhardt se trouvent maintenant sur les pentes en amont de Saint-Lô. En somme, de très bonnes nouvelles pour Corlett, d’autant plus que la 35th Division de Baade obtient de nouveaux gains de terrains significatifs. Ainsi, le 17 juillet, le 137th Infantry du Colonel Byrne passe le pont de Pont-Hébert et atteint la Vire près de Rampan.

– Constatant que la situation se dégrade bien trop sérieusement, Hausser envisage de replier sans tarder la 352. ID de Kraiss sur la ligne La Luzerne – Le Mesnil – Rouxelin – Rampan, afin de protéger le flanc droit de la 7. Armee le long de la Vire. Le 17 juillet, Hausser appelle donc le QG du HG B à la Roche-Guyon à 09h50. On lui répond sèchement que ni Rommel ni Hans Günther von Kluge (celui-ci ayant remplacé Rommel blessé dans sa voiture lors d’une attaque aérienne) n’ont autorisé une telle retraite. Hausser réplique que la 352. ID subit la pression des Américains et il n’en restera rien si elle ne se replie pas.

– Bien entendu, les évènements s’ensuivent donnent raison au commandant de la 7. Armee car la situation empire à l’ouest de la Vire. Et, avec les ponts détruits, la 352. ID menace d’être prise au piège sans aucune possibilité de repli. A 15h50, Hausser insiste une fois de plus auprès du QG du Heeres-Gruppe B. A 17h50, von Kluge fait savoir à Hausser que la 352. ID peut se replier. Le général des Waffen-SS bondit alors sur son téléphone et appelle Kraiss pour lui ordonner de se replier sur la ligne Rampan – Montcocq – La Boulaye. Hausser appelle aussi Schimpf pour lui ordonner de replier son aile gauche afin de la « coller » avec la 352. ID. Schimpf constate aussi que ses « Grünen Teuffeln » ne sont pas non plus dans une bonne posture car non seulement ils ont accumulé de lourdes pertes en dépit de leur ténacité mais la Crête de Martinville est quasiment encerclée par la 29th Division. Ajoutons-y que la route Isigny – Saint-Lô est elle aussi presque sous le contrôle ennemi. Paul Hausser, Dietrich von Choltitz et Meindl n’ont pas le choix ; l’abandon de Saint-Lô n’est pas seulement envisageable mais nécessaire, tout en maintenant une arrière-garde assez puissante pour retarder l’ennemi.

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13 – LA CAPTURE DE SAINT-LÔ

– Le matin du 18 juillet, le Lieutenant-General Corlett est informé que la pression de ses forces sur la ligne à l’est de la Vire porte ses fruits. Ainsi, la 35th Division de Baade repousse l’ennemi au sud du Carillon, capturant une grande quantité de matériel.
Tôt le matin, Corlett ordonne donc à Gerhardt de prendre Saint-Lô et de sécuriser l’agglomération. Gerhardt forme donc une Task Force (TF C), spécialement axé sur la vitesse, qu’il confie au Brigadier-General Norman D. Cota. Figure incontournable de la 29th Division, Cota est bien connu pour son commandement exemplaire sur Omaha Beach le 6 juin 1944.  La TF C est notamment composée d’éléments de la 29th Reconnaissance Troop, de chars du 741st TB (M5 Stuart et Sherman), de Wolverines  du 823rd TDB et d’Engineers du 121st Combat Engineer Battalion. Sa mission est d’appuyer l’infanterie dans la prise de la ville. Du côté, des fantassins justement, c’est le 115th Infantry d’Ordway qui, bien qu’épuisé, doit mener l’assaut principal.

Norman D. Cota

Norman D. Cota

– Durant la matinée, le 1/115th du Major Glover S. Johns Jr. démarre son attaque le long de l’autoroute Isigny – Saint-Lô, juste au nord de la ville.  Le Bataillon vient très vite à bout de quelques groupes allemands isolés et sécurise le plateau juste à l’ouest de la route, dans le secteur de Saint-Georges – Montcoq. Johns n’hésite pas à envoyer quelques patrouilles « sonder » les faubourgs de Saint-Lô. Gerhardt appelle le Colonel Hamilton E. Maguire chef d’état-major du XIXth Corps pour lui dire que ses éléments divisionnaires se tiennent prêts. Maguire lui répond : « Lancez l’infanterie en avant. Task Force parrée. » A 14h30, après avoir rassemblé sa TF C près de Couvains, Normand D. Cota appelle le QG de la « Blue and Gray » à laquelle il annonce brièvement : « Parré à rouler ». Son objectif initial dans Saint-Lô, choisi par le Major Lloyd M. Marr, est le square (encore épargné par les bombes !) situé prêt du cimetière.

St-Lo_29th-Division_08– Cota lance son unité à 15h00 sur la grand-route Saint-Lô – Isigny pour rejoindre le 1/115th. La progression est rapide malgré la forte résistance d’une compagnie de 60 Fallschirmjäger dotées de mitrailleuses MG juste à l’ouest de la ligne Saint-Georges – Montcocq. La TF C rejoint le 115th Infantry avec un peu de retard mais l’avance reprend de plus belle. Un antichar PaK fait feu juste à l’extérieur de Saint-Lô mais est réduit au silence par le canon de 37 mm d’un M5 Stuart. Mais la résistance allemande se durcit, Meindl ayant ordonné à plusieurs groupes de « Grünen Teuffeln » de retarder les Américains avec de l’artillerie et des mortiers. De durs combats ont donc lieu au Moulin-Berot. Toutefois, le plan américain se déroule comme prévu. La 29th Recce Troop du 1st Lt. Edward G. Jones Jr. entre dans Saint-Lô la première et se fraye un chemin dans les rues encombrées de débris, suivie par les fantassins et les Wolverines. Dès qu’il s’avère impossible de manœuvrer, les hommes sautent de leurs engins et progressent comme des fusiliers. Selon un plan préparer à l’avance, les Américains s’emparent de plusieurs points stratégiques (jonctions entre ls Rues de Bayeux, de Torigny et d’Isigny, pont au-dessus de la Dollée, ainsi que l’intersection Rue des Noyers – Champ de Mars) en combattant rue par rue et maison par maison contre des petits groupes de Landser et de Fallschirmjäger qui se cramponent toujours au terrain.  Usant toujours de leur pouvoir de nuisance, les FlaK 88 arrosent les colonnes américaines depuis le plateau au sud de Saint-Lô.

St-Lo_29th-Division_02– A 19h00, après environ quatre heures de furieux combats, Saint-Lô est enfin sécurisée grâce à la vitesse de manœuvre dont a fait preuve la TF C. Cota en informe alors Gerhardt qui appelle le QG de Corlett : « J’ai l’honneur d’annoncer au commandant du Corps que la 29th Division a sécurisé la ville de Saint-Lô après quarante-trois jours de combats ».

– Sauf que les Allemands n’en restent absolument pas là et continuent d’arroser les éléments de la « Blue and Gray » aux canons et aux mortiers.  Cota est d’ailleurs blessé par des fragments d’obus et doit être évacué. On le retrouvera cinq mois plus tard au commandement de la 28th Infantry Division dans les Ardennes. Un autre officier est tué, le Captain Sydney A. Vincent  commandant de la B Coy/823rd TDB alors qu’il quittait son véhicule pour coordonner l’action de ses Wolverine. Enfin, un autre obus atteint le PC du 115th Infantry, tuant plusieurs membres de l’état-major. Enfin, la performance de la TF C a un coût, car sur 600 hommes elle en a perdu… 200.
– Le 19 juillet, le 113th Cavalry Group du Col. Biddle, jusque-là rattaché à la 30th Division passe sous le commandement de Gerhardt et reçoit la mission de poursuivre l’ennemi jusqu’au nord de Torigny-sur-Vire. Biddle lance alors ses blindés légers qui avancent vers le sud en trois directions. La progression atteint environ 500 mètres  mais elle est stoppée par des tirs d’artillerie, de PaK et de mortiers allemands qui n’ont pas quitté leurs positions dominant Saint-Lô. Le 113th Cav.Group reçoit alors l’ordre de se porter à vers l’est pour réétablir le contact avec le Vth Corps de Gerow. Pendant ce temps, la 35th Division vient relever l’ensemble de la 29th  et s’établit solidement sur une ligne couvrant l’est de la Vire à partir de l’agglomération de Saint-Lô.

– Saint-Lô libérée, le génie américain se met très vite en action pour déblayer et organiser la logistique. La ville, bâtie par les Ducs de Normandie à l’époque médiévale n’est plus qu’un tas de ruines. Seules l’ancienne enceinte et la collégiale ont à peu près résisté. De nombreuses victimes civiles sont à déplorées et presque toute la population est sinistrée. Ceux qui ont pu partir ont fui vers des régions épargnés par les combats. Cet aspect alimentera encore davantage sinon la méfiance des Normands vis-à-vis de leurs libérateurs.

– Toutefois, une cérémonie mêlant GI’s et civils a lieu devant la Collégiale Notre-Dame entièrement détruite. Le corps du Major Howie, qui a été transporté dans une ambulance et une jeep de la TF C, est déposé devant la Collégiale recouvert de la bannière étoilée. Le monument qui lui est dédiée est toujours en place sur l’un des ronds-points de Saint-Lô.

Body of US Major Resting Atop Ruins– Stratégiquement, Bradley peut enfin être satisfait. Non seulement, la prise de Saint-Lô a élargi sa tête de pont mais il dispose d’une base solide pour redéployer ses forces en vue d’une autre offensive visant à prendre Coutances, Avranches et Vire, d’autant plus qu’Eisenhower va pouvoir « libérer » l’un de ses meilleurs éléments jusque-là retenu en Grande-Bretagne ; le General George S. Patton.

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 18/ La Bataille de Saint-Lô (Seconde partie)

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19 février 2010
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Histoire & Culture

Récit de la conversion de Paul Claudel à Notre Dame de Paris

by Jérôme 15 février 2010

Dramaturge, poète, écrivain et diplomate Français, Paul Claudel (1868-1955)  est aussi un converti. Voici des extraits du récit de sa conversion au catholicisme qui s’est produite le 25 décembre 1886 en la cathédrale Notre Dame de Paris. Un témoignage bouleversant et une expérience spirituelle singulière.

« En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, de l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

« En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se
« Un Être nouveau et formidable, avec de terribles exigences pour le jeune homme et l’artiste que j’étais, s’était révélé que je ne savais concilier avec rien de ce qui m’entou­rait. L’état d’un homme qu’on arracherait d’un seul coup de sa peau pour le planter dans un corps étranger au milieu d’un monde inconnu est la seule comparaison que je puisse trouver pour exprimer cet état de désarroi complet. Ce qui était le plus répugnant, à mes opinions et à mes goûts, c’est cela pourtant qui était vrai, c’est cela dont il fallait bon gré, mal gré, que je m’accommodasse. Ah ! Ce ne serait pas, du moins, sans avoir essayé tout ce qu’il m’était possible pour résister.servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux ! Si c’était vrai, pourtant ? C’est vrai ! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi ! Il m’aime, Il m’appelle. » Les larmes et les san­glots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. »

Cette résistance a duré quatre ans. J’ose dire que je fis une belle défense et que la lutte fut loyale et complète. Rien ne fut omis. J’usai de tous les moyens de résis­tance et je dus abandonner l’une après l’autre des armes qui ne me servaient à rien. Ce fut la grande crise de mon existence, cette agonie de la pensée dont Arthur Rimbaud a écrit : « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face ! » Les jeunes gens qui abandonnent si facilement la foi ne savent pas ce qu’il en coûte pour la recou­vrer et de quelles tortures elle devient le prix. La pensée de l’enfer, la pensée aussi de tou­tes les beautés et de toutes les joies, dont, à ce qu’il me paraissait, mon retour à la vérité, devait m’imposer le sacrifice, étaient surtout ce qui me retirait en arrière.

Mais enfin, dès le soir même de ce mémorable jour à Notre-Dame, après que je fus rentré chez moi par les rues pluvieuses qui me semblaient maintenant si étranges, j’avais pris une bible protestante qu’une amie allemande avait donnée autrefois à ma sœur Camille et, pour la première fois, j’avais entendu l’accent de cette voix si douce et si inflexible qui n’a cessé de retentir dans mon cœur. »

15 février 2010
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Histoire & Culture

« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

by Jérôme 10 février 2010

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/

L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire !

— Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ?

— Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire aux Français que leur histoire est affreuse, et qu’elle n’a commencé que par la Révolution française. Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture. Toute demeure divisée contre elle-même périra. Nous sommes le seul pays au monde qui s’interdit de lui-même, d’une part de lui-même. Qui interdit à ses propres enfants de cultiver la mémoire des siècles de sa grandeur. La France n’a le droit d’étudier son histoire qu’à partir de la période trouble de la Révolution, qui renferme dans son ADN un gène terroriste. La Révolution, c’est l’éradication. Ne pas enseigner toute l’histoire de France, c’est continuer l’éradication.

— Quand on veut éradiquer les crèches, par exemple à La Roche-sur-Yon, vous dites en substance : quelle que soit la loi de 1905, il fallait tenir bon. C’est une leçon pour tout le monde ?

— Mais c’est une question de priorité ! Le droit est supérieur à la violence, mais il y a quelque chose qui est supérieur au droit, c’est la civilisation. Soljenitsyne disait très bien : « Quand un pays n’a plus de mœurs, il fait des lois. » S’il s’avère qu’une loi est contraire au principe même de la civilisation, alors il faut se tourner vers la civilisation plutôt que vers la loi.

En effet, la France est une terre chrétienne. La crèche fait partie de nos racines, de notre identité, de notre patrimoine, de nos affections, de nos enfances, de nos symboles. Cette richesse est infiniment supérieure à je ne sais quelle élucubration, je ne sais quel juridisme d’une laïcité corrompue ou abîmée. La France est le seul pays au monde qui tente de vivre avec l’idée d’une religion séculière, d’un Etat qui n’existe plus. D’ailleurs, ceux qui ont fait interdire la crèche du Conseil général, que j’avais installée moi-même, sont les descendants directs des révolutionnaires qui avaient proposé aux Français, avec le succès que l’on sait, de substituer à la religion chrétienne la religion civile de la Révolution, avec le culte de l’Etre suprême et le changement du calendrier. En fait, le combat révolutionnaire continue.

Le principe de laïcité a été inventé par Jésus-Christ, par le christianisme : c’est la séparation du temporel et du spirituel. On n’a aucun complexe à faire : simplement, la laïcité n’est pas le laïcisme. Le laïcisme, c’est quand le temporel tente d’absorber le spirituel. Nous sommes devant deux tentations au milieu desquelles flotte la pauvre chrétienté finissante de notre pays. La première, c’est l’absorption du spirituel par le temporel, c’est le laïcisme à la Vincent Peillon, la Libre pensée, la franc-maçonnerie : l’idée que le spirituel n’est plus qu’un tout petit refuge dans la vie privée, où on peut murmurer derrière les fenêtres sa petite prière du matin ou du soir, pourvu qu’on ne nous entende pas dans la rue.

La deuxième tentation, c’est l’islamisme : l’absorption du temporel par le spirituel, l’idée que c’est l’imam qui conduit la cité. Finalement c’est le djihad qui mène la danse. Entre les francs-maçons et les djihadistes il y a une alliance objective, redoutable. Les uns détruisent, les autres remplissent le vide.

La totalité de l’entretien sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2014/12/un-entretien-exclusif-avec-philippe-de.html

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

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10 février 2010
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Histoire & Culture

Victor Hugo: « Lorsque l’enfant parait »

by Jérôme 9 février 2010

Peut-être faut-il retrouver une âme d’enfant pour espérer de nouveau…

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.

La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux.

Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche.
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !

Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

 

V. Hugo, Les feuilles d’automne (1831)

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Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin… « Si…

17 mai 2014

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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Aragon : « Je vous salue ma France »

En août-septembre 1943, Aragon, sous le pseudonyme de François la Colère, fait imprimer clandestinement Le Musée Grévin. Le poème est ensuite distribué à Paris sous forme de tract. Imaginant que la guerre est achevée, le poète dresse le tableau d’une France victorieuse et immortelle. Le titre provient du fait qu’il…

14 septembre 2014

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9 février 2010
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Histoire & Culture

Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII

by Jérôme 8 février 2010

Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d’aborder une carrière de magistrat.

D’abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité,,il devient Garde des Sceaux puis Chancelier du Royaume. Réputé fidèle et loyal au Roi et au Cardinal, bien que restant dans l’ombre de ce dernier, il joue notamment un grand rôle dans la conduite de l’administration du Royaume.

Pendant la révolte des Va-Nu-Pieds en Normandie (1639), il met au pas le Parlement de Rouen en privant ses membres de plusieurs prérogatives et privilèges. Il instruit aussi le procès de Henri de Ruzé d’Effiat Marquis de Cinq-Mars.
Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, il est brièvement écarté des affaires mais est rappelé par Mazarin pour devenir Ministre d’État. Il soutient Anne d’Autriche durant la Fronde, ce qui lui vaut de reprendre sa charge de Garde des Sceaux en 1656.

Mais l’ascension de Colbert l’écarte de la conduite des affaires de l’État. Il s’éteint le 28 janvier 1672 à Saint-Germain-en-Laye.

Pierre Séguier était aussi un protecteur des Arts et des Lettres. Il était membre de l’Académie Française dont il avait confirmé les statuts.

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Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Abel Servien : diplomate de Louis XIII et Louis XIV

Abel Servien : diplomate de Louis XIII et Louis XIV

Injustement passé dans l’oubli, Abel Servien, Comte de la Roche-aux-Aubiers, Seigneur de Sablé et de Bois-Dauphin voit le jour à Biviers au sein de la noblesse parlementaire du Dauphiné. D’abord Procureur du Parlement de Grenoble, il devient ensuite Maître des Requêtes de l’Hôtel du Roi. Devenant l’une des « créatures » du…

17 février 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

9 mars 1661 : Disparition du Cardinal Jules Mazarin

9 mars 1661 : Disparition du Cardinal Jules Mazarin

Né le 14 juillet 1602 à Pescina dans les Abruzzes au sein d’une famille aux origines modestes, Jules Mazarin va gravir les échelons de la diplomatie pontificale grâce à son intelligence, son aisance intellectuelle et son obstination, sans jamais avoir reçu le sacrement de l’Ordination. – Pendant la Guerre de…

9 mars 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

8 février 2010
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Histoire & Culture

Hommage à Hélie de Saint Marc : « Simplement essayer d’être un homme »

by Jérôme 7 février 2010

Aujourd’hui 26 août 2013, Hélie de Saint-Marc âgé de quatre-vingt-onze ans, nous a quitté à La Garde-Adhémar pour son dernier grand saut.

Helie-de-Saint-Marc-civilEn hommage à cet homme d’Honneur, d’Engagement et de Noblesse, amoureux de l’Asie, qui connut l’horreur des camps nazis, les rizières d’Indochine et l’internement à Frênes, nous publions quelques-uns de ses écrits les plus marquants.

 « Les adolescents d’aujourd’hui ont peur d’employer des mots comme la fidélité, l’honneur, l’idéal ou le courage. Sans doute ont-ils l’impression que l’on joue avec ces valeurs – et que l’on joue avec eux. Ils savent que leurs aînés se sont abîmé les ailes. Je voudrais leur expliquer comment les valeurs de l’engagement ont été la clef de voûte de mon existence, comment je me suis brûlé à elles, et comment elles m’ont porté. Il serait criminel de dérouler devant eux un tapis rouge et de leur faire croire qu’il est facile d’agir. La noblesse du destin humain, c’est aussi l’inquiétude, l’interrogation, les choix douloureux qui ne font ni vainqueur ni vaincu. »

« Ai-je toujours été fidèle ? Ai-je toujours agi selon l’honneur ? J’ai essayé, sans jamais y parvenir entièrement, d’être digne des autres et de la vie. Je ne connais pas de vérité tranquille. Je veux ajouter de la vie aux années qui me restent, témoigner de tout ce qui dure, retrouver la vérité de l’enfant que j’ai été. Simplement essayer d’être un homme. »

Hélie de Saint Marc

Sur le même auteur :

–https://www.france-histoire-esperance.com/2012/04/que-dire-a-un-jeune-de-20-ans-helie-de-saint-marc/

–https://www.france-histoire-esperance.com/2012/03/helie-de-saint-marc-les-champs-de-braises/

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Gustave Thibon/ Hélie de saint Marc : Un enseignement

Gustave Thibon/ Hélie de saint Marc : Un enseignement « viril » pour les jeunes générations…

Notre jeunesse doit se lever. L’avenir de nos sociétés en dépend. Jean Paul II s’adressant aux jeunes Français  (au Parc des Princes, le 1er juin 1980) disait lui-même que « l’Eglise regarde les jeunes avec optimisme et avec une profonde espérance. Elle voit en eux une énorme force de renouveau ». Tournons…

14 octobre 2014

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Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait…

15 octobre 2013

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

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7 février 2010
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Histoire & Culture

14 mars 1590 : bataille d’Ivry

by Jérôme 7 février 2010

Cette bataille décisive de la fin des Guerres de Religion met aux prises les Ligueurs commandés par Charles de Lorraine Duc de Mayenne Lieutenant-Général du Royaume (16 000 hommes dont de nombreux mercenaires germaniques et hispaniques) et l’Armée Royale (11 000 soldats) d’Henri de Navarre (futur Henri IV).
Elle a lieu  non loin de Nonancourt et d’Ivry (Normandie, actuel département de l’Eure) dans la plaine de Saint André.

– Chacun des deux chefs est épaulé par ses meilleurs lieutenants. Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours, Charles Ier d’Aumale et Philippe d’Egmont pour le Duc de Mayenne. Et pour Henri de Navarre, on compte le fidèle Maximilen de Béthune Baron de Rosny (futur Duc de Sully), François de Montpensier, Jean VI d’Aumont, Claude de La Trémoille, François de Bourbon-Conti, Armand de Gontaut-Biron et le Colonel Schomberg.

– Le Duc de Mayenne fait d’abord charger ses reîtres allemands contre le Chevau-légers d’Henri de Navarre qui doivent se replier et abandonner l’artillerie aux Wallons. Jean VI d’Aumont se fait lui aussi malmener par les Ligueurs. Mais Henri de Navarre lance à son tour Gontaut-Biron et Montpensier qui viennent à leur tour cogner durement dans les rangs ligueurs, sauvant Aumont d’une bien mauvaise posture.

– De son côté, Henri de Navarre se rue sur les lanciers espagnols pour les empêcher d’occuper le terrain. Mayenne fait alors donner sa cavalerie pour tenter d’anéantir l’escadron royal. S’ensuit alors une ruée aussi féroce que confuse. On croit même Henri de Navarre tué.
C’est là qu’il aurait apostrophé ses troupes en les termes suivants (peut-être apocryphes) : « Mes compagnons, si vous courez aujourd’hui ma fortune, je cours aussi la vôtre ; je veux vaincre ou mourir avec vous. Dieu est pour nous. Voici ses ennemis et les nôtres. Voici votre roi. Gardez bien vos rangs, je vous prie ; si la chaleur du combat vous le fait quitter, pensez aussitôt au ralliement : c’est le gain de la bataille. Vous le ferez entre ces trois arbres que vous voyez là-haut à main droite. Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache ; vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire »
Le Béarnais sera toutefois sauvé par l’un de ses soldats, Charles de Rambures. Il ralliera ses soldats en s’écriant : « Tournez visage, leur cria-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir ! »

– Finalement, la bataille d’Ivry est une victoire complète pour l’Armée Royale. Philippe d’Egmont est tué et les lansquenets allemands sont impitoyablement massacrés. Mayenne, Savoie-Nemours et Aumale doivent s’enfuir.

Lire :
– Arlette Jouanna : Les Malcontents
– Pierre Miquel : Les Guerres de Religions

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Maximilien de Béthune Duc de Sully

Maximilien de Béthune Duc de Sully

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France ». Ce sont ces mots qu’on a longtemps retenu de ce compagnon d’armes et proche ami du Bon Roi Henri. – Né le 13 décembre 1559 à Rosny, près de Paris, Maximilien de Béthune est le fils de François de Béthune et…

22 décembre 2015

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

2 août 1589 : Mort d'Henri III

2 août 1589 : Mort d’Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » disait de lui Pierre de L’Estoile. Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et dernier Souverain de la dynastie des Valois.…

2 août 2016

Dans « Grands personnages politiques »

27 février 1594 : sacre d'Henri IV

27 février 1594 : sacre d’Henri IV

Après avoir abjuré le Protestantisme l’année précédente (Basilique Saint-Denis) et pris Dreux tenu par les Ligueurs, Henri de Navarre est sacré Roi de France, à Chartres, par Mgr Nicolas de Thou, évêque de la ville, et devient Henri IV. Henri IV fut le seul Roi de France à ne avoir…

27 février 2016

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7 février 2010
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Histoire & Culture

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

by Jérôme 15 janvier 2010

C’est à l’issue de cette bataille que naquit l’expression Furia Francese.

Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attaqué par la Ligue de Venise menée par Francesco II da Gonzaga. Heureusement, le Roi de France put compter sur le soutien  de ses capitaines Pierre de Rohan Maréchal de Gié, Louis III de la Trémoille, le Vicomte de Narbonne et Mathieu de Bourbon dit « le Grand Bâtard de Bourbon ». Ce dernier sauvant le valeureux Roi Affable avant d’être fait prisonnier.

Bilan, les 8 000 français déchaînés mirent en fuite leurs 26 000 ennemis.

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24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

Contre les conseils de ses vieux Maréchaux Jacques II de Chabannes de la Palisse et Louis III de la Trémoille, François Ier décide de reconquérir le Milanais après le premier échec de Charles Quint en Provence (1523). Après s’être emparé de Milan en octobre 1524, l’Armée du Roi de France…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

Dans « Non classé »

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

15 janvier 2010
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Histoire & Culture

« Lettres d’un soldat », Eugène-Emmanuel Lemercier

by Jérôme 10 janvier 2010

« Auparavant, j’aimais la France d’un amour sincère, encore qu’un peu dilettante : je l’aimais en artiste, fier de vivre sur la plus belle terre, mais en somme, je l’aimais un peu à la façon dont un tableau pourrait aimer son cadre. Il a fallu cette horreur pour sortir tout ce qu’il y a de filial et de profond dans les liens qui m’unissent à mon pays…»

« Ces lettres d’un soldat sont celles d’un fils à sa mère, d’un artiste à sa confidente. Mobilisé au 106, RI – le régiment de Maurice Genevoix – le jeune peintre Eugène-Emmanuel Lemercier arrive aux Éparges en septembre 1914. Il est au front dans ce secteur jusqu’au début du mois d’avril 1915, époque à laquelle il disparaît dans un combat. Dans les lettres qu’il écrit pendant sa campagne, Lemercier exprime ce qu’il ressent et ce qu’il ressent est « la révélation la plus complète de ce qu’il y a de plus intime dans une âme de combattant », la révélation de la tragédie de l’esprit confronté à la guerre qui l’écrase. »

Lettres d’un soldat , Août 1914-Avril 1915, E.E. Lemercier, lettres (broché), 2005

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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Gérard Depardieu, Cyrano de Bergerac : Tirade du « nez »

Un morceau de culture française. L’acteur français au sommet de son art, dans une tirade mémorable… Extrait du film réalisé par Jean-Paul Rappeneau « Cyrano de Bergerac » (1990) Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d’ Edmond Rostand (1868-1918), inspirée d’un personnage réel, Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655). Cette…

11 juillet 2012

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10 janvier 2010
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Histoire & Culture

11 septembre 1758 : Victoire du Duc d’Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast

by Jérôme 9 janvier 2010

Victoire de Saint-Cast-le-Guildo remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel- Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d’Aiguillon (petit neveu du grand Cardinal), – Gouverneur du Duché de Bretagne -, et Jean Pierre Rioust des Villaudrains sur les tuniques rouges (anglaises) de Thomas Bligh, Anson et Richard Howe.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh devaient s’emparer de Saint-Malo mais débarquèrent trop à l’Ouest et restèrent l’arme au pied. Ils se firent repousser par les furieux bretons et durent rembarquer en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

Les soldats bretons dépouillèrent alors les soldats et officiers britanniques prisonniers avant d’inviter les seconds au Te Deum donné par le Duc d’Aiguillon !

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18 juin 1429 : Victoire de Patay

18 juin 1429 : Victoire de Patay

La victoire de Patay s’inscrit dans la continuité de la libération d’Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency. C’est d’ailleurs après la dernière bataille que l’Ost du Dauphin Charles, guidée par Sainte Jehanne d’Arc et commandée conjointement par le Gentil Duc Jehan II d’Alençon, Jehan de Brosse Maréchal de…

18 juin 2015

Dans « Non classé »

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

Dans l’Histoire de la Guerre de Cent Ans, Arthur de Richemont reste curieusement – tout comme Olivier V de Clisson – dissimulé par l’ombre de Bertrand du Guesclin. Pourtant, il fut le troisième représentant de la noblesse bretonne à s’être vu octroyé la dignité de Connétable de France. Richemont ne…

26 décembre 2016

Dans « Epoque médiévale »

9 janvier 2010
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Histoire & Culture

De Gaulle, « Une certaine idée de la France »

by Jérôme 9 janvier 2010

Les commémorations du débarquement remettent le général de Gaulle à l’honneur. On peut débattre à l’infini sur les options politiques et sur la moralité du personnage, mais on ne peut nier son élan patriotique qui lui faisait dire qu’il avait « une certaine idée de la France ». Voici un échantillon de citations qui justifient cette assertion. Puissent nos gouvernants s’en inspirer…

 » Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. »

Discours de Rome, le 27 juin 1959

« Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs ».

 David Schoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Ed. Julliard, 1965

« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.

De Gaulle, Mémoires de guerre

« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. »

Discours prononcé à Londres devant une assemblée de Français, 1er mars 1941

« Ce qu’il faudrait à ce pays, c’est un roi. »

Déclaration à Robert Prigent, ministre de la Population, cité par Georgette Elgey, La République des illusions, Ed. Fayard

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « En décapitant le roi, on décapitait symboliquement la France »

Extrait de l’homélie de l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, prononcée à l’occasion de la messe de requiem pour le défunt roi de France Louis XVI, le 21 janvier dernier :  « Pourquoi assistons-nous à une messe de suffrage si nous pensons, avec le pape Pie…

22 janvier 2014

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Le « suicide français » ou les savoureuses

Le « suicide français » ou les savoureuses « quenelles » de Mr Zemmour…

2014 : L’année de la « quenelle » ? « 2014 sera l’année de la quenelle où ne sera pas » C’était en substance ce qu’annonçait, dans son style caractéristique, Mr Mbala Mbala, alias Dieudonné, au mois de janvier dernier, dans l’une de ses vidéos ayant défrayé la chronique – et résisté…

2 novembre 2014

Dans « Non classé »

Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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9 janvier 2010
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Histoire & Culture

Brève – 9 octobre 1967 : Disparition d’André Maurois

by Jérôme 8 janvier 2010

Né à Elbeuf en 1885, issu d’une famille juive alsacienne, élève du philosophe Alain à Rouen, interprète auprès de l’Armée britannique durant la Grande Guerre, rédacteur du Journal « Le Flambeau » (organe de presse des Croix de Feu), André Maurois était un romancier, essayiste,  conteur, biographe historique et même auteur de science-fiction reconnu.
Il fut élu à l’Académie française en 1938 (avec le soutien du Maréchal Pétain) mais partit s’exiler aux Etats-Unis deux ans plus tard en raison de ses origines.

Il a laissé : « Les silences du Colonel Bramble » (inspiré de son expérience de la Grande Guerre), la traduction en français du poème de R. Kipling « Tu seras un homme mon fils », « Ni ange ni bête », « Les discours du Dr. O’Grady », « Dialogue sur le commandement », « La Vie de Disraeli » (biographie), « Climats », « Le pays des trente-mille volontés », « Don Juan ou la vie de Byron » (biographie), « Lyautey » (biographie), « Tourgueniev » (biographie), « Le peseur d’âmes », « Chantiers américains », « Edouard VII et son temps » (biographie), « René ou la vie de Châteaubriand » (biographie), « Histoire des Etats-Unis », « Terre promise, « Alain » (biographie), « Lélia ou la vie de George Sand » (biographie), « Olympio ou la vie de Victor Hugo », « Les trois Dumas » (biographie), « Le Monde de Marcel Proust » (biographie), « Les deux géants », « La vie d’Alexander Fleming » et « Adrienne ou la vie de Mme de La Fayette » (biographie).
 

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1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

Incontestablement, il reste l’un des (grands) auteurs français dont le style et l’esthétisme n’ont d’égal que la controverse d’ordre politique dont il fait l’objet. Retour donc sur l’un de nos romanciers à la fois adulé et décrié. Né en 1894 à Courbevoie au sein d’une famille de petits commerçants, Louis-Ferdinand…

1 juillet 2013

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Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

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8 janvier 2010
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Histoire & Culture

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 13

by Jérôme 6 janvier 2010

– LES OFFENSIVES D’AOÛT 1915 (Seconde partie)

** Echec des Néo-Zélandais à Çunuk Bahr

– Sur le flanc droit (sud), l’attaque doit être effectué par deux colonnes d’assaut, chacune appuyée par une force de couverture. La Right Covering Force formée de la New Zealand Mounted Brigade d’Andrew Russell, (avec les Wellington, Auckland et Canterbury Mounted Rifles) et de l’Otago Mounted Rifles doit attaquer sur le Poste N°3 (Old Post No 3 – en fait une extension de la « Crête du Rhododendron »), qui verrouille le débouche de Sazli Beit Dere.

Source : http://www.nzhistory.net.nz

Source :
http://www.nzhistory.net.nz

– Anglais et Néo-Zélandais décident de ruser : ils chargent le destroyer HMS « Colne » de bombarder et d’illuminer le Post No 3 avec des projecteurs entre 21h00 et 21h10, puis une fois de plus entre 21h20 et 21h30. Cela permet aux Auckland Mounted Rifles de s’emparer du poste en surprenant les Turcs dans leurs abris. Dans la foulée, les autres postes avancés turcs sur la « Cote du Destroyer » et « Table Top » sont submergés par les Wellington Mounted Rifles, ouvrant ainsi le passage à la New Zealand Infantry Brigade qui forme la Colonne d’assaut de droite, celle qui doit percer par Sazli Beit Dere et Çailik Dere. Pendant ce temps, les Otago et Canterbury Mounted Rifles doivent mener un bref combat pour s’emparer de « Bauchop’s Hill », position qui garde l’entrée d’Aghyl Dere et situé au-dessus du couloir par leuquel doit déboucher la Colonne d’Assaut de gauche du Brigadier.General Vaughan Cox (29th Indian Brigade et 4th Australian Brigade). Pendant ce temps, la force de couverture de gauche, formé de 2 Battalions de la 40th Brigade, nettoie Damakjelik Bahr, afin de sécuriser fortement le flanc gauche.

– Sauf que la suite des évènements se gâte pour la 4th Australian Brigade de John Monash. En effet, partant avec des effectifs réduits en raison de la dysenterie et mal guidée de nuit par un grec, la brigade avance lentement dans l’étroit défilé de « Taylor’s Gap », entre « Bauchop’s Hill » et « Walden Point » sous le feu de tireurs isolés ennemis. Les soldats australiens ont dû mettre trois heures pour couvrir 550 mètres jusqu’à 02h00 du matin. Selon le plan, la 4th Brigade doit escalader la Crête d’Abdul Rahman et la Cote 971, pendant que la 29th Brigade doit attaquer au sud de la Cote « Q ». Mais désorientés par l’obscurité et les tirs des Turcs, les soldats de Monash se perdent et pensent avoir atteint les pentes de la Crête d’Abdul Rahman. Seulement, il s’agit de la continuation de Damakjelik Bahr.

John Monash, commandant de la 4th Australian Brigade Source : http://images.npg.org.uk

John Monash, commandant de la 4th Australian Brigade
Source :
http://images.npg.org.uk

– La Cote 971 s’étend en fait en longueur et en escalader les parois relève de l’impossible pour des soldats exténués. John Monash se trouve alors convaincu qu’il ne peut rien tenter avant la levée du jour. Derrière lui, la 29th Indian Brigade ne peut avancer davantage elle aussi.
Plus grave encore, la New Zealand Brigade (infanterie) de Francis Johnston n’arrive pas à se rassembler à temps sur la Crête du Rhododendron, alors que le Canterbury Mounted Rifles du Lt.Col Hughes n’a pas encore débouché de Sazli Beit Dere, n’ayant pu se guider décemment dans l’obscurité et se trouvant bloqué par des tirs de mitrailleuses. Ajoutons que l’état de santé de Johnston – et une forte tendance à l’alcoolisme – ne facilite pas la transmission des ordres chez les Néo-Zélandais, d’autant que l’ambiance entre officiers devient très vite exécrable. Au final, la NZ Mounted Brigade et les fantassins ne reprennent leur avance qu’à 06h30. Seule satisfaction notable pour les Néo-Zélandais, leur diversion a incité la 5e Division à envoyer ses quelques réserves autour de Kojadere, un village derrière « Gun Ridge ». De plus, l’attaque sur « Pine Ridge » avait encouragé l’Oberst Hans Kannengiesser à ventiler davantage sa 9e Division plus au sud. Mais lorsqu’il s’aperçoit que la menace sur Çunuk Bahr se précise nettement, le commandement de la Ve Armée turque ordonne aux renforts de se mettre en marche vers les hauteurs de Sari Bahr. En raison de la piètre performance de Johnston, les troupes de Kannengiesser atteignent le sommet de Çunuk Bahr à 07h00 pour voir les Néo-Zélandais occuper « l’apex » près de 450 m plus bas.

Insigne du Canterbury Mounted Rifles Source : http://www.nzhistory.net.nz

Insigne du Canterbury Mounted Rifles
Source :
http://www.nzhistory.net.nz

– A 08h00, Francis Johnston tient une réunion avec ses commandants de Battalions, afin que les Néo-Zélandais consolident leurs positions sur « l’apex » en poussant sur la Crête du Rhododendron et Çunuk Bahr. Mais pendant ce temps, les hommes de Kannengiesser renforcent activement leurs positions afin de barrer la route aux Néo-Zélandais.

– Lorsque la décision de Johnston parvient sur la table d’Alexander Godley, patron de la 1st NZ&A Division, celui-ci entre dans une colère noire et ordonne à Johnston de s’emparer des hauteurs de Çunuk Bahr sans plus tarder. Sauf que Johnston, qui attend toujours l’arrivée des cavaliers démontés du Canterbury Mounted Rifles, envoie les seuls fantassins de l’Auckland Battalion, avec le soutien de 2 compagnies du 2/10th Gurkhas alors positionnés un peu plus au nord. L’attaque a lieu à 10h30. Sauf que 500 Turcs ont déjà eu le temps de prendre position au sommet. Certes, sont-ils en nette infériorité numérique mais ils tiennent les hauteurs et peuvent observer les mouvements de Johnston. L’Auckland et les Népalais passent à l’attaque mais se font repousser avec des pertes sérieuses. Johnston envoie alors le Wellington Mounted Rifles du Lt.Col. Malone à l’assaut contre Çunuk Bahr. Malone refuse net, estimant qu’il ne fera qu’envoyer ses hommes au suicide. Mais finalement, de nouveaux ordres de Godley parviennent à Johnston pour lui signifier de cesser toute attaque jusqu’à nouvel ordre.

 

Source :
– HART Peter : Gallipoli, Profile Book, Grande-Bretagne

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

– LA SECONDE BATAILLE DE KRYTHIA (28 avril – 9 mai 1915) – L’erreur grossière de Hamilton est d’avoir laissé Kum Kale inoccupé, permettant ainsi aux Turcs d’y réinstaller des canons qui pilonnent impunément la partie européenne. Cependant, les 26-27 avril, la 1re Brigade Métropolitaine (Général Vandenberg) débarque sur «…

19 mai 2015

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Chroniques des Dardanelles - 14

Chroniques des Dardanelles – 14

– Le 8 août, Birdwood monte une nouvelle attaque contre Çunuk Bahr avec les Wellington Battalion, 7th Bn. Gloucestershire et 8th Bn. Royal Welch. A 03h30, Néo-Zélandais et Britanniques ouvrent un feu d’enfer avec canons et mitrailleuses, forçant les Turcs à quitter temporairement leurs positions. Ensuite, le Wellington Battalion, avec…

25 août 2015

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 7

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 7

– LE BAPTÊME DE FEU DE L’ANZAC – Pour le débarquement de la 1st Australian Division (AIF), son commandant Sir William Bridges prévoit de faire accoster la 3rd Brigade du Colonel Ewen Sinclair-MacLagan. Écossais natif d’Edimburgh, Sinclair-MacLagan était l’un des seuls officiers professionnels à commander dans les rangs australiens. Celui-ci…

25 avril 2015

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6 janvier 2010
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Histoire & Culture

3 août 1645 : Victoire de Condé et de Turenne à Allerheim (Nördlingen)

by Jérôme 5 janvier 2010

Victoire française de la Guerre de Trente Ans, Allerheim (ou seconde bataille de Nördlingen) oppose donc Louis II de Bourbon-Condé Duc d’Enghien et Henri Vicomte de Turenne au Maréchal bavarois Franz von Mercy. On la nomme aussi « Seconde bataille de Nördlingen » en référence à la première bataille qui s’était déroulée en 1634 et avait vu le victoire des Impériaux sur les Suédois et les troupes protestantes allemandes de Bernhardt de Saxe-Weimar.
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– Allerheim se situe en Franconie, région septentrionale de la Bavière, entre Stuttgart et Ingoldstadt, à une bonne quarantaine de kilomètres au nord-ouest d’Augsbourg. Le terrain où vont s’affronter les deux armées présente une vaste plaine encastée entre deux vallons.

– Décidant d’attendre les Français, Franz von Mercy établit son quartier général sur la colline escarpée de Vineberg. Il peut compter sur 15 000 soldats (en majorité des Bavarois), bien souvent des anciens des batailles antérieures contre les Suédois, ainsi que sur 28 pièces d’artillerie. L’aile droite de l’armée de von Mercy est commandée par von Gleen, tandis que la gauche est placée sous les ordres de Jean de Werth. Mercy commande lui-même au centre. Von Mercy a placé le gros de son artillerie (14 canons) sur son centre.

– Face aux Impériaux, l’Armée française commandée par le Prince de Condé compte 17 000 hommes. Turenne commande l’aile gauche près du village de Warnitz avec 16 Escadrons de Cavalerie et 6 Bataillons d’Infanterie. Le Comte Jean-Gaspard de Marsin commande le centre face à Allerheim. Enfin, le Duc Antoine III de Grammont commande l’aile gauche en face d’Elger. Enfin, une partie de la réserve est placée sous les ordres du Comte de Chabot.

– La bataille commence au milieu de soirée par la canonade des 14 bouches à feu du centre impérial qui veut rombre les liches du Comte de Marsin. Mais Condé lance immédiatement ses troupes à l’assaut en colonnes. Marsin attaque en tête et malgré les tirs ennemis, parvient à l’entrée d’Allerheim. Un assaut furieux du centre français permet d’emporter les premières lignes ennemies. Mercy lance alors des troupes de réserve contre la colonne de Marsin. Les Impériaux vont avancer leurs canons qui tirent à mitraille et trouent les rangs français. Marsin est grièvement blessé, pendant que ses soldats doivent reculer. Condé envoie alors le Maréchal de Camp Amaury de La Moussaye soutenir Marsin. Le combat redouble en intensité mais les Impériaux repoussent encore les français. La Moussaye est blessé à son tour.
Pensant sa victoire proche, von Mercy lance alors toute ses forces contre le centre du Prince de Condé. Celui-ci paie de sa personne en dirigeant le combat au plus près du feu ennemi. Bon nombre d’officiers de sa suite (ses proches rassemblés dans la « Cornette ») tombent tués ou blessés. Mais dans l’affrontement, von Mercy est tué d’une balle de mousquet. Un flottement se fait donc sentir dans les lignes impériales et Condé en profite pour relancer ses troupes à l’assaut et finit par s’emparer d’Allerheim. Mais les Bavarois se ressaisissent et réussissent à maintenir leurs positions en amont de village.

– Condé ordonne alors à Turenne de tourner l’aile droite impériale par Vineberg. Turenne s’exécute et marche contre le feu de von Gleen mais se trouve bloqué et reçoit lui-même une blessure. Il faut que Condé face donner ses réserves composées de Hessois et de Weimariens pour dégager le sommet de Vineberg pour y massacrer les fantassins impériaux qui s’y sont accrochés.

– C’est alors que Jean de Werth vient percuter l’aile droite française (Grammont) qui résiste à plusieurs attaques avant de céder. Mais Werth apprend la mort de von Mercy et n’ose pas avancer alors que l’opportunité s’y prête. Ce manque de résolution va lui coûter la victoire. Condé voit alors tout de suite le danger et expédie Chabot et la réserve renforcer l’aile droite. Jean de Werth préfère alors se retirer sur Donawerth avec tout le reste de l’Armée.
Malgré les pertes (4 000 hommes tués et blessés), la victoire est française. Les Bavaro-Impériaux laissent 4 000 tués et blessés, ainsi que 2 000 prisonniers.

– Marque de l’estime et la courtoisie que l’on pouvait encore se porter entre Capitaines, le Prince de Condé fait donner de très belles funérailles à von Mercy. Il fera notamment graver sur sa tombe l’épitaphe suivant : « Sta, Viator, Heroem calcas ». Ce qui signifie : « Arrête-toi voyageur, tu foules un héros ».
– Plus de cent-cinquante ans plus tard, commentant la direction de la bataille par le Duc d’Enghien, Napoléon critiquera la décision d’avoir attaqué Allerheim et Vineberg avec de l’artillerie en sous-nombre. En revanche, il reconnaîtra les qualités manœuvrières, l’audace et l’opiniâtreté du grand Prince.

Source :
– http://www.aufildesmotsdelhistoire.unblog.fr

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

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20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

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Victoire française de Louis de Bourbon-Condé Duc d’Enghien sur les Impériaux et Espagnols de l’Archiduc Leopold-Guillaume et Jean de Beck. Lens a d’abord été prise en 1647 par le Maréchal Jean de Gassion, l’autre grand artisan de la victoire de Rocroi, qui y fut gravement blessé avant d’expirer à Arras.…

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