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Le billet : « Le changement, c’est maintenant ! »

« Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… »

Et oui, il faut peut être se tourner vers Dalida pour ne pas être dupe en amour… et en politique aussi !

Oui, finalement, l’amour et la politique, c’est un peu la même chose… notamment lorsqu’il s’agit de promettre l’impossible à sa bien-aimée ou à son peuple. Oui, l’élection présidentielle n’est-elle pas, d’une certaine manière, une histoire d’amour entre un candidat et son peuple ?

A chaque élection, les prétendants se bousculent et se ressemblent. Toujours les mêmes promesses, les mêmes avances, les mêmes déclarations : « demain, ce ne sera plus pareil », « avec moi, les choses vont changer », « C’en est fini des erreurs du passé »… Ah, les beaux discours ! On croirait entendre un amant ayant trompé sa femme des dizaines de fois et qui lui promet que, cette fois-ci, il lui restera fidèle jusqu’à la mort ! Discours amoureux, discours politiques:  même combat ! Les visages changent, bien sûr, mais le cœur humain, lui,reste le même ! Il promet ce qu’il ne peut donner, et souvent, ce qui ne dépend pas de lui.

Et puis cette obsession du « changement », comme si l’homme ne pouvait changer qu’en bien… On retrouve bien ici le mythe du progrès de nos chers illuminés du siècle des Lumières. Les mêmes qui vantent la valeur absolue de la liberté humaine ! Ah, tristes lumières que ceux qui demeurent dans l’obscurité de leur aveuglement.

Après les disciples du « c’était mieux avant », voici les apôtres du « ce sera mieux après » !

Alors oui,  les choses peuvent changer, mais autant en bien qu’en mal. Et oui, les choses peuvent aussi empirer ! Et ce n’est pas parce que nous sommes dans une situation critique que les choses vont nécessairement s’améliorer… Le fond est toujours plus loin qu’on le pense…

Quel changement voulons-nous ? Voilà la question qui mérite d’être posée s’il on veut éviter les divisions et un divorce douloureux. Le reste n’est que promesse, slogan, et poudre aux yeux…

« Au premier grain de passion, il y a un premier grain de fiasco » écrivait Stendhal…

Comme un avertissement…

Mais laissons le dernier mot à Dalida :