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Campagne de 1814 – 13 mars : Victoire de Reims « Dernier sourire de la fortune »

Le 12 mars, le 8e Corps de l’Armée de Silésie (Prussiens et Russes) du Général Guillaume de Saint-Priest, un ancien émigré passé au service de la Prusse prend le chemin de Reims avec 15 000 hommes et s’avance vers Reims et y fait son entrée le jour même alors que l’Infanterie française sous le commandement du Général Jean-Marie Defrance.
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Napoléon n’hésite pas, rassemble 10 000 hommes et marche vers l’ancienne villeer  des Sacres ; Cavalerie de la Garde, Division Friant et Brigade Boyer en tête, tout en ralliant le 1er Corps du Maréchal Marmont et la Cavalerie d’Etienne Tardif de Bordesoulle en chemin et laissant Adolphe Édouard Mortier garder Soissons avec les Divisions Charpentier, Christiani, Curial et la Cavalerie de Belliard.

L’Empereur arrive devant Reims vers 14h00 alors que les Prusso-Russes ont pris position sur le plateau de Sainte-Geneviève. Ce sont les Cuirassiers du 1er Corps et la Division et la Division Merlin qui engagent une action brutale sur la droite française (gauche des Russes) au niveau du pont de Sillery. Le coup réussit et deux Bataillons Prussiens, trop avancés sur Rosnay, déposent les armes. C’est alors qu’au même moment, Saint Priest est gravement touché d’une balle dans la jambe. C’est un coup de chance car cela provoque la confusion dans les rangs prusso-russes. Le commandement passe alors au Général Pantchoulitsev qui replie en urgence ses forces qui sont poursuivies par les Gardes d’Honneur de Ségur. Mais 1 bataillon du Régiment de Riazan tient bon et empêche le désastre. Pantchoulitsev réussit finalement à rallier Blücher. Le lendemain 14 mars, Napoléon est accueilli à Reims sous les acclamations.

Dans le même temps, le Maréchal Ney entre dans Châlons-sur-Marne, pendant que le Général autrichien Friedrich Karl von Tettenborn est chassé d’Epernay par les troupes de Vincent et Defrance.

Malheureusement, comme l’explique Thierry Lentz, Reims, comme les autres belles victoires tactiques de l’Empereur ne peuvent empêcher les Coalisés de marcher sur Paris alors que les restes de la Grande Armée sont épuisés.
Le Général de Saint-Priest succombera à sa blessure le 29 mars et pourra être inhumé dans la Cathédrale de Laon.

Sources :
– BREGEON Jean-Joël : « 1814 : La chute de l’Empire Français », in Nouvelle Revue d’Histoire, N°71, mars-avril 2014
– LENTZ Thierry : « 1814. De la défaite aux adieux de Fontainebleau », in Nouvelle Revue d’Histoire, N°71, mars-avril 2014
– http://souvenirnapoleonien.blogspot.fr