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Campagne de 1814 – Victoire de Château-Thierry

Après la victoire de Montmirail, Napoléon maintient Marmont à Etoges afin de surveiller les mouvements de Blücher mais MacDonald est bloqué à Meaux et Sens vient de tomber. Toutefois, le Maréchal Victor tient Pont-sur-Yonne et Pajol fait de même à Montereau.
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L’Empereur caresse alors l’espoir de détruire les corps prusso-russes de von Yorck et de  von Osten-Sacken déjà malmenées par les intrépides charges de la cavalerie française. Il décide alors d’envoyer le Corps qu’il commande lui-même (Division d’Infanterie Friant et Divisions de Cavalerie Colbert et Guyot) et celui du Prince de la Moskowa (Ney) et Mortier (Divisions d’Infanterie Christiani, Meunier et Divisions de Cavalerie Laferrière-Lévesque et Defrance). Etienne Champion de Nansouty est lui aussi présent avec sa cavalerie lourde.

Napoléon lance alors ses propres unités à l’ouest vers Viels-Maison, pendant que Ney et Mortier passent par Fonternelle pour gagner Château-Thierry. Pendant ce temps, von Yorck et von Osten-Sacken font leur jonction près de Château-Thierry au sud des Grandes Noues.

Mortier arrive en avance pour reconnaître la résistance ennemie pendant que l’Empereur atteint Montfaucon pour tenter d’envelopper l’ennemi par l’ouest. A 13h00, les Prusso-Russes tiennent le plateau de Nesles, la ferme de la Trinité et la ferme du Petit-Ballois. Ils sont donc bien disposés à accepter le combat.

Nansouty s’en prend alors à la gauche ennemie par l’est (Petites Noues). Victimes d’ordres contradictoires, les éléments russes et prussiens se replient vers le pont des Petites Noues. Sans appui d’infanterie, la Cavalerie prussienne affronte les cavaliers de Nansouty mais ploient sous la furie et le nombre des Français, après plusieurs charges et contre-charges.
La gauche ennemie est alors découverte, Ney envoie alors les Grenadiers de Louis Friant en plein dans le dispositif adverse. Malgré les formations en carrés, les Français réussissent à submerger ses adversaires qui se débandent ou se rendent. Les Fantassins français poursuivent alors l’ennemi jusqu’à Château-Thierry mais sont violement harcelés par la cavalerie française. Seulement, l’infanterie impériale est trop fatiguée pour s’emparer de l’ensemble de la ville et doit se contenter de contrôler les faubourgs.

Là encore, malgré les succès tactiques indéniables et la perte de 2 000 à 3 000 hommes chez von Yorck et von Osten-Sacken, Napoléon n’a pu obtenir la victoire décisive qu’il souhaitait.

Source :
http://www.napoleon-empire.net