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Chroniques de la Bataille de Normandie – 29/ Opération « Totalize » (Seconde partie)

2 – UNE PERCÉE DIFFICILE MAIS RÉUSSIE… 

A – LE BOMBARDEMENT

– Durant la soirée, les unités au sol achèvent leurs préparatifs ; plein en carburant, délimitation des voies de passage à l’aide de lampes disposées en file sur le sol, agrandissement des brèches dans les talus. Enfin, les fantassins et tankistes reçoivent une ration de rhum, coutume avant chaque combat… Venu rendre visite à Simonds, Henry Duncan Crerar son supérieur hiérarchique l’encourage en lui rappelant que le 8 août 1918, les Canadiens ont infligé une lourde défaite aux Allemands dans le Nord de la France. Il est intéressant de constater que même s’il commande la Ist Canadian Army, Crerar joue presque un rôle secondaire dans l’Opération ; Montgomery préférant confier l’intégralité de l’affaire à son protégé Simonds.

– Durant la nuit du 7-8 août 1 020 bombardiers Lancaster et Halifax du RAF N° 84th Group démarrent leurs opérations de neutralisation des lignes allemandes sur l’axe de la route Caen–Falaise et en déversant un tapis de bombes entre sur un arc May-s/-Orne, Haut-Mesnil – Secqueville. Seulement, malgré 1 487 tonnes de bombes lâchées, le bombardement n’est pas une grande réussite en raison du manque de visibilité. Seulement 7 appareills ont été abattus par la FlaK qui n’est pas au mieux de sa forme.

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M7 Priest converti en Kangaroo

B – LA PERCÉE CANADIENNE

A 23h30, Simonds fait donner le barrage roulant d’artillerie derrière lequel s’élancent immédiatement les sept colonnes de Sherman et de Kangaroos, précédées par les Sherman « Flails » chargés du déminage. Très vite, les équipages de tête chargés de la navigation éprouvent une première difficulté ; leurs boussoles fixées sur le blindage de leurs engins s’affolent en raison des quantités de métal répandus aux alentours.  Seconde difficulté, les unités de tête tombent presque dans le barrage d’artillerie qui ne progresse pas assez vite. Enfin, la poussière et l’obscurité provoquent l’aveuglement des équipages qui s’égaient en tête, tout en poursuivant leur avance.

– Tout à droite, devant partir en avance, la 6th Canadian Infantry Brigade doit reculer car des bombes risquent de tomber dans ses lignes. Elle reprend son avance sur le coup de 22h55 mais pour se faire arroser par des canons allemands épargnés par le bombardement de la RAF. Néanmoins, les Canadiens Français des Fusiliers Mont-Royal (Lt.Col. Gauvreau), appuyés par des mortiers lourds de 4,2-inches, attaquent May-s/-Orne sur le coup de 23h55. Mais ils sont bloqués à 350 m de leur objectif par des mitrailleuses. Les Canadiens atteignent la bordure nord du village à 02h30 seulement mais doivent se replier. 2 Compagnies repartent à l’attaque par un crochet à l’ouest du village mais sans succès. Le Lt.Col. Gauvreau doit relancer son attaque de jour avec l’aide de 12 Churchill Crocodiles  du 141st Royal Armoured Corps. Seulement, il faut former à la hâte les fantassins du Mont-Royal qui doivent protéger les chars lance-flamme, ce qui retarde encore l’assaut jusqu’à l’après-midi.

– Plus à gauche, le Royal Hamilton Light Infantry transporté sur Kangaroos s’égare complètement et parvient à l’est de Rocquancourt alors qu’il doit y parvenir par l’ouest, ce qui provoque un énorme embouteillage avec la colonne formée par le Royal Regiment of Canada et  les chars du Sherbrooke Fusiliers. Finalement, après avoir retrouvé son chemin, le RHLI réussit à descendre des Kangaroos à 05h30 et combat pour s’emparer des carrières de Caillouet et de Cîntheaux. Mais ses hommes sont bloqués à 400 m de leur objectif par une défense allemande plus vigoureuse que prévu.
A 08h45, remis de son retard, l’Essex Scottish part à l’assaut  de Caillouet. Mais un chef de section antichar trop prudent n’aligne pas ses canons de 17 livres contre 4 Panzer enterrés, ce qui force le Bataillon à rester sur place pendant plus de cinq heures avant que les Allemands ne choisissent de déguerpir avec leurs engins. Le Bataillon repart à l’assaut du bourg qu’il nettoie avec l’appui de Bren Carriers et de l’artillerie.

– Les choses se passent mieux devant Fontenay-le-Marmion pour la colonne d’assaut formée par le South Saskatchewan Regiment et le Cameron Highlanders of Canada. Si ces deux Bataillons n’ont pas de soutien d’artillerie, ils bénéficient d’un bombardement plus efficace mais doivent traverser des champs de mines. Les South Saskat. s’emparent de la moitié ouest de Fontenay-le-Marmion sans trop de problèmes mais ça n’est pas le cas des Camerons dans la moitié est. Il faut alors que les South Saskat. et 1 Squadron du 1st Hussars interviennent pour régler la question définitivement durant l’après-midi. A 15h30, les Canadiens prennent 250 prisonniers.

– Du côté du RRC et des Sherbrooke, un retard est pris mais à 06h00, 2 Compagnies du RRC montées sur M7 Priest désarmés arrivent au pied de la Cote 112. Les fantassins mettent pied à terre et dispersent sans grande difficulté les quelques Grenadiere de la « Division Brouette » (surnom donnée à la 89. ID en raison de sa faible motorisation). Les Canadiens s’enterrent avant de recevoir une contre-attaque menée le long de la N158 par des éléments de la 12. SS « Hitlerjugend » avec l’appui de Panzer IV et de Panther. Mais les Canadiens repoussent les assaillants qui laissent 4 Panzer et 6 blindés légers sur le terrain.

– La colonne de gauche canadienne (14th Hussars – Manitoba Dragoons et Fort Garry Horse) démarre son attaque à 23h30 avec 200 Sherman et blindés légers guidés par les obus traçants des canons Bofors. Malheureusement, les équipages sont très vite aveuglés par la poussière et l’obscurité. Ne pouvant pas discerner les lumières de balisage, les pilotes s’égarent eux aussi. Les éléments du Grenadier-Regiment 1056 en profitent alors pour tirer au hasard, ce qui ajoute gravement à la confusion. Malgré l’arrêt du tir traçant des Bofors, l’avance reprend sur le coup de 00h15 et les Canadiens profitent de la défense désorganisée de l’aile droite de la 89.ID pour atteindre Lorguichon avant l’aube.

– Malgré la confusion du départ, au moins les Canadiens ont-ils remportés tous leurs objectifs.

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B – L’AVANCE BRITANNIQUE

– Comme pour les Canadiens, les Ecossais et les équipages de la 33rd Armoured Division se mettent en marche dès 23h30 depuis Cormel-le-Royal et Hubert-Folie. Mais là encore, la poussière et l’obscurité empêchent les éléments de tête de se diriger correctement sur un axe sud – sud-est. Guidant et appuyant la première colonne du 7th Bn. Argyll and Shutherland qui doit s’emparer de Cramesnil et du Haut-Bosq, le 144th Royal Armoured Corps du Lt.Col. Jolly rate sa navigation et tombe dans une zone criblée de cratères. Son commandant décide de guider lui-même l’ensemble de la colonne.
Grâce à l’intervention des Crabs et de l’artillerie qui allonge son tir, Ecossais réussissenet à dépasser Bourguébus pour longer Tilly-la-Campagne et d’arriver en vue de Saint-Aignan-de-Cramesnil vers 02h40. Les hommes du 7th Argyll & Sutherl. mettent alors pied-à-terre pour s’emparer de la localité avec le soutien de 2 Squadrons du 144th RAC. Au prix d’un violent combat, Ecossais et tankistes réussissent à s’emparer de Saint-Aignan avant d’y constituer un périmètre de sécurité. Plus à l’ouest, Garcelles-Secqueville est pris à 05h30 et Cramesnil sur le coup de 07h30.

– Progressant derrière la 154th Brigade, la 152nd Highland Infantry Brigade (Robert Cassels) doit nettoyer le terraint entre Hubert-Folie et Tilly-la-Campagne. Le 2nd Bn. Seaforth Highlanders du Lt.Col. Andrews appuyé par les mitrailleuses Vickers montées du 1/7th Bn. Middlesex tentent de s’emparer de Tilly-la-Campagne tenu seulement par 130 hommes de la 89. ID. Mais les mitrailleuses allemandes empêchent les Ecossais de remplir leur mission durant la nuit. Il faut alors qu’Andrews appelle le 5th Bn. Seaforth du Lt.Col. Walford en renfort, avec l’appui d’un Squadron du 148th RAC. Il faut près de sept heures aux Écossais pour s’emparer de la petite localité avec une supériorité numérique de près de 1 contre 10 !

– A l’Est de la N 158, le 5th Bn. Cameron Highlanders (152nd Brigade) tente de s’emparer de Lorguichon mais se retrouve pris dans un embouteillage qui le ralentit. Cassels ordonne que l’avant de reprendre et le 5th Cameron s’empare de Lorguichon par une attaque en tenaille. Son périmètre de défense est établi à 09h00. Les Écossais ont eux rempli leur mission en dépit des conditions difficiles.

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Chars de la 1re DB Polonaise. Le Numéro 51 peint à l’arrière de la caisse du char indique qu’il s’agit du 1er Régiment Blindé du Colonel A. Stefanewicz

3 – … POUR UNE OCCASION MANQUÉE 

A – L’ERREUR DE SIMONDS ET LA RÉACTION DE KURT MEYER

– Les lignes ennemies percées, Simonds pourrait lâcher ses deux divisions blindées.  En effet, la modeste 89. ID de von Heinrichs paraît ébranlée mais pas tant qu’espéré car ses deux Régiments de Grenadiers réussissent à constituer des îlots de résistance qui tiennent tête au IInd Canadian Corps. Cependant, il suffirait que Simonds ordonne à ses deux divisions blindées de se regrouper derrière les lignes des 2nd Canadian Infantry et 51st Highland Divisions pour servir de bélier ouvrant le passage vers Falaise. Mais le jeune commandant du IInd Canadian Corps n’a pas le coup d’audace de ses adversaires. Il joue alors la carte de la prudence, ce qui va lui coûter son succès.

– Celui qui ruine en partie le pari de Simonds n’est autre qu’un ennemi personnel des Canadiens, le SS-Oberführer Kurt « Panzer » Meyer. Le 7 août, Hans von Kluge commandant du Heeres-Gruppe B lui a ordonné d’envoyer sa « Hitlerjugend » sur Condé-s/-Noireau afin d’enrayer l’Opération « Bluecoat ». Le soir du 7 donc, Meyer s’apprête à partir avec 2 Régiments. Mais lorsque les bombardiers de la RAF déversent leurs bombes sur la tête de la 89. ID, le patron de la « Baby Division » comprend très vite où l’ennemi veut en venir et en informe Eberbarch, commandant de la 5. Panzer-Armee. Connaissant très bien le terrain pour y avoir stationné en 1942-1943, Meyer estime qu’il faut renforcer la ligne sur le Laison qui présente des zones marécageuses facilement défendables.

– Au matin du 8 août, Meyer arrive au PC de Wilhelm Mohnke commandant du SS-Panzergrenadier-Regiment 26 basé à Urville. Il peut alors observer les colonnes de tête de Simonds qui avancent vers le sud à vitesse réduite. Après un détour par Cintheaux afin de donner des instructions au Kamfgruppe Waldmüller qui stationne dans le secteur, Meyer revient à Urville rejoint par Heinrich Eberbach. Rapidement, les deux chefs conviennent de lancer rapidement une contre-attaque pour 12h30 en direction du nord pour empêcher les lignes de la 89. ID de se désagréger. Meyer expédie 20 Panzer IV du SS-Panzer-Regiment 12, ainsi que 10 redoutables Jagdpanzer IV vers Saint-Aignan-de-Cramesnil afin de maintenir la route Caen–Falaise verrouillée. Dietrich fournit aussi sa propre compagnie blindée d’escorte, ainsi que le renfort des Tiger I du schwere-SS-Panzer-Abteilung d’Heinz von Westenhagen (l’unité de l’as Michael Wittmann). L’axe d’attaque est fixé à 150 mètres à l’est et en parallèle de la N158. Enfin, le Kampfgruppe « Wünsche » (SS-Standartenführer Max Wünsche) se positionne à Potigny avec ses Panther.
map23– Toujours durant la matinée, Meyer rejoint Waldmüller à Gaumesnil et observe les masses de chars et véhicules britanniques qui ne bougent pas ! Le patron de la « Hitlerjugend » s’en étonne grandement, étant donné que Simonds a juste à donner ordre à ses unités de foncer pour disloquer le dispositif affaibli de la 89. ID. Mais il comprend les attentions adverses quand un Pathfinder largue des fusées éclairantes. Meyer n’hésite pas une seconde et ordonne à ses unités rassemblées de se concentrer au plus près de la ligne de front car c’est justement là où l’US Air Force déployée pour la seconde vague ne va pas frapper.

Kitching, commandant de la 4th Canadian Armoured Division et Simonds

Kitching, commandant de la 4th Canadian Armoured Division et Simonds

B – CONTRE-ATTAQUE DE LA « HITLERJUGEND »

 A 12h55, des éléments blindés de pointe du Kampfgruppe « Waldmüller » – dont des Tiger commandés par Wittmann qui tient à être aux premières loges – arrivent devant Saint-Aignan-de-Cramesnil et tombent sur un parti de Sherman du 1st Norhtamptonshire Yeomanry (33rd Armoured Brigade) qui tient les abords est de la N158, parallèlement aux Canadian Grenadier Guards. S’ensuit alors un engagement particulièrement féroce durant lequel les Britanniques laissent vingt carcasses fumantes dans les champs. Cependant, la bonne discipline de feu de leur artillerie permet de repousser les assaillants qui doivent abandonner 11 Panzer IV et 5 Tiger.
Waldmüller lance alors deux autres assauts avec l’aide de 2 Bataillons d’Infanterie affaiblis. Malgré leurs pertes, les Britanniques ne cèdent pas, bénéficiant d’une logistique efficace qui leur fournit obus et munitions.

– Wittmann qui mène un groupe de 3 Tiger, remonte la N158 pour dépasser les Canadian Grenadier Guards avant d’obliquer sur sa droite pour tomber dans le dispositif du 1st Northampt.Yeom. Mais l’accueil réservé par les Britanniques à Wittman s’avère être une embuscade tendue par la Troop 3 du A Squadron du Régiment. Elle mérite bien d’être racontée même si comparé à l’ensemble de l’Opération, elle apparaît comme un événement mineur.
L’embuscade est donc dirigée par le Captain Boardman commandant du Squadron. Les 3 chars de Wittman remontent alors le long de la route passant devant un verger où attendent les britanniques. Commandés par Boardman, les M4 Sherman ouvrent le feu sur les blindages allemands causant peu de dommage mais créant une diversion qui permet alors au Sherman « Firefly » (armé de l’excellent canon antichar britannique de 17 livres) du Sergent Gordon d’ouvrir le feu à bonne distance. Le canonier Joe Ekins tire deux coups qui embrasent le Tiger. Mais les Panzer d’escorte ripostent forçant Gordon à reculer. Assomé par le tourelleau, Gordon est remplacé par le Lt. James qui ordonne à Ekins de faire feu. La tourelle du second Tiger est littéralement projetée en l’air. Le troisième Tiger qui tourne en rond (train de roulement endommagé) est achevé par un dernier coup au but. Michael Wittman a été tué sur le coup.
Malheureusement pour le vaillant équipage du « Firefly », leur engin est détruit quelques minutes plus tard mais Ekins n’en sort que blessé.
On a prétendu que Wittmann avait été tué par le tir d’une roquette de Hawker Typhoon mais les rapports militaires britanniques ont montré qu’aucun bombardier léger de ce type ne se trouvait présent au milieu de l’affrontement.

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C – SIMONDS RELANCE SON OFFENSIVE

– Durant la matinée, Simonds ordonne aux 4th Can. Arm.Div et 1re DB Polonaise de prendre position sur leurs bases de départ entre la Cote 122 et Garcelles-Secqueville. C’est donc elles qui se massent en ligne devant les jumelles de Meyer. Ensuite, la seconde vague de bombardiers – 497 appareils de la VIIIth USAAF – déverse 1 487 tonnes de bombes au-dessus des lignes allemandes entre 12h26 et 13h55 sur un front étroit. Là encore, les pilotes ouvrent les trappes à une trop haute altitude, ce qui nuit à la précision et pire encore, cause des accidents tragiques dans les rangs Canadiens et Polonais. 65 soldats tués et 350 blessés par bombardement ami sont à déplorer. Ce qui n’est pas sans nuire au moral de soldats inexpérimentés pour la plupart qui connaissent leur baptême du feu.

– A 13h55, Simonds ordonne à ses deux divisions blindées d’avancer en colonnes, de chaque côté de la N158 ; Polonais à gauche et Canadiens à droite. Malheureusement, tous les éléments de transports, de ravitaillement et d’artillerie n’ont pas achevé leur déploiement et seules les unités de tête sont en moyen d’avancer.
– Simonds a négligé un point important : le déploiement de la 4th Armoured Division dans les lignes de la 2nd Canadian Infantry Division et de la 1re DB Polonaise dans ceux de la 51st Highland provoque des encombrements routiers qui retardent le lancement de la seconde phase de « Totalize ». Comme il faut s’y attendre, Meyer met se répit à profit pour se renforcer. Kitching qui presse ses éléments blindés malgré la lenteur, doit même réveiller le Brigadier Eric L. Booth commandant de la 4th Canadian Armoured Brigade qui s’était endormi dans son char.

– Durant l’après-midi, un groupe formé du South Alberta Regiment (reconnaissance lourde) et des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada réussit à progresser en parallèle de la N158 et s’empare de Cintheaux. A 19h00, il se trouve au nord-ouest de Haut-Mesnil mais se retrouve bloqué par des éléments du SS-Panzergrenadier-Regiment 25 et des Grenadiers de la « Division Brouette » rameutés expressément. Des canons de 88 mm mettent plusieurs Sherman du South Alberta hors service, ce qui incite Booth et Kitching à stopper là l’avance de ce groupe.

Stanislaw Maczek, commandant de la 1re DB Polonaise

Stanislaw Maczek, commandant de la 1re DB Polonaise

– A l’est de la N158, Stanislaw Maczek a ordonné à ses quatre Régiments de tête (2e Blindé, 24e Lanciers, 10e Chasseurs à Cheval et 1er Podhale) d’avancer vers leurs objectifs. Peu rassurés au départ, les équipages polonais avancent prudemment mais en formation serrée. Les Panzer de Waldmüller en profitent alors pour allumer impitoyablement les blindés polonais. 40 engins restent sur le carreau. Les hommes de Maczek décident alors de se replier sur leur ligne de départ après cette sévère déconvenue pour seulement 2 km d’arrachés. Furieux, Simonds ordonne de ne plus rien tenter à 21h00.

C’est alors qu’ Eric Booth présente un plan pour relancer l’offensive pendant la nuit même qui va donner lieu à l’un des épisodes les plus tragiques des opérations canadiennes en Normandie.

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