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Editorial de l’abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d’Arc

Voici le dernier éditorial signé par l’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse st Eugène-ste Cécile, intitulé « la Pucelle et le Bon Pasteur ».

Rappelons que France-histoire-Espérance a vu le jour il y a maintenant deux ans alors que notre pays commémorait le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc ( née en 1412 à Domrémy en Lorraine)

« La loi française du juillet  1920 a fixé au deuxième dimanche de mai la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. Le pape Benoit XV a permis que la mort de la Pucelle à Rouen le 30 mai soit solennisée le deuxième dimanche de mai, afin de coïncider la fête légale. Cette coïncidence a cessé avec l’application de la réforme liturgique en France à partir de 1970. Mais la coexistence des deux formes liturgiques à St Eugène fait se rencontrer aujourd’hui la Pucelle d’Orléans (messe de 11h) et l’évangile du Bon Pasteur ( messe de 9h45).

André Malraux en 1964, disait dans son oraison funèbre à Rouen :  » Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes vers la grande pitié du royaume d’Israël ? … Dans ce monde où Isabeau de Bavière avait signé avait signé à Troyes la mort de la France… dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être l’armée, elle refit l’armée, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain il y eut l’espoir- et par elle, les premières victoires qui rétablirent l’armée. Puis par elle, contre presque tous les chefs militaires, le sacre qui rétablit le roi. Par ce que le sacre était pour elle la résurrection de la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi…

O Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu »

C’est le nom du Bon Pasteur que Jeanne a crié sept fois en mourant dans les flammes : « Jésus » C’est par lui, « la porte des brebis » (Jn, 10,7) qu’elle est entrée au Ciel ! Que  par elle, patronne secondaire de la France ( ndlr aux cotés de ste Thérèse de l’Enfant Jésus), Dieu bénisse notre histoire et nous rassemble dans l’unité en faisant grandir entre nous la Justice et la Paix. »