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Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

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Louis Charles de Saint-Hilaire ( 1766-1809)

Fils d’un capitaine de la Cavalerie royale (Régiment Conti-Cavalerie), Louis Charles-Vincent-Joseph Le Blond de Saint-Hilaire voit le jour à Ribemont dans l’Aisne le 4 septembre 1766. Suivant l’exemple de son père, il entre dans la carrière des armes dès onze ans comme cadet au Conti-Cavalerie en 1777 et y reste jusqu’en 1783, après un passage dans les Indes Orientales.

En 1784, promu sous-lieutenant, il intègre le Régiment d’Aquitaine et embarque pour servir aux Antilles. Lieutenant en 1788, il reste dans l’Armée à la Révolution et reçoit le grade de capitaine en 1792. Malgré ses origines nobles, il rejoint l’armée de la Convention et combat au siège de Toulon contre les anglais à l’avant-garde. Il rencontre le Général Bonaparte qui le remarque très vite. En 1794, Louis Le Blond de Saint-Hilaire part pour l’Armée d’Italie commandée par François Kellemann Duc de Valmy avec le grade de Chef de Bataillon. Servant au sein de la Division du Général Laharpe, il se distingue dans plusieurs combats et reçoit le grade de Général de Brigade. En 1795, lors de la bataille de Roca Barbarena, il est blessé et perd deux doigts. Il doit alors quitter le front pour se reposer.

En 1796, Le Blond de Saint-Hilaire retrouve l’Armée d’Italie commandé alors par Bonaparte et commande l’une des brigades de la Division Sauret. Il participe ainsi à la bataille de Castiglione, avant de prendre le commandement d’une brigade de la Division Vaubois avec laquelle il commande à Bassano et Mantoue. Il termine la seconde campagne d’Italie blessé aux deux jambes.
Lorsque Bonaparte prend le commandement de l’Expédition d’Egypte, Le Blond de Saint-Hilaire commande la 8e Région Militaire de Marseille et reçoit le grade de Général de Division en 1799. Il combat alors avec Louis Suchet dans les Alpes Maritimes et dans le Var pour empêcher les Autrichiens de déboucher en Provence, contribuant à préparer la Troisième Campagne d’Italie sur de bonnes bases. Il ne retourne pas en Italie en 1799-1800 car Bonaparte alors Premier Consul le place à la tête de la 15e Division Militaire à Rouen jusqu’à la Paix d’Amiens.

Envoyé ensuite au Camp de Saint-Omer établi en vue d’envahir l’Angleterre, Le Blond de Saint-Hilaire reçoit la Légion d’Honneur et commande la 1re Division du 4e Corps de Soult. Lors de la campagne d’Autriche de 1805, il commande à la même division qui compte les Brigades Morand, Thiébault et Varé. A Austerlitz, il s’illustre particulièrement sur le Plateau de Pratzen aux côtés de la Division Vandamme face aux Russes de Koutouzov. Napoléon le récompense en lui octroyant le Grand-Aigle de la Légion d’Honneur.

A Iéna, le Général de Saint-Hilaire commande toujours la 1re Division du Corps de Soult avec les Brigades de Candras et Varé. Présent aussi à Eylau, il mène sa division face aux Russes dans des conditions météorologiques épouvantables mais Le Blond de Saint-Hilaire tient bon au niveau du cimetière. En juin 1807, il participe à la victoire d’Heilberg.

Commandant de la 3e Division du 2nd Corps de Lannes en 1809, Le Blond de Saint-Hilaire combat les Autrichiens à Tengen et ses qualités lui attirent les éloges du Maréchal Davout. Napoléon lui fait aussi savoir qu’il lui remettre le bâton de Maréchal.
Combattant à Essling contre les Autrichiens dans le Corps de Lannes qui y trouve la mort, Le Blond de Saint-Hilaire est gravement blessé à la jambe par un boulet le 3 juin. Evacué en urgence à Vienne sur ordre de l’Empereur, Louis Le Blond de Saint-Hilaire succombe à ses blessures le 5 juin 1809 dans l’Hôtel du Comte d’Appony.

Avec Joseph Ange d’Hautpoul tué après Eylau, il fait partie de ses généraux d’Empire de valeur et par trop méconnus qui n’ont pu recevoir leur bâton de Maréchal. Il repose au Panthéon aux côtés de son ami Jean Lannes.

Dans le Testament de Sainte-Hélène, Napoléon dressait de lui un portrait élogieux : « d’un caractère chevaleresque, il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent. […] On l’appelait le Chevalier sans peur et sans reproche ».

Sources :
– http://www.souvenir-davout.com
– http://www.napoelon-empire.net