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Louis d’Aurelle de Paladines

Louis d’Aurelle Marquis de Paladines voit le jour le 9 janvier 1804 au Malzieu en Lozère.
Il entre à Saint-Cyr sous la Restauration en 1822 mais en sort en 1824 sans être gradé pour cause d’insubordination.
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– S’engageant alors comme simple soldat, il
sert d’abord au 64e Régiment d’Infanterie de Ligne. Lieutenant en 1830, Capitaine en 1834, il embarque pour l’Algérie en 1841 avant de prendre par aux combats de Rome en 1848-1849. Récipiendaire de la Grand Croix de la Légion d’Honneur, il est promu au grade de Colonel et commande le 28 Régiment de Ligne à Cherbourg. L’année suivante, il remplace François de Canrobert à la tête du 4e Régiment de Zouaves à Alger.

– Pendant la Guerre de Crimée, il se distingue au commandement une brigade et est promu Général de Division. En 1859, lors de la guerre d’unification de l’Italie, Louis d’Aurelle de Paladines se voit confier un rôle d’intendance à la tête de la 9e Division Militaire à Marseille. Il est en fait chargé de rassembler et d’organiser l’approvisionnement des forces combattantes dans le Piémont.

– En 1864, un accident faillit de lui coûter la vie. En effet, pendant une revue navale en présence de l’Empereur Napoléon III, le Général d’Aurelle de Paladines se trouve sur une barque avec les autorités de Marseille lorsqu’un avenir de surface éperonne l’embarcation. Notre officier sexagénaire ne doit la vie qu’au réflexe de s’accrocher à la gueule d’un canon, à laquelle il reste suspendu pendant plusieurs dizaines d’heures.

– D’abord placé sur la réserve à la fin de l’Empire, Aurelle de Paladines est soudainement rappelé en activité en 1870 pour commandement successivement la 7e Division, puis le XIe Corps dans l’Ouest. Il ne prend pas part aux combats de l’été mais après la chute de du Second Empire, le Gouvernement de Défense Nationale lui confie l’Armée de la Loire par un décret de la Délégation de Tours.

– Aurelle de Paladines remporte un premier succès à Coulmiers le 9 novembre 1870 contre le Général Ludwig von Thann-Rathsamhausen, ce qui force les Prussiens à évacuer Orléans pour se retirer sur Saint-Prévary et Touvy. Mais il ne profite pas de sa victoire pour reprendre la ville et permet donc à l’ennemi de s’y installer de nouveau. Les Prussiens contre-attaquant avec succès, Aurelle de Paladines est forcé de se retirer en Sologne.
Le Gouvernement de la toute jeune IIIe République ne le lui pardonne pas et le remplace sans ménagement par Chanzy. Aurelle de Paladines se retire alors dans l’Ain et se consacre à la vie politique.

– En 1871, il est élu Sénateur de l’Allier et restera inamovible. Adolphe Thiers le nommera Commandant Supérieur des Gardes de la Seine, avant de prendre la tête de la 14e Division Militaire de Bordeaux, commandement qu’il quittera en 1874. En 1875, on lui confie le commandement du XVIIIe Corps mais atteint par la limite d’âge, il est contraint de se démettre.

– Du point de vue législatif, Aurelles de Paladines a voté en faveur de proposition Cazenove sur les prières publiques, pour l’abrogation des lois d’exil, pour la validation de l’élection des princes et pour le Septennat comme mandat du Président de la République.

– Il s’éteint le 17 décembre 1877.

Sources :
– TULARD Jean : Dictionnaire de l’Armée sous le Second Empire, PUF, Paris
http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique