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Pierre de Rohan-Gié Maréchal de France

Fils de Louis Ier de Rohan Seigneur de Guéméné et de Marie de Montauban, Pierre de Rohan naît en 1450 au château de Mortiercrolles à Saint-Quentin-des-Anges dans le Maine (aujourd’hui la Mayenne). Par son père il a pour aïeul Bertrand du Guesclin et par sa mère, Pierre de Montauban Amiral de France et ami de Louis XI.
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Mais Louis Ier de Rohan et son épouse finissent par se détester et Marie de Montauban empoisonne son mari en 1457. Seulement, dans son testament, Louis Ier deRohan place son
fils Pierre sous la tutelle de Tanneguy IV du Chastel,  homme d’armes de Charles VII qui deviendra l’un des principaux Capitaines de Louis XI. Du Chastel enseigne alors l’art des armes à son jeune protégé.

– En 1470, Tanneguy IV quitte le Maine et vient s’installer à la Cour de France accompagné de Pierre de Rohan. Les deux hommes rencontrent alors le Roi Louis XI à Thouars, ce dernier leur faisant bon accueil. Pierre de Rohan s’attire alors la sympathie du Souverain et se voit octroyé en 1472 la Seigneurie de Gié (ou Gyé) en Champagne. Pierre de Rohan ajoute alors le nom de son nouveau domaine à son patronyme.

– En 1472, après avoir accompli un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, Pierre de Rohan-Gié est nommé Capitaine de Blois, Chambellan et Conseiller du Roi Louis XI, ce qui est pour lui une incontestable marque de confiance et un grand honneur au vu de son jeune âge. Et de surcroît, venant d’un souverain particulièrement méfiant.
Bientôt, Louis XI doit entrer en guerre contre Jehan V d’Armagnac qui mène une révolte de barons dans le Languedoc et en Gascogne. A la tête d’une troupe, Pierre de Rohan-Gié participe au siège victorieux de Lectoure en 1473 qui force Jean V d’Armagnac à se rendre. En 1474, il ratifie au nom du Roi le traité de Paix avec François II de Bretagne né d’une habile manœuvre de Louis XI pour séparer le Duché de Bretagne des menées de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne.
En 1475, le jeune Capitaine s’illustre une fois de plus lors du siège de la Cité de Perpignan alors possession du Royaume d’Aragon. En 1476, il apprend (peut-être sans trop de regrets) la mort de sa mère en prison et épouse François de Penhoët qui lui donnera trois enfants (Charles, François et Pierre II).

– En 1483, Louis XI meurt au Plessis-lez-Tours mais les Autrichiens menés par Maximilien de Habsbourg comptent s’emparer de la Picardie. Entretemps nommé Maréchal, Pierre de Rohan-Gié défend efficacement la Picardie contre les tentatives d’incursions ennemie. Après l’avènement du jeune Roi Charles VIII en 1484, le Maréchal de Gié se retrouve encore à combattre sur les frontières de Picardie contre Maximilien Ier de Habsbourg et Adolphe de Nassau. Il combat si efficacement que les Autrichiens sont forcés de se replier dans les Flandres.
Nommé ensuite Lieutenant-Général de Bretagne en 1491, il se consacre à l’entretien du château de La Motte-Glain, à la frontière du Duché de Bretagne.

– En 1494, il accompagne Charles VIII lors de la Première Guerre d’Italie et participe à toute la campagne. A Fornoue (juillet 1495), il commande l’avant-garde française avec l’Italien Jacques de Trivulce puis négocie une trêve avec les Vénétiens, ce qui permet à l’Armée Royale de rentrer en France. En 1497, il perd son épouse Françoise de Penhoët. Il se remariee avec
Après la mort de Charles VIII et l’avènement de Louis XII, le Maréchal de Rohan-Gié devient Lieutenant-Général de Bretagne et Chef du Conseil Royal sur demande de Louis XII qui peut compter sur son entière loyauté.

– Il accompagne le nouveau Roi lors de la Seconde Campagne d’Italie et participe à l’entrée solennelle dans Gênes en 1503. Peu après, il se remarie avec Marguerite d’Armagnac et marie son fils Charles avec Charlotte d’Armagnac en 1504.
Malheureusement, Pierre de Rohan-Gié ne s’entend guère avec l’autre homme fort du Conseil, le très puissant Cardinal Georges d’Amboise, ni même avec la Reine Anne de Bretagne. Pour le faire tomber, d’Amboise profite des accusations proférées par Pierre de Pontbriand pour faire juger Rohan-Gié pour (faux) crime de lèse-majesté devant le Parlement de Toulouse, réputé pour sa dureté dans de telles affaires. Jeté en prison, il est condamné à rester enfermer pendant cinq ans.

– Libéré en 1509, il se retire sur ses terres du Maine et de l’Anjou, refusant d’apparaître à la Cour de France et préférant se consacrer à l’entretien de ses demeures.
Il s’éteint le 22 avril 1513 à Paris et sera inhumé en l’église de Sainte-Croix-du-Verger à Seiches-sur-Loire en Anjou.

Source :
– http://www.historieeurope.fr