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Vins et crus ; le Beaujolais

Chers lecteurs, chères lectrices, en l’honneur de Saint Vincent de Saragosse Patron des Vignerons, je vous propose de découvrir ou redécouvrir les vins du Beaujolais.

Coincés entre les nobles vignobles de Bourgogne et les crus de la Côte-du-Rhône, les vins du Beaujolais ont vu leur réputation quelque peu galvaudée par le célèbre et très festif Beaujolais nouveau. Et pourtant, le vignoble du Beaujolais produit de petits trésors qui font la joie des amateurs de vin. Voici une petite présentation.

S’étendant sur le long de la rive droite de la Saône entre Mâcon et une ligne Roanne – Villefranche-sur-Saône, le vignoble du Beaujolais produit toute une gamme de à partir des cépages Gamay Noir (Rouge), Chardonnay et Aligoté (Blancs).

Voici les quelques appellations les plus connues :

– Beaujolais

– Beaujolais villages

– Crus Beaujolais : Saint-Amour, Chenas, Moulin-à-Vent, Régnié, Brouilly, Côté, de Brouilly, Fleurie, Chiroubles, Chénas, Morgon et Juliénas.

– Côteaux du Lyonnais

Le Beaujolais proprement dit et les Côteaux du Lyonnais produisent des vins blancs et des vins rouges, tandis que les Crus Beaujolais et Beaujolais-Villages se consacrent davantage aux Rouges.

Malgré la célèbre image du « Beaujolais Nouveau » de solide vin rustique mais de faible garde, les Rouges délivrent des arômes aux notes fruités (fraise des bois, framboise, vanille) et florales (violette, aubépine, rose, pivoine). Les Brouilly  peuvent s’avérer même charnus et fins, autant que les Chénas peuvent avoir une attaque nette et vive en même temps que se montrer charnus et fruités. Les Chiroubles sont peu tanniques, tendres et fins. Les Coteaux du Lyonnais sont légers et équilibrés et délivrent des arômes de petits fruits mûrs rouges et noirs (cassis, mûre sauvage) tandis que leur bouche est à dominante fruitée. Les blancs révèlent de l’ananas et du pamplemousse avec une bouche souple et ronde. Les Juliénas ont un caractère plus fort car tanniques et rustiques mais délivrant des arômes de framboise, fraise, cassis, groseille, violette et pivoine. Plus original, le Saint-Amour peut délivrer des arômes de pêche et d’abricot. S’ils connaissent une cuvaison de huit à dix jours ils peuvent s’avérer tendres, fruités et floraux. Avec l’âge, ils deviennent plus rudes mais solides, révélant bon nombre de qualités. Enfin, le Fleurie délivre de délicats arômes de violette, d’Iris et de petits fruits rouges.

ROUGES :

Les Rouges du Beaujolais peuvent aisément se servir avec de la charcuterie, du rôti de porc, de la volaille et des fromages. Le Chénas peut accompagner de la blanquette de veau ou d’un petit-salé et le Chiroubles, un saucisson chaud. Le Régnier peut se servir avec des terrines et des charcuteries. Les Côteaux du Lyonnais peuvent être servis avec des plats traditionnels de la région comme l’andouillette et naturellement, le saucisson de Lyon. Outre l’andouillette, le Fleurie est à servir avec du gigot et de la volaille. Plus nobles, le Moulin-à-Vent et le Juliénas accompagnent des plats de volaille, de la viande rouge, du gibier et même du coq-au-vin, ainsi que des fromages (Neuchâtel pour le Juliénas, Époisses, Munster et Camembert pour le premier). Enfin, le Saint-Amour accompagnera très bien de la viande rouge et des gibiers à plumes.

BLANCS ET ROSES :

Les blancs accompagnent très bien un gratin. Enfin les rosés sont à boire l’été avec un plat de charcuterie ou de volaille. Les Coteaux du Lyonnais sont à servir avec du fromage et des poissons de mer ou de rivière.

 

 

 

Source : Dictionnaire des Vins de France, Hachette, Paris, 2010