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Vins d’été : Les Provence (1)

Le rosé étant l’arbre qui masque la forêt, il faut bien le dire, les vins provençaux renferment de petites merveilles fort agréables à déguster l’été et notamment en blanc. Les vins de Provence acquièrent tout leur caractère avec le soleil, le climat méditerranéen comme avec les sols calcaires ou cristallins. Les cépages dominants sont le Grenache, le Cinsault, le Mourvèdre, le Bourboulenc et l’Ugni blanc. Trois appellations se partagent les meilleurs vignobles provençaux (certains présents depuis l’Époque Romaine) de Marseille aux Alpes Maritime ; les Côtes-de-Provence, Cassis et Bandol.

– Côtes de Provence

Ils existent dans les trois couleurs. Les cépages se développent sur des sols faits de calcaire compact, de marne, de grès, squelettiques ou d’érosion sur roches métamorphiques.
Les vins rouges sont issus d’un alliage de Grenache, Cinsault, Mourvèdre, Tibouren, Carignan et Cabernet-Sauvignon sont puissants au nez mais légers et souples au palais. D’une robe pourpre qui évolue vers le rubis dans le vieillissement, il dégage un bouquet fruité (fraise, framboise) et végétal qui révèle ses origines provençales (laurier, thym, tabac). Ils sont à servir avec de la daube, du civet, des grillades aux aromates ou même un sauté d’agneau.

Les blancs sont particulièrement appréciables l’été. Faits d’une robe jaune pâle aux reflets verts, ils délivrent des arômes floraux (fenouil, acacia, genêt), fruités (citron, pamplemousse), épicés (poivre) et même… balsamiques (résine). En bouche, ils sont frais et structurés. A boire entre 10 et 12 °C, on les sert avec des entrées froides provençales, du poisson grillé et des fromages de chèvre.

Très connus, incontestablement conviviaux et sans doute très appréciés, les rosés Côtes-de-Provence offrent à l’œil une robe limpide et fluide qui va du rose pâle au rose franc. Au nez, ils sont intenses, fins et fruités (fraise, framboise), tout en délivrant quelques notes végétales (menthe, tisane), empyreumatiques (pierre à fusil) et balsamiques (écorce de pin). Très courus dans les beaux jours, on les déguste à l’apéritif, avec un plat de charcuterie, des crudités, de la bouillabaisse, du rouget, des grillades, des fromages à pâte molles et même avec des fraises.