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16 août 1972 : disparition de Pierre Brasseur

– Né en 1905, de son vrai nom Pierre-Albert Espinasse, père de Claude Brasseur et grand-père d’Alexandre, Pierre Brasseur était célèbre autant devant la caméra que sur les planches.
Touché par le monde du spectacle par sa mère, Germaine Brasseur, il étudie au Conservatoire de Paris, puis au Conservatoire Maudel. Il eut Fernand Ledoux et Harry Baur comme professeurs.


– Au théâtre, il a joué George-Bernard Shaw, Paul Claudel, Marcel Achard et Jean-Paul Sartre, tout en s’adonnant parfois à la mise en scène. Il débute sa carrière au cinéma dans les années 1920-1930, sous la direction de réalisateurs comme Anatole Litvak, Robert Siodmak, Jacques Darmont, Serge de Poligny, Maurice de Canonge, Marcel Carné, Jean Grémillon ou encore Marcel Pagnol et Henri Decoin. On le retrouve donc à l’affiche de films comme « Le sexe faible », « L’oncle de Pékin », « La Garnison amoureuse », « Le mirtoir aux alouettes », « Les pattes de mouche », « Mademoiselle ma mère », « Le Schpountz », « Gosse de riche » et « Quai des Brumes ».

– Durant l’Occupation, Pierre Brasseur continue de jouer au théâtre et au cinéma. Il figure à l’affiche de films comme « Les deux timides » (Y. Allégret), « La croisée des chemins » et « Promesses à l’inconnue » (A. Berthomieu), « Adieu Léonard » (J. Prévert) et « Le Soleil a toujours raison » (R. Billon). En 1945, il contribue au succès du chef-d’œuvre de Marcel Carné « Les enfants du Paradis », film dans lequel il campe Frédérick Lemaître, l’un des plus célèbres acteurs de théâtre du XIXe siècle.

– On retrouve ensuite Pierre Brasseur dans « La femme fatale » (J. Boyer), « Les portes de la nuit » (Carné), « Les amants de Vérone » (A. Cayatte), « Millionnaires d’un jour » (A. Hunebelle), « Napoléon » (S. Guitry), « La Loi » (J. Dassin), « Le bateau d’Emile » (D. de La Patellière), « Le crime ne paie pas » (G. Oury), « La métamorphose des cloportes » (P. Granier-Deferre), « La vie de château » (J-P. Rappeneau) ou encore, « Les mariés de l’An II ».