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Chroniques de la Bataille de Normandie – 3/ Carentan

Dans les jours qui suivent Overlord, la paisible ville de Carentan (4 000 habitants en tout) se trouve être un point stratégique de la Ist US Army pour deux raisons principales. Située dans la Vallée de la Douve (fleuve parallèle à la Vire), Carentan délimite l’entrée du Cotentin tout en étant placée à la jonction des axes routiers Cherbourg – Saint-Lô et Saint-Lô – Bayeux – Caen. En outre, Carentan se trouve en plein milieu de la zone des Marais du Merderet, tout en étant dominée par deux bas plateaux sous contrôle allemand, au nord-ouest et au sud-est. Ainsi, s’en emparer était primordial pour le General Omar N. Bradley, commandant de la Ist Army, car sa prise permettra d’opérer la jonction entre le Vth Corps de Leonard T. Gerow venant d’Omaha Beach et nord-est de le VIIth Corps de Joseph L. Collins venant depuis Utah Beach au nord-ouest et par là même, de ne plus maintenir Utah isolée.
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Avant le 6 juin, les Allemands ont détourné le cours de la Douve pour inonder toute la zone du Merderet, ce qui rend l’accès de Carentan quasi-impraticable en rase campagne aux véhicules et aux chars et difficile aux fantassins.
Il y a une seule voie praticable pour les véhicules de l’US Army qui
traverse la zone marécageuse ; la grand-route Saint-Côme-du-Mont – Carentan qui est entièrement à découvert. Si des fantassins doivent avancer à découvert, c’est seulement en creusant des trous et des tranchées le long de la route et en « saute-mouton ». Enfin, quatre embranchements permettent d’atteindre Carentan en franchissant la Douve sur quatre ponts.

1 – PRÉPARATIFS 

Du côté allemand, le Feldmarschall Erwin Rommel, commandant en chef du Heeres-Gruppe B a confié la défense de Carentan aux forces du LXXXIV. Armee-Korps de Wilhelm Fahrmbacher (1). Celui-ci ne peut s’appuyer alors que sur Fallschirmjäger-Regiment 6 (6e Régiment de Parachutistes) de l’Oberst Friedrich Freiherr von der Heydte, l’une de meilleures unités de combat de la Luftwaffe, ainsi qu’à quelques restes du Grenadier-Regiment 1058 de la 91. Luftlande-Division. Ayant appris le débarquement allié alors qu’il se trouvait à Rennes, von der Heydte (catholique bavarois qui est resté hostile au nazisme) n’a pas hésité à rejoindre son unité en sautant sur une moto. Il a déjà été engagé face aux parachutistes de la 101st Airborne Division le 6 juin avant de devoir évacuer Saint-Côme-du-Mont, en bon ordre.
Von der Heydte peut alors compter sur ses II. et III./Fallschirm-Regimente 6 (2), toujours à effectifs pleins mais le III./Grenadier-Regiment 1058 est presque détruit après trois jours de combat, ce qui en rendait ses capacités de combat gravement amoindries. Fahrmbacher adjoint à von der Heydte les éléments de deux Ostruppen-Bataillonen (des Géorgiens et des Russes) positionnés le long du canal Vire-Taute, pour défendre des approches de Carentan par l’est. Pendant ce temps, le II./Fallschirm-Regiment 6 prend position à l’extrémité ouest de Carentan, pendant que le III./FJR 6 creuse ses défenses sur les abords nord de la ville.
MAP17Toutefois, le LXXXIV. AK attend impatiemment la venue de la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen » du SS-Oberführer Werner Ostendorff , unité de jeunes Waffen-SS formée en 1943, qui arrive depuis Thouars en Charentes avec son infanterie lourde et ses canons automoteurs (Sturmgeschützte). Partis le 7 juin sur ordre d’Erwin Rommel, les éléments de la « G.v.B » parviennent sur les rives de la Loire le 9 juin malgré les attaques aériennes alliées. Mais avec une journée supplémentaire, en roulant de nuit, la « G.v.B » peut arriver au sud de Carentan pour le 11 juin, ce qui force Bradley à accélérer son offensive. D’autant que tenant compte des renseignements que lui a fourni la 7. Armee, Ostendorff scinde sa division en deux fortes « cornes », formée chacune à partir des SS-Panzergrenadiere-Regimente. 37 et 38. Le SS-PzGren. 38 est expédié au sud d’Isigny afin de faire barrage au Vth Corps de Gerow pendant que le 37 se porta au sud de Carentan.

Oberst August Friedrich von der Heydte

Oberst August Friedrich von der Heydte

Du côté Américain, Bradley ordonne à la 101st Airborne Division « Screaming Eagles » de Maxwell D. Taylor de prendre Carentan. Cette belle unité de parachutistes a souffert d’importantes pertes lors de son saut le 6 juin (tués, disparus et noyés) et lors de la prise de Saint-Côme-du-Mont. C’est donc avec des effectifs réduit que ses trois régiments de parachutistes sont engagés même si la division reçoit le renfort de son 327th Glider Infantry Regiment et du 401st Glider Infantry Regiment (unités de planeurs), acheminés en Normandie les 6 et 7 juin. Toutefois, Gerow place une partie de la très bonne 2nd Armored Division « Hell on Wheels » du Major General Edward H. Brooks à disposition des « Screaming Eagles », même si cette unité mécanisée vétérane d’Afrique et de Sicile devait initialement appuyer la progression de la 29th Division en direction de Saint-Lô. Ainsi, le Combat Commmand A de la 2nd Armoured Div. (formé du 2/66th Armored Regiment et du 3/41st Armored Infantry Regiment) vint constituer la réserve blindée de la 101st Airborne.

Fallschirmjäger allemands, reconnaissables avec leur vareuse de saut et leur casque Fallschirmshelm.

Fallschirmjäger allemands, reconnaissables avec leur vareuse de saut et leur casque Fallschirmshelm.

Le 9 juin, la 101st Airborne achève la consolidation de son dispositif. Le 502nd Parachute Infantry Regiment du Col. George Van Horn Moseley se place sur le cours supérieur de la Douve sur la droite, tandis que le le 327th Glider Inf.Regt. du Colonel George S. Wear se terre toujours le long de la Douve mais sur la gauche, à Brévands. Pendant ce temps, le 506th PIR du Col. Robert E. Sink reçoit la mission la plus dangereuse ; atteindre Carentan en progressant le long de la route menant à Saint-Côme-du-Mont. Enfin, le 501st PIR du Col. Howard Johnson forme la réserve de la division. Les reconnaissances aériennes et les quelques patrouilles effectuées furent dupées par le camouflage des hommes du FJR.6, car toutes concluent à tort que Carentan est faiblement défendue et peut donc tomber par un double enveloppement. Le 502nd PIR doit attaquer par la droite en forçant le passage sur le pont et le bas-plateau sud-ouest pour atteindre la Cote 30 permettant de contrôler la route Carentan-Périers et de couper la retraite à l’ennemi. De son côté, le 327th GIR se doit de progresser par la gauche après avoir franchi la Douve à Brévands, effectuer un crochet par l’Est et accrocher la route Saint-Lô – Isigny.

ShaubPistone
2 – « PURPLE HEART LANE »

Le 10 juin donc, le 3/502nd PIR du Lt.Col Robert G. Cole (3), fer de lance du 502nd PIR, atteint le Pont N°2 qui avait été détruit par les Allemands. Cole demanda l’appui d’éléments du 326th Airborne Engineer Battalion pour réparer l’ouvrage détruit par des tirs de canons FlaK de 88 mm. Pour les Américains, l’affaire commence plus difficilement que prévu. Qu’à cela ne tienne, Cole expédia le 1st Lieutenant Ralph B. Gehauf de l’autre côté de la Douve avec une patrouille. Les parachutistes parviennent alors au dernier pont mais se retrouvent bloqués devant un corps de ferme appelé la Porte Belge.

A 01h45, le 1/327th (Lt.Col. Hartford J. Salee) commence à traverser la Douve et à 6h00, grâce au soutien de l’artillerie de la division, c’est tout le régiment qui se retrouve sur l’autre rive. Brévands tombe sans grand difficulté, ce qui permet au 327th GIR de couvrir 5 km vers l’ouest et le sud. La A Coy/401st GIR quitta alors le reste de la colonne et marcha sur Auville-sur-le-Vey pour effectuer la jonction avec la 29th Infantry Division de Gerhardt. De son côté, le 327th GIR ne rencontre aucune opposition sérieuse jusqu’à ce qu’il atteigne les ponts enjambant le canal Vire-Taute à l’est de Carentan à 18h00. Avec deux bataillons, le régiment passe à l’attaque et s’empara de la rive est du canal à minuit, après quatre heures de combat.

Dans le secteur du 502nd PIR, le pont sur la Douve n’avait toujours pas été réparé par les Parachute Engineers lorsque le 3/502nd repart à l’assaut. Les hommes du 326th Parachute-Engineer-Battalion n’ont pas de matériel lourd à disposition, ce qui conduit les hommes du Lt.Col. Cole à dresser des ponts improvisés pour démarrer leur attaque à 13h00. Se déplaçant alors en file indienne et en rampant, les 400 hommes du bataillon atteignent le pont n°4 vers 16h00. Sauf que les Fallschirmjäger de von der Heydte qui attendent dans leurs trous et derrière leurs buissons ouvrirent le feu sur les Screaming Eagles à coups de mitrailleuses, de canons, de mortiers et de fusils à lunette. Les hommes de Cole subissent alors de lourdes pertes mais ne se débandèrent pas. Malheureusement, une audacieuse attaque nocturne et en rase-motte de Ju-87 Stukas provoque la mort de trente hommes et mit toute une compagnie hors de combat. A ce moment de la bataille, le 3/502nd PIR a perdu 67% de ses effectifs initiaux. En outre, le nombre important de soldats blessés explique le surnom de Purple Heart Lane donné à cette portion de la route Sainte-Mère-Eglise – Carentan.

Lt.Col. Robert G. Cole, Congress Medal of Honor

Lt.Col. Robert G. Cole, Congress Medal of Honor

 

Le Lt.Col. se trouve dans l’obligation de tenter quelque chose pour sortir son bataillon bloqué sous les tirs allemands. A 04h00 du matin, Cole rassemble alors les éléments qui avaient subi le moins de pertes ; ses G et H Companys, ainsi que sa compagnie de QG et mit tout le monde à l’abri le long de la route. Il envoie ensuite plusieurs éclaireurs vers le corps de ferme au lever du soleil mais ils se font sévèrement bloqués par un tir de barrage allemand. Immédiatement, Cole demande l’appui de l’artillerie divisionnaire mais cela ne fit pas taire les bouches à feu allemandes. A 06h15, utilisant un écran fumigène comme couverture, Cole ordonna à son officier adjoint, le Major John P. Stopka, de faire passer le message suivant : « charge à la baïonnette sur les positions allemandes ».

Robert G. Cole donne le signal de l’attaque à l’aide d’un sifflet et mena lui-même l’attaque, baïonnette au canon de son fusil. Lui et vingt de ses hommes engagent alors un sauvage corps-à-corps contre les Fallschirmjäger de von der Heydte. Ils sont rapidement rejoints par 50 autres parachutistes guidés par Stopka. L’attaque menée par Cole galvanise les autres rescapés du 3/502nd qui s’élancent en avant à leur tour. Les G et H Coys dégagent le corps de ferme pour y surprendre un groupe de Fallschirmjäger occupés à creuser fossé derrière une haie. Un violent combat à la grenade et à la baïonnette s’engage et, au prix de nombreux des leurs, les Screaming Eagles tuèrent tous les Allemands. Pour cette action, le Lt.Col. Robert G. Cole recevra la Congress Medal Of Honor.

Décimé, le 3/502ndPIR se plaça en position défensive et fut relevé par le 1/502ndPIR du Lt.Col. Patrick F. Cassidy qui part à l’assaut des lignes allemandes. Malheureusement, Cassidy et ses paras se font violemment repoussés à la mitrailleuse et au mortier par les hommes de von der Heydte et durent se contenter de renforcer la ligne de défense du 3rd Battalion. De leur côté, les Fallschirmjäger se réorganisent pour lancer contre-attaque sur contre-attaque contre les lignes du 502nd. Les Screaming Eagles tiennent jusqu’à la dernière qui réussit à isoler les restes du 3/502nd derrière une rangée de haies à 18h30. Mais l’officier d’artillerie de Cole peut encore utiliser sa radio et demande au VIIth Corps un soutien d’artillerie de toute urgence. Peu de temps après, un violent tir de barrage d’obusiers de 105 mm quadrille la zone de combat du 3/502nd, provoquant même la mort de parachutistes américains. Mais le violent tir de barrage de 5 minutes refoule les Fallschirmjäger qui doivent immédiatement se terrer dans leurs positions.

De son côté, le 327th GIR découvre un petit pont partiellement détruit enjambant la le canal Vire-Taute. Le pont fut entièrement réparé à 10h00 pour que la A Coy/401st GIR et la G Coy/327th GIR de passer sur l’autre rive et de tenter de prendre les rives forestières mais comme le 502nd PIR, les deux régiments se font bloquer par des tirs de mitrailleuses et de mortier à 1 km de Carentan.
En face, von der Heydte est informé que les combats intense que mena son régiment avaient épuisé les munitions. Il décide alors de replier la quasi-totalité de son unité tout en laissant une petite arrière-garde dans Carentan. Un parachutage de ravitaillement effectué par le Luftwaffe vient trop tard pour pallier aux besoins du FJR.6. Une bonne nouvelle arrive toutefois au courageux Oberst, la 17. SS-PzGren-Div arrivait à toute vitesse malgré les difficultés engendrées. A la tombée de la nuit du 11 juin, quelques éléments avancés parviennent au site de rassemblement de la division.


3 – LA CAPTURE DE CARENTAN

Afin de prendre définitivement Carentan, le Lt.General Courtney H. Hodges (commandant-adjoint de la Ist US Army) crée une Task Force placée sous le commandement du Brig.Gen. Anthony McAuliffe (commandant adjoint de la 101st Airborne et futur héros de Bastogne), chargé de coordonner l’assaut. La mission de prendre la Cote 30 échoit au 506th PIR du Col. Robert E. Sink qui doit progresser le long du Bassin à Flot, pendant que le 501st PIR est déployé en soutien du 327th GIR pour prendre la Cote 30 par l’est.  La progression des américains fut facilitée par des tirs d’artillerie navale, du VIIth Corps, de mortiers lourds de 4,2-inch, ainsi que de Tank Destroyers M-10 qui viennent appuyer le 327th GIR.

Colonel Robert E. Sink, commandant du 506th PIR

Colonel Robert E. Sink, commandant du 506th PIR

A l’aube du 12 juin, les 1 et 2/506th viennent se placer aux abords de Carentan. Le 1st Battalion se met en position défensive au sud, le long de la grand-route, pendant que le 2nd Battalion du Major Robert L. Strayer se prépare à prendre la ville par le sud.

L’attaque démarre au nord à 06h00 avec le 1/401st GIR et au sud par le 2/506th. Les deux Bataillons essuyèrent des tirs nourris de MG-42 dissimulées dans Carentan mais le 2/506th fut bombardé par des tirs d’artillerie légère au sud de Carentan. Malgré cela, les Screaming Eagles investissent Carentan qu’ils nettoient à la grenade et à l’arme légère durant un court mais furieux combat de rue autour de la gare à 07h30. Mais c’est le 1/506th qui connaît le plus sérieux engagement lorsqu’il doit secourir le poste de commandement du Col. Sink qui, dans la nuit, s’est aventuré trop loin dans les lignes allemandes.

Toutefois, pendant ce temps, Werner Ostendorf met sa « G.v.B » en position au sud de Carentan et rencontre von der Heydte. Anthony Beevor rapporte qu’avec arrogance et assurance, le patron de la 17.SS-PzGrenDiv demanda au chef des Fallschirmjäger « où étaient les Yankees pour que ses Waffen-SS les rejettent à la mer ».
Durant l’après-midi du 12 juin, les 501th et 506th PIR avancent au sud-ouest de Carentan mais au bout d’un mile de parcours, ils sont arrêtés net par les tirs des Sturmgeschützte de la 17. SS-PzGrenDiv « G.v.B ». Ostenforff forme alors un Kampfgruppe autour du SS-PzGren-Regt 37 de l’Obersturmbannführer Jakob Fick -(4) pour reprendre Carentan mais ses StuG et Panzergrenadiere voient leur élan brisé à leur tour par un fort parti de P-47 Thunderbolt et de P-51 Mustang arrivés en hâte. Au soir du 12, Screaming Eagles et Waffen-SS creusèrent des abris et se contentèrent de s’observer mutuellement pour la nuit.

Werner Ostendorff, commandant de la 17.SS-Panzergrenadier-Division

Werner Ostendorff, commandant de la 17.SS-Panzergrenadier-Division

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Insigne de la 17. SS-PzGrenDiv. G.v.B

4 – « BLOOD GULCH »

A l’aube du 13 juin, Taylor prépare sa 101st Airborne pour passer à l’offensive contre les positions de la « G.v.B » mais ce fut elle qui fut percutée par une attaque groupée de la part du SS-Panzer-Abteilung 17, du SS-PzGren-Regt. 37 et du III/FRJ.6. Cette force percute violemment le 501st PIR à la gauche du dispositif de la 101st. Les parachutistes du Col. Johnson doivent se replier vers Carentan au vu de la supériorité ennemie. Du côté du 506th PIR, c’est le 2nd Battalion qui prit le « poing » allemand. Les Dog et Fox Coys (gauche) durent prendre la fuite, talonnées par les StuG et les Grenadiers  qui parvinrent à moins de 500 m de Carentan. Cependant, la Easy Compagny du 1st Lt Richard D. Winters, le héros du manoir de Brécourt, ne se débanda pas et tint ferme la portion de chemin de fer sur laquelle elle était accrochée. Avec sang-froid, Winters maintient la cohésion de sa compagnie qui arrosa les assaillants avec tout ce qu’elle avait en armes lourdes. Le Lt. Harry Welsh et le Pvt James McGrath réussissent à détruire un StuG au bazooka.

Heureusement pour les Screaming Eagles, le salut vient du Combat Command A de la 2nd Armored Division, commandé par le Brig.Gen. Maurice Rose, épaulé par des fantassins du 175th Infantry Regiment de la 29th Division et de canons automoteurs M-7 Priest du 14th Armored Field Artillerie Battalion, arrivés d’Isigny, qui surgissent depuis la route de Baute. Les M-4 Sherman engagent le combat contre les StuG de la « G.v.B ». A leur tour, les Waffen doivent rebrousser chemin sous un tir nourri et se replier sur la route Saint-Lô – Périers.

La situation reste ainsi stabilisée dans cette zone des combats. La 101st Airborne allait se cantonner à des missions de patrouilles, de reconnaissances et de « chasse aux snipers »
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Suite…

(1) : Alors commandant du XXV. AK en Bretagne, il remplace temporairement Erich Marcks tué dans une attaque aérienne.
(2) : Les chiffres romains désignent les bataillons formant un régiment, selon la nomenclature allemande. II/Fallschirm-Regt. 6 signifie donc 2nd Bataillon du 6e Régiment de Parachutistes.
(3) : A l’inverse, la nomenclature américaine utilise des chiffres arabes pour désigner les bataillons.
(4) : Grade SS équivalent à celui de Lieutenant-Colonel