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1er février 1944 : Création des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)

Après que Jean Moulin eut réussi en 1943 à unifier les mouvements de Résistance au sein du CNR, Jacques Bingen fusionna les composantes militaires et maquisardes, placées sous l’autorité d’un Etat-major des Forces Françaises de l’Intérieur (EMFFI), commandé par le Général Pierre Koenig, le héros de Bir-Hakeim et placé sous l’autorité du Gouvernement Provisoire de la République Française à Alger.

En janvier-février 1944, les FFI étaient chiffrés au nombre de 100 000 et scindés entre les principales tendances politiques. On y trouvait aussi bien des communistes (FTP) – très nombreux -, des Socialistes, des Radicaux, des Gaullistes (Armée Secrète, issue d’une fusion des mouvements Combat, et Libération Sud), des giraudistes (Ora), des Maurassiens et des anciens Croix de Feu, assez hostiles  à de Gaulle.

La hiérarchie des FFI, en somme toute théorique, était la suivante.
L’EMFFI commandait donc à plusieurs entités distinctes mais liées : le COMAC (Comité d’Action Militaire), chargé de coordonner la liaison entre les représentants du GPRF d’Alger et les unités combattantes de l’Intérieur et les Délégués Militaire ; un au niveau national avec une personnalité différente (Pierre Marchal « Hussard », Louis Mangin « Losange », Jacques Chaban-Delmas « Arc », Maurice Bourgès-Manoury « Polygone » et Paul Ely « Algèbre ») et deux autres pour les Zones Nord et Sud.

L’EMFFI avait le commandement plus ou moins direct – les Communistes jouant souvent le jeu de l’autonomie – sur les Zones Nord et Sud, scindées chacune en Régions Militaires (R), certaines de la Zone Nord pouvant être divisées en sous-régions.
Chaque région avait à sa tête un commandant, secondé par un Délégué Militaire Régional et par un Responsable des Opérations Aériennes (atterrissages, parachutages, évacuation, « accueil » de SAS…).

Notons parmi ses Commandants Régionaux : Robert Rossi (exécuté par la Gestapo) pour la Provence-Côte d’Azur (R2), Albert Chambonnet et « Alban » Vistel pour Lyon-Rhône-Alpes (R1), Serge Ravanel pour le Sud-Ouest-Toulouse (R4), Maurice Rousselier « Rivier »pour le Limousin (R5), Emile Coulaudon « Gaspard » pour l’Auvergne (R6), André Boulloche « Segment » pour Paris (RP) et Valentin Abeille « Fantassin/Méridien » pour Le Mans (RM)…