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20 décembre 1590 : Mort d’Ambroise Paré

Né en 1510 à Bourg-Hersent (Duché du Maine, aujourd’hui en Mayenne), il est considéré comme le père de la chirurgie moderne.

Il eut notamment comme patients Henri II, François II, François de Guise Duc de Lorraine, le Connétable Anne de Montmorency et Antoine de Bourbon.
Élève Compagnon à l’Hôtel-Dieu en 1519, il se fait remarquer en désertant les livres de chirurgie de l’époque pour… étudier les cadavres.
Devenu Maître Barbier-Chirurgien en 1536, il sert dans les Armées royales et pratique de nouvelles méthodes de cautérisation des plaies et de guérison des blessures, comme la ligature à base de jaune d’œuf, d’huile de rose et de térébenthine. En 1551, il devient Premier Chirurgien du Roi après avoir guéri le Duc de Lorraine.

Sa renommée s’accroît grâce à ses travaux de chirurgie qu’il détaille dans l’Anatomie universelle du corps humain, La manière de traicter les playes faictes tant par hacquebutes, que par flèches et mortification, avec les pourtraictz des instrumentz nécessaires pour leur curation, ou encore les Dix Livres de la Chirurgie : et le magasin des instruments utiles à icelle.

S’il n’a pas été un découvreur théorique, Ambroise Paré contribua énormément à la guérison des artères et des plaies.

Considéré tantôt par les uns comme un Huguenot, tantôt comme un catholique tolérant par les autres, il n’en interpella pas moins l’Archevêque de Lyon (selon le chroniqueur Pierre de l’Estoile) à la veille de sa mort, sur le sort du Peuple de France souffrant des vicissitudes de la Guerre.
Il eut droit à de très belles funérailles à Paris en l’église Saint-André-des-Arts.