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10 avril 1814 : Bataille de Toulouse

En 1814, peu avant l’abdication de Napoléon à Fontainebleau, la France est soumise à des attaques constantes au Nord et à l’Est (Autrichiens, Prussiens, Allemands, Russes…), dans les Alpes (Autrichiens), mais aussi au Sud-Ouest (Anglais, Espagnols et Portugais).

Ainsi, le Maréchal Jean-de-Dieu Soult arrive à Toulouse après avoir retiré son armée d’Espagne lors d’une retraite épuisante et talonné par les Anglo-Hispano-Portugais du Duc de Wellington.

Soult prépare alors activement la défense de la ville, prévoyant de devoir y mener un long siège. Mais il ne reçoit que peu d’aide de la part de la population pour fortifier la ville, ce qui la rend d’autant plus vulnérable. Soult ignore aussi que les Austro-Prusso-Russes sont sur le point d’entrer dans Paris.

Le 10 avril, Wellington arrive, laisse quelques troupes à Saint-Cyprien et contourne la cité après avoir franchi la Garonne. Les troupes ibéro-britanniques s’engagent alors vers la cité toulousaine mais se font repousser une première fois. Wellington lance alors ses Ecossais à l’assaut des Ponts-Jumeaux mais il se fait encore repousser par 300 soldats français et 5 canons très bien disposés.

Le Général britannique décide alors de modifier son axe d’attaque, pour passer par la route de Castres (même si Soult a fait provoquer le débordement de l’Hers) et s’emparer de la Redoute de Cépière et de Jolimont. Les Français tentent de repousser les forces ennemies, ce qui coûte la vie au général Eloi-Charlemagne Taupin. Wellington réussit finalement à prendre Jolimont.

Eloi-Charlemagne Taupin (1767-1814)

Malgré une bonne tactique de défense, le Maréchal Soult doit abandonner Toulouse. Les 11 et 12 avril, il réussit donc à évacuer toute son armée de la cité toulousaine sans coup férir.

Alors, le 12 avril, Wellington peut faire une entrée dans la Ville Rose, sous les acclamations des royalistes.