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Histoire & Culture

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Chroniques du Jour-J : Plans de l’assaut amphibie

by adminfhesp 8 février 2010

1 – CONFIGURATION GÉNÉRALE d01_0p011976 a) Géographie Tout d’abord, voyons la configuration du terrain. Américains, Canadiens, Britanniques et aussi Français vont débarquer sur plusieurs plages longues en tout de 4 à 6 km environ et réparties sur un peu plus de 50 km avec une brèche nette entre Omaha et Utah séparées entre elles par une trentaine de kilomètres entre de la Vire et la Douves. D’autre part, la configuration du terrain est bien différente entre les plages américaines et les anglo-canadiennes, même si chacune d’entre elles est formée par une large bande de sable. Ainsi, Utah et Omaha ne sont bordées que par de petites communes et des hameaux. Sur la première, Saint-Martin-de-Varaville, La Madeleine et Sainte-Marie-du-Mont sont les seuls secteurs construits dans une zone marécageuse. Omaha, plage du Bessin (région rurale et marécageuses), présente quant à elle une colline bordée par des petites localités (Vierville-s/-Mer, Saint-Laurent-s/-Mer, Colleville-s/-Mer, Les Moulins et Le Grand Hameau) qui débouchent sur les cinq ravines permettant de gravir la pente. En revanche, héritage du Second Empire et de la Belle Epoque, les plages anglo-canadiennes présentent un front de mer aménagé le long d’un chapelet de communes littorales, avec un tissu urbain balnéaire (petites communes et villas), ce qui implique de devoir mener des combats urbains de nettoyage. Enfin le débarquement américain doit s’effectuer vers 6h30 contre 6h50 sur Gold et Juno et 7h30 pour Sword en raison de la marée dont le flux diffère de plusieurs dizaines de minutes entre chaque plage.

b) La défense allemande
La partie ouest de Basse-Normandie (Manche, moitié ouest du Calvados et ouest de l’Orne) est sous la responsabilité du LXXXIV. Armee du General der Artillerie Friedrich Marcks (QG à Saint-Lô), dépendant de la 7. Armee de Friedrich Dollmann (QG au Mans). Marcks peut compter sur 5 divisions d’infanterie La défense est assurée par 29 compagnies de trois divisions différentes : 91. Luftlande-Division de Wilhelm Falley pour Utah, 352. Infanterie-Division de Dietrich Kraiss pour Omaha et 716. ID de Wilhelm Richter pour les plages anglo-canadiennes. Chaque plage est garnies de Widerstand-Nesten (« nids de résistance »). Les Allemands ont établi trois rangs de barbelés et des points de défenses dans les dunes qui consistent en des Tobruk (postes de mitrailleuses ou de mortiers dans de petits abris bétonnés à ciel ouvert). Les Tobruk sont raccordés à un système de tranchées qui établit la communication avec des points fortifiés plus importants. Ces derniers baptisés « Wiederstand-Nesten » (WN) – espacés entre eux de 2 km environ – par les Allemands sont puissamment armés avec des canons de campagne de 75 et 88 mm (souvent placés sous casemate) et par des mitrailleuses qui prennent la plage en enfilade par des tirs croisés. D’autre part, des pièces plus lourdes sont disposées à l’intérieur des terres, le plus souvent dans des abris et des bunkers. Omaha dispose d’une digue et d’un mur antichar et sur Juno et Sword, la plage est protégée aussi par une digue en béton qui la sépare de la route côtière. Seulement, les Allemands sont désavantagés par leur infériorité numérique car les défenses de Juno  ne sont assurées que par les éléments de deux Régiments d’Infanterie renforcés par des Osttruppen russes et ukrainiens. En outre, la valeur combattante de la 716. Infanterie-Division du Generalleutnant Wilhelm Richter, déjà considérée comme faible, n’est pas améliorée avec la présence de « volontaires forcés » venus de l’Est (Osttruppen).

Il n’en va pas de même pour la 352. ID de Kraiss DONT LA PRÉSENCE N’A PAS ÉTÉ DÉTECTÉE PAR LE RENSEIGNEMENT ALLIE ; lacune qui aura les conséquences tragiques que l’on sait. A l’inverse d’une division « d’enfants, de vieillards et de malades », il s’agit d’une unité formée en janvier 1944 dans la Landkreis de Hanovre à partir des restes de divisions qui ont eu l’expérience du feu à Koursk et sur le Dniepr face aux Soviétiques. Si elle compte une bonne part de jeunes recrues sorties de l’instruction et de « volontaires » de Pologne, elle compte des sous-officiers, officiers et soldats expérimentés et est correctement dotée en canons. Son chef, Dietrich Kraiss, a été décoré de la Ritterkreutz (Croix de Chevalier) pour son commandement lors des combats de Vitebsk en 1942. La défense du secteur d’Omaha est assurée par le Grenadier-Regiment 916 de l’Oberst Ernst Goth et la plage elle-même par le II/GR 916 de l’Hauptmann Gromme avec l’appui de canons de campagne de 105 mm. Il n’y a pas de sérieuses réserves d’infanterie à proximité du littoral et une seule unité blindée, la 21. Panzer-Division est assez proche de la zone de débarquement pour pouvoir intervenir le 6 juin. Toutefois, son commandant, Edgar Feuchtinger, se trouve à Paris à la veille du 6 juin. Et bizarrerie de l’organisation allemande, la 21. PzD ne dépend pas de la 7. Armee mais du Panzer-Gruppe-West de Leo Geyr von Schweppenburg. La Luftwaffe n’aligne quant à elle que 115 chasseurs pour défendre la France, la Belgique et la Hollande. Enfin, la Kriegsmarine ne dispose que de navires légers, dont des vedettes lance-torpilles dans la Baie de Seine.


c) Assaut amphibie, généralités

– Du point de vue de l’organisation, les plages américaines sont attribués à la Ist US Army (appuyée par les navires de la Western Task Force d’Alan G. Kirk)du General Omar N. Bradley, avec le VIIth Corps pour Utah et le Vth pour Omaha. Côté Anglo-Canadien, l’ensemble des secteurs est confiée à la IInd British Army de Miles Dempsey (couverte par les pièces navales de l’Eastern Task Force de Philipp Vian), avec le Ist British Corps de John Crocker pour Juno et Sword et le XXXth Corps de Gerard Bucknall – un protégé de Montgomery – pour Gold. « Neptune » est elle-même séquencée : bombardement d’une heure environ (aérien et naval), débarquement et aménagement des plages par les unités de l’US Navy pour Utah et Omaha et les Beach Masters pour les trois plages anglo-canadiennes. Face à chaque plage, se trouve une Task Force navale comprenant des cuirassés, des croiseurs lourds, des destroyers et des chalands LCT équipés de lance-roquettes.
Chacune de ses TF est chargée d’appuyer les Assault Groups amphibies équipés des barges Landing Craft Infantry (LCI), Landing Craft Tank (LCT), LCVP et Landing Craft Assault (LCA) dont la tâche est d’acheminer les fantassins et les engins sur le rivage à mi-marrée. Les fantassins débarqués doivent être appuyés par environ 400 chars amphibie M4 Sherman V Duplex Drive répartis au sein de 8 bataillons de chars. Un mot sur ces engins : conçus dès 1941 par l’ingénieur anglais d’origine hongroise Nicholas Straussler et perfectionnés par les équipes d’Hobart dès 1943, les « Donald Duck » comme les surnommeront leurs équipages, sont des chars dotés d’une jupe en caoutchouc gonflable par air comprimé et propulsé dans l’eau par un moteur à hélice indépendant du moteur principal. Mis à flots à 7 km selon la distance réglementaire, ils peuvent se propulser à 4 nœuds soit, 7,4 km/h mais ont l’inconvénient d’offrir un bon déplacement seulement par temps calme.

Sherman Duplex-Drive

Sherman Duplex-Drive

– Notons que le 6 juin, Britanniques et Canadiens bénéficieront d’une appui-feu presque improvisé ; des canons automoteurs M7 Priest (pièces de 105 mm montées sur châssis de chars Sherman). Du côté anglo-canadien, les troupes débarquées disposeront des chars spéciaux de la « Ménagerie Hobart », appelés avec humour « funnies » ou « farces et attrapes ». Ces engins appartenant à la 79th Armoured Division du Major.General Percy Hobart, spécialiste des opérations amphibies et accessoirement beau-frère de Montgomery, se déclinent en une gamme de chars Mk V Churchill et Sherman « recyclés » en différents modèles aux fonctions différentes : Crab ou Flail équipés d’un fléau de déminage, AVRE « Petard » armé d’un mortier pouvant lancer un projectile (surnommé la poubelle) capable de détruire un bâtiment, Fascine équipé de branchages pour combler des fossés, chars déroulant un tapis et enfin, les SBG qui sont des chars dotés d’une rampe pour servir de pont de franchissement de muret. Aussitôt la plage conquise, chars et fantassins des premières et secondes vagues doivent s’enfoncer à l’intérieur des terres pour faire la jonction avec les parachutistes (Utah et Sword) ou conquérir leurs objectifs dans les terres qui leur sont assignés.

 

2 – L’ASSAUT PAR PLAGE

– Voyons maintenant en détail, les objectifs de chaque unité.

a) Utah Beach
1 – La plage est attribuée au VIIth Corps du Joseph L. Collins, dont l’avant-garde est la 4th Infantry Division « Ivy » de Raymond O. Barton. L’assaut direct doit avoir lieu à 6h30 sur les secteurs baptisés « Tare Green » et « Uncle Red » initialement situés entre Crisbecq et Saint-Martin-de-Varaville. Mais le Jour-J, les évènements vont en décider autrement. L’assaut est confié au Brigadier.General Theodore Roosevelt Jr.( fils du Président Theodore Roosevelt et cousin éloigné de Franklin D. Roosevelt), qui commande donc au 8th Infantry Regiment de James A. Van Fleet, un ancien camarade de promotion d’Eisenhower et de Bradley à West Point, appuyé par les Sherman amphibies du 70th Tank Battalion du Lt.Col. John C. Welborn.

8680187_orig– Plus en détail, le 1st Battalion du 8th Infantry (Lt.Col. Conrad C. Simmonds) doit débarquer sur « Tare Green » et le 2/8th (Lt.Col. Carlton O. MacNeely) sur « Uncle Red » et le 3/8th (Thaddeus R. Dulin) reste en réserve. Son objectif est de s’enfoncer vers l’intérieur des terres pour rejoindre la 82nd Airborne au nord de Sainte-Mère-Eglise et de s’assurer le contrôle du tronçon de route Montebourg – Sainte-Mère-Eglise comme des bourges de Magneville, Azeville, Fréville, Le Port-Bréhoy et Neuville-au-Plain.

2 – Durant la matinée, le 8th Infantry doit être suivi par le 22nd Infantry Regiment du Colonel Hervey A. Tribolet qui doit rejoindre la 101st Airborne et s’établir sur la route Les Forges – Sainte-Marie-du-Mont. Enfin, l’aménagement de la plage et des sorties est confiée aux équipes du génie naval de la 7th Special Naval Brigade du Commander James E. Wharton.
3 – L’appui naval est fourni par la Task Force « U » du Rear Admiral Don P. Moon qui dispose des pièces lourdes du cuirassé USS « Nevada » et de celles des croiseurs lourds USS « Quincy » et « Tuscaloosa » (TF A du Rear Admiral Morton L. Deyo).  Enfin, le transport des péniches de débarquement est assuré par deux Assault Group : « Green » AG (Captain Warburton) pour « Tare Green » et « Red » AG (Captain Wilson) pour « Uncle Red ».

b) Omaha Beach
1 – L’assaut sur cette plage longue de 5,9 km et dominé par une pente escarpée est confié à 2 régiments de 2 Divisions du Vth US Corps de Leonard T. Gerow. La 1st Infantry Division « Big Red One » de Clarence R. Huebner, la 29th Infantry Division « Blue and Gray » de Charles H. Gerhardt et la 5th Special Naval Brigade du Brigadier William M. Hoge sont mises à la peine ; avec l’appui des Sherman DD des 741st et 743rd Tank Battalions (à raison d’une soixantaine d’engins par régiment d’assaut) A l’origine, la 29th Division devait assurer seul l’assaut sur Omaha.

– L’attaque doit avoir lieu entre Vierville-s/-Mer et le Grand Hameau dans les secteurs suivants : Charlie (Gruchy – Vierville-sur-Merà, Dog  (Green, White et Red ; Vierville-s/Mer – Les Moulins), Easy Green et Easy Red (Les Moulins – Colleville-s/-Mer, face à Saint-Laurent), Fox Green et Fox Red, (Colleville-s/-Mer – Le Grand Hameau) 2 –  « Charlie », « Dog » et « Easy »  (Vierville-s/-Mer, Les Moulins et Saint-Laurent) reviennent au 116th Regimental Combat Team commandé par le Brigadier Norman D. Cota, commandant en second de la 29th Infantry Division, qui mêle le 116th Infantry Regiment du Colonel Charles W.D. « Hatchedface » Canham, ainsi que des éléments du 121st Combat Engineer Battalion et des unités médicales. Le 116th RCT reçoit aussi l’appui de 3 compagnies du 2nd Rangers Battalion et de tout le 5th Rangers du Lt.Col. Max Schneider. L’appui en chars est fourni par le 743rd TB du Lt.Col. John S. Upham.
« Fox » revient au 16th Infantry Regiment (1st Infantry Division) du Colonel George A. Taylor (Colleville-s/-Mer), appuyé par le 741st TB du Lt.Col. Robert N. Skaggs. Enfin, les équipes du Génie Naval doivent faire sauter les obstacles pour ouvrir des passages en faveur des blindés et des renforts. Ensuite, ils doivent faire sauter un mur antichar.

USA-A-Omaha-II3 – Pointe du Hoc (6 km à l’Ouest d’Omaha). Les renseignements et les reconnaissances pensent y avoir décelé une batterie de canons sous Blockhäuse pouvant menacer les forces débarquant à Omaha. La mission de neutraliser cette batterie coiffant une falaise de craie jaune de 30 mètres de haut, est confiée aux Compagnies D, E et F (225 hommes) du 2nd Rangers Battalion commandé par le Lt.Col. James E. Rudder, authentique Texan et entraîneur universitaire de football américain dans le civil. Recréés* par Lucian K. Truscott en 1942 qui prenait exemple sur les Royal Marines britanniques, les Rangers Battalions américains servent d’infanterie de choc pour des opérations amphibies. Dans le plus grand secret, les hommes de Rudder, déjà rompus aux entraînements intensifs se sont exercés sur les falaises de l’Île de Wight à l’aide d’échelles télescopiques – courtoisement prêtées par les pompiers de Londres –  et  de lance-roquettes armés de grappins.

4 – L’assistance navale est fourni par Task Force O  du Rear Admiral John P. Hall, avec les cuirassés USS « Augusta », « Arkansas » et « Texas », des destroyers américains (TF C de Carleton F. Bryant), ainsi que la 4e Division de Croiseurs français du Contre-Amiral Robert Jaujard, avec les « Georges Leygues » et « Montcalm ». Le General Omar N. Bradley est présent sur le croiseur USS « Augusta ».  Les navires de Hall doivent neutraliser les batteries et les WN d’Omaha, comme celle de la Pointe et Raz de la Perte. Le débarquement des fantassins est assuré par 4 Assault Groups ; O-1 (Fritzsche), O-2 (Bailey), O-3 (Schulten) et O-4 (Dennis).  

c)
Gold
1 – Cette plage est dévolue à la 50th « Northumbrian » Infantry Division du Major.General David Graham, élément de tête du XXXth Corps britannique de Gerard Bucknall. Cette division est la plus expérimentée qu’aligne Montgomery puisqu’une bonne partie de ses hommes et de ses officiers ont connu la bataille de France de 1940, la Libye, el-Alamein, la Tunisie et le débarquement de Sicile. Seulement, le commandement n’a pas pris en compte le sentiment de lassitude d’une bonne partie de ses soldats, certains combattant depuis quatre ans.

– Gold Beach se partage entre les secteurs « Jig » (Le Hamel – Asnelles – Ver-sur-Mer), « King » (Ver-sur-Mer – La Rivière) et « Item » (Port-en-Bessin – Le Hamel). Mais le troisième secteur ne fera pas l’objet de débarquement amphibie. 2 – L’assaut de débarquement sur Jigs et King sont confiées respectivement aux 69th et 231st Infantry Brigades (Brigadiers Cox et Stanier). Les Battalions chargés du premier assaut sont le 6th Bn. Green Howards (Lt.Col. R.Hastings) sur Jigs et le 1st Bn. Hampshire (Lt.Col. H.Smith) pour King. Mais avant, des sapeurs des Royal Engineers, spécialement entraînés, doivent faire sauter les obstacles et les pieux minés 20 minutes avant l’arrivée des fantassins. Chacune de ses unités est appuyée par les chars amphibies DD du 4/7th Dragoon Guards du Lt.Col. Rodney Byron (de la 8th Armoured Brigade de B. Cracroft) et les engins spéciaux du Westminster Dragoons.

LCA

LCA

– A l’Ouest, le 47th Royal Marines Commando du Lt.Col. Cecil Philipps – élément de la 4th Special Service Brigade (Brigadier Bernard Leicester) –  doit s’emparer de Port-en-Bessin et rallier les troupes américaines venues d’Omaha Beach. La seconde vague est formée par la 151st Infantry Brigade (R. Senior), la 56th Independant Infantry Brigade (E.Pepper) et les deux autres Battalions de chars de la 8th Armoured Brigade. La principale mission de la 50th Northumbrian est d’établir une tête de pont entre Arromanches et Ver-sur-Mer, prendre Bayeux et mettre la main sur la RN 13 qui relie Caen à Bayeux. Dans la foulée, la 56th Indep.Brigade doit s’emparer de Bayeux puis « souder » l’ouest de la tête de pont britannique avec la gauche de la tête de pont américaine.

– 3 – L’appui naval est assuré Task Force G du Commodore Cyril Douglas-Pennant, coiffant la Bombarding Force K (Frederick Dalrymple-Hamilton), qui compte les croiseurs HMS « Ajax », « Argonaut », « Emerald », et même un navire hollandais (HNMS « Flores) et un polonais (ORP « Krakowiak »). Enfin, le transport amphibie est la tâche des Assault-Groups G-1 (Farquhar), G-2 (Balance) et G-3 (Motley-Dolphin).

d) Juno
– Le débarquement sur « Juno » – scindé en secteurs « Mike » et « Nan » – est attribué à la 3rd Canadian Infantry Division de Roy Keller choisit de faire débarquer ses 7th et 8th Brigades en première vague, avec les Royal Marines du 48th Royal Marines Commando (Lt.Col. James C. Moulton), comme avec l’appui de chars Sherman DD de la 2nd Canadian Armoured Brigade (Brig. Robert A. Wyman) les « funnies » du 22nd Royal Dragoons et du Westminster Dragoons (79th Armoured Division). 1 – La 7th Canadian Infantry Brigade d’Henry W. Foster doit débarquer à Graye-sur-Mer avec l’appui des chars amphibies du 1st Canadian Hussars (Lt.Col. Colwell). Le Royal Winnipeg Rifles (Lt.Col. Meldram) doit s’emparer des secteurs « Mike Green » et « Mike Red » entre Graye et Courseulles (au niveau de l’estuaire de la Seulles), tandis que les Regina Rifles (Lt.Col. Matheson) doivent s’assurer le contrôle de « Mike Green » entre Courseulles et Bernières-sur-Mer. D’autre part le 1st Bn. Canadian Scottish Regiment (Lt.Col. Cabeldu) reste en réserve pour débarquer en seconde vague. La 7th Brigade doit ensuite s’enfoncer vers le sud pour libérer les petites villes de Creully, Reviers, Pierrepont et La Fresne-Camilly. juno-3 D-Day Canadian Assaults Map– La 8th Canadian Infantry Brigade de Kenneth G. Blackhadder reçoit la mission de débarquer sur l’ensemble du secteur « Nan » depuis les abords ouest de Bernières-sur-Mer et jusqu’à l’ouest de Saint-Aubin-sur-Mer, avec l’appui des chars DD du Fort Garry Horse Regiment (Lt.Col. Morton). Le Régiment de la Chaudière (Lt.Col. Mathieu), formé des Canadiens Français, reste en réserve pour la seconde vague, pendant que le Queen’s Own Rifles of Canada (Lt.Col. Spragge) est en charge de « Nan White » (Bernières) et le North Shore Regiment (Lt.Col. Buell) de « Nan Red » (Saint-Aubin). Enfin, la 8th Canadian Brigade et le Fort Garry Horse doivent libérer Bény-Sur-Mer, Tailleville, Basly, Colomby-sur-Thaon, Anisy et foncer sur Franqueville, Buron, Authie et Saint-Contest au nord-ouest de Caen.

LCVP-1

LCVP pour Landing Craft Vehicle & Personnel, conçu et construit par Andrew Higgins.

 3 – La 9th Canadian Infantry Brigade de Douglas G. Cunningham reste en réserve avec le régiment blindé des Sherbrooke Fusiliers. Les deux unités devant débarquer durant l’après-midi du 6 juin.

4 – L’appui naval es assuré par la Task Force J  du Commodore Geoffrey Nigel Oliver ,avec la Bombarding Force E de Frederick Dalrymple (qui coordonne aussi le tir de la BF K sur Juno) avec les croiseurs HMS « Diadem » et « Belfast », ainsi que les destroyers HMS « Bleasdale », « Walveney », « Faulknor », « Sioux », « Venus », « Stevenson », « Fury » et « Vigilant » ; HMCS « Algonquin » (Canadien) et HNosMS « Glaisdale » (Norvégien). Enfin, on compte des Landing Craft spéciaux d’appui rapproché armé de canons (6 pounder et 4.7-Inch) ou garnis de lance-roquettes. Le transport est assuré par les Assault Groups J-1 (Puglsey), J-2 (Otway-Ruthven) et J-3 (Fanshawe).

Landing Craft Tank (LCT), peut embarquer 4 chars et plus de 200 hommes.

Landing Craft Tank (LCT), peut embarquer 4 chars et plus de 200 hommes.

e) Sword

1 – Plage longue d’environ 6 km environ, Sword est coupée en secteurs comme suit : « Oboe » (Luc-sur-Mer), « Peter » (Luc – Lion-sur-Mer), « Queen » (Lion – Hermanville-sur-Mer) et « Red » (Riva-Bella – Ouistreham/Canal de l’Orne).

 2 – C’est la 3rd Infantry Division « Iron » du Major.General Thomas Rennie qui doit débarquer sur deux kilomètres de plages situées entre Hermanville-sur-Mer et Colleville-sur-Orne, sur les Secteurs « Queen White » et « Queen Red ». Face à elle, plusieurs compagnies du Grenadier-Regiment 736, dont le PC se trouve sur la position « Hillman » et des Russo-Ukrainiens de l’Ost-Bataillon 642. Derrière la côte, plusieurs batteries d’artillerie ont été construites pour protéger l’estuaire de l’Orne et sur tout le long de la plage, des Wiederstand-Nesten, des murs antichar et un large fossé derrière le rivage. D’autre part, la 1st Special Service Brigade de Simon Fraser 15th Lord Lovat avec les N° 4,6,8,10, 41 et 45 Commandos doivent s’emparer de Ouistreham et dans la foulée, rejoindre les parachutistes de la 6th Airborne.

a – La 8th Brigade du Brigadier Edward E. Cass avec le 1st Bn. South Lancashire (Lt.Col.R. Burbury) et le 2nd Bn. East Yorkshire (Lt.Col. G. Hutchinson), avec l’appui des chars DD du 13/18th Hussars du Lt.Col. Harrap (27th Armoured Brigade de Bartellot) débarqueront sur « Queen White » et « Queen Red » pour établir la tête de pont. En outre, les groupes de mitrailleurs lourds du 8th Bn. Middlessex doivent débarquer après ses deux bataillons afin de fournir un appui-feu rapproché.

b – Débarquée en seconde vague, les 3 Battalions de la 185th Brigade de Pearce Smith, avec l’appui des chars du Staffordshire Yeomanry du Lt.Col. Eade (27th Armoured Brigade) doit lancer ses trois Battalions à l’assaut de Caen et s’emparer de la Cité en fin de journée même.

c – La 9th Brigade du Brig. J. Cunningham doit avancer vers l’ouest, prendre Langrunne-sur-Mer avant d’établir la jonction avec la 3rd Canadian Infantry Division en amont de Saint-Aubin. d – La 1st Special Service Brigade de Lord Lovat (Commandos et Royal Marines) doit s’emparer d’Ouistreham pour rejoindre ensuite les parachutistes à Bénouville et Ranville, puis renforcer la 6th Airborne de Gale entre Ranville et Bavent. e – Les 177 Français N°4 Commando ou 1er Bataillon de Fusiliers Marins du Capitaine de Vaisseau Philippe Kieffer doivent s’emparer du Casino de Riva Bella et s’assurer le contrôle de ce secteur sur Sword avant de rejoindre le reste de la 1st SSB à la lisière des Bois de Bavent. f – Comme sur Gold, les Royal Engineers sont chargés de dégager, 20 minutes avant l’Heure H, plusieurs accès à la plage, en dégageant plusieurs accès à la plage ou en supprimant des éléments de défense, afin de faciliter la navigation des engins de débarquement. Enfin, les « Funnies » du 22nd Dragoons et du Westminster Dragoons doivent débarquer avec la seconde vague afin d’établir des sorties et de déminer les abords de la plage, avant de laisser les Beachmasters opérer.

Landing Craft Infantry (LCI), challand  pouvant embarquer une centaine d'hommes

Landing Craft Infantry (LCI), challand pouvant embarquer une centaine d’hommes

3 – L’appui naval est fourni par la Task Force S du Rear-Admiral Arthur Talbot avec la Bombarding Force D du Rear-Admiral Wilfred Patterson. Celle-ci est puissamment fournie en pièces lourdes avec les HMS « Ramillies », « Roberts » et « Warspite », appuyées par celles des croiseurs HMS « Mauritius », « Arethusa », « Danae », « Erlington », « Kelvin », « Middleton », ainsi que d’autres navires dont un polonais (« Dragon ») et des Norvégiens (« Stord » et « Svenner »).  En fait, les Britanniques doivent couvrir leur flanc gauche en pilonnant les batteries situées dans le secteur Cabourg-Deauville, notamment celle du Mont Canisy. Le transport amphibie est assuré par les LCA, LCT et LCI des Assault Groups S-1 (Leggatt), S-2 (Gotto) et S-3 (Bush)

* La création des Rangers datait de la fin du XVIIe siècle et était le fait des colons des Treize Colonies.

Sources : – WIEVIORKA Olivier : Histoire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, Perrin
– Ligne de Front N°8 – Ligne de Front N°29 – http://www.americandday.org
Source carte : – http://www.iblio.org

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Histoire & Culture

Hommage à Hélie de Saint Marc : « Simplement essayer d’être un homme »

by adminfhesp 7 février 2010

Aujourd’hui 26 août 2013, Hélie de Saint-Marc âgé de quatre-vingt-onze ans, nous a quitté à La Garde-Adhémar pour son dernier grand saut.

Helie-de-Saint-Marc-civilEn hommage à cet homme d’Honneur, d’Engagement et de Noblesse, amoureux de l’Asie, qui connut l’horreur des camps nazis, les rizières d’Indochine et l’internement à Frênes, nous publions quelques-uns de ses écrits les plus marquants.

 « Les adolescents d’aujourd’hui ont peur d’employer des mots comme la fidélité, l’honneur, l’idéal ou le courage. Sans doute ont-ils l’impression que l’on joue avec ces valeurs – et que l’on joue avec eux. Ils savent que leurs aînés se sont abîmé les ailes. Je voudrais leur expliquer comment les valeurs de l’engagement ont été la clef de voûte de mon existence, comment je me suis brûlé à elles, et comment elles m’ont porté. Il serait criminel de dérouler devant eux un tapis rouge et de leur faire croire qu’il est facile d’agir. La noblesse du destin humain, c’est aussi l’inquiétude, l’interrogation, les choix douloureux qui ne font ni vainqueur ni vaincu. »

« Ai-je toujours été fidèle ? Ai-je toujours agi selon l’honneur ? J’ai essayé, sans jamais y parvenir entièrement, d’être digne des autres et de la vie. Je ne connais pas de vérité tranquille. Je veux ajouter de la vie aux années qui me restent, témoigner de tout ce qui dure, retrouver la vérité de l’enfant que j’ai été. Simplement essayer d’être un homme. »

Hélie de Saint Marc

Sur le même auteur :

–https://www.france-histoire-esperance.com/2012/04/que-dire-a-un-jeune-de-20-ans-helie-de-saint-marc/

–https://www.france-histoire-esperance.com/2012/03/helie-de-saint-marc-les-champs-de-braises/

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Notre jeunesse doit se lever. L’avenir de nos sociétés en dépend. Jean Paul II s’adressant aux jeunes Français  (au Parc des Princes, le 1er juin 1980) disait lui-même que « l’Eglise regarde les jeunes avec optimisme et avec une profonde espérance. Elle voit en eux une énorme force de renouveau ». Tournons…

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Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait…

15 octobre 2013

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

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7 février 2010
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Histoire & Culture

14 mars 1590 : bataille d’Ivry

by adminfhesp 7 février 2010

Cette bataille décisive de la fin des Guerres de Religion met aux prises les Ligueurs commandés par Charles de Lorraine Duc de Mayenne Lieutenant-Général du Royaume (16 000 hommes dont de nombreux mercenaires germaniques et hispaniques) et l’Armée Royale (11 000 soldats) d’Henri de Navarre (futur Henri IV).
Elle a lieu  non loin de Nonancourt et d’Ivry (Normandie, actuel département de l’Eure) dans la plaine de Saint André.

– Chacun des deux chefs est épaulé par ses meilleurs lieutenants. Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours, Charles Ier d’Aumale et Philippe d’Egmont pour le Duc de Mayenne. Et pour Henri de Navarre, on compte le fidèle Maximilen de Béthune Baron de Rosny (futur Duc de Sully), François de Montpensier, Jean VI d’Aumont, Claude de La Trémoille, François de Bourbon-Conti, Armand de Gontaut-Biron et le Colonel Schomberg.

– Le Duc de Mayenne fait d’abord charger ses reîtres allemands contre le Chevau-légers d’Henri de Navarre qui doivent se replier et abandonner l’artillerie aux Wallons. Jean VI d’Aumont se fait lui aussi malmener par les Ligueurs. Mais Henri de Navarre lance à son tour Gontaut-Biron et Montpensier qui viennent à leur tour cogner durement dans les rangs ligueurs, sauvant Aumont d’une bien mauvaise posture.

– De son côté, Henri de Navarre se rue sur les lanciers espagnols pour les empêcher d’occuper le terrain. Mayenne fait alors donner sa cavalerie pour tenter d’anéantir l’escadron royal. S’ensuit alors une ruée aussi féroce que confuse. On croit même Henri de Navarre tué.
C’est là qu’il aurait apostrophé ses troupes en les termes suivants (peut-être apocryphes) : « Mes compagnons, si vous courez aujourd’hui ma fortune, je cours aussi la vôtre ; je veux vaincre ou mourir avec vous. Dieu est pour nous. Voici ses ennemis et les nôtres. Voici votre roi. Gardez bien vos rangs, je vous prie ; si la chaleur du combat vous le fait quitter, pensez aussitôt au ralliement : c’est le gain de la bataille. Vous le ferez entre ces trois arbres que vous voyez là-haut à main droite. Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache ; vous le trouverez toujours au chemin de l’honneur et de la victoire »
Le Béarnais sera toutefois sauvé par l’un de ses soldats, Charles de Rambures. Il ralliera ses soldats en s’écriant : « Tournez visage, leur cria-t-il, afin que si vous ne voulez combattre, vous me voyez du moins mourir ! »

– Finalement, la bataille d’Ivry est une victoire complète pour l’Armée Royale. Philippe d’Egmont est tué et les lansquenets allemands sont impitoyablement massacrés. Mayenne, Savoie-Nemours et Aumale doivent s’enfuir.

Lire :
– Arlette Jouanna : Les Malcontents
– Pierre Miquel : Les Guerres de Religions

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Maximilien de Béthune Duc de Sully

Maximilien de Béthune Duc de Sully

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France ». Ce sont ces mots qu’on a longtemps retenu de ce compagnon d’armes et proche ami du Bon Roi Henri. – Né le 13 décembre 1559 à Rosny, près de Paris, Maximilien de Béthune est le fils de François de Béthune et…

22 décembre 2015

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

2 août 1589 : Mort d'Henri III

2 août 1589 : Mort d’Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » disait de lui Pierre de L’Estoile. Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et dernier Souverain de la dynastie des Valois.…

2 août 2016

Dans « Grands personnages politiques »

27 février 1594 : sacre d'Henri IV

27 février 1594 : sacre d’Henri IV

Après avoir abjuré le Protestantisme l’année précédente (Basilique Saint-Denis) et pris Dreux tenu par les Ligueurs, Henri de Navarre est sacré Roi de France, à Chartres, par Mgr Nicolas de Thou, évêque de la ville, et devient Henri IV. Henri IV fut le seul Roi de France à ne avoir…

27 février 2016

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7 février 2010
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Histoire & Culture

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

by adminfhesp 15 janvier 2010

C’est à l’issue de cette bataille que naquit l’expression Furia Francese.

Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attaqué par la Ligue de Venise menée par Francesco II da Gonzaga. Heureusement, le Roi de France put compter sur le soutien  de ses capitaines Pierre de Rohan Maréchal de Gié, Louis III de la Trémoille, le Vicomte de Narbonne et Mathieu de Bourbon dit « le Grand Bâtard de Bourbon ». Ce dernier sauvant le valeureux Roi Affable avant d’être fait prisonnier.

Bilan, les 8 000 français déchaînés mirent en fuite leurs 26 000 ennemis.

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24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

Contre les conseils de ses vieux Maréchaux Jacques II de Chabannes de la Palisse et Louis III de la Trémoille, François Ier décide de reconquérir le Milanais après le premier échec de Charles Quint en Provence (1523). Après s’être emparé de Milan en octobre 1524, l’Armée du Roi de France…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

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Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

15 janvier 2010
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Histoire & Culture

Chroniques des Dardanelles – 14

by adminfhesp 14 janvier 2010

– Le 8 août, Birdwood monte une nouvelle attaque contre Çunuk Bahr avec les Wellington Battalion, 7th Bn. Gloucestershire et 8th Bn. Royal Welch. A 03h30, Néo-Zélandais et Britanniques ouvrent un feu d’enfer avec canons et mitrailleuses, forçant les Turcs à quitter temporairement leurs positions. Ensuite, le Wellington Battalion, avec chacune de ses compagnie forte de 200 hommes, surgit de ses tranchés, franchit les quelques 95 m du no man’s land et réussit à occuper la première ligne turque. Les quelques soldats ottomans qui sont restés sur place sont tués ou capturés. Alors que les Wellington s’emploient à consolider leurs positions, les Welch et Gloucester se retrouvent durement exposé au feu ennemi en voulant appuyer les Néo-Zélandais sur leurs flancs.

7090061849_4593f9e0d8_b– Le Lt.Colonel Malone envoie alors ses soldats sur la pente opposée de Çunuk Bahr mais les Néo-Zélandais reçoivent tout le choc d’une violente contre-attaque turque, appuyée par de l’artillerie et des mitrailleuses. Malone refuse de céder du terrain car toute retraite permettrait aux Turcs de récupérer le peu de terrain conquis. Du coup, pendant près d’une journée, ne recevant que des maigres renforts, le Wellington va tenir avant d’être relevé par les cavaliers démontés des Wellington Mounted Rifles et Otago Mounted Rifles. Mais le prix a été exorbitant pour le Wellington Battalion : 760 tués et blessés et seulement 70 hommes encore valides.

– Le même jour, la 29th Indian Brigade tente de s’assurer le contrôle du terrain au pied de la pente opposée de Çunuk Bahr, avec la cote « Q » pour objectif. Malheureusement, leur effort tourne à la confusion ; certains officiers britanniques ne savant même pas où se situe la Côte « Q » ! Un assaut a lieu avec le 5th Bn. Gurkhas et le 14th Bn. Sikhs, appuyés par les Australiens de la 4th Brigade sur leur gauche. Mais la tentative s’avère être un échec. Seul, les vaillants Népalais du 1/6th Bn. Gurkhas, emmenés avec détermination par le Lt.Colonel Cecil Allanson réussit à accrocher la Cote « Q ». Enfin, la 4th Australian Brigade de Monash se trompe tout bonnement de direction, puisqu’elle progresse vers Abdul Rahman au lieu de se diriger vers l’éperon de Damakjelik. Et comme de coutume, les Turcs s’emploient à bloquer efficacement leur avance.

– Incapables de débloquer la situation à Sulva, les Britanniques et soldats du Commonwealth laissent donc tout le loisir aux Turcs de faire venir des renforts. Ainsi, des régiments des 4e, 8e et 9e Divisions sont déjà venus renforcer ceux qui défendent Sulva, pendant que les 7e et 12e Division, sous le commandement du Colonel Felzi Bey prennent le chemin du secteur à défendre. Il apparaît alors que seul Mustapha Kemal est à même de coordonner les efforts défensifs des unités turques dans ce secteur. Du coup, Liman von Sanders lui confère la pleine autorité sur les divisions qui défendent Sulva, pendant que le commandement de sa 19e Division passe sous le commandement du redoutable Colonel Mehmet Sefik.
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– Au soir du 8, il est clair que tous les plans britanniques pour effectuer une percée sur le crochet gauche de la tête de pont ont échoué. L’accès à Abdul Rahman pour prendre la Cote 971 est fermement verrouillé. Birdwood décide alors de confier un nouvel effort à la 39th Brigade qui n’a pas été encore pleinement engagée, ainsi qu’à la 29th Indian Brigade pour débloquer le secteur de la Cote « Q ». La 39th Brigade, commandée par Anthony Baldwin, est formée de Battalions issus de la 13th Division. Pendant ce temps, la New Zealand Brigade doit consolider ses positions attenantes à Çunuk Bahr avant de se porter sur la « Crête du Cuirassé » (« Battleship Hill »). Le bombardement préparatoire démarre à 04h30, avant que l’assaut ne soit lancé à 05h15. Mais la brigade de Baldwin perd un temps précieux à se mettre en position, ce qui a pour résultat d’affaiblir le dispositif offensif des Néo-Zélandais.
Le seul espoir reste entre les mains des soldats népalais du 1/6th Bn. Gurkhas du Lt.Colonel Allanson, renforcés par trois compagnies du 6th Bn. South Lancashire. Mais c’est bien peu en proportion de l’ampleur de la tâche.
Finalement, les hommes du Major Allanson doivent se replier sur leurs positions de départ. Dans une confusion certaine, Gurkhas et South-Lancs tentent de dégager la Cote « Q » mais aucune de leur tentative n’aboutit. Allanson étant blessé – il retournera néanmoins dans ses lignes en marchant avec une jambe en sang –, le Major Mott prend le commandement des anglo-indiens. Finalement, faute de soutien sérieux sur la Cote 971 de la part des Australiens, Népalais et Anglais sont contraints de se replier sur leurs lignes de départ. Peter Hart rapporte que pour le Major Allanson, l’un des principaux responsables de l’échec reste la Royal Navy dont les tirs d’appui ont été inefficaces. Quoiqu’il en soit, l’échec britannique est consommé.

Peinture représentant une charge de Gurkhas sur une position turque Source : www.gurkhabde.com

Peinture représentant une charge de Gurkhas sur une position turque
Source :
www.gurkhabde.com

*** Contre-attaque turque

– Enfin de journée, afin de prévenir de toute contre-attaque turque, les Néo-Zélandais épuisés et démoralisés sont renforcés par les jeunes conscrits des 6th Loyal North Lancashire et 5th Wiltshire. Sauf que Kemal ordonne de lancer une contre-attaque sur Çunuk Bahr avec une partie des forces qui lui sont parvenues. Et le temps joue en sa faveur. A 04h45, les Turcs tombent violemment sur les positions des Loyal North Lancs et Wiltshires, bousculant tout sur leur passage. Çunuk Bahr est dégagé et les défenseurs britanniques doivent se replier précipitamment en direction de la côte. Après une pause, les Turcs lancent une nouvelle charge vers la pente inférieure de la « Crête du Rhododendron ». Ils s’emparent encore du « Pinnacle » et seuls les mitrailleurs Néo-Zélandais arrêtent leur élan par un feu meurtrier. Mais plus au nord, les Turcs fondent sur le « Plateau de la Ferme » et massacrent les défenseurs, notamment des soldats sikhs.

– Incontestablement, les ANZACS, Indiens, Népalais et Britanniques se sont montrés particulièrement courageux durant ses trois jours sanglants. Mais pour quel résultat ? Clairement, les gains de terrain ont été nuls. Et ce pour 12 500 hommes de perdus pour les Néo-Zélandais et Australiens (dont 5 500 à la seule 1st NZ&A Division) et 5 800 pour la 13th Division. Mais parmi les blessés qui seront évacués par navires, beaucoup vont mourir faute de moyens et de soins durant le voyage de retour vers Alexandrie.
Source :
– HART Peter : Gallipoli, Profile Book, Grande-Bretagne

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 13

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 13

– LES OFFENSIVES D’AOÛT 1915 (Seconde partie) ** Echec des Néo-Zélandais à Çunuk Bahr – Sur le flanc droit (sud), l’attaque doit être effectué par deux colonnes d’assaut, chacune appuyée par une force de couverture. La Right Covering Force formée de la New Zealand Mounted Brigade d’Andrew Russell, (avec les…

23 août 2015

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 12

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 12

– LES OFFENSIVES D’AOÛT 1915 (Première partie) 1 – IMPASSE AU CAP HELLES – Au cours du mois de juillet, alors qu’un soleil de plomb s’abat sur les tranchées alliées et turques, le général Hamilton décide de modifier son axe offensif. Le VIIIth Corps, placé sous le commandement du Lieutenant.General…

19 août 2015

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

– BAIN DE SANG AU CAP HELLES – Les Britanniques sont plus réalistes quant aux forces turques défendant le Cap Helles. Ils savent que les troupes de von Sanders les attendent sur les plages « V » et « W » mais les Anglais sont aussi inquiets quant à débarquer…

25 avril 2015

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14 janvier 2010
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Histoire & Culture

1er avril 1944 : Massacre de Villeneuve d’Ascq (Nord)

by adminfhesp 10 janvier 2010

Bien moins connu qu’Oradour-sur-Glane, cet épisode tragique s’est déroulé alors que la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend » rejoignait le Front de Normandie.

Vers 22h45, alors que la 3/SS-Panzergrenadier 25 (3e Compagnie/25e Régiment d’Infanterie mécanisée) de l’Oberstturmbannführer Walter Hauck arrive en gare de Villeneuve-d’Ascq (entre Lille et la frontière belge) avec ses véhicules blindés montés sur wagons, un groupe de résistants du réseau La Voix du Nord effectue un sabotage qui cause cependant des incidents mécaniques mineurs. Aucun Waffen-SS n’est tué.

Cependant, pour beaucoup de soldats allemands, les Résistants français sont d’abord des « guérilleros », sinon des  « terroristes » qui ne se battent pas de manière loyale et « tirent dans le dos », à la manière des francs-tireurs de 1870 partisans soviétiques. Autant dire que les hommes de la Hitlerjugend sont conditionnés par cette représentation. Et ils sont jeunes, voire très jeunes. La moyenne d’âge de cette unité est de 21 ans. Walter Hauck, qui a l’équivalent allemand du grade de lieutenant-colonel n’est âgé que de vingt-cinq ans.

Quelques instants après l’explosion, des coups de feu sont tirés. Hauck et quelques autres de ses hommes tuent le chef de gare et un autre employés. Ivre de rage, le commandant allemand décide de procéder à une exécution collective et cela contre l’avis même des officiers du Feldgendarmerie-Bataillon 908.
Quatre-vingt-quatre hommes sont choisis au hasard et exécutés sans aucune forme de procès.

Ce massacre scandalise la quasi-totalité de la population du Nord, toutes sensibilités confondues. L’Archevêques de Lille, le Cardinal Liénart vient même célébrer une cérémonie en hommage aux innocents exécutés. Et les mineurs du Nord apportent une aide financière aux veuves.

 

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 2/Les Fusillés de l'Abbaye d'Ardenne

Chroniques de la Bataille de Normandie – 2/Les Fusillés de l’Abbaye d’Ardenne

Alors que la 3rd Canadian Division déploie ses trois brigades afin de lancer son assaut en direction de la capitale du Calvados, la 12. SS-Panzerdivision « Hitlerjugend » du SS-Oberführer (général de division) Fritz Witt arrive en Normandie, après avoir couvert plus de 150 km depuis l’Eure-et-Loir et la région d’Evreux, sous les…

10 juin 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 11/ Opération « Epsom » (Seconde partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 11/ Opération « Epsom » (Seconde partie)

– Peu avant l’offensive britannique, le 26 juin, le SS-Obergruppenführer Paul Hausser reçoit ses deux subordonnés, Bittrich et Harmel à son poste de commandement. A ce moment, Hausser est toujours convaincu que les ordres de Rommel de passer à la contre-attaque sont toujours en vigueur. Ces trois hommes s’apprécient et…

30 juin 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 37/ La Poche de Falaise (Quatrième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 37/ La Poche de Falaise (Quatrième partie)

4 – OPÉRATION  « TRACTABLE » : LES CANADIENS MARCHENT SUR FALAISE A – NOUVEL ASSAUT DE SIMONDS – Si Guy Simonds s’est montré par trop audacieux lors de l’Opération Totalize, il en tire plusieurs leçons afin de ne pas réitéré l’échec des 7-10 août. D’une part, l’assaut nocturne a connu trop de retard…

17 août 2014

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10 janvier 2010
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Histoire & Culture

« Lettres d’un soldat », Eugène-Emmanuel Lemercier

by adminfhesp 10 janvier 2010

« Auparavant, j’aimais la France d’un amour sincère, encore qu’un peu dilettante : je l’aimais en artiste, fier de vivre sur la plus belle terre, mais en somme, je l’aimais un peu à la façon dont un tableau pourrait aimer son cadre. Il a fallu cette horreur pour sortir tout ce qu’il y a de filial et de profond dans les liens qui m’unissent à mon pays…»

« Ces lettres d’un soldat sont celles d’un fils à sa mère, d’un artiste à sa confidente. Mobilisé au 106, RI – le régiment de Maurice Genevoix – le jeune peintre Eugène-Emmanuel Lemercier arrive aux Éparges en septembre 1914. Il est au front dans ce secteur jusqu’au début du mois d’avril 1915, époque à laquelle il disparaît dans un combat. Dans les lettres qu’il écrit pendant sa campagne, Lemercier exprime ce qu’il ressent et ce qu’il ressent est « la révélation la plus complète de ce qu’il y a de plus intime dans une âme de combattant », la révélation de la tragédie de l’esprit confronté à la guerre qui l’écrase. »

Lettres d’un soldat , Août 1914-Avril 1915, E.E. Lemercier, lettres (broché), 2005

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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Gérard Depardieu, Cyrano de Bergerac : Tirade du « nez »

Un morceau de culture française. L’acteur français au sommet de son art, dans une tirade mémorable… Extrait du film réalisé par Jean-Paul Rappeneau « Cyrano de Bergerac » (1990) Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d’ Edmond Rostand (1868-1918), inspirée d’un personnage réel, Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655). Cette…

11 juillet 2012

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10 janvier 2010
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Histoire & Culture

11 septembre 1758 : Victoire du Duc d’Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast

by adminfhesp 9 janvier 2010

Victoire de Saint-Cast-le-Guildo remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel- Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d’Aiguillon (petit neveu du grand Cardinal), – Gouverneur du Duché de Bretagne -, et Jean Pierre Rioust des Villaudrains sur les tuniques rouges (anglaises) de Thomas Bligh, Anson et Richard Howe.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh devaient s’emparer de Saint-Malo mais débarquèrent trop à l’Ouest et restèrent l’arme au pied. Ils se firent repousser par les furieux bretons et durent rembarquer en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

Les soldats bretons dépouillèrent alors les soldats et officiers britanniques prisonniers avant d’inviter les seconds au Te Deum donné par le Duc d’Aiguillon !

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18 juin 1429 : Victoire de Patay

18 juin 1429 : Victoire de Patay

La victoire de Patay s’inscrit dans la continuité de la libération d’Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency. C’est d’ailleurs après la dernière bataille que l’Ost du Dauphin Charles, guidée par Sainte Jehanne d’Arc et commandée conjointement par le Gentil Duc Jehan II d’Alençon, Jehan de Brosse Maréchal de…

18 juin 2015

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15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

Dans l’Histoire de la Guerre de Cent Ans, Arthur de Richemont reste curieusement – tout comme Olivier V de Clisson – dissimulé par l’ombre de Bertrand du Guesclin. Pourtant, il fut le troisième représentant de la noblesse bretonne à s’être vu octroyé la dignité de Connétable de France. Richemont ne…

26 décembre 2016

Dans « Epoque médiévale »

9 janvier 2010
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Histoire & Culture

De Gaulle, « Une certaine idée de la France »

by adminfhesp 9 janvier 2010

Les commémorations du débarquement remettent le général de Gaulle à l’honneur. On peut débattre à l’infini sur les options politiques et sur la moralité du personnage, mais on ne peut nier son élan patriotique qui lui faisait dire qu’il avait « une certaine idée de la France ». Voici un échantillon de citations qui justifient cette assertion. Puissent nos gouvernants s’en inspirer…

 » Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. »

Discours de Rome, le 27 juin 1959

« Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs ».

 David Schoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Ed. Julliard, 1965

« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur.

De Gaulle, Mémoires de guerre

« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. »

Discours prononcé à Londres devant une assemblée de Français, 1er mars 1941

« Ce qu’il faudrait à ce pays, c’est un roi. »

Déclaration à Robert Prigent, ministre de la Population, cité par Georgette Elgey, La République des illusions, Ed. Fayard

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « En décapitant le roi, on décapitait symboliquement la France »

Extrait de l’homélie de l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, prononcée à l’occasion de la messe de requiem pour le défunt roi de France Louis XVI, le 21 janvier dernier :  « Pourquoi assistons-nous à une messe de suffrage si nous pensons, avec le pape Pie…

22 janvier 2014

Dans « Non classé »

Le « suicide français » ou les savoureuses

Le « suicide français » ou les savoureuses « quenelles » de Mr Zemmour…

2014 : L’année de la « quenelle » ? « 2014 sera l’année de la quenelle où ne sera pas » C’était en substance ce qu’annonçait, dans son style caractéristique, Mr Mbala Mbala, alias Dieudonné, au mois de janvier dernier, dans l’une de ses vidéos ayant défrayé la chronique – et résisté…

2 novembre 2014

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Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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9 janvier 2010
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Histoire & Culture

Brève – 9 octobre 1967 : Disparition d’André Maurois

by adminfhesp 8 janvier 2010

Né à Elbeuf en 1885, issu d’une famille juive alsacienne, élève du philosophe Alain à Rouen, interprète auprès de l’Armée britannique durant la Grande Guerre, rédacteur du Journal « Le Flambeau » (organe de presse des Croix de Feu), André Maurois était un romancier, essayiste,  conteur, biographe historique et même auteur de science-fiction reconnu.
Il fut élu à l’Académie française en 1938 (avec le soutien du Maréchal Pétain) mais partit s’exiler aux Etats-Unis deux ans plus tard en raison de ses origines.

Il a laissé : « Les silences du Colonel Bramble » (inspiré de son expérience de la Grande Guerre), la traduction en français du poème de R. Kipling « Tu seras un homme mon fils », « Ni ange ni bête », « Les discours du Dr. O’Grady », « Dialogue sur le commandement », « La Vie de Disraeli » (biographie), « Climats », « Le pays des trente-mille volontés », « Don Juan ou la vie de Byron » (biographie), « Lyautey » (biographie), « Tourgueniev » (biographie), « Le peseur d’âmes », « Chantiers américains », « Edouard VII et son temps » (biographie), « René ou la vie de Châteaubriand » (biographie), « Histoire des Etats-Unis », « Terre promise, « Alain » (biographie), « Lélia ou la vie de George Sand » (biographie), « Olympio ou la vie de Victor Hugo », « Les trois Dumas » (biographie), « Le Monde de Marcel Proust » (biographie), « Les deux géants », « La vie d’Alexander Fleming » et « Adrienne ou la vie de Mme de La Fayette » (biographie).
 

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1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

Incontestablement, il reste l’un des (grands) auteurs français dont le style et l’esthétisme n’ont d’égal que la controverse d’ordre politique dont il fait l’objet. Retour donc sur l’un de nos romanciers à la fois adulé et décrié. Né en 1894 à Courbevoie au sein d’une famille de petits commerçants, Louis-Ferdinand…

1 juillet 2013

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Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

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8 janvier 2010
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Histoire & Culture

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 13

by adminfhesp 6 janvier 2010

– LES OFFENSIVES D’AOÛT 1915 (Seconde partie)

** Echec des Néo-Zélandais à Çunuk Bahr

– Sur le flanc droit (sud), l’attaque doit être effectué par deux colonnes d’assaut, chacune appuyée par une force de couverture. La Right Covering Force formée de la New Zealand Mounted Brigade d’Andrew Russell, (avec les Wellington, Auckland et Canterbury Mounted Rifles) et de l’Otago Mounted Rifles doit attaquer sur le Poste N°3 (Old Post No 3 – en fait une extension de la « Crête du Rhododendron »), qui verrouille le débouche de Sazli Beit Dere.

Source : http://www.nzhistory.net.nz

Source :
http://www.nzhistory.net.nz

– Anglais et Néo-Zélandais décident de ruser : ils chargent le destroyer HMS « Colne » de bombarder et d’illuminer le Post No 3 avec des projecteurs entre 21h00 et 21h10, puis une fois de plus entre 21h20 et 21h30. Cela permet aux Auckland Mounted Rifles de s’emparer du poste en surprenant les Turcs dans leurs abris. Dans la foulée, les autres postes avancés turcs sur la « Cote du Destroyer » et « Table Top » sont submergés par les Wellington Mounted Rifles, ouvrant ainsi le passage à la New Zealand Infantry Brigade qui forme la Colonne d’assaut de droite, celle qui doit percer par Sazli Beit Dere et Çailik Dere. Pendant ce temps, les Otago et Canterbury Mounted Rifles doivent mener un bref combat pour s’emparer de « Bauchop’s Hill », position qui garde l’entrée d’Aghyl Dere et situé au-dessus du couloir par leuquel doit déboucher la Colonne d’Assaut de gauche du Brigadier.General Vaughan Cox (29th Indian Brigade et 4th Australian Brigade). Pendant ce temps, la force de couverture de gauche, formé de 2 Battalions de la 40th Brigade, nettoie Damakjelik Bahr, afin de sécuriser fortement le flanc gauche.

– Sauf que la suite des évènements se gâte pour la 4th Australian Brigade de John Monash. En effet, partant avec des effectifs réduits en raison de la dysenterie et mal guidée de nuit par un grec, la brigade avance lentement dans l’étroit défilé de « Taylor’s Gap », entre « Bauchop’s Hill » et « Walden Point » sous le feu de tireurs isolés ennemis. Les soldats australiens ont dû mettre trois heures pour couvrir 550 mètres jusqu’à 02h00 du matin. Selon le plan, la 4th Brigade doit escalader la Crête d’Abdul Rahman et la Cote 971, pendant que la 29th Brigade doit attaquer au sud de la Cote « Q ». Mais désorientés par l’obscurité et les tirs des Turcs, les soldats de Monash se perdent et pensent avoir atteint les pentes de la Crête d’Abdul Rahman. Seulement, il s’agit de la continuation de Damakjelik Bahr.

John Monash, commandant de la 4th Australian Brigade Source : http://images.npg.org.uk

John Monash, commandant de la 4th Australian Brigade
Source :
http://images.npg.org.uk

– La Cote 971 s’étend en fait en longueur et en escalader les parois relève de l’impossible pour des soldats exténués. John Monash se trouve alors convaincu qu’il ne peut rien tenter avant la levée du jour. Derrière lui, la 29th Indian Brigade ne peut avancer davantage elle aussi.
Plus grave encore, la New Zealand Brigade (infanterie) de Francis Johnston n’arrive pas à se rassembler à temps sur la Crête du Rhododendron, alors que le Canterbury Mounted Rifles du Lt.Col Hughes n’a pas encore débouché de Sazli Beit Dere, n’ayant pu se guider décemment dans l’obscurité et se trouvant bloqué par des tirs de mitrailleuses. Ajoutons que l’état de santé de Johnston – et une forte tendance à l’alcoolisme – ne facilite pas la transmission des ordres chez les Néo-Zélandais, d’autant que l’ambiance entre officiers devient très vite exécrable. Au final, la NZ Mounted Brigade et les fantassins ne reprennent leur avance qu’à 06h30. Seule satisfaction notable pour les Néo-Zélandais, leur diversion a incité la 5e Division à envoyer ses quelques réserves autour de Kojadere, un village derrière « Gun Ridge ». De plus, l’attaque sur « Pine Ridge » avait encouragé l’Oberst Hans Kannengiesser à ventiler davantage sa 9e Division plus au sud. Mais lorsqu’il s’aperçoit que la menace sur Çunuk Bahr se précise nettement, le commandement de la Ve Armée turque ordonne aux renforts de se mettre en marche vers les hauteurs de Sari Bahr. En raison de la piètre performance de Johnston, les troupes de Kannengiesser atteignent le sommet de Çunuk Bahr à 07h00 pour voir les Néo-Zélandais occuper « l’apex » près de 450 m plus bas.

Insigne du Canterbury Mounted Rifles Source : http://www.nzhistory.net.nz

Insigne du Canterbury Mounted Rifles
Source :
http://www.nzhistory.net.nz

– A 08h00, Francis Johnston tient une réunion avec ses commandants de Battalions, afin que les Néo-Zélandais consolident leurs positions sur « l’apex » en poussant sur la Crête du Rhododendron et Çunuk Bahr. Mais pendant ce temps, les hommes de Kannengiesser renforcent activement leurs positions afin de barrer la route aux Néo-Zélandais.

– Lorsque la décision de Johnston parvient sur la table d’Alexander Godley, patron de la 1st NZ&A Division, celui-ci entre dans une colère noire et ordonne à Johnston de s’emparer des hauteurs de Çunuk Bahr sans plus tarder. Sauf que Johnston, qui attend toujours l’arrivée des cavaliers démontés du Canterbury Mounted Rifles, envoie les seuls fantassins de l’Auckland Battalion, avec le soutien de 2 compagnies du 2/10th Gurkhas alors positionnés un peu plus au nord. L’attaque a lieu à 10h30. Sauf que 500 Turcs ont déjà eu le temps de prendre position au sommet. Certes, sont-ils en nette infériorité numérique mais ils tiennent les hauteurs et peuvent observer les mouvements de Johnston. L’Auckland et les Népalais passent à l’attaque mais se font repousser avec des pertes sérieuses. Johnston envoie alors le Wellington Mounted Rifles du Lt.Col. Malone à l’assaut contre Çunuk Bahr. Malone refuse net, estimant qu’il ne fera qu’envoyer ses hommes au suicide. Mais finalement, de nouveaux ordres de Godley parviennent à Johnston pour lui signifier de cesser toute attaque jusqu’à nouvel ordre.

 

Source :
– HART Peter : Gallipoli, Profile Book, Grande-Bretagne

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 10

– LA SECONDE BATAILLE DE KRYTHIA (28 avril – 9 mai 1915) – L’erreur grossière de Hamilton est d’avoir laissé Kum Kale inoccupé, permettant ainsi aux Turcs d’y réinstaller des canons qui pilonnent impunément la partie européenne. Cependant, les 26-27 avril, la 1re Brigade Métropolitaine (Général Vandenberg) débarque sur «…

19 mai 2015

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Chroniques des Dardanelles - 14

Chroniques des Dardanelles – 14

– Le 8 août, Birdwood monte une nouvelle attaque contre Çunuk Bahr avec les Wellington Battalion, 7th Bn. Gloucestershire et 8th Bn. Royal Welch. A 03h30, Néo-Zélandais et Britanniques ouvrent un feu d’enfer avec canons et mitrailleuses, forçant les Turcs à quitter temporairement leurs positions. Ensuite, le Wellington Battalion, avec…

25 août 2015

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 7

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 7

– LE BAPTÊME DE FEU DE L’ANZAC – Pour le débarquement de la 1st Australian Division (AIF), son commandant Sir William Bridges prévoit de faire accoster la 3rd Brigade du Colonel Ewen Sinclair-MacLagan. Écossais natif d’Edimburgh, Sinclair-MacLagan était l’un des seuls officiers professionnels à commander dans les rangs australiens. Celui-ci…

25 avril 2015

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6 janvier 2010
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Histoire & Culture

3 août 1645 : Victoire de Condé et de Turenne à Allerheim (Nördlingen)

by adminfhesp 5 janvier 2010

Victoire française de la Guerre de Trente Ans, Allerheim (ou seconde bataille de Nördlingen) oppose donc Louis II de Bourbon-Condé Duc d’Enghien et Henri Vicomte de Turenne au Maréchal bavarois Franz von Mercy. On la nomme aussi « Seconde bataille de Nördlingen » en référence à la première bataille qui s’était déroulée en 1634 et avait vu le victoire des Impériaux sur les Suédois et les troupes protestantes allemandes de Bernhardt de Saxe-Weimar.
800px-Schlacht_bei_Alerheim_1645
– Allerheim se situe en Franconie, région septentrionale de la Bavière, entre Stuttgart et Ingoldstadt, à une bonne quarantaine de kilomètres au nord-ouest d’Augsbourg. Le terrain où vont s’affronter les deux armées présente une vaste plaine encastée entre deux vallons.

– Décidant d’attendre les Français, Franz von Mercy établit son quartier général sur la colline escarpée de Vineberg. Il peut compter sur 15 000 soldats (en majorité des Bavarois), bien souvent des anciens des batailles antérieures contre les Suédois, ainsi que sur 28 pièces d’artillerie. L’aile droite de l’armée de von Mercy est commandée par von Gleen, tandis que la gauche est placée sous les ordres de Jean de Werth. Mercy commande lui-même au centre. Von Mercy a placé le gros de son artillerie (14 canons) sur son centre.

– Face aux Impériaux, l’Armée française commandée par le Prince de Condé compte 17 000 hommes. Turenne commande l’aile gauche près du village de Warnitz avec 16 Escadrons de Cavalerie et 6 Bataillons d’Infanterie. Le Comte Jean-Gaspard de Marsin commande le centre face à Allerheim. Enfin, le Duc Antoine III de Grammont commande l’aile gauche en face d’Elger. Enfin, une partie de la réserve est placée sous les ordres du Comte de Chabot.

– La bataille commence au milieu de soirée par la canonade des 14 bouches à feu du centre impérial qui veut rombre les liches du Comte de Marsin. Mais Condé lance immédiatement ses troupes à l’assaut en colonnes. Marsin attaque en tête et malgré les tirs ennemis, parvient à l’entrée d’Allerheim. Un assaut furieux du centre français permet d’emporter les premières lignes ennemies. Mercy lance alors des troupes de réserve contre la colonne de Marsin. Les Impériaux vont avancer leurs canons qui tirent à mitraille et trouent les rangs français. Marsin est grièvement blessé, pendant que ses soldats doivent reculer. Condé envoie alors le Maréchal de Camp Amaury de La Moussaye soutenir Marsin. Le combat redouble en intensité mais les Impériaux repoussent encore les français. La Moussaye est blessé à son tour.
Pensant sa victoire proche, von Mercy lance alors toute ses forces contre le centre du Prince de Condé. Celui-ci paie de sa personne en dirigeant le combat au plus près du feu ennemi. Bon nombre d’officiers de sa suite (ses proches rassemblés dans la « Cornette ») tombent tués ou blessés. Mais dans l’affrontement, von Mercy est tué d’une balle de mousquet. Un flottement se fait donc sentir dans les lignes impériales et Condé en profite pour relancer ses troupes à l’assaut et finit par s’emparer d’Allerheim. Mais les Bavarois se ressaisissent et réussissent à maintenir leurs positions en amont de village.

– Condé ordonne alors à Turenne de tourner l’aile droite impériale par Vineberg. Turenne s’exécute et marche contre le feu de von Gleen mais se trouve bloqué et reçoit lui-même une blessure. Il faut que Condé face donner ses réserves composées de Hessois et de Weimariens pour dégager le sommet de Vineberg pour y massacrer les fantassins impériaux qui s’y sont accrochés.

– C’est alors que Jean de Werth vient percuter l’aile droite française (Grammont) qui résiste à plusieurs attaques avant de céder. Mais Werth apprend la mort de von Mercy et n’ose pas avancer alors que l’opportunité s’y prête. Ce manque de résolution va lui coûter la victoire. Condé voit alors tout de suite le danger et expédie Chabot et la réserve renforcer l’aile droite. Jean de Werth préfère alors se retirer sur Donawerth avec tout le reste de l’Armée.
Malgré les pertes (4 000 hommes tués et blessés), la victoire est française. Les Bavaro-Impériaux laissent 4 000 tués et blessés, ainsi que 2 000 prisonniers.

– Marque de l’estime et la courtoisie que l’on pouvait encore se porter entre Capitaines, le Prince de Condé fait donner de très belles funérailles à von Mercy. Il fera notamment graver sur sa tombe l’épitaphe suivant : « Sta, Viator, Heroem calcas ». Ce qui signifie : « Arrête-toi voyageur, tu foules un héros ».
– Plus de cent-cinquante ans plus tard, commentant la direction de la bataille par le Duc d’Enghien, Napoléon critiquera la décision d’avoir attaqué Allerheim et Vineberg avec de l’artillerie en sous-nombre. En revanche, il reconnaîtra les qualités manœuvrières, l’audace et l’opiniâtreté du grand Prince.

Source :
– http://www.aufildesmotsdelhistoire.unblog.fr

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

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« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

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20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

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