France Histoire Esperance
  • Actualités
  • Histoire / Culture
  • Géographie / Tourisme
    • Villes de France
  • Vie quotidienne
    • Pouvoir d’achat
    • Famille & couple
    • Bien-être & santé
    • Maison & jardin

Histoire & Culture

Histoire & Culture

Général Edgard de Larminat

by adminfhesp 10 avril 2011

Fils d’un ingénieur des Eaux et Forêts, Edgard de Larminat voit le jour le 29 novembre 1895 à Alès (département du Gard). Au regard de la profession paternelle qui appelle à diverses mutations, Edgar effectue sa scolarité successivement à Alès, Gap, Troyes et Dijon.
4230357258
Il obtient son Baccalauréat à seize ans en 1912 et souhaite entrer à Saint-Cyr mais il doit d’abord renoncer étant donné qu’il est encore trop jeune pour postuler. Il se représente alors en 1913 et se trouve admissible aux oraux. Mais quand éclate la Grande Guerre, Edgard de Larminat doit interrompre son examen et s’engage

comme simple soldat au 27e Régiment d’Infanterie. Détaché ensuite au 134e RI, il peut suivre des cours d’officiers à l’Ecole de Saint-Cyr. Choisissant définitivement l’Infanterie, l’Aspirant de Larminat est versé en 1915 au 321e RI du Lieutenant-Colonel Picard, l’un des plus distingués que comptera la France.
Edgard de Larminat connaît le feu et son apprentissage d’officier à Verdun au printemps 1916 et reçoit sa première blessure au Fort de Vaux au cours d’un combat de trois jours sans discontinuer et où l refuse d’être évacuer pour rester avec ses soldats. Élevé au grade de Lieutenant fin 1916, il reste ensuite au 321e RI qui combat dans les Flandres en 1917.

– En mars 1918, Larminat et son régiment se trouvent dans le secteur de Moreuil en Picardie et prennent de plein fouet l’offensive allemande mais le Régiment tient bon et ne se déband pas. Seulement, le Lieutenant de Larminat est gazé en mars. Il reste néanmoins au front dans le secteur de Montidier et reçoit un éclat d’obus. Son comportement au feu lui vaut la Croix de Guerre 1914-1918, quatre citations à l’ordre de l’Armée et le grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Edgard de Larminat reprend ses cours à Saint-Cyr en 1919 et choisit l’Infanterie coloniale. Il sert au Maroc entre 1919 et 1922 et se distingue dans les combats contre les Djebalas. Envoyé en Afrique Occidentale Française (AOF) en 1923, il devient attaché d’état-major auprès du Gouverneur Général de l’AOF avant de passer en Mauritanie comme commandant du Cercle de Kiffa.
Promu ensuite Capitaine, il sert successivement en Afrique au sein du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais N°1, puis au 1er et au 22e Régiments d’Infanterie Coloniale entre 1925 et 1928.
En 1928, il part pour l’Indochine pour servir ans le Cabinet du Gouverneur Général etobtient le grade de Chef de Bataillon en 1929.

– Retourné en France en 1931, il prend le commandement d’un Bataillon du 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais à Fréjus avant d’être élève à Ecole de Guerre de 1933 à 1935. Cette même année, il part au Levant (Syrie et Liban) comme Chef d’état-major du Général commandant des Troupes au Levant. Colonel en mars 1940, puis Chef d’état-major du Théâtre d’Opérations du Moyen-Orient, Edgar de Larminat apprend la défaite de 1940 à Damas. Il tente alors de rallier la France Libre naissante mais le Général Dentz le fait arrêter et emprisonné à Damas. Mais le 30 juin, Edgard de Larminat s’enfuit en Palestine, avant de rejoindre le Général Paul Legentilhomme. Les deux officiers tentent de rallier les troupes de la Côte des Somalis mais sans succès.  Il connaît bien plus de succès en ralliant les troupes coloniales du Moyen-Congo, durant l’épopée du ralliement de l’AEF aux côtés de Messmer, Leclerc et d’Ornano. De Gaulle le nomme alors Gouverneur général et Commandant des Troupes d’AEF. En juillet 1941, il est condamné à mort par contumace par le Tribunal Militaire de Gannat.

– Pendant près de trois ans, Edgard de Larminat occupe des postes dans lesquels il est en charge de l’organisation des toupes combattantes de la France Libre, comme les troupes Africaines ralliées, ainsi que les unités de la « Colonne Leclerc ». En 1941, il cumule les charges de Membre de Conseil de Défense de l’Empire, Haut-Commissaire et Commandant des Troupes de l’AEF, ainsi que le grade de Général de Brigade.
Commandant la 1er Brigade de la France Libre en Libye, il conduit cette force dans les opérations de harcèlement de l’Afrikakorps. C’est aussi lui qui organise les défenses de Bir-Hakeim avant de laisser le commandement de la BFL à Pierre Koenig. Toutefois, comme le fait remarquer Jean-Christophe Notin, les relations avec des éléments FFL, notamment les officiers comme Brosset et Saint-Hillier ne seront jamais au beau-fixe, en dépit d’un respect mutuel.
Lors d’une inspection auprès de la 2nde BFL, le Général de Larminat est victime d’un accident près d’Alexandrie ce qui le place en indisponibilité. En septembre 1942, il reçoit le grade de Général de Division et le commandement de l’ensemble des FFL de la Western Force.

– Commandant de la 1re DFL en 1943, Edgard de Larminat dispose alors des 1re et 2nd BFL, ainsi que du Bataillon du Pacifique. Il mène alors brillamment sa division contre les Germano-Italiens dans le Djebel Garci et à Takrouna.
Général de Corps d’Armée et Chef d’état-major des FFL en 1943-1944, Larminat assiste ensuite Juin lors de la campagne d’Italie. Prenant la tête d’un « Corps de poursuite » formé avec des éléments de la 1re DFL et de la 3e DIA après la prise de Rome, Larminat talonne efficacement les forces de la XIV. Armee allemande et dégage la région de Viterbe en Toscane.

– Commandant du IInd Corps d’Armée Français en août-septembre 1944, il prend ensuite le commandement des Forces Française de l’Ouest qui devient ensuite Détachement d’Armée de l’Atlantique. Entre-temps, il assiste aux obsèques de Diego Brosset dans l’église de Villersexel en Haute-Saône, suite au décès accidentel du chef de la 1re DFL. Sa mission est alors de constituer les unités de FFI équipées de manière improvisée en formations de combat régulières. En dépit d’une dépression nerveuse et grâce à son talent d’organisation, il réussit à mettre sur pied 5 Divisions d’Infanterie à partir de FFI-FTP de diverses obédiences mal armés, mal vêtus et mal équipés.
En avril 1945, avec l’aide d’une division de Croiseurs il met fin à la résistance allemande dans la Pointe de Graves et dans la Poche de Royan. A la fin du mois, il force les dernières troupes allemandes en France à capituler à La Rochelle et Saint-Nazaire.

– Inspecteur Général des Forces d’Outre-Mer en novembre 1945, il reste à ce poste durant cinq ans avant d’entrer au Conseil Supérieur de la Guerre en 1950. De 1953 à 1955, il est Inspecteur des Troupes Coloniales en Afrique. En 1956, déjà physiquement diminué en raison des séquelles de la Grande Guerre, Larminat atteint la limite d’âge et est placé en réserve avec le grade de Général d’Armée.
S’étant tenu écarté de la Guerre d’Algérie, on le rappelle en 1961 pour présider la Cour Militaire de Justice devant juger les auteurs du putsch d’Alger. Estimant que cet ordre est moralement trop lourd pour lui, de Larminat se donne la mort le 1er juin 1962.
Il est inhumé au cimetière de Montain dans le Jura.

– Le Général de Larminat était titulaire de trois Croix de Guerre (1914-1918, 1939-1945 & TOE), de la Grand Croix de la Légion d’Honneur, de la Croix du Combattant Volontaire, de la Médaille Coloniale du Maroc, de la Médaille des Évadés, de l’Ordre de la Libération, de la Legion of Merit, de l’Ordre du Bain, de la Croix de Guerre belge et du Virtuti Militari (Pologne).

Sources :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Larousse
– NOTIN Jean-Christophe : Le Général Saint-Hillier. De Bir-Hakeim au putsch d’Alger, Perrin
– http://www.ordredelaliberation.fr

Partager :

  • 22Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)22
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Poche de Royan et Pointe de Grave

Poche de Royan et Pointe de Grave

Le 15 août 1944, Hitler ordonne de retirer toutes les troupes allemandes de France mais donne aussi pour instruction de maintenir des forteresses (Festungen) en arrière du front afin de protéger les bases sous-marines édifiées sur la côte atlantique. C’est notamment le cas de la Poche de Royan (Charente-Maritime). -…

30 avril 2015

Dans « Non classé »

Général Diego Brosset

Général Diego Brosset

« La 1re DFL ? Elle est comme ma fille, une fille susceptible, bien douée, capricieuse, difficile et, quand elle veut, charmante. (…) Elle a des excuses à ne pas être comme tout le monde. Elle s’est formée en courant le monde… C’est une grande unité qui a de la…

20 novembre 2015

Dans « Histoire militaire française »

Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

10 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins du Sud-Ouest : Montravel

by adminfhesp 10 avril 2011

Connue pour être la patrie de Michel Eyquem de Montaigne, la ville périgourdine de Montravel l’est un peu moins pour ses vins. Et pourtant, ses blancs – blancs et secs – valent le détour.

– Appellations reconnues en 1937, Montravel, Côtes de Montravel et Haut-Montravel se localisent toutes entre Castillon à l’ouest et Sainte-Foy-la-Grande à l’est. Cependant, elle regroupe l’AOC. Le vignoble s’étend sur 340 hectares et produit plus de 18 500 litres par an, dont 15 000 pour la seule AOC Montravel. On trouve une petite proportion de rouges (production reconnue en 2001) pour une grande majorité de blancs, secs, moelleux ou liquoreux.

– La production des vins s’effectue à partir des cépages Sémillon, Sauvignon et Muscadelle (que l’on retrouve dans les Monbazillac, les Bergerac notamment) qui se développent sur des sols composés composés de graves, d’argile et de calcaire et de boulbènes. Les vins blancs secs peuvent se conserver d’un à trois ans, contre cinq à dix pour les blancs moelleux et liquoreux Les rouges sont produits à partir de cépages que l’on trouve dans le Sud-Ouest : Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet-franc et Côt. Ce ne sont pas des vins de garde et se conservent entre deux et trois ans.

* LES VINS BLANCS SECS

– Les vins blancs secs présentent une robe teintée de jaune avec des reflets verts avant d’évoluer vers l’or pâle au bout de la maturité. Ils développent des arômes de pierre à fusil, qui laissent ensuite la place aux fruits exotiques, aux épices (clou de girofle), au pain grillé et aux fruits secs (amande et noisette). En bouche, ils se révèlent équilibrés, harmonieux et finissent par une note acidulée. On les sert frais (8-10°C) sur de la quiche provençale, des fruis de mer, du poisson (darne de colin, cabillaud), des cuisses de grenouille et des feuilletés au crotin de Chavignol. Lorsqu’ils sont vinifiés en barrique, ils sont agréables sur des risottos (lotte, coquillages, fruits de mer), quiche provençale, des poissons en sauce (saumon, truite, poissons à chair blanche) et des fromages (brebis, picodon, bleus)


** LES BLANCS MOELLEUX

– D’abord dotés d’une robe jaune pâle, les Montravel moelleux évoluent verts une teinte jaune paille ou or pâle à maturité. Les Montravel liquoreux évoluent quant à eux sur une robe plus ambrée. Leur nez développe des notes de fruits confis et de miel, avec un côté rôti plus ou moins intense. En bouche, ils se montrent amples, gras, équilibrés, harmonieux mais aussi vif en touche finale.
On les serts idéalement sur du foie gras d’oie ou du sud-ouest, du soufflé au bleu, du brochet en sauce, des fromages à pâte persillée (Bleu des Causses, Bleu de Lozère, Fourme de Montbrison, Roquefort). Enfin, ils sont agréables sur des desserts comme les crèmes renversée et brûlée, de desserts au café, au citron ou à base de génoise, la croustade aux pommes, du croquant du Périgord, de l’ananas flambé, du Bavarois à la normande.

– Le Haut-Montravel peut se déguster sur des mousses de foie de volaille, du saumon, de la truite ou de la lotte pochés en sauce, de la tarte au sucre et du parfait glacé.

– Les Côtes de Montravel moelleux sont agréables sur du foie gras, de l’ananas, des bannes au four, du gâteau au noix et de la charlotte aux poires.

** LES ROUGES

– Les Montravel rouges offrent une robe d’un rouge profond, ainsi que des arômes de fruits rouges et de cuir. En bouche, ils se révèlent structurés et concentrés. On les déguste sur de la viande rôtie (rosbif) ou en daube, de la côte de bœuf, des paupiettes de porc et des volailles rôties.

Sources :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du vin
– http://www.platsnetvins.com

Partager :

  • 2Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)2
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins pour Noël - Pacherenc-du-Vic-Bilh (moelleux)

Vins pour Noël – Pacherenc-du-Vic-Bilh (moelleux)

Appellation reconnue depuis 1975, le Pacherenc-du-Vic-Bilh n’existe qu’en vins blancs, déclinés en secs et moelleux. Il est en quelque sorte le pendant blanc du Madiran, puisque son vignoble s’étend sur 260 hectares, à cheval entre la Bigorre et le Béarn (entre le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées), plus exactement…

23 décembre 2014

Dans « Non classé »

Vins de Loire 4 - Les Touraine (Seconde partie)

Vins de Loire 4 – Les Touraine (Seconde partie)

* TOURAINE AZAY-LE-RIDEAU S’étendant sur 54 hectares dans la Vallée de l’Indre entre Montbazon et la Loire, le vignoble d’Azay-le-Rideau est constitué de sols composés d’argile, de calcaire et de silex. Les vignobles profitent notamment d’un climat doux. L’appellation, reconnue depuis 1939 produit des vins rosés et blancs. – LES BLANCS…

6 novembre 2013

Dans « Non classé »

Les vins du Jura - 1

Les vins du Jura – 1

Quoique restant dans l’ombre de leurs grands voisins de l’ancien Duché de Bourgogne, les vins du Jura, délivrent une palette de cépages qui font la diversité, la richesse et la renommée de cette région viticole. Certains domaines de production – comme le Château d’Arlay – remontent même à l’Epoque médiévale.…

18 septembre 2013

Dans « Non classé »

10 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Saint Jean Paul II : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

by adminfhesp 8 avril 2011

Un discours mémorable et plus que jamais d’actualité, prononcé par le pape Jean Paul II le 1er juin 1980, au Bourget.

« Aujourd’hui dans la capitale de l’histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté: fille aînée de l’Église.
Et j’aimerais, en reprenant ce titre, adorer avec vous le mystère admirable de la Providence. Je voudrais rendre hommage au Dieu vivant qui, agissant à travers les peuples, écrit l’histoire du Salut dans le cœur de l’homme.
Cette histoire est aussi vieille que l’homme. Elle remonte même à sa « préhistoire », elle remonte au commencement. Quand le Christ a dit aux apôtres : « Allez, enseignez toutes les nations… », il a déjà confirmé la durée de l’histoire du Salut et, en même temps, Il a annoncé cette étape particulière, la dernière étape.
Cette histoire particulière est cachée au plus intime de l’homme, elle est mystérieuse et pourtant réelle aussi dans sa réalité humaine, elle est revêtue, d’une manière visible, des faits, des événements, des existences humaines, des individualités. Un très grand chapitre de cette histoire a été inscrit dans l’histoire de votre patrie, par les fils et les filles de votre nation. Il est difficile de les nommer tous, mais j’évoquerai au moins ceux qui ont exercé la plus grande influence dans ma vie : Jeanne d’Arc, François de Sales, Vincent de Paul, Louis-Marie Grignion de Montfort, Jean-Marie Vianney, Bernadette de Lourdes, Thérèse de Lisieux, sœur Elisabeth de la Trinité, le Père de Foucauld, et tous les autres; Ils sont tellement présents dans la vie de toute l’Église, tellement influents par la lumière et la puissance de l’Esprit-Saint !
Ils vous diraient tous mieux que moi que l’histoire du Salut a commencé avec l’histoire de l’homme, que l’histoire du Salut connaît toujours un nouveau commencement, qu’elle commence en tout homme venant en ce monde. De toute façon, l’histoire du Salut entre dans l’histoire des peuples, des nations, des patries, des continents.
L’histoire du Salut commence en Dieu. C’est précisément ce que le Christ a révélé et a déclaré jusqu’à la fin lorsqu’il a dit : « Allez […], enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ». […]
Le Christ, à la fin, dit encore ceci : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20) ; cela signifie donc aussi : aujourd’hui, en 1980, pour toute notre époque.
Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement de l’homme n’existe pas. Le silence de Dieu à l’égard des inquiétudes du cœur et du sort de l’homme n’existe pas.
Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout : le problème de notre présence auprès du Christ. De notre permanence dans le Christ. De notre intimité avec la vérité authentique de ses paroles et avec la puissance de son amour. Il n’existe qu’un problème, celui de notre fidélité à l’alliance avec la sagesse éternelle, qui est source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger : France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, fils et Esprit. »

Jean-Paul II, 1er juin 1980, extrait de l’homélie prononcée au Bourget.

L’intégralité de l’homélie sur http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1980/documents/hf_jp-ii_hom_19800601_parigi-francia_fr.html

8 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Maréchal Pierre Augereau, Duc de Castiglione

by adminfhesp 6 avril 2011

Issu d’un milieu modeste, Pierre François Charles Augereau voit le jour en 1757 à Paris. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée Royale, avant de déserter et de tenter sa chance en Prusse (où il acquiert une bonne maîtrise de l’allemand) et dans l’Armée du Royaume de Naples où il devient Maître d’escrime. Mais il en est expulsé pour d’obscures raisons.
SCANNER: 0 R DESCRIPTION: 0 R Ignored Tags: $8649

De retour en France lors de la Révolution, il épouse très vite les idées nouvelles et s’engage dans la Garde Nationale. D’abord simple soldat, proche des Jacobins, il est promu Adjudant-major de la Légion Germanique en 1793 grâce à sa connaissance de l’Allemand. Capitaine de Hussard ensuite, il est assistant du Général Rossignol en Vendée mais très peu de temps, puisqu’il rejoint l’Armée des Pyrénées Orientales en 1794 comme Général de Division.

En 1795, il rejoint l’Armée d’Italie commandée par François Kellermann, puis par le Général Bonaparte. C’est au sein de cette armée que Pierre Augereau va se faire un nom par son courage. Il se distingue ainsi à Montenote, aux gorges du Milesimo, à Lodi et enfin, à Arcole où il charge drapeau et sabre au poing à la tête de ses troupes.

En 1797, Pierre Augereau rentre en France pour ramener les drapeaux autrichiens au Directoire. Le gouvernement ne le renvoie pas en Italie et le nomme Commandant de la Division de Paris, malgré le vœu du Général Bonaparte qui souhaite son retour. Augereau participe ainsi au Coup d’Etat du XVIII Fructidor An V mené par La Réveillière-Lépeaux. Ambitieux et réputé rapace, Augereau souhaite devenir Directeur mais le nouveau Directoire le nomme à la tête de l’Armée de Sambre-et-Meuse en remplacement de Lazare Hoche. A cette date, il commence à se brouiller avec Bonaparte.

Député de Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents et commandant de la Division Militaire de Perpignan, Augereau se montre particulièrement hostile au Cour d’Etat du XVIII Brumaire. Nommé commandant de l’Armée franco-batave par Bonaparte qui l’éloigne de Paris (1801), Augereau rentre à Paris en 1804 mais se dresse contre l’avènement du Premier Empire. Napoléon étouffe ses sentiments jacobins en lui décernant le bâton de Maréchal d’Empire avec la première fournée (Lannes, Davout, Murat, Masséna…).

Placé à la tête du 7e Corps en 1805, Augereau participe courageusement à la campagne du Danube et à la bataille d’Austerlitz. Il est aussi présent à Iéna face aux Prussiens à la tête des Divisions Desjardins et Heudelet de Bierre. Augereau participe aussi à la bataille d’Eylau en février 1807, alors qu’il est malade et doit être attaché à sa monture pour mener ses troupes. Placé au centre, son corps – toujours avec Heudelet de Bierre et Desjardins – avance contre les Russes mais se s’égare dans une soudaine tempête de neige. Il est immédiatement décimé par un violent tir de l’artillerie russe et ses restes seront sauvés par la charge des quatre-vingt escadrons.

Fait Duc de Castiglione en 1808, Augereau est ensuite envoyé en Espagne l’année suivante. Mais sa manière de réprimer férocement les insurrections et les défaites qui s’enchaînent sur le terrain conduisent l’Empereur à rappeler Augereau en France. Le Maréchal se repose alors pendant un an avant de reprendre le 11e Corps en 1812. Il ne prend aucune part à la campagne de Russie mais participe avec résignation à la Campagne d’Allemagne de 1813.

Chargé de défendre Lyon contre les Autrichiens et les Piémontais en 1814, il abandonne la capitale des Gaules à l’ennemi et revêt la cocarde blanche après l’abdication de l’Empereur. Louis XVIII le fait ensuite Pair de France.
Mais il se rallie lors des Cent Jours, sauf que Napoléon lui tient fermement rigueur de sa trahison à Lyon et le raye de la liste des Maréchaux d’Empire.

Il se fait oublier lors de la Seconde Restauration et se retire dans son château de La Houssaye en Seine-et-Marne. Victime d’une hydropisie, il s’éteint le 12 juin 1816.

http://www.videoscourtesclic.com/VidCourtVK/index.php?NumFilm=2613
 

Partager :

  • 8Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)8
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

Son nom reste indissociable de Bir-Hakeim. Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899. Après des études secondaires auCollège Sainte-Marie et au Lycée Malherbe. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1917, il s’engage dans l’Armée et est versé au 36e…

2 septembre 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d'Istrie

Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d’Istrie

Fils d’un médecin, Jean-Baptiste Bessières voit le jour le 6 août 1768 à Prayssac, un petit village du Quercy. Il se destine d’abord à la Médecine et débute ses études. Mais il change radicalement de voie lorsque éclate la Révolution française et s’engage dans les Grenadiers de la Garde Nationale…

1 mai 2016

Dans « Grande Armée »

6 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

2 avril 1936 : disparition du Général Estienne, considéré comme le père des chars français

by adminfhesp 6 avril 2011

Biographie à lire ici :
Jean-Baptiste Estienne

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Le char Renault FT-17

Le char Renault FT-17

S’il y a bien une création militaire  française dont on peut encore s’enorgueillir, c’est bien le char Renault FT-17, qui reste indubitablement lié à la Victoire de 1918 qui vit le retour de la guerre de mouvement sur le Front de l’Ouest. Il répondait alors davantage aux attentes de l’État-major…

18 décembre 2012

Dans « Non classé »

Général Jean Touzet du Vigier, commandant de la « Saint Louis »

Général Jean Touzet du Vigier, commandant de la « Saint Louis »

– Restant dans l’ombre des Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny aux yeux du grand public, Jean Louis Alain Touzet du Vigier voit le jour le 10 octobre 1888 à Chambéry. au sein d’une vieille famille. Il est le quatrième enfant d’Alain Touzet du Vigier et de  Louise née…

16 août 2016

Dans « Histoire militaire française »

Centenaire des offensives de septembre 1915

Pour davantage de détails sur la Troisième bataille d’Artois, la Seconde bataille de Champagne et la bataille de Loos, qui ont toutes trois débuté le 25 septembre 1915, vous reportez aux liens suivants : 1 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/les-offensives-de-septembre-1915-1-lartois/ 2 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/centenaire-des-offensives-de-septembre-1915-champagne-1/ 3 – https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/25/centenaire-des-offensives-de-1915-les-britanniques-a-loos-3-2/

25 septembre 2015

Dans « Non classé »

6 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Je suis Albert de Mun !

by adminfhesp 4 avril 2011

Albert de Mun (1841-1914)

Chers lecteurs, chères lectrices, je ne puis m’empêcher de réagir à la dernière décision de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. En effet, dans une manifestation d’un sectarisme que n’aurait guère renié le petit père Combes, M. Bartolone a décidé de remplacer le buste d’Albert de Mun, penseur majeur du Catholicisme social au XIXe siècle par celui d’Olympe de Gouges.
– Jusque-là, le buste d’Albert de Mun se tient aux côtés de son adversaire politique Jean Jaurès – dans la salle des 4 colonnes du Palais Bourbon. Ces deux hommes de grande culture et d’éloquence avaient néanmoins un point commun : la défense des ouvriers et des pauvres. Mais visiblement, M. Bartolone doit désapprouver le fait qu’un Catholique ait pu s’ériger en défenseur des Travailleurs face aux dérives du capitalisme et de la Révolution industrielle. Bien entendu, seuls les Socialistes ont le monopole du cœuret de la compassion. L’infâme Albert ! Son buste est donc une injure à la déesse laïcité et au vivre-ensemble républicain ! Allez, au placard l’effigie de l’aristocrate calotin réactionnaire !
Rappelons toute de même qu’Albert de Mun avait sans doute moins l’esprit sectaire et divisionnaire puisque le 3 août 1914, lorsque la France déclare la guerre à l’Empire allemand, en séance de l’Assemblée, notre homme va donner l’accolade au Socialiste et ancien Communard Edouard Vaillant.

Tout aussi scandaleuse, l’atonie criante de personnalités de la (prétendue) droite. Pardon, on ne doit plus savoir qui est Albert de Mun depuis bien longtemps dans le parti des Républicains. Au moins, avec Olympe de Gouges, on ne craint rien.

Seules deux voix courageuses se sont élevées contre cette décision sectaire et provocatrice : celles de Joseph Thouvenel, Secrétaire général de la CFTC et celle du député PCD des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson. Merci Messieurs !

 

Eudes Turanel

PS : pour en savoir plus sur A. de Mun, vous pouvez consulter le lien ci-dessous :
https://www.france-histoire-esperance.com/6-octobre-1914-mort-du-comte-albert-de-mun-combattant-du-catholicisme-social/

Partager :

  • 8Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)8
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
6 octobre 1914 : Mort du Comte Albert de Mun, combattant du Catholicisme Social

6 octobre 1914 : Mort du Comte Albert de Mun, combattant du Catholicisme Social

« Mais quelle voix ! », disait de lui Maurice Barrès pour souligner ses remarquables qualités d’orateur. Même le Socialiste anticlérical René Viviani (Président du Conseil en 1914) le qualifiait de « plus grand orateur du Parlement, égal dans la préparation et dans l’improvisation ». D’abord Légimiste, un temps boulangiste, finalement rallié à…

6 octobre 2016

Dans « 1848-1914 »

3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France

3 août : L’Allemagne déclare la guerre à la France

Prétextant le survol du territoire allemand par un avion français, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le Gouvernement Viviani rompt alors les relations avec l’Allemagne. Dans son discours du jour, le Président Raymond Poincarré en appelle alors à l’Union Sacrée entre Français et entre partis politiques. A la Chambre,…

3 août 2014

Dans « Non classé »

22 février 1916 : le Colonel Driant tombe à Verdun

22 février 1916 : le Colonel Driant tombe à Verdun

Personnage haut en couleur mais au final attachant,  véritable « mythe » de la Grande Guerre, Émile Driant était à la fois officier, homme politique et écrivain. – Sorti quatrième de la Promotion Saint-Cyr « Dernière de Wagram »,  officier en Afrique, gendre du Général Boulanger, commandant du 1er Bataillon de Chasseur à Pied…

22 février 2016

Dans « Grande Guerre »

4 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Maréchal Louis Alexandre Berthier

by adminfhesp 3 avril 2011
Alexandre-Berthier-1

Louis-Alexandre Berthier (1753-1815)

« Berthier connaissait bien la carte, entendait bien la partie des reconnaissances, soignait lui-même l’exécution des ordres, était rompu à présenter avec simplicité les mouvements les plus composés d’une armée ». Ce sont les mots qu’employait le général Bonaparte lorsque il dut travailler pour la première fois avec Berthier qui allait devenir le meilleur chef d’état-major impérial quelques années plus tard.  Chef d’état-major brillant, Berthier n’était cependant ni un stratège, ni un tacticien.

– Né le 20 novembre 1753 à Versailles, fils d’un Lieutenant-Colonel Ingénieur géographe de Louis XV qui terminera Gouverneur des Hôtels de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères. Louis-Alexandre a deux frères : César et Victor qui choisiront aussi la carrière des armes.

Louis-Alexandre Berthier entre à l’Ecole royale du Génie de Mézières en 1764. Le Génie royal fait partie – avec l’artillerie notamment – des « Armes savantes », corps réservé principalement aux membres supérieurs du Tiers-Etat. D’où également, un esprit de corps bien ancré. Sont privilégiées les matières suivantes : mathématiques, géométrie, mécanique, hydraulique, dessin, plans et cartes, charpenterie… Sorti de l’Ecole de Mézières en 1766 avec 720 livres d’appointement annuel et cela, à treize ans seulement. Louis-Alexandre Berthier est ensuite versé à la Légion des Flandres, puis au Régiment des Dragons de Lorraine. Promu Capitaine en 1777, il participe à la Guerre d’Indépendance américaine au sein des troupes de Rochambeau. Pour faits d’armes, il reçoit de Louis XVI l’Ordre de Saint Louis, ainsi que la promotion de Lieutenant-Colonel l’année suivante.
Resté fidèle à Louis XVI alors qu’il est Major-Général de la Garde Nationale, il protège la famille royale en 1791 et aide Mesdames Adélaïde et Victoire à s’enfuir de Versailles. Cela ne l’empêche pas d’être nommé Maréchal de Camp avant d’être envoyé à l’Armée du Nord. Destitué lors de l’avènement de la Convention, il reste sans emploi durant trois ans mais ne semble pas avoir été inquiété pour autant durant la terreur.

Réintégré dans l’Armée par le Directoire en 1795, avec le grade de Général de Brigade, il part pour l’Armée d’Italie,  alors commandée par Kellermann, afin d’assurer le commandement d’une division. Berthier se montre alors particulièrement courageux, n’hésitant pas à charger au sabre à la tête de ses troupes. Lorsque le Général Bonaparte prend la tête de l’Armée d’Italie, il noue avec Berthier un très fort lien d’amitié et le nomme commandant de l’Etat-major. Berthier se montre alors particulièrement efficace à ce poste mais n’hésite pas pour autant à charger à la tête de ses soldats comme au Pont de Lodi ou à Marengo où il reçoit une blessure.
En 1799, il joue un rôle important lors du Coup d’Etat du XVIII Brumaire et reçoit ensuite le Ministère de la Guerre. Sa fonction est alors très importante car Berthier est en charge de l’organisation, de l’approvisionnement et du fonctionnement de la Grande Armée. D’autre part, il organise la défense des côtes du territoire en fortifiant les places maritimes allant d’Antibes à Berg-op-Zoom en Hollande.

– En 1800, Bonaparte alors Premier Consul le nomme ambassadeur à Madrid pour négocier de l’approvisionnement en blé et de convaincre le Roi de déclarer la guerre au Portugal alors allié de Londres. En mai 1804, il fait partie de la première fournée des Maréchaux d’Empire avec Lannes, Davout, Masséna, Augereau, etc. En juillet, Napoléon lui octroie la dignité de Grand Veneur impérial et en février 1805, le grand Aigle de la Légion d’Honneur, en plus d’une rente annuelle de 1 million de francs Germinal qui lui permettent d’acquérir le château de Grosbois et l’Hôtel de la Colonnade à Paris.

– En 1805, Berthier devient Chef d’Etat-major de la Grande Armée. Même si l’Empereur ne lui octroie que peu de répit – jour comme nuit – Berthier s’emploie à faire appliquer efficacement les ordres de Napoléon, tout en faisant montre d’un réel talent d’organisateur et de courage au combat. Il remplit pleinement cette fonction à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland et Wagram. Ses états de service lui valent de recevoir les titres de Prince de Neufchâtel et Vallengin (1806), de Vice-Connétable (1807) et de Prince de Wagram (1809). En 1810, il prend pour épouse Marie-Elisabeth de Bavière-Birkenfeld, de trente ans sa cadette. Dans le cercle des chefs de la Grande Armée, cette union vaut à Berthier le surnom de « Bav-Ber ». Néanmoins, Louis-Alexandre et Marie-Elisabeth Berthier auront trois enfants : Napoléon-Alexandre, Marie-Anne et Caroline.
Major-Général de la Grande Armée en Russie en 1812, puis en Allemagne sous les ordres du Prince Eugène de Beauharnais l’année suivante, Berthier sert toujours fidèlement Napoléon mais en 1814, il est blessé d’un coup de lance à Brienne.

– Rallié aux Bourbon – ce qui lui vaut de très larges critiques – Berthier se voit octroyé la dignité de Commandeur de l’Ordre de Saint Louis par Louis XVIII. Il faut expliquer cette attitude, non pas comme une soudaine défiance vis-à-vis de l’Empereur mais par la fatigue. Âgé de soixante ans, Berthier est le doyen des Maréchaux d’Empire en activité et sa blessure reçue pendant la campagne de 1814 ajoute à sa fatigue comme à sa dépression. Lors des Cent Jours, Berthier suit le Roi à Ostende et Napoléon, amer, le raye de la liste des Maréchaux d’Empire. Il rejoint ensuite sa famille à Bamberg en Franconie (nord de la Bavière) mais les coalisés préfèrent l’y retenir de peur qu’il ne se rallie à Napoléon à l’exemple de ses plusieurs de ses anciens frères d’armes.

– Mais leurs craintes s’estompent le 1er juin 1815 lorsque le Maréchal Berthier meurt soudainement et dans des circonstances restées encore inconnues.
Napoléon lui rendra néanmoins quelque peu hommage lorsque dans les lignes du Testament de Sainte-Hélène : « Si j’avais eu Berthier (à Waterloo), je n’aurai pas eu ce malheur ».

– http://www.napoleon.org

Partager :

  • 22Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)22
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Lorrain de naissance, Laurent Gouvion voit le jour à Toul le 13 avril 1764. Son père, soldat du Roi, souhaite le voir suivre la carrière mais Laurent se montre un très bon dessinateur et se sent davantage attirer par les métiers de l’art. Il a notamment la chance de partir…

17 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Il reste sans doute l’un des plus grands maréchaux de Napoléon. Malgré plusieurs insuccès en Espagne, il contribua aux plus grandes victoires de l’Empereur. Toutefois, ses inimitiés avec plusieurs autres Maréchaux tels Suchet et Ney, ainsi que ses revirements successifs lors de la Restauration sont aussi restés célèbres. Auguste-Frédéric Marmont disait de Soult…

26 novembre 2013

Dans « Non classé »

3 avril 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

27 septembre : Fête de Saint Vincent de Paul

by adminfhesp 29 mars 2011

Saint Vincent de Paul (ou Depaul) naît à Pouys* en 1581 dans une famille de paysans pauvres gascons des Landes. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées.

– Curé de Châtillon-les-Dombes (actuel département de l’Ain), il est ensuite Curé de Clichy puis Aumônier des Galères. Durant les années 1630, il fonde les Confréries de la Charité avec l’aide de Sainte Louise de Marillac (dont il est le père Spirituel) et la Congrégation de la Mission (Lazaristes).
Il se dévoue corps et âme aux malades, aux enfants abandonnés et aux pauvres.

– Durant son apostolat, il reçut aide et soutien de la part du Roi Louis XIII, d’Anne d’Autriche, des Gondi et de la Duchesse de Longueville. Pendant la Guerre de Trente Ans, les Lazaristes accompliront des prouesses pour ravitailler la Lorraine en proie aux ravages.

– C’est aussi Monsieur Vincent qui reçut la confession de Louis XIII à la mort de ce dernier en 1643. Anne d’Autriche l’appela ensuite pour présider le Conseil de Conscience durant la Régence. Il était enfin l’ami de Saint-François de Sales et il arrivait que le Cardinal de Richelieu lui demandât conseils.

Il s’éteint affaibli mais heureux le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente – Anne.

– Incontestablement l’une des plus grandes figures du « Siècle des Saints », il repose aujourd’hui paisiblement dans la Chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris (7e Arrondissement).
* Aujourd’hui dans le Département des Landes

Partager :

  • 19Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)19
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

27 mai 2016

Dans « Non classé »

29 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

8 août 1944 : Libération de Vire

by adminfhesp 28 mars 2011

Laissant la 30th Division sécuriser Tessy-sur-Vire, Corlett ordonne aux 28th et 29th Divisions de pousser leur avantage vers Vire.
Appuyée par le Combat Ccommand B (White) de la 2nd Armored Division, la 28th Division subit d’importantes pertes durant son avancée (750 tués et blessés) mais elle finit par s’emparer de Saint-Sever-en-Calvados le 4 août, à près de 10 km au sud de Percy. Dans le même temps, après un dur combat, la 29th « Blue and Gray » et le CC A arrivent aux approches nord de Vire.
images (1)
– De son côté, le Vth Corps de Gerow exerce toujours son rôle « d’enclume », bien qu’il doive céder la 5th Division à Patton. Les 2nd et 35th Divisions forcent la ligne Vire-Souleuvre le 2 août forçant les Allemands à mener des actions retardatrices.

– En dépit de 900 hommes perdus, le Vth Corps parvient au nord de Vire le 5 août. Hodges désigne alors Tinchebray comme prochain objectif du Vth Corps. Gerow reçoit alors le renfort de la 29th Division, détachée du XIXth Corps de Corlett. Celui-ci reçoit alors l’ordre de poursuivre son avance vers Domfront et Mayenne afin de couvrir l’avance rapide du XVth Corps de Wade H. Haislip qui forme alors le flanc gauche (nord) de Patton, tout en encerclant et détruisant des éléments ennemis dans le secteur de Saint-Pois–Gathemo.

– La mission de prendre Vire revient alors au la 29th Division de Gerhardt et au CC A de Rose.
Peuplée de 8 000 habitants avant le 6 juin 1944, la vieille ville de Vire – du moins les ruines – surplombent la vallée du fleuve qui porte son nom. Stratégiquement, Vire est aussi une ville importante car elle est un point de convergence avec plusieurs routes (Mortain, Villedieu-les-Poêles, Caen et Flaise) situé à la charnière des Ist et IIIrd US Armies. C’est pour cette raison que Hausser décide d’en attribuer la défense à ce qu’il a de mieux sous la main ; un Kampfgruppe de l’infatigable 353. ID de Mahlmann, les éléments restants mais toujours combattifs de la 3. Fallschirm-Division de Schimpf et des éléments bien moins expérimentés de la 363. ID d’August Dettling.

– Le 5 août, un parti de chars CC A tente un premier assaut en franchissant la Vire à Martilly. C’est un échec. Le 6, les trois Battalions du 116th Infantry du Col. Philip R. Dwyer descendent dans la vallée des Vaux et escaladent la pente opposée. Vers 22 h, après un violent combat l’ouest de Vire est conquis mais les hauteurs le sud de la ville sont toujours aux mains des Allemands.

– Le 7 août, le 116th Infantry repart à l’assaut. Son 1st Battalion doit s’emparer de la Butte Saint-Clair ou Cote 203 ; le 2nd  Battalion depuis le Signal de Roullours et enfin, le 3rd Battalion depuis les Monts de Vaudry. Les Allemands opposent une solide résistance.
Toutefois, durant la nuit du 7 au 8 août, les hommes du 1st Battalion découvrent un passage dans une cave creusée dans la falaise.

– A l’aube du 8 août, dans un nouvel assaut, ils prennent à revers les défenseurs de la cote 203. Schimpf, Mahlmann et Dettling n’ont donc d’autre choix que de se replier vers le sud.

Partager :

  • 6Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)6
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

– Alors que Patton se charge de nettoyer le Bretagne et d’opérer son large mouvement tournant au sud de la Normandie, vers Laval, Le Mans et Chartes, la Ist Army du General Courntey H. Hodges, ancien commandant-adjoint de Bradley réputé être bon manœuvrier d’infanterie, reçoit l’ordre (un peu plus ingrat)…

31 juillet 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie - 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

4 – LE XXXth CORPS A LA PEINE – Comparées à la situation que nous allons décrire, les avancées de Roberts et d’Adair peuvent être assimilées à des percées en profondeur. En effet, l’action du XXXth Corps de Bucknall est beaucoup moins brillante. – Déjà, dès le 30 juillet, la…

6 août 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie - 17/ La Bataille de Saint-Lô (Première partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 17/ La Bataille de Saint-Lô (Première partie)

Après la très dure Bataille des Haies, Omar N. Bradley doit se consacrer à l’assaut sur Saint-Lô. Celui-ci doit se développer sur deux axes de part et d’autre de la vire. 6 divisions (2nd – détachée du Vth Corps, 9tth, 29th, 30th, 35th Infantry-Divisions et 3rd Armored Divisions), 5 Bataillons…

10 juillet 2014

Dans « Non classé »

28 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Dialogue entre la France et Jeanne d’Arc par sainte Thérèse…

by adminfhesp 27 mars 2011

Dans le lointain on entend la voix de la France qui chante

Rappelle-toi, Jeanne, de ta patrie !…
Rappelle-toi de tes vallons en fleurs !…
Rappelle-toi la riante prairie
Que tu quittas pour essuyer mes pleurs !!!…
O Jeanne ! Souviens-toi que tu sauvas la France
Comme un ange des Cieux tu guéris ma souffrance
Ecoute dans la nuit
La France qui gémit
Rappelle-toi !…
Rappelle-toi, Jeanne de tes victoires
Rappelle-toi de Reims et d’Orléans
Rappelle-toi que tu couvris de gloire
Au nom de Dieu, le royaume des Francs !…
Maintenant, loin de toi, je souffre et je soupire
Daigne encor me sauver !… Jeanne, douce Martyre !…
Oh ! Viens briser mes fers !…
Des maux que j’ai soufferts
Rappelle-toi !…

Jeanne
O France !… O ma belle Patrie !…
Il faut t’élever jusqu’aux Cieux
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux.
Le Dieu des Francs dans sa clémence
A résolu de te sauver
Mais c’est par moi, Jeanne de France
Qu’il veut encor te racheter
Viens à moi
Patrie si belle
Je prie pour toi
Ma voix t’appelle
Reviens à moi.

http://www.laneuvaine.fr/dialogue-entre-la-france-et-jeanne-darc-par-saint-therese/

Partager :

  • 1Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)1
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin… « Si…

17 mai 2014

Dans « Non classé »

Un texte qui vaut la peine d’être lu et médité…

Voici la copie d’un élève de classe de 3ème en 1976, lauréat national dans un concours écrit sur le thème de « la Patrie ». Le sujet exact était : Que signifie pour vous le mot « Patrie » ? Voici sa copie : « Étranger, mon ami, tu me demandes…

25 février 2012

Dans « Non classé »

Prophétie de saint Pie X sur la France...

Prophétie de saint Pie X sur la France…

  « Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les…

17 mars 2015

Dans « Non classé »

27 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Centenaire des combats du Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand (Alsace)

by adminfhesp 25 mars 2011

Lire ici :
https://acierettranchees.wordpress.com/2015/09/21/centenaire-des-combats-du-hartmannswillerkopf/

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Centenaire des combats du Linge (Front des Vosges)

Lire l’article en lien ci-dessous : https://acierettranchees.wordpress.com/2015/10/22/centenaire-des-combats-du-linge-front-des-vosges/

22 octobre 2015

Dans « Non classé »

Nos meilleurs voeux pour 2016

Nos meilleurs voeux pour 2016

Chers lecteurs et chères lectrices, la rédaction de France Histoire Espérance vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2016 dans vos vies familiales et professionnelles. Nous débutons donc une nouvelle année du Centenaire de 1914-1916 qui sera riche en articles. Elle commencera évidemment le 21 février prochain pour le centième…

2 janvier 2016

Dans « Edito… »

Nos meilleurs vœux pour 2015

Nos meilleurs vœux pour 2015

Chers lecteurs, chères lectrices. Comme nous vous l’avions dit dans nos vœux pour Noël, vous avez été plus nombreux à nous lire, à nous commenter et aussi à critiquer et relever les quelques erreurs que nous avons glissées – avec une responsabilité toute personnelle – dans certains articles. Promis, une documentation plus rigoureuse…

31 décembre 2014

Dans « Non classé »

25 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Brève – 24 février 1495 : Entrée de Charles VIII dans Naples

by adminfhesp 22 mars 2011

– Lors de la première Guerre d’Italie (1494-1495) qu’il a lui même déclenchée en vue de récupérer l’héritage de la Maison d’Anjou, et suite à la mort du Roi Ferdinand Ier de Naples, Charles VIII se proclame Roi de Naples et de Jérusalem.

– Le jeune Roi de France mène une campagne fulgurante contre les Cités italiennes. Il s’était déjà emparé de Milan et de Florence (où il rencontra le prédicateur Jérôme Savonarole).

 

Partager :

  • 6Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)6
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

Dans « Non classé »

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

6 juillet 1495 : Victoire de Charles VIII à Fornoue

C’est à l’issue de cette bataille que naquit l’expression Furia Francese. Alors que ses armées partent vers le nord pour revenir en France, Charles VIII se voit attaqué par la Ligue de Venise menée par Francesco II da Gonzaga. Heureusement, le Roi de France put compter sur le soutien  de…

6 juillet 2016

Dans « Epoque médiévale »

22 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins d’été : les Collioure blancs et rosés

by adminfhesp 18 mars 2011

Petite appellation quelque peu méconnue, Collioure n’en produit pas moins d’agréables vins qui feront la joie des amateurs de découvertes intéressantes.
Collioure
Situées sis le vignoble de Banyuls, les vignes produisant l’appellation Collioure s’étendent sur quatre communes pour environ 619 hectares ; Banyuls-sur-Mer, Cerbère, Collioure et Port-Vendres. A savoir que les Blancs sont produits depuis 2002 environ.

En ce qui concerne les cépages, les Blancs sont obtenus à partir de Grenaches blancs et fris, de Roussanne, de Marsanne et de Vermentino (soit des cépages qui se développent idéalement sur des terroirs méditerranéens). Les Rosés sont obtenus quant à eux à partir de Grenache Gris (jusqu’à 30%),  Mourvèdre, Syrah et Carignan. Enfin, le vignoble de Collioure se développe sur un sol fait de schistes primaires.

18892-250x600-bouteille-tramontane-blanc--collioureLes Collioure blancs offre une robe jaune à reflets vers, ainsi que des arômes minéraux mâtinés d’épices. En bouche, ils se révèlent amples, minéraux et gras. On les déguste sur du poisson et même des huîtres ou pourquoi pas non plus, sur du fromage de chèvre.

Avec leur robe saumonée, les Rosés offrent au nez une palette subtile et complexe composée de fruits rouges et de violette (si la Syrah domine). Délicats, frais et onctueux en bouche, on les sert idéalement l’été sur de la charcuterie catalane, des salades fraîches, de la pissaladière et de la paëlla.
5516_345_300_FSImage_0_16411_71574_B

Recommandation personne de la rédaction (avis non exhaustif) :
– Domaine des Templiers

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette

Pour cet article, mes remerciements vont à mon très vieil ami Pierre grâce à qui j’ai pu découvrir ces vins.
E.T.

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins pour l'été - Coteaux-d'Aix-en-Provence (blanc et rosé)

Vins pour l’été – Coteaux-d’Aix-en-Provence (blanc et rosé)

– Le vignoble d’Aix-en-Provence est délimité par la Durance au nord, l’étang de Berre à l’ouest et la mer Méditerranée au sud. L’appellation a été reconnue il y a trente ans en 1985, couvre plus de 4 100 hectares et produit plus de 195 100 hectolitres par an. Ce sont…

19 juillet 2015

Dans « Non classé »

Vins pour Noël : les Banyuls

Vins pour Noël : les Banyuls

Issu d’une terroir prestigieux, l’AOC Banyuls – et Banyuls Grand Cru – reconnue en 1936, s’étend sur 1 150-1 560 hectares ce qui limite la production à environ 25 000 – 28 000 hectolitres par an. Le vignoble de Banyuls existe depuis 1285 lorsque des chevaliers Templiers décident de planter des vignes dans…

8 décembre 2015

Dans « Cuisine et vins »

Vins du Rhône - Rasteau

Vins du Rhône – Rasteau

On connaît beaucoup les vins du Rhône pour leurs bons et grands rouges, ainsi que pour le Muscat de Beaumes-de-Venise mais on connaît bien moins les vins doux produits non loin d’Avignon. Or, si les Rasteau n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Roussillon, Banyuls et Maury, ils n’en valent…

28 février 2014

Dans « Non classé »

18 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins de Loire – Anjou : Savennières

by adminfhesp 16 mars 2011

Connu lui aussi depuis l’Époque Médiévale, issu du Chenin Blanc, le Savennières est reconnu comme l’un des meilleurs vins blancs de la Vallée de la Loire. De plus, a l’instar d’autres vins comme le Coteaux-du-Layon, le Montlouis ou le Quarts-de-Chaume, il est produit à la fois en sec et – bien qu’en plus faible quantité – en moelleux.
Il a en outre reçu son appellation officielle en 1952.

– Le vignoble de Savennières s’étend sur 149 ha au sud-est d’Angers, sur la rive droite de la Loire sur des sols composés de schistes ou de schistes gréseux.
N’ayant rien à envier à certains grands blancs de la Cote de Beaune, ce blanc de belle garde, il peut se conserver en cave de dix à vingt-ans, selon les années.

– Sa robe évolue du jaune pâle aux reflets verts dans sa jeune, à l’or (pour une année chaude en particulier). Le nez, fort joli, s’exprime en une harmonie de tilleul, de verveine, de coing, de camomille et d’acacia. Tandis qu’en bouche, il se révèle équilibré, suave, gras avec une belle rondeur.

– Tout comme le Coteaux-du-Layon, le Montlouis ou le Vouvray demi-sec, ce beau vin de Loire est à déguster à l’apéritif, sur du poisson en crème (truite, saumon), ainsi que sur des fromages (Roquefort, Bleu d’Auvergne, Fourme d’Ambert, chèvres de Touraine, Valençay…)

Recommandations personnelles :
– Domaine Dhommé (Vigneron indépendant)
– Domaine Guégniar (VI)

Source : Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010

Partager :

  • 1Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)1
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins pour Noël : le Coteaux du Layon

Vins pour Noël : le Coteaux du Layon

Vin très connu issu du Chenin blanc et au grand potentiel de garde (jusqu’à quarante ans pour les grandes années !), le Coteaux du Layon est reconnu comme appellation depuis 1950. – Son vignoble s’étend sur 1 645 hectares entre  Anjou et Saumourois et sur vingt-sept communes. Certaines communes donnent aussi…

3 décembre 2015

Dans « Cuisine et vins »

Vins du Languedoc - Saint Chinian

Vins du Languedoc – Saint Chinian

Situé sur les pentes de la Montagne noire et des monts Pardailhan et Faugères entre Orb et Vernazobre, le vignoble de Saint-Chinian, reconnu AOC depuis 1982, produit majoritairement des vins rouges à côté de blancs et de rosés. Le vignoble de Saint-Chinian s’étend sur3 261 hectares en se répartissant sur…

4 octobre 2013

Dans « Non classé »

Vins de Loire 10 - Quarts-de-Chaume

Vins de Loire 10 – Quarts-de-Chaume

Voici le Chenin blanc dans l’une de ses plus belles expressions ! Un vrai joyau ! – « Cousin » du Coteaux-du-Layon, le vignoble Chaume s’étend sur 44 ha autour du hameau éponyme et de l’Abbaye de Rochefort-sur-Loire entre Beaulieu-sur-Layon et Saint-Aubin-de-Luigné. Connu depuis l’Epoque Médiévale, son nom de « Quarts » vient du fait que…

4 décembre 2014

Dans « Non classé »

16 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Prophétie de saint Pie X sur la France…

by adminfhesp 16 mars 2011

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation.

Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la Gloire Céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses Fils, qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les Tabernacles répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes Divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une Lumière Céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma Fille, pourquoi Me persécutes-tu ? ». Et, sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus, que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même » . Et elle, tremblante, étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? ». Et Lui : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille Aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la Terre ».

Allocution du 29 novembre 1911

http://www.laneuvaine.fr/

16 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

La Bataille des Vosges (1944) – Seconde partie

by adminfhesp 15 mars 2011

2 – OPÉRATION « DOGFACE » : L’ASSAUT DU VIth US CORPS

 1 – Le nettoyage de la partie nord de la Forêt de Champ

– Devers, Patch et Brooks sont tous trois d’accord pour atteindre la Meurthe et Saint-Dié le plus vite possible. L’assaut du VIth US Corps (nom de code « Dogface ») démarre le 23 octobre. La 45th Infantry Division d’Eagles ouvre la danse et traversant la Mortagne durant la matinée. En dépit d’une certaine résistance, le 180th Infantry Regiment du Colonel Robert L. Dulaney franchit la rivière aux prix de 100 hommes perdus sur le coup de 07h45 et s’enfonce de moins d’un km dans la Forêt de Rambervillers. Le 180th Infantry est aussitôt suivi par le 179th Infantry du Lt.Col. Preston G. Murphy. Le 25 octobre, plusieurs patrouilles de l’aile droite de la 45th Division rencontrent des éléments du flanc gauche de la 36th Division. Les deux régiments de tête d’Eagles obliquent alors vers le Nord en nettoyant la forêt de Rambervillers des quelques éléments de la 16. Volks-Grenadier-Division qui s’y trouvent.

– Le 25, le 157th Infantry du Colonel Walter P. O’Brien se joint à l’attaque en traversant la Mortagne à Autry avant d’avancer vers le nord-est et permettant au 120th Combat Engineer Battalion d’établir un pont de 40 tonnes sur la rivière.
Durant la journée du 26 octobre, la 45th Division s’enfonce dangereusement dans la charnière des 16. VGD (nord) et 21. PzDiv. (sud) et en coopération avec les 3rd et 36th Division, entame l’isolement de la 16. VGD d’Ernst Häckel au centre de l’attaque américaine.

– Sur le flanc sud de la 45th Division, la 3rd « Rock of the Marne » entame son avance le 23 vers Les Rouges-Eaux, le long de la N-420, avec le 15th Infantry Regiment du Lt.Col. Hallett D. Edson au nord et le 7th Infantry du Colonel Ben Harrell au sud.  Progressant dans un terrain difficile, les « Dogface soldiers » de John W. O’Daniel doivent combattre durement pour dégager un point fortifié allemand dans la Forêt de Champ, à l’est de la D-7. Pendant ce temps, parti du secteur du Tholy, le 30th Infantry du Colonel Lionel G. McGarr rejoint le reste de la Division le 25. Placé juste derrière le 15th Infantry, le 3/30th contourne le point fort allemand et coupe la D-7 et progresse de 1,3 km environ dans les sentiers boisés. Pendant ce temps, le Colonel McGarr envoie ses deux autres bataillons dans la brèche sur le flanc droit de la 16. VGD. Profitant alors de son avantage, McGarr envoie l’un de ses bataillons au nord de la D-32, tandis que les deux autres avancent rapidement vers le Bois Magdeleine.
Mais si le 30th Infantry avance rapidement, le 7th Infantry de Harrell rencontrent une plusi vive résistance le long de la N-420 et se retrouve stoppé quelques kilomètres au nord des Rouges-Eaux défendu par le Grenadier-Regiment 933 de la 338. GrenDiv.

Major.General Edward H. Brooks

Major.General Edward H. Brooks

Insigne de la 45e Division d'Infanterie Américaine

Insigne de la 45e Division d’Infanterie Américaine

William W. Eagles

William W. Eagles


– Ceci dit, l’avance soudaine du VIth US Corps surprend complètement les allemands, menaçant de séparer le LXXXIX. Armee-Korps de Werner Freiherr von Gilsa au nord du LXIV. AK de Lasch au sud. Hermann Balck et Friedrich Wiese tentent alors de remédier à cette situation difficile. Pendant la nuit du 23-24 octobre, le commandant de la 19. Armee ponctionne le Grenadier-Regiment 933 dans le secteur du IV. Luftwaffe-Feld-Korps pour boucher le trou entre la 16. VGD (LXXXIX. AK) et la 716. Infanterie-Division d’Ernst von Bauer. Mais lorsque l’avance américaine vient à élargir encore d’avantage la brèche entre les LXXXIX et LXIV. AK, Wiese n’a d’autre choix que d’y expédier l’Aufklärungs-Abteilung 602 (reconnaissance), ainsi que les Heeres-Gebirgs-JÄger-Bataillonen 201 et 202 depuis Saint-Dié. Ces unités viennent alors renforcer la défense sur la N-420 et la Forêt Domaniale de Champ. Il y a urgence, car la 16. VGD – déjà mal en point depuis le mois de septembre – menace de s’écrouler. Et la seule force d’opposition encore bien constituée, la 106. Panzer-Brigade de Bäcke basée alors au nord de la Forêt de Rambervillers. Mais Wiese est réticent à envoyer l’unité en soutient direct des 16. VGS et 21. PzD, préférant plutôt la maintenir en réserve tactique si les Américains atteignent la Meurthe via  les D-7 et D-32.

– Pour l’heure, la pression du VIth Corps s’accentue encore sur les éléments de la 19. Armee. Le 27 octobre, les 157th et 179th Infantry Regiments poussent leur effort vers le nord-est et l’est (1,3 km). Le 157th maintient son contrôle de la D-32 pendant que le 179th avance vers La Bourgonce. Le 28, le 180th Infantry se positionne le long de la N-59A et les trois Régiments traversent la D-32 pour foncer vers Raon-l’Etape. Même si les hommes d’Eagle rencontre une résistance acharnée ici et là, ils sont bientôt victime de leur succès puisque la logistique divisionnaire ne peut que suivre lentement dans les chemins forestiers transformés en bourbier par les pluies d’automne.

– Cependant, Wiese replie la 21. PzD sur Rambervillers et la 16. VGD près de la Bourgonce. Le commandant de la 19. Armee décide alors de sortir la 716. ID de son secteur calme au sud-ouest de Bruyères pour l’envoyer au nord combler le vide entre les 21. PzD et 16. VGD. Il décide en outre de raccourcir son périmètre défensif sur l’ensemble de la Forêt Domaniale de Champ (La Bourgonce, le Col du Haut-Jacques, Les Rouges-Eaux) et jusqu’à Biffontaine, afin d’interdire le passage de la Meurthe et l’accès de Saint-Dié aux divisions de Brooks. Il ordonne aussi à la 21. PzD et à la 106. PzBrig de retirer leurs éléments blindés à l’arrière pour servir de réserve tactique. Cette décision est d’autant plus sage que les contreforts vosgiens et les monts culminant à partir de 650 m ne se prêtent guère à l’emploi des chars. Seulement, les décisions de Wiese arrivent trop tard pour sauver la situation de la 16. VGD de Häckel. En effet, le 30th Infantry Regiment de McGarr s’est déjà enfoncé profondément dans le Bois Magdeleine, amenuisant les chances de la 16. VGD d’établir une solide ligne de défense. Pire encore, von Gilsa et Wiese manquent cruellement d’informations sur la situation de la division.

Insigne de la 3e Division d'Infanterie Américaine "Rock of the Marne"

Insigne de la 3e Division d’Infanterie Américaine « Rock of the Marne »

John W. "Iron Mike" O'Daniel

John W. « Iron Mike » O’Daniel

– N’ayant cure des soucis de Friedrich Wiese, le Major.General William W. Eagles planifie une rapide percée de la Forêt de Ramberviller. Sur la gauche de la Division, le 117th Cavalry Squadron avance à quelques distances au nord-est de Rambervillers sans rencontrer d’opposition mais la sécurisation du flanc de la 45th « Thunderbird » l’empêche d’avancer trop vite. Cependant, le mouvement des trois régiments d’Eagles est soigneusement mesuré mais l’avance de la division reste sûre. Le 180th Infantry de Dulaney traverse la D-32 le 30 octobre après être venu au bout d’une forte résistance ennemie et atteint la N-59A. Au centre, le 157th Infantry d’O’Brien marche pendant plusieurs kilomètres au nord de la D-32 sur le plateau dominant la Bourgonce, devant ainsi le 15th Infantry de la 3rd Division qui connaît une avance plus lente.

– Au centre, la 3rd Division progresse plus difficilement vers Saint-Dié. Ainsi, le 15th Infantry d’Edson passe toute la journée du 27 octobre à nettoyer le tronçon de la D-7 dans le secteur de La Bourgonce pour relever les unités du 30th Infantry le 30. Mais un groupe mixte de la 716. ID s’en prend par surprise au flanc sud de La Bourgonce, capturant et tuant quelques soldats du 141st Field Artillery Battalion. Mais l’intervention des 15th  et 30th Infantry, aidés par des éléments du 7th Infantry repousse les assaillants. Dans les jours qui suivent, les régiments américains doivent repousser des infiltrations d’éléments du Heeres-Gebirgs-Jäger-Bataillone 201. La situation est beaucoup plus difficile pour le 7th Infantry du Colonel Harrell.
Pendant une semaine de violents combats, le Régiment ne parvient pas à dégager la N-420 et atteindre le sud du Col du Haut-Jacques. Toutefois, le 30th Infantry réussit à consolider ses positions dans le Bois Magdeleine le 28 octobre et peut envoyer plusieurs de ses éléments à l’est de la Cote 616 qui domine le Col du Haut-Jacques. Mais celle-ci est transformée en bastion par l’ennemi, contraignant Eagles et O’Daniel à demander l’assistance de la 36th Division de Dahlquist.

Soldats "Nisei" au repos

Soldats « Nisei » au repos

2 – Bruyères : le « Bataillon perdu » et la gloire sanglante des « Nisei »

– Pendant que les 3rd et 45th Infantry Divisions progressent vers Raon-l’Etape et Saint-Dié, les soldats texans et de l’Oklahoma de la 36th Infantry Division sont chargés de nettoyer la partie sud de la Forêt Domaniale de Champ et la Forêt de Belmont-les-Poulières, tenu par des éléments de la 338. GrenDiv. On y trouve les monts gréseux nommés Vieille Corre, Het, Tête de Chétimont et Tête de Louvière.

– Dès le 18 octobre, la 36th Infantry Division investit le Massif de Faîte et investit la ville de Bruyères par le nord-ouest et le sud-est, ramassant 143 prisonniers environ. Ils ont la surprise d’y trouver, outre des Polonais et des Yougoslaves, quelques Indiens de la SS-Freiwillige-Legion « Freies Indien ». Toutefois, Bruyères n’est pas entièrement sécurisée car les Allemands contrôlent les sommets de Buémont (Cote A) et Pointhaie (Cote C). Le 23 octobre les AJA ou « Nisei » du 100/442nd RCT du Colonel Virgil R. Miller s’enfonce de quelques kilomètres dans la Forêt de Bruyères et s’empare de Biffontaine par le sud, tout en s’emparant des Cotes C et D, toujours menacées par les tirs allemands. Mais dans la nuit du 19, la Cote D est aux mains des soldats américano-japonais. Mais Dahlquist ordonne aux 1 et 2/442nd RCT de prendre une voie de chemin de fer sans nettoyer les abords de la Cote D. Les Allemands en profitent et reprennent ce sommet le 20 octobre et la Colline C. Miller envoie alors les anciens de Cassino du 100th Battalion reprendre la Cote C. La mission est remplie aux prix d’un furieux engagement qui coûte 100 hommes aux Nisei. Mais suite à une nouvelle contre-attaque allemande, le 100th Battalion se retrouve encerclé une fois de plus à l’est de Biffontaine le 24 octobre. Il est heureusement dégagé par l’intervention 3/442nd qui permet de sécuriser définitivement le village.

Insigne de la 36e Division d'Infanterie Américaine

Insigne de la 36e Division d’Infanterie Américaine

John E. Dahlquist

John E. Dahlquist

– Simultanément, en dépit des réserves émises par son état-major et ses Colonels, John E. Dahlquist ordonne au 141st Infanty Regiment du Colonel Carl E. Lundquist de nettoyer les Cotes 624 et 625 au sud-est de Biffontaine, afin d’ouvrir l’accès vers Saint-Dié. Mais les officiers du 141st Infantry ne disposent pas de cartes d’état-major détaillées et les quatre compagnies du 1st Battalion s’égarent sur la Cote 645 et se retrouvent pris sous le feu de 700 Grenadiere du Gren.Regt. 933. Le 24 octobre, après un violent tir de barrage, les Allemands lancent une contre-attaque dans les secteurs des Cotes 624 et 625 et isolent le 1/141st que l’on surnomme bientôt le « Lost Battalion » (le « bataillon perdu »), même s’il peut toujours communiquer par radio avec le reste de la Division. Mais 241 autres hommes de la même unité résistent sur la Cote 645. Très vite la presse de guerre américaine en relaie l’histoire qui fait l’objet d’une intervention de Sénateurs qui en réclament le dégagement. Mais il semble que les Allemands n’aient pas eu conscience de la situation du 1/141st en raison de l’épaisseur des bois et du terrain.

– Le 25 octobre, le 2/141st réussit à atteindre de haute-lutte la Cote 645 et y dégage les quelques 200 rescapés du 1/141st. Au nord, le 3/141st tente de chasser les Allemands des Cotes 624 et 625 mais il est lui aussi bloqué par une forte résistance. Du côté du « Lost Battalion », 36 hommes essaient de rallier les lignes de la 36th Division mais il tombe dans une embuscade et seulement 5 soldats réussissent à atteindre la Cote 645. Sans reconnaître sa décision hâtive, Dahlquist décide de relever le Colonel Lundquist par son chef d’état-major, le Colonel Charles H. Owens.

– Dahlquist décide alors d’envoyer le 442nd RCT de Miller à la rescousse. Bien que fatigués par neuf jours de combats, les « Nisei » repartent au front. Pendant ce temps, le commandant du « Lost Battalion » demandent d’effectuer une sortie en force. Dahlquist reguse.
Le 28 octobre, les courageux américano-japonais s’élancent à l’assaut dans les bois et dans un brouillard à couper au couteau. Les combats sont durs et les Nisei ne progressent que lentement contre le Heeres-Gebirgs-Jäger-Bataillone 202. Mais ils réussissent à capturer 90 soldats de cette unité, dont le commandant même. Le 29 octobre, des P-47 du 371st Fighter Bomber Group (Colonel Bingham T. Kleine) parachutent des munitions, des batteries de radio, des médicaments et des rations-K au « Bataillon perdu ».

Insigne du 442nd RCT

Insigne du 442nd RCT

– Du 29 au 30 octobre, le 442nd RCT bataille encore très durement en accusant de lourdes pertes pour dégager le bataillon perdu. Le 30, les Nisei sont à 900 m des 230 derniers soldats du 1/141st alors bloqué sur le flanc de la Colline du Trappin. Le 30 octobre, les Americano-japonais délivrent enfin les derniers soldats du « Bataillon perdu ». Mais Virgil R. Miller doit amèrement faire le décompte de son unité ; 800 hommes sur 4 400 ont été tués ou blessés (soit 1 pour 5.5). Ceci-dit, Dahlquist lui ordonne de sécuriser la Forêt de Bruyères. Neuf jours de combats lui sont encore nécessaires avant d’être relevé par le 143rd Infantry du Colonel Paul D. Adams. La situation est pire du côté du 141st Infantry. Son 1st Battalion ne compte plus que 490 hommes sur les 800 réglementaires et 600 autres hommes doivent être renvoyés à l’arrière.

– La rancune envers Dahlquist et son commandement expéditif sera longtemps tenace parmi les hommes du 442nd RCT, y compris de la part du Colonel Miller. L’épisode du passage en revue est connu. Dahlquist demande à Miller de rassembler son unité pour la féliciter. Alors, sous la neige et devant les caméras des correspondants de guerre, Miller fait aligner ses Nisei en laissant volontairement les rangs des tués et blessés inoccupés. Furieux devant ce qu’il croît être de l’indiscipline, Dahlquist sermonne Miller :
« – Colonel, je vous ai demandé de réunir tout votre régiment, où est-il ? » Tentant de contenir ses larmes, Miller répond sèchement à son supérieur :
– Mon Général, voilà TOUT CE QUI RESTE de mon régiment ».

– Le 100/442nd RCT sera placée en repos durant le mois de novembre. Il quittera les Vosges début 1945 pour rejoindre le Front Italien où il se distinguera encore. Il reste aujourd’hui l’unité la plus titrée en Purple Hearts de l’US Army.

– Du côté du VIth Corps, Brooks doit alors reconnaître que la percée dans les Vosges va s’avérer beaucoup plus difficile en raison du mauvais temps et des difficultés du terrain.

Photo3-920x380

[Suite]

Partager :

  • 10Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)10
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Campagne d'Alsace 1944-1945 (Seconde partie)

Campagne d’Alsace 1944-1945 (Seconde partie)

2 – LE NETTOYAGE DE LA PLAINE D’ALSACE – Le 27 novembre, le gros de la 3rd US Infantry Division d’O’Daniel entre dans le secteur de Strasbourg et s’emploie à nettoyer le reste de la tête de pont sur la rive gauche du Rhin tenue par les Allemands, ce qui…

26 décembre 2014

Dans « Non classé »

Campagne des Vosges - Dernière partie

Campagne des Vosges – Dernière partie

– Rappel : le 23 novembre, Français et Américains du XVth Corps ont libéré Haguenau et Strasbourg grâce à une habile manœuvre dans les Basses-Vosges et dans la trouée de Saverne. Avec la percée quasi-simultanée de la Ire Armée Française du Général de Lattre de Tassigny à Belfort, la campagne d’Alsace est maintenant…

21 décembre 2014

Dans « Non classé »

15 août 1944 : Débarquement de Provence - Seconde partie

15 août 1944 : Débarquement de Provence – Seconde partie

– Le 14 août à 20h00, les forces spéciales françaises et la 1st Special Service Force de Walker  appareillent depuis la Corse, direction les plages du Var. Le reste de la flotte quitte les ports italiens – Naples pour la 1re DFL et la Corse durant la nuit. Et ans la nuit,…

15 août 2016

Dans « Seconde Guerre mondiale »

15 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Brève – 5 mai 1821 : Mort de Napoléon à Sainte-Hélène

by adminfhesp 15 mars 2011

437167_1

Partager :

  • 4Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)4
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

5 mai 1821; Mort de Napoléon 1er

Le premier empereur des français, Napoléon 1er, s’est éteint le 5 mai 1821 sur l’ile britannique de Saint Hélène, au beau milieu de l’océan atlantique.

5 mai 2012

Dans « Non classé »

25 janvier 1844 : Mort du Maréchal Henri Gatien Bertrand

25 janvier 1844 : Mort du Maréchal Henri Gatien Bertrand

Né en 1773 à Châteauroux, élève au Lycée Militaire de la Flèche, il sert dans l’Armée d’Italie et se distingue à Aboukir quand, blessé à la tête, il remplace son Commandant de Brigade et charge les Mamelouks. Il devient ensuite aide-de-camp de Napoléon et le suivra partout d’Austerlitz à Sainte-Hélène,…

15 janvier 2013

Dans « Non classé »

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Fils d’un capitaine de la Cavalerie royale (Régiment Conti-Cavalerie), Louis Charles-Vincent-Joseph Le Blond de Saint-Hilaire voit le jour à Ribemont dans l’Aisne le 4 septembre 1766. Suivant l’exemple de son père, il entre dans la carrière des armes dès onze ans comme cadet au Conti-Cavalerie en 1777 et y reste…

5 juin 2015

Dans « Non classé »

15 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

6 mars 1204 : Prise de Château-Gaillard par Philippe Auguste

by adminfhesp 13 mars 2011

– Cet épisode nous est parvenu à travers les lignes de « La Philippide », chronique apologétique du septième Roi capétien rédigée de la plume de Guillaume Le Breton. Construite au-dessus des Andelys (actuel département de l’Eure) par Richard Cour de Lion en 1198 afin de surveiller les accès au Duché de Normandie par le cours de la Seine.

– En 1200, avec la signature du Traité du Goulet, Philippe Auguste put s’emparer du Vexin Normand mais
sans Château-Gaillard.
En septembre 1203, avec la reprise de la Guerre contre Jean Sans Terre* frère de Richard, le Roi de France, ses chevaliers et ses piétons marchent sur le Duché de Normandie. En septembre, Philippe s’est déjà emparé de l’Île Andelys et du château de Vaudreuil, ce qui lui assure le contrôle quasi-total du cours de la Seine. Et seul le Capitaine anglais Roger de Lacy (ou Lasey) conserve Château-Gaillard… de manière assez inutile. Il a en outre fait évacuer les femmes et les enfants des Andelys

– Certes, Philippe pourrait se passer d’un assaut contre la forteresse mais en véritable « professionnel de la propagande royale », il décide d’assiéger la forteresse avec son Ost. Les hommes du Roi de France creusent un double fossé de circonvallation (hors de portée des archers anglais) et dressent quatorze beffrois. Tout ravitaillement (promis par Jean Sans Terre) est impossible. Par conséquent, bon nombre de défenseurs succombèrent au froid et à la faim.

– En février 1204, estimant les Anglais de Lacy suffisamment épuisés, Philippe Auguste décide de lancer l’assaut. Les troupes menées par le mercenaire Lambert Cadoc creusent des sapes qui font s’écrouler un pan de muraille de la première enceinte, forçant Lacy et ses hommes à se replier sur la seconde enceinte. Un chevalier nommé Pierre de Bogis et quelques-uns de ses compagnons parvient à se hisser à une échauguette…par les latrines. Bogis fait abaisser le pont levis alors qu’un second pan s’écroule. La forteresse de Château-Gaillard tombe presque aussitôt avec ses 200 défenseurs.

– Philippe Auguste n’aura ensuite plus qu’à parachever sa conquête du Duché de Normandie.

* Philippe Auguste se trouvait en guerre contre Richard Coeur de Lion, ce dernier ayant été tué lors du siège du Châlus dans le Limousin (1199). Le prétexte pour relancer la guerre contre les Plantagenêts fut l’assassinat d’Arthur de Bretagne (selon les « Annales de Margram ») par son oncle Jean Sans Terre. Philippe ne tardant pas à présenter le Roi d’Angleterre comme un homme impitoyable et sans honneur n’ayant pas respecté les règles de la Chevalerie. Pour le Roi de France, il fallait donc punir Jean.

Partager :

  • 2Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)2
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

Dans « Non classé »

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

27 avril 1404 : Mort de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne

27 avril 1404 : Mort de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne

– Né le 17 janvier 1342 à Pontoise, quatrième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, frère de Charles V Roi de France, de Louis d’Anjou et de Jean de Berry, Philippe dit Sans Terre s’illustre à la bataille de Poitiers (19 septembre 1356) en combattant aux…

27 avril 2015

Dans « Non classé »

13 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

23 août – 20 septembre 1944 : Bataille de Brest

by adminfhesp 9 mars 2011

Dans la foulée de la libération des ports de Bretagne par le VIIIth Corps américain de Middleton (IIIrd US Army) a libéré la quasi-totalité de la région avec l’aide des FFI et FTP bretons.
Saint-Malo est tombée le 17 août mais conformément aux ordres d’Hitler, le General der Artillerie Wilhelm Fahrmbacher a replié les éléments de son XXV. Armee-Korps sur les deux derniers grands ports bretons qui ne sont pas encore tombés aux mains des Américains et qui abritent les grandes bases de U-Boote qu’Hitler et Dönitz veulent sauver ; Brest et Lorient (bien que les sous-mariniers du Reich ont beaucoup perdu en capacité opérationnelle depuis la grande année 1942).
battle_brittany12
Seulement, cela a contraint Fahrmbacher à scindé ses forces en deux. S’il conservera la haute-main sur les troupes allemandes enfermées dans Lorient jusqu’au 9 mai 1945, il doit laisser la défense de Brest à Hermann-Bernhard Ramcke, commandant de la 2. Fallschirmjäger-Division (parachutistes) qui, au passage, le déteste cordialement.

1 – FORCES EN PRÉSENCE 

– Juste avant le 25 août 1944, Brest est défendu par près de 40 000 hommes répartis entre Heer, Luftwaffe et Kriegsmarine. On y trouve les éléments des 266. et 343. Infanterie-Divisionen commandées respectivement par Hans Junck et Erwin Rauch. Ces deux divisions – à l’effectif réduit de 8 000 hommes environ chacune – sont considérées comme faible et composées de réservistes peu motivés, ainsi que d’Osttruppen russes,  ukrainiens et turkmènes dont la combativité s’avère douteuse. En revanche, l’ossature de la défense est composée par la 2. Fallschirm-Jäger-Division d’Hermann-Bernhard Ramcke. Ancien engagé dans la Kriegsmarine en 1914, blessé dans les Flandres en 1918, Ramcke a rejoint les parachutistes allemands à leur création et s’y est taillé une remarquable réputation, ayant à son actif le saut sur la Crète en 1941 et la bataille d’El-Alamein où il a commandé la 150. Fallschirm-Brigade. Formée de jeunes volontaires bien conditionnés et instruits par d’anciens officiers et sous-officiers des campagnes de 1940, des Balkans et de Russie, la 2. Fallschirm-Division est une unité bien notée qui a connu l’expérience du feu sur le Front de l’Est. Et les jeunes guerriers ne tarissent pas de termes dépréciatifs pour qualifier leurs collègues des divisions statiques qu’ils surnomment les « visages pâles ». Cependant, la Division a dû se séparer de son Fallschirm-Regiment 6 du non moins célèbre Oberst von der Heydte parti combattre en Normandie dès le Débarquement. Pour ses effectifs d’infanterie, elle ne dispose donc plus que du Fallschirm-Regiment 2 (Erich Pietzonka) et du Fallschirm-Regiment 7 (Hans Kroh).
Ramcke commande prend aussi sous son commandement les personnels administratifs des trois armes qui sont restés dans Brest, ainsi que les artilleurs et personnels de la Kriegsmarine.

Insigne de la 2. Fallschirmjäger-Division

Insigne de la 2. Fallschirmjäger-Division

Hermann-Bernhard Ramcke

Hermann-Bernhard Ramcke

– Les défenseurs allemands peuvent aussi compter sur l’important réseau fortifié français remanié et renforcé depuis 1942 par l’Organisation Todt pour protéger la base sous-marine. La Festung (forteresse) « Brest » est donc connectée à un réseau de batteries d’artillerie de divers calibres protégeant les accès terrestres et maritimes de la ville. On trouve donc plusieurs batteries sur les Presqu’îles de Crozon et de Plougastel, dont des canons lourds de 280 mm. Sauf que toute une gamme des pièces d’artillerie réunies par la Heer et la Kriegsmarine est un armement de prise. En effet, comme sur l’ensemble du littoral atlantique, les Allemands disposent de tout un arsenal de bouches à feu de provenance française, tchèque, belge et même soviétique. Ceci ne facilite aucunement l’approvisionnement en munitions car les calibres sont sans cesse différents et les stocks sensiblement limités, surtout depuis l’exploitation de la percée d’Avranches par les forces de Patton. Enfin, Brest dispose est aussi fortement défendue par l’artillerie antiaérienne (FlaK), très concentrée dans et autour de la cité portuaire.

– A l’intérieur, les défenseurs peuvent toujours compter sur les remparts couvrant l’ancien quartier militaire des deux côtés de la Penfeld. Bâtis par Vauban durant le règne de Louis XIV, ils mesurent 10 m de haut. Les approches de Brest sont aussi garnies de nids de mitrailleuses, de champs de mines, de fossés antichars et d’obstacles.
C’est donc une noix visiblement dure à casser qui se présente devant les Américains. Une noix dure qui va nécessité près de trois semaines de combat.

– Les troupes du Lieutenant.General Troy H. Middleton vont donc devoir mener une guerre de siège, exercice auquel les troupes américaines ont dû se formaliser depuis le Débarquement de Normandie. On se souvient du siège de Cherbourg (Opération « Sledgehammer ») et de celui de Saint-Malo, chacun réglé en moins d’une semaine. Mais cette fois, les combats risquent de durer plus longtemps. C’est pour cela que Middleton compte utiliser activement son artillerie. Malheureusement, en raison de l’étirement des lignes américaines, les stocks d’obus du VIIIth se retrouvent considérablement rationnés. Il peut donc compter sur les 12 Field Artillery Battalions répartis au sein de ses divisions (obusiers de 105 et 155 mm), ainsi que sur les 10 FAB qu’aligne son VIIIth Corps (artillerie lourde) bientôt portés à 18. Le général américain compte aussi sur l’appui fourni par la Royal Air Force et les pièces lourdes du cuirassé britannique HMS « Warspite ».

Troy H. Middleton

Troy H. Middleton

– Le plan de Middleton est d’abord d’isoler Brest par le nord et le sud en s’emparant de Crozon et des batteries situées sur la côte sud-ouest de la rade. Pour conquérir Brest, il dispose de trois divisions d’Infanterie. La 8th Infantry Division du Major.General Donald A. Stroh engagée dès la fin du mois de juillet dans le Cotentin mais aussi des aguerries 2nd « Indian Head » de Walter M. Robertson – Division ayant connu la bataille de Saint-Lô  – ainsi que la célèbre la 29th « Blue and Gray » (Charles H. Gerhardt), celle d’Omaha Beach, de Saint-Lô et de Vire. Chaque division d’infanterie bénéficie de l’appui de Chemical Mortars Battalions, d’un Tank Battalion.
A cela, il faut ajouter les 2nd et 5th Rangers Battalions (infanterie d’élite) commandés respectivement par les Lt.Col. James E. « Bud » Rudder et Max Schneider ; le premier s’étant illustré lors de l’assaut de la Pointe du Hoc et le second ayant lui aussi connu le carnage d’Omaha Beach. Les deux bataillons ayant pu compléter et ré-entraîner leurs effectifs après une période de repos dans la région de Barneville-Carteret. Enfin, pour le combat urbain, Middleton reçoit l’apport du 141st Royal Armoured Corps britannique détaché de la 79th Armoured Division. Il s’agit d’une unité blindée spéciale car formée de chars Churchill Mk V « Crocodile » dotés de lance-flammes.

2nd Division Troops move through a devastated area near Brest
2 – L’ASSAUT CONTRE CROZON

– Le 21 août, Middleton ordonne au Major.Generals Robertson et Gerhardt de former chacun une Task Force à partir de leur division respective afin d’isoler Plougastel et Crozon. La Task Force « A » est donc constituée à partir d’éléments de la 29th Division, pendant que la Task Force « B » est constituée à partir du 38th Regimental Combat Team et commandée par le Colonel Ralph W. Zwicker. Les deux unités combinés devant agir de concert avec les 2ndet 5th Rangers.

–  L’attaque démarre le 23 août avec l’appui du HMS « Warspite » qui pilonne les batteries allemandes du Conquet et de la Pointe Saint-Mathieu. Après plusieurs combats, la Task Force B réussit à mettre le pied dans la Presqu’Île de Plougastel et à conquérir la Cote 154 qui permet d’observer le port et Crozon. Les Allemands vont alors résister avec acharnement pendant sept jours de plus.
Ce succès permet alors à Middleton d’envisager l’assaut direct sur Brest dès le 25 août. Il place alors ses forces comme suit : 2nd Division à l’ouest sur la ligne Landerneau – Guipavas – Saint-Marc) ; la 8th de Stroh au centre sur la ligne Gouesnou – Lambézellec et enfin, la 29th sur la ligne Saint-Renan – le Conquet – Quartier de Recouvrance.

Insigne de la 2nd US Infantry Division

Insigne de la 2nd US Infantry Division

Insigne de la 8th Infantry Division "Golden Arrow"

Insigne de la 8th Infantry Division « Golden Arrow »

Insigne de la 29th US Infantry Division "Blue and Gray"

Insigne de la 29th US Infantry Division « Blue and Gray »

– L’assaut sur Crozon démarre plus tardivement, dès le 1er septembre. La Task Force A  qui est chargée de la mission d’isoler la presqu’île dispose d’éléments des Rangers, de blindés légers du 86th Cavalry Reconnaissance Squadron, de mortiers du 82nd Chemical Mortars battalion et de la C Company du 480th Light Anti-Aircraft Artillery Battalion (artillerie antiaérienne légère). Pendant près d’une semaine, cette force combinée s’emploie à nettoyer Crozon, s’emparant successivement du Menez Hom (le point culminant des Monts d’Arrée). Pendant ce temps, la Task Force « S » – nouvellement formée – commandée par le Brigadier.General Leroy H. Watson (commandant en second de la 29th Division) s’enfonce dans Crozon sur 3 km pour attaquer la Presqu’Île du Conquet. Avec l’aide du 2nd Rangers, Watson réussit à s’emparer de Trébabu sur la route Le Conquet – Saint-Renan. Le 9 septembre, la Task Force S et les Rangers s’emparent de Lochrist.
Rejointe par la 8th Division et le 2nd Rangers de Rudder le 15 septembre, la Task Force A avance vers l’ouest de Crozon. Si la 8th peine sur des défenses bien établie, la TF A finit par s’emparer de Guennantec tout à l’est de la presqu’île le 17 septembre. Le 19, le 13th Infantry du Colonel (rameuté depuis Brest quelques jours auparavant) réussit à s’emparer de Quelern et de la Pointe des Espagnols. Le 20, la Task Force A s’empare de Pont-Croix à l’Ouest de Douarnnenez. Enfin, les Rangers de Rudder s’assurent le contrôle de l’Île Longue. Crozon est donc définitivement nettoyée.

3 – L’ASSAUT CONTRE LE PORT

– L’assaut démarre le 26 août avec l’appui des obusiers Howitzer et « Long Tom ». Seulement les fantassins américains rencontrent une vive résistance de la part des parachutistes qui tiennent fermement le terrain et causent de sérieuses pertes aux GI’s. Le 26 août, le 175th Infantry Regiment (29th Division) du Colonel William C. Purnell réussit à progresser et à sectionner les lignes de communication entre les défenseurs de Brest et les batteries sud-ouest. Seulement, la brume fait son apparition obligeant les appareils du RAF 2nd Tactical Group à réduire leur sortie, ce qui réduit le rythme de progression de Middleton.

– Le 1er septembre, Middleton relance son assaut avec l’appui des bombardiers Hendley-Page « Halifax » et Avro « Lancaster » de la RAF. Mais les parachutistes allemands font preuve de mordant, n’hésitant pas à contre-attaquer sur les positions du 121st Infantry Regiment (8th Division) du Colonel John R. Jeter.
Le 2, la situation commence à évoluer en faveur des Américains le 2. En effet, la 2nd « Indian Head » Division réussit à s’emparer de la Cote 105 au sud-ouest de Guipavas qui domine la route Brest-Landerneau. Mais le secteur d’Elorn est là encore, le secteur est fermement tenu par les Allemands et les Américains marquent le pas. Cependant, au centre, la 8th Infantry Division de Stroh réussit à s’emparer de la Cote 80 évacuée par l’ennemi.

– Après une pause afin de reconstituer les stocks de munition de ses unités, Middleton relance l’assaut contre la ville le 8 septembre. Après une violente préparation d’artillerie contre l’agglomération brestoise, les trois divisions américaines repartent à l’attaque à 10h00. La 2nd Division de Robertson combat durement pour enlever les Cote 90 et 105 défendues par des abris en béton. Les officiers américains font venir des canons antichars et les très bons obusiers Howitzer M1A1 de 105 mm qui pilonnent les abris allemands en tir tendus. Après un violent combat, les Américains ramassent 370 prisonniers des Fallschirm-Regte 2 et 7, avec plusieurs officiers dont l’Oberst Kroh remplacé au pied-levé par Stefan Tannert.
Au centre, le 13th Infantry Regiment  (8th Division) du Colonel Robert A. Griffin, comme le 121st progressent de 500-800 mètres durant la matinée face à une sérieuse résistance. Cependant, le 121st parvient à s’emparer de la Caserne de Pontanézen et à s’avancer sur Mesmerrien, 1 kilomètres plus à l’est. Sur la gauche du VIIIth Corps, la 29th « Blue and Gray » de Gerhardt s’emparent successivement de Lambézellec, Loscoat et de la Cote 82 durant la journée. Elle ne perd que 252 hommes mais capture 988 allemands.

– Middleton décide d’avancer. Le 9 septembre, des avancées notables sont accomplies à l’est et au nord de Brest ; la 2nd Division réussissant à accrocher les limites de la ville à l’est. Pendant ce temps, la 8th Division franchit Lambézellec après avoir ramassé 1 000 prisonniers. Plus à l’ouest, le 115th Infantry du Colonel Louis G. Smith avance jusqu’à Penfeld sans rencontrer de résistance.
Le 10 septembre, appuyée par les Sherman du 709th TB, les M10 Wolverine du 705th Tank Destroyers Battalion et par des « Crocodiles » maniés par des équipages britanniques, les 3 Régiments de la 2nd Division entament une série de violents engagements urbains à l’intérieur de Brest transformée en tas de ruines. Comme à Cherbourg, les combats sont menés par des petits groupes agissant en interaction avec des canons antichars, des mortiers et des mitrailleuses.

– Le 10 septembre, au centre, les 13th et 121st Infantry Regiments parviennent eux-aussi au pied des remparts mais échoue à s’en emparer en raison d’un violent tir de mitrailleuses. Middleton fait alors approcher des obusiers de 155 M1 et Long Tom pour effectuer une brèche dans l’édifice. Le tir des bouches à feu parvient à fendre la muraille mais sans entamer la partie inférieure. Toutefois, Middleton ordonne que la 8th Division soit déplacée sur Plouvien, excepté 2 bataillons du 28th Infantry Regiment du Colonel Merrith E. Olmstead (8th Division) qui se retrouve collé 115th sur sa droite pour lancer un assaut en force contre le quartier de Rouvrance. C’est donc à la 2nd Infantry Division qu’incombe la mission de faire pression sur les défenses allemandes au nord, excepté le 9th Infantry Regiment (Colonel Charles J. Hirschfelder) chargée d’occuper la rive est de la Penfeld.

– Le 11 septembre à 23h00, la 29th « Blue and Gray » déclenche une nouvelle attaque qui lui permet de s’enfoncer encore plus profondément dans Brest. Le 115th Infantry parvient à franchir le Fossé Saint-Pierre et à s’emparer de la Cote 97, pendant que la 2nd Infantry Division continuaient son travail de nettoyage des maisons et autres bâtiments du nord de Brest.

– Le 13, le Colonel Reeves officier de renseignement du VIIIth Corps transmet à Ramcke un message lui intimant de se rendre mais l’opiniâtre officier des Fallschirmjäger refuse net. Le même jour, 4 Battalions de la 29th Infantry Division lancent une nouvelle attaque qui permet d’enlever le Fort de Kéranroux et d’isoler le Fort Montbarey. Dans le même temps, venant du sud-ouest, le 5th Rangers s’en prend aux aprpoches du Fort Portzic et, ajoutant ses efforts à ceux de la 29th Division, encercle les Allemands dans ce secteur. Parallèlement, le 116th Infantry Regiment du Colonel Philip R. Dwyer (celui d’Omaha) et le 115th réussissent à gravir la falaise qui domine la base sous-marine. Ce succès permet alors au 115th Infantry de s’empare des hauteurs jouxtant Hildy le lendemain, pendant que les 116th et 175th s’emparent de la Cote 97 qui domine Recouvrance. Dwyer lance enfin ses soldats contre le Fort Montbareu protégé par des abris et des fils barbelés. Les GI’s progressent néanmoins jusque au mur du fort avec le concours des hommes du 121st Engineer Combat Battalion et des « Crocodiles ». Sur la droite, le 5th Rangers met fin à toute résistance au Fort du Portsic.
A l’Est, le 38th Infantry Regiment de Zwicker s’empare définitivement de la partie est du rempart, pendant que le 23rd Infantry du Colonel doit lutter durement contre un parti de Fallschirmjäger pour s’emparer de la gare. Celle-ci tombe le lendemain matin 18 avec 360 prisonniers ennemis et l’extérieur des remparts est totalement dégagé. Un fort parti d’allemands résiste cependant toujours à l’intérieur et repousse un groupe du 38th Infantry tente d’en investir les lieux.

– Du côté de la 29th Division, le 175th Infantry réussit à s’emparer d’un pont sur la Penfeld et à avancer vers la base sous-marine. En même temps, la 2nd Infantry Division parachève nettoyage en neutralisant plusieurs groupes de soldats allemands qui résistent encore en envoyant 2 900 Allemands supplémentaires derrière ses lignes.

– Apprenant la chute définitive de Crozon le 20 septembre, Hermann-Bernhard Ramcke décide de cesser le combat et vient remettre sa reddition au Brigadier.General Charles W. Canham. Pour l’anecdote, Ramcke demande à voir les lettres de créances de l’officier américain, ce à quoi l’ancien colonel débarqué sur Omaha Beach le 6 juin répond en montrant ses soldats : « There are my credentials ! »
38 000 soldats et personnels allemands déposent les armes confirmant la destruction de deux divisions d’infanterie. Pertes inutiles car la fin du siège de Brest prive l’armée allemande à l’ouest d’une bonne unité, la 2. Fallschirm-Jäger-Division, qui aurait pu être bien utile ailleurs.
Brest devient alors une ville martyre de plus en France, la cité portuaire étant détruite à plus de 90 %, laissant la majeure partie de la population sinistrée. Malheureusement pour la logistique américaine, le port est rendu inutilisable par les destructions opérées par les Allemands (ponts sur la Penfeld, cales sèches et quais). De son côté, Troy H. Middleton se voit remettre l’Army Dinstinguished Service Medal with Oak Leaves* des mains de Patton pour sa conduite des opérations en Bretagne.
* Feuilles de chêne

Sources :
– Rapport d’Opération du VIIIth Corps pour la bataille de Brest
– BLUMENSON Martin : Liberation. The official history of US Army
– FLOCH Henri & LE BERRE A. : L’Enfer de Brest, Heimdal

Partager :

  • 8Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)8
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

1 – SITUATION OPÉRATIONNELLE AU DÉBUT DU MOIS D’AOÛT 1944 – Pour commencer il faut replacer la situation de la Bretagne dans le contexte opérationnel de l’été 1944. Avec le débarquement et la bataille de Normandie, la région a été quelque peu vidée des grandes unités de la Wehrmacht qui y stationnaient avant le…

17 août 2016

Dans « Non classé »

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura pas échappé, le soixante-dixième anniversaire du Débarquement de Normandie obligeant, je vous propose une chronique sur l’évènement, entre préparation, forces, chefs et déroulement de l’Opération « Overlord ». 1 – LA GESTATION La gestation du plan « Overlord » a pris environ une année.…

21 mai 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie - 4/ La réaction allemande

Chroniques de la Bataille de Normandie – 4/ La réaction allemande

Peu après le Débarquement allié, Rommel ne tarde pas à expédier des renforts en Normandie et après avoir demandé avec insistance au QG de Rastenburg l’envoi de Panzer-Divisionen afin de lancer une contre-attaque décisive qui doit rejeter les Anglo-Américains à la mer. 1 – Face au secteur anglo-canadien – Rommel…

16 juin 2014

Dans « Non classé »

9 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

by adminfhesp 7 mars 2011

La capture de Jeanne d’Arc, Adolf Alexander Dillens, 1850, Musée de l’Hermitage, Saint-Pertersbourg.

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ».

Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée vers l’avenir », expression qui me semble bien refléter la ligne éditoriale de ce blog, qui n’a pas d’autre but que de faire découvrir, au plus grand nombre, le génie de notre pays et de sa civilisation.

Je tiens à remercier vivement « Eudes Turannel », rédacteur principal de ce blog, qui nous transmet, avec toujours autant de fidélité et de générosité, sa passion, notamment pour l’histoire militaire et les « grands crus » de notre pays…

Nous remercions tous les lecteurs et contributeurs qui nous soutiennent dans cette aventure que nous comptons poursuivre, d’autant plus dans les temps troublés, et même critiques, auxquels notre pays doit faire face…

Nous nous plaçons une nouvelle fois sous le patronage de sainte Jeanne d’Arc – « patronne secondaire » de notre pays (avec sainte Thérèse de Lisieux) –  figure emblématique de résistance et d’espérance  et bonne incarnation, selon nous, de l’âme de la France…

« Le passé ne nous intéresse pas en tant que tel ( nous ne sommes ni embaumeurs, ni gardiens de musée), mais comme support et matrice de l’avenir. Et si nous veillons sur les racines, c’est par amour pour les fleurs qui risquent de sécher demain, faute de sève. Toute civilisation digne de ce nom se reconnait à la fécondation perpétuelle du présent par le passé. »

Gustave Thibon

Pierre Hemming
Fondateur de FHE

 

Partager :

  • 4Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)4
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

Dans « Non classé »

« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

Dans « Non classé »

Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays… « La Vierge Marie Mère de Dieu, sous…

16 août 2015

Dans « Non classé »

7 mars 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

19 janvier 1979 : Disparition de Paul Meurisse

by adminfhesp 28 février 2011

Autre grande figure du cinéma populaire des années 1960 avec sa belle allure aussi ténébreuse que placide, Paul Meurisse est resté célèbre aux yeux du public français pour avoir incarné le Commandant Théobald Drommard dans la série de films « Le Monocle ».
paul-meurisse
– Paul Meurisse voit le jour le 21 décembre 1912 à Dunkerque. Décidé à devenir acteur, il monte à Paris en 1936 et débute sur les planches, avant
d’enchaîner les petits rôles au cinéma. Il commence à se faire connaître grâce à Jean Cocteau qui le remarque. On le trouve alors aux côtés d’Édith Piaf dans  « Le bel indifférent ». Pendant l’Occupation, il continue à se produire au théâtre avec Maurice Chevalier mais continue d’apparaître au cinéma dans des films tels « Défense d’aimer » (Richard Pottier) ou « Marie la misère » (Jacques de Baroncelli).

– Mais c’est grâce au film de Marcel Blistène « Macadam » qu’il se fait connaître du public. Ainsi durant les années 1950, on le retrouve à l’affiche de comédies comme de films noirs. Citons : « Ma femme est formidable » (André Hunebelle), « Sergil chez les filles » (Jacques Daroy), « Je suis un mouchard » (René Chanas),
« Les diaboliques » (Henri-Georges Clouzot) face à Simone Signoret et Véra Clouzot et « Le déjeuner sur l’herbe » (Jean Renoir). En même temps, il s’affirme comme grand comédien de théâtre et devient Pensionnaire de la Comédie française en 1956.

– En 1961, Georges Lautner l’engage pour le rôle du Commandant Dromard pour la pastiche de film d’espionnage « Le Monocle noir » où il est flanqué de Robert Dalban. Suivront « L’œil du Monocle » et « Le Monocle rit jaune ». Paul Meurisse enchaîne ensuite divers comédie mais collabore aussi avec Jean-Pierre Melville dans le rôle du Commissaire Blot dans « Le Deuxième souffle » face à Lino Ventura. Les deux grands acteurs se retrouvent dans le chef d’œuvre de Melville « L’Armée des Ombres » où Paul Meurisse tient le rôle de Luc Jardie.

– Il disparaît avec son élégance et son flegme le 19 janvier 1979.

Partager :

  • 16Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)16
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
22 novembre 2013 : disparition de Georges Lautner

22 novembre 2013 : disparition de Georges Lautner

Né en 1926 à Nice, fils d’un pilote de chasse de la Grande Guerre et de la comédienne Renée Saint-Cyr, Georges Lautner passe une jeunesse festive durant l’occupation à côté de ses études à Jeanson de Sailly. – Après la Libération, Lautner se lance dans les études de cinéma et devient assistant-réalisateur de…

22 novembre 2015

Dans « Arts et lettres »

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

Né André Raimbourg dans le village normand de Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime, orphelin de père tué durant la Grande Guerre, il exerce divers petits métiers avant de se lancer dans la chanson et l’opérette durant les années 1930 à Paris. C’est à ce moment qu’il prend le surnom de « Bourvil » en…

23 septembre 2016

Dans « Arts et lettres »

3 avril 1987 : Disparition de Robert Dalban

3 avril 1987 : Disparition de Robert Dalban

Second rôle aussi solide qu’incontournable du cinéma des années 1950-1960, Robert Dalban – de son vrai nom Gaston Barré – voit le jour en 1903 à Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres. Lorsque la famille monte à Paris, le jeune Gaston est attiré par les spectacles. Il commence à jouer dans quelques…

3 avril 2014

Dans « Non classé »

28 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Maréchal François de Bonne de Créqui

by adminfhesp 27 février 2011

Fils de Charles de Blanchefort de Créqui et petit-fils du Connétable François de Bonne de Lesdiguières, François de Blanchefort de Bonne Marquis de Marines et Maréchal Créqui voit le jour en 1629.

Il commença sa carrière jeune durant la Guerre de Trente Ans et servit fidèlement Louis XIV de la Fronde aux Guerres de Hollande. Il se trouva toutefois en rivalité avec Turenne.

Pendant la Guerre de Dévolution, il est vainqueur en Flandres et en Catalogne contre les Espagnols. Pendant la Guerre de Hollande, s’il est  battu à Consarbrück et Trêves par le Prince Guillaume d’Orange, il prit sa revanche sur les Impériaux à Bouillon, Kokersberg et Fribourg.

Son dernier haut fait d’armes fut la prise de Luxembourg en 1684, lors d’un siège où se distingua Jean Sébastien Le Prestre de Vauban.

Il s’éteint le 3 février 1687.

Partager :

  • 12Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)12
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

Fils de François Ier de Montmorency-Bouteville qui avait été décapité en 1628 sur ordre de Louis XIII pour avoir osé défier le Cardinal de Richelieu en se brettant Place Royale, avec Guy d’Harcourt, François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney et Comte de Luxembourg, combat d’abord très jeune pendant la Guerre…

4 janvier 2017

Dans « Grand Siècle »

Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon, Maréchal de France

Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon, Maréchal de France

Né le 4 décembre 1646 à Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction à Rennes, entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant d’entrer dans la Marine Royale. – Il se distinguera dans les combats navals dans la Guerre…

6 juin 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Grande figure militaire de la seconde moitié du règne de Louis XIV et du début de celui de Louis XV, quelque peu occulté par les Maréchaux de Luxembourg et de Villars, Jacques de Fitz-James Duc de Berwick a contribué nettement au redressement militaire du Royaume durant la Guerre de Succession…

12 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

27 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

20 janvier 1666 : Disparition de la Reine Anne d’Autriche

by adminfhesp 26 février 2011

Incontestablement, l’épouse mal-aimée de Louis XIII aura été l’un des personnages-clés du Grand Siècle, préparant – avec l’aide du Cardinal Mazarin – l’apogée du règne de son Fils lors de la Régence face au turbulent Peuple de Paris, au Parlement et aux Grands Princes.
anne_d_autriche_reine_de_france-d2ffd– Après la mort de Mazarin (1661) au début du règne personnel de Louis XIV, Anne d’Autriche âgée de cinquante-neuf ans, laisse tout rôle politique et se retire au couvent de l’Eglise du Val de Grâce (entre Sainte-Geneviève et Port-Royal, aujourd’hui dans le cinquième arrondissement) pour se consacrer à la prière et aux œuvres de Charité.
Mais un cancer du sein a bientôt raison de la Reine. Ramenée au Louvre en 1665, pour y être soignée, elle finit par être emportée par la maladie le 20 janvier 1666 après une douloureuse agonie. Et ce, malgré les efforts – sinon l’acharnement – des médecins de la Maison Royale. Ces deux fils, le Roi et Monsieur (le Duc Philippe d’Orléans) l’ont veillée et assistée presque nuits et jours jusqu’à son dernier souffle.

Partager :

  • 10Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)10
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
30 octobre 1685 : Mort de Michel Le Tellier

30 octobre 1685 : Mort de Michel Le Tellier

Dans l’Oraison funèbre qu’il prononça aux obsèques de ce Secrétaire d’État à la Guerre, Bossuet dit de lui que « la sagesse, après l’avoir gouverné dès son enfance, l’ait porté aux plus grands honneurs et au comble des félicités humaines » . Ajoutant ensuite : «  Il a connu la sagesse que le monde…

30 octobre 2013

Dans « Non classé »

Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII

Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII

Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d’aborder une carrière de magistrat. D’abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité,,il devient Garde des Sceaux puis…

28 janvier 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France. – Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au…

9 janvier 2017

Dans « De Louis XI à Henri III »

26 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

12 juin 1709 : Louis XIV fait publier sa lettre d’appel à l’aide à ses Sujets

by adminfhesp 25 février 2011

Replaçons-nous dans le contexte. Suite aux ravages du « Grand Hiver » de 1708-1709 et aux difficultés militaires rencontrés face à une coalition mêlant la Hollande, l’Autriche, l’Angleterre, la Prusse, la Savoie et la Hollande contre son Royaume et l’Espagne, Louis XIV et son Secrétaire aux Affaires Etrangères, Jean-Baptiste Colbert de Torcy entament des négociations avec les adversaires de la France. Si le Roi de France accepte plusieurs conditions d’ordre territorial, il ne peut en accepter une : déclarer la guerre à son petit-fils Philippe V d’Espagne pour le forcer à se retirer du trône d’Espagne. Après avoir sèchement congédié l’ambassadeur anglais, Louis XIV inspiré par Colbert de Torcy, fait rédiger une lettre qui se veut un appel au peuple. Le Souverain y explique à ses Sujets que les puissances ennemies lui imposent des conditions inacceptables et leur demande de l’aider par une véritable mobilisation.

En voici la contenance :

« L’espérance d’une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m’ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu’ils ne jouissent du repos que j’avais dessein de leur procurer.

J’avais accepté, pour le rétablir, des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières ; mais, plus j’ai témoigné de facilité et d’envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions ; en sorte que, ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières et se servant, ou du nom du duc de Savoie, ou du prétexte de l’intérêt des princes de l’Empire, ils m’ont également fait voir que leur intention était seulement d’accroître aux dépens de ma couronne les États voisins de la France et de s’ouvrir des voies faciles pour pénétrer dans l’intérieur du royaume toutes les fois qu’il conviendrait à leurs intérêts de commencer une nouvelle guerre […].

Je passe sous silence les insinuations qu’ils ont faites de joindre mes forces à celles de La Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s’il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d’un simple particulier. Il est contre l’humanité de croire qu’ils aient seulement eu la pensée de m’engager à former avec eux une pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j’ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j’aie fait voir à toute l’Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu’ils s’opposeraient eux-mêmes à la recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l’honneur du nom FRANCAIS.

J’écris aux archevêques et évêques de mon royaume d’exciter encore la ferveur des prières dans leurs diocèses ; et je veux en même temps que mes peuples, dans l’étendue de votre gouvernement, sachent de vous qu’ils jouiraient de la paix, s’il eût dépendu seulement de ma volonté de leur procurer un bien qu’ils désirent avec raison, mais qu’il faut acquérir par de nouveaux efforts, puisque les conditions immenses que j’aurais accordées sont inutiles pour le rétablissement de la tranquillité publique… »

Cette lettre sera lue en chaire dans les églises et les cathédrales du Royaume. Le résultat ne se fait pas attendre, les paysans et petits artisans s’engagent dans les rangs de l’Armée royale, pendant que des nobles et des bourgeois vont jusqu’à vendre leur vaisselle pour financer la levée de régiments et la fabrication d’armes.

25 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Chroniques du Jour-J : Abbé René de Naurois

by adminfhesp 19 février 2011

Avec les commémorations du Jour-J, le Commando Kieffer est à l’honneur dans les médias. Au lieu d’être répétitif, j’ai décidé de vous présenter l’une de ses figures les plus attachantes mais qui reste quelque peu dans l’ombre du « Pacha » ; René de Naurois, l’aumônier des bérets verts français.

René Jacobe de Naurois voit le jour dans le 9e Arrondissement de Paris le 24 novembre 1906 mais il est issu d’une vieille famille agricole de la région de Toulouse. naurois_de Après son Baccalauréat, il étudie les Mathématiques mais se destine à la prêtrise. Après ses études en Lettres et Théologie à l’Université Catholique de Toulouse, René de Naurois effectue une Préparation Militaire Supérieur en artillerie mais se retrouve réformé pour raisons de santé en 1928. Cela ne l’empêche pas d’intégrer l’Ecole d’Artillerie de Poitiers en 1931, interrompant momentanément son Séminaire à Toulouse. Ordonné prêtre par Mgr Jules Saliège (archevêque de Toulouse) en 1936, René de Naurois est envoyé à Berlin comme Aumônier adjoint de la colonie de langue française. Parlant couramment l’allemand, il y découvre avec horreur la doctrine nazie. Mobilisé dans le 93e RA en 1939, le Père de Naurois sert ensuite à l’état-major de la Ire Armée française du Général Blanchard. Démobilisé après la défaite, le Père de Naurois rejoint le diocèse de Toulouse et demande au Cardinal Saliège de pouvoir partir en Grande-Bretagne, ce que le prélat refuse net, expliquant au jeune abbé que son rôle est de rester dans son diocèse. Aumônier universitaire de 1940 à 1942, le Père de Naurois aide Mgr Saliège à sauver des familles juives dans l’Archevêché en animant un noyau de résistants locaux, tout en co-fondant Vérité aux d’Henri Frenay, patron de la Résistance à Lyon. Vérité allant devenir plus tard Combat. Après avoir rejoint le mouvement de résistance Témoignage Chrétien, le Père de Naurois rejoint l’Ecole des Cadres d’Uriage fondée par Pierre Dunoyer de Segonzac. L’établissement a été créé avec l’assentiment ouvert du Secrétariat à la Jeunesse du Gouvernement de Vichy afin de former le corps administratif de l’Etat, mais elle possède la particularité d’être dirigée par un antinazi convaincu classé à droite et d’être un vivier de résistants. Le Père de Naurois s’y fait remarquer par ses prédications et ses enseignements farouchement hostiles au nazisme, ce qui lui vaut d’en être exclu sur ordre de l’Amiral Darlan. Le Père de Naurois revient à Toulouse courant 1942 mais il se sait surveillé par la Gestapo. Après avoir été interrogé par les hommes des Groupes Mobiles de Réserve, l’homme de Dieu décide de quitter la France pour la Grande-Bretagne via l’Espagne franquiste, avec l’accord du Cardinal Saliège. Début 1943, le Père de Naurois arrive en Grande-Bretagne et bien que de santé fragile, se retrouve incorporé comme aumônier au 1er Bataillon de Fusilliers Marins – ou No 4 Commando – commandé par le Capitaine de Vaisseau Philippe Kieffer. Suivant le même entraînement que les jeunes français venus rejoindre l’unité, le Père de Naurois se retrouve à accompagne 176 autres français catholiques, non-croyants, un juif (Dorffsmann), un mulsuman (Bwaffa), de gauche, de droite ou tout bonnement sans opinions politiques. Très vite, le Padre devient un camarade de combat que seul le non-port du fusil et la croix pectorale distingue du reste du Commando. Le mardi 6 juin 1944, seul ecclésiastique français à participer en première ligne à l’Opération Overlord, le Père de Naurois débarque de son LCT avec les autres sur la plage de Sword Beach en face de Ouistreham. Il est là pour les autres, aidant aussi à transporter les blessés. Après le Jour-J, il reste avec le Commando dans les Bois de Bavent jusqu’à la fin de la bataille de Normandie. Le 1er novembre, il est toujours de la partie avec le Commando Kieffer lors de la prise de l’Île de Walcheren. Mais il tombe malade et passe cinq mois dans un hôpital britannique avant de revenir au 1er BFM le 2 mai pour assister à la reddition des troupes allemandes en Hollande. Démobilisé en après l’armistice, il fait comme tout ses camarades et repart en France poursuivre ses activités d’avant-guerre, dans une stricte discrétion. Il enseigne les Lettres à la Faculté Libre de Toulouse, avant d’effectuer des voyages en Afrique en Ornithologie. C’est dans cette matière qu’il obtient un Doctorat qui le fera entrer au CNRS. Il prend sa retraite durant les années 1980. A côté de ses activités, le Père de Naurois revoit régulièrement ses camarades de combat pendant les soixante-ans qui suivent la fin de la guerre. L’Etat d’Israël lui fait un dernier honneur ; être déclaré Juste Parmi les Nations pour son rôle dans le sauvetage des Juifs en France. Titulaire de l’Ordre de la Libération, de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre et de la Military Cross britannique, le Père René de Naurois a rejoint les Cieux en 2006. Il repose aujourd’hui dans le cimetière de l’église de Ranville, auprès du Lieutenant in Second Den Brotheridge, parachutiste, premier soldat britannique tué lors du Débarquement. DSCF0392

Partager :

  • 3Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)3
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

S’il fut l’une des têtes pensantes du Parti Ultra sous la Restauration, ce qui lui valut une forme d’ostracisme historique et mémoriel, Joseph de Villèle, Ministre de Louis XVIII et de Charles X fut une personnalité sans doute plus modérée qu’on ne le pense, partisan d’une politique internationale prudente et…

13 mars 2016

Dans « Grands personnages politiques »

Maréchal Catherine-Dominique de Pérignon

Maréchal Catherine-Dominique de Pérignon

Maréchal d’Empire passé dans l’oubli, Catherine-Dominique de Pérignon voit le jour à Grenade près de Toulouse le 31 mai 1754, au sein d’une famille de notable qui détient des quartiers de noblesses récents. Après de bonnes études secondaires, Catherline-Dominique de Pérignon obtient un brevet de sous-lieutenant et intègre le Régiment des Grenadiers…

25 décembre 2013

Dans « Non classé »

Maréchal Catherine-Dominique Pérignon

Maréchal Catherine-Dominique Pérignon

Maréchal d’Empire passé dans l’oubli, Catherine-Dominique de Pérignon voit le jour à Grenade près de Toulouse le 31 mai 1754, au sein d’une famille de notable qui détient des quartiers de noblesses récents. Après de bonnes études secondaires, Catherline-Dominique de Pérignon obtient un brevet de sous-lieutenant et intègre le Régiment des Grenadiers…

25 décembre 2013

Dans « Non classé »

19 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
  • 1
  • …
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • …
  • 34
 

France histoire Esperance

Bienvenue sur France-Histoire-Esperance, votre média culturel

 
 

Actualités tendances

  • heure miroir 18 heure 18 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir

  • « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Jacques-Bénigne Bossuet

  • Bernanos: « La plus haute forme de l’espérance est le désespoir surmonté »

  • Femmes célèbres changé monde 30 Femmes célèbres qui ont changé le monde : découvrez leur héritage inspirant

  • « La France tombera très bas. Plus bas que les autres nations… » Marthe Robin

  • Saint Jean Paul II : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

  • 50 tableaux plus célèbres Les 50 tableaux les plus célèbres : chefs-d’œuvre incontournables de l’histoire de l’art

 

Derniers sujets :

  • 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir
  • Robert II, fils d’Hugues Capet : un roi pieux
  • Henri 1er : Roi des Francs et défis dynastiques
  • Hugues Capet : le fondateur de la dynastie capétienne
  • Lothaire : roi de France et héritier carolingien
  • Louis V : dernier roi carolingien de France
  • Louis IV, roi d’Outremer : un héritage de Carolingiens

Informations pratiques :

  • Plan du magazine
  • Contact
  • A propos
  • Mentions légales
  • Partenaires
  • Histoire de France

Tous droits réservés ©

Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

© france-histoire-esperance.com

A découvrir : villes et villages du Loiret 

Recommandations :

  • eternuement signification heure Signification de l’éternuement par heure

  • heure miroir 16 heure 16 16H16 signification : découvrez le message spirituel de l’heure miroir et sa véritable interprétation

  • 5 éternuements signification Éternuer 5 fois : découvrez la signification spirituelle des éternuements répétitifs

  • éternuer 3 fois Éternuer 3 fois : quelle signification spirituelle derrière ces éternuements répétés ?

  • heure miroir 18 heure 18 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir

  • éternuement 7 fois signification Éternuer 7 fois : découvrez la signification spirituelle de vos éternuements répétitifs

  • Facebook

@ - Tous droits réservés


Back To Top
France Histoire Esperance
  • Actualités
  • Histoire / Culture
  • Géographie / Tourisme
    • Villes de France
  • Vie quotidienne
    • Pouvoir d’achat
    • Famille & couple
    • Bien-être & santé
    • Maison & jardin