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Histoire & Culture

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Campagne d’Alsace 1944-1945 (Seconde partie)

by adminfhesp 29 avril 2013

2 – LE NETTOYAGE DE LA PLAINE D’ALSACE

– Le 27 novembre, le gros de la 3rd US Infantry Division d’O’Daniel entre dans le secteur de Strasbourg et s’emploie à nettoyer le reste de la tête de pont sur la rive gauche du Rhin tenue par les Allemands, ce qui est accompli le 1er décembre. Au sud-ouest de Strasbourg, le 30th Infantry Regiment (Colonel McGarr) nettoie le secteur au sud de Molsheim et fournit temporairement 1 Bataillon à Leclerc. Dans le même temps, le 117th Cavalry Squadron effectue un bond depuis Wasselone pour atteindre Gambsheim au nord de Strasbourg. Les Cavaliers américains tentent alors d’occuper le village mais le manque d’armes lourdes et d’hommes d’appui les force à se retirer sur La Wantzenau, afin d’étoffer la protection du VIth Corps au nord.

– Pendant que son flanc gauche sécurise le flanc du XVth Corps, Brooks ordonne à son flanc droit de percer définitivement dans les Vosges. Sur le flanc sud du 30th Infantry Regiment, le 411th Infantry de la 103rd US Division (Colonel Donovan P. Yeuell) atteint Le Hohwald le 27 et en dépit d’une résistance locale, envoie une colonne dans la Plaine d’Alsace jusqu’à Barr, 10 km au sud de Molsheim. En revanche, Barr est bien défendue sa prise nécessite deux jours de violents combats au 411th Infantry, appuyé par des éléments du CC A de la 14th Armored.

– Alors que la Division du Brigadier.General Haffner combat pour s’assurer de la prise du Hohwald et de Barr, la 2e DB du Général Leclerc commence sa descente vers le sud de l’Alsace, vers Erstein par les N 83 et N 68. Mais les chars français et américains rencontrent de fortes difficultés dans leur progression en raison du terrain transformé en bourbier par les fortes pluies du mois de novembre. De plus, les Allemands ont détruit la plupart des ponts du secteur. S’ajoutent à cela la pluie et la neige qui brouillent les communications radios et empêchent les avions d’appui de prendre l’air. Des furieux combats ont lieu et Barr et Erstein. Dans la première localité, les fantassins du 411th Infantry doivent combattre rue par rue et maison par maison, pendant qu’une colonne du CC A y entre par le nord. Mais cette décision s’avère une erreur coûteuse puisque la colonne blindée et le peu de fantassins portés d’accompagnement se retrouvent englués dans un violent combat de rue et perdent 18 engins de la B Company du 48th Tank Battalion (8 devant être abandonnés sur place avec une partie du matériel lourd). Le 29 novembre, les fantassins de la « Cactus Division » finissent par libérer Barr et retrouvent les 8 chars abandonnés la veille, heureusement intacts.

– Les blindés américains éprouvent aussi des difficultés près d’Erstein. Les défenseurs allemands se battent plutôt bien et lancent même une contre-attaque qui obligent les Américains à quitter Benfeld, alors que les défenseurs d’Erstein sont eux aussi contraints de se retirer vers le nord le 28. Finalement, les soldats inexpérimentés du CC A sont relevés par la 2e DB durant la nuit du 28-29 novembre. Pendant ce temps, à la fin de la journée du 28, le GT D du Colonel Dio (12e Cuirassiers, 1er Bataillon du Régiment de Marche du Tchad, 4e Escadron du RMSM, 3e Escadron du RBFM, 1er Groupe du 3e RAC et 2/13e BG*) entre dans Erstein par le nord-est et doit faire face à une forte résistance ennemie. Mais à la tombée de la nuit, presque toute la ville est aux mains des Français.

Brigadier.General Charles H. Karlstad

Brigadier.General Charles H. Karlstad

– Le 29 novembre, le GT D tente de dégager Erstein mais se heurte quand même à une violente résistance mais finit par déboucher à l’ouest, au sud-ouest et au sud. Alors que le reste de la 2e DB roule entre Barr et Erstein, le CC A de Karlstad avance au sud de Barr mais se retrouve bloqué à moins de 1 km sur le chemin de Sélestat en raison des ponts détruits. Parallèlement aux combats de Barr et d’Erstein, le reste de la 103rd US Division réussit à déboucher définitivement des Vosges et contourne Barr par le sud pour atteindre Dambach-la-Ville, environ 4 km au nord de Sélestat le 30 novembre. Mais là encore, elle doit faire face à une résistance particulièrement opiniâtre.
Tout au sud, la 36th US Division  avance elle aussi lentement vers Sélestat, en progressant laborieusement dans le massif forestier des Hautes-Vosges. Tandis que le 141st Infantry (Colonel Charles H. Owens) opère par le Col du Bonhomme, les 142nd et 143rd Infantry (Colonels Lynch et Paul D. Adams), tombent sur des villages inoccupées et des routes avec des obstacles routiers pour seules défenses. Néanmoins, les progrès restent particulièrement lents en raison de la marche à travers champs et les points de résistance allemands à contourner. C’est le 3/142nd Infantry qui atteint la Plaine d’Alsace le premier le 30 novembre, à 4 km environ de Dambach-la-Ville.

– Patch espérait que Barr et Sélestat soient définitivement sécurisées le 30 novembre et que la 2e DB eût atteint Colmar, faisant son possible pour déployer le reste du VIth Corps. Mais Patch, son état-major comme son Renseignement constatent que la résistance allemande se renforce au nord de Colmar et que sa réduction ne sera pas une simple formalité. Malgré cela, la 2e DB finit par tomber sur les hommes de la 198. ID et la 36th US ID capturent des membres de la 106. Panzer-Brigade. Devers et Patch commencent alors à revoir leurs plans. Le VIth Corps doit continuer son offensive sur Sélestat, pendant que le XVth Corps devra attaquer au nord seul, pour l’instant.
Le 30 novembre, Edward H. Brooks relance son corps à l’attaque de Sélestat. Le CC A  de la 14th Armored s’empare de Saint-Pierre sur la N 422 après un rude combat, ce qui ouvre la route au sud de Barr. Le jour suivant, l’unité de Charles H. Karlstad atteint les villes de Scherwiller et d’Ebersheim.

– Les 2-3 décembre, le CC A s’apprête à rejoindre le reste de la 14th Armored et la 2e DB, comme la 103rd US Division comencent par occuper ses positions. Alors que les Américains progressent lentement dans la Plaine d’Alsace, Leclerc décide de lâcher ses Groupements Tactiques vers l’est, tout en évitant soigneusement l’assaut sur les villes. Le GT R s’empare alors de Benfeld le 1er décembre et dégage la N 83 en avançant vers Sélestat. Plus à l’est, le GT D pousse vers le Rhin vers Friesenheim, tandis que le GT V du Colonel de Guillebon (501e RCC, III/RTM, 2/RBFM, 11e/64e RA et 2/13e BG) s’intercale entre les GT R et GT D. Le 3 décembre, les Français cessent leur avance en s’installant sur la ligne Ebersheim – Friesenheim, en attendant de nouveaux ordres, alors que les Allemands sont toujours enterrés sur la rive est du Rhin.

– De son côté, la 103rd US Division de Haffner entre dans Sélestat le 1er décembre, accompagnée par quelques éléments de la 36th US Division. Le lendemain, les deux divisions déploient chacune 2 bataillons bien soutenus par des chars et de l’artillerie pour prendre d’assaut le centre urbain de Sélestat, pendant que les autres bataillons d’assaut encerclent la ville. Il faut néanmoins deux jours de combats aux GI’s pour venir à bout de la résistance des éléments de la Bürcki-Division. Les combats cessent définitivement le 4 décembre. Mais après trois semaines de marche dans les Vosges et de combat, les troupes américaines font montre de fatigue.
Avec la libération de Sélestat, la mission du VIth Corps dans la Plaine d’Alsace est terminée mais Patch laisse la 36th Division – dont une moitié est encore dans les Vosges – aider Leclerc à pousser vers Colmar. Le reste des unités du VIth US Corps rejoignent alors leurs lignes assignées par Patch au nord de l’Alsace. Mais la progression est particulièrement lente en raison du mauvais temps. En revanche, la Ire Armée Française piétine toujours dans les Hautes-Vosges et sa logistique est défaillante. En revanche, les Allemands se renforcent dans la Poche de Colmar, ce qui n’augure pas de combats aussi faciles que prévus.

3 – L’AVANCE AU NORD DE L’ALSACE

A – Des progrès difficiles

– Le 26 novembre, alors que l’ensemble du XVth Corps effectue son déploiement, Wade H. Haislip ordonne à la 44th US Division de Spragins de continuer son opération de dégagement de l’ouest des Basses-Vosges en soutien de la 4th Armored Division de Gaffey dans la Vallée de la Sarre. A ce moment cette unité blindée tente de percer la ligne Wolfskirchen – Eywiller- Durstel au sud de Sarre-Union. Haislip lui rattache alors le 71st Infantry Regiment (Colonel Ercil D. Porter) afin de renforcer son infanterie d’accompagnement fatiguée par près de trois mois de combats sur le front lorrain. La 4th Armored avance lentement dans la boue et sous la pluie mais finit par s’emparer de Wolfskirchen et d’Eywiller le 27. Durstel tombe le 29 et Sarre-Union le 1er décembre, même si la ville n’est pas sécurisée avant le 5 (voir Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine. Douzième partie). A ce moment, la 4th Armored Division sort du secteur du XVth Division et le 71st Infantry retourne sous le contrôle de la 44th US Division. Sur sa gauche, le 114th Infantry (Colonel Martin) s’empare de Tieffenbach le 28 novembre, pénétrant ainsi dans la principale ligne de résistance allemande. En revanche, en progressant vers l’est par la route N-419 dans les montagnes, le régiment tombe sur une résistance mieux organisée menée par des détachements des 361. VGD et Panzer-Lehr. Pendant ce temps, le 324th Infantry (Anderson) remonte la N-419 de l’autre côté des Vostes pour consolider le dispositif de gauche de la division. Le 2 décembre, le 114th Infantry s’empare de Frohmuhl, tandis que les deux autres progressent lentement sur la N-419.

– Sur le versant est des Basses-Vosges, la 45th Division s’apprête elle aussi à partir à l’assaut contre les défenses allemandes encore accrochées au massif. Le 28 novembre, le 157th Infantry (Colonel O’Brien) tient Ingwiller, pendant que le 397th Infantry (100th Division) qui lui est rattachée temporairement, n’avance que de plusieurs centaines de mètres sur la N-419 en direction du nord-est. La 361. VGD défend alors cet axe routier de manière beaucoup plus déterminée. Haislip prévoit alors que le reste de la 100th Infantry Division force les positions allemandes entre Frohmuhl et Ingwiller, avant de continuer vers le nord aux côtés de la 44th Division. Robert L. Spragins reçoit alors pour instruction spéciale de forcer les défenses allemandes sur le plateau fortifié au nord de SIersthal, pendant que la 100th Division de Burress – avec de régiments – attaque sur Bitche à l’est de Siersthal, en plein dans le cœur de la Ligne Maginot. Le troisième régiment de la « Century », le 397th (Lt.Col. John M. King) doit contourner les défenses allemandes sur la n 419 à l’ouest d’Ingwiller, avant de rejoindre le reste de la division.
Les deux divisions doivent alors frapper dans un terrain montagneux qui les prive d’un soutien blindé adéquat. Les Américains doivent alors mener un combat fait de tirs d’artillerie et de mortiers, de contre-attaques locales et d’attaques de positions fortifiées. Le 3 décembre, la 100th Division atteint le hameau de Puberg, juste au sud de la N-419, pendant qu’à l’est, d’autres éléments divisionnaires attaquent Wingen-s/-Moder dans la nuit du 3-4. Mais une contre-attaque allemande bien menée encercle toute une compagnie qui doit se rendre. Wingen est encore aux mains des Allemands. Il apparaît alors clairement que l’objectif de s’emparer de Siersthal et de Bitche ne pourra être rempli dans les délais espérés, d’autant que le ravitaillement de la 100th Division devient de plus en plus difficile.

Source : http://ibiblio.org

Source : http://ibiblio.org

– Sur son flanc est, Haislip ordonne aux 45th et 79th Divisions, beaucoup plus expérimentées, d’avancer vers le nord en parallèle des deux autres divisions, sur une ligne d’un peu plus de 15 km située entre Rothbach (au pied des Basses-Vosges) et Bischwiller. La charnière des deux unités étant fixée à Mertzwiller, environ 6 km à l’est de Rothbach. En outre, le terrain est beaucoup plus favorable car composé de champs en openfield. En outre, les forces allemandes de renfort n’ont pas achevé leur déploiement dans ce secteur. Sur la gauche, la 45th Division s’empare d’Ingwiller le 28, le Rothbach le 29, comme de la plupart de ses objectifs sur son flanc gauche. En revanche, son flanc droit rencontre de sérieuses difficultés. Le 180th Infantry du Colonel Dulaney ne parvient peut franchir la Moser que le 30 au sud-est de Metzwiller, sans pouvoir aller plus loin. Cependant, Haislip compte bien profiter de la bonne avance du flanc gauche de la division d’Eagles et lui ordonne d’accrocher la ligne de chemin de fer entre Niederbronn-les-Bains et Mertzwiller. La division reprend son attaque le 1er décembre mais se heurte à une résistance acharnée de la part de la 245. VGD. Et les difficultés s’accroissent : mines, obstacles routiers, destructions… Néanmoins, la division réussit à s’emparer du tronçon de chemin de fer à Gundershoffen. En revanche, Mertzwiller reste entre les mains ennemies, ce qui incite Haislip à penser que  le LXXXIX. Armee-Korps allemand souhaite y développer un point de résistance entre ses deux divisions de droite.

– Tout à la droite du XVth Corps, la 79th US Division de Wyche effectuent des progrès plus modestes face à la 256. VGD qui tient encore une partie du secteur de Haguenau et occupe Gambsheim tout à l’est. Haislip ordonne alors à Wyche de lancer des reconnaissances en force, sans rechercher d’engagement sérieux. Du coup, le commandant de la « Cross of Lorraine » ordonne au 313th Infantry (Colonel Sterling A. Wood) et au 94th Cavalry Squadron d’éclairer le terrain au nord et au nord-est. Le 29 novembre, les deux unités avancent alors vers la rive de la Moder sis Gambsheim mais est repoussé par un violent tir d’artillerie, avant de découvrir que la ligne Schweighausen – Haguenau vient d’être évacuée par les Alllemands. Les Américains s’établissent alors dans ce secteur en attendant de nouveaux ordres.

– Jacob L. Devers se montre particulièrement énervé quant au retard pris par la VIIth Army au nord de l’Alsace, ainsi qu’aux difficultés rencontrées par la Ire Armée Française pour réduire la Poche de Colmar. Le 1er décembre, Devers rencontre de Lattre pour parler de l’Opération « Independance », qui doit mettre fin à toute présence allemande en Haute-Alsace, derrière la rive gauche du Rhin. Mais les Français prennent du retard dans le dégagement définitif des Hautes-Vosges  (IInd Corps d’Armée de Monsabert). Ainsi les vieux FFL de la 1re DFL/DMI de Pierre Garbay démarrent leur avancée le 9 décembre au lieu du 7, alors que la 1re DB – la « Saint Louis » – de Jean Touzet du Vigier ne pourra démarrer sa marche que le 17 décembre, au lieu du 10 ! Ajoutons à cela que l’hiver alsacien en cette fin d’année 1944 est particulièrement précoce et rigoureux. Le thermomètre chute en-dessous de 0°C, tandis que la neige s’abat sur la crête des Vosges et sur le Rhin. Les Tirailleurs d’Afrique grelottent et les cas d’engelures se multiplient, notamment au sein de la 9e DIC de Magnan. Beaucoup de Tirailleurs doivent être évacués. Beaucoup de soldats français, peu habitués à combattre dans ces conditions – exceptés les anciens de la Campagne d’Italie et les Tabors du Maroc – sont aussi victimes du froid.

– Pour l’heure, Devers fixe la limite entre le dispositif de la VIIth Army de Patch et celui du « Roi Jean » au nord de Plobsheim, à 6 km en-dessous de Strasbourg. C’est pour cette raison que Devers octroie la 36th Division et la 2e DB à de Lattre en lui ordonnant de renouveler son offensive dès que possible pour mettre fin à la résistance allemande autour de Colmar. Devers retourne alors son attention du côté du nord, estimant qu’une avance rapide des forces de Patch permettra d’atteindre la frontière allemande et d’entamer les défenses du West-Wall. Patch donne alors ses ordres selon les instructions de son supérieur. Le VIth Corps de Brooks doit prendre position sur la droite du XVth, la limite entre les deux dispositifs étant alors fixée à Saverne et le long de la Crête des Basses-Vosges. Le XVth Corps – comptant alors les 44th et 100th Divisions – doit attaquer au nord dans une profondeur de 8-12 km. A l’est, le VIth, qui prend sous son commandement les 45th, 79th et 103rd Divisions (moins la 3rd Division qui sécurise Strasbourg). Pour renforcer la force de frappe des deux corps jusque-là dépourvues de forces mécanisées, Devers octroie les 12th et 14th Armored Divisions à Haislip et fait savoir à Patch qu’il recevra les 42nd, 63rd et 70th Divisions tout juste débarquées à Marseille, ce qui permettra de relever la 3rd « Rock of the Marne » de sa mission défensive. Sauf que Patton demande à ce que la 12th Armored Division de Roderick R. Allen passe sous le commandement de la IIIrd Army afin de relever la 4th Armored Division dont elle pourrait exploiter l’avancée vers le Bassin de la Sarre. Mais Devers veut aussi la conserver. Alors un compromis est trouvé : la division d’Allen sera déployée dans le secteur du XIIth Corps d’Eddy mais restera « sous le contrôle tactique » d’Haislip. Du coup, le 7 décembre, le CC A de la 12th Armored vient relever les éléments de tête de la 4th Armored qui partent à l’arrière pour prendre un peu de repos.

– Le 4-5 décembre, le XVth Corps reprend son offensive. La 100th Division rencontre d’abord une faible résistance. Les 397th et 398th Infantry Regiments nettoient la portion de la N 419 entre Wingen et Ingwiller à travers les Basses-Vosges, ce qui place l’axe routier sous le contrôle définitif des Américains. Sur la gauche, les 324th et 114th Infantry Regiments de la 44th Division sécurisent Ratzwiller le 5, avant de s’emparer de Montbronn le 6. Malgré un terrain de basses montagnes couvertes de forêts difficiles à franchir, la 100th Division bouscule les petits groupes de soldats allemands qui lui offrent une résistance lâche et diffuse. Le secteur à l’est de Montbronn est dégagé et la ville de Mounterhouse dégagée. Pendant ce temps, le 106th Cavalry Group joue son rôle d’écran protecteur sur la gauche du XVth Corps. Wade H. Haislip retrouve alors son optimisme et assigne à ses deux divisions d’infanterie deux objectifs prioritaires : Siersthal et son plateau pour la 44th, ainsi que Bitche et ses fortifications pour la 100th. Une percée dans ce secteur permettra de développer une pénétration plus importante dans le Westwall. Haislip espère aussi que l’arrivée de la 12th Armored permettra de soutenir l’attaque des deux divisions d’infanterie.

 – Malheureusement, le 7 décembre, les Américains tombent sur une défense allemande bien plus dure, bien fournie en artillerie et en mortiers. En plusieurs points, les Américains sont forcer de reculer. Les Allemands se sont ancrés solidement dans des hameaux, des petites villes et des corps de ferme isolés. La progression américaine en est dramatiquement ralentie. Ajoutons à cela, les cratères d’obus qui criblent les routes et les chemins, ainsi que les ponts détruits, les mines et les « booby traps ». Enfin, il pleut, le brouillard s’installe et les fantassins grelottent. La lassitude et la perte de morale menacent la combativité des troupes. Les nuages bas et épais affectent considérablement le soutien aérien. Ainsi, du 5 au 20 décembre, le XIIth Tactical Air Command ne peut assurer le soutien aux forces terrestres que durant quatre jours.

– Plus à gauche, le 9 décembre, le Combat Command A de la 12th Armored Division (Brigadier.General Riley F. Ennis) rencontre des difficultés face aux positions du LXXXIX. AK à l’ouest de Ratzwiller  et dans le secteur Singling – Rohrbach. Le CC  perce à travers les positions mal défendues de la Ligne Maginot avant de sécuriser Singling le 9 et Rohrbach le 10. Mais en poussant vers le nord, il tombe sur des mines et un tir nourri de canons antichars allemands, le forçant à reculer les 10 et 11 décembre. Le 23rd Tank Battalion perd 8 chars dont son commandant, le Lt.Col. Montgomery C. Meigs. Le baptême du feu est difficile pour la division nouvellement engagée. Le 12 décembre, les forces allemandes placées devant la 12th Armored Division se retirent et le CC A, renforcé du CC R (Colonel Richard A. Gordon) consolident difficilement ses gains de terrains durant trois jours. Le 16 décembre, les soldats expérimentés de la 80th Division occupent le terrain saisi par la 12th Armored qui rejoint la réserve du XVth Corps.

– Alors que la division d’Allen tente de dégager le nord de Rohrbach, la 44th Division se dépense pendant cinq jours – du 7 au 11 décembre – pour dégager le nord de Siersthal. La ville est définitivement prise par le 71st Infantry le 11 décembre, juste au moment où plus à l’est, le 324th réussit à s’intercaler entre Siersthal et Rohrbach. Mais sur la droite du Corps, la 100th Division combat toujours dans un terrain vallonné et forestier mais réussit à s’approcher à moins de 2 km de Bitche.


B – Les combats pour la Forteresse de Bitche

– La capture de Siersthal ouvre alors une route passant par la Vallée de la Schwalb, qui permet d’accéder aux installations défensives au nord-ouest de Bitche. Il apparaît toutefois que les Allemands ont bien décidé de défendre le secteur autour de la ville. Pressé par el temps, Haislip ordonne alors à Spragins et Burress de lancer un assaut sur les forts de l’ouest et du centre. Les deux commandants de division ont juste à espérer que les allemands n’offriront pas une résistance acharnée. Sauf que les défenseur se trouvent dans un secteur favorable, puisque les forts de la Ligne Maginot de Bitche ont été conçu pour résister autant à une attaque venue du nord, qu’une autre venue du sud. L’ensemble s’étend vers l’est depuis les environs de Hottwiller, le Camp de Bitche et jusqu’au Fort Grand Hoherkikel. L’ouvrage majeur permet tient sous son feu la D 35, la route qui permet de traverser la Vallée de la Schwalb et la ville de Bitche. De plus, on trouve toute une série de forts tenant le secteur au sud de Hottwiller et la D 35 : le Fort Schiesseck à l’est de Simershof avec 11 « unités » de béton et d’acier, le Fort Freudenberg au sud de la D 35 et le Fort Otterbiel au nord de Bitche. Toutes ces fortifications sont ceintes de films de fer barbelés, de champs de mines et de murs antichars. Les Allemands utilisent aussi les canons français en défense rapprochée tandis que leur propre artillerie de campagne peut quadriller le secteur de Bitche en étant postée au nord. La défense du secteur est assurée par une partie du XC. Armee-Korps  de Pettersen (25. Panzergrenadier-Division) et par le Gruppe « Höhne » comptant les restes de la 361. VGD.

– Du côté américain, Haislip et Spragins viennent vite à la conclusion que le secteur de Bitche doit être pris par une série d’assauts séquencés et non pas par un assaut général. La première attaque aura lieu contre le Simserhof, l’ouvrage fortifié le plus à l’est. Le 71st Infantry de Porter se chargera de l’assaut principal par le sud depuis Holbach, pendant que le 324th Infantry franchira la Schwalb pour s’emparer du plateau dominant Hottwiller, afin de sécuriser le flanc de l’attaque.
L’assaut a lieu le 13 décembre. Si le 324th d’Anderson ne rencontre qu’une faible opposition, le 71st Infantry avance avec peine sous un déluge d’obus provenant du secteur de la Ferme de Freudenberg. Aucun progrès significatif n’est enregistré durant la journée. Le 14, l’assaut reprend et le 71st parvient à sécuriser la Ferme de Freudenberg, tout en enlevant plusieurs positions mineures entre les Forts Simserhof et Schiesseck. Aidé par des soldats du 63rd Engineer Combat Battalion, il tente d’entrer dans le Simserhof par l’est mais les progrès sont beaucoup plus land. Dès le lendemain et durant quatre jours, Spragins déploie son artillerie, ses chars d’appui du 749th TB et les chasseurs de chars du 776th TDB pour canonner sans ménagement les installations du Simserhof, pendant que les fantassins du Colonel Porter et les hommes du Génie se chargent de l’assaut direct. Si les GI’s  doivent repousser plusieurs petites contre-attaques de Grenadier, une partir réussit à s’approcher des entrées des munitions et du personnel. Ils  commencent à les investir le 17, tandis que d’autres éléments régimentaires nettoient la surface et investit d’autres fortifications. Le 19 décembre, le 71st Infantry lance son attaque finale sur le reste des installations du Simserhof mais les Allemands évacuent leurs positions durant la nuit.
Le 19 toujours, le 114th Infantry du Colonel Martin s’empare de Hottwiller sans rencontrer de résistance. La 44th Division commence alors à se regrouper pour attaquer en direction du West-Wall, avec le soulagement de quitter le secteur de Bitche.

– De son côté, dès que le 14 décembre, la 100th Division de Burress démarre son assaut dans le secteur des Forts de Freudenberg et de Schiesseck. Très vite, le 398th Infantry (Colonel Paul G. Daly) se heurte très vite à une forte résistance allemande dans les collines boisées au sud de la D-35 et de Bitche. Les canonniers allemands abrités dans les Forts de Schiesseck et d’Otterbiel offrent un feu nourri sur les GI’s qui sont contraints à revenir sur leurs bases de départ. Burress fait alors donner toute son artillerie divisionnaire (obusiers de 105 et 155 mm), ainsi que des obusiers lourds de 240 mm dans l’espoir d’assommer les défenseurs allemands. Les artilleurs américains canonnent à leur tour les forts durant deux jours, en conjonction avec les P-47 dès que le temps le permet. Si l’épaisseur de qualité des murs construits par les Français dans les années 1930 n’est guère entamée, le moral des défenseurs chute soudainement devant la puissance de feu américaine. Pendant ces deux jours, les chefs de bataillons et de compagnies du 398th Infantry planifient plus soigneusement leur approche des fortifications, autant que leur assaut. L’attaque reprend donc le 17 décembre et le 398th Infantry s’empare du petit fort de Freudenberg, tout en sécurisant les deux entrées du Fort Schiesseck. Il faut encore une journée pour mettre fin à la dure opposition allemande et d’entrer à l’intérieur de l’ouvrage avec l’aide des hommes du 325th Engineer Combat Battalion. Ensuite, plusieurs équipes composées de fusiliers et d’hommes du Génie s’engouffrent dans les galeries qu’ils attaquent à l’arme légère, aux explosifs et au lance-flamme. Le 20 décembre, le 398th achève la sécurisation des onze « unités » du Fort Schiesseck et se regroupe avec l’ensemble de la « Century Division » afin de pousser vers les frontières du Reich. Cette opération de nettoyage lui a coûté un peu plus de 95 hommes, dont 15 tués. Quelques forces restent toutefois en arrière dans le secteur Simserhof – Schiesseck afin de protéger le flanc gauche de la Division. Bitche reste encore aux mains des Allemands, comme les Forts d’Otterbiel et du Grand Hohekirkel. Devant ce succès américain, von Rundstedt ordonne à Höhne et Petersen de retirer leurs forces vers le nord.

C – L’offensive du VIth Corps au nord

– A partir du 5 décembre, Edward H. Brooks assure le contrôle opérationnel sur les 45th et 79th Divisions. Et pendant les jours suivants, la 103rd Division vient s’intercaler entre la 45th et la 79th, avec la 14th Armored Division d’Albert C. Smith rassemblée sur leurs arrières en appui. Le plan d’offensive de Brooks se divise comme suit : la 79th Division de Wyche mènera l’attaque dès le 9 décembre, suivie sur sa gauche par la 103rd le 10. Dès que possible, la 14th Armored passera à travers les lignes de la 103rd pour atteindre Wissembourg, environ 15 km au nord de Haguenau. Arrivée dans ce secteur, blindés et fantassins portés devront sécuriser les points de passage sur la Lauter, rivière qui marque la frontière franco-allemande dans le secteur de Wissembourg, afin de pousser vers le Westwall dans un second temps. La 45th « Thunderbird » reçoit un rôle de soutien avec des attaques limitées sur l’aile gauche du Corps d’Armée (Niederbronn). Son chef William W. Eagles doit être évacué après que sa jeep ait sauté sur une mine. Il est remplacé le 3 décembre par le Brigadier.General Robert T. Frederick qui avait commandé la 1st Airborne Task Force qui a sauté sur le Var le 15 août.
En face du VIth Corps,  le Gruppe Höhne  dispose de 2 divisions à opposer aux Américains. La 245. VGD tient une ligne Niederbronn (au sud-est de la Moder) – Schweighausen et la 256. VGD occupe la ligne Schweighausen – Forêt de Haguenau.

– Le 5 décembre, les 45th et 79th Divisions déclenchent leurs opérations préliminaires depuis leurs lignes de départ. La 45th continuent d’attaque sur la voie ferrée Niederbronn – Mertzwiller mais ses progrès sont lents en raison des difficultés à traverser les monts boisés et les rivières dans les vallées. Chaque village ou hameau est constitué en réduit difficilement expugnable et chaque route est bloquée par des obstacles ou endommagée à l’explosif. Sur la droite de la division, le 180th Regiment de Dulaney, plus favorisé quant au terrain, réussit à dégager presque tout Metzwiller le 5 mais le lendemain, une contre-attaque de Panzergrenadiere le rejette sur la Zintsel du Nord. Mais les Allemands ne choisissent pas d’exploiter leur succès. Heureusement, car le 7 décembre, 1 bataillon du 410th Infantry arrivant depuis les Hautes-Vosges relève le 180th, permettant à Frederick de le retirer du front durant trois jours. Sur la gauche, le 157th Infantry d’O’Brien progresse lui aussi lentement mais parvient à contourner les défenses de Niederbronn par le nord et l’ouest. La ville tombe le 9 décembre. Au centre, le 179th de Murphy a moins de chance puisqu’il butte sur un secteur particulièrement bien défendu par des Grenadiere de la 245. VGD près de Gundershoffen, entre Niederbronn et Mertzwiller.

– Les attaques préparatoires de la 79th Division sont plus importantes. Comme les Allemands tiennent encore le secteur de Gambsheim, le Major.General Wyche est contraint d’abord de sécuriser le secteur Gries – Weyersheim avec le 313th Infantry de Wood, comme de positionner le 94th Cavalry Reconnaissance Squadron (14th Armored Division) au sud du second bourg. Au sud, le 117th Cavalry Squadron, surveille le secteur entre Gambsheim et La Wantzenau, juste au nord de Strasbourg. Wyche veut dégager Gambsheim car cela permettra d’achever le nettoyage de la rive droite du Rhin en Basse-Alsace avant de concentrer l’effort principal de sa « Cross of Lorraine » dans l’attaque au nord. Dans le cas contraire, Gambsheim restera une hernie dans le flanc droit des Américains dont il faudrait venir à bout, monnayant plusieurs jours de retard sur l’agenda. C’est donc au 94th Cav.Squad. que revient cette mission, avec le renfort d’un peloton de Sherman, de 2 compagnies d’infanterie blindée et d’une batterie d’obusiers de 105 mm motorisés M7 Priest. Après une préparation d’artillerie d’une demi-heure, les Cavalrymen attaquent et rencontrent d’abord une résistance tenace des Grenadiere appuyés par des mitrailleuses, des canons et des mortiers. Les artilleurs allemands tirent aussi depuis la rive droite du Rhin. Toutefois, au soir du 8, la force combinée américaine atteint Gambsheim et délivre la ville le lendemain, capturant seulement 25 soldats ennemis. Le même jour, les environs sont dégagés  définitivement. Les hommes de Wyche ont en face d’eux la 256. VGD (Gerhard Franz) en sous-effectifs. Ses défenses principales sont localisées autour de Haguenau.
Le 9 décembre, l’attaque démarre comme prévu. Le 314th Infantry (Colonel Warren A. Robinson) atteint la Moder sans grande difficulté mais le 315th (Colonel Andrew J. Schriner) se retrouve bloqué au sud de Kaltenhouse. De son côté, le 313th  réussit à s’emparer d’un pont sur la Moder laissé intact. Le même régiment nettoie Bischwiller en fin de journée avant de traverser la Moder. Wyche voit alors l’opportunité d’exploiter le succès du Colonel Wood. Il ordonne à un bataillon du 315th de traverser la Moder à Bischwiller avant d’obliquer vers l’ouest en longeant la rive nord.  Le bataillon s’exécute, frappe dans le flanc des défenseurs allemands et occupe le Camp d’Oberhoffen, centre d’entraînement militaire français avant 1940. Le 313th consolide alors la tête de pont en avançant sur Schirrhein, tandis que sur la droite des éléments du 94th Cav.Recce.Squad. atteignent Herrlisheim.

– Alors que l’attention des Allemands se trouve fixée sur Haguenau, les 45th et 103rd Divisions démarrent leur offensive sur le flanc ouest du VIth Corps contre la 245. VGD complètement prise au dépourvu. Le 10 décembre, le 157th Infantry – placé tout à gauche de la 45th Division – et donc du Corps – au nord-est de Niederbronn gagne environ 1,5 km de terrain, tandis que le 180th Infantry de retour sur le front, s’empare du carrefour formé par la voie ferrée et la N-62 à Gundershoffen, au sud de Niederbronn. Glissant ensuite vers le nord-est, le 180th laisse le 411th Infantry avancer à l’est de Gundershoffen. Plus au sud, le 410th Infantry reprend Mertzwiller après un violent combat rue par rue et maison par maison, délivrant ainsi 80 hommes du 180th qui étaient restés cachés dans le bourg depuis le 6 décembre. Après Mertzwiller, le 410th avance moins de 1 km vers la Forêt de Haguenau, qui s’étend sur 18 km. Les bois sont scarifiés de nombreux chemins et sentiers rendus impraticables par temps pluvieux. En outre, plusieurs installations de la Ligne Maginot se trouvent dans le tiers est de la forêt. Si les Allemands avaient eu les moyens d’y offrir une résistance déterminée, l’offensive de Brooks aurait été rendue encore plus difficile. Mais soir du 10 décembre, toute la ligne de front du Gruppe Höhne commence à craquer étant donné que la 245. VGD n’est guère en mesure d’offrir une résistance structurée. Gustav Höhne peut constater très vite que ses flancs sont gravement menacés. Il ordonne à Franz d’allonger le flanc droit de sa division vers le nord-ouest mais la pression brutale de la 79th Division rend la mission impossible. Höhne décide alors de retirer ses deux divisions sur une seconde ligne de défense entre Nehwiller et Fort Louis sur le Rhin. Cela indique que les Allemands abandonnent Haguenau et ses forêt sans combats, afin de préciser l’intégrité de ce qui leur reste de forces.

– Le 11 décembre, les trois divisions de Brooks effectuent de remarquables progrès. Sur la droite, le 314th Infantry reprend Haguenau sans opposition, tandis que le 315th s’assure le contrôle du secteur copris entre Bischwiller et Haguenau, mettant la main sur un important dépôt de vivres et de ravitaillement au Camp d’Oberhoffen. Si le 313th rencontre une plus forte résistance à Soufflenheim, ses patrouilles de reconnaissance ne relève aucune résistance dans la Forêt. Sur la rive gauche du Rhin, d’autres patrouilles avancent sur un peu plus de 2 km au nord de Herrlisheim. Le même jour, le 94th Cav.Recce.Squad rejoint la 14th Armored et cède ses lignes au 117th Cav.Recce.Squad.

– A l’Ouest, le 157th Infantry de la 45th Division s’empare de Nehwiller le 11 et perce dans le dispositif défensif du Gruppe Höhne à peine constitué. Le régiment se lance ensuite au nord-est par les Basses-Vosges sur moins de 1 km, tandis que le 180th couvre plus de 2 km. Seulement, le terrain devient de plus e plus difficile. Dans le secteur de la 103rd Division, les 411th et 409th Regiments avancent eux aussi d’un peu plus de 2 km et percent la ligne allemande près de Woerth. Sur la droite de la division, le 410th Infantry s’empare de Walbourg au nord-est de la Forêt de Haguenau. Aucune résistance sérieuse n’est à relever. Le 12 décembre, les Allemands continuent de céder du terrain. Dans les Vosges, la 45th Division s’empare de Philippsbourg, là où plus de deux-cents ans auparavant, le Maréchal de Louis XIV, Jacques de Berwick trouva la mort. La « Thunderbird Division » contourne aussi le point fortifié de Lembach à moins de 3 km de la frontière. Sur la droite de la 45th, la 103rd atteint Surbourg sur le Rhin, soudant ainsi davantage son dispositif avec celui de la 79th. Celle-ci s’empare définitivement de Soufflenheim et couvre environ 7 km vers Niederroedern et Seltz. Wyche s’attend à ce que les Allemands tentent de contre-attaquer sur la portion est de la Forêt de Haguenau mais ses patrouilles n’y trouvent que des ponts détruits, des obstacles routiers abandonnés et des fortins de la Ligne Maginot vidés de leurs occupants. Les Américains ne sont retardés que par la boue, le temps froid et exécrable et par quelques tirs d’artillerie provenant d’Allemagne. En revanche, comme l’écrit l’historien américain Paul Fussell – lui-même ancien soldat de la 103rd Division – le mauvais temps et le fait de ne pouvoir terminer la guerre avant Noël provoquaient chez les GI’s un sentiment de lassitude. En dépit des succès tactiques, beaucoup d’officiers relèvent chez leurs hommes une forte de perte de motivation, alimentée par le mal du pays. Nombre d’entre-eux – notamment chez au sein des trois divisions « vétérane » d’Afrique, de Sicile, d’Italie et de Provence – n’ont pas vécu Noël en famille depuis 1941 !
Il n’empêche que du côté allemand, la journée du 12 décembre se révèle être un désastre. Höhne ne parvient pas à opposer une défense coordonnée. Au centre de son dispositif, la 245. VGD craque et sur le Rhin, la 25. VGD n’est pas en meilleur état. Seule l’arrivée urgente du Panzergrenadier-Regiment 192 de l’Oberst Josef Rauch (21. PzD) limite encore la catastrophe.

– Brooks peut alors en profiter pour lancer ses forces vers le West-Wall. Le 13 décembre, la Forêt de Haguenau est définitivement dégagée. Partant d’une ligne Surbourg – Niederoedern, la 45th Division s’empare des points de passage sur la Lauter, au sud-est de Wissembourg, tandis que les 103rd et 79th Divisions repoussent les forces allemandes vers la frontière. Brooks décide aussi de faire donner la 14th Armored Division. Son commandant, Albert C. Smith lance alors le Combat Command B du Colonel Francis J. Gillespie sur Surbourg avant d’obliquer vers l’est sur 5 km le long de la Forêt de Haguenau jusqu’à Hatten avant de rencontrer une plus forte résistance. Le CC A de Karlstad suit alors le CC B et poursuit sa route sur un peu plus de 1 km vers Soultz-/s-Forets, où les équipages de blindés font leur jonction avec le 409th Infantry Regiment du Colonel Lloyd. Le 14 décembre, le CC A remonte la N-63 sur l’axe Haguenau – Wissembourg.
Le 13 décembre, la 79th Division reprend sa route vers le nord et nettoie les secteurs de Seltz et de Niederroedern, avant de dépasser Eberbach et atteindre la Lauter à Scheibenhard et Lauterbourg le lendemain.
Enfin, tout à gauche, la 45th Division continue de combattre dans les Basses-Vosges ; s’empare de Lembach et atteint Wingen le 14. Sur son flanc droit, la 103rd rencontre une forte résistance à Climbach à l’est de Wingen, où le 614th TDB subit de Lourdes pertes mais contribue à rejetter une contre-attaque d’éléments de la 21. PzD avec le 411th Infantry. Finalement, le 15 décembre, la 103rd atteint Rott et le secteur de Wissembourg.

* Acronymes pour les unités américaines
– TB : Tank Battalion (Bataillon de chars)
– TDB : Tank Destroyer Battalion (Bataillon de Chasseurs de Chars)
– Cav.Recce.Squad. : Cavalry Reconnaissance Squadron (Escadron de Cavalerie de Reconnaissance)

** Acronymes pour les unités allemandes
– VGD : Volks-Grenadier-Division (Division de Grenadiers du Peuple, nouvelle appellation pour l’Infanterie)
– PzD : Panzer-Division (Division Blindée)
– PzGren. : Panzergrenadier (infanterie mécanisée)

*** Acronymes pour les unités de la 2e DB :

– RMSM : Régiment de Marche des Spahis du Maroc
– RCC : Régiment de Chars de Combat
– RCA : Régiment de Chasseurs d’Afrique
– Cuir. : Régiment de Cuirassiers
– RMT : Régiment de Marche du Tchad
– RA : Régiment d’Artillerie 
– RAC : Régiment d’Artillerie Coloniale
– RBFM : Régiment de Marche du Tchad
– BG : Bataillon du Génie

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4 – OBJECTIF L’ALSACE ! L’ATTAQUE VERS LA TROUEE DE SAVERNE 1 – L’attaque des 44th et 79th Divisions – Après la prise de Baccarat par la 2e DB, Wade H. Haislip effectue un changement du dispositif de ses lignes durant la nuit du 11-12 novembre. Durant la nuit, la 79th…

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– Rappel : le 23 novembre, Français et Américains du XVth Corps ont libéré Haguenau et Strasbourg grâce à une habile manœuvre dans les Basses-Vosges et dans la trouée de Saverne. Avec la percée quasi-simultanée de la Ire Armée Française du Général de Lattre de Tassigny à Belfort, la campagne d’Alsace est maintenant…

21 décembre 2014

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29 avril 2013
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Histoire & Culture

12 septembre 1213 : Bataille de Muret

by adminfhesp 26 avril 2013

Cette bataille marquant la fin de la Croisade des Albigeois s’inscrit dans un contexte aussi religieux que féodal. En outre, si Philippe Auguste n’y prit aucune part, laissant agir ses vassaux croisés, la victoire de Muret sur les Seigneurs du Midi et le Roi d’Aragon et Comte de Provence, aura des répercussions durables pour la couronne capétienne.
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Si l’on voulait faire un peu de géopolitique médiévale, l’enjeu de la croisade des Albigeois possédait certes, une forte composante religieuse (influence de la Papauté sur les Seigneurs d’Occident, lutte contre l’hérésie) mais aussi, une composante féodale en rapport direct avec la domination du Midi de la France, où étaient impliqués, la Papauté incarnée par l’énergique Innocent III, le Royaume d’Aragon de Pierre II (qui possédait aussi le Comté de Toulouse par jeu d’héritage), Raimond VI Comte de Toulouse (beau-frère de Pierre II d’Aragon), l’un des plus puissants seigneurs de son temps, ainsi que Raymond-Roger Comte de Foix et Bernard IV de Comminges. Bien entendu, les grands seigneurs du Midi voient d’un très mauvais œil l’implication d’Innocent III dans la région dans sa volonté de mettre fin à la propagation de lu catharisme et se montre complaisants – sinon carrément sympathisants – de la cause cathare.

Ainsi, lorsqu’en 1209, Innocent III lance l’appel à la Croisade contre les Cathares et Albigeois, il reçoit l’écho favorable des Chevaliers du Nord de la France. Le Pape veut d’abord confier la Croisade à Philippe Auguste mais le Roi de France décline l’offre car il est trop préoccupé par les Flandres et les Plantagenêts. Innocent III désigne alors le Légat Arnaud Amaury chef de la Croisade dite des Barons, avant d’être remplacé par Simon IV de Montfort, doué d’une solide expérience militaire en Orient. Certains barons français ne sont pas motivés que par le combat au nom du Christ mais espèrent aussi acquérir des terres dans le Midi. Toutefois, comme l’explique l’historien médiéviste Martin Aurell, beaucoup d’hommes de Simon de Montfort sont sûr de leur droit et se croisent pour défendre l’Orthodoxie chrétienne face aux Cathares accusés de corrompre la Vraie Religion. En outre, Innocent III leur accorde les mêmes privilèges spirituels et juridiques que leurs frères d’armes, cousins, parents ou amis qui sont partis en Terre Sainte. Quelles que soient leurs motivations, les barons français bénéficient d’une bonne cohésion et sont bien mieux commandés que leurs adversaires.
Le sujet donne aussi l’occasion de montrer que le terme de Croisade peut-être employé ailleurs que pour la Terre Sainte. L’exemple Albigeois le montre mais il n’est pas un cas unique durant le Moyen-Âge classique. On assistera aussi à une autre Croisade, brutale elle aussi, menée par les Chevaliers Teutoniques dans les terres Baltes contre les tribus païennes de Lithuanie (cf. S. Gouguenheim, Les Chevaliers 

Après la terrible campagne de 1209 qui a vu Simon IV de Montfort s’emparer d’Albi, Carcassonne et Béziers, une trêve est conclue mais vite rompue du fait que les évêques languedociens souhaitent reprendre le combat de reconquête. Répondant à l’appel des Comtes de Foix, de Comminges et de Toulouse et auréolé de son prestige obtenu par sa victoire sur les Almohavides à Las Navas de Tolosa (1212), Pierre II d’Aragon (surnommé le Tueur de Maures) se porte dans le Midi de la France, décidé à affronter les barons du Nord de la France.
Subtilité de la société féodale, Simon IV de Montfort avait prêté l’hommage à Pierre II pour devenir Vicomte de Carcassonne et de Béziers. Mais lorsque le Roi d’Aragon franchit les Pyrénées, il reçoit alors l’hommage de Raymond-Roger, Raymond VI et de Gaston VI de Béarn. Devant cet acte, Philippe Auguste veut envoyer son fils Louis auprès des Barons mais il doit y renoncer compte-tenu des menées de Jean Sans Terre.

La rencontre a donc lieu le 12 septembre 1213 à Muret sur les bords de la Garonne. Déjà, les coalisés de Languedoc assiègent la forteresse de Muret, tenue par trente français qu’ils massacrent. Les Coalisés comprennent alors 900 hommes du Comte de Toulouse, 400 du Comte de Foix et 900 Aragonais. En face, Simon IV de Montfort commande à deux Batailles, chacune commandée par Guillaume des Barres et Bouchard de Marly.

La bataille commence lorsque Guillaume des Barres enfonce la Bataille du Comte de Foix qui doit se retirer auprès de Pierre d’Aragon. D’autres chevaliers français menés par Bouchard de Marly s’en prennent avec succès aux Aragonais et Toulousains. Deux barons, Alain de Roucy et Florent de Ville décident de mener leurs hommes à l’assaut des positions de Pierre II. Mais c’est l’un des vassaux du Roi d’Aragon portant ses habits et couleurs qui est tué à sa place. Ceci provoque la panique dans les rangs occitans. Pierre II tente de rassembler ses gens en les haranguant. Mais il est vite encerclé et tué.

Raimond VI prend alors la fuite sans combattre. Mes Barons francs vengent alors les hommes d’armes passés par les armes dans la forteresse en anéantissant presque tout le contingent des milices toulousaines, leurs survivants tentant de trouver leur salut en franchissant la Garonne. Raimond VI part se réfugier en Angleterre, laissant les Consouls de Toulouse négocier avec les barons.

Pour conclure, comme l’explique toujours Martin Aurell, la bataille de Muret a pour conséquence d’anéantir les prétentions d’Aragon sur cette partie du Midi de la France. Simon IV de Montfort devient alors le nouveau maître du Languedoc mais derrière lui, c’est la Couronne capétienne qui avance vers le sud. Lorsqu’il meurt en 1218, tué par un boulet de pierre sous les murs de Toulouse, c’est son fils Amaury de Montfort qui hérite de ses possessions languedociennes. Amaury deviendra même Connétable de France. En 1229, Saint Louis – plutôt sa mère Blanche de Castille alors régente – impose définitivement la puissance montante capétienne en Languedoc. Ne pouvant donc se tourner vers le nord des Pyrénées, Jacques Ier d’Aragon (le fils de Pierre II) trouve un autre champ d’expansion contre les Almohavides d’al-Andalus, dans les Baléares et à Valence.

Sources :

– AURELL Martin : La Bataille de Muret, La Nouvelle Revue d’Histoire, N°68
– AURELL Martin : Bataille de Muret, http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr
– Introduction  du Colloque du 61e Congrès de Muret : Le temps de la bataille de Muret, http://www.archives.cg31.fr

 

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

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Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

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Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

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15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

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– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

26 avril 2013
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Histoire & Culture

Alain de Benoist : « Rousseau, un moderne anti-moderne »

by adminfhesp 23 avril 2013
Il y a trois cents ans naissait, à Genève, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)  philosophe emblématique  du siècle -dit-des « Lumières ».
Dans un article paru en juin 2012, dans la revue « Le spectacle du monde », le libre penseur Alain de Benoist dressait un portrait magistral du philosophe, allant à rebours des idées reçues, nous présentant un Rousseau bien moins moderne et bien plus conservateur que ce que la légende révolutionnaire a bien voulu véhiculer…

 

Il y a tout juste un siècle, le 11 juin 1912, Maurice Barrès prononçait à la Chambre des députés un discours dans lequel il dénonçait solennellement la commémoration nationale du bicentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, auteur qu’il avait pourtant chéri et célébré dans sa jeunesse. Le Contrat social, dira-t-il plus tard, est « profondément imbécile », et son auteur un « demi-fou ». Au siècle précédent, Joseph de Maistre, pour ne citer que lui, avait déjà donné le ton en déclarant que Rousseau « ne s’exprime clairement sur rien » et que tous ses écrits sont « méprisables ». Charles Maurras, de même, n’aura de cesse de s’en prendre au « misérable Rousseau ».

Modèle même du « prince des nuées » aux yeux des contre-révolutionnaires, Rousseau ne trouvera pas non plus grâce aux yeux des libéraux, qui voient en lui l’inspirateur de la part la plus contestable de la Révolution française. Cette assimilation s’appuie sur la popularité du Contrat social auprès des révolutionnaires et sur le transfert solennel au Panthéon des cendres de son auteur, le 15 octobre 1794. Mais elle en dit plus long sur l’influence de la Révolution sur l’interprétation de Rousseau que sur l’influence de Rousseau sur la Révolution.

Les écrits autobiographiques de Rousseau, les « Confessions » et les « Rêveries », tout comme « la Nouvelle Héloïse », feront surgir d’autres critiques. Cette fois-ci, on s’en prendra à la sensibilité « féminine » et à l’«exhibitionnisme maladif » – Jules Lemaître parlait d’« affreuse sensiblerie » – de ces ouvrages, présentés tantôt comme d’inspiration romantique avant la lettre, tantôt comme vantant un « retour à la nature » suspect de « panthéisme ».

Bref, depuis deux siècles – et même trois, puisque d’innombrables manifestations nous rappellent qu’on célèbre en ce moment le tricentenaire de sa naissance –, Rousseau n’a cessé d’être convoqué au tribunal de l’histoire. Chacun s’accorde à lui reconnaître une place essentielle dans l’histoire des idées, et pourtant ceux qui tonnent contre lui, en le réduisant à des formules toutes faites (le « bon sauvage », l’« homme naturellement bon », etc.), l’ont rarement lu. La preuve en est qu’on l’assimile couramment à la philosophie des Lumières, qu’il récuse expressément.

On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n’est pas l’état naturel de l’homme et qu’il convient d’en revenir à l’état de nature, conçu comme une sorte d’âge d’or ou de paradis perdu. C’est un contresens total. Non seulement Rousseau ne prône aucun retour à l’état de nature, mais il affirme explicitement le contraire. Le passage de l’état de nature à l’état civil est pour lui irréversible.

http://www.lespectacledumonde.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=566:portrait590&catid=48:portrait&Itemid=72

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Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Nous vous avions récemment informés de la disparition du grand historien, le 10  janvier dernier. Celui-ci nous offre un très beau texte constituant la préface de la réédition d’un manuel d’histoire fort recommandable-réalisé par Anne de Mézeray- bien loin des canons de la bien-pensance et de l’historiquement correct que nous subissons.…

12 février 2014

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Pierre Mayrant :

Pierre Mayrant : « La patrie est une sorte d’extension de la famille »

Dans un article fort intéressant sur la distinction entre « patrie » et « nation », le journaliste et historien Pierre Mayrant insiste sur la réalité philosophique désignée par le mot « patrie »… « La patrie vient du latin « patria » et signifiait dès l’époque romaine pays de naissance, la terre des pères, la transmission…

19 juillet 2012

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Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

23 avril 2013
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Histoire & Culture

Vins de Loire 4 – Les Touraine (Seconde partie)

by adminfhesp 15 avril 2013

* TOURAINE AZAY-LE-RIDEAU

S’étendant sur 54 hectares dans la Vallée de l’Indre entre Montbazon et la Loire, le vignoble d’Azay-le-Rideau est constitué de sols composés d’argile, de calcaire et de silex. Les vignobles profitent notamment d’un climat doux. L’appellation, reconnue depuis 1939 produit des vins rosés et blancs.

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– LES BLANCS

Issus du Chenin blanc, les Touraine-Azay-le-Rideau blanc peuvent se conserver de 5 à 15 ans selon les années. Ils sont produits en secs et demi-secs. Leur robe reste généralement jaune pâle mais leurs arômes offrent au nez une palette de fleur blanche (acacia, aubépine, églantine), de pêche blanche, de pomme verte. Les terroirs des coteaux de l’Indre peuvent leur offrir aussi des notes plus minérales. Enfin, à l’exemple de plusieurs autres Touraine blancs issus du Chenin, il acquiert des notes de coing pendant son vieillissement. S’ils se montrent floraux et fruités au nez, leur bouche se révèle davantage minérale.

On les sert frais à 8-10 °C. Les blancs secs iront très bien sur des rillettes, de la charcuterie, des fruits de mer, du poisson et divers fromages comme le Beaufort et l’Abondance. Les demi-secs conviendront mieux à l’apéritif, ainsi que sur des poissons et volailles à la crème.


– LES ROSES


Issus du Grolleau de Cinq-Mars, du Gamay noir, du Côt, du Cabernet-franc et du Cabernet-Sauvignon, les Rosés d’Azay-le-Rideau donnent une robe claire pour des arômes entremêlant la rose, le lilas, la guimauve et l’amande. En bouche, ils se montrent frais et vifs donc appréciables l’été.

Ils se dégustent jeunes sur des plats de charcuterie, en pique-nique et sur des grillades.

* TOURAINE-MESLAND

Appellation reconnue elle aussi en 1939, le Touraine-Mesland étend ses vignobles sur la rive droite de la Loire à l’ouest de Blois et face au Château de Chaumont. Les sols sont formés d’argile, de calcaires et de sables granitiques. Les Touraine-Mesland sont produits en rouge, blanc et rosés.

– LES ROUGES

Avec l’abandon du Côt au profit du Gamay noir (assemblé à du Cabernet-franc), les Touraine-Mesland rouge donnent des vins aux arômes de fruits noirs bien mûrs et de pruneau ; notes décelables aussi en bouche. Leur robe rappelle celle de la cerise mûre ou de la griotte. On peut les conserver de deux à cinq ans.

Ils sont à servir à 12-14°C sur du petit salé aux lentilles, un plat de charcuteries, du rôti de porc, du lapin à la moutarde, des fromages (cantal, tomme de Savoie…) et même du clafoutis aux fruits rouges.

TouraineMesland
– LES BLANCS

Issus d’un assemblage de Chenin, de Sauvignon comme de Chardonnay, conservables de cinq à quinze ans s’il s’agit de vins secs ou demi-secs, ils dévoilent à l’œil une robe jaune pâle et des arômes mêlant de fruit blanc (poire) et les épices. En bouche, ils se révèlent vifs, ronds et avec une belle attaque.

On les sert frais (8-10 °C) sur de la charcuterie, des fruits de mer, du poisson (truite grillée, saumon à l’oseille), de la volaille à la crème et du boudin blanc.


– LES ROSES

Issus des mêmes cépages que les rouges, les Touraine-Mesland rosés offrent une robe saumonée, ainsi que des arômes frais d’épices et de fruit rouge. En bouche, il se révèlent frais et structurés.

On les déguste frais par beau temps sur de la charcuterie, des grillades et des brochettes.

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. les Livrets du vin,

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Vins de Loire - 2 : Les Touraine (Première partie)

Vins de Loire – 2 : Les Touraine (Première partie)

Cultivées depuis l’Epoque médiévale, les vignes de Touraine s’étendent sur les coteaux accrochés aux rives de la Loire, du Cher, de l’Indre, de la Vienne, de la Cisse et de la Brenne. Hormis le Touraine-noble-joué (rosé) reconnu AOC en 2001, les autres vins tourangeaux se sont vus reconnaître en 1939 ; Touraine, Touraine-Amboise,…

29 octobre 2013

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Vins de Loire - 1 : Coteaux-du-Loir et Jasnières

Vins de Loire – 1 : Coteaux-du-Loir et Jasnières

Ces deux appellations situées toutes deux sur les rives du Loir, à cheval des départements de la Sarthe et de l’Indre-et-Loire produisent des vins moins courus que les Tourangeaux mais qui restent appréciables, en particulier les blancs. * COTEAUX-DU-LOIR Appellation reconnue depuis 1948 et s’étendant sur les pentes dominant le Loir entreVendôme…

28 octobre 2013

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Vins et crus : Cheverny

Vins et crus : Cheverny

Non loin du château qui inspira  Moulinsart à Hergé, au sud de Blois et entre la Sologne et l’Orléanais, s’étend un vignoble de 525 hectares qui produit sans doute l’un des vins les plus méconnus du grand public mais qui mérite amplement qu’on y fasse un détour. L’AOC Cheverny -…

28 mai 2013

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15 avril 2013
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Histoire & Culture

Raoul VI de Gaucourt

by adminfhesp 14 avril 2013
Raoul-de-Gaucourt

Armoiries de Raoul de Gaucourt

– Il était l’un des doyens parmi les Capitaines de Sainte Jehanne d’Arc à Orléans. Né vers 1370-1371, fils de Raoul V de Gaucourt Bailli de Rouen et de Marguerite de Beaumont fille de Jehan de Beaumont Seigneur de Luzarches, Raoul de Gaucourt – Seigneur d’Hargicourt et de Maisons-sur-Seine – entre au service du Roi Charles VI dès 1383 comme écuyer puis Valet tranchant.
Il épouse Jehanne de Preuilly, fille de Gilles de Preuilly et de Marguerite de Naillac. Ensemble, ils eurent quatre enfants ; Jehan, Raoul VII, Charles et Marie.

– En 1394, il se met au service de Jehan Comte de Nevers qu’il suit en Hongrie à l’appel de l’Empereur Sigismond dans une tentative de relancer la Croisade. Raoul de Gaucourt participe alors à la dure défaite de Nicopolis face aux
Turcs de Bajazet Ier.
Fait prisonnier, il retourne en France alors qu’éclate la guerre entre Armagnacs et Bourguignons. Prenant fait et cause pour le Parti Armagnac, il devient Chambellan du Duc Charles d’Orléans et guerroie contre les Bourguignons de Jehan Sans Peur, notamment au Puiset-en-Beauce où il sauve Arnaud Guilhem de Barbazan, à Dreux contre le Comte de Saint-Pol et à Tonnerre. I

– Fait Bailli de Rouen en 1415, il défend le port d’Harfleur contre les troupes d’Henri V de Lancastre mais ne peut tenir le siège et est fait prisonnier. Son père, déjà âgé, sera tué lors d’une émeute à Rouen pendant son absence en 1417.
Après avoir passé dix années de captivité en Angleterre, Raoul VI de Gaucourt revient en France en 1425. Déjà âgé de plus de cinquante ans, il reprend néanmoins les armes pour combattre au siège de Montargis (1427) aux côtés de Jehan Bâtard d’Orléans, futur Comte de Dunois.

Chambellan de Charles VII en 1428, il participe activement à la délivrance d’Orléans (dont il sera fait Capitaine et Bailli) en mai 1429, ainsi qu’à la marche sur Reims. Ceci-dit, si l’on en croit l’érudit Germain Lefèvre-Pontalis, Gaucourt était qualifié de « mauvais homme » par la Pucelle et aurait fait en sorte de contrecarrer ses plans*.

– En 1430, Charles VII nomme Raoul VI de Gaucourt Gouverneur du Dauphiné afin de protéger cette province contre les menées de Louis de Chalons Prince d’Orange, homme lige du Duc de Bourgogne, appuyé par Amédée VIII de Savoie qui souhaiterait annexer la région de Grenoble à son Duché. Après avoir convoqué les Etats du Dauphiné et s’être assuré le soutien des membres de l’Assemblée, Raoul de Gaucourt part affronter les Bourguignons qu’il bat nettement à Anthon le 11 juin 1430, avec l’aide d’Humbert de Grolée Sénéchal du Lyonnais, Georges Bois, Burnon de Carqueran et Sibuet de Rivoire. Ce succès permet au Roi de France de rattacher le Dauphiné à la couronne et de mettre fin aux menées savoyardes dans cette région. Raoul de Gaucourt participe ensuite aux combats de Lagny et du Mont-Saint-Vincent contre les Anglais.

– Après le succès d’Anthon, Charles VII charge Raoul de Gaucourt de plusieurs missions diplomatiques, notamment auprès de l’Empereur Sigismond, puis en 1437 auprès du pape Eugène IV afin de débuter la révision du procès en sorcellerie de Sainte Jehanne d’Arc. Entretemps, en 1436, Raoul de Gaucourt se tient aux côtés du Connétable de Richemont lors de la délivrance de Paris.

– En 1440, lorsque éclate la « Grande Praguerie » menée par le Dauphin Louis, le Comte de Clermont, Charles Ier de Bourbon, Jehan IV d’Armagnac et Jehan II Duc d’Alençon, Gaucourt reste fidèle au Roi et participe à la défaite des rebelles aux côté d’Antoine de Chabannes.
Prisonnier une fois de plus es Anglais, il est vite libéré contre la remise de ses quatre fils et filles comme otages. En 1449, Raoul de Gaucourt est envoyé en ambassade à Londres pour tenter d’obtenir des conseillers de Henri VI de Lancastre les réparations dues au non-respect des trêves par l’Angleterre. Mais son ambassade se solde par un échec qui servira de prétexte au Roi pour relancer la guerre contre les Lancastre en Normandie. En 1448, Gaucourt participe aux côtés du Dauphin Louis à la prise de Dieppe et à l’entrée solennelle de Charles VII dans Rouen. Il est nommé Capitaine de Rouen et de Gisors par le Roi.
En 1451, Charles VII le dépêche en ambassade avec Jehan II Jouvenel des Ursins Archevêque de Reims auprès de Philippe le Bon Duc de Bourgogne, afin de régler plusieurs clauses du Traité d’Arras signé en 1435. En 1453, suite à la mort d’Antoine de Chabannes, Charles VII octroie à Raoul de Gaucourt la charge de Grand Maître de France.

– Mais après la mort de son protecteur Charles VII en 1461, Raoul de Gaucourt, alors très âgé (près de quatre-vingt-dix-ans), se voit évincé de la Cour par Louis XI qui veut se débarrasser de l’influence des hommes de son père. Le vieux guerrier serviteur de la Couronne, s’éteint le 10 juin 1462.

Lire :

– MINOIS Georges : La guerre de Cent Ans, Perrin

* Image reprise par Philippe de Villiers dans Le Roman de Jeanne d’Arc

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11 juin 1430 : Victoire d'Anthon

11 juin 1430 : Victoire d’Anthon

11 juin 1430 : Victoire d’Anthon Passée dans l’oubli, la victoire d’Anthon, remportée par Raoul de Gaucourt fut en cela importante qu’elle décida de l’avenir de la Province du Dauphiné. Celle-ci allait-elle s’ancrer définitivement dans le Royaume de France ou bien passer dans l’orbite bourguignonne ? – Durant les années…

10 juin 2016

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23 novembre 1407 : Assassinat de Louis d'Orléans

23 novembre 1407 : Assassinat de Louis d’Orléans

Cet acte qui choqua profondément l’opinion de l’époque prend racine dans le conflit larvé et les tensions qui opposent Louis Ier d’Orléans, second fils de Charles V et frère de Charles VI à son cousin direct, Jehan Sans Peur, Duc de Bourgogne, fils de Philippe le Hardi, neveu de Charles…

23 novembre 2013

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

14 avril 2013
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Histoire & Culture

22 février 1358 : Etienne Marcel et le Meurtre des Maréchaux

by adminfhesp 12 avril 2013

Profitant du mécontentement des artisans et commerçants parisiens suite à l’exécution d’un meurtrier du Dauphin Charles de Normandie (futur Charles V et alors Régent), le tout dans un contexte de discrédit du Roi Jean II le Bon (qui a cédé une grande partie du Royaume à Édouard III d’Angleterre par le Traité de Brétigny et accepté le premier Traité de Londres), le prévôt des Marchands Étienne Marcel, déclenche une émeute rassemblant 3 000 personnes.

– Après avoir égorgé Regnault d’Acy
l’un des négociateurs du premier traité de Londres, la foule des émeutiers se rend au Palais de la Cité pour s’en prendre au Régent, alors âgé de vingt ans. Les deux proches conseillers de Charles de Normandie, Jean de Conflans Maréchal de Normandie et Robert de Clermont Maréchal de Champagne sont tués sous les yeux du futur Roi qui est même éclaboussé du sang des deux grands. Il croit alors sa vie menacée mais Étienne Marcel le coiffe symboliquement du chaperon rouge et bleu des émeutiers pour le protéger. Le prévôt des marchands de Paris l’oblige à renouveler la Grande Ordonnance de 1357 (esquisse d’une monarchie contrôlée) bien contrôler le Régent mais il se trompe. Charles de Normandie se montrera un très habile politique et n’oubliera jamais cet évènement.

– Peu après, Étienne Marcel se fait acclamer en place de Grève et encourage la foule à nettoyer le Royaume des Traîtres. Il force même le Dauphin à ratifier le meurtre de Jean de Clonflans et Robert de Clermont, ainsi qu’à épuré sont Conseil tout en y faisant entrer quatre bourgeois. Marcel donne aussi un commandement militaire à Charles le Mauvais, Roi de Navarre.

Sources :
– MINOIS Georges, La Guerre de Cent Ans, Perrin
– FAVIER Jean, La Guerre de Cent Ans, Fayard

 

 

 

 

 

 

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Jean II le Bon

Jean II le Bon

Jean II le Bon peut sans conteste paraître comme en décalage avec son temps dans la conduite de la guerre et face aux difficultés politiques du temps. Ne serait-ce que par son caractère de Roi Chevalier soucieux de l’Honneur alors que la guerre médiévale changeait radicalement de visage. Fils de…

8 avril 2016

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31 juillet 1358 : Etienne Marcel est tué Porte Saint-Denis

31 juillet 1358 : Etienne Marcel est tué Porte Saint-Denis

Rappelons le contexte. Après le meurtre des Maréchaux de Normandie et de Champagne, le 22 février 1358 et la fuite du Dauphin Charles à Senlis puis en Champagne (cf article sur le sujet), Paris est aux mains d’un Triumvirat formé d’Étienne Marcel, Jehan de Picquigny et Robert Le Coq ;…

31 juillet 2015

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16 septembre 1380 : Mort du Roi Charles V dit le Sage

16 septembre 1380 : Mort du Roi Charles V dit le Sage

Trop méconnu aujourd’hui, Charles V reste incontestablement  le plus grand Roi de la dynastie des Valois. Son règne, court mais brillant, fut marqué tant par le spectaculaire redressement de la France face à l’Angleterre des Plantagenêt, tant que par un foisonnement artistique et culturel. Bref retour donc sur l’un des…

16 septembre 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

12 avril 2013
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Histoire & Culture

28 juillet 754 : Sacre de Pépin le Bref par Etienne II

by adminfhesp 12 avril 2013

Cet épisode important du règne de Pépin le Bref est sans doute l’un des plus marquant pour l’avenir de la Monarchie Carolingienne comme pour l’alliance entre le Roi des Francs et le Pape dont les clauses ont été consignées dans le Traité de Quierzy.

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Le sacre a lieu à Saint-Denis en présence des Grands du Royaume franc. Avant cette cérémonie religieuse, Pépin le Bref a été acclamé par ses Grands et porté sur le pavois comme le veut la coutume germanique.

Le 28 juillet 754 donc, Le Pape Etienne II oint le front de Pépin du Saint-Chrême. Ce geste donne une grande légitimité à la personne du Roi puisqu’il rappelle à la fois le sacre de Clovis par Saint Rémi moins de trois-cents ans plus tôt mais lui donne une portée biblique puisqu’il reprend le geste de l’onction de Saul sur David.
En outre, les deux fils de Pépin, Charles et Carloman sont eux aussi sacrés et oints, ce qui leur donne une légitimité politique en cas de mort de leur père et assure Pépin d’une continuité dynastique après sa mort. Enfin, son épouse Bertrade de Laon (dite Berte au Grand Pied) reçoit la bénédiction papale.
Enfin, après l’onction, Etienne II déclare solennellement que tout grand qui se rebellera contre Pépin sera immédiatement déclaré anathème.

Lire :
– LEBECQ Stéphane : Les Origines franques, Le Seuil, coll. Points

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6 janvier 754 : Rencontre entre Pépin le Bref et Etienne II

– Fuyant la menace que les Lombards font peser sur Rome, le Pape Etienne II décide de se rendre en Gaule, Royaume franc dirigé par Pépin III dit Le Bref qui n’est pas sacré Roi mais a été élu par une Assemblée de nobles. – Véritable maître de la Gaule…

6 janvier 2016

Dans « Grands personnages politiques »

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

Dans « Non classé »

28 janvier 814 : Mort de Charlemagne

28 janvier 814 : Mort de Charlemagne

– Charlemagne (Carolus Magnus), Roi des Francs et Roi des Romains (né entre 742 et 747), fils de Pépin le Bref et de Berthe au Grand-Pied, grand souverain réformateur, protecteur de l’Église et des Arts, Sacré Empereur par le Pape Léon III (Noël de l’An 800) a été à la…

28 janvier 2016

Dans « Grands personnages politiques »

12 avril 2013
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Histoire & Culture

8 août : « Jour de deuil de l’Armée allemande »

by adminfhesp 2 avril 2013

L’été 1918 est marqué d’un contexte particulièrement favorable pour les Alliés commandés par le Maréchal Foch. En effet, les différentes offensives de Ludendorf ont été enrayées entre la Lys (Flandres) et la Marne. Le 18 juillet, les Franco-Américains des VIe et Xe Armées commandées respectivement par Mangin et Degoutte repoussent vigoureusement deux armées allemandes entre Villers-Cotterêts et Reims.
Foch décide alors de déclencher une seconde contre-attaque destinée à dégager définitivement la voie ferrée Paris – Amiens entre les cours de l’Ancre et de l’Oise.

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1 – PLANS ET FORCES

– Foch a décidé de profiter de la très bonne base de départ constituée par l’action heureuse du Général Marie-Eugène Debeney à Mailly-Raineval. Le 3 août, Foch rencontre Douglas Haig (commandant en chef britannique) à Mouchy-le-Châtel. Les deux chefs conviennent alors d’une attaque conjointe contre les lignes de l’Armee-Gruppe « Ruprecht » commandé par le Kronprinz Ruprecht de Bavière. Elle est confiée à la IVth British Army du General Henry Rawlinson et à la Ire Armée Française de Debeney. La IIIe Armée Française du Général Georges Humbert se trouve en réserve.

– Français et troupes du Commonwealth doivent reconquérir le Plateau de Santerre, atteindre le front Méricourt – Le Quesnel en progressant au sud du cours de la Somme. Ensuite, les forces alliées doivent infléchir leur offensive vers le sud-est pour couper la route de Roye, ainsi que lignes de communications allemandes entre Montdidier et Lassigny. La longueur de front à conquérir mesure 25 km entre Albert et Moreuil.

– Rawlinson doit attaquer sur l’aile gauche (nord – nord-ouest) face à la IV. Armee allemande de Georg von der Marwitz : Tout d’abord, au nord, le IIIrd Army Corps de Butler doit déboucher au nord parallèlement à la rive droite (nord) de la Somme.  Le Canadian Corps de Currie et l’Australian Corps de Monash doivent déboucher au sud entre la Somme et la Luce. Les Canadiens doivent maintenir la jointure avec la Ire Armée Française. En réserve, Rawlinson maintient le British Cavalry Corps de Kavanagh, 3 Division d’Infanterie (17th, 32nd et 63rd Royal Naval), 1 Brigade d’Automitrailleuses et 1 Bataillon de Cyclistes Canadien.

– La Ire Armée de Debeney doit attaquer au sud entre Luce et Moreil avec 5 Divisions en fer de lance tirés des XXXIe, IXe, Xe et XXXVe Corps d’Armées. Le IInd Corps de Cavalerie de Robillot est placé en réserve. Quant au XXXIVe de Nudant est mis à disposition par Humbert pour déclencher une attaque de couverture sur le flanc droit de la Ire Armée. La jonction entre l’aile droite de la IVth British Army et la Ire Armée française, doit être assurée par l’extrême gauche du XXXIe Corps français, plus précisément par la 37e DI du Général Henri Simon.

– Pour leur contre-offensive, Français et Britanniques vont bénéficier des innovations techniques grâce à l’apport des chars et de l’aviation. Ainsi, Rawlinson peut compter sur l’apport colossal pour l’époque de 450 chars (réserves comprises) de type Mark IV et Mark V, ainsi que sur des automitrailleuses Mk I A Whipper et Austin. Pour assommer les positions allemandes, le général anglais peut disposer de près de 2 000 pièces d’artillerie. D’autre part, la Royal Air Force doit participer au succès avec trois brigades aériennes placées sous le commandement de John Salmond (1 900 appareils). Les pilotes britanniques doivent coopérer avec l’Infanterie et les Chars pour pilonner les lignes allemandes dans leur profondeur.
Autre atout des Français et des Britanniques, leur artillerie bien approvisionnée grâce à la motorisation de la logistique. En outre, la quantité des canons et leur qualité a notablement évolué côté français avec la création de nouveaux régiments d’artillerie lourde. Enfin, côté français, on peut compter sur l’appui des nouveaux chars Renault F-17.
Astucieusement, Rawlinson et Debeney mettent le mauvais temps à profit pour achever leurs préparatifs d’offensive, tout simplement parce que les avions allemands ne peuvent prendre l’air.
Enfin, comme le signalait Jean Lopez dans Guerres & Histoire, le dernier atout franco-britannique réside dans les efforts considérables accomplis en matière de motorisation depuis 1916 et dans la constitution d’un réseau routier adéquat derrière les lignes. Ces travaux cruciaux permettent d’acheminer des renforts et les unités de réserve au plus près du front dans de moindres délais qu’au début de la Grande guerre.

– Le tableau des forces alliées est donc le suivant :

* IVth British Army

– IIIrd Army Corps (Sir Richard Butler) : 12th Eastern Division, 18th Eastern Division, 47th (1/2nd London Division (G.F. Gorringe) et 10th Tank Battalion
– Australian Corps (Sir John Monash) : 1st Australian Division (Th. Glasgow), 2nd Australian Division (Ch. Rosenthal), 3rd Australian Division (J. Gellibrand), 4th Australian Division (E. Sinclair-MacLaglan), 5th Australian Division (J. Hobbs), 33rd US Division (G. Bell Jr.) et 5th Tank Brigade
– Canadian Corps (Sir Arthur Currie) : 1st Canadian Division (A.C. McDonnell), 2nd Canadian Division (H.E. Burstall), 3rd Canadian Division (Fr.O.W.Loomis), 4th Canadian Division (D. Watson) et 4th Tank Brigade.
– British Cavalry Corps (Sir Charles Kavanagh) : 1st Cavalry Division, 2nd Cavalry Division (T.T. Pitman), 3rd Cavalry Division (A.E.W. Harman) et 3rd Tank Brigade.

 

* Ire Armée Française

– XXXIe Corps d’Armée (Paul-Louis Toulorge) : 37e DI (H. Simon), 42e DI (Deville), 66e DI (Brissaud-Desmaillet), 126e DI (Matthieu) et 153e DI (Goubaud)
– IXe Corps d’Armée (Noël Garnier-Duplessix) : 3e DI (P-E. Nayral Martin de Bourgon), 15e DI Coloniale (Guérin)
– Xe Corps (Charles Vandenburg) : 60e DI (Jacquemot), 152e DI (F. Andrieu) et 166e DI (Cabaud)
– XXXVe Corps (Charles Jacquot) : 46e DI, 133e DI et 169e DI (S. Almeras-Latour)
– IInd Corps de Cavalerie (Félix Robillot) : 2e DC (Lasson), 4e DC (Lavigne-Delville) et 6e DC (Mesplé)

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– Du côté allemand, on ne peut pas bénéficier d’une tel déploiement de force. Si sur le papier, les unités d’infanterie allemandes restent redoutables, elles ont dans les jambes plusieurs mois de combat et ne bénéficient pas d’un approvisionnement aussi important que leurs ennemies en raison de l’étirement des lignes logistiques et aussi (surtout) du manque de denrées en provenance d’Allemagne. Enfin, contrairement aux Alliés – et on l’oublie souvent – la Kaisersheer de 1918 a une très bonne infanterie d’élite mais n’est que pauvrement mécanisée et n’aligne que très peu de chars dans ce secteur et exclusivement des patauds A7-V.

Face aux alliés, le Kronprinz Ruprecht aligne les :
–  IV. Armee de von der Marwitz face aux Britanniques ; avec les LIV. Armee-Korps (Alfed von Larisch ; 5 Divisions, XI. AK (Viktor Kühne – 8 Divisions) et LI. AK (Eberhard von Hofacker).
–  XVIII. Armee d’Oskar von Hutier face aux Français ; avec les III. AK (Walther von Lüttwitz ; 4 Divisions), IX. AK (Horst Ritter von Öttinger ; 3 Divisions) et I. Bayerisches-Korps (Nikolau Ritter von Endres – 2 Divisions don’t l’Alpenkorps). La XVIII. Armee compte encore trois Corps (I. XXVI. et XVIII. Reserve) mais qui ne joue pas de rôle dans les combats.
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2 – L’ASSAUT DU 8 AOÛT

–

Durant les jours qui précèdent l’offensive, Foch, Haig, Rawlinson et Debeney peuvent craintre que la pluie qui s’abat sur leur zone d’offensive ne mette à mal la mobilité de leurs unités. Toutefois, les chefs britanniques et français se rassurent pendant la nuit puisque les averses cessent pour laisser la placer à une brume épaisse. L’assaut britannique doit débuter à 04h50 alors que celui de la Ire Armée Française doit quasiment en même temps.
Durant la nuit du 7 au 8 août, Durant la nuit du 7-8 août, les 1st, 2nd, 3rd et 4th Canadian Divisions de Currie se massent sur leurs lignes de départ entre Amiens et Villers-Bretonneux

– A 04h20 donc, Henry Rawlison ordonne à son artillerie de matraquer les positions de la IV. Armee allemande. A l’heure même, trois pièces lourdes ouvrent le feu, suivies par les quelques 2 000 autres. Le barrage roulant britannique labourre le champ d’assaut des Australiens et des Canadiens. Pendant ce temps, les escadrilles de Salmond tournent au-dessus des lignes allemandes comme des essaims de frelons. Pour les hommes de von Marwitz, le réveil est particulièrement brutal. Complètement surprise et sonnée, la première ligne allemande n’offre que peu de résistance.

– Peu avant 06h00, les Bataillons de l’Australian Corps de John Monash (2nd et 3rd Australian Divisions) et le Canadian Corps d’Arthur Currie (1st, 2nd et 3rd Canadian Divisions) sortent de leurs tranchées et s’élancent à l’assaut précédés par près de 400 chars.  A 07h10, les deux dvisions de tête australiennes atteignent leurs objectifs après une avance de 3,7 km. Monash fait alors intervenir ses 4th et 5th Divisions de Sinclair-McLaglan et Hobbs qui passent au travers des lignes allemandes et effectuent encore une belle poussée de plus de 4 km. Au total, les hommes de Currie ont créé une hernie de 12 km dans les lignes allemandes. Elles sont imitées sur leur droite par la 4th Australian Division de Watson. Monash et Currie décident alors de faire intervenir respectivement les Mark V des 5th et 4th Tank Brigades mais leurs divisions de tête n’ont pas besoin du soutien blindé pour s’enfoncer davantage dans les lignes de la IV. Armee allemande. A 11h00, Canadiens et Australiens ont encore avancé de 4,8 km sur une ligne de 24 km. A la fin de la journée, Harbonnières et Beaucourt-en-Santerre sont reconquis.

– Simultanément, appuyées par plusieurs éléments de la 33rd US Infantry Division, les 18th et 58th Divisions du IIIrd Corps de Richard Butler bousculent les positions allemandes derrière la rive droite de la Somme. Malgré un terrain plus difficile et le soutien du seul 10th Tank Battalion, les unités de Butler parviennent à accrocher l’éperon de Chipilly qui est en fait une crête boisée.

– Du côté de la Ire Armée Française de Debeney, les affaires vont bien. Disposant de moins de moyens, le Général français démarre son attaque à 04h15 contre les positions de la XVIII. Armee d’Oskar von Hutier. Cette superbe grande unité de mars 1918, dirigée par l’un des meilleurs généraux allemands de l’époque, a perdu beaucoup de ses capacités de combat et ne va pas résister de façon vigoureuse. Bénéficiant de moins de moyens que son collègue anglais, Marie-Eugène Debeney n’effectue qu’une préparation d’artillerie que de 45 minutes.

– A 05h00, les divisions de tête de la Ire Armée s’élancent à l’assaut. Debeney a préféré d’abord confié la première poussée à ses fantassins afin de conquérir le terrain favorable aux chars avant de les engager. L’effort principal s’effectue sur l’aile gauche, à savoir dans le secteur atribué au XXXIe Corps de Toulorge qui a pour mission de progresser vers Andechy où se trouve la jointure des IV. et XVIII. Armee allemandes.
Progressant à la gauche des Canadiens le long de la Luce, la 37e DI de Simon progresse vers Hailles atteint le Bois de Sénécat par la gauche. Sur sa droite, la 66e DI de Bissaud-Desmaillet épaulée par des Bataillons de Chasseurs à Pied, progresse vers Morisel son objectif, pour dépasser le Bois de Sénécat par la droite. Après une progression de près de 8 km, elle conquiert Morisel et Moreil par une attaque en tenaille.
De son côté, la 42e DI de Deville combat pour s’emparer des Bois de Moreuil et de Mézières. En fin de journée, elle a dépassé Neville-Sire-Bernard et conquis Villers-aux-Erables.

– Du côté, du IXe Corps de Garnier-Duplessix (centre français), la 3e DI de Nayral-Martin de Bourgon poursuit son avance vers l’Avre. Elle est imitée dans son effort par les Tirailleurs d’Afrique de la 15e Division d’Infanterie Coloniale de Guérin qui pousse vers Montididier.
Toujours au centre, le Xe Corps de Vandeburg, avec les 60e, 152e DI et 166e DI, effectue lui aussi une poussée de plusieurs kilomètres sur l’Avre ver Givresnes et Beuvraignes.
Les troupes de Debeney ne doivent affronter que quelques îlots de résistance ennemie. Les premières lignes allemandes sont assez facilement enlevées et à la fin de la journée, une percée de 8 km est effectuée.

– Pour la seule journée du 8 août, Français et troupes du Commonwealth ont capturé 16 000 Allemands, pendant que 14 000 autres environ ont été tués et blessés. Cette incontestable victoire assure alors aux alliés le dégagement définitif d’Amiens et de la route menant à Paris. Foch, va alors pouvoir ordonner à Fayolle de coordonner une contre-offensive pour dégager Compiègne. Lorsque Ludendorf reçoit les rapports du Kronprinz Ruprecht comme de von der Marwitz et von Hutier, il est catastrophé. Le front sur la Somme et l’Avre menace de rompre et une percée franco-britannique est fortement envisageable. Plus grave encore, von der Marwitz et von Hutier n’ont que peu de réserves à engager. Ludendorf prend alors une décision qui va infléchir la suite des opérations : il choisit de ponctionner des divisions aux IV. et VI. Armeen commandées respectivement par Bernhardt Sixt von Arnim et Ferdinand von Quast qui tiennent le front de la Lys entre La Bassée et Ypres. Dégonffler les effectifs de ces deux Grandes Unités impliquent alors d’abandonner le saillant de Merville qui sera immédiatement reconquis par les IInd et Vth British Armies commandées par Herbert Plumer et William Birdwood.

Mais laissons le mot de conclusion à Ludendorf pour cette journée car il résume tout : « Le 8 août est le jour de deuil de l’armée allemande dans l’histoire de cette guerre. Je ne vécus pas d’heures plus pénibles… Au matin, par un brouillard épais rendu encore plus opaque par l’émission de brouillard artificiel, les Anglais, principalement des divisions australiennes et canadiennes, et les Français attaquèrent avec de fortes escadres de chars d’assaut… Les divisions qui tenaient ce point se laissèrent complètement enfoncer. Des chars ennemis surprirent, dans leurs quartiers généraux, des états-majors de divisions… Six ou sept divisions allemandes qu’on pouvait considérer comme particulièrement en état de se battre furent complètement mises en pièces… La situation était extrêmement grave… Nos réserves diminuaient. Par contre, l’ennemi n’avait subi qu’une dépense de forces très minime. Le rapport des forces avait considérablement changé à notre désavantage… »

 

 

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13 septembre : Victoire du Grand-Couronné, Castelnau sauve Nancy

13 septembre : Victoire du Grand-Couronné, Castelnau sauve Nancy

Occultée par le Miracle de la Marne dont nous parlions hier, la victoire de la IIe Armée française après la retraite de Morhange n’en fut pas moins un exemple de retraite en bon ordre et de contre-attaque. En outre, elle permit de protéger le flanc droit de la contre-attaque de…

13 septembre 2016

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20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Général Edouard de Curières de Castelnau

Général Edouard de Curières de Castelnau

Celui que Georges Clémenceau surnommait avec aversion « le capucin botté » naît le 24 décembre 1851 à Sainte-Affrique (Aveyron). Fils de Michel et Marthe de Curières de Castelnau, avocat, Édouard est issu d’une lignée de la très vieille noblesse rurale du Haut-Rouergue. L’un de ses ancêtres, le Seigneur Hugues de…

19 mars 2016

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2 avril 2013
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Histoire & Culture

11 janvier 2002 : Disparition de Henri Verneuil

by adminfhesp 28 mars 2013

Né dans une famille arménienne en 1920 à Rodosto (aujourd’hui Tekirdag) sur la partie européenne de la Turquie, Achod Malakian débarque sur le Quai de la Joliette à Marseille à l’âge de quatre ans. Sa famille ayant fui le gouvernement des Jeunes Turcs.

– Apprenant le Français, il suit sa scolarité à Marseille et sort diplômé des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence en 1943. D’abord journaliste au magazine « Horizon », il réalise ses premiers courts métrages dès 1947.

henri-verneuil
– C’est en 1952 qu’il réalise son premier long-métrage, « La Table aux crevés ». Suivent ensuite des films policiers, des drames et des comédies comme « Le fruit défendu », « Brelan d’as », « Le boulanger de Valorgue », « Carnaval », « L’ennemi public numéro un », « Le mouton à cinq pattes » (avec Fernandel), « Les amants du Tage », ou encore « Des gens sans importance ». Mais Henri Verneuil connaît sa première consécration avec « La vache et le prisonnier » dans lequel il retrouve Fernandel.
En 1961, il dirige un Jean Gabin magistral dans « Le Président ». Suit ensuite « Les lions sont lâchés » et surtout « Un singe en hiver », excellente adaptation du roman d’Antoine Blondin avec l’inoubliable duo Gabin – Belmondo. Henri Verneuil aura aussi la particularité de signer le scénario de la plupart de ses films.

– Dans les années 1960, Henri Verneuil passe du noir et blanc à la couleur, tout en acquérant une stature internationale. Il dirige d’abord Jean Gabin et Alain Delon dans « Mélodie en sous-sol ». En 1964, « Cent mille dollars au soleil » – avec la bande Ventura, Belmondo, Blier – rencontre un large succès. Il en va de même pour son drame de guerre « Week-end à Zuydcoote », unique film de guerre français sur la poche de Dunkerque avec Jean-Paul Belmondo, qui révèle Jean-Pierre Marielle en aumônier militaire. En 1968, Henri Verneuil s’essaye au Western  en tournant au Mexique « La bataille de San Sebastian » avec Antony Quinn et Charles Bronson. Film pour, le coup réalisé sur le lieu de tournage des « Sept mercenaires ». En 1969, « Le clan des Siciliens », mettant en scène Lino Ventura, Jean Gabin et Alain Delon, est un franc succès tant du point de vue de la critique que du public.

– Durant les années 1970-1980, Henri Verneuil se consacre davantage au film policier, avec « Le casse », « Le serpent », « Peur sur la ville » (avec Jean-Paul Belmondo en flic aux méthodes peu orthodoxes). Exception faite toutefois de son drame sur fond de guerre « Les morfalous », avec Jean-Paul Belmondo, Michel Constantin et Jacques Villeret dans l’un de ses premiers grands rôles. Sa fin de carrière est marquée par des films plus dramatiques et politiques comme « Le corps de mon ennemi », « Mayrig », ou encre « 588, rue Paradais ».

– Après quarante-cinq ans de bons et loyaux services au cinéma français, comme quatre-vingt-douze millions d’entrées réalisées, Henri Verneuil se retire des plateaux de tournage.

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12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

– Né en 1907 à Niort, Henri-Georges Clouzot se destine d’abord à la Marine, avant de s’orienter vers la diplomatie. Il suit des cours à la Faculté Libre de Sciences Politiques. Il devient ensuite le collaborateur de Louis Marin, chef de file de l’URD (Union Républicaine Démocratique), une formation de…

12 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

28 janvier 2005 : Disparition de Jacques Villeret

28 janvier 2005 : Disparition de Jacques Villeret

Né en 1951 en Touraine d’un père algérien et d’une mère française, Jacques Villeret suit les cours du Conservatoire de Tours et monte sur les planches. – C’est Yves Boisset qui le fait entrer dans le milieu du cinéma dans « R.A.S ».  Boisset fait encore appel à lui pour « Dupont Lajoie ». Jacques…

28 janvier 2015

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26 février 1971 : Disparition de Fernandel

26 février 1971 : Disparition de Fernandel

« Moi on m’admire, vous on vous aime » lui avait un jour dit Sacha Guitry. Il est bien vrai que Fernandel fut aux yeux du grand public français, l’un des artistes les plus populaires, tant sur la scène qu’à l’écran. Comme Bourvil, il était autant spécialisé dans la chanson (surtout dans…

26 février 2016

Dans « Arts et lettres »

28 mars 2013
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Histoire & Culture

1er mars 1948 : le Lieutenant-Colonel Brunet de Sairigné tombe en Indochine

by adminfhesp 25 mars 2013

Né le 9 février 1913 à Paris, issu d’une famille d’industriels, Gabriel Brunet de Sairigné effectue d’abord de solides études aux Lycées Buffon et Saint Louis.

-En 1933 il intègre l’École Militaire de Saint-Cyr avant d’être versé dans l’Infanterie pour intégrer le 29e Régiment d’Infanterie à Gerardmer (Vosges). En 1939, il demande à passer dans la Légion Étrangère et voit sa requête acceptée.

– Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Gabriel Brunet de Sairigné se trouve en Algérie, avant d’être versé dans la nouvelle 13e Demi-Brigade de la Légion Étrangère sous les ordres du Colonel Monclar et aux côtés du géorgien Dimitri Amilakvari.

– Brunet de Sairigné combat d’abord en Norvège avant d’être parmi les premiers à rejoindre les maigres forces de la France Libre, toujours aux côtés de Monclar. Dès 1940, il est de tous les combats de la 1re Brigade de la France Libre :  Érythrée et Éthiopie contre les Italiens, Afrique du Nord et Bir-Hakeim. En 1943, la 13e DBLE forme la 1re Division de Marche d’Infanterie que les premiers officiers ralliés préfèrent appelés 1re Division de la France Libre. Elle est placée sous le commandement du Général Diego Brosset. Mais avec Bernard Saint-Hillier, Laurent-Champrosay, d’Amyot-d’Inville et Prunet-Foch, il forme un véritable cénacle qui veille jalousement sur les nouvelles incorporations. En Italie, les officiers acceptent très mal les nouveaux venus gradés que l’état-major du Général de Lattre tentent de leur imposer (J-Ch. Notin). Promu Capitaine, Gabriel Brunet de Sairigné commande en 1944 le 1er Bataillon de la Légion Étrangère. Il est alors de tous les combats jusqu’à la capitulation de l’Allemagne : campagne d’Italie (percée de Monts Auruncci, poursuite de Toscane), libération de la Provence, remontée du Rhône, libération de la Franche Comté jusqu’aux Vosges, bataille de la Poche de Colmar, Grussenheim et campagne des Alpes de 1945.

– En 1946, promu Lieutenant-Colonel, il prend le commandement de la 13e DBLE et part pour l’Indochine aux côtés du Général Leclerc. Il mène des opérations contre le Viet-Minh dans la région de Hoc Monh et la Plaine des Joncs. Il est tué à Dalat dans l’attaque d’un convoi.

Titulaire de plusieurs décorations dont la Légion d’Honneur, la Croix de Guerre 1939-1945 et la Croix de Guerre TOE. Il repose aujourd’hui à Moutiers-les-Mauxfaits en Vendée.

 

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Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

Né en 1906 dans le Caucase du Nord, issu de l’ancienne famille géorgienne des Sadguinidzé – celle-ci portant le titre d’Amilakvari, équivalent d’écuyer -, Dimitri Amilakvari arrive en France en 1922 après que ses parents eurent fuit la Russie des Soviets. Sorti de Saint-Cyr en 1926 au sein de la Promotion…

24 octobre 2013

Dans « Non classé »

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

Son nom reste indissociable de Bir-Hakeim. Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899. Après des études secondaires auCollège Sainte-Marie et au Lycée Malherbe. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1917, il s’engage dans l’Armée et est versé au 36e…

2 septembre 2014

Dans « Non classé »

25 mars 2013
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Histoire & Culture

Neuvaine pour la France: méditation de l’abbé Christian Vénard (extrait)

by adminfhesp 21 mars 2013

Le père Christian Venard est prêtre depuis 1997. Aumônier militaire parachutiste depuis 1998, il a accompagné les troupes françaises sur tous les théâtres d’opérations (Kosovo, Afghanistan, Mali, Liban, etc.). Il est l’auteur avec Guillaume Zeller d’un livre témoignage : Un prêtre à la guerre.

« France, ô ma France très belle
Pour toi je ferais bataille
Je quitterai père et mère
Sans espoir de les revoir jamais »

 

« Le sens du patriotisme semble trop souvent s’être dissout – même chez les chrétiens parfois – dans un hédonisme pacifiste ou un vulgaire individualisme. Certes, comme catholiques, nous savons que notre patrie céleste est ultime. Pour autant, la médiation de la patrie terrestre, cette terre reçue de nos pères, est nécessaire dans notre chemin de foi. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (cf. CEC 2239). Nous sommes les héritiers d’une immense chaîne d’ancêtres, qui a façonné ces paysages, ces institutions, ces architectures, ces arts, de la cuisine à la littérature, de la musique à la peinture, des sciences à la théologie… La France, telle une cathédrale gothique, se dresse devant nous, s’élevant des profondeurs de la terre charnelle, et pointant vers le Ciel ses tours les plus hautes… »

La Totalité de la méditation sur http://www.laneuvaine.fr/meditation-du-pere-christian-venard/

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Caporal Abel Chennouf:

Caporal Abel Chennouf: « Mort pour la France »

Voici l’homélie de l’abbé Christian Venard, aumônier catholique du 17e RGP, prononcée au cours de l’inhumation du caporal Abel Chennouf, assassiné à Montauban, au Cimetière de Manduel : « Abel, mon camarade parachutiste, mon frère, voilà une semaine, jour pour jour et presque heure pour heure, je tenais ta main, encore chaude de…

24 mars 2012

Dans « Non classé »

Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « En décapitant le roi, on décapitait symboliquement la France »

Extrait de l’homélie de l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, prononcée à l’occasion de la messe de requiem pour le défunt roi de France Louis XVI, le 21 janvier dernier :  « Pourquoi assistons-nous à une messe de suffrage si nous pensons, avec le pape Pie…

22 janvier 2014

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21 mars 2013
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Histoire & Culture

Général Eugène Debeney ; vainqueur de la Seconde bataille de la Somme

by adminfhesp 17 mars 2013

Autre grande figure de l’Armée française de 1914-1918, Eugène Debeney contribua nettement à la victoire de 1918 lors de la Bataille de Montdidier.

Debeney– Marie-Eugène Debeney voit le jour
le 5 mai 1864 à Bourg-en-Bresse. Entré à Saint-Cyr en 1884 au sein de la Promotion Foutchéou, il choisit d’intégrer les Chasseurs à Pied à sa sortie.
Après diverses affectations, il devient professeur de cours de tactique d’Infanterie à l’Ecole Supérieure de Guerre.

– Lors du déclenchement de la Grande Guerre, il est nommé chef d’Etat-major de la Ire Armée que commande Dubail. Il connaît en cela les difficiles combats des Vosges et la bataille du Grand Couronné de Nancy. En mai 1915, il remplace Demange à la tête de la 25e Division d’Infanterie qu’il mène au combat en Picardie (Plessis-de-Roye, Bois des Loges et Beuvraignes).

– Le 4 avril 1916, Eugène Debeney succède à Joseph Micheler à la tête du XXXVIIIe Corps d’Armée au repos en Champagne. Le 20 septembre 1916, il prend le commandement du XXXIIe Corps d’Armée pendant trois mois avant d’être promu à la tête de la VIIe Armée pour remplacer Etienne de Villaret. Resté sept mois à la tête de cette Grande Unité dans le secteur des Vosges, il succède à François Anthoine en juin 1917 au commandement de la Ire Armée, poste qu’il ne quittera plus durant le reste du conflit. Tenant d’abord une partie du front de Lorraine, la Ire Armée est rappelée d’urgence en Picardie au début de 1918 par Philippe Pétain. 

– Le 21 mars 1918, Erich Ludendorff déclenche l’Opération Michael (voir article consacré) contre les forces franco-britanniques en Picardie en vue d’atteindre Amiens et son important carrefour ferroviaire. Après une colossale préparation d’artillerie, les forces allemandes – II. Armee de von der Marwitz, XVII. d’Otto von Below et XVIII. d’Oskar von Hutier – surprennent totalement les forces du Commonwealth de Douglas Haig. La réussite des premiers jours de l’assaut allemand est aussi due en grande partie à l’emploi des Stosstruppen (troupes d’assaut). La Vth Army de Hubert Gough reçoit tout le choc et doit se replier en urgence sur une ligne allant de l’Est d’Amiens jusqu’à Montdidier. Côte français, c’est la IIIe Armée du très bon Georges Humbert qui reçoit le choc allemand et sa gauche est sérieusement malmenée. Un trou béant existe alors entre la IIIe Armée française et la Vth Army britannique.
Emile Fayolle qui commande le Groupe d’Armées de Réserve ordonne – sur injonction de Ferdinand Foch – de placer la Ire Armée de Debeney (douze divisions) entre Montdidier et Lassigny pour combler la brèche entre Humbert et les Anglais. Même si a force d’énergie Debeney parvient à mettre en lice son centre et sa droite, toute son aile gauche n’est pas déployée à temps. Le 28 mars, les Allemands relancent leur assaut et la Ire Armée française voit quatorze divisions ennemies lui tomber dessus. Mais Debeney réussit à tenir ferme, notamment grâce au sacrifice de plusieurs milliers d’hommes de la 56e Division d’Infanterie de Demetz. Entre-temps, Foch a obtenu que le XVIIIth Corps britannique d’Ivor Maxse se place sous le commandement de Debeney.

– Le 30 mars, l’offensive allemande s’enlise et le front se calme pour plusieurs mois. Cela laisse le temps aux chefs français et britanniques de préparer soigneusement la contre-attaque. Le 8 août 1918, Debeney mène sa Ire Armée à l’offensive avec les IXe (Garnier-Duplessis) et Xe Corps (Vandenberg) en tête. Les Français repoussent sans ménagement les Allemands et reprennent Montdidier le 10 août. Debeney mène encore ses forces à l’offensive en Picardie, lors de la reprise de Saint-Quentin et jusque dans les Ardennes (batailles de Buzancy et du Chesne).
Le 11 novembre, c’est lui qui reçoit les plénipotentiaires allemands avant la signature de l’Armistice.

– En 1919, Eugène Debeney est nommé Commandant de l’Ecole de Guerre avant de deveni Gouverneur Militaire de Paris en 1920. Il termine sa carrière comme Chef d’Etat-major général des Armées puis comme Généralissime.
– Fidèle au Maréchal Pétain en 1940, il meurt le 6 novembre 1943 des suites d’un attentat commis contre un rassemblement de la Légion des Combattants.

– Marie-Eugène Debeney était récipiendaire de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre, de la Grande Plaque d’Officier de la Légion d’Honneur et de la Grand-Croix de la Légion d’Honneur.Il a laissé deux ouvrages : La guerre et les hommes et La sécurité de la France  (1923).

Lire :
– La Bataille de l’Empereur du 21 au 31 mars 1918, http://www.chtimiste.com
– Les combats à Montdidier. Fin mars et août 1918, http://www.chtimiste.com

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Général Etienne Timoléon de Villaret

Général Etienne Timoléon de Villaret

Étienne Godefroy Timoléon de Villaret voit le jour le 17 février 1854 à Saint-Laurent-Lolmine dans le département du Lot. Il est issu d’une ancienne lignée de Chevaliers du Gévaudan qui a donné plusieurs Grands Maîtres de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Après ses études secondaires, il embrasse la carrière des…

18 janvier 2014

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20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Général Georges Humbert

Général Georges Humbert

Considéré comme l’un des meilleurs chefs français de la Grande Guerre, Georges Humbert a notamment marqué de son empreinte l’histoire de la Division Marocaine. Son nom reste aussi associé aux Batailles de la Marne, de Champagne et de Montdidier. – Georges Louis Humbert naît le 8 avril 1862 à Gazeran dans le…

9 novembre 2016

Dans « Histoire militaire française »

17 mars 2013
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Histoire & Culture

Témoignage bouleversant d’un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

by adminfhesp 16 mars 2013

Extrait de l’ouvrage Nous poilus. Plus forte que l’acier paru au cerf (mai 2014). La lettre est datée du 1er octobre 1915, signée de la main de l’adjudant V. Dardet, 274e d’infanterie, 23ème compagnie.

« Et maintenant, ma chère cousine, voilà ce qui vient de m’arriver : Je viens d’échapper à la mort d’une façon si extraordinaire, qu’il serait absurde de ne pas reconnaître la main de Dieu, prié par sa sainte servante. Le 26 octobre à six heures du matin, nous recevions l’ordre de nous porter à l’attaque de la tranchée allemande. Il faisait un brouillard intense. Nous ne savions pas trop où se trouvait cette tranchée.

Je sors donc avec tous les hommes de ma section et au moment où l’ordre fut donné, en montant sur la tranchée, après avoir donné moi même des ordres à mes hommes, en moi je pensais à Dieu et voilà à peu près ce que je lui dis :  » Mon Dieu je vous aime, pardonnez-moi mes offenses et que votre volonté s’accomplisse » et aussitôt  » petite sœur sainte Thérèse ayez pitié de mes enfants et si telle est la volonté de Dieu, faites que je leur sois rendu si vous me donnez la vie saine. J’irai à Lisieux, sur votre tombeau et je témoignerai au Carmel de la grâce que vous m’avez  obtenue »(…)

Nous partons donc à l’attaque, le sabre d’une main le revolver de l’autre, nous faisons une centaine de mètres dans le brouillard et alors, ah! ma pauvre cousine, si vous aviez vu ! Les Allemands que nous avions cru attaquer de face étaient sur notre droite. Alors il nous tombe à moins de 60 mètres une nuée de balles; fusils, mitrailleuses toute marche et dans notre situation de flanc nous ne pouvons pas répondre (…) Mes hommes tombent comme des mouches. N’importe dans le fracas et les cris des mourants et des blessés, je réussis en un clin, à grouper ce qui me reste et je me précipite sur la tranchée allemande. Nous ne courons, nous ne pouvons plus, nous somme si à bout de souffle, tant pis nous marchons et au moment où nous allons les tenir, une dernière rafale me couche ce qui me reste d’hommes, moins de trois ou quatre ; tant pis nous marchons encore et alors, à bout portant presque, je reçois un formidable coup d’assommoir à la tête, je tourbillonne un moment et je suis précipité avec une violence épouvantable dans un trou d’obus qui se trouvait là, fort heureusement. Je perdais le sang à flots, deux autres blessés viennent me rejoindre dans ce trou, l’un a la jambe emportée par une balle explosive, l’autre et littéralement criblé comme une écumoire par une mitrailleuse. Un troisième blessé essaie d’arriver dans ce trou, mais il est immédiatement achevé avant d’y arriver, un quatrième blessé voyant le sort de ses camarades se couche sur le ventre et fait le mort pendant un moment. Malheureusement, nous sommes trop près de la tranchée allemande, quatre ou cinq mètres à peine. Le pauvre malheureux a fait un mouvement. Le Boche l’a vu et alors se produit une scène de sauvagerie inouïe. Une mitrailleuse est braquée dessus et toutes les deux minutes environ on lui envoie une balle dans la tête, les misérables ! Et dire que je suis là impuissant, quel supplice ! De plus, l’un des blessés qui sont dans mon trou entre en agonie, c’est celui qui a été criblé, enfin il meurt à bout de sang. Je ne sais comment cela se fait mais je n’ai pas perdu connaissance à ce moment, mais le sang coule toujours et je me sens faible. Je me souviens que j’ai de l’alcool de menthe, vite j’en prends quelques gouttes et j’en  donne une bonne rasade à l’autre blessé qui est avec moi et qui perd son sang à flot également. La vue de tout ce sang me rend à moi-même , car je sens bien que je perds mes forces. Je prends vite mon paquet de pansements et je réussis à arrêter l’hémorragie de ma tête. Ma pauvre chère cousine, quel cauchemar ! Pendant douze heures avec les morts et les mourants dans au moins  à  centimètres de sang, sous un soleil torride avec déjà trois cadavres dont l’un est sur moi et pas la force de pouvoir le repousser. De nouveau, j’adresse une prière à Dieu et je sens que je vais m’endormir. Vite je réagis car il me semble que c’est la mort. (…) Enfin toujours voilà la nuit, je fais à nouveau une prière et je sors de mon trou. Presque aussitôt les Allemands m’ont vu et me tirent dessus de tous cotés fait nuit et en me traînant sur les mains le ventre et les genoux, je réussis enfin à regagner les lignes françaises. Sauvé! Mon Dieu soyez béni.

Mais dans tout cela qu’est-ce qui m’était donc arrivé ? C’est bien simple une balle m’était arrivé en pleine tête , à droite au dessus de l’oreille dans mon casque ( car nous avons des casques maintenant) qu’elle avait traversé. Logiquement la balle devait me traverser la tête de part en part et ressortir vers l’oreille gauche. Et bien non! Elle dévia, suivit le tour du casque en  déchirant la doublure et en me labourant la tête jusqu’à l’os sans trop l’atteindre pour aller sortir derrière la tête à gauche et à la base du casque. Je l’ai gardé mon casque, je vous le ferai voir. Eth bien ma chère cousine, là ou beaucoup de monde voit un pur hasard, moi j’y vois autre chose. Je vois tout simplement la main de Dieu sollicitée par notre petite sainte. Aussi soyez-en sure, dès que je le pourrai, je tiendrai ma promesse et cela pourrait peut être se faire bientôt. Recevez ma chère cousine, l’expression de mes meilleurs sentiments et à bientôt de vos nouvelles. »

 

* Photo article http://jpdelory.e-monsite.com/pages/14-18/un-poilu-de-14-18.html

 

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N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune  Français du XXI ème siècle

N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune Français du XXI ème siècle

Je m’appelle Pierre, j’ai 24 ans, et je veux devenir saint. Je sais c’est un peu « cash » de commencer comme ça… mais je veux bien prendre le risque de passer pour fou ou présomptueux … Et puis il ne faut pas cacher ses ambitions. Comme beaucoup de jeunes j’ai de…

23 avril 2014

Dans « Non classé »

Dernière lettre du Colonel Driant à sa femme

« Je ne t’écris que quelques lignes hâtives, car je monte là-haut, encourager tout mon monde, voir les derniers préparatifs ; l’ordre du général Bapst (1)  que je t’envoie, la visite de Joffre, hier, prouvent que l’heure est proche et au fond, j’éprouve une satisfaction à voir que je ne…

20 février 2016

Dans « Grande Guerre »

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

Dans « Non classé »

16 mars 2013
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Histoire & Culture

9-10 décembre 1710 : Victoires de Brihuega et Villaviciosa

by adminfhesp 11 mars 2013

Guerre de Succession d’Espagne. Alors que les troupes françaises du Roi Louis XIV réussissent à contenir les armées alliées après Malplaquet, les forces espagnoles de Philippe V d’Espagne subissent de sérieuses déconvenues face aux anglo-autrichiens.
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Ainsi, en août 1710, après la défaite d’Almenar, les Espagnols doivent
encore évacuer Saragosse et se replier sur Madrid avec 18 000 hommes. Philippe V doit se réfugier à Valladolid pendant que Louis XIV, son oncle, lui envoie une armée de secours commandée par Louis-Joseph de Bourbon Duc Vendôme, un arrière-petit fils naturel d’Henri IV. Ayant permis de reprendre en main l’Armée espagnole, Vendôme se retrouve à la tête de 15 000 hommes.

– Malgré leurs précédentes victoires, les alliés ont perdu beaucoup d’hommes, tués ou victimes de maladies. Le général autrichien Guido Wald von Stahremberg reçoit alors l’ordre de l’Empereur Charles (qui s’est fait couronner Roi d’Espagne à Madrid) de se marcher sur Tolède avec 12 000 hommes,  bientôt suivis par 5 000 Anglo-Hollandais de Lord James Stanhope.

1- Brihuega

– Le 8 décembre, alors que Vendôme cantonne à Guadalajara, Stahremberg dispose ses troupes autrichiennes, allemandes, hollandaises, catalanes et portugaises, entre les Montagnes de Castille et d’Aragon ou plus exactement entre les sources du Hénarès et du Tage. Pendant ce temps, Stanhope ancre ses forces dans la petite place fortifiée de Brihuega.
Avec l’accord de Philippe V, le Duc de Vendôme attaque brutalement Brihuega, profitant que Stahremberg est encore à 25 kilomètres plus à l’est. Le 9 décembre donc, les Grenadiers de la Garde espagnole du Marquis de Valdecanas et les français du Marquis de Thouy, de Gormaz et Rupelmonde lancent l’assaut sur Brihuega mais se font repousser par un feu nourri et compact des Anglais. Le Duc de Vendôme saisit alors un pistolet et se lance lui-même à l’assaut après avoir lancé à Philippe V : « Si ces gens-là tiraient juste, Votre Majesté et moi serions morts ».

Après avoir forcé la porte, Français, Espagnols et Gardes Wallons s’élancent dans la petite ville qui est conquise de haute-lutte après un véritable combat urbain. Finalement, au soir du 9 décembre, Lord Stanhope remet ses armes au Comte d’Aguilar.

2- Villaviciosa

– Pendant ce temps, les Cavaliers du Roi d’Espagne et de Vendôme se tenaient postés dans un froid mordant sur les hauteurs de Villaviciosa face à Stahremberg. Français et Espagnols voient leurs forces disposées comme suit : Infanterie au centre, cavalerie sur les ailes et artillerie sur tout le long de la ligne. Vendôme fait alors creuser des tranchées au centre, mettant lui-même du cœur à l’ouvrage. En voulant inspecter les positions d’artillerie, le Duc de Vendôme faillit recevoir des boulets de canons tirés par les espagnols. Conservant sa contenance, il ordonne à Mathamor commandant l’artillerie de répliquer. « Ces Messieurs viennent de nous saluer, rendons-leur la politesse par une salve générale ».

– Vendôme ordonne ensuite à Mathamor de faire avancer six pièces d’artillerie devant le centre autrichien. Bien disposés par l’espagnol, les six canons trouent les rangs autrichiens. C’est alors le moment que choisit Philippe V pour charger à la tête de sa cavalerie. Repoussant d’abord tout sur leur passage, les cavaliers espagnols mais buttent une première fois sur le centre renforcé de Stahremberg. Toutefois, ils repartent ensuite à l’assaut et s’emparent de plusieurs canons. Stahremberg forme alors un fort carré de       5 000 hommes commandés par le Comte de Mérode. Vendôme lance alors les Gardes Wallones sur le carré mais ils se font repoussés avec d’énormes pertes.
Vendôme se jettent alors rageusement dans la mêlée avec la Cavalerie de la Maison du Roi et la Cavalerie de l’aile gauche mais Stahremberg tient toujours bon. La boucherie s’achève lorsque Philippe V lance une charge sur l’aile droite qui déborde les positions de Stahremberg. Les bataillons portugais et allemands du général autrichien sont entièrement décimées. Pendant ce temps, le Comte de Caylus envahit le camp ennemi et capture quatre-vingt charriots.

– Vendôme et Philippe V demandent alors à Stahremberg de se rendre mais celui-ci profite de l’arrivée salutaire d’un brouillard pour s’enfuir du champ de bataille. Poursuivi par les cavaliers de Bracomonte, il aura beaucoup de mal à atteindre Barcelone. 14 étendards et 54 drapeaux tombent aux mains des Franco-Espagnols. Le Duc de Vendôme fera notamment pavoiser la tente du jeune souverain Bourbon avec plusieurs drapeaux de soie cousus les uns aux autres. Si l’on se reporte à ce que dit Bellerive, lorsque Philippe V se réveillera le lendemain, Vendôme lui dit : « Votre Majesté a dormi dans le plus beau lit où jamais Roi ait couché ! »

– Au niveau des pertes, les Franco-Espagnols ont perdu entre 2 500 et 3 000 tués. Dans l’autre camp, Stahrembeg doit laisser 6 000 cadavres, 3 000 blessés et 3 200 prisonniers, soit presque tout son effectif de départ. Pour le Duc de Vendôme, les Espagnols du petit-fils de Louis XIV ont « en vingt-et-quatre heures, conservé quatorze royaumes ! »
Source :
– http://www.aufildesmotsdelhistoire.unblog.fr

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Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Jacques Fitz-James Duc de Berwick et Maréchal de France

Grande figure militaire de la seconde moitié du règne de Louis XIV et du début de celui de Louis XV, quelque peu occulté par les Maréchaux de Luxembourg et de Villars, Jacques de Fitz-James Duc de Berwick a contribué nettement au redressement militaire du Royaume durant la Guerre de Succession…

12 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

Cette bataille de la Guerre d’indépendance espagnole voit 51 000 hommes rassemblés par le Général Juan Carlos Aréizaga affronter les 35 000 Français, Allemands et Polonais du Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult. La bataille d’est déroulée en Castille, non loin des rives du Tage. – Sout dispose de près de 24 000 Fantassins…

19 novembre 2016

Dans « Grande Guerre »

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

11 mars 2013
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Histoire & Culture

« Il y a bien longtemps, notre pays s’appelait la Gaule… »

by adminfhesp 1 mars 2013

Voici le premier épisode de notre « feuilleton » consacré à la Petite Histoire de France de Jacques Bainville. Les débuts de l’Aventure française…

« Il y a bien, bien longtemps, dans un temps lointain que les arrière-grands-parents de nos arrières-grands-parents n’ont pas pu le connaitre, notre pays s’appelait la Gaule.

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Il était couvert d’immenses forets. Et Paris n’était qu’un petit village qui tenait dans une île de la Seine. Ses habitants, qui s’appelaient les Gaulois, étaient de haute taille et ils portaient de longues moustaches qui leur donnaient un air guerrier. Ils aimaient par dessus tout à entendre de beaux discours et à se battre. Ils étaient si braves, qu’ils disaient : « Nous ne craignons qu’une chose, c’est que le ciel tombe sur nos têtes ».

C’est pourquoi ils allaient parfois guerroyer dans les pays lointains. Ils prirent même la grande ville de Rome, et les Romains furent épouvantés comme s’ils avaient vu entrer des sauvages. Beaucoup s’enfuirent; mais les vieux sénateurs étaient restés chez eux, assis sur leurs chaises, pour donner l’exemple du courage. Les Gaulois étaient si naïfs, qu’ils prirent ces vieillards pour des statues. L’un d’eux, afin de s’en assurer, tira la barbe d’un sénateur qui lui donna un coup de bâton Alors les Gaulois les tuèrent tous.

Les Gaulois vainqueurs obligèrent les Romains à leur payer une grosse somme d’or que l’on devait peser dans une balance et ils apportèrent de faux poids. Comme les Romains se plaignaient, le chef gaulois Brennus jeta son épée dans la balance et s’écria : « Malheur aux vaincus! »

Mais les Gaulois devaient être plus tard vaincus par les Romains, qui n’avaient pas oublié le mot de Brennus. Ce qui prouve, que, dans ce monde, c’est à chacun son tour.

De longues années passèrent encore pendant lesquelles les Gaulois vécurent sans souci, croyant bien qu’ils seraient toujours les maîtres chez eux. Ils aimaient beaucoup les fêtes, les grands repas, la poésie et les chansons. Leur prêtres s’appelaient les druides. Il cueillaient le gui dans les arbres, en grande cérémonie. C’est en souvenir des druides qu’on vend encore du gui dans les rues et que nous en mettons dans nos maisons.

Les Gaulois n’auraient jamais cessé d’être les plus forts s’ils avaient été unis. Malheureusement pour eux, ils avaient l’habitude de se quereller  et même de se battre entre eux. Et c’est pourquoi ils perdirent leur liberté.

Ils avaient, de l’autre coté du Rhin, des voisins très batailleurs et très méchants, qui s’appelaient alors les Germains et que nous appelons les Allemands. Les barbares de Germanie profitèrent des disputes des Gaulois pour envahir la Gaule.

C’étaient le moment que les Romains attendaient.  » Nous arrivons , dirent-ils aux Gaulois. Nous allons vous aider à chasser vos ennemis.  »

Les Romains firent, en effet, comme ils l’avaient promis. Seulement, quand ils furent entrés en Gaule, ils n’en sortirent plus. Ils entreprirent de conquérir tout le pays.

C’est ce que fit un grand chef qui s’appelaient Jules César. Il avança avec ses soldats bien disciplinés, qui savaient creuser des trous dans la terre pour s’abriter  et qui lançaient de loin leurs javelots. Avec toute leur bravoure, les Gaulois venaient se briser contre les légions de Jules César, et chacune de leurs tribus ou provinces se faisait écraser  séparément.

Ils s’aperçurent  alors qu’ils seraient infailliblement battus et réduits en esclavage s’ils restaient divisés, et ils décidèrent d’obéirent à n seul roi qui s’appelait Vercingétorix. Mais il était déjà trop tard. Jules César avait conquis la moitié de la Gaule. Il marcha à la rencontre de Vercingétorix, qui fut battu après une lutte acharnée et dut chercher refuge dans la ville d’Alésia, devant laquelle les Romains vinrent mettre le siège. En vain les autres Gaulois essayèrent-ils de délivrer leur chef. Comprenant que la résistance étaient inutile, Vercingétorix monta sur son plus beau cheval et alla jeter ses armes aux pieds de Jules César pour montrer qu’il se rendait.

Jules César ne fut pas plus généreux que ne l’avaient été Brennus. Il emmena Vercingétorix à Rome, le mit en prison, et, au bout de Six années, il le fit étrangler. C’étaient autour des Romains de dire : « Malheur aux vaincus ».

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Portrait : Pierre-Antoine Berryer, avocat de la Légitimité et du Libéralisme

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L’Histoire fourmille d’illustres inconnus, de grands noms qui ont marqué leur époque mais que la pensée officielle rejette dans l’oubli. Il est toujours bon de les ramener à la lumière, que ce soit pour rappeler leurs existences ou simplement pour briser les étroites catégories que nous nous plaisons tant à…

6 mai 2015

Dans « Non classé »

Pierre-Antoine Berryer, avocat de la Légitimité et du Libéralisme

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7 octobre 2013

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« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

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1 mars 2013
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Histoire & Culture

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Quatrième partie

by adminfhesp 27 février 2013

2 – FLANC NORD DE LA IIIrd ARMY ; le XXth CORPS : OBJECTIF METZ

A – Le plan de Walker

– Le 28 août, lorsqu’il arrive sur la Meuse, le XXth US Corps de Harris W. Walker ne trouve face à lui que des petits groupes de fantassins et d’artilleurs antichars issus des 17. SS-Panzer-Grenadier « G.v.B » et 48. Infanterie Divisionen pour arrêter son avance. Mais en même temps, le carburant se fait de plus en plus rare pour les véhicules. Partie de Reims, la 90th Infantry Division « Tough & Ombres » arrive sur le flanc nord de Walker avec à peine de quoi faire chauffer les cuisinières. C’est seulement en siphonnant les réservoirs de camions de ravitaillement et de transport que les 7th Armored et 5th Infantry Divisions sont capables d’abattre les derniers kilomètres qui les sépartent de la Meuse.

– Heureusement, le résistance ennemie est faible et le 31 août, le Combat Command A/7th Armored du Colonel Rosebaum s’empare du pont intact de Verdun et libère la vieille cité, ce qui permet au XXth Corps de disposer d’une porte sur la Lorraine. Cela permet alors à Walker de faire passer la 5th Infantry Division de Leroy S. Irwin sur la rive droite de la Meuse à Verdun et d’établir une tête de pont. Mais pendant plus d’une semaine, le XXth Corps ne va pas plus loin et doit recevoir le ravitaillement nécessaire, excepté une patrouille du 43rd Reconnaissance Squadron qui fonce… jusqu’à la Moselle. Une autre patrouille mécanisée parvient jusqu’à Arnaville le 3 et une rumeur circule même au sein de la IIIrd Army que des éléments de la 7th Armored Division auraient même atteint Metz. Cependant, afin de ne pas diviser ses forces et d’économise le peu de carburant qui lui reste, Walker ordonne à ses unités de se replier sur Verdun.

– Dans la matinée du 11 septembre, le CC R/7th Armored du Colonel George H. Molony progresse le long de la grand-route Verdun-Metz pour atteindre Etain, à environ 9 km à l’est de la Meuse. La nuit précédente, le 3rd Cavalry Group du Col. F.W. Drury avait mis la main sur environ 18 000 litres de gasoil, soit assez pour expédier des blindés légers sur la Moselle. Si l’audace traditionnelle de la Cavalerie américaine paie localement, elle ne peut entraîner le reste du XXth Corps dans son sillage.

– Le même jour, plus au nord, un groupe du 43rd Reconnaissance Squadron remonte vers Longuyon (à 25 km au nord-est de Verdun) et surprend les quelques soldats allemands établis aux alentours de la ville qui préfèrent déguerpir. Mais un tir d’artillerie allemande rejette les cavaliers américains vers le sud-ouest.

Le Major.General Harris W. Walker, au centre

Le Major.General Harris W. Walker, au centre

B – La mauvaise surprise : la défense allemande


– Du côté allemand, le 4 septembre, le renseignement du Heeres-Gruppe B remet à Model le rapport suivant : « Il semble que la IIIe Armée américaine se regroupe pour lancer une grande offensive sur la ligne Mons – Charleville – Montmédy ». Mais l’échec des reconnaissances américaine sur l’axe nord – nord-est finissent par convaincre le haut-commandement allemand que Patton choisirait un autre axe d’attaque. Idée accréditée par l’immobilité des troupes américaines tenant le secteur de Sedan.

 

– Durant les quelques jours durant lesquels son XXth Corps était confiné dans une inactivité forcée, Walker établit des plans d’offensives qui devait mener son unité jusqu’à Mayence. Il en avait déjà été question durant les discussions préparatoires avec Patton en Grande-Bretagne. Mais l’état alarmant des réserves carburant du XXth contraint son chef à réviser ses plans avec bien moins d’ambition et d’optimisme. Et comme si cela ne suffisait pas, les fantassins des 5th et 90th Divisions était forcés de se déplacer à pied en attendant les pontonniers pour franchir la Meuse mais aussi – et plus grave encore – les rations. La 90th « Tough & Ombres » du Major.General Raymond S. McLain doit même attendre son 315th Combat Engineer Battalion (Génie), alors occupé à réparer un aérodrome près de Reims.

– Durant la soirée du 5 septembre, Walker s’entretient avec Patton qui lui ordonne de foncer sur le Rhin. En retour, il appelle ses trois commandants de division tour-à-tour pour se mettre en route en direction du Rhin. Il ordonne spécialement au Major.General Lindsay M. Silvester, patron de la 7th Armored « Lucky Seventh » d’ouvrir le passage aux 5th et 90th, par une progressions en plusieurs colonnes sur toute la ligne du XXth Corps, dans l’optique de prendre rapidement les derniers ponts intacts sur la Moselle grâce à la vitesse. Pour Patton, une fois passée la rive droite de la Moselle et la percée effectuée, la « Lucky Seventh » devra exploiter le succès en dépassant Metz pour ensuite saisir les ponts sur la Sarre. Enfin, l’anéantissement des forces allemandes défendant le secteur fortifié Metz-Thionville sera confié aux 5th et 90th Infantry Divisions. Seulement, le renseignement américain n’a pu encore glaner aucune information exacte sur l’état des forces allemandes défendant le secteur compris entre  la Moselle et la Sarre, ni même sur le terrain que les forces de Walker devront franchir. Le 3 septembre le G-2 (renseignement) du Corps remet à Walker un rapport résumant que « tout indique que les forces allemandes poursuivent leur repli ». Prévision optimiste mise très vite à mal par la reconnaissance mécanisée du XXth Corps qui rend compte d’une forte résistance allemande à l’ouest de Metz. Les officiers américains notent aussi que les quelques soldats allemands capturés ne font pas montre d’une forte baisse de moral mais font preuve d’une plus vive arrogance.

– Hormis un repli partiel effectué sur Conflans et Briey, les forces de la 1. Armee de von Knobbelsdorf tiennent solidement le terrain difficile qui couvre l’ouest et le nord-ouest de Thionville. Le 6 septembre, le G-2 revoit son jugement, estimant que le secteur compris entre le Luxembourg et Metz peut regrouper les forces allemandes les plus importantes sur le Front de l’Ouest. Mais il mésestime encore la défense entre Metz et Thionville.

L'une des ortifications ceinturant Metz

L’une des ortifications ceinturant Metz

– De son côté, Johannes von Blakowitz et Otto von Knobbelsdorf ne sont pas restés inactifs pour empêcher Patton et Walker de d’enfoncer le flanc droit de la 1. Armee. La 17. SS-PzGren. « Götz von Berlichingen » du SS-Oberführer Dr. Eduard Deisenhofer fait intégralement face au XXth Corps. On compte aussi des éléments de la 3. PzGren-Div. de Heckert, de la 15. PzGren-Div. d’Eberhardt Rodt et de la 21. Panzer-Division d’Edgar Feuchtinger. Cette dernière ayant été reconstituée après les fortes pertes des combats de Normandie.

– Les Américains ignorent aussi qu’elle est la force et localisation précise autour des défenses allemandes de Metz et le long de la Moselle. La seule source sur laquelle les Américains peuvent s’appuyer est une carte du Deuxième Bureau français datant de 1940. D’autres informations partielles ont pu être relevées par les unités de cavalerie du XXth Corps ayant poussé jusqu’à la Moselle. Mais pas assez pour dresser le détail des fortifications et des unités qui les garnissent.

– Hitler a explicitement ordonné que le secteur de Metz-Thionville soit défendu pour des raisons évidentes, en profitant du système fortifié de Metz hérité de la victoire sur le Second Empire en 1870. En outre, le système de défense de Metz a été étendu plus à l’ouest, créant ainsi une tête de pont fortifiée sur la rive occidentale. Le 5 septembre, l’Oberbefehlshaber-West estime les forces défendant Metz équivalent à 4,5 divisions. Seulement, il faut y compter des bataillons et des régiments autonomes mal armés, mal équipés et comptant parfois des recrues mal formées. Par exemple, la 48. Infanterie-Division (Generalleutnant Karl Casper) qui tient la ligne entre Longuyon et Thionville s’est faite sévèrement malmenée depuis qu’elle a quitté le secteur de Chartres, avant d’être renforcées par des troupes fraîches. La 559. VGD tient le sud de Thionville, flanquée sur sa gauche par tout un groupement de troupes de forteresse ou d’instruction sans véritable expérience du feu. Ses unités de qualité très moyenne sont alors regroupées sous la dénomination Division Nr. 462. A l’ouest de Metz, de petits groupes de la « Götz von Berlichingen » sont déployées le long de la route Abbéville – Mars-la-Tour. Même si elle a connu de lourdes pertes en Normandie, la « Götz von Berlichingen » reste néanmoins l’une des meilleurs divisions déployées sur le front de l’Ouest. Les Panzer-Lehr et 21. PzD, dont le renseignement américain estime le déploiement prochain rapide sont en effet proches du secteur de Metz. Enfin, la 106. Panzer-Brigade vient se placer derrière la 48. ID.

Soldats allemands sur l'une es coupoles du Fort Driant

Soldats allemands sur l’une es coupoles du Fort Driant

– Les Forts de Metz constituent une formidable barrière de fortifications qui s’avérera difficile à percer. Modernisés pour certains lors des travaux de la Ligne Maginot, ils formaient un ensemble moderne de coupoles en acier et de caissons en béton pouvant résister aux bombes. Seulement, la ligne des Forts de Metz manquait d’armement lourd étant donné que la dotation en canons avait privilégié le Front de l’Atlantique. Seulement le Fort Driant (du nom du courageux Colonel tué à Verdun). Mais en juillet 1944, des civils lorrains avaient été réquisitionnés pour renforcer les fortifications autour de Metz. En outre, des forts de plus petites tailles étaient dépourvus de troupes.

– La face orientale du plateau de la Meuse (380 m d’altitude) retombe dans la plaine de Woëvre avec une forte dénivellation. Au-dessus de Woëvre, le Plateau de la Moselle remonte progressivement à l’approche occidentale de Metz. L’extrême ouest du Plateau coïncide ensuite nettement à la route Conflans – Mars-la-Tour – Chambley.

– Début septembre 1944, le saillant de Metz s’étend sur une quinzaine de kilomètres dans un périmètre compris entre l’ouest de Metz et la Moselle. Sur la gauche, les positions allemandes gardent Arnaville, sur la Moselle, à environ 7 km du centre-ville de Metz. Sur la droite, l’Orne, affluent occidental de la Moselle, marque la limite du dispositif allemand à hauteur du village de Mondelange, environ 8 km au nord de Metz. Tout au sud, la position peut s’appuyer sur trois ravins qui segmentent les environs boisés du fleuve. La Rupt de Mad, tout à l’est de Metz, est traversé par la route Mars-la-Tour – Chambley qui atteint la Moselle à Arnaville. Ce ravin du centre passe ensuite dans le village de Gorze et atteint la Moselle à Novéant. Le troisième ravin, situé tout au nord, le Mance forme un « L » et traverse le Bois des Génivaux. Près de Gravelotte, le ravin redescend pour tourner finalement vers l’ouest pour couper les plateaux couronnant le Bois de Vaux et le Bois des Ognons. Juste à l’est de Gravelotte, la route principale entre Verdun et Metz traverse le partie inférieure du ravin de Mance. C’est principalement sur ces trois ravins que va s’ancrer une grande partie de la défense allemande.

– Au nord et à l’ouest du Bois de Vaux, deux villages – Rezonville et Mars-la-Tour – servent de positions avancées à la partie sud du secteur allemand. Ils bloquent la route principale vers Metz et contrôlent le passage du nord au sud à travers les ravins de Mance et de Gorze. Au-dessus de Gravelotte, le Bois des Génivaux et les abords boisés du Mance se combinent à une forte ligne défensive et masquent l’approche des forts allemands par l’est. L’arrière de cette ligne est formé de fermes transformées en réduits fortifiés.

– Au nord du Bois des Génivaux, les troupes allemandes placées en défense-avant s’accrochent à un plateau coiffé par les villages de Vernéville et Habonville.
La position allemande la plus forte ce situe toutefois au centre, sur le village d’Amanvillers, protégé par les canons de forts cachés par des crêtes boisées. Le plateau d’Amanvillers s’étend encore au nord sud la droite allemande. Dans ce secteur, la défense allemande comprend les villages de Saint-Privat et Roncourt.

– Mais la ligne principale des défenses allemandes est formée par une ligne qui s’étend du Bois de Jaumont et le long de la Crête du Bois de Fêves, avec toute une série de fortins. En somme, les hauteurs situées à l’ouest de Metz constituent un considérable avantage aux défenseurs. Des crêtes boisées et des ravins permettent à des unités de renfort de se déployer sans être remarquées par les yeux adverses. Le terrain difficile permet enfin à des petits groupes de défenses d’assurer un combat retardateur efficace.


[Suite]


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Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Neuvième partie

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27 février 2013
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Histoire & Culture

« Les racines de l’espérance »

by adminfhesp 26 février 2013

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement.

« Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ »

C’est par cette citation que l’historien Jean-François Chemain inaugure son ouvrage intitulé La vocation chrétienne de la France. Cette phrase est extraite du Testament de saint Rémi, évêque de Reims, surtout connu pour avoir baptisé Clovis, le roi des Francs, à la fin du Ve siècle. Sur la couverture du livre, on peut voir un coq trônant fièrement au sommet d’un clocher, debout sur une flèche pointée vers l’Orient. Le tout sur le fond d’un ciel bleu, blanc, rouge : comme si cette silhouette, par contraste, était là pour mieux souligner les premiers rayons du soleil, à l’horizon

Dans la préface de l’ouvrage, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, affirme que « le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne » et ajoute que « cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur ».

Que signifie cette affirmation aujourd’hui ? En quoi l’héritage chrétien de notre pays nous donne-t-il des raisons d’espérer ?

La France est pétrie de christianisme. Un lien particulier unit notre pays à la religion catholique. C’est une réalité historique, malheureusement trop souvent passée sous silence. Comme disait le général de Gaulle : « Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs ». Fait singulier, le président de la République française est le seul chef d’État à hériter du titre de « premier et unique chanoine honoraire de la basilique papale de Saint-Jean-du-Latran », en tant que successeur des rois de France. On y célèbre d’ailleurs chaque année une messe à l’intention du « bonheur et de la prospérité de la France ». En fait, ce lien particulier qui unit notre pays à l’Eglise consiste bien en une relation mutuelle, tissée au fil des siècles, depuis que le roi d’un peuple barbare, reçut le baptême des mains d’un évêque catholique.

Ce qu’on appelle le « baptême de Clovis » n’est pas un fait anodin, qui relèverait seulement de la sphère privée ou d’une démarche personnelle. C’est un événement qui engage tout un peuple. En cela, il est bien fondateur de l’histoire de France. Par un pacte passé avec Dieu lui-même – Clovis promet de se convertir si Dieu vient en aide à ses armées – c’est la survie d’un peuple tout entier qui est en jeu, et pas seulement le salut personnel de son chef. Et c’est par une prière que cette alliance est scellée : « Ô Jésus-Christ, que Clotilde affirme Fils du Dieu Vivant, toi qui donnes du secours à ceux qui sont en danger, et accordes la victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite avec dévotion la gloire de ton assistance » (…) (Grégoire de Tours, Histoire des Francs, ch. II). L’histoire montrera que cette prière a été exaucée et les armées franques terrasseront l’ennemi à la bataille de Tolbiac.

Ainsi commence l’aventure française : par un cri de désespoir et par une profession de foi. Comme Constantin jadis, Clovis renonce aux dieux païens et se tourne vers le Dieu véritable, celui de sa bien-aimée Clotilde. « Brûle ce que tu as adoré, adores ce que tu as brûlé », tels sont les mots que l’évêque Rémi souffle au fier Sicambre, et qui enflamment son cœur, au moment où celui-ci se trouve plongé dans les eaux vivifiantes du baptême. Depuis, nos rois auront à cœur de préserver cet héritage chrétien et seront pour cela appelés « rois très chrétiens » (à partir de Charles V). Parmi eux, se distinguent notamment : Charlemagne, protecteur du Siège apostolique, saint Louis qui œuvra pour moraliser la vie publique, Louis XIII qui consacra la France à la Vierge Marie ou Louis XVI qui, au moment de sa mort, implora Dieu que son sang ne retombe pas sur les Français.

Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Il semble que les racines chrétiennes de la France ne soient plus évidentes pour tous, beaucoup préférant faire remonter notre histoire aux tribus de Vercingétorix, ou même à la Révolution de 1789, plutôt qu’à un baptême catholique, un peu embarrassant, surtout pour les adeptes d’une pseudo-laïcité – qui n’est en fait que le paravent d’un rejet viscéral du christianisme. Cependant, celui-ci n’a cessé de porter des fruits tout au long de notre histoire, comme en témoignent les nombreux saints que compte notre pays : Martin de Tours, Bernard de Clairvaux, Vincent de Paul, Bernadette Soubirous, Thérèse de Lisieux, Jean-Marie Vianney, Fréderic Ozanam, Charles de Foucauld, etc. Mais ils ne sont pas les seuls et d’autres ont participé, à leur manière, à la transmission de cet héritage, dans divers domaines : Couperin, Péguy, Claudel, Bernanos, Poulenc, Duruflé, Chateaubriand, Mauriac, Pascal, Bossuet, Maritain, Mounier, Lubac, Thibon… Autant de noms qui ont marqué notre culture chrétienne. Et nous pouvons ajouter à cette liste, non exhaustive, les nombreux moines et religieuses qui ont humblement apporté leur pierre à l’édifice par leur prière et leurs œuvres de charité. Sans oublier les bâtisseurs de nos églises, et de nos cathédrales, dont les flèches nous invitent toujours à élever notre regard vers le ciel. Tous ces personnages n’ont pas été épargnés par les difficultés mais ils étaient habités par une espérance qui les dépassait et par une foi à « soulever des montagnes »

Oui, si notre pays connait actuellement une grave crise économique, sociale et culturelle, sachons nous tourner vers ces hommes qui ont bâti notre pays et qui ont cru en quelque chose de plus grand qu’eux. Comme Clovis en son temps, ou Jeanne d’Arc face aux Anglais, osons crier vers le Seigneur afin qu’il ranime en nous la flamme de l’espérance, celle qui a brûlé tant de cœurs au cours des siècles. L’espérance n’est pas qu’un vœu pieux, mais comme le dit magnifiquement Bernanos, c’est plutôt un « désespoir surmonté […] On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir » (La liberté pour quoi faire ?, 1953).

Ainsi, loin d’être dépassées, nos racines chrétiennes sont plutôt un appel constant au dépassement. Oui, finalement, les racines de l’espérance, ce sont bien nos racines chrétiennes !

Et d’ailleurs, « France » rime avec « espérance » !

Pierre de La Taille

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

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Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays… « La Vierge Marie Mère de Dieu, sous…

16 août 2015

Dans « Non classé »

« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

Dans « Non classé »

26 février 2013
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Histoire & Culture

Général Jean-Etienne Championnet

by adminfhesp 21 février 2013

Fils illégitime d’Etienne Grand notable du Valentinois et de Madeleine Vachier, Jean-Etienne Vachiet voit le jour le 13 ou le 14 avril 1762 près de Valence. Si la famille de sa mère est d’origine modeste, son père possède une fortune plus que confortable, ainsi que des biens fonciers. Sans pour autant le légitimer, Etienne Grand prend Jean en charge avec attention et le place en nourrice chez la famille Tromparant à Soyons, puis chez la famille Brian en 1764. Son père l’envoie ensuite en pension chez un greffier de Justice à Chabeuil. C’est là qu’il reçoit son instruction, faisant montre d’une vive intelligence.

– En 1779, las des moqueries qui lui apportent son nom, Jean-Etienne Vachier quitte Valence pour le Midi de la France et mène une vie aventureuse faite de petits métiers. En 1782, rentré à Valence Jean-Etienne reprend ses études, avant d’être nomme receveur pour la perception des droits au bureau de La-Roche-de-Glun. En 1783, sentant sa fin proche, Etienne Grand lègue à son fils naturel ses domaines de Barlatier, Alixan, des Marlhies et aussi de Championnet. C’est à cette époque qu’il se rallie aux idées nouvelles. Son père disparaît en 1788, poussant Jean-Etienne Grand-Championnet part terminer son instruction à Lyon avant de revenir à Valence comme jeune notable prérévolutionnaire.

– En juillet 1789, Jean-Etienne Grand-Championnet s’engage dans la Milice bourgeoise et participe au mouvement des Fédérations né à Etoile. Promu Sergent en décembre, il est bombardé lieutenant en mars 1790. Vivant alors de débats et de réunions, il devient Secrétaire des Amis de la Constitution de Valence. En 1792, nommé Adjudant-Général de la Légion des gardes nationales du district de Valence, il organise la levée des volontaires dans le département de la Drôme. Sauf que le jeu politique ne lui plaît guère et Grand-Championnet décide de présenter sa candidature au grade d’adjudant-major. Elu à une large majorité, il se retrouve au commandement du 6e Bataillon des Volontaires de la Drôme (950 hommes pour seulement 80 fusils). C’est à ce moment qu’il choisit définitivement le nom de Championnet.

– Envoyé dans le Jura en 1793 pour y réprimer une rébellion, il réussit à pacifier la situation au grand dam des Conventionnels qui réclament la manière forte. En revanche, il doit se justifier devant Danton… qu’il réussit à convaincre. En revanche, il est choqué par les exécutions ordonnées par Lebas et Saint-Just. La même année, il rejoint l’armée du Général Lazare Hoche et participe à la prise de Landau. A Thionville en 1794, il est nommé Général de Brigade et combat encore sur la Moselle dans la région d’Arlon et de Luxembourg. Promu Général de Division en juin, il se distingue particulièrement lors de la victoire de Fleurus contre les Autrichiens et reçoit les félicitations des représentants en mission.

– Toujours Général de Division, Jean- rejoint l’Armée de Sambre et Meuse commandée par Jean-Baptiste Jourdan mais reçoit une unité d’environ 10 000 hommes en état lamentable. Ceci dit, il s’empare de Juliers et de Cologne avant de prendre un peu de repos à Valence.
Placé sous le commandement de Kléber en 1795, Championnet  participe à la campagne du Rhin et s’empare de Düsseldorf avec 700 soldats. Dans les semaines qui suivent, il s’empare de Limbourg et de Colsheim. Malheureusement, l’état de sa division est tel qu’il ne peut combattre davantage. Il a notamment perdu 4 000 soldats.
Revenu sous le commandement de Jourdan, Championnet participe brillamment lors de la première campagne du Danube, en couvrant la retraite de l’Armée de Sambre et Meuse sur près de 1 500 km. Le 1er décembre, il contribue à la mise en place des Conseils de Guerre avant de prendre le commandement de l’Armée de Sambre et Meuse par intérim.

– Au début 1797, le Directoire nomme Jean-Etienne Championnet adjoint de Lazare Hoche pour la Seconde campagne du Danume. Commandant un corps de 22 000 hommes formant l’aile gauche, il se distingue à Ukerach et Altenkirchen, s’attirant les compliments de son supérieur comme du Directoire. Mais Lazare Hoche est démis de ses fonctions lors du Coup d’Etat du 18 Fructidor en V. Toutefois, Paul Barras l’homme fort du Directoire octroie à Championnet le commandement de l’Armée de Sambre et Meuse. Ayant après la mort de son ancien chef, il lui fait élever un monument.
En 1798, il remporte de succès en Belgique en empêchant les Britanniques d’y débarquer. Championnet reçoit alors le surnom « des Dunes ». Il commande ensuite aux unités françaises réparties entre Dunkerque et la Hollande, avant d’envelopper celles du nord de l’Allemagne et de la Batavie.

– Toutefois, en 1798 toujours, par pour l’Italie pour prendre le commandement de l’Armée de Rome (5 Divisions et 23 000 hommes), hâtivement formée par le Directoire pour défendre la nouvelle République Romaine. Mais cette formation est elle aussi en piteux état et compte peu de canons et se trouve menace par les Armées du Royaume de Naples. Mais par une habile manœuvre, Championnet prend de vitesse les Napolitains et s’empare de Rome, Capoue, puis Gaete. Le 24 janvier 1799, il s’empare de Naples après avoir mis en déroute une armée de 70 000 hommes. Après cela, il proclame la République parthénopéenne, s’emploie à réformer l’Armée de Naples, tout en relançant les fouilles à Pompéi.

– Seulement, Championnet est accusé d’abus de pouvoir et est déchu de son commandement. D’abord jugé en Conseil de Guerre à Grenoble, avant d’être acquitté faute de preuves. Après le coup d’Etat du 30 prairial An VII (18 juin 1799), Championnet reprend ses fonctions militaires grâce à l’intervention de Jean-Baptiste Bernadotte. Placé au commandement de l’Armée des Alpes après la mort de Joubert à Novi, afin de mener campagne en Italie contre les Russes et les Autrichiens, il prend son commandement à Embrun. Seulement, ses hommes sont malades et mal équipés. Championnet est alors battu par les troupes d’Alexandre V. Souvourov à Genola le 4 novembre 1799. Profondément affecté par cette défaite, il tombe malade lui aussi et doit être évacué à Antibes.

– Jean-Etienne Championnet s’éteint le 9 janvier 1800 à l’Hôtel des Deux Aigles d’Antibes.

Source :
– BANC Jean-Claude : Le général Jean-Etienne Championnet, http://www.bonaparte-a-valence.fr

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7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

Maréchal Emmanuel de Grouchy

Maréchal Emmanuel de Grouchy

Le nom de Grouchy est longtemps resté – et reste encore – associé à la défaite de Waterloo. Presque comme si ce Maréchal d’Empire n’avait laissé que cette empreinte dans l’Histoire de la Grande Armée. Or, c’est faire injustice à ce soldat que de réduire sa carrière au 18 juin…

29 mai 2016

Dans « Grande Armée »

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

21 février 2013
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Histoire & Culture

Gérard Depardieu, Cyrano de Bergerac : Tirade du « nez »

by adminfhesp 19 février 2013

Un morceau de culture française.

L’acteur français au sommet de son art, dans une tirade mémorable…

Extrait du film réalisé par Jean-Paul Rappeneau « Cyrano de Bergerac » (1990)

Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d’ Edmond Rostand (1868-1918), inspirée d’un personnage réel, Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655). Cette pièce, qui fait partie des plus célèbres du théâtre Français, a été écrite à Paris en 1897 et jouée pour la première fois le 27 décembre de la même année à Paris, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin.

« Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme…
En variant le ton, -par exemple, tenez:
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champs que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîtes à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot:
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve. »

(Acte 1 Scène IV)

19 février 2013
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Histoire & Culture

Choeur Montjoie Saint Denys, « Chants de France »

by adminfhesp 15 février 2013

« Ces chants fredonnés à plusieurs dans les nuits chaudes d’une campagne gersoise ou périgourdine donnaient la chair de poule à ces jeunes gens qui rêvaient d’une nouvelle chevalerie. Les bouquets de braise s’envolant dans le ciel d’encre et d’étoiles couvraient nos visages de balafres de lumière, rouge comme du sang guerrier, celui de nos anciens de la bataille de France, de l’Est, d’indo ou d’Algérie. Chantées mille fois depuis lors, face aux rouges, dans les bagarres à un contre dix, dans les souks libanais les armes à la main, et même dans une prison soviétique, avec mon vieux complice Jacques Arnould, ces paroles de joie, de nostalgie, de combat, d’amitié, de rage, de dégoût, de revanche, de sang et de larmes, de victoires et de défaites, ne m’ont plus jamais quittées. »

Francis Bergeron

1. le Roy anglais – 2. Marche de Bruce – 3. Départ pour Marignan – 4. Le 31 du mois d’août – 4. Monsieur de Charette – 6. Le Roi des Landes – 7. Sainte Anne, ô bonne mère – 8. Les Calfats – 9. La Royale – 10. Sonnerie 1: Rassemblement – 11. Le Bouquet d’Ypres – 12. La Volga – 13. Aux Légionnaires – 14. Les Bats d’Af – 15. Les Africains – 16. Algérie française – 17. La lune est claire – 18. Sonnerie 2: Extinction des feux – 19. Aux morts

Chœur Montjoye Pour en savoir plus sur ce chœur:  http://choeur-montjoie.com/wp/

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « Le monde est en feu ! »

Voici l’ homélie prononcée par le vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, à l’occasion de la messe de rentrée du blog « le Rouge & Noir », le 4 octobre 2014, en la fête de S. François d’Assise . Au feu meurtrier des idéologies dominantes, l’abbé Iborra oppose le « feu » de l’Esprit Saint que les…

5 octobre 2014

Dans « Non classé »

[Chant historique] « Te souviens-tu disait un capitaine », nostalgie de l’épopée Napoléonienne

Lien du chant En ce 2 décembre, date du sacre de l’Empereur et de la bataille d’Austerlitz, nous faisons mémoire de l’épopée Napoléonienne à travers un chant composé par Emile Debraux en 1817. A travers ces paroles échangées entre un capitaine de la Grande armée et un soldat, on retrouve…

3 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

Caporal Abel Chennouf:

Caporal Abel Chennouf: « Mort pour la France »

Voici l’homélie de l’abbé Christian Venard, aumônier catholique du 17e RGP, prononcée au cours de l’inhumation du caporal Abel Chennouf, assassiné à Montauban, au Cimetière de Manduel : « Abel, mon camarade parachutiste, mon frère, voilà une semaine, jour pour jour et presque heure pour heure, je tenais ta main, encore chaude de…

24 mars 2012

Dans « Non classé »

15 février 2013
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Histoire & Culture

10 octobre 1806 : Victoire de Jean Lannes à Saalfeld

by adminfhesp 9 février 2013

Pour expliquer cette victoire, laissons          l’ Empereur Napoléon Ier commenter les combats :

« La canonnade n’a duré que deux heures ; la moitié de la division du général Suchet a seule donné ; la cavalerie prussienne a été culbutée par les 9e et 10e régiment de hussards ; l’infanterie prussienne n’a pu conserver aucun ordre dans sa retraite ; une partie a été culbutée dans un marais, une partie dispersée dans les bois.

– On a fait 1 000 prisonniers ; 600 hommes sont restés sur le champ de bataille ; trente pièces de canon sont tombées au pouvoir de l’armée.
Voyant ainsi la déroute de ses gens, le prince Louis de Prusse, en brave et loyal soldat, se prit corps-à-corps avec un maréchal-des-logis (Guindet) du 10e régiment de hussards. “Rendez-vous, Colonel, lui dit le hussard ou vous êtes mort.” Le prince lui répondit par un coup de sabre ; le maréchal-des-logis riposta par un coup de pointe, et le prince tomba mort.

Gravure représentant la mort du Prince Louis-Ferdinand de Prusse.

Si les derniers instants de sa vie ont été ceux d’un mauvais citoyen, sa mort est glorieuse et digne de regret ; il est mort comme doit désirer de mourir tout bon soldat. Deux de ses aides de camp ont été tués à ses côtés. »

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Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

14 octobre 1806 : Victoires d'Iéna et d'Auerstädt

14 octobre 1806 : Victoires d’Iéna et d’Auerstädt

Le 7 octobre 1806, la Prusse du Roi Frédéric-Guillaume III déclare la guerre à l’Empire Français. Si son armée est bien mieux encadrée et armée que celle de l’Autriche, les soldats récemment engagés n’ont pas été entraînés. Qu’à cela ne tienne, l’opinion prussienne galvanisée par la Reine Louise de Mecklembourg-Stretlitz,…

14 octobre 2016

Dans « Grande Armée »

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

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9 février 2013
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Histoire & Culture

« France, mère des arts, des armes et des lois… » Joachim du Bellay

by adminfhesp 9 février 2013

« France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.

Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,
Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. »

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Joachim du Bellay, les Regrets, sonnet IX (1558)

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Un texte qui vaut la peine d’être lu et médité…

Voici la copie d’un élève de classe de 3ème en 1976, lauréat national dans un concours écrit sur le thème de « la Patrie ». Le sujet exact était : Que signifie pour vous le mot « Patrie » ? Voici sa copie : « Étranger, mon ami, tu me demandes…

25 février 2012

Dans « Non classé »

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon Écrivain, dramaturge, poète, intellectuel engagé, Victor Hugo laisse derrière lui une œuvre  immense et protéiforme. Son roman intitulé les  Misérables (1862) tient une place de choix dans cette œuvre et illustre bien son engagement politique en faveur des plus démunis.L’auteur…

26 février 2012

Dans « Non classé »

Dorgelès :

Dorgelès : « Je songe à vos milliers de croix de bois… »

Voici la dernière page d’anthologie du célèbre roman de Roland Dorgelès (1885-1973) , Les Croix de bois, paru en 1919. L’encre de l’ancien soldat répond, ici, au sang versé par ses « frères d’armes » . Hommage émouvant, mais aussi, expression d’une crainte: celle de l’oubli du sacrifice de ces héros qui hantent à jamais notre histoire… « Je songe à vos milliers…

28 mai 2015

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9 février 2013
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Histoire & Culture

6 septembre 1914 : victoire défensive de la Marne

by adminfhesp 8 février 2013

Pour expliquer la situation sur la Marne au début de septembre 1914, il faut effectuer un retour un bref en arrière.
A la fin de l’été 1914, l’application du Plan XVII par l’Etat-major Français a échoué lors de la « Bataille des Frontières » les offensives en série en Haute-Alsace, en Meurthe et en Moselle n’ont débouché sur rien, en dépit de la libération très temporaire de Mulhouse. L’intervention en Belgique des Divisions du Nord de la France s’est soldée par la défaire de Charleroi. Les pertes françaises ont été effroyables. Écrasée par l’artillerie allemande et hachée par les mitrailleuses, l’Infanterie française « Reine des Batailles » a subit des pertes particulièrement effroyables dans les toutes premières semaines de la Grande Guerre. On pense notamment à l’engagement de Rossignol au cours duquel 12 000 fantassins français des 2nde et 3e Divisions d’Infanterie Coloniale ont été tués. Le commandement français répond durement en limogeant* plusieurs généraux dont Charles Lanrezac remplacé à la tête de la Ve Armée par Franchet d’Espèrey et Pierre Ruffey qui doit céder sa place à Maurice Sarrail à la tête de la  IIIe Armée. Joffre ordonne aussi à ce que des mesures disciplinaires plus dures soient prises contre les soldats suspects de désertion ou d’agitation dans les rangs. Ordre relayé au sein des divisions et des régiments puisque l’on fusille bien plus dans les premiers jours de 1914 qu’en 1917.

– De leur côté, appliquant les Directives du Schlieffens-Blau, les Allemands ont envahi la Belgique mais la résistance à hauteur de Namur et de Liège les ont retardé. Cependant, repoussant les cinq armées françaises qu’ils trouvent devant eux entre l’Aisne et la Meuse, ils avancent rapidement vers Paris, ce qui force le Gouvernement français à se réfugier à Bordeaux comme en 1870. Toutefois, un la Ve Armée donne un coup d’arrêt aux I. et II. Armeen allemandes à Guise (Aisne) le 29 août, ce qui donne de l’oxygène à Joffre.

– Ceci dit, si l’histoire militaire a relevé ses erreurs et ses égarements dans les premiers jours de la Guerre, le Généralissime français opte pour la retraite sur l’Ourcq et la Marne. Comme le relève aussi Jean-Christophe Notin, dans l’entourage de Joffre, on pense même à combattre en Bourgogne et dans le Morvan. Fin août donc, par un chaleur étouffante, les fantassins et cavaliers français – qui souffrent littéralement sous leurs lourdes capotes de laines – font marche arrière devant l’avancée allemande. Or, le réflexe de Joffre met à mal le Plan Schlieffen puisque celui-ci prévoyait d’anéantir l’Armée française avant de marcher sur Paris. Or, si les Alliés ont subi des pertes importantes, ils maintiennent leur cohésion.

– Six jours de violents combats vont donc être nécessaires aux Français et aux Britanniques pour repousser les Allemands des abords de Paris et de Reims et stabiliser la situation, mettant en échec toute la stratégie du Schlieffens-Blau (Plan Schlieffen).

* FORCES EN PRÉSENCE 

– Face aux forces de von Kluck (I. Armee allemande) 

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8 février 2013
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Histoire & Culture

Charles d’Orléans : En regardant vers le Pays de France

by adminfhesp 2 février 2013

– Charles d’Orléans (1394-1465) dit le Prince Poète, était fils du Duc Louis d’Orléans– assassiné en 1407 sur ordre de Jean Sans Peur- et par conséquent, neveu du Roi Charles VI ainsi que petit fils de Charles V le Sage. Fait prisonnier par les Anglais lors du désastre d’Azincourt, il passe vingt-cinq ans en captivité en Angleterre. Il sera libéré en 1440 contre une forte rançon. Il avait épousé successivement, Marie de Valois, Bonne d’Armagnac et Marie de Clèves.

– Il s’est éteint le 5 janvier 1465 à Amboise. Sa branche lui survivra un temps puisque son fils Louis, succédera à son cousin Charles VIII et deviendra Louis XII.

Charles_Ier_d'Orléans

En regardant vers le pays de France,
Un jour m’advint, à Douvres sur la mer,
Qu’il me souvint de la douce plaisance
Que je soulais au dit pays trouver ;
Si commençai de cœur à soupirer,
Combien certes que grand bien me faisoit
De voir France que mon cœur aimer doit

Je m’avisai que c’était non savance
De tels soupirs dedans mon cœur garder,
Vu que je vois que la voie commence
De bonne paix, qui tous biens peut donner ;
Pour ce, tournai en confort mon penser ;
Mais non pourtant mon cœur ne se lassoit
De voir France que mon cœur aimer doit.

Alors chargeai en la nef d’Espérance
Tous mes souhaits, en leur priant d’aller
Outre la mer, sans faire demeurance,
Et à France de me recommander.
Or nous donn’ Dieu bonne paix sans tarder !
Adonc aurai loisir, mais qu’ainsi soit,
De voir France que mon cœur aimer doit.

Paix est trésor qu’on ne peut trop louer.
Je hais guerre, point ne la dois priser ;
Destourbé m’a longtemps, soit tort ou droit,
De voir France que mon cœur aimer doit !

 

 

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Histoire & Culture

Fantassins de 1914 – Les Allemands (2)

by adminfhesp 29 janvier 2013

Aussi célèbre pour ses clichés aussi répandus que le Feldgrau ou le casque à pointe et l’Aigle Impérial, la figure du fantassin allemand de 1914 reste assez. En voici un essai de portrait.

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1 – RECRUTEMENT, SOLDATS ET SERVICE MILITAIRE

 * Le prestige de l’institution militaire

Comme l’explique l’historienne Anne Duménil, en 1914, en raison de la part active qu’elle a pris lors des guerres pour l’unité allemande, la Kaisersheer jouit d’un prestige auprès de la population. Les victoires contre l’Empire des Habsbourg et contre la France de Napoléon III ayant fait d’elle l’instrument premier de l’unité nationale et de la naissance du Second Reich, la Kaisersherr imprègne sensiblement la vie politique et culturelle, ce qui impacte nettement sur la population. L’historien allemand Hans-Uhlrich Wehler a notamment montré comment les codes et modes de vie fondés sur la discipline et les manières de penser ont forgé un « militarisme social ». Ainsi, en 1914, qu’il soit conservateur, social-démocrate, libéral, luthérien ou catholique, prussien, hessois, rhénan ou bavarois, l’engagé allemand est psychologiquement prêt à monter au front. Instrument légitime pour

Au début du XXe siècle, avec l’effacement de von Tirpitz et de ses ambitions navales irréalistes, et le retour des « terriens » conduits par Ludendorf au sein du Grand Etat-Major impérial qui profite à la Heer, la conscription conduit un nombre croissant de jeunes allemands à entrer en contact avec l’institution militaire. Pour les jeunes allemands qui accomplissent leur service militaire, il s’agit d’accéder au prestige de l’uniforme qui est une source de fierté. En outre, pour beaucoup, la Kaisersheer est un creuset qui, en dépit de l’élitisme qui favorise les Junkers et les classes aisés, dépasse les différences sociales, politiques et confessionnelles qui marquent encore fortement l’Allemagne wilhelmienne.

** Soldats et hommes du rang
5 res.100 1914
Tout comme son futur adversaire français, le fantassin impérial allemand est assez jeune et accomplit – ou a accompli – son service militaire qui le tire de sa petite ville ou de son Bürger dans lequel il a grandi. Comme les Français, il est plutôt jeune mais issu de milieux sociaux assez variés en grande partie grâce à l’urbanisation dynamique qu’a connu l’Allemagne grâce à son industrialisation, ce qui impacte bien entendu sur le recrutement géographique. Les recrues des milieux ouvriers viennent de l’Allemagne de l’Ouest, du Nord et de l’Est (Rhénanie, Ruhr, Sarre, Stuttgart, Prusse, Poméranie et Silésie), tandis que celles issues de milieux ruraux et paysans viennent du centre et du sud (Bade-Wurtemberg, Bavière, Thuringe et Saxe). Mais une part très importante des jeunes engagés allemands sont issus des grosses ou moyennes villes du pays et donc de milieux de moyenne et petite bourgeoisie comme de classe moyenne : professions juridiques, avocats, négociants, commerçants, fonctionnaires…

Pour l’infanterie, la plupart des engagés seront versés dans les régiments de type classique au sein des Länder mais d’autres pourront intégrer les plus prestigieux Jäger-Regimente (Régiments de Chasseurs). Ceux issus de milieux plus aisés peuvent avoir le privilège de servir comme soldats – voire même sous-officiers – dans les rangs des très prestigieux Kaisers-Preusse-Garde-Regimente (Garde Impériale Prussienne). Les autres
Enfin, après son service militaire qui dure deux ans (un an pour certains milieux plus privilégiés), le conscrit sera versé dans la Landsturm, c’est-à-dire la Réserve. Et il est donc mobilisable en cas de guerre.

Comme en France, le recrutement est échelonné au niveau géographique : Villes/Länder/Régions Militaires (Wehrkreise). Cela fait que beaucoup de régiments de Guillaume II portent – avec leur numérotation – le nom de leur Land d’origine (Preusse, Sachsens, Thüringes, Hessen, Bayerische, Würtemberger…). Notons enfin qu’en raison de son héritage historique inhérent, la Bavière conserve la particularité d’avoir « son » armée ; la Bayerisches-Königs-Heer (Armée Royale bavaroise), levée directement dans le Land mais ses Regimente, Divisionen et Korps sont mis à  dispositions des forces Impériales.

*** Discipline

Alors que l’Armée française est marquée par un certain paternalisme et par la notion de la défense de la Patrie que nous connaissons, la Kaisersheer inculque aux engagés la notion de fidélité à l’Empereur Guillaume II et au Drapeau Schwartz-Weiss-Rot, ainsi que la conscience de la tâche éminente et historique qu’accomplissait l’Armée du Reich. Toujours selon Anne Duménil, les instructeurs et les officiers peuvent se transformer en « éducateurs moraux » pour inculquer aux soldats l’honneur, la dignité, le courage,  la maîtrise de soi et la volonté de fer de remporter la victoire. Mais l’instruction théorique n’est pas non plus oubliée, loin de là ; il s’agit de développer les qualités intellectuelles du soldat qui sont exigées dans le combat moderne.

Loin des caricatures qui ont la vie tenace, la discipline militaire allemande, régie par l’Ordonnance disciplinaire de 1872, est particulièrement stricte mais . Mais il y a un paradoxe, si les infractions ne font pas l’objet d’une codification et sont laissés à l’appréciation du supérieur, les peines et sanctions sont clairement définies (mais si la schlague du temps de Frédéric II a disparu depuis longtemps). Toujours en référence aux travaux d’Anne Duménil, en proportion de l’infraction (désobéissance, insubordination, absence non autorisée, ivresse, offense d’un supérieur à un subordonné…), l’engagé peut faire l’objet de sanctions telles l’interdiction de disposer de sa solde, non-versement de solde,  mise aux arrêts de rigueur allant de trois à dix jours.
**** Les Officiers

Vision quelque peu romantique de l'Officier allemand

Vision quelque peu romantique de l’Officier allemand

Comme l’explique Pierre Jardin pour la revue Guerre Histoire, depuis 1813, le corps des officiers allemands conserve une image assez stéréotypée tout en ayant fait l’objet d’une évolution dans le domaine intellectuel. Ainsi, l’officier qu’a conçu Scharnhorst doit avoir les qualités de courage, de coup d’œil, du sens de la prise de décision mais aussi, avoir acquis de bonnes notions en mathématiques, en histoire, en géographie et même en philosophie. Cependant, les armes « classiques » comme l’infanterie et la cavalerie reste le domaine privilégiée de la noblesse prussienne, wurtembergeoise ou bavaroise, tandis que les armes dites « savantes » (artillerie, génie, transmissions, transports) recrutent dans les rangs de la Bourgeoisie des villes. De son côté, la Kaisersgarde est exclusivement réservée à l’aristocratie prussienne pour ce qui est des cadres. Seulement, Scharnhorst et Gneisenau souhaitaient voir la méritocratie imprégner l’armée car lors de la Guerre de Libération de 1813, ils ont pu constater que de bons officiers n’étaient pas systématiquement issus des rangs de la vieille noblesse prussienne… d’autant plus que Gneisenau était catholique de parents autrichiens.

En lieu et place de cela, après 1848, la noblesse prussienne avec son incarnation militaire que représentent les Junkers, tend à former une caste hermétique avec son esprit de corps élitiste, ses rituels et ses traditions. Cette volonté de maintenir un véritable Corps d’élite sociale au-dehors de l’appareil de l’Etat, explique la réticence des membres supérieurs de l’Offizierskorps de donner leur accord à l’augmentation des effectifs souhaitée par Erich Ludendorf (qui fait presque figure d’exception dans le corps des officiers prussiens puisqu’il est issu de la bourgeoisie).
Pour les Junkers, un accroissement des effectifs – nécessaire selon Ludendorf au vu de la situation stratégique du Reich en Europe – impliquera un accroissement de l’effectif des cadres ; ce qui entraînera un recrutement plus important au sein de la Bourgeoisie. Or, on l’aura compris, par réaction sociale les Junkers entreprennent de conserver leurs prérogatives sur la formation des officiers du Kaiser. Ainsi, plus de 90% des cadets de Guillaume II instruits à la Junkerschule-Lichterfelde portent un « von » à leur nom de famille. Bon nombre de futurs responsables militaires et généraux d’Hitler y sont passés ; von Fritsch, Geyr von Rundstedt, Walter von Brauchitsch, Erich von Manstein, Ewald von Kleist, Hasso Eccard von Manteuffel… exception faite des Heinz Guderian, Wilhelm Keitel ou Franz Halder.

Les soldats et officiers allemands sont particulièrement bien formés du point de vue tactique et technique. Mais il faut nuancer un point ; l’expérience du feu. Ceux ayant connu les guerres d’unification sont soit des généraux assez âgés ou des gens en retraite. Contrairement à bon nombre d’officiers français ou britanniques qui ont connu l’expérience du feu dans des opérations de contre-guérilla, de combats classiques ou du commandement dans les Colonies, les soldats allemands les plus expérimentés en 1914 voient leur expérience limitées à l’expédition contre les Boxers en Chine ou contre les Hotentots en Namibie.


2 – UNIFORME ET EQUIPEMENT INDIVIDUEL

Le fantassin allemand de 1914 diffèrent presque en totalité de son futur adversaire d’Outre-Rhin. D’une part, comprenant l’importance de la discrétion dans un champ de bataille, l’Etat-Major impérial a abandonné dès la fin du XIXe siècle l’ancien uniforme noir et rouge hérité en droite ligne de la Guerre de Libération de Prusse de 1813. Cédant donc la nostalgie de la revanche contre Napoléon à la pratique, la Kaisersheer adopte alors le célèbre Feldgrau (« vert de gris » ou plus exactement « Gris de campagne ») modèle 1907/10. Il est composé d’un pantalon et d’une veste en coton à col. Particularité, les boutons sont marqués de la couronne impériale sauf pour les Régiments de Bavière qui arborent le Lion. Toutefois, les Jäger ne portent pas le Feldgrau mais une tenue Graugrün (« vert sapin »).

Au repos, les soldats et portent un béret plat marqué d’une petite rosace aux couleurs du drapeau impérial. Les officiers portent une casquette haute, héritée des soldats de 1813 et marquée soit par la rosace ou bien par la Croix de fer. Au combat, ils sont coiffés du célèbre casque à pointe « Pickelhaube », que l’on recouvrira d’un revêtement de camouflage suite aux premiers combats car leur couleur noire reluisante rendait les hommes beaucoup trop repérables. Ceux des soldats et sous-officiers sont marqués du numéro du Régiment et ceux des officiers de l’Aigle Impérial. Exception pour les Jäger qui portent un shako en cuir bouilli avec un revêtement de camouflage.

Enfin, les soldats du Kaiser sont chaussés des non moins célèbres bottes en cuir cloutées, plus pratiques que les brodequins français.

Tout comme les Français, les fantassins allemands portent un havresac comportant ses effets personnels, une couverture en laine et son matériel de campagne. Mais il est plus léger et plus pratique. Comme les fantassins allemands doivent être offensifs sur le terrain, ils doivent porter un poids modéré. La musette n’est pas abandonnée elle non plus mais elle est portée accrochée au ceinturon, ce qui est plus pratique pour le soldat. Enfin, le ceinturon sert à accrocher la gourde,  les cartouchières (six) et les grenades.

4 – ARMEMENT

Incontestablement, lles soldats de Guillaume II sont sans doute les mieux armés d’Europe. L’arme réglementaire du Landser ou du Jäger est le Karabinier 98 k Mauser. Assez léger (3,95 kg), d’un calibre 7.92 mm avec, doté d’un magasin de cinq cartouches, le Mauser était doté d’une culasse mobile en acier Krupp particulièrement solide et facile d’emploi. Un fantassin allemand correctement entraîné au tir pouvait tirer 15 coups par minute. Les officiers sont généralement armés du novateur pistolet Mauser C96 (calibre 7.63 Mauser ou 9 mm Parabellum) qui se charge par magasin et non par barillet.

Sur l’emploi des grenades, les allemands sont à l’avance avec l’utilisation de la grenade offensive à manche Steilhandgranate. Rudimentaire dans sa conception, composée d’un cylindre rempli d’explosif, d’un manche et d’un détonateur, elle n’en est pas moins appréciée pour son emploi pratique. Enfin, s’ils ne sont pas fusiliers, les fantassins allemands sont mitrailleurs.
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Et en dotation comme en emploi, ils dépassent encore les Français ou les Britanniques car la mitrailleuse est très vite perçue comme d’intérêt tactique offensive et non pas seulement défensif. Elle sert d’appui-feu aux fantassins et doit être autant portée à l’avant qu’à l’arrière en cas de contre-attaque ennemie. Les Allemands utilisent alors la très efficace mitrailleuse Maxim MG 1908 de 7,92 mm qui équivaut à la puissance de feu de trente fusils. Autoalimentée avec des bandes de 250 coups, fonctionnant par emprunt de gaz et bénéficiant d’un système de refroidissement par eau, elle peut tirer 600 coups à la minute. Ses qualités et son emploi vont en faire une arme dévastatrice lors de la Bataille des frontières.

[Suite]

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