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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

by adminfhesp 1 avril 2010

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin…

« Si la liturgie nous invite aujourd’hui à tourner notre regard vers Jeanne d’Arc, c’est grâce à M.Deschanel, l’inénarrable président de la République qui, au lendemain de la canonisation proclamée par Benoît XV en 1920, fixa au 2e dimanche de mai la fête nationale de celle que tant de catholiques appelèrent la « Sainte de la patrie ».

Nous tournerons aujourd’hui d’autant plus facilement notre regard vers S. Jeanne d’Arc qu’à l’occasion du 6ème centenaire de sa naissance nous avons transféré sa statue du fond de l’église au lieu qu’elle occupait à l’origine, dans le déambulatoire côté épître. Et nous rencontrerons alors le regard de celle qui, l’an dernier, lui a élégamment cédé la place en se positionnant en face, côté évangile, S. Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ce vis-à-vis des deux jeunes patronnes secondaires de la France n’est pas sans signification. Si Jeanne lève les yeux vers le ciel, notre Thérèse, elle, contemple avec douceur celle qui l’a précédée sur les voies de la sainteté. La figure de Jeanne l’a saisie dès son enfance pour ne plus cesser de l’accompagner, et ce jusqu’à sa mort. Thérèse consacrera des poèmes et des prières à Jeanne qui à son époque – notons-le bien – n’était pas même béatifiée. Elle lui consacrera même deux pièces de théâtre. C’est que Thérèse qui, malgré sa petitesse voulait devenir par grâce une grande sainte, se reconnaissait en Jeanne. En brossant dans un cantique le portrait de Jeanne n’est-ce pas le sien qui se donne à voir ? « Jeanne, Seigneur, est ton œuvre splendide, / un cœur de feu, une âme de guerrier, / tu les donnas à la vierge timide / que tu voulais couronner de laurier ». À l’abbé Bellière, en 1897, l’année de sa mort, elle confie dans une lettre : « Lorsque je commençais d’apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait. Je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter. Il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses ». Mais Thérèse, qui fut dès sa prime adolescence attirée par le cloître, savait bien que sa mission différait de celle de Jeanne. Elle continue : « Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du ciel m’invitant au combat, j’entendis, au fond de mon âme, une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’Époux des Vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses et dans la solitude du Carmel, j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel, mais de faire aimer le Roi du ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs ». En un mot Thérèse actualisait la figure spirituelle de Jeanne : du service de Charles VII à celui du Christ, de la soumission du royaume des lys à celui du royaume des cœurs. Thérèse nous invite aujourd’hui à faire de même, à imiter sinon extérieurement du moins intérieurement celle que la « plus grande sainte des temps modernes », aux dires de S. Pie X, tenait pour la plus grande sainte du Moyen Âge.

Même si la mission terrestre de Jeanne demeure toujours d’actualité – car le royaume des lys est aujourd’hui comme hier en grand péril : péril de perdre sa souveraineté politique par la mondialisation et l’impérialisme de la finance apatride, péril surtout de perdre son unité culturelle et religieuse sous les coups du relativisme éthique et de l’islamisme militant –, sa mission céleste, que rend visible Thérèse, l’est peut-être davantage encore. A maux nouveaux, armes nouvelles. S’adressant au Christ, Thérèse déclare : « Mon glaive à moi, c’est l’amour. Avec lui je chasserai l’étranger du Royaume ; je vous ferai sacrer Roi des âmes ». Il n’y a pas d’opposition entre la mission de Jeanne et celle de sa cadette : l’une et l’autre mènent avec le même courage, la même constance, le même sens du sacrifice, le combat pour l’honneur et la gloire de Dieu, et par redondance pour la paix et la justice dans la patrie terrestre. N’oublions pas que si Jeanne lutta contre les Anglais, ce fut sans haine et avec un certain dégoût, celui de n’avoir pu gagner le roi d’Angleterre en ce 15e siècle commençant à son grand dessein qui consistait à unir les forces de la chrétienté pour reprendre à nouveaux frais l’œuvre alors ô combien nécessaire de la croisade contre les Ottomans qui s’apprêtaient à faire tomber Constantinople et à se répandre pour des siècles en Europe centrale et balkanique.

La mission de Jeanne n’est jamais finie, celle de Thérèse pas davantage. La France, l’Église, les patries ont toujours besoin d’être protégées, d’être libérées des dangers qui menacent leur existence et leur foi. C’est pourquoi afin de compléter l’œuvre de restauration nationale et chrétienne entreprise autrefois avec succès par Jeanne, l’Église a associé à notre époque la figure de Thérèse. Dans notre société matérialiste, relativiste, hédoniste, on a exclu Dieu et sa charité. Et de ce fait on a laissé une place plus grande au « prince de ce monde », « menteur et homicide dès l’origine ». Division et violence règnent comme autrefois, mais à l’intérieur des cœurs, sous une forme plus sournoise, en prenant l’apparence de la liberté. Thérèse, qui avait si vivement ressenti dans sa nuit de la foi la morsure de l’athéisme moderne en passe de déchristianiser la société de son temps et de la conduire à l’apostasie, appelait de ses vœux le retour de Jeanne. Elle l’écrit dans un cantique : « Jeanne, c’est toi notre unique espérance. / Du haut des cieux, daigne entendre nos voix, / descends vers nous, viens convertir la France, / viens la sauver une seconde fois ». D’une certaine manière, elle a été exaucée, car la Jeanne des temps modernes, c’est un peu elle. Elle que nous pouvons imiter, nous, pour actualiser la mission de Jeanne. S’il est peut-être aujourd’hui moins utile de revêtir une armure de fer, il est certainement plus nécessaire de brandir le glaive de la foi et de dégainer l’épée de la merci, glaive et épée qui furent aussi ceux de Jeanne, glaive et épée qui font d’elle une figure qui franchit les frontières, jusqu’à passer le Channel puisqu’on trouve une chapelle qui lui est consacrée dans la cathédrale catholique de Westminster à Londres… Jeanne, disait Malraux, « qui as donné au monde la seule figure de victoire qui soit figure de pitié ».

Thérèse a peut-être encore été exaucée de nos jours, en notre pays, avec ces sentinelles qui se sont dressées silencieusement et pacifiquement devant ces lieux de pouvoir où l’arrogance le dispute à l’incompétence, où l’ennemi de toujours, paré des oripeaux de la modernité, attise haine et division dans un peuple trop enclin à y succomber. « Refusant la société matérialiste et prométhéenne, écrit une philosophe contemporaine, [ces veilleurs] souhaiteraient lui trouver une âme, et au moins faire en sorte que ce qui subsiste d’âme ne s’éteigne pas. Ce qu’ils veillent, c’est la petite lueur de prudence, de pudeur, de décence, d’espérance, dans une société pathétique de mensonges, de snobismes, de toute-puissance et de consommation ». Oui, Jeanne n’es-tu pas invisiblement présente à la résistance que mènent aujourd’hui ces veilleurs, Jeanne « sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais – comme disait encore Malraux – que le tombeau des héros est le cœur des vivants ». Oui, Jeanne, veille avec nous, aide ainsi à reforger dans l’âme des Français d’aujourd’hui l’antique épée de Charlemagne que tu redécouvris aux commencements de ta chevauchée victorieuse. Oui, Jeanne, sois auprès de ces Français qui veillent à l’instar de ces Polonais qui pendant une neuvaine d’années préparèrent avec le succès que l’on sait le millénaire de la conversion de leur nation. Que nous aussi, avec Thérèse et Jeanne, à l’instar des Polonais d’alors, nous puissions dire à celle qui est notre patronne principale : « ô Marie, Reine de la France, je suis avec vous, je me souviens, je veille »…

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Editorial de l'abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d'Arc

Editorial de l’abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d’Arc

Voici le dernier éditorial signé par l’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse st Eugène-ste Cécile, intitulé « la Pucelle et le Bon Pasteur ». Rappelons que France-histoire-Espérance a vu le jour il y a maintenant deux ans alors que notre pays commémorait le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc…

11 mai 2014

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« L’amour de la France fut avec l’amour de Dieu la flamme de Jeanne d’Arc » Mgr Dupanloup

Le 8 mai 1429 sainte Jeanne d’Arc entre dans Orléans d’où les Anglais viennent de s’enfuir. Prions sainte Jeanne de nous communiquer son amour de Dieu et son amour de la patrie.   Voici un extrait du Second Panégyrique de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale de Sainte-Croix, le 8 mai…

8 mai 2015

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FHE :

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ». Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée…

28 mai 2015

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1 avril 2010
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Histoire & Culture

Vins de Loire – 6 : Le Vouvray

by adminfhesp 29 mars 2010

Cultivé dès la fin du Ve siècle, le vignoble de Vouvray (AOC reconnue en 1936) se déploie en plein cœur de la Touraine (2 176 hectares), sur des coteaux s’étendant à l’est de Tours et sur la rive droite de la Loire. En cela, il fait face aux vignes de Montlouis.

7722_vouvrayLe Vouvray n’existe qu’en blanc et n’est issu que d’un seul cépage ; le Chenin blanc (Pineau de la Loire) mais sous quatre formes ; sec, demi-sec, moelleux et effervescents (ou « pétillant »).

Le cépage se développe sur des sols argilo-siliceux et argilo-calcaires souvent bien drainés et bénéficiant d’un réchauffement naturel qui profite à la maturation des vins. En revanche, la pluviométrie et l’ensoleillement sont variables d’année en année, ce qui impacte sur la récolte. A ce titre, celle de 2013 fut catastrophique en raison de fortes averses de grêle.Toutefois, si l’année est particulièrement chaude et ensoleillée, les raisons sont récoltés plus tardivement pour élaborer des vins demi-secs ou moelleux. Beaucoup de vignerons produisant du Vouvray utilisent des tonneaux en bois de tuffeau qui permet une meilleure garde du vin.

306--Ch-teau-de-Moncontour--VouvrayEn matière de garde justement, les Vouvray secs ou demi-sec peuvent se conserver jusqu’à cinq ans. On comptera dix ans en moyenne pour un moelleux mais on peut aller au-delà s’il s’agit d’une très bonne année, voire d’un millésime. Enfin, un vin effervescent ne pourra se boire que très jeune.

* VINS SECS 

D’une robe de teinte pâle agrémentée de reflets verts, leurs arômes évoquent le fruit blanc (pomme et pêche), avant d’évoluer sur les fruits mûrs, l’amande et la noisette dans leur maturité. En bouche, ils se montrent vifs, frais et de bon aloi.

On les déguste de préférence sur de la charcuterie (rillettes), de l’andouillette au vin blanc ou au Vouvray, des côtes et escalopes de veau à la crème, des escalopes de dinde à la crème, de la blanquette de veau, de la poularde à la crème, du poulet à l’estragon, du rôti de dinde Orloff, de la friture de poisson de rivière, du Bar (Loup) au four et en croûte de sel, du brochet en sauce ou au beurre blanc, des darnes de saumon au beurre blanc ou pochées, des filets de sandre au beurre blanc, des filets de sole à la normande, de la lotte (en sauce ou à l’américaine), de la raie, de la truite (en crème, pochée ou farcie), de la daurade, des fromages de Touraine ou de la vallée de la Loire (Sainte-Maure, Selles-sur-Cher, Rouelle, Valençay), ainsi que sur des tartes (Tatin, à la rhubarbe), des salades de fruits ou des crumbles.

* DEMI-SECS ET MOELLEUX

Dotés d’une jolie robe jaune paille qui évolue sur l’ambre avec le vieillissement, les Vouvray demi-sec et secs délivrent d’abord des arômes d’acacia, de clou de girofle, de rose mêlés aux fruits et blancs (pomme et poire) comme parfois aux agrumes. Avec la maturation, les moelleux s’enrichissent de miel, de cire d’abeille, de coing mûr, voire même de notes torréfiées (tabac de Virginie).

DSC_0247En bouche, ils se montre particulièrement équilibrés entre la douceur et la vivacité et offrent une notable longueur en bouche.

Les demi-secs et moelleux sont à servir à 10-11°C sur du poisson en crème (saumon, sole, Saint-Pierre) des fromages (Bleu d’Auvergne, Bleu des Causses, Brebis) et des desserts (Tartes aux fruits rouges, charlotte aux fruits rouges, desserts au citron, gâteau basque).
Dans leurs bonnes années, les moelleux peuvent aussi se déguster sur du foie gras.

* EFFERVESCENTS 

Élaborés depuis le XIXe siècle à partir d’une seconde fermentation en bouteille (méthode traditionnelle), ils sont dits « pétillant » la pression en bouteille est de 2,5kg/cm3. En revanche, on les qualifie de « mousseux » lorsque la pression est supérieure à 5 kg/cm3.

Leur robe est faite d’un jaune soutenu agrémenté de fines bulles. Leurs arômes révèlent davantage des notes briochées, de noisette, d’amande et de pomme verte. En bouche, ils se montrent frais, élégants et vifs.
On les dégustera donc jeunes et bien frais (6-8°C) à l’apéritif, sur des crêpes, des tartes (fruits rouges, abricots, citrons) et des charlottes (aux pommes et aux framboises). Plus étonnant, certains pourront même le servir sur du hommard ou des mousses de saumon.

chateau-moncontour-cuvee-predilection-vouvray-09
Sources :

– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les livrets du vin
– http://www.platsnetvins.com

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Vins de Loire - 2 : Les Touraine (Première partie)

Vins de Loire – 2 : Les Touraine (Première partie)

Cultivées depuis l’Epoque médiévale, les vignes de Touraine s’étendent sur les coteaux accrochés aux rives de la Loire, du Cher, de l’Indre, de la Vienne, de la Cisse et de la Brenne. Hormis le Touraine-noble-joué (rosé) reconnu AOC en 2001, les autres vins tourangeaux se sont vus reconnaître en 1939 ; Touraine, Touraine-Amboise,…

29 octobre 2013

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Vins de Loire - Les Montlouis

Vins de Loire – Les Montlouis

On connait beaucoup les vins de Touraine pour ses blancs secs issus de Sauvignon comme pour ses rouges issus du Cabernet-Sauvignon comme du Cot. Mais bien souvent on oublie ses vins demi-secs et moelleux, tirés à partir du Chenin – appelé sinon Pineau de la Loire – et qui donnent…

4 novembre 2013

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Vins de Loire - Anjou : Savennières

Vins de Loire – Anjou : Savennières

Connu lui aussi depuis l’Époque Médiévale, issu du Chenin Blanc, le Savennières est reconnu comme l’un des meilleurs vins blancs de la Vallée de la Loire. De plus, a l’instar d’autres vins comme le Coteaux-du-Layon, le Montlouis ou le Quarts-de-Chaume, il est produit à la fois en sec et -…

21 avril 2015

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29 mars 2010
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Histoire & Culture

22 février ; fête de la Bienheureuse Isabelle de France (1225-1270)

by adminfhesp 29 mars 2010

Figure de la Chrétienté médiévale mais aussi personnalité de sang royal capétien, fille de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est moins connue à nos yeux du fait qu’elle restât longtemps dans l’ombre de son frère Saint Louis.

Après que sa mère lui eût prodigué une éducation très chrétienne, on prévoit de la marier successivement à Hugues de la Marche et à Conrad Roi de Jérusalem, fils de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Mais elle préfère se consacrer à Dieu et l’explique à sa famille ainsi qu’au Pape Innocent IV. Celui-ci lui accorde alors le droit de se placer sous la tutelle spirituelle des franciscains.

En 1254, soutenue par son frère Saint Louis, elle fonde le Monastère de Longchamps à l’ouest de Paris. Celui-ci est achevé en 1259 et il peut alors accueillir une communauté de femmes dont la règle était inspirée de celle des Clarisses mais restait moins sévère (elle fut approuvée par le Pape Alexandre IV en 1259). Elle fut conseillée par Saint Bonaventure.

En 1260, elle vient s’installer dans une petite maison en annexe du monastère pour vivre proche de ses sœurs. Mais elle ne fera jamais profession de religion.

Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.

 

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11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

Dans « Non classé »

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

Anne de Beaujeu

Anne de Beaujeu

Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Anne de Beaujeu assura énergiquement la régence de son jeune frère Charles VIII dès l’année 1483. Née en 1460 à Genappes, elle épouse en 1474 Pierre de Bourbon Seigneur de Beaujeu, frère du Duc de Bourbon. Les deux époux ont vingt-deux…

14 novembre 2016

Dans « De Louis XI à Henri III »

29 mars 2010
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Histoire & Culture

27-28 juillet 1794 (9-10 Thermidor An IV) : Arrestation et exécution de Robespierre

by adminfhesp 23 mars 2010

Victime d’une conjuration réunissant des membres de la Plaine (Boissy d’Anglas, Durand-Maillane et Palasne-Champeaux) comme des Enragés, anciens hébertistes et dantonistes tels Tallien, Fouché, Carnot, Barrère, Collot d’Herbois, Fréron, Lindet, Prieur de la Marne et Billaud Varrenne, Robespierre est mis en accusation par l’obscur député Louchet (ou Loucheur) – dont on ne connaît que ce fait politique.

Alors que le tribun tente de  prendre la parole sous les huées des Enragés, il est arrêté avec son frère Augustin, Saint-Just, Couthon, Le Bas, ainsi que de Dumas, Hanriot, Boulanger, Lavalette, Dufresse, Daubigny et Sijas.

Robespierre réussit juste à dire : « La République est morte, les Brigands triomphent ! »

Plus tard, Louis de Bonald commentera cet évènement en ces termes : « Des scélérats firent périr d’autres scélérats ».

La Convention Nationale n’est plus et laisse place à un Directoire dominé par la personnalité de Barras ne tardera pas à être mis en place. Le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté sont eux aussi dissous.

Lui et ses compagnons sont guillotinés dès le lendemain, 10 Thermidor An IV (28 juillet 1794) en place de la Concorde.

Lire :
– TULARD Jean : Histoire de la Révolution Française et de l’Empire, PUF
– OZOUF Mona : Dictionnaire critique de la Révolution Française. Acteurs, Flammarion

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5 avril 1794 : Exécution de Danton

5 avril 1794 : Exécution de Danton

Dans le courant de l’année 1793, la Convention Nationale doit faire face aux Autrichiens et Prussiens sur les frontières de l’Est et du Nord, aux insurrections fédéralistes et girondines ainsi qu’ à l’Armée Catholique et Royale de Vendée qui a enflammé l’Ouest de la France. – Mais la Convention, dominée par…

5 avril 2016

Dans « Grands personnages politiques »

29 janvier 1829 : Disparition de Paul de Barras

29 janvier 1829 : Disparition de Paul de Barras

Assez méconnu aujourd’hui, Paul de Barras reste quelque peu coincé entre Robespierre et Bonaparte. Pourtant, il fut le réel homme fort de la France entre 1794 et 1799 durant le Directoire. Intelligent, de bonne prestance, bon manœuvrier et retors, il était connu asussi pour sa brutalité, sa débauche et sa…

29 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

27 mai 2016

Dans « Non classé »

23 mars 2010
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Histoire & Culture

Brève chronique du 6 juin 1944 – 1

by adminfhesp 21 mars 2010

C’était un mardi 6 juin, sur les côtes de Normandie entre Sainte-Mère-Église et Ranville.

Chers lecteurs et chères lectrices, un exposé complet sur l’Opération Overlord serait trop long à rédiger. C’est pour cette raison que je vous propose une petite suite de chronique d’épisodes.



01 h 00 :
Planeurs Horsa et C-47 Dakota larguent les parachutistes britanniques et canadiens (un bataillon) de la 6th Airborne Division (Maj.Gen. Sir Richar N. Gale) au nord-ouest de Caen entre Bénouville et Ranville. Ils sont ainsi ont les premiers soldats alliés posant le pied en Normandie. Leur mission étant de sécuriser la rive droite de l’Orne en contrôlant les ponts en amont de Sword Beach. Du côté, des 3rd et 5th Airborne Brigades (parachutistes), le largage est aléatoire et beaucoup de parachutistes se perdent. Mais la région n’ayant pas été inondée, les pertes seront plus limitées que du côté américain.
Vers 1h30, le Major John Howard du 2nd Oxford and Buckingham Battation (6th Airlanding Brigade de la 6th Airborne) et ses hommes s’emparent avec succès du Pont de Bénouville (Pegasus Bridge). Howard envoie ensuite le message codé « Ham and jam » (« jambon et confiture ») pour signifier au commandement britannique que le Pont de Bénouville est tombé.

Presque au même moment le 9th ‘Eastern and Home Counties’ Parachute Battalion (3rd Parachute Brigade) du Lt.Col Terence Otway – réduit à un cinquième de son effectif étant donné que la majorité de ses hommes se furent perdus en sautant – s’empare de la batterie de Merville qui menace Sword Beach… après s’être frayé un chemin dans les champs de mines allemands étant donné que les équipes spéciales des Royal Parachute Engineers s’étaient elles aussi perdues.

Du côté américain, le largage sur les Dropping Zones des 82nd et 101st Airborne Divisions de Ridgway et Taylor est beaucoup plus coûteux. Beaucoup d’hommes tombent au hasard, bien souvent en raison de l’inexpérience des équipages de C-47 Dakota, pendant que d’autres se noient dans les marais du Merderet.
Le Brigadier General Donald S. Pratt, commandant en second de la 101st est d’ailleurs tué à l’atterrissage de planeur.
L’épisode le plus dramatique reste un stick (18 hommes) de la 82nd Division qui tombe au beau milieu de Sainte-Mère-Eglise dont un bâtiment est en proie à un incendie. Presque tous sont tués sauf le 1st Class John Steele qui reste accroché au clocher.
Mais les Parachutistes, entraînés à combattre lorsqu’il sont encerclés harcèlent les forces allemandes. D’ailleurs, le commandant de la 91. Luftlande-Division, le Generalmajor Falley est tué dans une embuscade. Dès le matin du 6 juin, les parachutistes de la 82nd et de la 101st montent des attaques pour s’assurer le contrôle de Sainte-Mère-Eglise et de Saint-Côme-du-Mont. Le fait d’arme le plus notable reste attribué au Lt. Richard D. Winters de la Easy Company (2/506th PIR) qui s’empare de la batterie de Brécourt avec une douzaine d’hommes. Son action est toujours enseignée à West Point.

A 5h10, les navires de surface rassemblés au large des côtes normandes pilonnent les positions allemandes sans discontinuer. pendant près de quarante-cinq minutes. Notons la présence de la 4e Division de Croiseurs français du Contre-Amiral Robert Jaujard. Compte-tenu du décalage de la marée montante entre les côtes du Cotentin et celles du Calvados, ce sont les Américains qui débarquent en premier.

Sur Utah Beach, la chance sourit aux hommes de la 4th Division de Barton grâce… à une erreur de guidage des navires pilotes. En effet, un des bateaux a été touché par un obus tiré de la batterie de Longues-sur-Mer tandis que l’autre est aveuglé par la fumée dégagée par les tirs de marine. Les GI’s du 8th Infantry Regiment du Col. James A. Van Fleet débarquent alors sur une plage calme, défendue par quelques troupiers allemands de réserve et des Ostruppen. C’est d’ailleurs le Brig.Gen. Theodore Roosevelt, commandant en second de la division qui débarque à la tête de ses forces. Les GI’s peuvent alors rejoindre les parachutistes  l’intérieur des terres.

Sur Omaha Beach, le 16th US Infantry Regiment de la 1st Division ‘Big Red One’, le 116th Regimental Combat Team de la 29th Divison, ainsi que des éléments du 2nd Rangers Battalion débarquent sur leurs secteurs d’Omaha Beach face à la 352. Infanterie-Divison (Generalmajor Hans Kraiss) allemande qui a été épargnée par les tirs de marine et les bombardements.
La première vague d’assaut se fait littéralement fauchée par les tirs de mitrailleuses allemandes, d’autres GI’s périssent noyés en raison du poids de leur paquetage. Les Américains vont rester clouer des heures sur cette plage, ce qui incitera le General Omar N. Bradley à engager un rembarquement. Mais en cours de journée, les GI’s vont se ressaisir de façon impressionnante grâce à des officiers et des sous-officiers décidés, dont le commandant de l’assaut, le Brig.Gen. Norman Cota, commandant en second de la 29th Division. C’est notamment des éléments de cette unité qui réussissent à trouer le dispositif allemand dans le secteur de Saint-Laurent-sur-Mer.

07h10 – Avec une heure de décalage sur l’horaire prévu (mer agitée), le 2nd Ranger Battalion commandé par le rude Lt.Col. Texan James E. Rudder, escalade la Pointe-du-Hoc à l’aide de grappins propulsés et d’échelles de pompiers londoniens. Leur mission est de s’emparer de canons français datant de 1917 sensés menacer Omaha. Après un féroce combat, les Rangers retrouveront derrière une haie sans leurs affûts. Mais ils sont dos à la mer et ne peuvent recevoir de renfort pendant la journée du 6 juin. A 16h00, Rudder ne compte que 90 Rangers valides sur ses 225 engagés. Il envoie ce message au destroyer USS Saterlee : « Sommes à Pointe-du-Hoc — mission accomplie – munitions et renforts nécessaires – beaucoup de pertes ». Mais ses vaillants soldats  resteront isolés dos à la mer jusqu’au 8 juin.

[Suite]

 

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Chroniques du Jour-J : plans de l'assaut - 1

Chroniques du Jour-J : plans de l’assaut – 1

Intéressons-nous aujourd’hui un peu plus en détail aux séquences combinées de débarquement du Jour-J, certaines restant encore assez méconnues car situées dans l’ombre de Sainte-Mère-Eglise et d’Omaha Beach. 1 – OPÉRATIONS AÉROPORTÉES a) « Boston » et « Albany »  Les deux Airborne Divisions américaines – 82nd « All Americans » de Mathew B. Ridgway et 101st « Screaming Eagles » de Maxwell…

3 juin 2014

Dans « Non classé »

Chroniques du Jour-J : 6 juin, l'Assaut des parachutistes

Chroniques du Jour-J : 6 juin, l’Assaut des parachutistes

1 – Bénouville Les premiers appareils à décoller sont bombardiers Halifax tractant les planeurs du groupe du Major Howard ; à 22h56 depuis l’aérodrome de Salisbury. Les appareils volent à 6 000 pieds au-dessus de la Manche. A bord, les parachutistes passent le temps en chantant. Pendant ce temps, des…

6 juin 2015

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Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chronique du Jour-J : Décision et planification

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura pas échappé, le soixante-dixième anniversaire du Débarquement de Normandie obligeant, je vous propose une chronique sur l’évènement, entre préparation, forces, chefs et déroulement de l’Opération « Overlord ». 1 – LA GESTATION La gestation du plan « Overlord » a pris environ une année.…

21 mai 2014

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21 mars 2010
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Histoire & Culture

Vins et crus : Cheverny

by adminfhesp 21 mars 2010

Non loin du château qui inspira  Moulinsart à Hergé, au sud de Blois et entre la Sologne et l’Orléanais, s’étend un vignoble de 525 hectares qui produit sans doute l’un des vins les plus méconnus du grand public mais qui mérite amplement qu’on y fasse un détour.

L’AOC Cheverny – qui existe depuis 1993 – produit des vins rouges (assemblage de cépages Gamay Noir, Pinot Noir, voire Cabernet franc et Côt), rosés (même cépages que les rouges avec du Pinot d’Aunis et du Chenin) et blancs (assemblage de Sauvignon et de Chardonnay). Les sols utilisés pour la culture des vignes sont silico-argileux et parfois agilo-calcaires.

– Les rouges

Avec sa jolie robe cerise, ce rouge fruité délivre des arômes de fruits noirs et de griotte, ainsi qu’une légère expression animale, grâce à la présence du Pinot Noir. Le Gamay Noir lui confère une pointe épicée, étoffée par des notes de poivre et de clou de girofle. En bouche, il se révèle fruité et réglissé, avec de fins tanins. De garde honorable grâce au Pinot Noir (jusqu’à huit ans), le Cheverny rouge se déguste de préférence avec des viandes rouges ou blanches, des grillades et des fromages à pâte dure.
Toutefois, en guise de recommandation personnelle, vous pouvez même le servir avec du saumon cuit à la poêle. La légèreté du Cheverny rouge est idéale en accompagnement de ce poisson. Vous pouvez même en verser un léger verre sur la chair pendant la cuisson.

– Les blancs

Ils se déclinent et sec et demi-sec. Étonnamment, le Sauvignon confère au Cheverny blanc des notes d’arômes de groseille à maquereau, de bourgeon de cassis et d’épices, tandis que le Chardonnay lui donne des notes plus minérales. En bouche, le Sauvignon donne à ressentir les bourgeons de cassis comme des fruits exotiques, tandis que le Chardonnay délivrera de la rondeur. Pouvant se garder pendant quatre années, le Cheverny blanc est idéal avec du saumon grillé ou au four. On peut aussi le servir avec de la quiche, de l’andouillette grillée. Les demi-secs peuvent être servis avec du fromage de Chèvre de Touraine et du Berry.

– Les rosés

Avec leurs arômes de fruits rouges et d’épices, comme avec leur fraîcheur en bouche, les rosés de Cheverny sont à déguster l’été, en dîner convivial, pour accompagner de la viande blanche et de la charcuterie.

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010, Paris

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Vins de Loire - 6 : Châteaumeillant

Vins de Loire – 6 : Châteaumeillant

Situé entre Bourges et La Châtre, le vignoble berrichon de Châteaumeillant (91 hectares) s’accroche à des coteaux de 250-300 mètres d’altitude et produit des vins rouges et rosés. Cette appellation peu courue du grand public a été reconnue en 1965. Les cépages utilisés pour la production du Châteaumeillant sont le Pinot Noir, le Gamay…

4 mai 2014

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Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

– SAINT-POURCAIN On l’a oublié aujourd’hui mais le vin de Saint-Pourçain (Bourbonnais) était réputé à l’époque médiévale. Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel et Charles V en dégustaient, sûrement avec intérêt (Jean de Joinville, ami, compagnon d’armes et biographe du Saint Roi ne le précise pas…). Au XIIIe siècle,…

23 novembre 2012

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Les vins du Bugey

Les vins du Bugey

Chers lecteurs et lectrices, cet article sera quelque peu suggestif. En effet, la découverte récente des vins du Bugey m’ayant enchanté, j’ai décidé de vous faire partager un coup de cœur, pour des produits peut être un peu trop décriés et pas encore reconnus à leur juste valeur. Coincé entre…

27 novembre 2012

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21 mars 2010
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Histoire & Culture

L’emploi de l’Infanterie durant la Guerre de Trente Ans

by adminfhesp 19 mars 2010

Nous avons abordé la composition de l’infanterie française dans l’article consacré à l’Armée sous Louis XIII. Nous vous proposons aujourd’hui de voir quelles techniques et tactiques étaient employées alors
soldat

Pendant la Guerre de Trente Ans, trois principaux modèles d’utilisation d’infanterie prédominent en Europe ; les Tercios espagnols, le modèle hollandais et le modèle suédois.

Redouté sur les champs de bataille européen, le modèle des Tercios espagnols (mis au point par Gonzalvo de Cordoba au début du XVIe siècle) s’appuie sur une combinaison défensive piquiers-arquebusiers (1 000 – 3 000 hommes) dont le but et des repousser les charges ennemies (à pied ou à cheval) grâce à un tir de mousqueterie très concentré.

Pour le modèle suédois, Gustave-Adolphe II de Suède a en fait repris et réadapté le modèle hollandais que nous détaillerons plus loin.  Le Lion du Nord a conservé la formation compacte de piquiers placée au centre et flanquée de mousquetaires afin d’augmenter la puissance de feu de son infanterie qui avait pour rôle de repousser les attaques ennemies, avec l’appui d’une artillerie plus légère facilement déplaçable sur le champ de bataille. Privilège fut donc donnée à une formation en trois rangs d’arquebusiers ou de mousquetaires. Le premier rang tirait genou à terre, le second accroupi et le troisième debout. Ce tir, très vite redouté des Impériaux sera vite baptisé la  « Salve Suédoise ».

Durant le règne d’Henri IV, les français abandonnent la formation du bloc de fantassins, en lieu et place de laquelle ils reprennent la technique hollandaise de formation sur dix rangs. Ce changement tient au fait que des nobles français calvinistes aient servi dans les rangs hollandais contre les Espagnols sous le commandement de Maurice de Nassau. S’inspirant du système des Légions Romaines, Nassau introduisit une standardisation des armes, ainsi qu’une discipline plus rigoureuse. Du point de vue technique, afin de contrer la puissance des Tercios, Nassau scinda chacun de ses régiments en bataillons de 550 hommes (300 tireurs et 250 piquiers). Dans le système hollandais, la formation centrale de piquiers s’étend sur entre 5 et 10 lignes, tandis que les arquebusiers déployés sur les flancs s’alignent sur  8-12 rangs. Nassau introduisit aussi un système plus complexe de feu discontinu facilité par une disposition des arquebusiers en quinconce qui fonctionnait comme suit : 1 – le premier rang tire le premier ; 2 – Le premier rang recule pour recharger pendant que le second rang avance pour tirer ; 3 – Le second rang tire pendant que le troisième rang avance croisant le premier rang ; 4 – Le second rang recule pour laisser le troisième rang tirer.
Chaque bataillon est disposé en échiquier tel le que les Romains l’avaient conçu de l’acies triplex. Durant son règne, Louis XIII fait alors réduire la formation hollandaise à huit rangs. Edouard de La Barre-Duparcq, l’un des premiers historiens militaires français, fait même état de  l’utilisation de blocs de six rangs durant l’année 1643.

Curt Johnson indique qu’en ce qui concerne l’armement, l’esprit conservateur des Français fait que le mousquet à rouet vient à supplanter tardivement le vieil arquebuse. C’est Louis XIII qui en 1627 ordonne que les arquebuses soient définitivement abandonnés pour les raisons suivantes : portée bien trop courte (60 m contre 240 pour le mousquet à rouet) et temps de rechargement trop long pour les besoins d’alors (un coup tiré pour huit à dix minutes de rechargement).

Sources :
– JOHNSON Curt : The French Army of the Thirty Years’ War : Line Infantry in Early Modern Warfare Society, http://www.xenophongroup.com
– Pike and Shot Tactics, http://www.bcw-project.org

 

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19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

Alors que la Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, l’Armée Espagnole du Roi Philippe IV part des Pays-Bas pour marcher sur Paris en descendant la vallée de l’Oise. Elle vint donc assiéger la petite citadelle de Rocroi (Comté de Sedan, aujourd’hui département des Ardennes). Peu avant de…

19 mai 2016

Dans « Grand Siècle »

20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

20 août 1648 : Guerre de Trente Ans, victoire du Grand Condé à Lens

Victoire française de Louis de Bourbon-Condé Duc d’Enghien sur les Impériaux et Espagnols de l’Archiduc Leopold-Guillaume et Jean de Beck. Lens a d’abord été prise en 1647 par le Maréchal Jean de Gassion, l’autre grand artisan de la victoire de Rocroi, qui y fut gravement blessé avant d’expirer à Arras.…

20 août 2015

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L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

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19 mars 2010
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Histoire & Culture

Discours de Benoit XVI sur l’Europe

by adminfhesp 10 mars 2010

Chers amis, à l’heure où l’ Europe et les élections
européennes occupent l’actualité, il semble opportun de lire ou relire ce discours prononcé par Benoit XVI le 30 mars 2006, alors qu’il s’adressait aux participants du congrès promu par le Parti Populaire Européen. Un discours qui rappelle vivement l’héritage chrétien du Vieux continent et les principes « non négociables » que ses dirigeants doivent respecter.

« Actuellement, l’Europe doit faire face à des questions complexes de grande importance, telles que la croissance et le développement de l’intégration européenne, la définition toujours plus précise de politiques communes au sein de l’Union et le débat sur son modèle social. Pour atteindre ces objectifs, il sera important de s’inspirer, avec une fidélité créative, de l’héritage chrétien qui a apporté une contribution tout à fait particulière à la formation de l’unité de ce continent. En tenant compte de ses racines chrétiennes, l’Europe sera capable de donner une orientation sûre au choix de ses citoyens et de ses peuples, elle renforcera sa conscience d’appartenir à une civilisation commune et elle consolidera l’engagement de tous dans le but de faire face aux défis du présent en vue d’un avenir meilleur. Par conséquent, j’apprécie la reconnaissance accordée par votre groupe à l’héritage chrétien de l’Europe, qui offre de précieuses orientations éthiques dans la recherche d’un modèle social qui réponde de manière adéquate aux questions posées par une économie déjà mondialisée et par les mutations démographiques, en assurant la croissance et l’emploi, la protection de la famille, l’égalité des chances pour l’éducation des jeunes et la sollicitude pour les plus pauvres.
Par ailleurs, le soutien que vous apportez à l’héritage chrétien peut contribuer de manière significative à tenir en échec une culture aujourd’hui très amplement diffusée en Europe qui relègue dans la sphère privée et subjective la manifestation des convictions religieuses de chacun. Des politiques élaborées sur ce principe n’ont pas seulement comme conséquence de dénier un rôle public au christianisme; de manière plus générale, elles refusent tout lien avec la tradition religieuse de l’Europe, qui est pourtant très claire, en dépit de ses diversités confessionnelles, en menaçant ainsi la démocratie elle-même, dont la force dépend des valeurs qu’elle défend (cf. Evangelium vitae, n. 70). Etant donné que cette tradition, précisément au sein de ce que l’on pourrait appeler son unité polyphonique, est porteuse de valeurs qui sont fondamentales pour le bien de la société, l’Union européenne ne peut trouver qu’un enrichissement à la reconnaître. Ce serait un signe d’immaturité, voire de faiblesse, de choisir de s’y opposer ou de l’ignorer, plutôt que de dialoguer avec elle. Dans ce contexte, il faut reconnaître qu’une certaine intransigeance séculière se révèle ennemie de la tolérance et d’une saine vision séculière de l’Etat et de la société. C’est pourquoi je me réjouis que le traité constitutionnel de l’Union européenne prévoie une relation organisée et permanente avec les communautés religieuses, en reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique. Par dessus tout, j’ai confiance dans le fait que la mise en oeuvre effective et juste de cette relation commencera dès à présent, avec la co-opération de tous les mouvements politiques, indépendamment de leurs orientations partisanes. Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés ecclésiales interviennent dans le débat public, en exprimant des réserves ou en rappelant certains principes, cela ne constitue pas une forme d’intolérance ou une interférence, car ces interventions ne visent qu’à éclairer les consciences, en les rendant capables d’agir de manière libre et responsable, conformément aux exigences véritables de la justice même si cela peut entrer en conflit avec des situations de pouvoir et d’intérêt personnel.

En ce qui concerne l’Eglise catholique, l’objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd’hui de manière claire:

– la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle;

– la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent  à  sa  déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;

– la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Eglise en vue de leur promotion n’est donc pas à caractère confessionnel, mais elle vise toutes les personnes, sans distinction religieuse. Inversement, une telle action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, parce cela constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même.

Chers amis, en vous exhortant à un témoignage crédible et cohérent de ces vérités fondamentales à travers votre action politique, et plus fondamentalement à travers votre engagement à vivre de manière authentique et cohérente votre vie, j’invoque sur vous et sur votre activité l’assistance continue de Dieu et en gage de celle-ci, je vous donne de tout cœur ma Bénédiction, ainsi qu’à tous ceux qui vous accompagnent.

Source  http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/march/documents/hf_ben-xvi_spe_20060330_eu-parliamentarians_fr.html

 A voir  http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/benoit-xvi-et-l-europe-ii-les-racines-chretiennes-de-l-europe

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Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Voici des extraits du discours prononcé le 20 décembre 2007, au Vatican, où le président de la République d’alors rappelle le lien particulier qui unit la France à l’Église catholique. Un discours qui s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de France-Histoire-Espérance. « En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant…

3 avril 2012

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Charles Gravier de Vergennes

Charles Gravier de Vergennes

Ce grand diplomate que l’Historien de la IIIe République Albert Sorel désignait comme « le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe » est né en 1719 à Dijon, au sein d’une famille de Noblesse de Robe.…

13 février 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Il y a 20 ans; Débat entre Séguin et Mitterrand sur l’Europe

Le 3 septembre 1992, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le chef de file du « non » au Traité de Maastricht, Philippe Seguin ( 1943-2010), s’adresse au président de la République François Mitterrand (1943-1996). Ce débat semble encore d’actualité, à l’heure où la France et l’Union européenne traversent une crise…

28 février 2012

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10 mars 2010
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Histoire & Culture

Père Jean-Jacques Olier

by adminfhesp 6 mars 2010

Né le 20 septembre 1608 à Paris, fils d’un Intendant Royal, Jean-Jacques Olier fait ses études au Collège des Jésuites de Lyon et a la chance de rencontrer Saint François de Sales. De retour à Paris, il accomplit ses études de Philosophie au Collège d’Harcourt puis de Théologie à la Sorbonne.
Olier, Jean-Jacques, oval 02
Après une jeunesse mondaine et assez éloignée de la Foi, Jean-Jacques Olier se convertit suite à une maladie contractée lors d’un voyage à Rome en 1629-1630. Après un pèlerinage à Notre-Dame de Lorette, il décide d’entrer en prêtrise.
Proche alors de la spiritualité de Saint Vincent de Paul dont il suit les exercices, Jean-Jacques Olier décide de se lancer dans des missions d’évangélisation à partir de l’Abbaye de Pébrac en Auvergne (dont il touche les bénéfices). En 1634, il fait la rencontre de Mère Agnès de Langeac puis l’année suivante du Père Charles de Condren – successeur de Pierre de Bérulle à la tête de l’Oratoire – qui devient son Directeur Spirituel.

En 1639-1641, il est pris dans une obscurité spirituelle et un dégoût de lui-même dont il se sort en s’abandonnant pleinement à Dieu. Après sa guérison, il fonde en septembre 1641 une communauté de prière à Paris (avec les Pères Caulet et du Ferrier) qui va donner naissance au Séminaire de Vaugirard, dont les prêtres formés prendront le nom de « Sulpiciens ».
En 1642, Jean-Jacques Olier est nommé Curé de la Paroisse de Saint-Sulpice où il mène une intense activité pastorale fondée sur l’instruction, la prédication et la charité. Il devient ainsi un confesseur et un directeur spirituel très apprécié. En outre, au séminaire, il s’emploie à former des pasteurs et pas seulement des théologiens savants qui iront peupler la Sorbonne. Ces prêtres, Jean-Jacques Olier les enverra dans les diocèses d’Auvergne et de l’Ouest, où il a exercé comme missionnaire : Saint Flour, Le Puy, Clermont, Viviers et Nantes. Il fonde aussi la Société Notre-Dame de Montréal avec l’aide de Jérôme Le Royer de la Dauversière et s’emploie à envoyer des Sulpiciens.

Malheureusement, il tombe gravement malade en 1652 et doit renoncer à sa charge de Curé de Saint-Sulpice. Il succombe à une attaque le 2 avril 1657 à Paris.

Il a laissé plusieurs œuvres spirituelles :

– « Pietas seminarii sancti Sulpitii »
– « Catéchisme chrétien pour la vie intérieure »
– « Introduction  la vie et aux vertus chrétiennes »
– « La journée chrétienne »

Source :
– http://www.http://semissy.pagesperso-orange.fr

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7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

10 mars 2013 : Disparition de Jacques Dupont

10 mars 2013 : Disparition de Jacques Dupont

Avec son patronyme courant, le cinéaste aventurier Jacques Dupont est très peu connu et sciemment mis de côté en raison de ses opinions et de son activisme politique durant les années 1950-1960. Retour donc sur un cinéaste atypique qui travailla avec Joseph Kessel, Henri de Turenne, Daniel Costelle et qui fut…

10 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

6 mars 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 39/ La Poche de Falaise (Fin)

by adminfhesp 6 mars 2010

7 – LE II. SS-PANZER-KORPS CONTRE-ATTAQUE 

– Sur Maczuga, les combats font toujours rage entre les Polonais de Stefanewicz et les Allemands. Les éléments de combats des Groupements Stefanewicz et Kosztutski sont positionnés de la façon suivante : 1er BC de Podhale au sud-ouest, (Coudehard et Manoir de Boisjos), le 9e BCP au sud avec le 1er RB, le 8e BCP au nord-est, flanqué des chars du 1er RB au nord. Le manque de munitions se fait alors cruellement sentir et les Canadiens n’ont toujours pas forcé Saint-Lambert et le Gué de Moissy.

Panther_mont_ormel_03– Dans le secteur de Coudehard, deux compagnies du Bataillon de Chasseurs de Podhale doivent repousser une attaque allemande à la baïonnette. De l’autre côté de la Touques, Model monte alors une contre-attaque avec les derniers chars et Panzergrenadiere du II. SS-PzK de Bittrich. L’objectif et de desserrer l’étau pour permettre aux dernières forces allemandes de s’extraire du Couloir de la Mort. L’assaut doit être mené en coopération avec le II. SS-Fallschirm-Korps de Meindl (3. Fallschirm-Division et 353. ID), qui bénéficie toujours d’une liaison radio avec les forces situées à l’extérieur de la poche.

– Le plan du Pompier du Führer vise à submerger les positions polonaises. Appuyés par des mortiers lourds, le SS-Panzer-grenadier-Regiment 4 « Der Führer » du SS-Obersturmbannführer Otto Weidinger (celui d’Oradour-sur-Glane) doit frapper dans le secteur du Manoir de Boisjos. Pendant ce temps, des Panzer et des fantassins de la 2. SS-PzD « Das Reich » (Otto Baum) doivent lancer un assaut de diversion contre les positions polonaises situées au nord et au sud de la Cote 262. Enfin, les éléments disponibles de la 9. SS-PzD « Hohenstaufen » de Friedrich-Wilhelm-Bock doivent lancer un assaut sur la Cote 240 afin d’empêcher les Canadiens de rejoindre les Polonais.L’attaque démarre le 20 août. Après les tirs de mortiers préparatoires, les Panzergrenadiere du « Der Führer » se lancent à l’assaut du Manoir de Boisjos en entonnant le « Deutschland über alles » pour se faire violemment repousser par les Chasseurs à Pied de Podhale, le 9e BC et l’artillerie de la 1re DB que commande le Colonel Noël (qui n’est pas Français malgré son patronyme). Comte-tenu du manque de munitions, un commandant de compagnie polonais va jusqu’à ordonner à ses hommes de tirer sur les Allemands à bout portant. Malheureusement, en haut de Maczuga, cinq chars Sherman du 1er RB sont détruits par un Panther de la « Das Reich » soigneusement embusqué. C’est alors que la 3. Fallschirm-Division de Richard Schimpf surgit au sud-ouest et à l’ouest de la Cote 262, appuyées par des canons-automoteurs StuG de la 1. SS-PzD « Leibstandarte AH ». Mais là encore, l’attaque est repoussée par le feu des polonais avec l’appui des canons de campagnes de 25 livres de la 4th Canadian Armoured Division. Plusieurs vagues d’assaut allemandes se font littéralement massacrer, le Generalleutnant Schimpf est lui-même grièvement blessé. Sauf que lorsque les parachutistes se voient stopper dans leur élan, la « Das Reich » reprend son assaut avec chars et fantassins, chargeant une fois de plus sur les Polonais qui sont bousculés. Pendant ce temps, la « Hohenstaufen » repousse sans grande difficulté les éléments canadiens au niveau de la Cote 240, alors qu’ils tentent de porter secours aux Polonais. Seul, le 8e BC de Nowaczynski tient bon à l’est de Maczuga, à la grenade, au poignard et à la baïonnette. Au manoir de Boisjos, ont voit même des soldats du BC de Podhale se battre à la bouteille. Blessé, le Colonel Stefanewicz croit sa dernière heure arrivée et dit à ses officiers : « Messieurs c’est la fin, il est inutile de se rendre aux SS. Mourons pour la Pologne et la civilisation. ».

Étendard du 1er RB Polonais

Étendard du 1er RB Polonais

Insigne du 1er RB

Insigne du 1er RB

– Finalement, les restes de la 353. ID de Paul Mahlmann parviennent à forcer le Couloir de la Mort et établissent leur jonction avec la « Das Reich ». Cela permit alors à Otto Baum et Weidinger de lancer une attaque en force, avec d’autres unités, contre le flanc-est des Polonais. Le combat reprend, tout aussi violent, forçant les Sherman à tirer de tous côtés avec leurs mitrailleuses. L’assaut est encore repoussé à l’aide d’un canon antichar de 17 pdr qui détruit plusieurs Panzer IV à bout portant. Cela permet aux Chasseurs à Pied des 8e et 9e BCP de repousser les éléments de la 353. ID de la pente est de Maczuga. Durant cette furieuse journée, les Polonais se sont tout de même payer le luxe de faire prisonnier le Generalleutnant Otto Elfeldt, commandant du LXXXIV Korps.

– Suite à ce sanglant match nul, la situation se calme, ce qui permet à von Funck de faire franchir le couloir de la mort à son XLVII. PzK. Seuls, une partie du II. FjK et le LXXIV. AK de Straube sont encore dans la poche, avec la 116. PzD en queue de progression. Quelques combats sporadiques éclatent ici et là entre le Mont-Ormel et Chambois. Le 21 août durant la matinée, des C-47 Dakota parachutent des containers sur Maczuga mais en raison d’une erreur de navigation, ils tombent tout droit dans les lignes canadiennes. Les Allemands relancent alors leurs attaques sans réelle coordination. Mais elles s’avèrent suffisantes pour menacer le secteur polonais d’anéantissement. Là encore, l’artillerie polonaise et canadienne repousse les contre-attaques.
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Insigne des Canadian Grenadier Guards (22e Régiment Blindé)

Insigne des Canadian Grenadier Guards (22e Régiment Blindé)

– Les derniers à s’en prendre aux lignes polonaises sont (peut-être) des éléments de la 12. SS-PzD « Hitlerjugend »  de Meyer qui attaquent au niveau de Coudehard. Ils se font violemment repousser par les hommes du 9e BC de Sydlowski qui les accueillent à bout portant. Finalement, les Polonais voient leur délivrance grâce à l’arrivée du 22nd Canadian Grenadier Guards qui  parviennent aux pieds des coteaux du Mont-Ormel. C’est alors que, n’y tenant plus, les chasseurs à pied s’élancent en hurlant dans une furieuse contre-attaque contre parachutistes et Landser qui brise leur encerclement. Les éléments de la 116. PzD qui ferment la marche finissant par se retirer.

– Pendant le reste de la journée du 21, quelques petits groupes d’allemands isolés tentent de forcer le passage mais la majorité se fait facilement repousser. D’autres, plus chanceux réussissent à contourner les défenses polonaises pour aller accrocher le train des fuyards. De leur côté, les vaillants polonais reçoivent le ravitaillement et les médicaments tant attendus. Sur plus de 2 000 hommes déployés autour de Maczuga, seuls près de 600 sont encore valides ! 325 ont été tués, 1 002 sont blessés et 114 sont portés disparus.

8 – BILAN

– Le 22 août, tout est fini. Grâce aux efforts de l’Abbé Launay curé de Chambois, les derniers soldats allemands présents dans la poche se rendent. Ils sont 50 000… sur 230 000 le 17 août ! 12 000 cadavres d’allemands gisent dans la vallée de la Dives. Incontestablement, leurs pertes ont été effroyables. Et ce n’est pas tenir compte des 10 000 chevaux tués, comme des 200 chars, 130 blindés légers et de transports et des 5 000 véhicules en tout genre. Visitant cette partie du front, Eisenhower déclare : « Il était possible pendant des centaines de mètres de ne marcher que sur des restes humains en décomposition, dans un silence pesant, dans une campagne luxuriante où toute vie avait brutalement cessé… C’est l’une des plus grandes tueries de la guerre ».

– Seulement, ces 50 000 prisonniers (blessés, Ostruppen contents d’arrêter là la guerre, vieux et jeunes peu motivés et malchanceux n’ayant pas réussi à s’échapper) ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. La décision de Bradley de réaffecter le XVth Corps d’Haislip vers la Seine a incontestablement pesé dans l’issue de la bataille. Elle a coûté l’anéantissement de plusieurs autres milliers d’hommes qui ont pu s’extraire du Chaudron.
Si la victoire alliée est incontestable, les 100 000 soldats rescapés passeront la Seine avant les forces alliées pour gagner les frontières du Reich. Cet apport d’hommes qui ont connu la dureté du feu ne sera pas de trop pour la défense des frontières. Et ce sont d’ailleurs les éléments des Hohenstaufen et Frundsberg qui contribueront à mettre l’opération Market Garden en échec en Hollande en septembre 1944. Néanmoins les Alliés ont remporté un réel succès en faisant sauter le verrou qui les bloquait pour la Libération de la France, celle-ci ayant été accélérée par le Débarquement de Provence. L’heure est maintenant venue de se lancer vers la Seine, hormis la 2e DB qui attend l’ordre de foncer sur Paris.

– En revanche, il faut souligner les pertes effroyables du côté des civils normands qui ont sans doute payer le plus lourd tribut de la bataille. La majeure partie des tués étant due bien sûr, aux bombardements aériens. On dénombre plus de 34 000 morts et plus de 38 000 blessés si l’on compte à partir des bombardements préparatoires antérieurs au Jour-J. La majorité des villes des départements de la Manche et du Calvados ne sont plus que des champs de ruines, excepté Bayeux qui fait apparaît presque comme miraculée. Dans le Calvados, près de 76 000 habitations sont réduites en cendres. Beaucoup de normands ne trouveront refuge qu’à l’extérieur de la région s’ils en ont les moyens, dans la Vienne ou jusque dans le Puy-de-Dôme comme le souligne Jean Quellien. Beaucoup d’autres devront se contenter de baraquements fournis par les Alliés et parfois jusque dans les années 1950.

 

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 37/ La Poche de Falaise (Quatrième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 37/ La Poche de Falaise (Quatrième partie)

4 – OPÉRATION  « TRACTABLE » : LES CANADIENS MARCHENT SUR FALAISE A – NOUVEL ASSAUT DE SIMONDS – Si Guy Simonds s’est montré par trop audacieux lors de l’Opération Totalize, il en tire plusieurs leçons afin de ne pas réitéré l’échec des 7-10 août. D’une part, l’assaut nocturne a connu trop de retard…

17 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 30/ Opération « Totalize » (Troisième partie)

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4 – LA CHEVAUCHÉE SANGLANTE DE LA « WORTHINGTON FORCE » – Le soir du 8 août, sur proposition d’Eric Booth, George Kitching forme deux groupements mixtes – Worthington Force (Lt-Col. Donald G. Worthington, commandant du British Columbia Regiment) et Halpenny Force (Lt-Col. William W. Halpenny) – qui doivent reprendre leur attaque pendant la nuit,…

9 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 38/ La Poche de Falaise (Cinquième partie)

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6 – « STALINGRAD EN NORMANDIE » N’AURA PAS LIEU A – QUAND L’OCCASION MANQUÉE FAIT LE LARRON – Alors que le XVth US Corps de Haislip se prépare à s’emparer de Chambois malgré que des petites unités d’infanterie françaises en aient été chassées, Bradley ordonne à Patton de s’arrêter-là afin de reformer son…

19 août 2014

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6 mars 2010
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Histoire & Culture

19 mai 1643 : Victoire de Rocroi

by adminfhesp 5 mars 2010

Alors que la Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, l’Armée Espagnole du Roi Philippe IV part des Pays-Bas pour marcher sur Paris en descendant la vallée de l’Oise. Elle vint donc assiéger la petite citadelle de Rocroi (Comté de Sedan, aujourd’hui département des Ardennes). Peu avant de rendre l’âme, Louis XIII fit lever en toute hâte l’Armée de Picardie dont il confia le commandement à son jeune cousin Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d’Enghien.
Le 18 mai 1643, alors que le Royaume de France pleure Louis XIII,
les deux armées se
rencontrent au pied de la citadelle de Rocroi.

– La disposition des deux armées se ressemble, canons et fantassins au centre et cavalerie sur les ailes.  Côté espagnol, le centre commandé par le Comte de Fuentes (Fontaine) âgé de quatre-vingt-trois ans (on doit le porter sur un fauteuil), épaulé par Antonio de Quevado aligne les redoutables Tercios espagnols, italiens, allemands, wallons et même un bourguignon (celui du Comte de Saint–Amour), pendant que le Comte von Istenburg tient l’aile droite espagnole avec les cavaliers wallons et Allemands de Bucquoy, ainsi que ceux des régiments Espagnols, Croates et Polonais de Jacinto de Vera. Enfin, l’aile gauche (cavalerie) est aux ordres de Don Francisco de Cueva de Albuquerque avec les sections espagnoles, italiennes et wallonnes de Pérez de Vivero et Villamor.

– Côté français, le jeune Prince de Condé a placé au centre l’Armée de Picardie de Roger de Bossost Seigneur d’Espenan (assisté de La Vallière), avec entre autres, les Régiments de Picardie, du Piémont, de la Marine, de Rambures, Bussy et Guiche, les Écossais de la Maison du Roy, ainsi que les Suisses de Watterville, von Roll et Molondin. La réserve est commandée par Claude de Lotouf Baron de Sirot avec la Gendarmerie Royale, les Miliciens Royaux et le Régiment de Sirot. Mais ce sont les ailes de cavalerie qui sont la force du dispositif français. L’aile droite française avec Condé et Gassion, fait face à Albuquerque avec une partie de l’élite de la cavalerie royale ; Chevau-légers (Cavalerie lourde), Régiment des Gardes, ainsi que les Mercenaires croates (Escadron de Raab) et Hongrois (Escadron de Chack). L’aile gauche est commandée par Henri de Saint-Nectaire Marquis de La Ferté-Senneterre (Infanterie) et par François de l’Hospital Seigneur du Hallier (cavalerie). Mais il faut dire que La Ferté-Senneterre voue une jalousie viscérale envers les autres commandants de l’Armée royale, ce qui pèsera lourdement sur le déroulement de la bataille.

Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d’Enghien

– Le Prince de Condé sait que son infanterie est inférieure au Tercios, c’est pour cela qu’il mise sur sa cavalerie pour emporter la décision. Il est aidé en cela par son second, Jean Comte de Gassion, l’un des plus remarquables militaires français de son temps. Ancien capitaine du Duc de Rohan pendant la guerre qui opposa Louis XIII au Parti Protestant, Gassion  est passé un temps au service de la Suède et a rapporté les méthodes de combat équestres de Gustave-Adolphe, qu’il a pu appliquer à la cavalerie de Louis XIII après l’édiction par le Cardinal de Richelieu de l’Ordonnance de 1635. Celle-ci  renforce considérablement l’organisation et la discipline au sein de l’arme.

– Précision ; les Régiments étaient les unités administratives (levés aux frais de son Colonel ou par Province) et comptent un nombre d’hommes assez important mais inégal ; soit de 1 000 à 6 000 hommes. Tout dépend aussi du type d’unité. Reste que l’unité tactique de l’Armée de Louis XIII est le Bataillon (scindé en plusieurs compagnies à l’effectif variant de 50 à 200 soldats) qui est formé à partir des Régiments. Par exemple à Rocroi vingt-deux Régiments de l’Armée du Prince de Condé forment dix-huit Bataillons tandis que les quatre autres sont créés en scindant deux régiments de moitié.

Jean Comte de Gassion

– Les combats débutent le 18 mai. Le Prince de Condé joue d’abord de prudence et n’engage que des escarmouches contre les Tercios, sans grands résultats.
Le 19 mai, La Ferté engage le combat et lance son infanterie contre les Tercios. Mais l’assaut est mal mené et repoussé. La Ferté est d’ailleurs blessé et pris, L’Hospital le remplaçant au pied-levé. Fontaine lance alors son assaut contre l’Armée de Picardie d’Espenan et réussit même à s’emparer de canons français. L’infanterie française résiste bravement mais se fait sévèrement malmener par les Tercios. Il faut que Sirot fasse donner sa réserve pour rétablir la situation.

– Mais Condé choisit de ne pas laisser l’initiative à l’ennemi. Il ordonne au Maréchal de L’Hospital de lancer sa cavalerie contre Francisco de Melo. Une fois de plus, la charge française tourne vite à la confusion.
Cependant, sur l’aile droite, Gassion lance sa cavalerie d’élite contre Albuquerque sur deux axes d’attaque. L’Espagnol reçoit tout le choc et se voit rapidement empêché de manœuvrer. Louis de Bourbon-Condé profite immédiatement de cet avantage et par un vaste mouvement tournant – qu’il dirige lui-même courageusement – s’en va tourner l’arrière des positions espagnoles pour prendre la cavalerie de Francisco de Melo à revers, permettant ainsi à L’Hospital de réorganiser ses troupes. Quelque peu à l’image de Paul Emile et Varon face à Hannibal à Cannes, les Tercios de Fuentes se retrouvent alors pris entre l’infanterie et la cavalerie françaises. Francisco de Melo décide alors de regrouper ses Tercios autour de ses canons en une redoutable masse de piques et d’arquebuses. Mais il ne peut pas manœuvrer !

– Condé fait donner son artillerie qui s’en donne à cœur-joie sur la masse hispano-germano-italienne et lance alors L’Hospital et les fantassins d’Espenan dans trois furieux assauts qui se révèlent infructueux. Mais le temps joue en faveur du Duc d’Enghien qui doit juste attendre que Gassion achève de disperser la cavalerie d’Alburquerque. Le vaillant Maréchal ayant rejoint son Prince, l’Armée Royale peut lancer un quatrième et dernier assaut qui met fin à la résistance espagnole.

– Dès que les armes se taisent, le Prince de Condé ivre de joie de sa première grande victoire, se précipite vers le Maréchal de Gassion qu’il étreint d’une chaleureuse accolade et lui dit : « Mon Ami, c’est à vous que nous devons cette victoire ! »
Si les Français ont perdu beaucoup d’hommes, l’Armée Espagnole est décimée et doit laisser 8 000 morts dans les champs, dont le vieux Comte de Fuentes.
Rocroi marque ainsi la fin des Tercios espagnols dans les guerres européennes et le début de la suprématie militaire française en Europe.

Sources :
– JOHNSON Curt : Early Modern Warfare Society, déc. 2007, http://xenophongroup.com
– BOGDAN Henry : La Guerre de Trente Ans, Perrin
– BERTIERE Simone : Condé, le héros fourvoyé, Perrin

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

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Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Fils de Charles de La Porte Premier du Nom, avocat au Parlement et de Claude de Champais, Charles de La Porte futur Marquis de La Meilleraye et Duc de Rethel voit le jour à Paris en 1602. Sa famille est originaire de la Gâtine (le pays de Parthenay, aujourd’hui dans…

8 février 2016

Dans « Grand Siècle »

5 mars 2010
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Histoire & Culture

Brève – 3 juillet 1944 : Le Corps Expéditionnaire Français libère Sienne

by adminfhesp 5 mars 2010
Generals-Siena-14Jul1944-BR

De gauche à droite, A. Juin, H. Alexander et M.W. Clark

C’est en poursuivant les éléments de la XIV. Armee en Toscane que les éléments du Corps de Poursuite du Général de Larminat (détachement combiné du CEF formé d’éléments de la 3e Division Algérienne et de la 1re Division Français Libre) entrent dans Sienne les premiers. Les Allemands ayant laissé la ville sans combattre et sans destruction. Parallèlement, la 4e Division Marocaine de Montagne du Général François Sevez libère la petite cité médiévale de San Geminiano.

947376298La libération de Sienne est l’occasion pour le Général Juin de passer ses troupes en revue aux côtés du General Mark W. Clark commandant de la Vth US Army et du General Harold Alexander, commandant du XVth Army Group (forces alliées en Italie). Pour le général français, c’est une forme de consécration après sa direction des combats du Monte Belvedere et des Monti Auruncci.

Bientôt, le CEF sera renvoyé dans le sud de l’Italie pour être fondu dans la nouvelle Ire Armée Française du Général de Lattre de Tassigny. Juin quitte alors ses troupes d’Afrique pour prendre la tête de l’Etat-Major de la Défense Nationale du CFLN d’Alger.


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Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

Dans « Non classé »

Le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Le Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique

Unités qui ont fini par donner naissance au 1er Bataillon d’Infanterie de Marine du Pacifique de la 1re DFL, les 1er BIM et Bataillon du Pacifique ont fait partie des toutes premières unités constituées à combattre sous l’insigne de la Croix de Lorraine en 1940. Unitéss distinguée, ils ont participé à…

4 août 2014

Dans « Non classé »

5 mars 2010
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Histoire & Culture

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

by adminfhesp 2 mars 2010

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait connu les combats et les tranchées durant quatre années. Tout comme ces centaines de milliers d’anonymes jetés dans cette grande ordalie européenne qu’on appelle la Grande Guerre.

soldats1914Ces aïeux que je n’ai pas connus m’ont toujours semblé etre des personnes assez proches pour que je m’intéresse à leur histoire, ce qui est aussi le cas de beaucoup d’entre vous et de nombreux français aujourd’hui.

Ainsi donc, la commémoration du centenaire du déclenchement de la Grande Guerre sera prétexte à l’ouverture de manifestations historiques dans des villes de Lorraine, de Champagne, de Picardie et du Nord de la France. Théoriquement – disons bien théoriquement – , 2014 sera l’occasion pour les Historiens français (ou autres) spécialistes de la Grande Guerre sous ses différents aspects de prendre la parole dans les médias, même si depuis plusieurs années l’école « Histoire sociale et des sociétés » est beaucoup plus mis en avant que l’Histoire militaire (opérations, commandements, économie de guerre, analyse des pertes). La seconde école, très liée à l’École de Guerre et dont les études sont largement diffusées par les éditions Economica ou la très bonne revue Guerres et Histoire, tend toutefois à sortir de plus en plus du bois. Quoiqu’il en soit, nous en sommes en droit d’attendre que les spécialistes sérieux de la période apportent leurs lumières sur cette période sombre.

Oui mais voilà, il va falloir compter avec les médias subventionnés et leur cortège de pleurnicheries… Excusez du peu (rendons tout de même justice à Franck Ferrand qui a annoncé récemment que la Grande Guerre allait être un thème majeur d’Au cœur de l’Histoire l’année prochaine).

De quoi vont donc nous parler lesdits médias avec l’accord tacite de certains Ministères que nous ne nommerons pas ici ? Des Fusillés pour l’Exemple de 1917, bien entendu ! C’est aussi ignorer que le commandement français a bien plus usé du peloton d’exécution dans les premières semaines de 1914 qu’après le Chemin des Dames. Mais passons.

S’il est ici nullement question de remettre en cause les injustices et les excès de la justice militaire française de cette époque, il faut voir que les fusillés pour l’exemple vont être la stèle qui va dissimuler les tombes de ces 1,3 millions autres soldats tombés pour la France sans s’être mutinés sur la Marne, en Artois, en Champagne, en Lorraine, à Verdun, en Picardie, dans l’Aisne, dans les Flandres, à Gallipoli et dans les Balkans (voir l’éditorial de Camille Pascal dans le numéro de Valeurs Actuelles en date du 11 octobre 2013).

04.wir.skyrock.netEnfin, la compassion à la guimauve de plusieurs journalistes ou réalisateurs de téléfilms (dont la qualité de reconstitution historique frôle bien souvent le misérabilisme) va aussi faire en sorte de nous montrer de pauvres Poilus pleurant dans leurs tranchées, tout en se montrant prêts à fraterniser avec les Allemands (François ? Angela ?). Il est incontestable que Ceux de 14-18 ont connu des souffrances que nous ne pouvons imaginer dans notre société de confort. Mais pour autant, si nos grands-pères et arrières-grands-pères avaient été des pleureuses, auraient-ils tenu sur la Marne, dans les Marais de Saint-Gond, au Grand Couronné de Nancy, à Massiges et Navarin, à Vaux, à Souville, aux Eparges, au Mort-Homme et ailleurs ?
Comment les poilus ont tenu reste un mystère de l’Histoire de France encore enfoui dans les terres lorraines, picardes et champenoises. Les historiens sérieux nous le révèleront un jour.

Ainsi, France Histoire Espérance vous proposera, chers lecteurs et lectrices, de vous faire découvrir à partir de 2014, le contexte géopolitique de l’époque qui entraîna la guerre, les plans français, les généraux méconnus ou menacés d’oubli (Gouraud, Degoutte, Fayolle, Debebey, Castelnau, Guillaumat, Franchet d’Espérey, etc.), la mobilisation et les soldats eux-mêmes (Métropolitains, Tirailleurs d’Afrique, Zouaves, Légionnaires).

Avec tous nos remerciements.

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Du rap à Verdun ou la sinistre farce mémorielle

Du rap à Verdun ou la sinistre farce mémorielle

« Pour celui qui en revient, Verdun c’était bien. Pour celui qui en est mort, Verdun c’est un port. […] Un champ perdu dans le Nord-Est, Entre Épinal et Bucarest, […] C’est une sortie dans le Nord-est, Sur l’autoroute de Reims à Metz » Voici ce que chantait joliment Michel Sardou sur…

12 mai 2016

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Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « En décapitant le roi, on décapitait symboliquement la France »

Extrait de l’homélie de l’abbé Eric Iborra, vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, prononcée à l’occasion de la messe de requiem pour le défunt roi de France Louis XVI, le 21 janvier dernier :  « Pourquoi assistons-nous à une messe de suffrage si nous pensons, avec le pape Pie…

22 janvier 2014

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

2 mars 2010
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Histoire & Culture

Les Cavaleries de 1914 – Les Britanniques et le Commonwealth (2)

by adminfhesp 2 mars 2010

Elle aussi héritière d’une longue histoire et forgées par des traditions pratiquement immuables au sein de certains régiments, la Cavalerie britannique est l’une des plus belles d’Europe mais souffre de plusieurs défauts semblables à son alliée française comme par exemple, l’utilisation idéalisée de la charge en force contre les lignes ennemies.
11thhussars1914

* UNE CAVALERIE PETRIE D’HERITAGES HISTORIQUES

– Mais il faut garder à l’esprit qu’avant le déclenchement de la Guerre contre les puissances centrales, la Cavalerie britannique a beaucoup servi lors d’opérations dans les colonies avec plus ou moins de succès. Parmi, ses faits d’armes les plus notables,  le 21st Lancers a victorieusement chargé contre les mahdistes à Omdourman lors de la conquête du Soudan en 1898. Charge à laquelle a d’ailleurs participé un Lieutenant nommé Winston Churchill, alors détaché du 4th Hussars. Notons que les cavaliers britanniques chargent de préférence à la lance qu’au sabre.

– Enfin, tout comme leurs homologues et adversaires, les cavaliers de Sa Majesté vont aussi être « démontés » pour servir d’Infanterie. Toutefois, le Commandement britannique au Moyen-Orient va conserver plusieurs unités montées au Moyen-Orient contre les Turcs. Ils contribueront fortement aux succès d’Allenby en 1917 et 1918.

– La Cavalerie anglaise compte  plusieurs régiments distincts. Les plus prestigieux sont intégrés à la Household Cavalry, soit la garde montée du Roi et de la famille royale. On compte ainsi le Composite Regiment, les 1st et 2nd Life Guards, ainsi que le Royal Horse Guards. Ses officiers sont issus des régiments ayant fait le preuve en Inde et en Afrique et on y entre difficilement sans quartiers de noblesse.

– Les unités combattantes mobilisables et déployables en permanence sont  les Line Cavalry Regiments qui se partagent entre les Dragoon Guards, Royal Dragoons, Dragoons, Royal Hussars, Hussars, Carabineers, Royal Lancers et Lancers. Ceux qui ont le privilège de posséder la mention Royal arrivent en tête dans l’ordre de préséance.

– D’autres régiments sont levés au sein des Comtés (Shires) et portent la dénomination de Yeomanry (Norfolk Yeomanry, Staffordshire Yeomanry, Suffolk Yeomanry, etc.). Pendant l’Epoque médiévale, comme sous les Tudors et les Stuarts, les Yeomen étaient les propriétaires terriens pouvant s’acquitter d’un impôt et s’équiper d’une monture et d’armes.

– Par héritage historique toujours, un nombre important de régiments de cavalerie portent une seconde dénomination désignant leur parrain/marraine issu(e) de la famille royale ou de la haute aristocratie (King Edward’s, King George’s, Queen Victoria’s, Empress of India’s, Prince Albert’s, Prince Edward’s, Prince of Wales’, Duke of Connaught’s, Duke of York’s, Duke of Cambridge’s, Duke of Edimburgh’s, Princess Charlotte’s, etc.).

– La troisième catégorie d’unités montées royales regroupe les Special Reserve Regiments, unités de réserve comme l’indique leur dénomination qui peuvent sont levés immédiatement en cas de guerre. On y trouve notamment les North Irish Horse, King Edward’s Horse, South Irish Horse, Skinner’s Horse, et Lothian and Border Horse entre autres.

– Enfin, lors de la déclaration de guerre, la Grande-Bretagne contre 24 Reserve Cavalry Regiment mais les maintiendra en Grande-Bretagne et en Irlande durant le conflit.

– Arme de prestige, la Cavalerie britannique fournit une large part des officiers supérieurs de la Regular Army, alors qu’en comparaison, les principaux généraux français sont issus de l’Artillerie, du Génie et de l’Infanterie. Ainsi, John French (commandant du British Expeditionnary Force), William Robertson (chef d’état-major du BEF), Douglas Haig, Edmund Allenby, Julian Byng et William Birdwood, entre autres, sont respectivement issus des 19th Hussars, 3rd Dragoon Guards, 7th Hussars, 6th Dragoons, 10th Hussars et 12th Lancers.

british-cavalry-march-800
** ORGANISATION ET EQUIPEMENTS EN 1914

– Au déclenchement du conflit, les Britanniques lèvent plusieurs Cavalry Brigades indépendantes en Métropole comme en Inde, avant de les regrouper en division après les premiers combats en Belgique et en France. A la fin 1914, le British Cavalry Corps (Edmund Allenby) et le Ist Indian Cavalry Corps (Michael Rimington) sont créés par addition de 3 divisions pour chacun.

– La Division montée se scinde en trois Cavalry Brigades à 3 Regiments chacune et compte aussi l’état-major divisionnaire, un détachement du Royal Horse Artillery Regiment (RHA), avec une batterie (Battery) par Brigade, ainsi que les unités de Transport, du Génie (Engineers), de santé, d’administration, de fourrage, de ravitaillement et vétérinaires. Pour les opérations de combat, les Britanniques privilégient l’élevage et l’utilisation des pur-sangs anglais et arabes, tandis que mules et mulets sont astreints au transport du matériel.

– Unité tactique de base, le Cavalry Regiment compte 549 officiers, sous-officiers et hommes du rang (dont 528 hommes réellement à cheval). Il est scindé en 3 Squadrons (Escadrons) désignés par les lettres A, B et C. Son ’état-major comprend plusieurs officiers spécialisés (intendance, administration, transmission, transport, médecine et service vétérinaire).

– Du point de vue de la tenue et de l’armement, les cavaliers de Sa Majesté se distinguent des fantassins seulement par la culotte de cavalerie serrée aux jambes par des bandes molletières ou des jambières de cuir. Les cavaliers portent eux aussi la tunique kaki, ainsi que la casquette frappée du cab badge (insigne en métal) régimentaire. Ils portent leurs munitions dans des cartouchières portées en bandoulière. Les officiers chargent et combattent au sabre au revolver Webley Mk II ou Mk III, alors que sous-officiers et hommes du rang chargent à la lance et font le coup de feu avec le SMLE Lee Enfield porté en fonte.

3 – CAVALERIE DU COMMONWEALTH

– Le Commonwealth et les colonies fournissent eux aussi leurs contingents de cavaliers, les plus importants provenant d’Inde et d’Australie (Australian Cavalry). On compte aussi plusieurs contingents au Canada (Canadian Hussars, Royal Canadian Dragoons, Lord Strathcona’s Horse et Fort Garry Horse), de Nouvelle-Zélande (New-Zealand Cavalry), d’Afrique du Sud (Natal Mounted Rifles, Imperial Light Horse).

– Attardons nous un instant, sur la Cavalerie de l’Army of India. Conformément à la pensée en vigueur chez les militaires britanniques qui font la promotion des « martial races » (« races guerrières »), les éléments montés indiens sont recrutés au sein d’ethnies au traditions guerrières réelles ou supposées comme les Sikhs, les Cipayes, les Rajpoutes et les Jats. Les Cipayes et les Rajpoutes fournissant les unités de lanciers. Mais il est intéressant de noter que plusieurs Cavalry Regiments des Indes portent une dénomination britannique (Lancers) ou le nom de leur fondateur (Hodson’s Horse, Skineer’s Horse, Gordon’s Horse) et non une dénomination autochtone comme c’est le cas dans l’Infanterie. Seuls lesDeccan Horse, 34th Prince Albert Victor’s Own Poona Horse et Central India se distinguent.

74408520.3– Chaque brigade de cavalerie indienne est recrutée à partir d’une ville du sous-continent (Mhow, Lucknow, Meerut, Sedunderabad, Sialkot, Ambala…). Chaque brigade doit compter un régiment issu de la Métropole. C’est notamment les cas des 8th King’s Royal Irish Hussars et 6th King’s Edward Own Cavalry. Notons enfin qu’il est permis aux officiers et aux sous-officiers britanniques servant dans les régiments indiens peuvent porter les coiffures traditionnels du régiment auquel ils sont rattachés, ce qui traduit un attrait certain pour l’exotisme.

 

[Suite]

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Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

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François-Etienne Kellermann

François-Etienne Kellermann

Fils aîné de François Etienne Christophe Kellermann, Maréchal et Duc de Valmy et d’Anne Barbe, François-Etienne Kellermann reste considéré comme l’un des meilleurs généraux de cavalerie de la Grande Armée. Il voit le jour à Metz le 14 août 1770. – Suivant l’exemple de son père et bien éduqué, il…

2 juin 2016

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Jean Joseph Ange d'Hautpoul

Jean Joseph Ange d’Hautpoul

Autre grand cavalier d’Empire, Jean Joseph Ange d’Hautpoul voit le jour le 13 mai 1754 au Château de Salettes non loin de Cahuzac-sur-Vère non loin d’Albi, au sein d’une famille de vieille noblesse languedocienne. – Engagé dans la Légion Corse à quinze ans seulement en 1769, il devient Cadet-Gentilhomme au…

14 février 2016

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2 mars 2010
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Histoire & Culture

Nuit de prière pour la France et l’Europe

by adminfhesp 1 mars 2010

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon :

« Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le pape Léon XIII parlait de la France, « nation catholique … qui par son rayonnement culturel et spirituel, joua longtemps un rôle de colonne de l’Eglise. »

Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’ Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » … « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ?»

Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté. Une nation est une famille de familles qui a sa physionomie, son histoire temporelle et spirituelle particulières. Elle constitue un patrimoine principalement moral et religieux à l’intérieur d’un corpus de coutumes et de traditions, de monuments et de fêtes, rappelant à chaque citoyen qu’il ne doit à lui-même ni sa vie, ni son mode de vie, ni la langue qu’il parle, ni la culture, ni l’éducation qu’il a reçue. D’emblée l’être humain est constitué débiteur de tous ces biens. Le mot patrie signifie en latin « la terre des pères ». Ce terme fait donc le lien avec l’histoire, le patrimoine. Il y a quelque chose de charnel en lui.

L’amour de Dieu est certes le même pour tous les peuples de la surface du globe, même si ces derniers ne Le connaissent pas encore. Mais chacune des nations est aimée d’un amour de prédilection, qui correspond à son « genre de beauté » propre, c’est-à-dire à sa vocation communautaire spécifique.

Le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne, source toujours vivantes d’une culture riche de poètes et d’écrivains, de philosophes et de théologiens, de penseurs et d’artistes de génie, surgis d’un terreau fécondé par la foi des apôtres et irrigué du sang des martyrs. On peut dire que l’Eglise catholique a fait la France et que la France, dès l’origine s’est vouée à la défense de l’Eglise catholique. Notre géographie est recouverte du manteau d’églises, de sanctuaires et de cités, qui souligne combien la foi a embrassé notre histoire.

Cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur. St Pie X le prophétisait ; « Va, fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter comme par le passé, mon nom, devant tous les peuples et tous les rois de la terre ». Cette mémoire est source de responsabilité pour l’expression de la laïcité et les choix éthiques, sociaux et politiques que notre pays devra poser aux prochaines élections présidentielles et législatives, et permette à la nation française d’inscrire son avenir dans la fidélité à sa vocation chrétienne.

Pays des droits de l’homme et de la liberté, de la « socialité raffinée » (Jean-Miguel Guarrigues), d’une culture humaniste qui se veut universelle au risque de tomber dans la suffisance, et le rationalisme, la France est un pays « anthropocentré » P. Bernard Peyrous. Si « l’Eglise ne peut ou ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible… » Benoît XVI – Deus caritas est n°28), elle contribue néanmoins au bien commun en partageant les ressources de sa doctrine sociale, de son sens de la dignité de l’homme de la personne humaine et de la famille, et en rappelant l’exigence de solidarité et de partage. Cette contribution s’origine en France dans la vocation chrétienne de notre pays. A cette intention une nuit de prière est organisée en la cathédrale de Toulon le 16 mars à 20 h30. Je vous invite par votre présence ou par la pensée à vous y associer. »

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Neuvaine pour la France : « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Neuvaine pour la France : « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

L’intégralité sur http://www.laneuvaine.fr/france-es-tu-fidele-aux-promesses-ton-bapteme/ « Le problème de l’absence du Christ n’existe pas. Le problème de son éloignement de l’histoire de l’homme n’existe pas. Le silence de Dieu à l’égard des inquiétudes du cœur et du sort de l’homme n’existe pas. Il n’y a qu’un seul problème qui existe toujours et partout: le problème de…

17 novembre 2014

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2 avril 2005 : décès de Jean Paul II

2 avril 2005 : décès de Jean Paul II

Jean Paul II nous a quittés le 2 avril 2005, après une longue agonie. Voici le message qu’il lançait lors de sa venue en France en 1980 : Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous…

2 avril 2012

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« Le rayonnement de la France dans le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne » Mgr Rey

« Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté.…

9 avril 2015

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1 mars 2010
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Histoire & Culture

28 février 1869 : disparition d’Alphonse de Lamartine

by adminfhesp 27 février 2010

Le poète et homme politique français Alphonse de Lamartine s’est éteint le 28 février 1869, à Paris, deux ans après une attaque l’ayant réduit à la paralysie. Avec ses Méditations poétiques (1820) ,

Lamartine contribue au renouvellement du genre poétique au XIXème siècle et s’impose comme l’un des  maîtres du lyrisme romantique.  Chantre de l’âme humaine, jetée dans le temps et sans cesse déchirée par des sentiments contraires, Alphonse de Lamartine  fut aussi un homme politique engagé, élu  député à plusieurs reprises.

Admiré par  Hugo (1802-1885), raillé par Flaubert (1821-1880),  Lamartine ne laisse jamais indifférent. Son Voyage en Orient (1835), véritable chef d’œuvre, l’amène au sommet du genre, l’inscrivant dans la prestigieuse tradition des grands écrivains-voyageurs comme  Chateaubriand (1778-1848) ou, encore, Gérard de Nerval (1808-1855).

Mais laissons la parole au poète qui déplore, dans un célèbre poème, le caractère éphémère et tragique de la vie et du temps qui s’écoule inéluctablement. Le Lac, extrait de ses Méditations poétiques, peut être considéré comme un monument de la poésie française, à part entière, un véritable sommet du romantisme…

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse

Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !

Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

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26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon Écrivain, dramaturge, poète, intellectuel engagé, Victor Hugo laisse derrière lui une œuvre  immense et protéiforme. Son roman intitulé les  Misérables (1862) tient une place de choix dans cette œuvre et illustre bien son engagement politique en faveur des plus démunis.L’auteur…

26 février 2012

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Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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Napoléon III ; empereur mal aimé et méconnu - Troisième partie

Napoléon III ; empereur mal aimé et méconnu – Troisième partie

4 – LA CHUTE D’UN EMPIRE SOLIDE A L’INTERIEUR C’est tout le paradoxe du Second Empire. En 1869, malgré les menaces de guerre, le pouvoir impérial bénéficie encore d’une assise populaire considérable, d’autant plus que Napoléon III a lancé une série de réformes politiques et sociales qui orientent le régime vers…

9 janvier 2017

Dans « 1848-1914 »

27 février 2010
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Histoire & Culture

Edito FHE: Cette année, prenez un « bain » d’histoire de France avec Bainville !

by adminfhesp 27 février 2010

N’en déplaise aux contempteurs de l’histoire de France et autres pourfendeurs du « Roman national », FHE mettra bien à l’honneur, cette année, le grand historien et écrivain français, Jacques Bainville,  connu – entre autres – pour sa magistrale Histoire de France , parue en 1924.

Jacques Bainville (1879-1936)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette oeuvre remarquable,  le génie littéraire de l’auteur semble épouser à merveille son amour de la patrie. Bainville nous rappelle qu’avant d’être un mot, la France est une aventure, un « roman » où se succèdent, au fil des siècles,  pages sombres et lumineuses, défaites douloureuses et victoires éclatantes, espérances avortées et désespoirs surmontés.

Notre pays, en effet, n’est pas né de la dernière pluie…L’auteur nous le conte avec passion, à mille lieues de tout « historiquement correct » ou repentance morbide. Au contraire, il ne craint pas d’ évoquer le génie d’ une nation venue du fond des âges et prédestinée à de grandes choses : « On dit communément que, dans cette contrée fertile, sur ce territoire si bien dessiné, il devait y avoir un grand peuple. » « La France ne peut être la France sans la grandeur » disait aussi le général de Gaulle…

Ainsi, de nos ancêtres les gaulois à nos « poilus « de 14-18, Bainville nous emmène au sein d’une longue histoire, mouvementée et passionnante.

Voulant s’adresser à la jeunesse en particulier, Bainville réalisa une version abrégée de son Histoire de France, qu’il intitula la Petite histoire de France (1928). C’est cette « petite histoire » que nous publierons sous forme de feuilleton, agrémentée des magnifiques illustrations signées « Jacques Onfroy de Bréville » (Job). Pour justifier un tel choix, nous nous sommes tournés vers l’auteur , lui-même, qui , dans l’avant propos de son Histoire de France, affirme que »La tâche de l’historien consiste essentiellement à abréger. S’il n’abrégeait pas… il faudrait autant de temps pour raconter l’histoire qu’elle en a mis à se faire. »

Nous vous invitons donc à vous immerger, une nouvelle fois, dans le bain de notre grande histoire à travers cette version très accessible. Prendre un bain avec Bainville », si vous voulez…

PH

 

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Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Nous vous avions récemment informés de la disparition du grand historien, le 10  janvier dernier. Celui-ci nous offre un très beau texte constituant la préface de la réédition d’un manuel d’histoire fort recommandable-réalisé par Anne de Mézeray- bien loin des canons de la bien-pensance et de l’historiquement correct que nous subissons.…

12 février 2014

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« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

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Jean d'Ormesson :

Jean d’Ormesson : « Une autre histoire de la littérature française »

En deux tomes, l’académicien nous fait partager son amour pour les lettres et nous livre un panorama des auteurs et des oeuvres incontournables de la littérature française, qui continuent à faire rayonner la culture de notre beau pays. Mais laissons la parole à  l’auteur de cette « autre histoire de la littérature », qui mériterait lui-même d’en faire…

20 août 2012

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27 février 2010
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Histoire & Culture

28 novembre 1947 : Mort du Général Leclerc (Philippe de Hautecloque)

by adminfhesp 26 février 2010
Représentant de la vieille noblesse picarde, sorti de Saint-Cyr, il sert d’abord au Maroc dans la Cavalerie. En 1940, il combat comme officier dans la 43e Division d’Infanterie dans la région de Dunkerque. Prisonnier, il s’évade via le Portugal et rejoint Londres. Dès 1940, il s’emploie à rallier plusieurs garnisons de l’Afrique Occidentale Française et de l’Afrique Équatoriale Française (Gabon, Tchad…).


– Il est l’un des  premiers chefs de la France Libre et sera le commandant de la Colonne Leclerc (Libye, Tunisie) devenue 2e Division de la France Libre, puis 2e Division Blindée. Après un passage par la Grande-Bretagne pour entraînement, Leclerc et ses 16 000 soldats vont participer à la Libération de Paris, à la Campagne de Lorraine sous commandement américain* (victoires de Dompaire et Baccarat), à la percée des Vosges, à la libération de Strasbourg, aux combats d’Alsace lors de l’Opération Nordwind, puis aux combats d’Allemagne à la toute fin de la guerre.

– Le 2 septembre 1945, il signe, au nom de la France, l’acte de capitulation du Japon sur le pont du cuirassé USS Missouri.

Réaliste quand à la question de l’Indochine, il comprend qu’il faut mieux négocier avec Hô Chi-Minh que d’employer la manière forte comme le réclamera l’Amiral Thierry d’Argenlieu.

– C’est lors d’une inspection des forces françaises en Algérie qu’il trouve la mort dans un accident d’avion. Il aura droit à des obsèques nationales célébrées à Notre-Dame de Paris et sera élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume.

Ouvrage : Jean-Christophe Notin : Leclerc, Perrin

* Voir articles sur la Campagne de Lorraine de 1944

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Georges Catroux

Georges Catroux

Né le 29 janvier 1877 à Limoges, fils d’un officier du Second Empire, Georges Catroux choisit lui aussi la carrière des armes. Il fait donc ses études secondaires au Prytanée Militaire de la Flèche, avant d’intégrer Saint-Cyr en 1896 au sein de la Promotion « des Grandes manœuvres ». Il sort cinquante-cinquième…

21 décembre 2013

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Amiral Philippe Auboyneau

Amiral Philippe Auboyneau

Aujourd’hui passé dans l’oubli, Philippe Auboyneau reste toutefois l’une des grandes figures des Forces Navales Françaises Libres (FNFL). Fils d’un Directeur de la Banque Ottomane, Auboyneau voit le jour à Constantinople en 1899. Entré à l’Ecole navale en 1916, il en sort Enseigne de Vaisseau en 1918 et sert sur le Torpilleur « Typhon » qui opère des patrouilles dans la…

23 février 2014

Dans « Non classé »

1er mars 1948 : le Lieutenant-Colonel Brunet de Sairigné tombe en Indochine

1er mars 1948 : le Lieutenant-Colonel Brunet de Sairigné tombe en Indochine

Né le 9 février 1913 à Paris, issu d’une famille d’industriels, Gabriel Brunet de Sairigné effectue d’abord de solides études aux Lycées Buffon et Saint Louis. -En 1933 il intègre l’École Militaire de Saint-Cyr avant d’être versé dans l’Infanterie pour intégrer le 29e Régiment d’Infanterie à Gerardmer (Vosges). En 1939,…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

26 février 2010
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Histoire & Culture

Editorial de l’abbé Faure pour la célébration de ste Jeanne d’Arc

by adminfhesp 23 février 2010

Voici le dernier éditorial signé par l’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse st Eugène-ste Cécile, intitulé « la Pucelle et le Bon Pasteur ».

Rappelons que France-histoire-Espérance a vu le jour il y a maintenant deux ans alors que notre pays commémorait le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc ( née en 1412 à Domrémy en Lorraine)

« La loi française du juillet  1920 a fixé au deuxième dimanche de mai la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. Le pape Benoit XV a permis que la mort de la Pucelle à Rouen le 30 mai soit solennisée le deuxième dimanche de mai, afin de coïncider la fête légale. Cette coïncidence a cessé avec l’application de la réforme liturgique en France à partir de 1970. Mais la coexistence des deux formes liturgiques à St Eugène fait se rencontrer aujourd’hui la Pucelle d’Orléans (messe de 11h) et l’évangile du Bon Pasteur ( messe de 9h45).

André Malraux en 1964, disait dans son oraison funèbre à Rouen :  » Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes vers la grande pitié du royaume d’Israël ? … Dans ce monde où Isabeau de Bavière avait signé avait signé à Troyes la mort de la France… dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être l’armée, elle refit l’armée, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain il y eut l’espoir- et par elle, les premières victoires qui rétablirent l’armée. Puis par elle, contre presque tous les chefs militaires, le sacre qui rétablit le roi. Par ce que le sacre était pour elle la résurrection de la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi…

O Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu »

C’est le nom du Bon Pasteur que Jeanne a crié sept fois en mourant dans les flammes : « Jésus » C’est par lui, « la porte des brebis » (Jn, 10,7) qu’elle est entrée au Ciel ! Que  par elle, patronne secondaire de la France ( ndlr aux cotés de ste Thérèse de l’Enfant Jésus), Dieu bénisse notre histoire et nous rassemble dans l’unité en faisant grandir entre nous la Justice et la Paix. »

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30 mai 1431 : Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen

30 mai 1431 : Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen

Jeanne d’Arc est brûlée  vive, le 30 mai 1431, place du Vieux-Marché à Rouen par le bourreau Geoffroy Thérage, après avoir été condamnée pour hérésie par un tribunal ecclésiastique. Voici un extrait de l’ouvrage de Pierre Champion qui décrit les faits : « Jeanne est sur le bûcher; son confesseur l’y…

30 mai 2016

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Jeanne d'Arc : La vérité sur un faux procès

Jeanne d’Arc : La vérité sur un faux procès

L’historien Alain de Bournazel nous  propose dans ce livre de revenir sur le procès controversé de la pucelle d’Orléans et de faire, en quelque sorte, le « procès du procès » de notre héroïne nationale. Le but de cette ouvrage : la vérité historique. Voici la présentation de l’éditeur : « En ce début de 1431,…

30 mai 2013

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Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin… « Si…

17 mai 2014

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23 février 2010
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Histoire & Culture

Didier Le Fur : Enquete historique sur l’inquisition en France

by adminfhesp 19 février 2010

Reprenant les diverses erreurs historiques de la série « Inquisitio » diffusée en ce mois de juillet sur France 2, l’historien Didier Le Fur permet de poser un regard apaisé et objectif sur une période souvent instrumentalisée et mésinterprétée.

« Procès, tortures et bûchers ; images de douleurs, de feu et de sang : voilà ce qu’évoque ordinairement l’Inquisition. Pourtant, ce tribunal pontifical créé
par Grégoire IX entre 1231 et 1233 avait selon l’Eglise catholique une noble mission : sauver les âmes et défendre la chrétienté. Pour ce faire, elle s’était levée contre des dissidences religieuses qui sévissaient déjà depuis un siècle à travers toute l’Europe, et notamment dans le midi de la France.
Ces hérétiques, cathares ou vaudois, qui aspiraient à une autre pratique de la religion chrétienne, menaçaient l’unité et la puissance de l’Eglise romaine. S’il est vrai que cette dernière autorisa à pratiquer la torture et que ses proies périrent parfois dans les flammes du bûcher du pouvoir séculier, la mise à mort devint plus rare dès la fin du XIIIe siècle. L’Inquisition aurait pu disparaître avec la fin des grandes hérésies, mais la stigmatisation de la sorcellerie, comme nouveau mal capable de détruire l’Eglise, lui permit de confirmer une autorité jusqu’à la toute fin du Moyen Age.

Avec brio, Didier Le Fur corrige les idées reçues, éclaire d’un jour nouveau la justice inquisitoriale en France au Moyen Age et met en évidence certaines falsifications de l’histoire, privilégiant ainsi la vérité historique aux dépens de la légende. »

L’Inquisition, enquête historique; France, XIIIe-XVe siècle, Tallandier, juin 2012

Un autre article intéressant sur cette période est signé Jean Sévilla qui consacre le chapitre 3 de son livre « Historiquement correct » à l’inquisition médiévale.

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

Dans « Non classé »

19 février 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 22/ La Bataille de Saint-Lô (Quatrième partie)

by adminfhesp 19 février 2010

12 – LES DIFFICULTÉS DE LA 29th DIVISION A MARTINVILLE

– La « Blue and Gray » doit s’emparer de la Crête de Martinville (Cote 147), dernière éminence qui assure le contrôle de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux. Le plan de Gerhardt est que le 1/116th s’empare du terrain situé entre La Boulaye et La Madeleine, pendant que les deux autres bataillons du 116th terminent de sécuriser leurs objectifs conquis le 11 juillet. Simultanément, le 175th Infantry (sans son1st Battalion) s’installe juste derrière le 116th Infantry, prêt à passer à l’offensive au sud de la ligne La Madeleine – Saint-Lô.

USA-A-StLo-p118– Seulement, les éléments de la « Blue and Gray » vont s’attaquer à une noix très dure à casser. En effet, Schimpf a garni la Crête de Martinville de nombreux abris et retranchements dans lesquels s’accrochent les éléments des FJ-Regt 9 et 8.

– L’attaque de la 29th Division commence donc le matin du 12 juillet. Après un dur combat, le 2/116th réussit à atteindre le point 147, pendant que le 1/116th (Maj. Thomas S. Dallas) s’engage dans une série de combat pour le contrôle de champs et de haies. Les Fallschirmjäger contre-attaque avec 3 canons autopropulsés de 88 mm mais sont repoussés à l’aide de bazookas et l’appui de l’artillerie divisionnaire. A la fin de la matinée, le1/116th tient l’est de La Boulaye mais ne fait aucun progrès significatif durant le reste de la journée. Sur sa gauche, le 3/116th se fait bloquer par des tirs de mortiers et de mitrailleuses provenant de la Crête 101, juste au sud de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux.

– A 11h30, Gerhardt engage le 175th Infantry du Colonel Ollie W. Reed. Seulement, ce régiment se retrouve empêtré dans les positions de depart du 116th et prend du retard. Le 3/175th tente de progresser vers l’ouest sur l’autoroute mais ne peut aller plus loin.

– La droite de la 29th Division réussit à progresser de plusieurs centaines de mètres, grâce aux efforts du 115th Infantry du Col. Ordway qui sécurise Belle-Fontaine et atteint La Luzerne. Le 3/115thtente prendre d’assaut le Bourg-d’Enfer mais échoue à cause d’un fort tir de barrage de mortiers et d’armes légères. Pendant ce temps, Gerhardt modifie son dispositif. Le 116th Infantry doit rester sur les flancs de la Crête de Martinville pendant que le 175th Infantry se charge de forcer la ligne La Boulaye – La Madeleine, sans soutien blindé.
USA-A-StLo-22– Le 175th démarre donc son assaut à 08h00 le 13 juillet, sous un feu battant dirigé par les observateurs d’artillerie allemands. Le 175th Infantry ne peut couvrir qu’entre 400 et 500 mètres en tout. Le Colonel Reed demande la permission à Gerhardt de lancer son 1st Battalion à l’assaut vers le sud, contre la Cote 101. Gerhardt refuse car c’est la seule réserve dont il dispose. Reed demande alors à son chef à ce que le 2/116th mène une action contre l’ennemi le long de la Crête de Martinville, de manière à alléger la pression ennemie sur le 175th. Mais cette initiative de permet que de remporter des gains mineurs. Devant cette situation le Lieutenant-General Corlett décide de cesser là l’ensemble des attaques et remodèle son dispositif.

– Ainsi, pendant la nuit du 13-14, le 134th Infantry jusque-là tenu en réserve de la 35th Division s’installe le long de l’autoroute Saint-Lô – Isigny au contact de l’aile droite du 115th Infantry. Toutefois, durant la journée du 14 juillet, aucune action n’est tentée par Corlett en raison du temps exécrable, permettant toutefois à Corlett de renforcer la puissance et la coordination de son dispositif d’assaut pour le 15 juillet. Le même jour, Rommel rend visite à Meindl dans son PC. Le patron du II. Fallschirm-Korps indique au Feld-Marschall que ses Fallschirmjäger ont eu de très lourdes pertes et que les remplaçants manquent. De son côté, Hausser se réjouit que la ligne de défense de la 352. ID de Kraiss ne se soit pas rompue.

– Mais pour Bradley, le temps presse car son renseignement lui fait état de l’arrivée imminente de deux divisions d’infanterie (272 et 346. ID) et d’une division de Panzer (11. PzD). Arrivée que seules les attaques répétées de la IXth US Air Force peuvent retarder efficacement.

– L’attaque de la « Blue and Gray » contre la Crête de Martinville reprend donc le 16 juillet à 05h05 face à des Fallschirmjäger toujours aussi déterminés et une artillerie bien positionnée et bien dirigée. Les bouches à feu allemandes alignent fantassins et chars américains dans les champs et sept Sherman sont perdus. Pour alléger la pression sur le 116th Infantry sévèrement accroché, le 175th de Reed lance une attaque vers le sud-ouest le long de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux. Le régiment abat moins de 400 mètres avant de se faire prendre en enfilade par des tubes de la 12. Fallschirm-Artillerie-Brigade. Sauf que le beau temps étant revenu, Quesada commandant du IXth Tactical Air Command lâche ses P-47 et P-51 sur les cibles allemandes indentifiées grâce aux fumigènes rouges. Les Cotes 101 et les éminences autour de la Madeleine sont passées aux bombes de 500 livres.

– Le 116th Infantry reprend alors son assaut contre la Crête de Martinville à 19h30 en attaquant en tenaille. Si les 1 et 2/116th progressent correctement mais ne parviennent pas à se rejoindre. Habilement, les Fallschirmjäger sont parvenus à s’insérer entre les dispositifs des deux bataillons. Finalement, seul le 2/116th du Major Bingham reste accroché à la Crête.

– Sur le flanc droit de la « Blue and Gray », deux bataillons du 115th Infantry du Colonel Ordway fait quelques progrès pour se faire canoner par des FlaK 88 dans une petite vallée, forçant les GI’s à se retirer. Heureusement, l’intervention de Sherman permet aux hommes d’Ordway d’avancer de plus de 350 mètes… avant de sae faire bloquer une fois d eplus par des mitrailleuses et des mortiers. En outre une contre-attaque des Fallschirmjäger avec des blindés et des Flammenwerfer (lance-flamme), vient frapper le 1/116th qui repousse les assaillants à l’aide de l’artillerie divisionnaire. Un second assaut percute l’aile droite du 1st Battalion mais les GI’s tiennent toujours. Il n’empêche que le 1st Sergent Hardold E. Peterson se retrouve à commander la A Coy qui perd 37 hommes dans l’affaire… Peterson s’illustre aussi en repoussant une attaque à cout de fusil M1 Garand lance-grenade.
Isolé, le 2/116th se fait copieusement arrosé par des tirs d’artillerie et de mortiers mais aucune contre-attaque ne se produit en raison, sans doute, d’un manque de communications entre les différentes unités.

– Déçu par les résultas du 16, Gerhardt donne de nouveaux ordres pour le 17 juillet. Le 115th Infantry doit renouveller son assaut sur le plateau au nord de La Madeleine qui domine les positions allemandes à Martinville, pendant que le 116th Infantry  – commandé alors par le Colonel Philip E. Dwyer – doit dégager La Madeleine et que le 175th continue de progresser le long de l’autoroute Saint-Lô – Bayeux.

– A 04h30, le 3/116th du Major Howie attaque en colonnes. Attaquant les positions allemandes à la baïonnette et à la grenade dans des mouvements rapides, les hommes de Howie réussissent à s’infiltrer entre des compagnies ennemies. Grâce à cela, La Madeleine est atteinte à 05h00, permettant au 2/116th de sortir de son isolement. Sauf que les inépuisables « Grünen Teuffeln » (« Diables Verts », surnom des parachutistes allemands) lance une nouvelle contre-attaque à 18h00. Malheureusement le Major Howie sera tué dans les heures d’après.

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????– C’est une action de coopération aéro-terrestre qui permet au 116th Infantry de sortir de son empêtrement. Grâce aux marques rouges envoyées dans les lignes allemandes, les avions du 506th Bomber Squadron matraquent les Fallschirmjäger et brisent net leur contre-attaque. Le bombardement américain est si efficace que plusieurs parachutistes allemands se rendent pour échapper aux P-47. Malheureusement, les initiatives pour récupérer les soldats isolés s’avèrent particulièrement difficiles pour les Half Tracks en raison des débris bloquant encombrant les chemins. Ajoutons à cela que les groupes du 116th qui sont toujours accrochés à la Crête de Martinville sont arrosés par un fort barrage d’artillerie allemand. Les tentatives de poussée menées par le Colonel Dwyer s’avèrent toujours infructueuses.

– Le 175th Infantry attaque à 14h30 le 17 juillet afin de combler le trou entre lui et le 2/116th. Reed jette ses 1st et 2nd Battalions dans la bataille sans pour autant obtenir des gains de terrain notables ; le Lt-Col. William T. Terry commandant du 1st Battalion étant même tué dans l’action. Les pertes deviennent alarmantes, les trois compagnies du 2/175th ont perdu presque tous leurs officiers et ne comptent plus qu’entre 50 et 80 hommes ! L’attaque vers le sud-ouest lancée par le 3/116th n’est pas plus fructueuse.

– Le 115th Infantry est beaucoup plus chanceux. A 15h00, ses 1st et 3rd Battalions font quelques progrès en attaquant vers le Cauchais, pendant que le 2nd Battalion se prépare à opérer une manœuvre dans les lignes allemandes pour prendre la Planche et prendre Le Cauchais à revers. Malheureusement, peu avant l’intervention préparatoire des Thunderbolt, un intense tir de barrage bien réglé par les mortiers de la 3. FJDiv causent d’importants dégâts dans les sections d’armes lourdes du 2/115th. Mais Gerhardt ordonne néanmoins au Bataillon de se mettre en marche même s’il n’a plus de radios en état de marche…

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– Le 2/115th se met donc en marche et atteint le versant est de la Crête de Martinville pour bifurquer ensuite au nord de La Planche où il ne rencontre aucune résistance.
Pendant la nuit, le Colonel Dwyer ordonne de former deux patrouilles de 20 hommes tirés des Compagnies antichar et de canons du régiment. Commandées chacune par les 1st Lieutenant Hallie F. Williams et Lewis B. White, progressent de haies en haies pour tenter de rejoindre les isolés du 2/116th. Si le 1st Lt Williams est tué et que sa patrouille échoue dans sa mission, celle de White réussit à reprendre le contact avec les avants-gardes de la 29th Division. Pendant ce temps, la A Company du 1/116th, commandée par le Captain James J. Rabbit progressent en deux colonnes le long de la Crête de Martinville. Prise parfois pour cible par un sniper, la A Coy atteint la Madeleine et forme un couloir pour évacuer les blessés.

– En dépit des difficultés, la 29th Division était tout prêt de la victoire, d’autant plus que les Fallschirmjäger n’ont pas saisi l’occasion qu’ils avaient de détruire tout le 2/116th. Les hommes de Gerhardt se trouvent maintenant sur les pentes en amont de Saint-Lô. En somme, de très bonnes nouvelles pour Corlett, d’autant plus que la 35th Division de Baade obtient de nouveaux gains de terrains significatifs. Ainsi, le 17 juillet, le 137th Infantry du Colonel Byrne passe le pont de Pont-Hébert et atteint la Vire près de Rampan.

– Constatant que la situation se dégrade bien trop sérieusement, Hausser envisage de replier sans tarder la 352. ID de Kraiss sur la ligne La Luzerne – Le Mesnil – Rouxelin – Rampan, afin de protéger le flanc droit de la 7. Armee le long de la Vire. Le 17 juillet, Hausser appelle donc le QG du HG B à la Roche-Guyon à 09h50. On lui répond sèchement que ni Rommel ni Hans Günther von Kluge (celui-ci ayant remplacé Rommel blessé dans sa voiture lors d’une attaque aérienne) n’ont autorisé une telle retraite. Hausser réplique que la 352. ID subit la pression des Américains et il n’en restera rien si elle ne se replie pas.

– Bien entendu, les évènements s’ensuivent donnent raison au commandant de la 7. Armee car la situation empire à l’ouest de la Vire. Et, avec les ponts détruits, la 352. ID menace d’être prise au piège sans aucune possibilité de repli. A 15h50, Hausser insiste une fois de plus auprès du QG du Heeres-Gruppe B. A 17h50, von Kluge fait savoir à Hausser que la 352. ID peut se replier. Le général des Waffen-SS bondit alors sur son téléphone et appelle Kraiss pour lui ordonner de se replier sur la ligne Rampan – Montcocq – La Boulaye. Hausser appelle aussi Schimpf pour lui ordonner de replier son aile gauche afin de la « coller » avec la 352. ID. Schimpf constate aussi que ses « Grünen Teuffeln » ne sont pas non plus dans une bonne posture car non seulement ils ont accumulé de lourdes pertes en dépit de leur ténacité mais la Crête de Martinville est quasiment encerclée par la 29th Division. Ajoutons-y que la route Isigny – Saint-Lô est elle aussi presque sous le contrôle ennemi. Paul Hausser, Dietrich von Choltitz et Meindl n’ont pas le choix ; l’abandon de Saint-Lô n’est pas seulement envisageable mais nécessaire, tout en maintenant une arrière-garde assez puissante pour retarder l’ennemi.

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13 – LA CAPTURE DE SAINT-LÔ

– Le matin du 18 juillet, le Lieutenant-General Corlett est informé que la pression de ses forces sur la ligne à l’est de la Vire porte ses fruits. Ainsi, la 35th Division de Baade repousse l’ennemi au sud du Carillon, capturant une grande quantité de matériel.
Tôt le matin, Corlett ordonne donc à Gerhardt de prendre Saint-Lô et de sécuriser l’agglomération. Gerhardt forme donc une Task Force (TF C), spécialement axé sur la vitesse, qu’il confie au Brigadier-General Norman D. Cota. Figure incontournable de la 29th Division, Cota est bien connu pour son commandement exemplaire sur Omaha Beach le 6 juin 1944.  La TF C est notamment composée d’éléments de la 29th Reconnaissance Troop, de chars du 741st TB (M5 Stuart et Sherman), de Wolverines  du 823rd TDB et d’Engineers du 121st Combat Engineer Battalion. Sa mission est d’appuyer l’infanterie dans la prise de la ville. Du côté, des fantassins justement, c’est le 115th Infantry d’Ordway qui, bien qu’épuisé, doit mener l’assaut principal.

Norman D. Cota

Norman D. Cota

– Durant la matinée, le 1/115th du Major Glover S. Johns Jr. démarre son attaque le long de l’autoroute Isigny – Saint-Lô, juste au nord de la ville.  Le Bataillon vient très vite à bout de quelques groupes allemands isolés et sécurise le plateau juste à l’ouest de la route, dans le secteur de Saint-Georges – Montcoq. Johns n’hésite pas à envoyer quelques patrouilles « sonder » les faubourgs de Saint-Lô. Gerhardt appelle le Colonel Hamilton E. Maguire chef d’état-major du XIXth Corps pour lui dire que ses éléments divisionnaires se tiennent prêts. Maguire lui répond : « Lancez l’infanterie en avant. Task Force parrée. » A 14h30, après avoir rassemblé sa TF C près de Couvains, Normand D. Cota appelle le QG de la « Blue and Gray » à laquelle il annonce brièvement : « Parré à rouler ». Son objectif initial dans Saint-Lô, choisi par le Major Lloyd M. Marr, est le square (encore épargné par les bombes !) situé prêt du cimetière.

St-Lo_29th-Division_08– Cota lance son unité à 15h00 sur la grand-route Saint-Lô – Isigny pour rejoindre le 1/115th. La progression est rapide malgré la forte résistance d’une compagnie de 60 Fallschirmjäger dotées de mitrailleuses MG juste à l’ouest de la ligne Saint-Georges – Montcocq. La TF C rejoint le 115th Infantry avec un peu de retard mais l’avance reprend de plus belle. Un antichar PaK fait feu juste à l’extérieur de Saint-Lô mais est réduit au silence par le canon de 37 mm d’un M5 Stuart. Mais la résistance allemande se durcit, Meindl ayant ordonné à plusieurs groupes de « Grünen Teuffeln » de retarder les Américains avec de l’artillerie et des mortiers. De durs combats ont donc lieu au Moulin-Berot. Toutefois, le plan américain se déroule comme prévu. La 29th Recce Troop du 1st Lt. Edward G. Jones Jr. entre dans Saint-Lô la première et se fraye un chemin dans les rues encombrées de débris, suivie par les fantassins et les Wolverines. Dès qu’il s’avère impossible de manœuvrer, les hommes sautent de leurs engins et progressent comme des fusiliers. Selon un plan préparer à l’avance, les Américains s’emparent de plusieurs points stratégiques (jonctions entre ls Rues de Bayeux, de Torigny et d’Isigny, pont au-dessus de la Dollée, ainsi que l’intersection Rue des Noyers – Champ de Mars) en combattant rue par rue et maison par maison contre des petits groupes de Landser et de Fallschirmjäger qui se cramponent toujours au terrain.  Usant toujours de leur pouvoir de nuisance, les FlaK 88 arrosent les colonnes américaines depuis le plateau au sud de Saint-Lô.

St-Lo_29th-Division_02– A 19h00, après environ quatre heures de furieux combats, Saint-Lô est enfin sécurisée grâce à la vitesse de manœuvre dont a fait preuve la TF C. Cota en informe alors Gerhardt qui appelle le QG de Corlett : « J’ai l’honneur d’annoncer au commandant du Corps que la 29th Division a sécurisé la ville de Saint-Lô après quarante-trois jours de combats ».

– Sauf que les Allemands n’en restent absolument pas là et continuent d’arroser les éléments de la « Blue and Gray » aux canons et aux mortiers.  Cota est d’ailleurs blessé par des fragments d’obus et doit être évacué. On le retrouvera cinq mois plus tard au commandement de la 28th Infantry Division dans les Ardennes. Un autre officier est tué, le Captain Sydney A. Vincent  commandant de la B Coy/823rd TDB alors qu’il quittait son véhicule pour coordonner l’action de ses Wolverine. Enfin, un autre obus atteint le PC du 115th Infantry, tuant plusieurs membres de l’état-major. Enfin, la performance de la TF C a un coût, car sur 600 hommes elle en a perdu… 200.
– Le 19 juillet, le 113th Cavalry Group du Col. Biddle, jusque-là rattaché à la 30th Division passe sous le commandement de Gerhardt et reçoit la mission de poursuivre l’ennemi jusqu’au nord de Torigny-sur-Vire. Biddle lance alors ses blindés légers qui avancent vers le sud en trois directions. La progression atteint environ 500 mètres  mais elle est stoppée par des tirs d’artillerie, de PaK et de mortiers allemands qui n’ont pas quitté leurs positions dominant Saint-Lô. Le 113th Cav.Group reçoit alors l’ordre de se porter à vers l’est pour réétablir le contact avec le Vth Corps de Gerow. Pendant ce temps, la 35th Division vient relever l’ensemble de la 29th  et s’établit solidement sur une ligne couvrant l’est de la Vire à partir de l’agglomération de Saint-Lô.

– Saint-Lô libérée, le génie américain se met très vite en action pour déblayer et organiser la logistique. La ville, bâtie par les Ducs de Normandie à l’époque médiévale n’est plus qu’un tas de ruines. Seules l’ancienne enceinte et la collégiale ont à peu près résisté. De nombreuses victimes civiles sont à déplorées et presque toute la population est sinistrée. Ceux qui ont pu partir ont fui vers des régions épargnés par les combats. Cet aspect alimentera encore davantage sinon la méfiance des Normands vis-à-vis de leurs libérateurs.

– Toutefois, une cérémonie mêlant GI’s et civils a lieu devant la Collégiale Notre-Dame entièrement détruite. Le corps du Major Howie, qui a été transporté dans une ambulance et une jeep de la TF C, est déposé devant la Collégiale recouvert de la bannière étoilée. Le monument qui lui est dédiée est toujours en place sur l’un des ronds-points de Saint-Lô.

Body of US Major Resting Atop Ruins– Stratégiquement, Bradley peut enfin être satisfait. Non seulement, la prise de Saint-Lô a élargi sa tête de pont mais il dispose d’une base solide pour redéployer ses forces en vue d’une autre offensive visant à prendre Coutances, Avranches et Vire, d’autant plus qu’Eisenhower va pouvoir « libérer » l’un de ses meilleurs éléments jusque-là retenu en Grande-Bretagne ; le General George S. Patton.

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 18/ La Bataille de Saint-Lô (Seconde partie)

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11 juillet 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

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– Alors que Patton se charge de nettoyer le Bretagne et d’opérer son large mouvement tournant au sud de la Normandie, vers Laval, Le Mans et Chartes, la Ist Army du General Courntey H. Hodges, ancien commandant-adjoint de Bradley réputé être bon manœuvrier d’infanterie, reçoit l’ordre (un peu plus ingrat)…

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Dans la foulée de la libération des ports de Bretagne par le VIIIth Corps américain de Middleton (IIIrd US Army) a libéré la quasi-totalité de la région avec l’aide des FFI et FTP bretons. Saint-Malo est tombée le 17 août mais conformément aux ordres d’Hitler, le General der Artillerie Wilhelm…

20 septembre 2014

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19 février 2010
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Histoire & Culture

Récit de la conversion de Paul Claudel à Notre Dame de Paris

by adminfhesp 15 février 2010

Dramaturge, poète, écrivain et diplomate Français, Paul Claudel (1868-1955)  est aussi un converti. Voici des extraits du récit de sa conversion au catholicisme qui s’est produite le 25 décembre 1886 en la cathédrale Notre Dame de Paris. Un témoignage bouleversant et une expérience spirituelle singulière.

« En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, de l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

« En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se
« Un Être nouveau et formidable, avec de terribles exigences pour le jeune homme et l’artiste que j’étais, s’était révélé que je ne savais concilier avec rien de ce qui m’entou­rait. L’état d’un homme qu’on arracherait d’un seul coup de sa peau pour le planter dans un corps étranger au milieu d’un monde inconnu est la seule comparaison que je puisse trouver pour exprimer cet état de désarroi complet. Ce qui était le plus répugnant, à mes opinions et à mes goûts, c’est cela pourtant qui était vrai, c’est cela dont il fallait bon gré, mal gré, que je m’accommodasse. Ah ! Ce ne serait pas, du moins, sans avoir essayé tout ce qu’il m’était possible pour résister.servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux ! Si c’était vrai, pourtant ? C’est vrai ! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi ! Il m’aime, Il m’appelle. » Les larmes et les san­glots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. »

Cette résistance a duré quatre ans. J’ose dire que je fis une belle défense et que la lutte fut loyale et complète. Rien ne fut omis. J’usai de tous les moyens de résis­tance et je dus abandonner l’une après l’autre des armes qui ne me servaient à rien. Ce fut la grande crise de mon existence, cette agonie de la pensée dont Arthur Rimbaud a écrit : « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face ! » Les jeunes gens qui abandonnent si facilement la foi ne savent pas ce qu’il en coûte pour la recou­vrer et de quelles tortures elle devient le prix. La pensée de l’enfer, la pensée aussi de tou­tes les beautés et de toutes les joies, dont, à ce qu’il me paraissait, mon retour à la vérité, devait m’imposer le sacrifice, étaient surtout ce qui me retirait en arrière.

Mais enfin, dès le soir même de ce mémorable jour à Notre-Dame, après que je fus rentré chez moi par les rues pluvieuses qui me semblaient maintenant si étranges, j’avais pris une bible protestante qu’une amie allemande avait donnée autrefois à ma sœur Camille et, pour la première fois, j’avais entendu l’accent de cette voix si douce et si inflexible qui n’a cessé de retentir dans mon cœur. »

15 février 2010
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Histoire & Culture

« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

by adminfhesp 10 février 2010

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/

L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire !

— Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ?

— Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire aux Français que leur histoire est affreuse, et qu’elle n’a commencé que par la Révolution française. Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture. Toute demeure divisée contre elle-même périra. Nous sommes le seul pays au monde qui s’interdit de lui-même, d’une part de lui-même. Qui interdit à ses propres enfants de cultiver la mémoire des siècles de sa grandeur. La France n’a le droit d’étudier son histoire qu’à partir de la période trouble de la Révolution, qui renferme dans son ADN un gène terroriste. La Révolution, c’est l’éradication. Ne pas enseigner toute l’histoire de France, c’est continuer l’éradication.

— Quand on veut éradiquer les crèches, par exemple à La Roche-sur-Yon, vous dites en substance : quelle que soit la loi de 1905, il fallait tenir bon. C’est une leçon pour tout le monde ?

— Mais c’est une question de priorité ! Le droit est supérieur à la violence, mais il y a quelque chose qui est supérieur au droit, c’est la civilisation. Soljenitsyne disait très bien : « Quand un pays n’a plus de mœurs, il fait des lois. » S’il s’avère qu’une loi est contraire au principe même de la civilisation, alors il faut se tourner vers la civilisation plutôt que vers la loi.

En effet, la France est une terre chrétienne. La crèche fait partie de nos racines, de notre identité, de notre patrimoine, de nos affections, de nos enfances, de nos symboles. Cette richesse est infiniment supérieure à je ne sais quelle élucubration, je ne sais quel juridisme d’une laïcité corrompue ou abîmée. La France est le seul pays au monde qui tente de vivre avec l’idée d’une religion séculière, d’un Etat qui n’existe plus. D’ailleurs, ceux qui ont fait interdire la crèche du Conseil général, que j’avais installée moi-même, sont les descendants directs des révolutionnaires qui avaient proposé aux Français, avec le succès que l’on sait, de substituer à la religion chrétienne la religion civile de la Révolution, avec le culte de l’Etre suprême et le changement du calendrier. En fait, le combat révolutionnaire continue.

Le principe de laïcité a été inventé par Jésus-Christ, par le christianisme : c’est la séparation du temporel et du spirituel. On n’a aucun complexe à faire : simplement, la laïcité n’est pas le laïcisme. Le laïcisme, c’est quand le temporel tente d’absorber le spirituel. Nous sommes devant deux tentations au milieu desquelles flotte la pauvre chrétienté finissante de notre pays. La première, c’est l’absorption du spirituel par le temporel, c’est le laïcisme à la Vincent Peillon, la Libre pensée, la franc-maçonnerie : l’idée que le spirituel n’est plus qu’un tout petit refuge dans la vie privée, où on peut murmurer derrière les fenêtres sa petite prière du matin ou du soir, pourvu qu’on ne nous entende pas dans la rue.

La deuxième tentation, c’est l’islamisme : l’absorption du temporel par le spirituel, l’idée que c’est l’imam qui conduit la cité. Finalement c’est le djihad qui mène la danse. Entre les francs-maçons et les djihadistes il y a une alliance objective, redoutable. Les uns détruisent, les autres remplissent le vide.

La totalité de l’entretien sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2014/12/un-entretien-exclusif-avec-philippe-de.html

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

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C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

Dans « Non classé »

« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

Dans « Non classé »

10 février 2010
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Histoire & Culture

Victor Hugo: « Lorsque l’enfant parait »

by adminfhesp 9 février 2010

Peut-être faut-il retrouver une âme d’enfant pour espérer de nouveau…

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.

La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux.

Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche.
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !

Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

 

V. Hugo, Les feuilles d’automne (1831)

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Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Sermon de l’abbé Iborra/Fête nationale de Jeanne d’Arc 2014

Au cours de cette homélie, l’abbé Iborra met en exergue  le lien spirituel unissant étroitement les deux patronnes secondaires de la France, sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897). Profitons-en pour solliciter une nouvelle fois leur protection et leur intercession pour notre pays qui en a tant besoin… « Si…

17 mai 2014

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

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23 septembre 2013

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Aragon : « Je vous salue ma France »

En août-septembre 1943, Aragon, sous le pseudonyme de François la Colère, fait imprimer clandestinement Le Musée Grévin. Le poème est ensuite distribué à Paris sous forme de tract. Imaginant que la guerre est achevée, le poète dresse le tableau d’une France victorieuse et immortelle. Le titre provient du fait qu’il…

14 septembre 2014

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9 février 2010
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Histoire & Culture

Pierre Séguier, Chancelier de Louis XIII

by adminfhesp 8 février 2010

Né le 28 mai 1588 à Paris, Pierre Séguier étudie le droit en vue d’aborder une carrière de magistrat.

D’abord Intendant de Guyenne et Président à Mortier du Parlement de Paris sous Louis XIII. Reconnu par le Cardinal de Richelieu pour ses compétences et son intégrité,,il devient Garde des Sceaux puis Chancelier du Royaume. Réputé fidèle et loyal au Roi et au Cardinal, bien que restant dans l’ombre de ce dernier, il joue notamment un grand rôle dans la conduite de l’administration du Royaume.

Pendant la révolte des Va-Nu-Pieds en Normandie (1639), il met au pas le Parlement de Rouen en privant ses membres de plusieurs prérogatives et privilèges. Il instruit aussi le procès de Henri de Ruzé d’Effiat Marquis de Cinq-Mars.
Après la mort de Richelieu et de Louis XIII, il est brièvement écarté des affaires mais est rappelé par Mazarin pour devenir Ministre d’État. Il soutient Anne d’Autriche durant la Fronde, ce qui lui vaut de reprendre sa charge de Garde des Sceaux en 1656.

Mais l’ascension de Colbert l’écarte de la conduite des affaires de l’État. Il s’éteint le 28 janvier 1672 à Saint-Germain-en-Laye.

Pierre Séguier était aussi un protecteur des Arts et des Lettres. Il était membre de l’Académie Française dont il avait confirmé les statuts.

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Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

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Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

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Injustement passé dans l’oubli, Abel Servien, Comte de la Roche-aux-Aubiers, Seigneur de Sablé et de Bois-Dauphin voit le jour à Biviers au sein de la noblesse parlementaire du Dauphiné. D’abord Procureur du Parlement de Grenoble, il devient ensuite Maître des Requêtes de l’Hôtel du Roi. Devenant l’une des « créatures » du…

17 février 2016

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Né le 14 juillet 1602 à Pescina dans les Abruzzes au sein d’une famille aux origines modestes, Jules Mazarin va gravir les échelons de la diplomatie pontificale grâce à son intelligence, son aisance intellectuelle et son obstination, sans jamais avoir reçu le sacrement de l’Ordination. – Pendant la Guerre de…

9 mars 2016

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8 février 2010
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