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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Brève – 9 février 1450 : mort d’Agnès Sorel dite « La Dame de Beauté »

by adminfhesp 16 novembre 2013

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Brève - 24 février 1495 : Entrée de Charles VIII dans Naples

Brève – 24 février 1495 : Entrée de Charles VIII dans Naples

– Lors de la première Guerre d’Italie (1494-1495) qu’il a lui même déclenchée en vue de récupérer l’héritage de la Maison d’Anjou, et suite à la mort du Roi Ferdinand Ier de Naples, Charles VIII se proclame Roi de Naples et de Jérusalem. – Le jeune Roi de France mène…

24 février 2016

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14 février: naissance de Marcel Bigeard

14 février: naissance de Marcel Bigeard

Marcel Bigeard, né le 14 février 1916 à Toul et mort le 18 juin 2010 dans la même ville, est un militaire et homme politique français. Il a la singularité d’avoir été appelé sous les drapeaux comme homme du rang, 2e classe, en 1936 et d’avoir terminé sa carrière militaire…

14 février 2012

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15 février 1710 ; naissance de Louis XV

15 février 1710 ; naissance de Louis XV

Second fils de Louis de France duc de Bourgogne dit Le Petit Dauphin (petit-fils de Louis XIV) et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis duc d’Anjou naît à Versailles le 15 février 1710 en pleine Guerre de Succession d’Espagne. Après la mort de son père en 1712 et de son frère…

15 février 2012

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16 novembre 2013
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Histoire & Culture

Lussac-Saint-Emilion

by adminfhesp 15 novembre 2013

– En 2016, cette vieille appellation du Libournais fêtera ses quatre-vingt ans. Situé sur la rive droite de la Garonne, le vignoble du Lussac-Saint-Emilion recouvre 1 475 hectares au nord de Saint-Emilion.
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– Mais les vins produits – exclusivement des rouges – se différencient selon la répartition des vignes. Ainsi, au nord et au centre, les vignes situées sur un plateau composé de sables du Périgord et d’argile vont donner des vins agréables et fruités. En comparaison, celles situées sur les coteaux argilo-calcaires au sud permettront la production de vins de plus longue garde. Le Lussac-Saint-Emilion est produit à partir du Merlot (largement majoritaire), du Cabernet franc et du Cabernet-Sauvignon. Beau vin de garde, on peut le conserver de quatre à neuf ans.

– Comme bon nombre de vins du Bordelais, le Lussac-Saint-Emilion offre une robe d’un rubis sombre, alors que sa palette d’arômes se montre aussi intéressante que complexe, entre les fruits rouges, le cuir, le sous-bois, le pruneau, les épices et des notes animales. En bouche, il se montre tanique dans sa jeunesse. Mais les tanins s’effacent après plusieurs années de garde pour laisser places à des notes plus fruitées et gourmandes.

– Ce beau vin accompagne très bien de l’agneau (carré, épaule, gigot, souris), du chapon, des pièces de bœuf (côte, rôti, filet, faux-filet) ou de veau (carré, côte, sauté), de la dinde, de la pintade, du poulet, du filet de cerf, du lapin (au pruneau ou Marengo), du canard (manchons, magret) et des rognons.
* Recommandations personnelles :
– Château de La Grenière (Vigneron indépendant)
– Château Vieux Bonneau (VI)g

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Lalande-de-Pomerol

Lalande-de-Pomerol

– Comme pour le Lussac-Saint-émilion, l’appellation Lalande-de-Pomerol a vu le jour en 1936. Elle se distingue des Pomerol par la commune de Barbentane qui sépare les deux vignobles. – Les vignes du Lalande-de-Pomerol couvrent 1 182 hectares et son regroupées autour des communes de Lalande-de-Pomerol et de Néac. Si ces…

13 octobre 2015

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Vins de Bourgogne - Les Ducs rouges de la Côte de Beaune - 1/2

Vins de Bourgogne – Les Ducs rouges de la Côte de Beaune – 1/2

Chers lecteurs, chères lectrices, je vous avais dressé une liste des grands vins blancs de la Côte de Beaune et de leurs prestigieux « cousins » rouges de la Côte de Nuits. Je poursuite donc le cycle consacré à la Bourgogne en vous livrant une description des grands vins rouges de la Côte…

7 octobre 2013

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Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (1)

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (1)

Chers lecteurs, je vous avais consacré un article passant en revue les vins de Bourgogne. Toutefois, je souhaiterai vous faire partager davantage sur ce sujet en y consacrant une chronique de plusieurs volets sur les « Seigneurs » des vignobles du vieux duché. Les grands vins rouges décrits ici sont tous issus…

10 décembre 2015

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15 novembre 2013
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Histoire & Culture

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Dixième partie

by adminfhesp 13 novembre 2013

VI – LA SECONDE OFFENSIVE DU XXth CORPS CONTRE METZ

1 – Préparatifs de Walker

– Durant la pause d’octobre, la IIIrd Army de Patton reçoit les renforts attendus afin d’achever la phase d’encerclement et de nettoyage du secteur de Metz. Afin de relever la 5th Infantry Division éreintée, le XXth Corps de Walker reçoit le renfort de la 95th Infantry Division « V for Victory » du Major.General Harry L. Twaddle et de la 10th Armored Division du Major.General William H.H. Morris, deux unités débarquées en France en septembre et n’ayant pas l’expérience du combat. En outre, Hodges et Bradley promettent à Walker le « contrôle opérationnel » sur la 83rd Infantry Division, pourtant rattachée à la Ist US Army. Pour l’heure, Robert C. Macon, le patron de la 83rd Division ne peut apporter qu’un soutien en artillerie en faveur de Walker ; celui-disposant déjà de 5 bataillons d’artillerie légère, 6 moyens et 8 lourds pour son XXth Corps auxquels s’ajoutent 2 bataillons du 422nd Field Artillery Group.
Walker peut aussi disposer de 5 Tank Destroyers Battalions, de 3 Tank Battalions autonomes, 4 bataillons de DCA (en plus des  4 dans chaque division), du 3rd Cavalry Group, et de 2 Combat Engineers Groups (8 bataillons). En tout, Walker peut compter sur 30 Bataillons d’Infanterie, près de 500 chars et plus de 700 pièces d’artillerie.

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– Walker met à profit le temps de pause dont il bénéficie pour planifier minutieusement son offensive finale contre la Festung « Metz ». Rien n’est laissé au hasard cette-fois. Les unités de soutien aérien ont été dotées de plans de Metz montrant chaque bâtiment de Metz occupé par les Allemands qui sera à neutralisé. Le 3 novembre, l’état-major du XXth Corps établit l’Ordre de Campagne No. 12, définissant les grandes lignes de manœuvre à suivre. Au lieu de chercher à réduire chaque positions fortifiée autour de Metz, la mission prioritaire des Divisions de XXth Corps n’est autre que de DETRUIRE LA GARNISON DE METZ EN EVITANT LE SIEGE ET LA REDUCTION DE FORTS. Ainsi, le plan de Walker consiste à attaquer, encercler et détruire l’ennemi dans le secteur de Metz, avant d’effectuer une reconnaissance en force sur la Sarre en vue d’établir une tête de pont dans les environs de Sarrebourg. En face, les Allemands disposent du LXXXII. Armee-Korps du General der Infanterie Walter Hörnlein, ancien commandant de la Grossdeutschland à Koursk, formant l’aile gauche de la 1. Armee. Le secteur d’attaque de la 90th Division est tenu par la 416. Infanterie-Division.

– L’enveloppement de Metz est confié à la 90th Infantry Division (pince nord), toujours en état correct et à la 5th Infantry Division (pince sud) aux effectifs complétés. La 95th Infantry Division doit contenir les Allemands dans le saillant à l’ouest de la Moselle. Aussitôt l’enveloppement effectué, les trois divisions d’infanterie doivent opérer une attaque concentrique contre la ville. Après avoir traversé la Moselle sur les talons de la 95th Infantry Division, la 10th Armored Division doit ensuite refermer la tenaille à l’est de Metz en progressant sur la gauche de la 90th Infantry Division, tout en lançant des colonnes reconnaissances vers la Sarre, dans les environs de Merzig. Mais finalement, afin de garder de la cohérence, cette mission est confiée au 3rd Cavalry Group du Lt.Col. Polk.

General der Infanterie Walter Hörnlein

General der Infanterie Walter Hörnlein


2 – Début de l’attaque

– Durant les premiers jours de novembre. L’état-major de Walker peaufine les derniers détails de l’attaque contre Metz mais les convois de ravitaillement sont victimes du mauvais temps qui transforme les routes d’accès en bourbiers. Les autres victimes étant bien sûr les appareils de soutien qui ne peuvent décoller. Mais le plus grave reste le gonflement de la Moselle qui risque de perturber sérieusement sa traversée par les unités d’assaut.

– Pendant la nuit du 3 novembre, Walker envoie les cavaliers démontés du 3rd Cav.Group tenir le voisinage de Berg-s/-Moselle afin de réajuster son dispositif sur la gauche. A 08h00, les hommes du Lt.Col. Polk tiennent les hauteurs de Berg mais une contre-attaque allemande les en rejette.
Durant la nuit du 7 novembre, James A. Van Fleet commence à regrouper les unités d’assaut de sa 90th Infantry Division dans leurs secteurs de départ sur la rive ouest de la Moselle. Sur sa droite la 95th Infantry Division de Twaddle doit d’abord effectuer une diversion sur la rive ouest de la Moselle avant de traverser la rivière pour établir une tête de pont entre Uckange et Bertrange, un peu plus de trois kilomètres au sud de Thionville. Mais seule une force limitée doit participer à l’opération car Walker souhaite que la 95th Infantry Division maintiennent ses efforts à l’est de la Moselle pour faire croire aux Allemands que l’effort principal doit se produire dans ce secteur alors que c’est à la 90th Infantry Division qui fournira l’effort principal par la gauche. De son côté, la 5th Infantry Division fait face à la Seille après avoir regagné ses anciennes positions le 1er novembre. La division d’Irwin ne doit pas attaquer simultanément avec le XIIth Corps à droite.

– La nuit du 7 novembre, alors que Patton donne ses derniers ordres d’attaque, les troupes d’assaut du XXth Corps sont placées en avant pour l’assaut, accompagnées d’unités de soutien, de pontonniers et de générateurs de brouillard. Tout le matériel nécessaire est acheminé par camions ou à bras d’hommes. Tôt durant la matinée du 8, un grondement d’artillerie venant du sud annonce le début de l’offensive du XIIth Corps d’Eddy. Durant toute la journée du 8, les troupes du XXth Corps se positionnent tranquillement dans les bois ou dans les secteurs de repos. Et lorsque la nuit tombe, chaque unité d’assaut se place dans ses positions de départ.

Brigadier.General James A. Van Fleet, commandant de la 90th Infantry Division

Brigadier.General James A. Van Fleet, commandant de la 90th Infantry Division


2 – La tête de pont d’Uckange


– La traversée de la Moselle et l’établissement d’une tête de pont sur l’objectif limité d’Uckange reçoit le nom de code « Casanova ». Pour cette mission de diversion, le Major.General Harry F. Twaddle sélectionne le 377th Infantry Regiment du Colonel Fred E. Gaillard, dont une partie doit traverser la Moselle dans les environs d’Uckange avant d’étendre ses lignes sur 750 m en direction de la petite ville de Bertrange, tout près de la grand-route Thionville – Metz, donnant ainsi une couverture au flanc droit de la 90th Division. Le reste du 377th Infantry doit quant à lui réduire un petit saillant ennemi sur la rive ouest de la Moselle au sud-est de Maizières-lès-Metz. Le reste de la 95th Infantry Division de doit pas participer à l’attaque ; les 378th Infantry (Col. Samuel L. Metcalfe) et 379th Infantry (Col. Clifford P. Chapman) sont disposés afin de contenir les forces allemandes dans la tête de pont de Metz.

– Dans la nuit du 8 novembre, plusieurs petits détachements du 320th Combat Engineer Battalion franchissent la Moselle au sud d’Uckange dans des bateaux rapides, avant de ramper sur la rive opposée pour créer une brèche dans les fils de barbelés et les champs de mines allemands à l’aide de torpilles Bangalore, avant de retourner dans les lignes amies sans subir de pertes. A 21h00, Heure « H » pour le déclenchement de « Casanova », le 1/377th Infantry (Lt.Col. Joseph E. Decker) fait alors traverser sa A Company sans qu’elle ne reçoive un coup de feu. Cela s’explique par le fait que le Grenadier-Regiment 73 qui tient le secteur n’a pas de postes d’observation dans ce secteur. Aussitôt débarqués, les GI’s s’engouffrent dans la brèche créée par les éléments du génie et avancent sur plusieurs centaines de mètres vers l’est, avant de s’arrêter jusqu’à ce que tout le reste du bataillon traverse. Mais c’est alors que l’artillerie allemande donne de la voix contre plusieurs points du dispositif américain. Ainsi, le 135th Combat Engineer Battalion (1139th Engineer Group) ne parvient pas à prendre pied sur la rive gauche de la Moselle. Trois sections de pontonniers sont même détruites, retardant la construction du pont qui doit être déplacée déplacée dans un endroit plus sûr.

– L’attaque lancée par le 2/377th (Lt.Col. Robert L. Walton) et le 3/377th (Lt.Col. Ross Hall) pour réduire la poche de Maizières-lès-Metz sur la rive gauche de la Moselle se montre beaucoup laborieuse que la traversée de la rivière. Le Grenadier-Regiment 1215 de la 462. VGD. – qui avait été repoussé là par la 90th Infantry Division tient le secteur grâce à la protection d’un champ de mines dense. Trois compagnies d’assaut qui tentent de chasser les Allemands du petit bois de Semcourt, juste à la sortie de Maizières tombent dans un secteur miné, bien défendu et garni de fils de fer barbelé. Un section est même réduite à un officier et cinq hommes. Avertis par l’explosion de mines, les Allemands répliquent immédiatement au mortier et au canon, augmentant les pertes dans les rangs américains. Après plus d’une journée de combat, la F Company finit par tenir le Bois au nord de Sémecourt. Tard dans l’après-midi, les compagnies sont reformées et quelques chars s’ajoutent à l’attaque. Finalement, à la nuit tombée, le 377th Infantry chasse l’ennemi de Brieux-Château. Une petite poche allemande subsiste autour de Hauconcourt à l’est de Maizières. Le 10 novembre, en raison du temps exécrable, la Moselle déborde et envahit les rues de Hauconcourt et le front du 377th Infantry reste statique pendant les quelques jours suivant.

– De son côté, le 1/377th Infantry du Lt.Colonel Decker avance mieux dans la plaine et dépasse Bertrange avant de s’enterrer. Seulement, le tir d’artillerie allemande rend la traversée bien plus difficile, en dépit des efforts de la 161st Smoke Generating Company et Decker reçoit l’ordre de tenir Uckange avec tout son Bataillon. Mais il y a plus grave. La Moselle gonfle encore durant la nuit du 9 au 10, provoquant l’isolement des troupes américaines accrochées à la rive droite. Heureusement, la 19. Volks-Grenadier-Division ne lance aucune contre-attaque contre le 377th Infantry Regiment, se contentant d’effectuer quelques patrouilles devant les positions américaines. Durant les trois jours suivants, le ravitaillement (médicaments, sacs de couchage, munitions) est largué par voie aérienne grâce à de petits avions de liaisons. Le reste du 1/377th Infantry finit par traverser la Moselle sans aucune perte.

Major.General Harry F. Twaddle, commandant de la 95th Infantry Division "V for Victory"

Major.General Harry F. Twaddle, commandant de la 95th Infantry Division « Winged Victory »

Insigne de la 95th Infantry Division

Insigne de la 95th Infantry Division

3 – La traversée de la 90th Infantry Division dans les environs de Cattenom

– Lorsque Harris W. Walker prit la décision de traverser la Moselle pour envelopper Metz par le nord, trois villes sur la Moselle sont considérées comme franchissables : Rettel, Malling et Cattenom. Le Major.General James A. Van Fleet, exclut Rettel car située sous un plateau d’observation allemand au nord-est. Y envoyer des troupes pour s’en emparer risque de représenter un gaspillage de temps et d’hommes. Le terrain au sud de Rettel semble alors plus favorable car la Moselle s’y écoule dans une large plaine bordée de rives assez basses.  Au-delà, s’étend un terrain plat sur moins de 800 mètres qui s’achève par un plateau boisé aux pentes abruptes. Mais, il y a un inconvénient pour les Américains. Le secteur choisi pour l’opération peut être pris sous le feu des canons du Fort Königsmacker, juché sur l’extrémité d’un promontoire. Cela implique aux hommes de Van Fleet de contourner l’ouvrage avant de le faire tomber le plus rapidement possible. En son centre, la 90th Infantry Division devra progresser vers des fortifications de la Ligne Maginot. Là, l’obstacle principal n’est autre qu’un groupe de bunkers et d’ouvrages de campagne construits autour du village de Métrich qui bloque la route principale au sud du secteur de franchissement de Malling. L’aile nord de la Division fait face à un secteur naturel propice à l’installation d’une ligne de blocage. Une longue crête s’étendant de Sierck-les-Bains à Fréching, via le Mont Altenberg, permet de surveiller la progression de l’aile gauche de la 90th Infantry Division. Et cette position couvre les approches importantes par lesquelles l’ennemi peut frapper les secteurs de traversée américains : la grand-route vers Saarebourg (nord-est) et la route Merzig – Kerling venant de l’est. Van Fleet prévoit alors de faire traverser la Moselle à sa division avant l’aube du 9 novembre, en force suffisante pour tourner les forts du Königsmacker et de Métrich.


– Des éléments des trois Régiments de la Division doivent participer à la traverser. Le 358th Infantry du Colonel Christian H. Clarke, placé sur la droite, doit traverser la Moselle près de Cattenom. Son 1st Battalion doit lancer une attaque directe pour prendre le Königsmacker et le village de Basse-Ham situé juste au pied de l’ouvrage. En même temps, les 3rd et 2nd Battalions doivent contourner le fort par le nord et tourner les lignes allemandes vers le sud-est. Le 359th Infantry du Colonel Raymond E. Bell (qui a remplacé Robert L. Bacon), doit traverser la Moselle à Malling et poursuivre l’attaque sur le flanc gauche de la division, avant de s’emparer du plateau entre le Mont Altenberg et le village d’Oudrenne. Le Régiment de réserve, le 357th Infantry (Col. Julian H. George), doit se préparer à franchir la Moselle plus tard, et se lancer sur les arrières de la ligne Maginot dans l’espace vide entre les 358th et 359th. Le premier objectif d’importance de la « Tough & Ombres » Division est la crête s’étendant du Königsmacker à Charleville-s/-Bois et qui domine Metz par l’est. Ce mouvement permettra au XXth Corps de refermer sa première pince.

– Van Fleet prépare son assaut pour faire en sorte de percer à travers les défenses allemandes dominant la Moselle et pousser rapidement à travers la crête par une puissante poussée, en utilisant deux bataillons par régiments pour l’attaque. Un bataillon des Engineers du Corps d’armée est rattachée à chaque régiment avec pour mission de faire traverser la Moselle à l’Infanterie de façon rapide et efficace. Du coup, le 315th Combat Engineer Battalion (unité du génie divisionnaire) doit aider à établir un pont sur la Moselle. Pendant ce temps, la 90th Reconnaissance Troop (renforcée) doit créer un écran de couverture sur le flanc droit de la division durant la poussée vers le sud-est, tout en maintenant le contact nécessaire avec des éléments de la 95th Infantry Division sur la rive est de la Moselle. La 10th Armored Division devra traverser la Moselle derrière l’Infanterie, puis se redéployer pour protéger le flanc gauche de la 90th Infantry Division. Le succès de l’attaque de la Division porte principalement sur l’effet de surprise et la chute rapide des premiers objectifs.

– Pendant que les unités d’assaut de la division se rassemblent dans la Forêt de Cattenom durant la nuit, pendant que l’artillerie de soutien déclenche son tir préparatoire. A l’aube du 8 novembre, 6 bataillons d’artillerie de soutien, 2 bataillons de Tank Destroyers, 1 bataillon de chars, 3 bataillons du Génie et 3 unités motorisées de pontonniers sont prêtes à entrer en action dans la Forêt et derrière les hauteurs. Enfin, les mortiers et les mitrailleuses doivent être placés pour arroser la rive droite de la Moselle en tir rapproché. Peu avant minuit, les Bataillons d’assaut des 358th et 359th Infantry s’approchent au plus près possible de la rivière avec leurs petits bateaux d’assaut.
C’est à 03h30 que démarre la traversée de la 90th Infantry Division, rendue beaucoup plus difficile par les fils barbelés noyés sous la Moselle. Seuls les bataillons de gauche des 2 régiments d’assaut prennent pied sur l’autre rive comme prévu, le 1st Battalion du 359th Infantry (Lt.Col. L.R. Pond) dans le secteur de Malling et le 3/358th (Lt.Col. J.W. Bealke) à Cattenom. Heureusement, les mines noyées elles aussi, ne causent aucun dommage. Aussitôt à terre, les GI’s chargent sur les quelques postes de garde disséminés de la 416. Grenadier-Division qui sont très vite submergés et nettoyés à la grenade, à la Thompson et à la baïonnette. A 05h00, les deux les deux bataillons de tête s’accrochent solidement sur la rive droite de la Moselle, permettant aux 1/358th et 2/359th de traverser en seconde vague sous un tir d’artillerie allemand mais sans grandes pertes. Pourtant, malgré le succès de la traverse, de plusieurs bateaux sont détruits sur la rive par les canons ennemis après avoir été abandonnés par leurs équipages. Dans le secteur du 358th Infantry, le nombre tombe très vite de 80 à 20.
Mais plus grave, les équipes de pontonniers ne peuvent fixer leurs câbles car les tirs provenant du Fort Königsmacker rendent la tâche impossible. L’envoi d’un radeau armé de soutien sur la rivière ne change pas grand-chose. Et les pièces du Königsmacker pilonnent aussi les positions d’observation d’artillerie dans le secteur de Cattenom.

– Heureusement, l’Infanterie d’assaut remplit bien son rôle. Le 1/359th se trouve à l’est de Malling et coupe la route Thionville – Metz en deux secteurs. La compagnie de réserve entre de Malling peu avant le réveil de la garnison allemande et s’empare rapidement de la ville, à l’exception de deux maisons fortifiées qui tombent avec l’arrivée d’une section de canons de 57 mm. Très vite, 133 prisonniers se rendent. Durant la journée, le 1/358th progresse vers le nord en repoussant plusieurs groupes de soldats allemands isolés.
Le 2/358th étend alors la tête de pont au sud en s’emparant de Hettange et Métrich. Durant l’obscurité, le Bataillon couvre une distance de moins de 1,3 km vers Oudrenne mais se trouve arrêté par un champ de mines devant les lignes du LXXXII. Armee-Korps.
De son côté, le 3/358th Infantry passe la Moselle et s’empare du village de Kerling sans coup férir et effectue sa jonction avec le 1/358th et occupe une section de la crête qui était l’objectif initial du 359th Infantry. Les éléments de tête du 3/358th Infantry avancent alors rapidement, contournant le Königsmacker et démarrant leur avance vers le plateau entre Kuntzig et Inglange, objectif initial de la 90th Division. Le 1/358th Infantry (Lt.Col. C.A. Lythe) se jette sur Basse-Ham avant que l’ennemi ne puisse réagir et envoie ses compagnies A et B effectuer un coup de main contre le Königsmacker. Les tranchées encerclant l’édifice sont investies beaucoup plus facilement que prévu par la A Company du Captain E.J. Blake mais les GI’s sont rapidement pris sous le tir de mortiers. Heureusement, la batterie de canons de 100 mm ne peut pilonner les positions du 1/358th.

– Comme le Fort Driant, le Fort Königsmacker comprend toute une série de tunnels et de salles souterraines, abritant un bataillon du Grenadier-Regiment 74. Celui-ci n’hésite pas à sortir de ses abris pour contre-attaquer sur les postions de la A Company qui tient au prix de trente-cinq hommes perdus. Mais une section du 315th Combat Engineer Battalion, emmenées par le 1st Lt. William J. Martin épaulé par deux sections d’assaut de la A Compagny, commence son travail de destruction des postes d’observation. Des charges explosives placées sur les portes en acier ouvrent plusieurs passages. Du gasoil est déversé par les bouches d’aération avant d’être enflammé par des grenades ou du TNT. D’autres charges sont parachutées par des avions Piper Cub. A la tombée de la nuit, les Américains sont solidement établis sur le côté ouest du Königsmacker mais l’artillerie de la forteresse et les mitrailleuses lourdes commandent toujours la route est, faisant feu sur le 3/358th qui s’efforce d’avancer.

– Pendant ce temps, le 2/358th Infantry traverse la Moselle, rejetant les derniers allemands tenant la rive et se regroupe à l’ouest de la petite ville de Königsmacker. Van Fleet en profite pour faire traverser les 2 et 3/357th Infantry qui se déploient respectivement dans les secteurs de Malling et Cattenom. Le 3rd Battalion qui ne dispose que de quelques navires pour traverser et met trois heures à traverser la Moselle, sous un violent tir de mortiers lourds allemands. Le 2nd Battalion a plus de chance en utilisant des navires rapides à moteur. A Minuit, le Major.General Van Fleet a quand même 8 bataillons d’infanterie et quelques canons antichars sur la rive droite de la Moselle.

– Du côté allemand, l’attaque initiale du 377th Infantry Regiment de la 95th Infantry Division sur Uckange a bien été perçue comme une manœuvre de diversion mais la réaction de la 1. Armee à l’assaut de la 90th Infantry Division a été plus lent, d’autant que les allemands ont été surpris par la rapidité de la manœuvre de Van Fleet. Preuve en est que le Grenadier-Regiment 73 n’expédie qu’une compagnie contre le 359th Infantry Regiment à Malling.

– Du côté allemand, au cours d’entretiens houleux durant la journée du 9 novembre, Hermann Balck tente de convaincre l’OKW de lui fournir de l’aide pour tenir le flanc nord de son Heeres-Gruppe G. Finalement, peu avant minuit, le QG de Jodl décide de libérer 4 bataillons de Panzer-Grenadiere de la 25. Panzer-Grenadier-Division (Paul Schürmann) afin de lancer une contre-attaque contre la tête de pont de la 90th Infantry Division. Mais le manque de véhicules et de gasoil oblige les bataillons sélectionnés à rester immobilisés au centre d’entraînement de Baumholder, jusqu’à la nuit du 11-12 novembre.
La seule unité disponible au sein de la 1. Armee pour lancer une contre-attaque immédiate reste le Grenadier-Regiment 59 de la 19. Volks-Grenadier-Division. Le 9 novembre à 03h00, une force d’infanterie se jette contre les positions d’éléments du 3/359th Infantry à Kerling. Les Allemands parviennent à dépasser les postes avancés américains et capturent 2 canons antichars bloquant la route à l’est du village. Toutefois, les L et K Companies résistent bien, jusqu’à ce que leurs mitrailleuses n’aient plus de munitions, permettant au reste du bataillon se replie au nord-ouest de Kerling par la route Kerling – Petite-Hettange. Mais l’état des forces allemandes ne leur permet sûrement pas de poursuivre jusqu’à la Moselle. Van Fleet ordonne à son artillerie de tirer un barrage concentré sur Kerling. Et à la tombée du jour, les I et G Companies parviennent à bloquer la route à l’ouest du village.

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2 – La 90th Infantry Division poursuit son attaque

– Pendant la journée du 10 novembre, si le 359th Infantry Regiment ne doit faire face qu’à une faible activité, le centre de la 90th Infantry Division se heurte à une résistance beaucoup plus dure contre le Fort Königsmacker et la position de Métrich, tenues par le Grenadier-Regiment 74. Le 357th Infantry Regiment du Colonel George avait réussi à occuper la ville de Königsmacker sans combat la nuit précédente mais maintenant, son 3rd Battalion marche sous le couvert d’un brouillard matinal pour attaquer l’ouvrage de Métrich, moins de 1 km au sud-est de Königsmacker, objectif initial du Régiment. La compagnie de tête effectue l’assaut par la pente ouest de la cote dominée par l’ouvrage de Métrich, avançant avec un tir d’appui, tuant une trentaine d’Allemands dans les tranchées creusées au pied du fort et force les survivants à se réfugier dans les fortifications. Mais là, les Allemands font feu depuis leurs nids de mitrailleuses. Le commandant de la compagnie est tué, ainsi que son officier-adjoint et les GI’si doivent se réfugier. Et lorsque l’artillerie divisionnaire échoue à neutraliser ce point fort, le 2/357th rejoint le 3/357th pour former une ligne qui fait face aux ouvrages de la Ligne Maginot à la fin de la journée.

– Sur la droite, le 358th Infantry tombe lui aussi sur une résistance beaucoup acharnée dès le 10 novembre. Après avoir dû repousser une forte contre-attaque à Basse-Ham, couvrant le flanc droit du Régiment, la C Company s’avance vers le Fort Königsmacker dans un ultime effort pour prendre d’assaut l’ouvrage par le sud. Mais il trouve un secteur mieux défendu et protégé par 25 rangs de fils barbelés. La C Company glisse alors vers l’ouest pour rejoindre le reste du 1/358th Infantry pour repousser une contre-attaque allemande provenant du fort. Toutefois, les canons et les mitrailleuses ne se taisent toujours pas. Le lendemain, les troupes de tête du 3/358th Infantry contournent le Fort avec succès et s’enterrent sur la crête du Bois d’Elzange. Là, elles attendent le reste du Bataillon. Le 2/358th Infantry  essaie alors d’obliquer au nord du Fort pour rejoindre le 3/358th Infantry mais est sévèrement arrêté par un feu nourri provenant du fort.

– Au soir du deuxième jour d’offensive, la tête de pont de la 90th Infantry Division semble alors plus précaire. Surestimant ce qu’il a en face de lui, James A. Van Fleet s’attend à devoir contrer une forte contre-attaque allemande, d’autant plus qu’il n’a ni char, ni Tank Destroyer sur la rive droite de la Moselle, son Infanterie est déjà fatiguée et transie de froid. Et la quantité de munitions commence à s’amenuiser. Et le ravitaillement rassemblé à Cattenom et Gavisse ne parvient pas puisque plusieurs puissants navires à moteur coulent dans la Moselle, dont le niveau continue de grimper. Le Colonel Bacon ordonne alors de faire traverser le 1/359th maintenu jusque-là en réserve, grâce à des bateaux à moteur mais l’état de la rivière le force à renoncer.
Tout dépend alors maintenant de l’état de construction des ponts par le Génie. Les compagnies de pontonniers s’activent alors dans les eaux de la Moselle et sous un constant tir d’artillerie. Mais les travaux sont lents. En fin de compte, vers minuits, le pont situé à Malling est achevée, permettant aux camions GMC de ravitaillement, aux Sherman et aux chasseurs de char de passer sur la rive droite.
En dépit du temps déplorable et du niveau élevé des eaux, le ravitaillement et les munitions attendues se trouvent de l’autre côté de la Moselle, ainsi que quelques canons antichars de 57 mm. Durant la matinée du 11 novembre, les trois Régiments de Van Fleet peuvent alors reprendre leur marche. Mais au lieu de l’avancée laborieuse attendue, les Américains avancent rapidement. Au centre les 2 et 3/357th Infantry lancent un assaut avant l’aube vers les contre-bas de la Ligne Maginot qui s’élève au-dessus des petits cours d’eau ; le Canner et l’Oudrenne. 1 Compagnie du 3/357th Infantry reste détachée pour nettoyer l’ouvrage de la position de Métrich qui tombe pendant la journée. Le gros du 357th Infantry avance rapidement sur le terrain rude et boisé pour contourner les nids de mitrailleuse de la Ligne Maginot. Des détachements laissés un peu en arrière font sauter les abris avec des charges explosives. Mais la plupart des forts de la Ligne Maginot disposent de terrain ouvert ou bien sont âprement défensif. Mais les Américains se contentent d’encercler les forts par un mouvement plus large, laissant des détachements pour maintenir les défenseurs dans leurs positions. Au soir du 11 novembre, l’infanterie de tête du 357th Infantry s’est accrochée sur le plateau situé au nord-ouest de Breistroff-la-Petite.

– Sur l’aile nord, le 359th Infantry se retrouve aux prises avec une série de contre-attaques locales, effectuées par des éléments de réserve de la 19. Volks-Grenadier-Division, avec fantassins et canons d’assaut. Les Allemands sont repoussés durement à Vidembusch et ne tentent plus rien en raison de l’artillerie américaine. A 09h00, le terrain est repris et l’attaque est relancée. Mais à Kerling, l’assaut allemand est presque en mesure de réussir localement car les roquettes de bazookas n’entement pas le blindage des StuG. Même si les Allemands sont déjà dans les lignes du 3/359th, l’artillerie divisionnaire effectue un tir direct sur les Allemands qui sont forcés de rebrousser chemin. Relançant son assaut sur les talents de l’ennemi, le 359th Infantry Regiment s’empare de Kerling mais pas d’Oudrenne. Toutefois, les carrefours au sud-est de Rettel sont pris, coupant ainsi la grand-route principale menant vers le nord et sécurisant le flanc gauche de la 90th Infantry Division.

– Sur le flanc sud, des éléments du 358th Infantry Regiment du Colonel Christian H. Clarke dépasse le Fort Königsmacker pour prendre position sur la Crête du Bois d’Elzange et capturent une patrouille de trois allemands qui informent les Alliés que 145 allemands arrivent pour renforcer la garnison du Fort. La K Company du 1st Lieutenant Frank E. Gatewood se met en position et tue la moitié de l’élément de renfort. Si le 1/358th Infantry continue à batailler pour faire chuter le Fort Königsmacker, le 2/358th dépasse l’ouvrage et s’empare de la Cote 254 qui permet d’avoir une bonne vue de Valmestroff et d’Elzange, tuant ou capturant sa garnison. De son côté, en présence du Colonel Clarke, le G Company du 358th Infantry réussit à percer les tunnels du Fort Königsmacker et à forcer le commandant allemand à sortir avec un drapeau blanc.

– Au soir du 11 novembre, le Major.General James A. Van Fleet peut se rassurer, sa « Tough & Ombres » est en position bien plus favorable que la veille et l’avant-veille. Mieux, grâce à une amélioration météorologique, le niveau de la Moselle commence à baisser. Du coup, commence une incessante noria de camions, de tracteurs et de jeeps apportent tout le ravitaillement et les munitions nécessaires. Les bacs et les barges qui ne sont plus menacés par les tirs d’artillerie peuvent aussi faire traverser la Moselle à des canons antichars et des véhicules légers.

– Du côté allemand, von Knobbelsdorf à Hörnlein ordonne qu’une contre-attaque soit lancée contre la 90th Infantry Division, avec la 416. Grenadier-Division, renforcée par l’Infanterie de la 19. VGD et un Kampfgruppe de la 25. Panzergrenadier-Division qui a pu recevoir du gasoil et des véhicules. Pendant la nuit du 11-12 novembre, se groupement se rassemble face aux positions du 359th Infantry. Von Rundstedt avait donné des ordres spéciaux pour que la contre-attaque soit lancée juste au sud de Sierck, éviter les ravins pour frapper au centre et à la droite du 359th Infantry.
Le 12 novembre à 03h00, le Kampfgruppe de la 25. PzGren.Div formé autour du Panzergrenadier-Regiment 35, avec chars et Sturmgeschützte. L’assaut initial allemand réussit à repousser le 3/359th du terrain au nord-ouest du village. A 06h00, les Allemands déclenchent leur attaque principale, avec une force progressant le long de la route Kerling – Petite-Hettange, frappant à la jonction des 1st et 3rd Battalion au sud de Hunting. Le but des Allemands est alors de saisir le Pont de Malling. Appuyée par des chars et des canons d’assaut, l’infanterie allemande marche en deux colonnes sur la route menant à Petite-Hettange tenue par le 2/358th Infantry. Mais ils sont arrêtés par la G Company – qui se bat très bien – et la Compagnie lourde du 2nd Battalion alors placées en réserve. Pendant ce temps, le Lt.Colonel Robert Booth, commandant du 2/359th Infantry, regroupe des cuisiniers, comme du personnel administratif et du renseignement pour tenir le carrefour menant à Petite-Hettange. Mais la force hétéroclite réussit à arrêter la colonne avec des armes légères et des bazookas. Mais la tentative est définitivement brisée par un important feu d’artillerie d’appui et par l’arrivée de chasseurs de chars. Plus tard, 200 cadavres d’Allemands sont retrouvés le long de la route.

– Le seconde attaque qui a lieu dans le secteur du 1/359th Infantry, déployé dans les bois au nord de Hunting se révèle elle aussi infructueuse en raison de la ténacité des GI’s. Dès que l’ennemi finit par se retirer, le 1st Lt. Budd s’élance dans le flanc allemand avec deux compagnies, transformant la retraite ennemie en carnage.  Les Allemands ont perdu 550 hommes, dont 400 tués, 4 Panzer et 5 Sturmgeschützte. En fin d’après-midi, le 359th Infantry Regiment réussit à rétablir ces lignes.

– Au centre de la 90th Infantry Division, puisque le 357th Infantry du Colonel George avance rapidement durant la journée du 12 mais se heurte très vite à une résistance acharnée et son bataillon de réserve traverse la Moselle avec difficulté. Alors que le 3/357th Infantry sort du Bois de Königsmacker, il se retrouve pris sous un tir provenant d’une ligne de tranchées creusées au sud-est de Breistroff-la-Petite. Le combat pour neutraliser les défenseurs allemands dure plusieurs heures et s’achève à la mitrailleuse

– Sur la droite, le 1/358th Infantry tombe lui aussi sur des Allemands déterminés mais ses 2 et 3/358th lancent une attaque coordonnée contre Valmestroff et Elzange qui tombent après un dur combat marqué par une succession de contre-attaques allemandes. Au-delà de Valmestroff, le 2/358th se retrouve arrêté par un réseau de fortifications et de nids de mitrailleuses. Les Américains doivent alors faire face à une nouvelle arme allemande, une mine composée de bois et de plastique qui cause de terribles blessures.

– Sur la Moselle, les travaux vont bon train. Si le pont de Malling doit être réparé, un autre ouvrage est en cours de construction à Cattenom. Et grâce à l’apaisement du cours de la rivière, les Américains peuvent lancer plusieurs bacs qui acheminent deux sections de chasseurs de chars et des Jeeps. Mais ce qui manque encore aux GI’s de Van Fleet, ce sont les vêtements secs et les couvertures. Du côté allemand, Walter Hörnlein patron du LXXXII. Armee-Korps doit faire un rapport particulièrement sinistre à von Knobbelsdorff et Balck. Le manque d’expérience de la 416. Grenadier-Division, sa contre-attaque lancée sur un front trop étendu et le feu de l’artillerie américaine bien guidée par l’aviation de reconnaissance ont conduit à l’échec. Et le tableau dépeint devient même beaucoup plus sombre lorsqu’une officier américain fait prisonnier apprend aux Allemands que le XXth Corps tente d’encercler Metz par un double enveloppement. L’OB West enjoint alors fermement à Balck de ne pas conjurer la menace américaine au nord de Thionville. Mais Balck ne peut envoyer que deux bataillons de réserve au combat. Le 11 novembre, après avoir rassemblé ses unités de sécurité converties rapidement en formation de combat, Walter Hörnlein retire ses forces de la Moselle au nord du dispositif de la 90th Infantry Division pour barrer la route à l’attaque américaine. Là encore, Hermann Balck et ses subordonnés ont encore l’illusion de remporter un succès. Le Renseignement allemand rapporte alors que la 83rd US Infantry Division et une division blindée non identifiée doivent être déployées dans la tête de pont formée par la 90th Infantry Division. Et comme si cela ne suffisait pas, à 17h20 l’Etat-major du HG G apprend que la VIIth US Army vient de lancer son offensive en direction de Saverne et Balck ordonne à Hörnlein de repasser sur la défensive, ajoutant néanmoins à cet ordre la surprenante promesse une nouvelle division.

– Le 13 novembre, l’avance du 357th Infantry place ce regiment hors de portée de son artillerie de soutien. Le Colonel George fait arrêter son unité en en profite pour nettoyer les quelques petites poches de résistance en arrière, grâce à des charges explosives et des lance-flammes. Dans le même temps, le 359th Infantry reprend alors Kerling sans combattre mais lorsque son 2nd Battalion tente de rejoindre le 357th Infantry près d’Oudrenne, la compagnie de tête donne dans un champ de mines. Trois chars d’appui sont mis hors d’usage. Après l’échec d’une tentative de déminer le terrain, les fantassins sont forcés d’attaquer en avant à travers les mines, avec des pertes. Le 358th Infantry voit son avance elle aussi ralentie par des mines mais il ne se heurte qu’à une faible opposition. Le pont de Cattenom est alors achevé pendant la matinée par une équipes de soldats du Génie, sous la protection d’un écran de fumée, des mortiers chimiques et de 2 bataillons de canons de campagne. Seulement, aussitôt le pont achevé, les soldats américains découvrent avec déplaisir que l’ouvrage débouche sur un champ de mines qui nécessite cinq heures de déminage. Cette opération achevée, on commence à faire traverser les canons de chaque bataillon d’artillerie. La 90th Reconnaissance Troop et ses chars légers passent aussi de l’autre côté de la Moselle et établit la jonction avec la 95th Infantry Division à Uckange, donnant ainsi une plus grande cohérence à la tête de pont sur la rive droite. A l’aube du 14 novembre, tous les transports régimentaires et les 3 Bataillons divisionnaires de Howitzer 105 mm. Mais en utilisant le seul pont sur Malling, James A. Van Fleet avait fait traverser ses principales unités, ainsi qu’une importante artillerie de soutien. Et pour la première fois depuis six jours de combat, les GI’s du 90th Infantry Division reçoivent des vêtements chauds, des couvertures et des chaussettes sèches.

– Pendant la journée, le 359th Infantry Regiment du Colonel Bacon réussit à occuper Oudrenne et soude solidement son flanc droit avec la ligne tenue par le 357th Infantry. Le 358th Infantry continue lui aussi sa poussée et envoie le 3/358th sur la route Inglange – Distroff. Les deux villages sont alors pris à l’issue d’un violent combat et sous un dur pilonnage d’artillerie allemande. Le Captain J.S. Spivey décide alors d’attendre le déploiement d’artillerie et le soutien rapproché des chars pour relancer son attaque.

Major.General William H. Morris, commandant de la 10th Armored Division

Major.General William H. Morris, commandant de la 10th Armored Division

Insigne de la 10th Armored Division

Insigne de la 10th Armored Division

4 – L’extension de la ligne de front de la 95th Infantry Division

– Durant la nuit du 10 novembre, Harris W. Walker ordonne au Major.General Harry F. Twaddle de lancer une opération visant à étendre sa tête de pont sur la rive droite de la Moselle, où se trouvait déjà le 1/377th Infantry à Uckange. Walker a pour objectif d’établir un pont au centre de son offensive afin de permettre aux colonnes sud de la 10th Armored Division de passer sur l’autre rive. Twaddle reçoit alors l’ordre de faire passer sur l’autre rive son élément de réserve, le 2/378th Infantry (Lt.Colonel A.J. Maroun), afin de reconnaître le terrain au nord de Thionville afin de pouvoir y établir une tête de pont. Deux compagnies de ce même bataillon, appuyé alors par le 135th Engineer Combat Battalion franchit la Moselle, et à la mi-journée du 11 novembre, nettoient un petit secteur à l’est. Une plus forte résistance se fait sentir à la lisière de Thionville, en contrebas du Fort Yutz, une vieille fortification de type Vauban et séparé de la ville par un canal.
Heureusement, le canal peut être facilement traversé et les Compagnies F et G forcent le cours d’eau malgré un violent tir de mortiers. Mais la garnison allemande tient fermement avec des lance-flammes et des armes légères. Mais le 13 novembre, le 2/378th Infantry réussit à prendre le Fort Yutz d’assaut. Au nord de Thionville, les Américains réussissent à étendre le périmètre de leur tête de pont, même si un tir d’artillerie vient frapper Basse-Yutz. A l’est de Thionville, le 2/378th Infantry réussit à dépasser Haute-Yutz avant l’aube du 14 novembre en devant affronter une résistance limitée.
Mais les Américains sont bien moins euphoriques lorsque le 2nd Battalion oblique vers le sud pour tomber dans un périmètre beaucoup mieux défendu sur le plateau d’Illange, garni de quatre ouvrages du même type que le Fort Driant, plus petits certes mais plus modernes et couvrant le tronçon principal de la grand-route Metz – Thionville. Mais de façon quasiment inattendue, alors que le 2/378th approche prudemment du Fort Illange, il tombe sur un soldat allemand porteur d’un drapeau blanc. Mais après plusieurs pourparlers, la compagnie du Grenadier-Regiment 74 qui tient le Fort Illange refuse de se rendre. Il faut alors faire appel  à l’artillerie qui pilonne le secteur à l’aide d’obusiers de 155 mm et 240 mm. Après la fin du tir de barrage, les fantassins attaquent depuis les bois et montent à l’assaut du fort qu’ils encerclent. A la tombée de la nuit la première enceinte est encerclée. De furieux échanges de tir rythment toute la nuit mais le lendemain, les GI’s escaladent chaque ouvrage et commencent à les ouvrir avec des charges explosives. Les occupants finissent pas se rendre vers 10h40. La capture des Forts d’Illange met fin à toute résistance organisée dans le secteur nord de la 95th Infantry Division sur la rive droite de la Moselle.
Le 15 novembre, alors que le Bataillon du Lt.Colonel Maroun combat pour les forts d’Illange, le Colonel Robert L. Bacon reçoit le commandement des troupes de la 95th Infantry Division à l’est de la Moselle, afin de former une Task Force avec son 359th Infantry, des Cavaliers de Reconnaissance, des éléments du Génie, ainsi que des chasseurs de char. Mais la TF Bacon ne disposent pas encore d’un commandement unifié, puisque le 2/378th et le 1/377th Infantry ne sont pas encore en contact.

– Durant la matinée du 13 novembre, la dernière compagnie du 1/377th Infantry franchit la Moselle pour rejoindre la petite force toujours concentrée dans la tête de pont d’Uckange. Le Major.General Twaddle ordonne au 1/377th d’attaque vers le nord pour s’emparer des villes de Bertrange, Imeldante, ainsi qu’Illange et établir le contact avec le 2/378th Infantry. La A Company débarque alors à l’aide de bateaux d’assaut et se lance immédiatement à l’attaque de Bertrange et d’Imeldange qui tombent sans grande difficulté. Le reste du 1/377th Infantry oblique alors vers le nord et établit sa défense dans les deux villages. Se préparant alors à camper durant la nuit, le 1/377th Infantry reçoit la contre-attaque d’éléments du Grenadier-Regiment 73 (19. VGD) et d’une unité mobile issue du Panzerjäger-Bataillon 485. Le combat tourne alors très vite à une violente confusion mais les chasseurs de chars placé sur la rive gauche de la Moselle apportent un appui feu direct au 1/377th mais la communication radio entre le bataillon et l’artillerie divisionnaire est perdu, pour être rétabli durant la matinée du novembre.  Mais les Allemands lancent plusieurs attaques durant la journée avec l’appui de blindés légers. A 22h00, le Colonel Decker patron du 377th Infantry rapporte que la situation de son 1st Battalion est désespérée et le contact est encore rompu. Des patrouilles envoyées vers l’arrière pour porter des messages ne peuvent y parvenir. Mais durant la matinée du 15 novembre, les deux villages sont encore violemment attaqués mais le 1/377th tient bon avec des pertes. La situation tourne à l’avantage des Américains grâce à l’arrivée de renforts venus d’Illange et de chasseurs de chars. A 13h30, les Allemands doivent se replier et le 1/377th peut s’intégrer à la TF Bacon.


5 – La 10th Armored Division entre en scène

– Le 9 novembre, la 10th Armored Division du Major.General Morris se rassemble autour des localités de Molvange et de Rumelange, à bonne distance de toute observation ennemie, attendant l’ordre de Walker de démarrer son attaque en deux colonnes. Morris doit passer au-travers des lignes de la 90th Infantry Division pour frapper directement dans la profondeur du dispositif adverse. La colonne de gauche doit établir une tête de pont de l’autre côté de la Sarre, non loin de Merzig comme saisir Bouzoville, une importante artère routière et ferroviaire situées sur les deux côtés de la Nied. Mais le terrain désigné pour la 10th Armored Division est pourtant peu recommandé pour un déploiement blindé. On ne trouve qu’une seule route convenable, partant de Kerling et traversant Laumesfeld, Bibiche et atteignant Bouzonville. L’autre route qui peut être utilisé par les chars s’étend d’Oudrenne à Freistroff. Seulement, cette route n’a pas été utilisé par les Allemands pendant l’occupation et n’a pas été entretenue. Enfin, une progression dans les champs est fortement déconseillée avec le temps du mois de novembre.

– Pendant cinq jours, le Major.General Morris, attend de lancer sa division sur la rive droite de la Moselle. Cinq jours durant lesquels il reçoit ordres et contre-ordres. Il doit attendre le succès de l’assaut du 1/377th Infantry au nord de Thionville. Mais le 12 novembre, Walker ordonne au 1306th Engineer General Service Regiment du Lt.Colonel W.C. Hall de dresser un Pont Bailey sur la Moselle le 12 novembre et ce, sans considération pour le feu ennemi. En dépit d’un intense tir de canons allemands, le Pont Bailey est achevé à 09h30 le 14 novembre près de Thionville. Il reste alors le pont Bailey le plus log qui a pu être dressé sur le Front d’Europe occidentale.
Durant l’après-midi, le Combat Command B du Colonel William L. Roberts commence à traverser la Moselle, la tête de la colonne rejoignant le secteur de la 90th Infantry Division. Le 15 novembre à l’aube, tout le CC se trouve sur l’autre rive près de Kerling juste derrière l’écran protecteur formé par le 359th Infantry Division. Plus tard dans la journée, le CC A du Brigadier.General Kenneth G. Althaus traverse la Moselle pour se regrouper dans le secteur de Malling. Enfin, le 3rd Cavalry Group relève le flanc nord du 359th Infantry, en préparation d’une mission de reconnaissance sur le triangle Sarre – Moselle.

– Le CC B de Roberts commence le premier l’avance de la 10th Armored Division tôt dans la matinée du 15 novembre, avançant sous la pluie et la neige mêlées sur la route à l’est de Kerling. Le progrès du CC B est lent car les chars légers de reconnaissance placés en tête de colonne, sont forcés de faire plusieurs arrêts, à cause de la présence d’obstacles et de nids de mitrailleuses.
Le CC A d’Althaus (scindé Task Forces Chamberlain et Standish) démarre son avance à la fin de l’après-midi et entre dans Lemestroff, à la gauche de la ligne tenue par le 357th Infantry. Mais Althaus doit bientôt faire face à la présence de canons ; ce qui le contraint à placer sa colonne lourde à l’avant au lieu des chars légers. Les éléments restant de la 416. VGD et du Kampfgruppe de la 25. PzGren.Div résistent fermement jusqu’au 16 mais les blindés d’Althaus ont alors bien pénétré dans les positions allemands. La Task Force Chamberlain (Lt.Col. Thomas C. Chamberlin) oblique dans Kerling pour attaquer au sud-est de la principale route goudronnée et campant à Laumesfeld pour la nuit. La Task Force Standish (Lt.Col. Miles L. Standish) roule à l’est, vers Lemestroff et s’empare de Sainte-Marguerite. Le CC B dépasse ensuite Kirschnaumen aux prix de faibles pertes.

– Les 17-18 novembre, la 10th Armored Division reprend son avance, scindée en plusieurs Task Forces. Les Allemands ne peuvent leur opposer une résistance cohérente. Seuls plusieurs petits groupes armées de Panzerfaüste, de Panzeschreck ou même de fusils antichars périmés osent s’en prendre aux blindés. Mais 600 Allemands se rendent, pendant que le Major.General Weyland lâche ses 405th (Robert L. Delashaw) et 406th (Anthony V. Grossetta) Fighter Groups sur les colonnes en retraite, avec des résultats désastreux pour l’ennemi. Le 18 novembre, un détachement du Combat Command A atteint la Nied près de Bouzonville mais trouve les ponts détruits. En revanche, un petit groupe de fantassins portés et de chars découvre un pont près de Filstroff, endommagé mais toujours utilisable. Chars et GI’s portés le passent donc pour se retrouver de l’autre côté de la Nied au nord de Bouzonville. En même temps, le Combat Command B s’empare de Launstroff près de Merzig. L’une de ses Task Forces dépasse aussi Schwerdorff, à environ 1 km à l’est du confluent de la Nied et de la Sarre.

– Le 19 novembre, le CC A établit une tête de pont de l’autre côté de la NIed, même si un détachement d’arrière-garde du Grenadier-Regiment 73 résiste avec ténacité, causant 46 pertes aux Américains. De son côté, le CC B voit sa progression ralentie par une résistance ennemie beaucoup plus dure sur les routes menant à la Sarre. Toutefois, le Major.General Morris avait presque mené sa mission à bien, puisque l’enveloppement de Metz est sur le point d’aboutir. D’autant que les Allemands n’ont pas assez de réserves pour lancer une contre-attaque assez puissante par l’est. Walker ordonne alors à Morris de retirer tout son CC A sur la Nied pour rejoindre le reste de sa division plus à l’est. Durant la nuit du 19-20 novembre, les troupes du Colonel Roberts franchissent les ponts sur la Nied et rejoignent les éléments de la 90th Infantry Division alors en marche pour attaquer la Sarre.

6 – La 90th Infantry Division poursuit son attaque

– Alors que la 10th Armored Division s’emploie à passer à travers les lignes du 359th Infantry Regiment, la tête de pont de la « Tough & Ombres » atteint une largeur de plus de 8 km sur une profondeur de 7. Seulement, si les 19. et 416. VGD étaient en plein état de déliquescence, il existe encore une force capable de nuire à la progression américaine ; le Kampfgruppe  de la 25. Panzergrenadier-Division renforcé d’un bataillon du Grenadier-Regiment 74. Von Knobbelsdorff reçoit alors l’autorisation de lancer une nouvelle riposte. Le Kampfgruppe se regroupe alors avec chars, canons d’assaut et artillerie, dans le Bois de Stuckange, sur le flanc droit du 358th Infantry Regiment du Colonel Clarke.

– A l’aube du 15 novembre, le Kampfgruppe déclenche son attaque à Distroff tenu par le 2/358th, ses positions bloquant la route menant sur les arrières du régiment. Mais la A Company du 712th Tank Battalion campe autour du village, de même qu’un peloton du 773rd Tank Destroyer Battalion positionnée derrière Distroff. A 07h00, les obus allemands tombent brutalement sur le village et ce, pendant vingt minutes. Les éléments d’assaut du KG s’élancent ensuite à l’assaut le long de la route de Metzervisse avec quelques chars et canons d’assaut en tête, deux bataillons d’infanterie suivant à pied ou dans des véhicules légers SdKfz. Mais un troisième bataillon qui tente d’envelopper le 2/358th par le nord est arrêté par un tir de barrage et ne pourra prendre part au combat. Tout près de Distroff, les chars et Sturmgeschützte allemands subissent un tir de riposte provenant du village. Les équipages préfèrent alors évacuer la zone, laissant les Grenadier partir à l’assaut. Un premier assaut est lancé pour être repoussé. Mais les Panzergrenadier repartent à l’attaque pour finalement percer les rangs du 2/358th. S’ensuit alors un violent combat dans les rues de Distroff. Une autre force d’infanterie allemande vient couper la retraite au 2/358th Infantry. Mais le Major William Wallace, commandant-adjoint du bataillon, tient les abords du village avec chars et Tank Destroyers. Du coup, le combat se transforme en une série d’actions pour tenir chaque maison. Les Américains se battent alors depuis les portes, les fenêtres et les toits à l’arme légère et au bazooka. Wallace fait alors appel aux mortiers chimiques de 4.2-inches qui tirent directement sur la ville. De son côté, le Colonel Christian H. Clarke ordonne à un peloton de Tank Destroyers de venir renforcer le 2nd Battalion. Les M10 Wolverine progressent alors vers Bistroff sous le couvert des obus fumigènes des mortiers lourd et engagent le combat contre les engins allemands. Le Colonel Clarke n’est d’abord par enthousiaste à lancer son 1st Battalion qui forme sa réserve, car en même temps, le 3/358th positionné à Inglange, subit un violent tir d’artillerie lourde.
Toutefois, du côté du 2/358th, le bataillon réussit à repousser l’assaut allemand après quatre de combat. Quatre Panzer, quatre Sturmgeschützte et six autres véhicules chenillés sont détruits à l’intérieur et autour du village.

– Le 15 novembre toujours, le 357th Infantry lance deux bataillons à l’assaut de la crête entre Budling et Buding mais ils sont arrêtés dans un vallon par un tir d’artillerie – des pièces françaises de 75 mm – provenant du fort du Hackenberg. Toutefois, le 3/357th parvient à s’approcher du fort sans pour autant subir de lourdes pertes. Avec le 1st Battalion tiré de la réserve, l’arrivée d’obusiers motorisés comme de chasseurs de char et une puissante contre-batterie – qui ne se révèle pourtant pas efficace – le 357th parvient à dépasser le fort. Ce n’est que le lendemain que des tirs directs réussissent à mettre les canons allemands hors d’usage. Le 17, l’attaque continue sur le village de Klang et le 3/358th s’empare du Hackenberg. Il n’y a dès lors plus de résistance allemande organisée sur le flanc droit de la 90th Division.

– Le 359th Infantry étant alors placé en réserve par Van Fleet, le 358th Infantry de Clarke démarre sont attaque, douze heures après le 357th Infantry afin de stabiliser la situation à Distroff. Le Colonel Clarke relance alors une attaque coordonnée entre ses trois régiments. Résultat, Metzevisse tombe après avoir été martelé par l’artillerie divisionnaire et du XXth Corps, puis de Metzeresche le 17, avant d’accrocher la route Dalstein – Metz.

– Les événements du 17 causent alors l’inquiétude de Hermann Balck qui voit le flanc droit (nord) de la 1. Armee reculer vers rapidement vers l’est, ce qui peut alors créer une brèche dans le front allemande qui ne pourrait être comblée. A 19h30, Balck ordonne à von Knobbelsdorff de reculer les 19 et 416. VGD sur la ligne Borg – Launstroff – Bouzonville, tandis que le XIII. SS-Korps redéploie ses lignes pour maintenir la jonction avec le LXXXII. Armee-Korps. Pendant la nuit du 17-18 novembre, les bouches à feu allemandes  ouvrent le feu sur les positions de la 90th Infantry Division et la colonne de droite de la 10th Armored Division, permettant aux éléments avancés du LXXXII. AK de quitter la ligne de front pour se retrancher sur la ligne Borg-Launstroff-Bouzonville, tandis que le XIII. SS-Korps vient se coller à la gauche du LXXXII. AK.
Le 18-19 novembre, les forces américaines talonnent les colonnes allemandes en retraite. James A. Van Fleet expédie le 359th Infantry en poursuite, tout en relevant le 358th Infantry qui a terriblement besoin de repos. Le 359th Infantry atteint alors Luttange. Mais il reste à tendre la main à la 5th Infantry Division qui arrive par le sud. Les fantassins de Bacon continuent alors d’avancer vers le sud en camion – tant qu’il en est possible – ou à pied. Heureusement, la vitesse de l’avance américaine empêche plusieurs équipes de démolition allemandes de faire sauter les ponts sur la Nied. A la fin du 19 novembre, le 359th Infantry a franchi la NIed à Condé-Northen, à 9,5 km à l’est de Metz. Puis, la 90th Reconnaissance Troop tient Avancy, bloquant ainsi l’une des routes principales permettant aux Allemands de s’échapper de Metz. Les cavaliers et leurs M8 Greyhound mettent alors hors d’usage une trentaine de véhicules ennemis et capturent 500 prisonniers.

– Le 19 novembre, le 359th Infantry coupe encore une route menant à Metz aux Etangs, avec la coopération des chasseurs-bombardiers du XIXth Tactical Air Command qui harcèlent les colonnes allemandes en straffing. Matraqué par les canons et les P-47, beaucoup d’Allemands préfèrent trouver leur salut dans la reddition. Vers 10h30, la 90th Reconnaissance Troop recontre le 735th Tank Battalion, unité de soutien de la 5th Infantry Division. Pour les Américains, cela indique que la fermeture de la poche de Metz est achevée. Van Fleet ordonne alors au 357th Infantry  de George de lancer un assaut sur Boulay-Moselle mais il doit annuler ce projet car Walker lui ordonne de regrouper sa division en vue d’un assaut sur la Sarre. La rapidité et la performance de la 90th « Tough & Ombres » a impressionné Patton qui a qualifié son passage de la Moselle comme l’un des « franchissements d’une rivière épique dans l’Histoire ». Ayant en dû traverser la Moselle dans des conditions difficiles, les fantassins de Van Fleet ont infligé 2 100 pertes à l’ennemi, mis hors d’état 40 chars et canons d’assaut, 75 pièces d’artillerie et 200 véhicules. Mais la ténacité et les contre-attaques de l’ennemi, ainsi que la résistance des forts de la Ligne Maginot situés sur son passage, lui ont néanmoins coûté 2 300 officiers, sous-officiers et soldats.

VII – LA CAPITULATION DE METZ

– La situation urgente dans le secteur de Metz conduit Hermann Balck à prendre des mesures d’urgence. Ainsi, la Nr. 462 Division devient la 462. Volks-Grenadier-Division et reçoit un apport nécessaire en éléments du Génie et en Artillerie. Mais les jeunes élèves officiers de la Junkerschule qui avaient défendu les approches ouest de la ville sont partis intégrer d’autres unités sur le Front de l’Ouest. Du coup, von Knobbelsdorff et Hörnlein ne peuvent compter que sur des réservistes ayant largement dépassé la limite d’âge, des soldats mal entraînés des Festungs-Bataillone (bataillons de forteresse), des bataillons de malades. En fait, les types d’hommes affublés du sobriquet de « demi-soldats ». Le commandement de la défense de Metz est alors confié au Generalleutnant Vollrath Lübbe.

– La question de la défense de Metz suscite plusieurs interrogations au sein du commandement allemand. Si Gerd von Rundstedt se montre sceptique quant au maintien de la tête de pont, plaidant même pour son abandon, le loyal sinon servile Feldmarschall Wilhelm Keitel – qui parle au nom de son maître Hitler – refuse toute idée de retraite. Et Hermann Balck et son état-major vont quelque peu dans le même sens que Keitel, à ceci dit près qu’ils estiment pouvoir retarder les Américains dans un combat urbain à l’intérieur de Metz, le temps de laisser au reste de la 1. Armee le temps de se replier au plus près des frontières du Reich. Balck veut ainsi montrer sa volonté de tenir Metz, tout en refusant catégoriquement d’expédier le peu de blindés qui lui reste dans un contre-attaque à l’issueplus qu’incertaine.

– Les forces de la garnison de Metz avant le début de l’attaque américaine se chiffrent à environ 14 000 soldats et officiers, dont 9 000 à 10 000 combattants mais à la qualité très inégale. La 462. VGD forme alors le gros des forces de défense avec 7 000 combattants. Le Grenadier-Regiment 1215 de l’Oberst Stössel couvre le flanc nord de la ville non loin de Maizières-lès-Metz et maintient la jonction avec la 19. VGD sur la Moselle. Le Sicherheits-Regiment 1010 (Régiment de Sécurité) de l’Oberst Anton se tient dans le secteur de Norroy-Amanvillers. Sur son flanc gauche, le Grenadier-Regiment 1217 (Oberstleutnant Richter) est déployée sur une ligne étroite entre Ars-sur-Moselle et la rive ouest de la rivière. Le Festungs-Regiment 22 (Régiment de Forteresse) tient un secteur restreint de l’autre côté de la Moselle et fait la jonction avec la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen ».

Les autres unités de forteresses comptent 3 bataillons d’infanterie, 1 bataillon de mitrailleuses lourdes réparti dans divers secteurs fortifiés et dans la ville. L’artillerie disponible de Lübbe se limite à l’Artillerie-Regiment 761, au Festungs-Artillerie-Bataillon 1311 et à quelques batteries de FlaK.
Enfin, les seules troupes de réserves disponibles sont le Grenadier-Regiment 1216  (462. VGD), le Füsiller-Bataillon 462, ainsi qu’un bataillon de reconnaissance émanent de la 17. SS-PzGren.Div.

2 – La 5th Infantry Division démarre l’enveloppement par le sud

– La 5th Infantry Division a profité de la pause du mois de novembre pour panser ses plaies, completer ses effectifs et se reposer, tout en relevant la 95th Infantry Division dans la tête de pont au sud de Metz. En vue d’envelopper Metz par le sud et par l’est, le Major.General Leroy S. Irwin a placé ses troupes comme suit : le 2nd Infantry Regiment occupe le saillant formé sur la rive droite (est) de la Seille, soit l’aile droite ; le 10th Infantry tient le centre et le 11th Infantry la gauche. Enfin, c’est l’aile droite de a division, soit le 2nd Infantry du Colonel Worrell A. Roffe, qui doit porter l’effort principal de l’attaque, avec comme objectif principal le secteur baptisé « goose egg » (œuf d’oie), soit le secteur de Sanry-s/-Nied – Ancerville, sur la Nied Française. Le choix de cet itinéraire doit permettre à la 5th Infantry Division de contourner les ouvrages de la Ligne Maginot qui lui ont donné du fil à retordre en septembre-octobre précédents. D’autre part, le contrôle des deux rives de la Nied Française permettra au XXth Corps de couper les routes de communications allemandes au sud-est de Metz, dont la grand-route Metz – Château-Salins – Strasbourg, très importante pour les Allemands. Ainsi, la 5th Infantry Division doit couper l’axe Metz – Strasbourg empêcher l’ennemi de s’assurer la jonction ferroviaire menant à Sarrebrück. Cependant, les obstacles les plus importants à franchir restent la Seille et la Nied Française. A priori, ni l’une ni l’autre de ces deux rivières ne présente de gros problèmes de franchissement mais leurs cours ont été gonflés par les fortes pluies de novembre.

– A la 5th Infantry Division appuyée par le 735th Tank Battalion, les Allemands opposent la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen » du SS-Brigadeführer Werner Ostendorff, convenablement complétée – sauf pour ce qui concerne son parc blindé – et forte de 15 843 officiers et soldats. Même si elle manque des chars et de canons d’assaut, elle possède tout son parc d’artillerie, en plus des canons et obusiers (mörsers) de soutien du XIII. SS-Korps de Hermann Priess. Une partie du Panzergrenadier-Regiment 38 se tient en réserve entre Courcelles-Chaussy et Han-s/-Nied, afin d’appuyer directement la 462. VGD dans Metz si nécessaire.
Le saillant de Cheminot, formant une sorte de balcon entre la 5th Infantry Division et l’aile droite du XIIth Corps (80th Infantry Division) est tenu par quelques troupes de la 48. Infanterie-Division. Enfin, Hermann Balck a donné l’ordre d’établir une défense en profondeur, même si les effectifs de Priess ne le permettent pas.

– Dans la nuit du 5-6 novembre, les 2nd et 10th Infantry Regiments commencent à relever les mines et les « booby traps » placés devant leurs lignes de départ. Des patrouilles relèvent un qu’un pont est resté intact près de Longueville-lès-Cheminot. Et le 774th Tank Destroyer Battalion suit l’Infanterie de près. Cependant, les rivières gonflent à cause des pluies. Le 8 novembre, la Seille est en crue. Et la Moselle noie les lignes de communication de la division.
Toutefois, le 9 novembre, l’US Air Force est en mesure d’intervenir. Ainsi, la VIIIth US Air Force de Carl Spaatz peut aligner 1 299 appareils B-17 et B-27 pour appuyer les Ist, IIIrd et VIIthArmies. Dans le seul secteur du XXth Corps les bombardiers lourds larguent 3 753 tonnes de bombes à plus de 20 000 pieds, visant particulièrement la ceinture de forts autour de Metz. Rien que dans la cité, 689 bombes lourdes sont lâché mais aucun des forts n’est atteint, même si les lignes de communications (routières et téléphoniques) de l’ennemi sont endommagées. 432 autres bombardiers visent Saarbrück sans grand résultat, pendant qu’à Thionville, les avions manquent totalement leurs cibles. La IXth Bombardment Division rassemble 94 bombardiers moyens pour frapper quatre des forts de Metz. Mais le temps nuageux ne permet d’en regrouper que 74. Finalement, les appareils reçoivent l’ordre de frapper les centres de regroupement allemands de Dieuze et Faulquemont. Là encore, le bombardement américain n’a que peu d’effet sur les positions allemandes. Toutefois, le Major.General Otto P. Weyland se montre assez satisfait, estimant que le bombardement massif a permis un bon déploiement des fantassins du XXth Corps, en frappant dans les réserves allemandes.

– Du côté des troupes au sol justement, la 5th Infantry Division d’Irwin doit attaquer en parallèle de la 80th Infantry Division du XIIth Corps d’Eddy pour le 8 novembre, afin de maintenir le cohésion à la jointure de l’aile gauche et du centre de la IIIrd Army. Mais visiblement, Horace McBride n’en a pas été informé. Ce manque de coordination va continuer d’affecter les divisions situées aux ailes de chaque corps pendant plusieurs jours. A 06h00 le 9 novembre, le 2nd Infantry Regiment du Colonel Roffe démarre son attaque le long de la Seille en crue grâce à des petits navires d’assaut. Une escouade réussit à investir Cheminot dont les canons tiennent le cours sud de la Seille. Mais les Allemands avait déjà reçu l’ordre de s’échapper du piège créé par l’avancée de la 80th Infantry Division. Le 10th Infantry Regiment (Colonel Robert B. Pell) lance aussi son assaut, conjointement avec le 2nd Infantry mais son 3rd Battalion se heurte à une forte résistance aussitôt arrivé sur la rive droite de la Seille. Une compagnie d’Allemands solidement retranchée dans les bâtiments de la Ferme de la Hautonnerie, résiste avec détermination. Lorsque l’Infanterie américaine encercle la ferme, le Hauptmann allemand envoie un message pour signifier qu’il résistera jusqu’à la mort « pour le Führer ».

– Si le 3/2nd Infantry se retrouve freiné un temps dans son effort, le 2/2nd avance bien plus rapidement, appuyé par les chasseurs-bombardiers du 362nd Fighter Group, qui frappe directement les lignes de communication allemandes, forçant l’ennemi à se retirer tout droit vers le nord, dans la zone du 10th Infantry. A la tombée de la nuit, les trois bataillons du 2nd Infantry sont sur la rive droite de la Seille, de même que deux du 10th Infantry. La tête de pont de la 5th Infantry fait alors près de 4,9 km de long et 5,6 km de large. Au nord-est de Louvigny, les 2 Régiments joignent leurs flancs, rendant la ligne avant beaucoup plus cohérente. Les Américains ont alors capturé 200 Allemands seulement, le reste ayant préféré s’échapper par le nord et par l’est.

– Le 10 novembre, malgré plusieurs résistances, l’aile gauche de la 17. SS-PzGren risqué de s’effondrer. Les trois  bataillons du 2nd Infantry avancent alors en pointe, suivis de flanc par le Combat Command B de la 6th Armored Division (Colonel Read), du XIIth Corps. La Task Force Lagrew chasse alors les Allemands de Vigny. Le 2/2nd Infantry du Lt.Col. L. K. Ball dépasse Vigny sur le coup de 13h20, en coopération avec les chars.
Pendant ce temps, les blindés du CC B de la 6th Armored coupent la route Vigny – Buchy. A milieu d’après-midi, la TF Lagrew s’empare de Buchy qui est alors contourné par le 3/2nd Infantry du Lt.Col. R.E. Connor. Cette prise permet alors aux XXth  et XIIth Corps de « souder » leur ligne de ravitaillement. Plus tard durant la journée, le 1/2nd Infantry passe à travers les lignes du 2/2nd Infantry et roule vers le nord, capture Pagny-lès-Goin à l’issue d’une bref mais difficile combat, puis après un combat coûteux mais réussi, il s’empare de Silly-en-Saulnois, aidé par l’avance de la 6th Armored Division sur sa droite.
Le 11 novembre, le 2nd Infantry Regiment maintient son avance rapide vers l’est et la NIed Française depuis Silly-en-Saulnois. Arrivé sur la Nied, le 50th Field Artillery Battalion se place en position et ouvre le feu sur Courcelles-Chaussy à l’est de Metz, situé sur une jonction ferroviaire menant sur Sarrebrück. Pendant ce temps, la colonne de gauche du CC B s’empare d’un pont à Sanry-s/-Nied, ce qui place son avant-garde à 2 km plus au nord des lignes du 2nd Infantry


– La bonne avancée des hommes du Colonel Roffe nécessite une sécurisation de ses lignes de ravitaillement. Profitant de l’absence de toute réaction allemande contre les lignes du 2nd Infanty, Irwin ordonne alors au 11th Infantry du Colonel Pell d’étendre son flanc droit au-delà de la Seille, permettant alors au 10th Infantry du Colonel Yuill de se déployer sur une ligne ouest-est face au Bois de l’Hôpital. Pendant que le 2nd Infantry se redéploie au nord et que la 2/2nd Infantry de Ball franchit la Nied Française tôt durant la matinée du 12 novembre à Sandry-s/-Nied, passant à travers du dispositif du CC B et se déployant pour défendre Sandry. Pendant la nuit du 12-13 novembre, plusieurs patrouilles de combat de la « Götz von Berlichingen » convergent vers Sandry pour tenter d’y chasser les Américains. Mais les Waffen-SS sont durement repoussés par les Américains, renforcé par une section de Sherman et une autre de chasseurs de chars. Toutefois, la 17. SS-PzGren.Div prend avantage de l’obscurité pour se retirer vers le nord.

– Le 13 novembre au matin, le 1/2nd Infantry traverse la Nied et s’empare d’Ancerville sans rencontrer de résistance organisée. Mais ce même jour, la pluie se mêle à la neige, causant le ralentissement de la progression de la 5th Division. Du coup, Leroy S. Irwin ne donne pas d’ordre au 2nd Infantry de continuer au nord de la Nied. Bien que cinq compagnies ont déjà traversé la Nied, les Allemands ne tentent rien, permettant au génie divisionnaire de poser un pont sur la Nied près d’Ancerville pour renforcer le dispositif défensif sur la rive est de la Nied. Les troupes allemandes situées dans les environs tentent néanmoins de lancer des incursions durant la nuit du 13 novembre. Ainsi, une force combinée issue des SS-Panzergrenadier-Regiment 38 et de la 21. PzDiv parvient dans Sandry mais elle est repérée et repousser avant d’avoir pu détruire le pont. Le 13, le 10th Infantry Regiment occupe les Forts de l’Aisne et de l’Yser,  situés sur l’anneau extérieur des Forts de Metz, au sud du Bois de l’Hôpital. Et le 11th Infantry s’assure le contrôle du secteur Fey – Pournoy-la-Chétive et Coin-lès-Cuvry, qui avait dû être abandonné en septembre.

– Le 13 novembre, Walker appelle Irwin pour le féliciter de l’avance de sa division et lui explique que la jointure des dispositifs des 5th Division et 95th Division a été modifié afin de permettre à Metz de tomber. Walker laisse alors à Irwin la décision d’envoyer, ou non, le 2nd Infantry Regiment traverser la Nied. Ne voulant en aucun cas perdre le contrôle de sa tête de pont acquise, Irwin ordonne au Colonel Roffe de renforcer son dispositif à l’est de la Nied. Manœuvre très peu risquée, étant donné la couverture d’artillerie assurée en faveur du 2nd Infantry.
Les 10th et 11th Infantry Regiments reprennent leur avance vers le nord sous une pluie froide. Le 11th chasse l’ennemi du bois au sud-ouest de Ferdun et s’empare ensuite de Prayelle après un violent combat. Le 10th Infantry progresse très bien de son côté en nettoyant la moitié ouest du Bois de l’Hôpital. Alors que le 11th Infantry combat durement contre une résistance allemande plus dure, les troupes d’avant-garde du 10th se trouve à plus de 3,5 km de la limite de Metz. Irwin ordonne alors au Colonel Yuill de pousser tout droit en direction de la ville. Irwin souhaitait libérer le 2nd Infantry Regiment du flanc droit de la Division mais Patton refusa catégoriquement afin de ne pas exposer le flanc gauche du XIIth Corps d’Eddy.

– Le 15 novembre, les lignes de la 5th Division sont renforcées et les unités se regroupent afin de lancer l’assaut sur Metz. Remontant la rive gauche de la Seille, le bataillon de droite du 10th Infantry chasse définitivement les Allemands du Bois de l’Hôpital, avant d’entrer dans Marly tenue par le Festungs-Maschinengewehr-Bataillon 48 (bataillon de mitrailleurs de forteresses). S’ensuit alors un combat particulièrement violent. Au milieu de l’après-midi, un bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 38 débouche des fortifications au nord de Sorbey pour tenter de reprendre le contrôle de la rive ouest de la Nied, avec pour objectif le pont de Sanry. Mais les Allemands sont accueillis par un feu nourri du 2nd Infantry Regiment et finissent par se retirer vers le nord en évacuant Sorbey. Le 3/2nd Infantry bondit alors de ses lignes de départ et chasse des éléments du SS-Pz.Gren. 38 de Mécleuves. Pendant ce temps, après de très durs combats contre des détachements de mitrailleurs, le 11th Infantry du Colonel Pell capture Augny et parvient à la limite de l’aérodrome de Frescaty à la tombée de la nuit.

Generalleutnant Heinrich Kittel

Generalleutnant Heinrich Kittel


4 – Situation ennemie dans Metz

 – Pendant la nuit du 11 novembre, sur aval de Hermann Balck, Otto von Knobbelsdorf fait évacuer Metz, laissant la defense de la ville à Lübbe avec la 462. VGD  et l’agrégat d’unités de forteresses qui y est sciemment sacrifié. Le mot d’ordre d’évacuation est diffusé par les membres du Parti Nazi. L’anabase vers la Sarre s’effectue alors avec des camions Renault et Citroën. La 17. SS-Pz.Gren.Div quitte alors la Moselle par la brèche au sud de la ville. Mais Hitler, éprouvant alors un soudain intérêt stratégique pour Metz ordonne que des éléments de mitrailleurs et de soldats bien pourvus en Panzerfaüste se joignent à la défense en vue d’un long siège. Le Führer se fait encore des illusions.
En outre, le haut-quartier-général allemand reste dubitatif quant aux capacités de commandement de Lübbe pour assurer la défense de Metz, étant donné qu’il a été victime d’une attaque aérienne. Keitel enjoignit alors à Balck de soumettre une liste « d’élus » pour prendre le commandement de la défense de Metz. Après plus envois de messages, la mission de défendre Metz revient au Generalleutnant Heinrich Kittel, patron de la 49. Infanterie-Division. Kittel prend son poste le 14 novembre, pendant que Lübbe le remplace à la tête de la 49. ID. Kittel était un officier chevronné de l’Ostfront qui avait l’expérience des combats urbains et de la défense des villes. Sa première remarque était de montrer que l’appellation de « Forteresse de Metz » était quelque peu usurpée. Sur le plan tactique, il était déterminé à tenir les positions le long de la rive ouest de la Moselle autant que possible, en articulant sa défense à partir des Forts Jeanne d’Arc, Driant, de Plappeville et de Saint-Quentin.

– Lorsqu’il prend son commandement, Heirich Kittel ne trouve que deux jours de rations disponibles pour sa garnison. Mais pendant la nuit du 14 novembre, un train de provision – le dernier – arrive à Metz pour acheminer du ravitaillement pour deux semaines, 48 pièces d’artillerie de modèles allemands et italiens – en majorité des obusiers légers d’infanterie de calibre 70 mm – et des munitions. Mais si les fantassins et les mitrailleurs vont pouvoir disposer de munitions suffisantes, les canons, tous calibres confondus, ne peuvent compter que sur 4 000 obus. L’artillerie divisionnaire de la 462. VGD n’avait des munitions que pour trois jours de combats intenses.
D’autre part, Kittel réclame 12 000 civils pour renforcer les ouvrages et les structures défensifs mais l’OKW refuse de dépenser un travailleur. Ses requêtes pour renforcer les champs de mines et les lignes barbelées restent aussi sans réponse.

– A peine prend-t-il son commandement, que Kittel ordonne de lancer une contre à l’ouest de Metz afin de soulager le Grenadier-Regiment 1216, durement engagé dans la défense de Thionville. Hermann Balck lui octroie alors ce qui reste du SS-PzGren.Regt 38, alors réduit à 800 hommes environ. Mais celui-ci a été durement engagé par la 5th US Infantry Division et ne peut se désengager de ses positions avant le 15 novembre. Le Füsillier-Bataillon 462 tente alors une contre-attaque à l’ouest du Fort Jeanne d’Arc  mais c’est un échec. Au nord, la poussée américaine s’avère si vigoureuse que les Grenadier-Regimente 1215 et 1216 ne peuvent coordonner efficacement leur riposte. Lorsque la nuit tombe le 15 novembre, il apparaît certain qu’aucune contre-attaque ne peut être lancée.

Balck ordonne alors à Kittel de préparer de nouvelles positions et de tenir autant que possible sa principale ligne de défense. Mais, Kittel se voit aussi enjoindre de contre-attaque localement, notamment près de Woippy (nord) et sur l’aérodrome de Frescaty (sud) afin de repousser les pénétrations américaines. Par conséquent, Kittel doit reconnaître que la situation qui se présente à lui est désespérée. Il ne peut recevoir le renfort (dérisoire) que de 400 hommes de la Volkssturm, armés de vieux fusils Lebel, qui s’installent entre le Fort de Saint-Privat et le Fort Queuleu.

 

 

 

6 – L’attaque de la 95th Infantry Division

– Avec la réussite des mouvements de flanc, la 95th Infantry Division de Twaddle se retrouve libre pour lancer une offensive de front contre Metz au centre du XXth Corps. Après avoir réduit le saillant de Maizières-lès-Metz les 8-9 novembre, la 95th Division passe une semaine à sonder les lignes ennemies en lançant de patrouilles nocturnes. Harry F. Twaddle et son état-major mettent alors au point un plan de manœuvre suivant lequel, le 379th Infantry Regiment du Colonel Clifford P. Chapman doit effectuer une progression au nord du Fort Jeanne d’Arc, avant de percer la chaîne des petits ouvrages dite des « Sept nains ». Celle-ci faisant le lien entre le Fort Jeanne d’Arc et le Fort Driant. Son objectif final est d’atteindre Jussy et la lisière du Bois de Vaux, sur le plateau bordant la Moselle.

– A l’aube du 14 novembre, les obusiers de 105 mm du 359th Field Artillery Battalion ouvrent le feu sur le ouvrages allemands, suivis par tous les bataillons d’artillerie du XXth Corps. Après trente minutes de tirs préparatoires, le 2/379th Infantry (aile gauche du régiment) se lance à l’assaut sur la route située entre les ouvrages de Guise et le Fort Jeanne d’Arc. Quinze minutes plus tard, c’est autour du 1/379th d’attaquer en vue de passer à l’attaque de la ligne à l’est de Gravelotte. Les fantassins américains progressent sous un déluge d’obus provenant du Fort Driant. Mais ils ne rencontrent aucune résistance sérieuse de la part de l’Infanterie allemande. A 11h00, 2 compagnies (E et F) du 2nd Battalion ont contourné le Fort Jeanne d’Arc pour se mettre à l’abri sur le plateau boisé au nord-ouest de Rozerieulles, derrière le fort. Les Allemands tentent alors de lancer une contre-attaque mais sont immédiatement repoussés dans leurs abris. Les Allemands reviennent deux fois à l’assaut pour être deux fois repoussés avec de lourdes pertes. Sur la droite, 2 compagnies du 1st Battalion (A et B) connaissent davantage de difficultés dans leur progression, en raison d’un terrain plus difficile en contrebas du Fort Driant. Heureusement, les « Sept Nains » ne comprenaient pas un nombre de soldats suffisant. Du coup, peu après 14h00, les deux ouvrages de Jussy et le Fort Saint-Hubert tombent. La A Compagny tente alors de prendre d’assaut le Fort du Bois de la Dame à 16h00 mais n’y parvient pas en raison du tir nourri provenant du Fort Driant, suivi d’une contre-attaque de la garnison. En fin de soirée, la situation du 379th Infantry devient critique car 2 compagnies de son 1st Battalion se retrouvent coupées du reste du régiment par des éléments du Füsilier-Bataillon 462 à l’est de Gravelotte. Plus grave encore, la force d’attaque du 2nd Battalion se retrouve désorganisée et l’unité perd son commandant, le Lt.Col. J.J. Golson qui est sérieusement blessé. Les deux bataillons ont vu leurs pertes augmenter pendant la journée et la seule roue de ravitaillement disponible est prise sous le feu des canons du Fort Jeanne d’Arc.  Le seul moyen de les ravitailler reste l’envoi de munitions et de médicaments par les airs.

– Pendant la nuit du 14-15 novembre, Kittel envoie des réserve face au centre du dispositif américain. Mais le 15, Twaddle déploie des éléments du 378th Infantry Regiment du Colonel Samuel L. Metcalfe sur la rive ouest de la Moselle, avec pour objectif de progresser vers le nor et le nord-ouest afin de défaire la pression sur le 379th Infantry. A 09h00, les C et L Companies, emmenées par le Lt.Colonel Tobias R. Philbin commencent à lutter pour se frayer un chemin pour rejoindre les deux compagnies isolées du 1/379th Infantry. Mais là encore, les Allemands profitent des avantages du terrain, ralentissant la progression américaine. Mais elle ne l’arrête pas, puisque juste après 12h00, la C Company établit la jonction avec le 1/379th Infantry. Toutefois, une tentative pour atteindre Jussy se solde par un échec. Et la G Company, réserve du 2/379th ne rencontre pas plus de succès en voulant renforcer les troupes au sud-est du Fort Jeanne d’Arc.
Les Américains tentent d’envoyer des équipes de démolition durant la nuit mais là encore, en vain. Il apparaît alors à Twaddle que le 379th Infantry ne pourra atteindre son objectif initial sans une route de ravitaillement sécurisée. Ainsi, le 16 novembre, le 3/379th Infantry tenu jusque-là en réserve est envoyé dans la zone du 2/379th où il capture les Blockäuse de la Ferme de Saint-Hubert et de la Ferme de Moscou, avant de nettoyer les tunnels menant à l’arrière des forts principaux.

– Au sud du Fort Jeanne d’Arc, le Füsilier-Bataillon 462 continue de combattre pour repousser le 1/379th Infantry. Harris W. Walker envoie l’ordre à Twaddle, comme à ses autres généraux subordonnés, de reprendre l’attaque vers Metz. Mais du côté de la 95th Infantry Division, le 379th Infantry est hors d’état de poursuivre tout effort en raison de ses pertes et du manque de ravitaillement. Toutefois, tôt durant la matinée du 18 novembre, un convoi de 30 Jeeps atteint les lignes du 3/379th et le contact est enfin rétabli entre ce bataillon et le 1st. Le 379th Infantry relance alors son attaque vers Moulins-lès-Metz et durant la soirée, une patrouille de GI’s met la main sur le pont autoroutier menant à Metz.
Même s’il a laissé des troupes allemandes sur ses arrières dans les Forts Jeanne d’Arc et des Sept Nains, le régiment n’est pas inquiété car l’ennemi encerclé reste terré dans ses forts. Durant la nuit du 18-19 novembre, le premier convoi de Jeeps et de camions GMC atteint Moulins-lès-Metz. La principale route de ravitaillement est alors sécurisée, afin de permettre la suite de l’offensive vers Metz.

7 – L’attaque des 377th et 378th Infantry Regiments

– Alors que le 379th Infantry attaque le secteurs des Forts Jeanne d’Arc et Driant, les 377th et 378th Infantry (moins 1 bataillon chacun) se rattachent à la Task Force Bacon sur la rive droite de la Moselle, afin de commencer une manœuvre coordonnée. Le 378th Infantry devant attaquer la ligne Canrobert et la Crête de Fèves et le 377th Infantry du Colonel Fred E. Gaillard se trouvant en charge du principal effort en poussant vers le sud le long de la rive ouest de la Moselle.
Pendant la nuit du 14-15 novembre, les 1 et 3/378th Infantry se déportent au nord pour se regrouper près de Pierrevillers, laissant le Captain William M. Saint-Jacques, commandant de la Service Company du Régiment tenir une ligne de 7 km avec une section antichar, une escouade de reconnaissance et quelques unités d’intendance et de logistique.

– Face au 378th Infantry, l’ennemi tient encore la ligne du Bois de Fêves, le long de laquelle s’étend la ligne Canrobert avec quatre forts, eux-mêmes couverts par les fortifications d’Amanvillers. Toutefois, les actions de la 90th Infantry Division avaient permis d’enfoncer le flanc nord de la Ligne Canrobert qui n’était pas couvert, lors de la poussée dans le secteur de Maizières-lès-Metz.
Le 15 novembre à 08h00, après un tir préparatoire d’artillerie de quinze minutes, le 1/378th Infantry et la B Company du 778th Tank Destroyer Battalion (chasseurs de chars M10) démarrent leur assaut contre le Fort de Fêves, tout au nord de la Ligne Canrobert. Il y a beaucoup de brouillard et le temps est humide. La A Company est arrêtée lorsque son commandant, le Captain G.W. Hunter est tué mais un officier blessé, le Lieutenant Leo Prough réussit à atteindre la Ferme de Frémecourt pour se retrouver derrière le Fort de Fêves qui tombe à 11h00. Cela permet aux Américains d’approcher Metz par le nord et le nord-ouest. L’attaque se poursuit alors sur le plateau aud-ouest du Bois de Woippy. Pendant l’après-midi, les troupes de sécurité des Sicherheits-Regiment 1010 et le Grenadier-Regiment 1215 qui finissent par évacuer leurs lignes en désordre après une dure mais éphémère résistance. A 16h00, le 3/378th comble le vide entre lui et le 1st Battalion.

– Mais l’effort principal de la 95th Infantry Division commence à 10h00 avec le 377th Infantry Regiment qui s’alance au sud de Maizières-lès-Metz contre les positions du Grenadier-Regiment 1215 réduit à la moitié de ses forces. Précédés par les chasseurs de chars, les GI’s font de sérieux progrès. En milieu de journée, le 3/377th s’est emparé de La Maxe, pendant que le 2/377th combat durement pendant tout l’après-midi pour nettoyer Woippy à plus de 2 km du centre de Metz, contre des éléments du Gren.Rgt 1215 et du SS-PzGren.Regt 38. En soirée, les derniers combattants allemands se sont rendus ou ont abandonné la ville.

– Pendant la nuit du 15 novembre, plusieurs patrouilles lancées par les deux régiments entrent en contact les unes avec les autres. Les succès américains de la journée ont non seulement permis de tourner le flanc nord de la tête de pont allemande à l’ouest de la Moselle, mais aussi de menacer le corridor de ravitaillement et d’évacuation passant par les Monts de Metz. Enfin, les forces de Kittel sont privées de leurs points d’observation de la Crête de Fêves. Heirich Kittel cherche alors à envoyer des renforts dans ce secteur mais ne trouve qu’une compagnie du SS-Pz.Gren.Regt 38. Il envoie alors des ordres au Sicherheits-Regiment 1010 pour qu’il se replie sur une ligne ouest – est passant par la Ferme de Leipzig et le Fort de Plappeville. Seulement, le régiment en question est gravement démoralisé et désorganisé. Du coup, l’ordre de Kittel ne se concrétise que par des retraits de petits groupes qui se transforment très vite en sauve-qui-peut. Le Fort Lorraine est abandonné sans combat. Le 16 novembre, les 2 compagnies du SS-Panzergrenadier 38 évacuent le secteur de Woippy, causant l’effondrement du Grenadier-Regiment 1215.

– Pendant la nuit du 16-17 novembre, l’attaque des 377th et 378th Infantry se transforme en pousuite sur des routes jonchées de véhicules, de canons et d’équipements abandonnés. Durant la matinée du 18 novembre, après une réorganisation, les deux régiments de la 95th Division reprennent leur avance, alors que des équipes de Pioniere posent des charges de démolition sur plusieurs ponts de Metz enjambant la Moselle. Plusieurs sautent sauf un qui est laissé intact. Le 377th Infantry atteint la banlieue de Sansonnet, avant que le Colonel Gaillard n’envoie une compagnie de fantassins appuyés par quelques chars s’emparer d’un pont sur le Canal de Hafen. Les GI’s ramassent alors 250 prisonniers. Une patrouille du 3/378th Infantry atteint elle aussi le pont dans cette zone. A 11h40, des patrouilles de la 95th Infantry Division rencontrent le 10th Infantry Regiment près Vallières, juste au nord de Saint-Julien-lès-Metz. Le 11th Infantry Regiment pénètre lui aussi dans Metz le 18 novembre, pour nettoyer les rues et les maisons entre la Moselle et la voie de chemin de fer dans le secteur au sud-ouest de la ville. Toutefois, son 2nd Battalion reste tenu en échec face à la défense acharnée du Fort de Saint-Privat.

8 – Capitulation de Metz

 

– Le 16 novembre, Heirich Kittel comprend que ses lignes ouest, nord et sud sont en train de s’effondrer. Et les lignes est restent sans défense, exceptés quelques points tenus par quelques troupes maintenant un contact fragile avec le reste de la 1. Armee. Otto von Knobbelsdorff envoie alors pour ordre à Kittel de commencer une évacuation vers l’est. Les derniers civils allemands résidant à Metz sont alors évacués par quatre companies motorisées. Suivant un ordre apparent de Hitler, les éléments restant du SS-Panzergrenadier 38 quittent eux aussi Metz pour rejoindre la « Götz von Berlichingen » qui doit participer à la contre-offensive des Ardennes. Mais un tel ordre n’est pas parvenu à Kittel qui apprend le départ des Waffen SS le 17 novembre seulement. Kittel et ses forces sont alors livrés à eux-mêmes et le commandant de Metz ne peut plus coordonner ses efforts défensifs. Les restes hagards du Sich.Regt 1010 sont regroupés autour du Fort de Plapeville, pendant que ceux du GR 1215 sont encore positionnés autour de l’ouvrage de Saint-Quentin. Le Füsi.Bat 462 est coupé du reste des forces au Fort Jeanne d’Arc, le GR 1217 tente d’établir une nouvelle ligne de défense autour du Fort Driant. Le Festungs-Regiment 22 se retrouve fragmenté en détachements autour des Forts de Saint-Privant, Queuleu et Saint-Julien. Et enfin, environ 400 irréductibles défendent encore l’Île Chambière.

– Au soir du 17 novembre, les échanges téléphoniques entre l’Île Chambière et le commandement central de Metz cessent définitivement. Les Allemands ne tentent aucune bataille urbaine sérieuse hormis la défense de quelques bâtiments. Le 21 novembre, une patrouille de la 95th Infantry Division tombe sur Heirich Kittel dans un hôpital sous-terrain. Le général alelmand a été sérieusement blessé et se trouve sous morphine. Pendant l’après-midi, les combats cessent officiellement. La 462. VGD a cessé d’exister. Les sources allemandes estiment alors les pertes de la defense de Metz à 400 tués, pour 22 000 blessés.
Enfin, les derniers forts contournés durant le dernier assaut seront réduits par les pièces de 155 mm et l’assaut des GI’s. Dans le secteur de la 5th Infantry Division, le Major.General Irwin doit mobiliser tout le 2nd Infantry du Colonel Roffe pour en venir à bout. Les combats pour leur prise va durer jusqu’à début décembre. Le Fort de Saint-Quentin se rend le 6 décembre, le Fort de Plappeville le 7 et le Fort Driant le 8 à 15h45. Le même jour à 16h00, la 87th Infantry Division du Major.General Curtis G. Cullin vient relever la 5th Infantry Division. En raison de son isolement, le Fort Jeanne d’Arc ne se rend que le 13 décembre au IIIrd Corps du Lieutenant.General Milikin nouvellement arrivé sur le front.

– Pour la seconde offensive contre Metz, la planification effectuée par Walker et son état-major, ainsi que le sens de l’initiative des commandants de division et de regiments ont mené à un veritable succès avec des pertes limitées. Toutefois, les Allemands ont résisté avec ténacité, du moins jusqu’à la mi-novembre. Aussi bref fut-il, le retard pris par les Américains dans la défense de Metz a pemis aux restes étrillés d’Otto von Knobbelsdorff de se retirer sur la Sarre.

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Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Neuvième partie

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V – LE XXth CORPS TENTE DE PRENDRE METZ 1 – Échec devant le Fort Driant  – Fin septembre, la 90th Infantry Division retourne à l’attaque contre le secteur du Fort « Jeanne d’Arc ». Baptisée « Thunderbolt », l’opération mis au point par le Major.General McLain consiste à exercer une poussée en force vers l’est depuis…

2 novembre 2014

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Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Quatrième partie

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2 – FLANC NORD DE LA IIIrd ARMY ; le XXth CORPS : OBJECTIF METZ A – Le plan de Walker – Le 28 août, lorsqu’il arrive sur la Meuse, le XXth US Corps de Harris W. Walker ne trouve face à lui que des petits groupes de fantassins et d’artilleurs antichars…

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Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Sixième partie

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C – COMBATS A L’OUEST DE METZ – Alors que la bataille s’engage pour le franchissement de la Moselle, l’aile gauche et le centre que forment respectivement la 90th Infantry Division, le CC A de la 7th Armored Division qu’appuie le 2nd Infantry Regiment du Colonel Worell A. Roffe s’apprête…

11 octobre 2014

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13 novembre 2013
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Histoire & Culture

16 octobre 1793 : Exécution de Marie-Antoinette (Rappel)

by adminfhesp 3 novembre 2013

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Mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVI fut guillotiné le 21 janvier 1793, Place de la Révolution ( actuelle Place de la Concorde)  Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute ; je pardonne aux auteurs de ma mort ; je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France. »…

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21 janvier 1793 : Louis XVI guillotiné

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Courageusement et après avoir été débarrassé de ses effets, le Roi de France monte  sur l’échafaud devant une foule hostile. Il pardonne à son peuple par ces mots : « Je meurs innocent des crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang…

21 janvier 2016

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25 février 1796 : exécution de Jean-Nicolas Stofflet

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Jean Nicolas Stofflet, né en 1753 en Lorraine, sert d’abord comme soldat dans l’Armée de Louis XV et Louis XVI dans un Régiment Suisse. Il devient ensuite garde-chasse pour le service du Comte de Colbert-Maulévrier. – En 1793 il rejoint l’Insurrection vendéenne et combat sous les ordres de Maurice d’Elbée…

25 février 2016

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3 novembre 2013
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Histoire & Culture

18 août 1304 : Victoire de Philippe le Bel à Mons-en-Pévèle

by adminfhesp 28 octobre 2013

Après les graves déconvenues des Mâtines de Bruges et de Courtrai, Philippe le Bel décide de laisser son vassal le Comte Guy de Flandres chercher à rétablir la paix entre son autorité et les Cités flamandes tendant à s’émanciper autant du point de vue politique et économique. Mais le Roi de France ne laisse toutefois qu’une trêve d’une années aux Flamands avant de revenir.
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– C’est chose faite en août 1304, puisque le Roi de France revient avec une armée de près de 62 000 hommes (10 000 à 12 000 Chevaliers ; 50 000 hommes d’armes, piétons, archers, arbalétriers, charpentiers, artisans, armuriers, etc.) pour tenter une troisième fois de mettre fin aux menées des Cités flamandes. Aussitôt, celles-si rassemblent une armées de plusieurs dizaines de milliers d’hommes des milices urbaines sous le commandement de Philippe de Dampierre, Guillaume de Juliers et Jehan de Namur. Leurs hommes d’armes proviennent notamment de Bruges, Liège, Namur et Lille. Seulement, les bourgeois et leurs hommes n’ont qu’une confiance limitée dans les nobles flamands qu’ils soupçonnent de vouloir défendre d’abord leurs intérêts avant ceux des villes.

– Le 14 août, les deux armées se rencontrent à Mons-en-Pévèle (ou en-Puelle), entre Lille et Douai, près d’Orchies. Pendant trois jours, le Roi de France négocie avec les différents chefs flamands mais aucun accord n’est trouvé.
Le 17, Philippe le Bel décide d’affamer les Flamands. Il fait donc dresser des machines de siège pour assommer la défense ennemie. Pendant ce temps, des arbalétriers français attaquent un convoi de ravitaillement transportant les bagages et les vivres des Flamands. Tout y est pillé ou ramené dans le camp royal. C’est alors que deux contingents flamands menés par Jehan de Namur décident de quitter Mons-en-Pévèle pour se réfugier dans Lille.

– Le 18 août, les Flamands se décident à tenter une double action contre les Français. Un premier assaut est alors lancé par Guillaume de Juliers. Ce dernier réussit à bousculer les piétons du Roi de France avant d’être violemment repoussé par une charge française. Juliers est tué. Cependant, les chevaliers de France et leurs hommes d’armes décident de rentrer au camp, préférant laisser la famine décider du sort de la bataille.
C’est alors que survient le second assaut flamand, mené en grande partie par les Brugeois. Au cri de « Flandres Lion », les milices s’élancent en hurlant et parviennent dans le camp français en bousculant tout sur leur passage.
Surpris, Philippe le Bel ne peut prendre le temps de revêtir sa cote de maille et son tabard et choisit de combattre sans être protégé au milieu de cinquante de ses proches, notamment Miles X de Noyers et Foulques du Merle. Des flamands pénètrent même dans la tente du Roi de Fer avant d’être repoussés. Philippe le Bel voit le nombre des compagnons d’arme s’amenuiser sous le coup des Flamands, lorsque côté français un cri retentit « Le Roi combat ! Le Roi combat ! ».

– Un parti de Chevaliers français et d’hommes d’armes alors menés par le Comte Charles de Valois (frère du Roi) reprennent alors courage et galvanisés par la présence du Souverain, se ruent sur les Flamands dont un une forte troupe se trouve occupée à piller les coffres et chariots de vivres français.
Le combat se termine donc à l’avantage des Français par un furieux massacre de 14 000 Flamands. Toutefois, les très lourdes pertes françaises empêcheront le Philippe le Bel de poursuivre son avantage.

– Cette victoire permet néanmoins au Roi de France de reprendre les négociations en position favorable après avoir vengé Courtrai. Il obtiendra notamment le paiement de 800 000 livres d’amende et la cession des villes de Lille et Douai (Traité d’Athis-sur-Orge de juin 1305).
Attribuant enfin cette victoire à la Sainte-Vierge, le Roi de France fera dresser une statue en ex-voto dans Notre-Dame de Paris.

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Sept-cens ans de la mort de Philippe le Bel (29 novembre 1314)

Sept-cens ans de la mort de Philippe le Bel (29 novembre 1314)

Fils de Philippe III le Hardi et d’ Isabelle d’Aragon, petit-fils de Saint-Louis, Souverain de France et de Navarre de Jure uxoris, marié à Jehanne de Navarre (à laquelle il resta fidèle) il fut Sacré Roi à Reims le 6 janvier 1286 par l’Archevêque Pierre Barbet. – L’évêque de Pamiers…

29 novembre 2014

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27 avril 1404 : Mort de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne

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– Né le 17 janvier 1342 à Pontoise, quatrième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, frère de Charles V Roi de France, de Louis d’Anjou et de Jean de Berry, Philippe dit Sans Terre s’illustre à la bataille de Poitiers (19 septembre 1356) en combattant aux…

27 avril 2015

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

– LE DIMANCHE DE BOUVINES La Flandre connaît un basculement politique. Baudouin de Hainaut, beau-père de Philippe Auguste, est capturé lors de la Quatrième Croisade et Philippe de Courtenay-Namur, frère de Baudouin, jure fidélité au Roi de France, pendant que Jehanne de Namur épouse Ferrand de Flandres. Le Saint-Empire connaît…

14 juillet 2015

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28 octobre 2013
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Histoire & Culture

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

by adminfhesp 28 octobre 2013

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez brève en raison d’un règne écourté, tel fut le cas de Saint Célestin V.
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– Après la mort de Louis IX à Tunis le 25 août 1270 et avant qu’il puisse être enseveli à Saint-Denis (excepté son cœur conservé à l’Abbaye de Monreale en Sicile), la famille royale, plusieurs proches du Roi, comme des membres des Ordres Mendiants et des Moines Cisterciens demandent déjà un procès en canonisation. C’est le Frère Geoffroy de Beaulieu, Dominicain et Confesseur du Défunt Roi qui s’attèle  à la rédaction d’un dossier contenant cinquante-deux chapitres sur les vertus et faits de Louis IX. Plus tard, le Pape Grégoire X demande à Frère Geoffroy de rédiger une « Vie de Saint Louis ». Guillaume de Chartres, autre Dominicain rédige à son tour une « Vie de Louis ».

– A l’issue des funérailles du Roi à Saint-Denis le 22 mai 1271, plusieurs miracles sont attestés, ce qui incite les demandeurs à accélérer la demande. Grégoire X donne alors son avis favorable à un procès mais laisse l’examen traîner en longueur pour des raisons de politique (les Angevins de Naples, branche parente des Capétiens sont alors en tension avec les Aragonais). A la mort de Grégoire X, Nicolas III demande davantage de pièces pour étoffer la demande de procès. C’est Jehan de Joinville, compagnon et ami du souverain et le Cardinal et ancien Chancelier de France, Simon de Brion (ou de Brie) qui s’en chargent en menant une enquête canonique.

– En 1281, Simon de Brie est élu Pape sous le nom de Martin IV à l’issue du Concile de Viterbe grâce à l’action de Charles d’Anjou (frère de Louis IX) qui exclue les cardinaux « romains » anti-angevins de l’élection. Menant une politique beaucoup plus favorable aux Angevins au détriment des Gibelins (partisans de l’Empire) et des Aragonais, Martin IV en profite pour relancer le procès en canonisation de son ancien souverain, dont il juge la procédure jusque-là trop hâtivement engagée. Il diligente alors une enquête menée en France par Guillaume II de Flavacourt Archevêque de Rouen, Guillaume de Grez Évêque d’Auxerre et Paperone de Paperoni Évêque de Spolète. Aidés par des moines et des frères mineurs, les trois prélats vont interroger de nombreux témoins (plusieurs centaines) entre 1282 et 1283, parmi lesquels Charles d’Anjou, Philippe III le Hardi* et Pierre Ier d’Alençon (ou de France). Le troisième étant l’un des fils cadets de Louis IX qui sera tué au combat en Italie contre les Napolitains révoltés contre son oncle Charles d’Anjou.

– Toutes les pièces sont alors envoyées à Rome et examinées par trois Cardinaux. Seulement, Martin IV meurt en 1285 et son successeur Honorius IV, beaucoup plus pro-Aragonais, a juste le temps de réexaminer les miracles avant sa mort en 1287. Nicolas IV, puis Saint Célestin V ne s’attardent pas non plus sur les pièces.
En revanche, c’est Boniface VIII qui finit par se consacrer pleinement au procès en canonisation du Roi de France, dans une optique politique. En effet, après le refus de Philippe le Bel, petit-fils de Louis IX, de se plier à la Décrétale Clericis Laicos (1296) qui menaçait d’excommunication tout souverain ou seigneur qui lèveraient des impôts sur le clergé sans l’accord du Pape, les deux Souverains conviennent de trouver un accord. Celui-ci – temporaire – avant la reprise de leur conflit, aboutit d’abord à la promulgation de deux bulles de conciliation : Romana Mater et Etsi de Statu.
Toutefois, Boniface VIII avait fait accélérer le procès en canonisation de Saint-Louis dès 1294. Pour Philippe le Bel, cette démarche a un résultat politique dont il tire profit : elle donne un Saint à la Royauté française, ce qui lui confère une aura particulière en Europe. Elle fait aussi de Philippe le Bel et de ses fils, des descendants d’un Saint Roi. Mais c’est trois ans plus tard, le 4 août 1297 à Orvieto, que le Pape annonce officiellement la canonisation de Louis IX appelé « Saint Louis de France ». Et c’est le 11 août que Boniface VIII publie la bulle de Canonisation « Gloria Laus », fixant la fête du Saint Roi au 25 août, date de sa mort à Tunis.

– En 1298, lors d’une grandiose cérémonie rassemblant une grande foule, Philippe le Bel fera procéder à la levée du corps de son grand-père à Saint-Denis pour déposer les ossements dans une châsse en or et confectionner les reliques. Le « Roi de Fer » commandera aussi un superbe reliquaire en or au Maître-Orfèvre Guillaume Julien en 1299.

* Roi de France de 1270 à 1285. Fils de Saint Louis et de Marguerite de Provence et père de Philippe le Bel.
Ne pas le confondre avec son arrière-petit-neveu de la Maison de Valois, Philippe II le Hardi Duc de Bourgogne de 1363 et 1405.

Lire :
– MENANT François, MARTIN Hervé, MERDRIGNAC Bernard et CHAUVIN Monique : Les Capétiens, Perrin, coll. Tempus
– PIETRI Charles & Luce (Dir), MAYEUR Jean-Parie, VAUCHEZ André et VENARD Marc : Histoire du Christianisme, Tome V, « Un temps d’épreuves », Desclée de Brouwer
– LE GOFF Jacques : Saint Louis, Perrin

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Huit-cent ans de la naissance de Saint Louis

Huit-cent ans de la naissance de Saint Louis

25 avril 1214 : le futur Roi Louis IX voit le jour à Poissy. Il est le quatrième fils survivant et cinquième enfant de Louis le Lion et de Blanche de Castille. Voyons d’abord le contexte historique. La naissance de Saint Louis a lieu dans un contexte d’affirmation de la…

25 avril 2014

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2 août 1589 : Mort d'Henri III

2 août 1589 : Mort d’Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » disait de lui Pierre de L’Estoile. Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et dernier Souverain de la dynastie des Valois.…

2 août 2016

Dans « Grands personnages politiques »

19 mai : Fête de Saint-Yves, Saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi

19 mai : Fête de Saint-Yves, Saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi

De Saint Yves, nous avons très peu de sources étant donné que l’homme n’a pas laissé d’écrits. Peu de chroniqueurs de l’époque ont consacré leur plume à mettre sa vie par écrit. En revanche, si les sources dont on dispose ne sont pas nombreuses  elles sont bien authentiques quant à…

19 mai 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

28 octobre 2013
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Histoire & Culture

Bernanos: « La plus haute forme de l’espérance est le désespoir surmonté »

by adminfhesp 28 octobre 2013

Texte magnifique de l’immense écrivain sur le thème de l’espérance.

« Qui n’a pas vu la route, à l’aube entre deux rangées d’arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sait pas ce que c’est que l’espérance. L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté.
On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensongesoù ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance. L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme…

On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore. Le démon de notre cœur s’appelle « À quoi bon ! ». L’enfer, c’est de ne plus aimer. Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux. On ne saurait expliquer les êtres par leurs vices, mais au contraire par ce qu’ils ont gardé d’intact, de pur, par ce qui reste en eux de l’enfance, si profond qu’il faille chercher.Qui ne défend la liberté de penser que pour soi-même est déjà disposé à la trahir.

Si l’homme ne pouvait se réaliser qu’en Dieu ? si l’opération délicate de l’amputer de sa part divine – ou du moins d’atrophier systématiquement cette part jusqu’à ce qu’elle tombe desséchée comme un organe où le sang ne circule plus – aboutissait à faire de lui un animal féroce ? ou pis peut-être, une bête à jamais domestiquée ? Il n’y a qu’un sûr moyen de connaître, c’est d’aimer.

Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance. »

Georges Bernanos, conférence 1945

28 octobre 2013
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Histoire & Culture

Campagne de 1814 – Victoire de Château-Thierry

by adminfhesp 20 octobre 2013

Après la victoire de Montmirail, Napoléon maintient Marmont à Etoges afin de surveiller les mouvements de Blücher mais MacDonald est bloqué à Meaux et Sens vient de tomber. Toutefois, le Maréchal Victor tient Pont-sur-Yonne et Pajol fait de même à Montereau.
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L’Empereur caresse alors l’espoir de détruire les corps prusso-russes de von Yorck et de  von Osten-Sacken déjà malmenées par les intrépides charges de la cavalerie française. Il décide alors d’envoyer le Corps qu’il commande lui-même (Division d’Infanterie Friant et Divisions de Cavalerie Colbert et Guyot) et celui du Prince de la Moskowa (Ney) et Mortier (Divisions d’Infanterie Christiani, Meunier et Divisions de Cavalerie Laferrière-Lévesque et Defrance). Etienne Champion de Nansouty est lui aussi présent avec sa cavalerie lourde.

Napoléon lance alors ses propres unités à l’ouest vers Viels-Maison, pendant que Ney et Mortier passent par Fonternelle pour gagner Château-Thierry. Pendant ce temps, von Yorck et von Osten-Sacken font leur jonction près de Château-Thierry au sud des Grandes Noues.

Mortier arrive en avance pour reconnaître la résistance ennemie pendant que l’Empereur atteint Montfaucon pour tenter d’envelopper l’ennemi par l’ouest. A 13h00, les Prusso-Russes tiennent le plateau de Nesles, la ferme de la Trinité et la ferme du Petit-Ballois. Ils sont donc bien disposés à accepter le combat.

Nansouty s’en prend alors à la gauche ennemie par l’est (Petites Noues). Victimes d’ordres contradictoires, les éléments russes et prussiens se replient vers le pont des Petites Noues. Sans appui d’infanterie, la Cavalerie prussienne affronte les cavaliers de Nansouty mais ploient sous la furie et le nombre des Français, après plusieurs charges et contre-charges.
La gauche ennemie est alors découverte, Ney envoie alors les Grenadiers de Louis Friant en plein dans le dispositif adverse. Malgré les formations en carrés, les Français réussissent à submerger ses adversaires qui se débandent ou se rendent. Les Fantassins français poursuivent alors l’ennemi jusqu’à Château-Thierry mais sont violement harcelés par la cavalerie française. Seulement, l’infanterie impériale est trop fatiguée pour s’emparer de l’ensemble de la ville et doit se contenter de contrôler les faubourgs.

Là encore, malgré les succès tactiques indéniables et la perte de 2 000 à 3 000 hommes chez von Yorck et von Osten-Sacken, Napoléon n’a pu obtenir la victoire décisive qu’il souhaitait.

Source :
– http://www.napoleon-empire.net

 

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Campagne de 1814 - 7 mars : Difficile victoire de Craonne

Campagne de 1814 – 7 mars : Difficile victoire de Craonne

On connaît le Plateau de Craonne pour sa chanson et pour son engagement tragique de 1917. Mais on le connaît moins pour l’engagement qui a opposé les éléments de la Grande Armée aux Prussiens. Après les victoires de Brienne, Champaubert, Château-Thierry et Montereau, Napoléon choisit de surveiller les Austro-Bavarois de…

6 mars 2014

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Campagne de 1814 - 13 mars : Victoire de Reims « Dernier sourire de la fortune »

Campagne de 1814 – 13 mars : Victoire de Reims « Dernier sourire de la fortune »

Le 12 mars, le 8e Corps de l’Armée de Silésie (Prussiens et Russes) du Général Guillaume de Saint-Priest, un ancien émigré passé au service de la Prusse prend le chemin de Reims avec 15 000 hommes et s’avance vers Reims et y fait son entrée le jour même alors que l’Infanterie…

13 mars 2016

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14 juin 1807 : Victoire de Friedland

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd’hui l’anniversaire » dit l’Empereur la veille de la bataille. Ainsi, sur les rives de l’Alle (actuelle Pologne), Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen alors en nette supériorité numérique (66 800 Français contre 84 000 hommes du…

14 juin 2016

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20 octobre 2013
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Histoire & Culture

Vins d’Alsace : Alsace Pinot Blanc

by adminfhesp 18 octobre 2013

Baptisé aussi Klevner, l’Alsace Pinot Blanc est issu de plusieurs cépage : Pinot Blanc proprement dit et Auxerrois blanc, eux-mêmes issus de sols marno-calcaires.

D’une robe fort pâle, l’Alsace Pinot Blanc délivre une jolie palette d’arômes de pêche, d’agrumes (citron), de fleurs blanches (aubépine), ainsi que des nuances d’abricot.

En bouche, c’est une harmonie corpulence, souplesse, fraîcheur, équilibre, gras et puissance.
L’Alsace Pinot Blanc se déguste plutôt jeune, après un ou deux ans de garde seulement.

A l’exception des fromages et des desserts, l’Alsace Pinot blanc a l’avantage de s’allier à des plats tout aussi divers que les fruits de mer (huîtres et autres coquillages), la quiche lorraine, la tarte à l’oignon, la blanquette de veau et les spätzle.

Source : Dictionnaire des vins de France, Hachette,

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Petits vins 2 - Côte de Toul (Lorraine)

Petits vins 2 – Côte de Toul (Lorraine)

Le vignoble des Côtes de Toul (appellation reconnue en 1998) se situe dans le département de la Meurthe-et-Moselle et encadre l’ancien évêché éponyme sur 57 hectares, ce qui explique leur production assez modeste. Bien souvent on ne les trouve qu’en Lorraine. Les vins de Toul sont surtout connus pour leur…

18 février 2014

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Vins et crus : Cheverny

Vins et crus : Cheverny

Non loin du château qui inspira  Moulinsart à Hergé, au sud de Blois et entre la Sologne et l’Orléanais, s’étend un vignoble de 525 hectares qui produit sans doute l’un des vins les plus méconnus du grand public mais qui mérite amplement qu’on y fasse un détour. L’AOC Cheverny -…

28 mai 2013

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Vins de Loire - Reuilly

Vins de Loire – Reuilly

Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Vierzon (Cher), le vignoble berrichon de Reuilly s’étend sur quelques kilomètres carrés (187 ha) et se trouve être scindé par un plateau à dominante agricole. Les parcelles de vigne sont donc réparties entre les coteaux de l’Arnon et de La Théols…

22 février 2013

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18 octobre 2013
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Histoire & Culture

Caporal Abel Chennouf: « Mort pour la France »

by adminfhesp 15 octobre 2013

Voici l’homélie de l’abbé Christian Venard, aumônier catholique du 17e RGP, prononcée au cours de l’inhumation du caporal Abel Chennouf, assassiné à Montauban, au Cimetière de Manduel :

« Abel, mon camarade parachutiste, mon frère, voilà une semaine, jour pour jour et presque heure pour heure, je tenais ta main, encore chaude de la vie que venait de te prendre un assassin. Je tenais ta main en priant pour toi, en pensant à ta maman et en te confiant à notre Maman du Ciel, la Vierge Marie. Je ne connaissais pas encore Caroline, mais si tel avait été le cas, je t’aurais aussi parlé pour elle et pour ce petit bébé que vous attendez. Puis je me suis penché sur ton camarade Mohamed Legouad qu’essayaient de maintenir en vie les remarquables équipes d’urgentistes. Enfin, j’ai assisté au départ vers l’hôpital de Loïc Liber, qui à cette heure même se bat, entouré de son papa et de sa maman, pour rester en vie. Que de souffrances. Que d’incompréhensions. Mais aussi que de solidarité, de soutien, d’hommages et, pour nous chrétiens, de foi (comme le rappelait hier l’évêque aux armées en la cathédrale de Montauban) et d’espérance, malgré tout !

Il y a deux mille sept cents ans, à Rome, au cœur même du forum, symbole et centre de la vie de la Cité, un gouffre s’ouvrit. L’oracle consulté livra cette réponse : pour combler ce gouffre, Rome devait y engloutir ce qu’elle avait de plus précieux. Chacun s’interrogeait encore sur ce qui pouvait être de plus précieux, quand un jeune cavalier, un jeune homme armée, Curtius, se jeta avec son cheval dans le gouffre qui se referma aussitôt. Oui, ce que Rome avait de plus précieux était un jeune militaire défenseur de la Cité.

Le criminel terroriste qui a mené ces actions dans lesquelles tu as perdu la vie, Abel, a tenté d’ouvrir un gouffre. Le prix à payer pour le combler est bien sûr infiniment trop lourd ; mais mon ami Abel, tu es devenu, comme Curtius, symbole de ce que notre pays, la France, possède de plus précieux. Et désormais, c’est ainsi que tu nous apparaît : jeune caporal parachutiste, mort pour la France, dans un attentat terroriste qui voulait mettre à bas notre Patrie.

Abel, je veux aller encore plus loin. C’est parce que tu portais l’uniforme français, parce que tu étais fier de ton béret rouge, que ce criminel t’a visé. Ce que ce meurtrier ne pouvait savoir c’est aussi tout ce que tu représentes aujourd’hui pour notre Patrie. Issue d’une famille à la fois alsacienne (avec tout ce que cette région fait ressortir en notre pays des souffrances liées aux deux conflits mondiaux) et kabyle (et comment ne pas évoquer ici les douloureux événements d’Algérie), ta famille choisit la France avec (et je reprends les mots mêmes de ton cher papa), avec toutes ses traditions, y compris ses racines les plus profondes, qui sont chrétiennes. Comment ne pas voir, mon ami Abel, dans une telle accumulation de symboles, ce que nous avons de plus précieux cette capacité que possède notre Patrie française de prendre en son sein, tous ceux qui veulent devenir ses fils.

Au moment où nous allons te porter en terre, dans cette terre pétrie des ossements de nos pères (c’est cela la Patrie aussi), Abel, avec toute ta famille, tes amis, tes camarades parachutistes, je te fais le serment que nous soutiendrons Caroline et ton enfant. Que nous resterons présent auprès des tiens. Désormais c’est à Dieu que nous te confions, au travers des rites catholiques qui accompagnent nos défunts. Nous savons que tu es vivant auprès du Père. Tu as rejoint Jésus, ce Dieu fait Homme, cet innocent mort à cause de la méchanceté et la violence qui habitent trop souvent le cœur des hommes. Ton sacrifice se trouve comme enveloppé dans celui du Christ Jésus. En te retrouvant jeudi dernier, gisant sur le sol montalbanais, en prenant ta main et en voyant couler de tes blessures ce sang si rouge et si pur, je confiais au Seigneur de la Vie, cette vie qui s’écoulait de toi. Et si aucune larme ne sortait de mes yeux, comme tant de tes camarades, c’est mon cœur qui pleurait sur toute violence faite aux innocents sur cette pauvre terre. Et c’est à l’Innocent qui a versé son Sang pour nous réconcilier avec son Père, qui a versé son propre Sang en rançon pour toutes les violences, que je confiais ta belle âme.

Abel, français d’origine alsacienne et kabyle, catholique par choix, parachutiste au service de la France, que notre grand saint patron, que l’Archange saint Michel t’accueille et te fasse entrer au sein du Père, avec le Fils et le Saint-Esprit. Amen. »

Requiescat in pace

 

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28 février 1869 : disparition d'Alphonse de Lamartine

28 février 1869 : disparition d’Alphonse de Lamartine

Le poète et homme politique français Alphonse de Lamartine s’est éteint le 28 février 1869, à Paris, deux ans après une attaque l’ayant réduit à la paralysie. Avec ses Méditations poétiques (1820) , Lamartine contribue au renouvellement du genre poétique au XIXème siècle et s’impose comme l’un des  maîtres du lyrisme…

28 février 2015

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1er août 1914 : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie

1er août 1914 : L’Allemagne déclare la guerre à la Russie

Faisons un rappel. Quelques jours auparavant, malgré la pression des milieux militaires qui le pressent de déclarer la guerre aux Austro-Allemands pour venir en aide à la Serbie, Nicolas II essaie de dénouer la crise en appelant à son cousin Guillaume II. Le Tsar avait notamment proposer de faire examiner…

1 août 2014

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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15 octobre 2013
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Histoire & Culture

27 avril 1404 : Mort de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne

by adminfhesp 14 octobre 2013

– Né le 17 janvier 1342 à Pontoise, quatrième fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, frère de Charles V Roi de France, de Louis d’Anjou et de Jean de Berry, Philippe dit Sans Terre s’illustre à la bataille de Poitiers (19 septembre 1356) en combattant aux côtés de son père des assaillies anglaises. Il est resté célèbre pour son cri : « Père gardez-vous à droite ! Père gardez-vous à gauche ! ». Son comportement lui vaut le surnom du Hardi. De 1358 à 1359, il connaît la captivité à Londres, le temps que son frère Charles de Normandie (Charles V) alors Dauphin réunisse la somme nécessaire à la libération de Jean le Bon.

– S’il est décrit par bon nombre de chroniqueurs comme « noir et laid », avec un nez busqué, mais particulièrement robuste, en plus d’une inclination certaine à la rapacité doublée d’un amour pour le luxe et l’argent, Philippe le Hardi est un prince extrêmement intelligent et doublé d’un très bon chef de guerre. Jean Froissart disait de lui qu’il « voyait loin » et Christine de Pizan louait son « souverain sens et conseil ».

– En 1363, après la mort du Duc Philippe de Rouvres le puîné des Valois est en passe de devenir l’un des seigneurs les plus puissants du Royaume de France (ou Sire des Fleurs de Lys). En effet, son père le fait Lieutenant-Général du Duché de Bourgogne qui englobe les Flandres, les villes de Liège, Bruxelles et Charleroi, une partie de la Champagne, la Puisaye (Yonne), l’Auxerrois, le Dijonais, le Nivernais, l’Auxois et la Franche-Comté. Le Charolais (aujourd’hui partie de la Saône-et-Loire) alors possession du Comte Bernard VI d’Armagnac, sera acheté contre une forte somme en 1390. Le 6 septembre de la même année par l’acte de Germigny-sur-Marne, Philippe le Hardi est proclamé Duc de Bourgogne, Comte de Flandres et d’Artois, Comte Palatin de Bourgogne et de Franche Comté. Philippe fixe alors la capitale de son Duché à Dijon et y crée une Cour des Comptes à l’exemple de celle déjà existante à Paris, fondée par Philippe le Bel. Prenant exemple sur son frère le Roi, il s’entoure d’un Conseil entièrement composé de gens loyaux et dévoués : Guy de Pontailler, Guillaume de la Trémoille, Girard de Longchamps et Jacques de Vienne.

– En 1369, après de dures négociations entre Charles V et le Comte de Flandres Louis de Mâle, Philippe le Hardi épouse  Marguerite III de Flandres, veuve de Philippe de Rouvres et fille du Comte Louis. Celui-ci n’ayant pas eu de fils survivant, la Flandre avec ses turbulentes cités drapières et commerçantes est alors apportée en dot à Philippe qui gagne alors Lille, Arras, Hesdin, Ypres, Dixmulde, Bruges, Messines, Cassel, Malines et Anvers. L’autre gagnant de ce mariage diplomatique étant bien sûr Charles V qui voit les Flandres repasser sous l’influence de l’Hôtel Saint-Pol et de Vincennes au détriment de la Cour de Londres. Les deux époux étant cousins au quatrième degré, une dispense papale a dû être aussi obtenue. Le mariage a lieu en grandes pompes en l’église Saint-Bavon de Gand. De cette union enfin, naîtront sept enfants dont cinq survivront ; Jean Comte de Nevers le futur Sans Peur, Charles de Bourgogne, Antoine de Brabant, Marie et Marguerite de Bourgogne.

Palais ducal de Dijon

Palais ducal de Dijon

– Ambitieux mais loyal envers son frère le Roi Charles V, Philippe le Hardi lutte contre les Anglais en participant aux côtés de Louis d’Anjou, Jean de Berry, Bertrand du Guesclin et Olivier V de Clisson Connétables, à la reconquête du Poitou. Il aide aussi le Royaume à se débarrasser des Grandes Compagnies. Mais de caractère dépensier et ambitieux, à l’instar de ces deux autres frères Jehan de Berry et Louis d’Anjou, il entretient de très mauvaises relations avec les Conseillers de Charles V, nobles d’armes, prélats, hommes d’Eglise, clercs, légistes et financiers mais hommes d’expérience et habiles administrateurs ; Philippe de Mézières, Pierre d’Orgemont, Jehan de la Grange, Jehan de Sarrebrück, Enguerrand VII de Coucy, Philippe de Savoisy, Jehan Le Mercier, Hugues Aubriot, Jehan et Bureau de la Rivière, Jehan de Dormans, Nicolas Oresmes… Avec Charles V, marque du début de construction d’un Etat moderne, les Princes et les grands vassaux se voient éloignés du Conseil par des personnalités fidèles et compétentes.

– Philippe le Hardi se préoccupe alors de son apanage de Bourgogne. Il doit alors lutter contre les turbulents barons de Franche-Comté, menés par Jehan de Neuchâtel, jaloux de leurs libertés et maintenant un esprit indépendant vis-à-vis de Dijon et Beaune. Il faut compter aussi faire face à des chefs de compagnies qui guerroient pour eux-mêmes avec des subsides anglais. La tranquillité est cependant rétablie à l’est de la Saône quand des franc-comtois livrent Jehan de Neuchâtel aux Bourguignons.
Le Duc gère néanmoins avec habileté, Il développe et embellit les villes comme Dijon et Beaune,tout en finançant l’entretien des grandes Abbayes Cisterciennes.

– Mais les affaires flamandes le préoccupent vite. En effet, en 1379, en raison de tensions commerciales avec Ypres liées à la construction d’un canal sur la Lys par les Brugeois au détriment de Gand, les marchands et drapiers gantois menés par Philippe van Altewerde (fils de Jacques – ou Jacob – van Aldewerde qui s’allia à Edouard III plus de trente années auparavant) déclenchent la révolte dite des « Chaperons blancs ».
Après la mort de Charles V, qui dans son testament, avait éloigné ses trois frères de la régence, Philippe le Hardi, Jehan de Berry et Louis d’Anjou reviennent en force au Conseil du jeune Charles VI pour former le fameux Gouvernement des Oncles. Les anciens conseillers de Charles V sont évincés sans autre forme de procès et derrière un paravent de loyauté, les trois oncles œuvrent en faveur de leurs apanages et de leurs intérêts. Mais à ce jeu, c’est Philippe le Hardi qui se montre le plus habile. En effet, il marie son fils aîné avec Marguerite de Bavière fille du Duc Louis de Wittelsbach, pendant que son neveu Charles VI épouse Isabeau de Bavière, la sœur de Marguerite. D’autre part, sa fille Marguerite de Bourgogne épouse Guillaume IV de Hainaut, fils d’Albert de Hainaut régent des Comtés de Hainaut, de Zélande et de Hollande qui vont ensuite être rattachés au grand Duché.

– Fort de sa place au Conseil royal, Philippe le Hardi peut se davantage porter son attention vers les Flandres. En effet, les Chaperons blancs se rapprochent dangereusement de l’Angleterre et se proclament Urbanistes, c’est-à-dire partisans du Pape de Rome Urbain VI soutenu par l’Angleterre et opposé au Pape d’Avignon Clément VII appuyé par l’Ecosse et la France. En 1382, vaincu par les Gantois, Louis de Mâle se réfugie à la cour de France et demande l’aide de Charles VI. Soutenant alors son beau-père, Philippe le Hardi demande au Parlement de Dijon de faire voter un impôt qui permet la levée de 1 000 hommes d’armes pour réprimer la révolte des Gantois.
D’autre part, poussé par ses oncles, Charles VI laisse temporairement de côté la révolte des Maillotins et fait rassembler l’Ost royal par Olivier de Clisson pour marcher contre les Flamands. La confrontation a lieu à Roosebeke le 27 novembre 1382 et se solde par l’écrasement pur et simple des Flamands. Phlippe van Altewerde est retrouvé mort dans un fossé. Mais ce que n’avait pas prévu Philippe le Hardi se produit à son désavantage. En effet, les chevaliers français entrent dans Gand et soumettent la cité au pillage et aux exactions, chose que souhaitaient éviter son oncle et Louis de Mâle. Cela n’empêche pas non plus le duc de Bourgogne de s’emparer du Jacquemart, sorte d’automate frappant sur une cloche à chaque heure, qu’il offre à sa Bonne Ville de Dijon en échange de sa fidélité. Le Jacquemart  bien connu des habitants de Dijon se trouve toujours au clocher de l’église Notre-Dame.

– Mais en 1383, les Anglais qui s’étaient tenus jusque là loin des affaires flamandes en raison de fortes tensions politiques, décident de réagir, aidés en cela par le Pape Urbain VI qui prêche la Croisade dans les Flandres. Henri Despenser Évêque de Norwich lève alors une armée qui débarque à Calais et vient assiéger Ypres après avoir occupé plusieurs autres villes. Mais Ypres résiste, immobilisant les troupes anglaises et Philippe le Hardi demande alors l’appui de Charles VI. L’Ost royal rassemblé à Arras, revient alors en Flandres, et menace de prendre à revers l’armée de Despenser. Finalement, la question est réglée par la Trêve de Leulinghen qui doit expirer en 1385. Peu de temps après, Louis de Mâle meurt, ce qui permet à Philippe le Hardi de mettre définitivement la main sur la Flandres, l’Artois et Rethel. En outre, il relance l’économie flamande, fait bâtir des fortifications dont celle de l’Écluse et nomme le fidèle Guy de Pontailler et Jehan de Ghiselle Gouverneurs militaires en Flandres.
Les Anglais reviennent alors en Flandres en 1385 et s’emparent de Damme, provoquant la réaction de Philippe le Hardi et de Charles VI. Bourguignons et Français reprennent alors Damme et isolent Gand qui est sous la menace de la famine. Finalement, les Anglais finissent par se retirer et Philippe le Hardi signe le Traité de Tournai le 18 décembre 1385 par lequel il accorde son pardon aux Gantois en vue de relancer l’économie de la ville et de se concilier la bourgeoisie marchande, ce qui s’avère un remarquable coup politique. Comme le laisse entendre Georges Minois, on assiste alors à un tournant dans la politique personnelle de Philippe le Hardi. Afin de préserver les intérêts économique des Flandres – et donc du Duché de Bourgogne – il faut éviter de recourir à la guerre contre l’Angleterre dont les interventions sur le continent pourraient s’avérer néfastes. Il faut donc rechercher la paix avec la Cour de Londres pour la maintenir en Flandres et éviter les turbulences au sein des cités drapières.

– En 1388, Guillaume VII de Juiliers Duc de Gueldre défie outrageusement Charles VI. Contre l’avis d’Olivier de Clisson mais poussé par son oncle, le Roi de France décide d’intervenir contre l’impudent. Mais là encore, Philippe le Hardi souhaite éviter un bain de sang dans les riches Comtés du Hainaut et du Brabant, liés matrimonialement au Duché de Bourgogne. Du coup, il manœuvre pour que l’Ost royal de son neveu passe plutôt par les Ardennes et le Luxembourg pour affronter le Duc de Gueldre. Malheureusement, les troupes de Charles VI pourtant bien équipées se perdent dans les bois et les cours d’eau du massif et Ardennais et subissent les attaques meurtrières des hommes du Duc de Gueldre. Finalement, Philippe le Hardi réussit à préserver le Hainaut et le Brabant mais il vient de retourner Charles VI contre lui.

– Toujours selon les mots de Minois, le jeune Souverain a alors vingt-ans. Il commence à sentir sensiblement le poids de la tutelle de ses oncles Berry et Bourgogne. Poussé par son frère Louis de Touraine futur Duc d’Orléans – au demeurant, autre personnage pétri d’une ambition dévorante – et appuyé par Olivier de Clisson et le Cardinal Pierre Aycelin de Montaigu Archevêque de Laon, Charles VI décide d’écarter ses oncles du Gouvernement. Jehan de Berry et Philippe le Hardi sont alors brusquement exclus du Conseil royal et Charles VI rappelle à lui d’anciens conseillers de son père pour former le Gouvernement des Marmousets (l’expression datant de Jules Michelet).

– Pendant cinq ans, Philippe le Hardi ne paraît plus souvent à l’Hôtel Saint-Pol et vit de manière itinérante entre ses châteaux de Bourgogne, Dijon, Beaune et les Flandres où sa politique de réformes politiques, économiques et religieuses le rendent particulièrement populaire. Cependant, le brusque accès de folie de Charles VI en forêt du Mans à l’été 1393, suivi ensuite de la tragédie du Bal des Ardents lui permet de revenir aux affaires royales. En effet, en novembre 1393, par une ordonnance, Charles VI déclare qu’il n’est plus en état d’administrer son royaume et confie la Régence à ses oncles les Ducs de Berry et de Bourgogne, ainsi qu’à son frère Louis d’Orléans.
Très vite, de graves tensions apparaissent entre Philippe et son autre neveu Louis. En effet, le frère du Roi se montre particulièrement belliciste vis-à-vis des Anglais et s’attend à relancer la guerre contre la famille de Lancastre, chose que ne souhaite surtout pas le Duc de Bourgogne afin de maintenir la prospérité des Flandres.
En 1396, son fils aîné Jehan Sans Peur répond à l’appel de l’Empereur Sigismond et se joint au relent de Croisade contre les Turcs. Mais il est capturé lors du désastre de Nicopolis par les hommes de Bajazet Ier et une fortune colossale est réclamée pour sa libération. Philippe le Hardi doit alors dépenser 200 000 ducats (soit sept-cent kilos d’or) pour libérer son fils. Il fait spécialement équipé de lourds chariots et arme une forte troupe pour conduire la rançon jusque dans l’actuelle Bulgarie.

– Alors qu’il veut rendre visite à son épouse Marguerite à Arras, Philippe le Hard s’éteint épuisé par la grippe à Halle le 27 avril 1404 après avoir fait jurer à ses trois fils – Jean Ier dit Sans Peur, Charles et Antoine de Brabant – de rester fidèles et loyaux envers le Roi de France. Il est inhumé à Dijon dans la Chapelle des Chartreux de Champmol.
Véritable fondateur de l’Etat Bourguignon – qui a la particularité de ne pas former en semble politique cohérent car séparé en deux parties distinctes du point de vue géographique -,  Philippe laisse à Jehan Sans Peur un héritage considérable du point de vue des possessions, de l’économie et de l’art et ce, grâce à un sens remarquable de l’administration. Cependant, la rivalité qui l’a opposé à Louis d’Orléans porte les germes de la tragédie qui surviendra après sa mort, à savoir la guerre civile entre Parti Armagnac et Parti Bourguignon.

Chartreuse de Champmol

– A l’instar de ses frères Louis d’Anjou devenu Duc de Naples et Jean de Berry, Philippe le Hardi fut un très grand prince mécène de son temps, très influencé par la diffusion culturelle des Flandres. Il soutient les musiciens ainsi que des peintres bourguignons et flamands comme Jean de Baumetz, Huçon de Bourgogne et Melchior Broederlam. Mais l’un de ses autres grandes passions artistiques reste les tapisseries dont il commande des exemplaires brodés d’or afin de décorer ses demeures. Il apprécie aussi tout particulièrement la chasse et le jeu de dés avec son frère le Duc de Berry.
Alors que Jean de Berry avait doté la ville de Mehun-sur-Yèvre d’un très beau château, Philippe le Hardi embellira Dijon en faisant poser les premières pierres du palais ducal avec la Tour-Neuve (aujourd’hui Tour de Bar) dont les travaux ont été dirigés par Belin de Comblanchien. Le Palais médiéval sera achevé au milieu du XVe siècle par Philippe le Bon, petit-fils de Philippe. Celui-ci a fait aussi bâtir la Chapelle des Chartreux de Champmol qui deviendra le mausolée familial des Ducs de Bourgogne, le Puits de Moïse. D’autre part, il aménage aussi d’autres châteaux, notamment en Bourgogne (Tallant, Germolles, Argilly et Rouvres) et en Flandres (Hesdin).
Enfin, en 1383, il signe un décret ordonnant aux moines et aux vignerons du Duché de Bourgogne de n’utiliser que du cépage Pinot noir pour la production de vins rouges en lieu et place du Gamay et des autres cépages disparus après l’épidémie du phylloxéra. Du coup, comme l’écrit Jean-Robert Pitte, quelques années après l’introduction définitive du Pinot Noir en Bourgogne, les vins du Duché deviennent très vite les plus appréciés à la Cour de Paris comme à la Cour des Papes d’Avignon. Cet héritage de Philippe le Hardi fait toujours l’une des grandes richesses de la Bourgogne.

Lire :
– FAVIER Jean : La Guerre de Cent Ans, Fayard
– MINOIS Georges : La Guerre de Cent Ans, Perrin, coll. Tempus
– SCHNERB Bernard : L’Etat Bourguignon 1363-1477, Perrin, coll. Tempus

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15 mars 1416 : mort de Jehan Ier de Berry

15 mars 1416 : mort de Jehan Ier de Berry

Troisième fils de Jean II le Bon et Bonne de Luxembourg, frère cadet de Charles V, il reçoit en 1369 l’apanage du Berry avec les titres de Comte d’Auvergne, de Boulogne et de Montpensier, il est fait prisonnier à Poitiers en 1356 avec son père et son frère Philippe le…

15 mars 2016

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Jean II le Bon

Jean II le Bon

Jean II le Bon peut sans conteste paraître comme en décalage avec son temps dans la conduite de la guerre et face aux difficultés politiques du temps. Ne serait-ce que par son caractère de Roi Chevalier soucieux de l’Honneur alors que la guerre médiévale changeait radicalement de visage. Fils de…

8 avril 2016

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10 septembre 1419 : Assassinat de Jehan Sans Peur au Pont de Montereau

10 septembre 1419 : Assassinat de Jehan Sans Peur au Pont de Montereau

Cet évènement marquant de la guerre entre Armagnacs et Bourguignons a eu de graves répercussions pour le Royaume de France, car il priva le Dauphin Charles d’une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne qui se jeta dans les bras des Lancastre. Suite à la catastrophe d’Azincourt, Jehan Sans Peur…

10 septembre 2016

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14 octobre 2013
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Histoire & Culture

Brève chronique du 6 juin 1944 – 2

by adminfhesp 11 octobre 2013

07h30  – En raison d’une heure de décalage de la marrée montante par rapport au secteur américain, les forces Britanniques des XXXth Corps (secteur Gold Beach) et Ist Corps (secteurs Juno et Sword Beaches) débarquent sur leurs plages.

– Gold Beach : (Secteur compris entre Arromanches et Le Hamel), débarquement de la vétérane 50th Northumberland Division du Maj.Gen. David H. Graham, du 47th Royal Marines Commando du Lt.Col. Philipps, ainsi que de la 8th Armoured Brigade de Cracroft.
Le secteur de Gold s’avère être le plus calme malgré de une résistance plus forte sur l’aile gauche de la 50th Division, ce qui aurait fait dire à un Tommy resté anonyme : « Seigneur, ça doit être une plage privée, je crois que nous dérangeons« .

Notons que la 50th Division récoltera l’unique Victoria Cross décernée pour le 6 juin. Elle reviendra au Lance-Corporal Stanley Hollis du 1st Battalion Hampshire pour s’être emparé seul de trois blockhaüse allemands armé de son fusil-mitrailleur Bren.

– Juno Beach : (secteur entre Bernières-sur-Mer et Corseulles) : Débarquement de 3rd Canadian Division ( Maj.Gen. Rodney E. Keller avec les 7th et 8th Brigades), ainsi que du 48th Royal Marines Commando et les trois Battalions de la 2nd Canadian Armoured Brigade (1st Canadian Hussars, Sherbrooke Fusiliers et Fort Garry Horse).

Les Canadiens se heurtent à une forte résistance allemands sur la plage ce qui oblige les artilleurs montés sur les canons automoteurs M7 Priest qui sont toujours dans les barges LCT toujours à flots de pilonner les positions allemands. Mais grâce à l’appui des chars Sherman amphibies et des blindés spéciaux, les Canadiens finissent par enfoncer les défenses ennemies.

Débarquent notamment à Juno les soldats Canadiens Français du Régiment de la Chaudière du Lt.Col. Mathieu (drapeau ci-dessous).

– Sword Beach : (Lion-sur-Mer – Ouistreham), débarquement de la 3rd Infantry Division britannique du Maj.Gen. Thomas Rennie, de la 27th Armoured Brigade, ainsi que de la 1st Special Service Brigade de Lord Lovat à laquelle sont intégrés les 177 Français du 1er Bataillon de Fusiliers Marins du Capitaine de Vaisseaux Philippe Kieffer (RM Cdo N°4 du Col. Dawson). Ces derniers furent d’ailleurs les premiers à fouler le sable de Sword, les Anglais leur en ayant laissé le courtois privilège. Kieffer avait dit à ses hommes :  » Il n’y en aura peut-être pas dix d’entre nous qui reviendront. Mais celui qui ne veut pas partir, il peut sortir des rangs, je ne lui en voudrai pas ».

Les Français s’empareront de Riva Bella et du Casino de Ouistreham, pendant que la Brigade de Lovat, guidée par la cornemuse de Bill Millin iront relever les paras d’Howard à Bénouville. Lovat s’excusera notamment auprès du Major en ces termes : « Heureux de vous voir John ! Je vous avais dit ‘midi pétante’, veuillez m’excuser d’avoir tardé deux minutes ! »

Pendant ce temps, la 3rd ID et la 27th AB tenteront de prendre Caen au soir du 6 juin mais une contre-attaque de la 21.Panzer-Division entièrement improvisée et menée par l’Oberst Hermann von Oppeln-Bronikowski (commandant du Panzer-Regiment. 21) empêchera les Britanniques de prendre Caen, même si l’assaut des blindées allemands fut repoussé par la 27th, les pièces d’artillerie de marine et les avions d’attaque au sol de la RAF.

Le débarquement de Normandie s’achève sur un succès malgré les pertes. La Bataille de Normandie commence. Elle durera deux mois.

Lire :
– WIEVORKA Olivier : Histoire du Débarquement de Normandie, Perrin, Paris, 2007
– QUELLIEN Jean : Le Débarquement de Normandie, Ouest France, 2000
– BLUMENSON Martin : La Libération. Histoire Officielle de l’Armée Américaine, Ed. Charles Corlet, Condé-sur-Noireau
– BEEVOR Anthony : Le débarquement et la bataille de Normandie, Perrin, Paris, 2009
– AMBROSE Stephen : Band of Brothers
– AMROSE Stephen : D-Day

*Articles de revues de vulgarisation d’histoire militaire
– Ligne de Front
– Batailles et Blindés
–
Militaria
– Collections des éditions Heimdal

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Chroniques du Jour-J : Plans de l'assaut amphibie

Chroniques du Jour-J : Plans de l’assaut amphibie

1 – CONFIGURATION GÉNÉRALE a) Géographie Tout d’abord, voyons la configuration du terrain. Américains, Canadiens, Britanniques et aussi Français vont débarquer sur plusieurs plages longues en tout de 4 à 6 km environ et réparties sur un peu plus de 50 km avec une brèche nette entre Omaha et Utah séparées…

4 juin 2014

Dans « Non classé »

Chroniques du Jour-J : 6 juin, Omaha Beach

Chroniques du Jour-J : 6 juin, Omaha Beach

Le bombardement des positions d’Omaha débute sur le coup de 5h20, à une quinzaine de kilomètres des côtes, pendant que les GI’s et les Rangers descendent prendre place dans leurs chalands LCVP. Mais les pièces lourdes des cuirassés USS « Texas » (Chares A. Baker) et « Arkansas » (F.G. Richards),…

6 juin 2015

Dans « Non classé »

Le Débarquement de Provence - Première partie

Le Débarquement de Provence – Première partie

Étonnamment, le déroulement de cette phase importante de la Libération du territoire français est bien moins connu et étudié que le débarquement de Normandie. Paradoxal, quand on sait que la participation des forces françaises a été importante. Les commémorations du soixante-dixième anniversaire de l’Opération « Anvil Dragoon » est bien sûr l’occasion…

13 août 2016

Dans « Histoire militaire française »

11 octobre 2013
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charles peguy
Histoire & Culture

Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

by adminfhesp 9 octobre 2013

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de notre beau pays...

« Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

Car mes trois vertus, dit Dieu.
Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L’Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d’Allemagne.
Peints.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne
mangent pas.
Puisqu’elles sont en bois.
C’est cette petite fille pourtant qui traversera les
mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les
mondes révolus.
Comme l’étoile a conduit les trois rois du fin fond
de l’Orient.
Vers le berceau de mon fils.
Ainsi une flamme tremblante.
Elle seule conduira les Vertus et le Mondes.
Une flamme percera des ténèbres éternelles.
Le prêtre dit.
Ministre de Dieu le prêtre dit :
Quelles sont les trois vertus théologales ?
L’enfant répond
Les trois vertus théologales sont la Foi, l’Espérance et
la Charité.
– Pourquoi la Foi, l’Espérance et la Charité sont-
elles appelées vertus théologales ?
– La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées
vertus théologales parce qu’elles se rapportent
immédiatement à Dieu.
– Qu’est-ce que l’Espérance ?
– L’Espérance est une vertu surnaturelle par laquelle
nous attendons de Dieu, avec confiance, sa grâce en
ce monde et la gloire éternelle dans l’autre.
– Faites un acte d’Espérance.
La foi va de soi. La foi marche toute seule. Pour
croire il n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à
regarder. Pour ne pas croire il faudrait se vio-
-lenter, se torturer, se tourmenter, se contrarier.
Se raidir. Se prendre à l’envers, se mettre à l’en-
-vers, se remonter. La foi est toute naturelle, toute
allante, toute simple, toute venante. Toute bonne
venante. Toute belle allante. C’est une bonne
femme que l’on connaît, une vieille bonne
femme, une bonne vieille paroissienne, une
bonne femme de la paroisse, une vieille grand-
-mère, une bonne paroissienne. Elle nous raconte
les histoires de l’ancien temps, qui sont arrivées
dans l’ancien temps.
Pour ne pas croire, mon enfant, il faudrait
se boucher les yeux et les oreilles. Pour ne pas voir,
pour ne pas croire.
La charité va malheureusement de soi. La charité
marche toute seule. Pour aimer son prochain il
n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à regarder
tant de détresse. Pour ne pas aimer son prochain
il faudrait se violenter, se torturer, se
tourmenter, se contrarier. Sa raidir. Se faire
mal. Se dénaturer, se prendre à l’envers, se
mettre à l’envers. Se remonter. La charité est
toute naturelle, toute jaillissante, toute simple,
toute bonne venante. C’est le premier mouve-
-ment du cœur. C’est le premier mouvement qui
est le bon. La charité est une mère et une sœur.
Pour ne pas aimer son prochain, mon enfant, il
faudrait se boucher les yeux et les oreilles.
À tant de cris de détresse.
Mais l’espérance ne va pas de soi. L’espérance ne
va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il
faut être bien heureux, il faut avoir obtenu,
reçu une grande grâce.
C’est la foi qui est facile et de ne pas croire qui se-
rait impossible. C’est la charité qui est facile et
de ne pas aimer qui serait impossible. Mais c’est
d’espérer qui est difficile.
à voix basse et honteusement
Et le facile et la pente est de désespérer et c’est la
grande tentation.
La petite espérance s’avance entre ses deux gran-
des sœurs et on ne prend pas seulement garde à
elle.
Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur
le chemin raboteux du salut, sur la route inter-
minable, sur la route entre ses deux sœurs la
petite espérance
S’avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l’on n’a d’attention, le peuple chrétien n’a d’attention que pour les deux grandes sœurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
À l’instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n’a de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l’école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c’est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d’un certain âge.
Fripées par la vie.
C’est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle elle voit ce qui sera.
La Charité n’aime que ce qui est.
Et elle elle aime ce qui sera.
La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et dans l’Éternité.
L’Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l’éternité.
Pour ainsi dire le futur de l’éternité même. (…)

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Charles Peguy :

Charles Peguy : « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de Dieu et de notre pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.   Car…

29 mars 2014

Dans « Non classé »

Face à l'optimisme béat, le réalisme et l'espérance chrétienne !

Face à l’optimisme béat, le réalisme et l’espérance chrétienne !

« Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux ». Bernanos se riait déjà, en 1945, tant des espoirs vains des adorateurs du Progrès que de la vision désespérante des prophètes de malheur…  Le réalisme du chrétien Face à ces deux écueils, une voie s’impose : celle du réalisme. Et…

4 janvier 2015

Dans « Non classé »

L’espérance : « le secret du croyant », Abbé de Tanouarn

Voici l’extrait d’une belle réflexion sur l’espérance publiée en avril 2010 sur http://ab2t.blogspot.fr/2010/04/lesperance-theologale-notre-desir.html L’auteur insiste sur la dimension surnaturelle de la vertu d’espérance qui découle de la Foi. De cette espérance enracinée en « Celui qui peut tout » naît un véritable mode de vie et une « attente active » engageant de toute la personne……

22 avril 2013

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9 octobre 2013
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Histoire & Culture

« La France tombera très bas. Plus bas que les autres nations… » Marthe Robin

by adminfhesp 9 octobre 2013

« La France tombera très bas. Plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil […]. Il n’y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de Dieu et criera vers Lui, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l’Eglise, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l’Esprit Saint, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. »

Statue de Notre Dame de France, Puy-en-Velay

Marthe Robin en 1936, cité in « France réveille-toi », p.178 (éd. L’Icône de Marie).

9 octobre 2013
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie : La prise de Tessy-sur-Vire

by adminfhesp 8 octobre 2013

– Alors que Patton se charge de nettoyer le Bretagne et d’opérer son large mouvement tournant au sud de la Normandie, vers Laval, Le Mans et Chartes, la Ist Army du General Courntey H. Hodges, ancien commandant-adjoint de Bradley réputé être bon manœuvrier d’infanterie, reçoit l’ordre (un peu plus ingrat) de couvrir le flanc gauche (est) de Cobra  en repoussant la 7. Armee au-delà de la rive droite (est) de la Vire.

Aug2PhotoTessy– Hodges ordonne donc au XIXth Corps du General Charles H. Corlett de dégager la rive occidentale de la Vire, avec une partie du VIIth Corps de Collins, alors que pendant « Cobra », les rôles de ces deux Grandes Unités étaient inversés. Bradley ordonne au Vth Corps du General Leonard T. Gerow de se préparer à l’offensive sans pour autant lui assigner d’objectifs précis, du moins pour l’instant, du fait si la IInd Army ne tentait rien, le Vth Corps verrait son flanc gauche menacé.

– Les lignes du Vth Corps s’étendent entre la Cote 192 conquise durant la bataille de Saint-Lô, Bérigny (centre) et Caumont-l’Eventé (limite du dispositif britannique). Finalement, Bradley lui donne comme objectif principal de réduire le saillant allemand entre Saint-Lô et Caumont et repousser l’ennemi vers le Bocage Normand (bas massif semi-forestier de l’ouest du Calvados) à l’est de la Vire. Seulement, le II. Fallschirm-Korps de Meindl dispose d’excellentes positions défensives le long des routes Saint-Lô–Bérigny et Bérigny-Caumont, ainsi que de bons observatoires d’artillerie à Sainte-Suzanne-sur-Vire et Saint-Jean-des-Baisants. Gerow doit donc capturer la Cote 101 et les villages mentionnés afin de fixer plusieurs forces de la 7. Armee.

1 – LA POUSSÉE DU Vth CORPS VERS LE SUD

– Gerow dispose de la 5th Infantry Division « Red Diamond » du Major.General LeRoy S. Irwin, récemment arrivée en Normandie et appuyée par le 735th Tank Battalion, ainsi que l’aguerrie 2nd Infantry Division « Indian Head » de Walter M. Robertson. Gerow déploie 4  régiments face à la ligne Saint-Jean-des-Baisants–Sainte-Suzanne-sur-Vire, soit les trois de l’ Indian Head et un seul de la 5th d’Irwin.

Courtney H. Hodges, commandant de la Ist US Army

Courtney H. Hodges, commandant de la Ist US Army

Insigne de la 5th Infantry Division

Insigne de la 5th Infantry Division

 

Major.General LeRoy S. Irwin

Major.General LeRoy S. Irwin

– Le 26 juillet peu après l’aube, 192 canons et Howitzers américains et 44 Britanniques déclenchent un tir de barrage nourri de vingt minutes sur les positions allemandes à l’est de la Vire. Peu après, avec l’aide de Sherman Rhinoceros ou Culin’s Cutter, Robertson lance ses trois Régiments à l’assaut en jouant habilement de la coopération infanterie-chars. A gauche, en dépit d’un fort tir de barrages de mortiers et de mitrailleuses, le 9th Infantry Regiment du Col. Chester J. Hirschfelder avance de plus de 3 kilomètres et atteint la route Saint-Lô–Caumont. Au centre, le 23rd Infantry du Col. Jay B. Lovless abat plus de 1 km, parvient à s’assurer le contrôle d’une route de campagne perpendiculaire à la route Saint-Lô–Caumont mais se fait bloquer par un violent tir d’artillerie. Sur la droite, le 38th Infantry de Ralph W. Zwicker effectue une avance honorable mais doit s’arrêter face à une forte résistance et du fait de l’exposition dangereuse de son flanc droit.

– De son côté, grâce à une bonne utilisation de l’artillerie, le 2nd Infantry Regiment (5th Division) du Col. A. Worell Roffe réussit à s’approcher de la crête de Saint-Jean-des-Baisants quand un feu intense force ses fantassins à se plaquer au sol, tout en causant une grande désorganisation dans les rangs de Roffe. Celui-ci reprend ses troupes en mains et les relance à l’attaque. Abattant plus d’un kilomètre, le 2nd Infantry vient sectionner la grand-route Saint-Lô – Caumont.

– A la fin de la journée, le Vth Corps a pris 300 prisonniers. Mais si les lignes de défenses allemandes ont été percées, aucune exploitation n’a été effectuée. Seulement, cela correspond à la mission de Gerow de maintenir une pression sur les forces allemandes.

– Le 27 juillet, Gerow divise la zone de son Corps en deux zones d’actions égales entre ses deux Divisions. Cependant, la 35th Infantry Division de Baade vient se placer sur la rive occidentale de la Vire et s’apprête à passer sous le commandement du Vth Corps.
Le 27 juillet toujours, Baade fait sonder le dispositif allemand et vient à conclure que les Allemands sont en cours de repli en raison des gains de terrain américains à l’ouest de la Vire. Baade demande alors l’autorisation de sécurisé la Cote 101, ce qui lui est accordé. Le jour même, la 35th Division s’empare de la Cote 101 sans grande difficulté et en profite pour saisir plusieurs ponts sur la Vire au sud-ouest de Saint-Lô.
Le soir même, Bradley décide de déplacer le XIXth Corps à l’ouest de la Vire et rattache la 35th Division au Vth Corps tout en étendant la responsabilité de Gerow à l’ouest de la Vire.

Cotentin-06
2- L’ASSAUT DU XIXth CORPS

– Le commandant du XIIth Army Group donne ordre à Corlett d’attaquer « avec agressivité » vers le sud en longeant la rive droite (ouest) de la Vire vers un objectif baptisé « œuf d’oie », à savoir un secteur compris entre Saint-Sever et la ville de Vire. Simultanément, le Vth Corps de Gerow doit continuer d’exercer une pression vers Vire. En résumé, Gerow est chargé de tenir l’enclume avec ses 2nd, 5th et 35th Divisions, pendant que Corlett actionne le marteau. Bradley dit à Gerow : « Nous devons maintenir sans cesse le contact avec le Boche pour ne pas lui laisser le temps de s’enterrer ». Bradley connaît décidément bien son adversaire car au même moment, Meindl tente de déplacer son II. Fallschirm-Korps pour maintenir le contact avec les restes du LXXXIV. Korps de von Choltitz à l’ouest de la Vire.

– Le 28 juillet, Gerow lance ses 3 divisions sur la ligne Saint-Jean-des-Baisants–Sainte-Suzanne. L’avance est plutôt aisée car les Allemands sont en plein repli. Toutefois, Gerow reste prudent et ne veut pas se lancer dans un assaut général car il craint toujours pour son flanc gauche. 11 kilomètres sont parcourus et le Vth Corps arrive en vue de la ligne Souleuvre-Vire mais le terrain vallonné du Bocage Normand se prête assez peu à un grand déploiement.

– Pendant ce temps, le II. Fallschirm-Korps de Meindl avec la 3. Fallschirm-Division de Schimpf et les restes de la 352. ID se retire en bon ordre et se repositionne sur une ligne allant de Condé-sur-Vire jusqu’aux positions britanniques à Caumont.
Le 29 juillet, ayant reçu la confirmation que les Allemands entament une retraité générale, Gerow ordonne à ses trois divisions de lancer un assaut général en « frappant fort et dur dans une poursuite sans relâche ». Dans la bouche du Major-General Walter M. Robertson cela donne : « On ne s’arrête nulle-part. On se fout des petites poches de résistance […]. Fonçons vers la Vire et prenons-y un bain ! »

– Sauf que les instructions des chefs américains viennent trop tard, car au lieu de ramasser des colonnes entières de « vieux Autrichiens » – selon le commandement US – les Américains se heurtent à une très forte résistance des « Diables Verts » de Meindl et de Schimpf à hauteur de Torigny-sur-Vire. Le 30 juillet, les 2nd et 5th Divisions réussissent à occuper le plateau au-dessus de Torigny au prix de 1 000 hommes perdus. Mais alors que les unités de Gerow montent un plan d’attaque, Meindl décroche dans l’ordre après en avoir reçu l’autorisation de von Kluge. Des Pioniere parachutistes restent en arrière pour miner les axes de marche américains. Gerow peut alors renvoyer ses unités en leur ordonnant de forcer le cours de la Vire.

tessy1b
– A la droite du Vth Corps, les 2nd et 35th Divisions se heurtent à une très forte résistance près de Tessy-sur-Vire et ne peuvent remplir leurs objectifs. Seule la 5th Division à gauche du Vth Corps réussit à pousser son avantage et à établir une tête de pont sur la rive droite de la Vire. Gerow appelle alors Irwin pour lui dire de monter ses fantassins sur les Sherman du 735th TB, de contourner les points de résistance en s’élançant sur de bonnes routes. Peu après avoir donné ses instructions, Gerow apprend avec soulagement que Dempsey vient de déclencher l’Opération Bluecoat et pénétrer dans le dispositif américain, ce qui crée une confusion opérationnelle.

– Pendant que le Vth Corps s’approche de Vire par le nord et le nord-est, le XIXth Corps approche de Vire par le nord-est, ce qui indique que ni Hausser, ni von Kluge n’ont de réserve pour bloquer les Américains depuis le sud-ouest de Saint-Lô.
– Le 28 juillet, Corlett déplace ses troupes à l’ouest de la Vire. Privé de la bonne 35th « Santa Fe » de Baade, Corlett dispose toutefois des expérimentées 29th et 30th Divisions, de la 28th Division du Major-General Lloyd D. Brown, ainsi que du Combat Command A de la 2nd Armored Division (Brig.Gen. Maurice Rose).
Le renseignement de Corlett lui indique qu’il n’a devant lui que 3 000 combattants allemands répartis dans des unités désorganisées.

–  L’assaut de Corlett démarre donc le 28 juillet. La 30th Division « Old Hickory » de Leland S. Hobbs , appuyé par le CC A de la 2nd Armored descend le cours de la Vire en direction de Villebaudon et Tessy-sur-Vire. Lors d’une reconnaissance en force, une Task Force du CC A doit affronter des éléments de la 2. PzDiv de von Lüttwitz, soit un régiment de Panzergrenadier et une vingtaine de Panzer IV. Les quelques unités de von Lüttwitz tiennent la ligne Moyon-Troisgots.

Corlett désigne alors le plateau Percy–Pontfarcy au sud, comme objectif des 28th et 29th Divisions et ordonne à Hobbs de s’emparer de Tessy-sur-Vire.

– Le 28 juillet, le CC A de Rose atteint Villebaudon pendant que la 30th Division s’approche de Troisgots. Là, les Américains doivent faire face à une forte résistance de la part des éléments de la 2. Panzer-Division et des restes de la 352. ID. La defense allemande étant facilitée par la configuration du terrain peu propice à de grandes manoeuvres blindés.
Hobbs monte alors des attaques coordonnées contre Troisgots avec ses trois régiments mais ces tentatives s’avèrent être un échec. 19 Sherman et Stuart sont même détruits ou endommagés !
Ayant reçu le renfort du 113th Cavalry Group, le Brig.Gen. Rose renforce immédiatement son dispositif à Villebaudon car ses lignes de communications sont menacées par la présence de la 2. Panzer.

– L’une des trois Task Force de Rose attaque au sud-est depuis Le Mesnil-Herman dans l’après-midi du 28, travers Le Mesnil-Opac en détruisant cinq Panzer IV et quatre canons antichars PaK. Toutefois, une contre-attaque menée par quelques blindés rescapés, des Panzergrenadier et les quelques pièces PaK et FlaK restantes force la colonne américiane à repartir vers Le Mesnil-Herman. Le même scénario se produit à Moyon.

– Dans le secteur de Moyon–La Denisière, une contre-attaque allemande menée par 3 Panzer échoue à cause d’un efficace tir de barrage du 14th Armored Field Artillery Battalion. Les Allemands réussissent néanmoins à gêner la circulation américaine sur la route Le Mesnil-Herman–Percy grâce à un barrage d’artillerie. Profitant de confusion générée chez leurs adversaires, de petits détachements allemands parviennent même à s’infiltrer sur l’axe de progression américain.

– L’arrivée de la 29th Division n’apporte pas d’amélioration rapide de la situation mais joue en faveurs des Américains. Les 116th et 175th Infantry se positionnent dans la ligne Moyon– Percy afin de relever les TF du CC A. Corlett donne ordre à Rose d’envelopper Tessy depuis Villebaudon et de déborder l’ennemi sur la ligne Moyon-Troisgots. Ceci permettrait à la 29th « Blue and Gray » de forcer la ligne Villebaudon–Percy et d’atteindre Vire.

– Le matin du 30 juillet, renforcé d’un Tank Battalion et d’une compagnie d’Infanterie, le CCA s’élance avec ses 40 blindés depuis Le Mesnil-Herman, passe Villebaudon et bifurque à l’est vers Tessy-sur-Vire pour se heurter à une vigoureuse opposition de la 2. Panzer. Autre mauvaise surprise pour les Américains, la 116. PzDiv de von Schwerin fait son apparition dans les secteurs de Percy, Villebaudon et Beaucoudray.

– Toutefois, bonne nouvelle pour les Américains, une attaque combinée des 29th et 30th Divisions, appuyée par des P-47, réussit à atteindre Tessy-sur-Vire. Ce qui permet aux 110th et 112th Infantry Regiments de la 28th Division de consolider durablement le secteur de Villebaudon. De son côté, le 115th Infantry du Lt.Col. William C. Purnell s’élance de Villebaudon mais se retrouve d’abord bloqué par un barrage allemand. Relançant son attaque, il parvient à atteindre les environs de Percy. Les Allemands répliquent à la fin de la journée en pilonnant la ligne Percy–Tessy-sur-Vire.

– Le 31 juillet, Corlett ordonne aux trois régiments de la 29th Division d’attaquer à l’est vers Tessy et d’appuyer le CC A dans sa tentative d’anéantir la tête de pont allemande sur la Vire. Dans sa progression, la « Blue and Gray » de Gerhardt rencontre plusieurs chars dans un bois à mi-chemin de Tessy-sur-Vire, ce qui nécessite l’intervention de P-47 et le soutien de l’artillerie. Seulement, aucune avance notable n’est enregistrée.

– Toutefois, la bonne nouvelle vient de Troisgots qui est enfin enlevée par un assaut du 119th Infantry du Col. Edwin M. Sutherland et de chars du 743rd TB. La perte de Troisgots qui était l’un des villages-clés de la défense allemande sur la Vire force rapidement von Kluge à autoriser la 7. Armee de Hausser à se replier derrière le fleuve.
Le 1er août, Corlett ordonne à Gerhardt et Hobbs de prendre définitivement Tessy-sur-Vire. Au matin, menée par le CC A, la 29th Division attaque vers Tessy-sur-Vire avec 1 Armored Battalion progressant de chaque côté de la route. Une bonne coopération entre Sherman, fantassins et Tank Destroyer M10 Wolverine permet de détruire toute une colonne allemande. Quelques blindés américains réussissent à entrer dans Tessy mais doivent rebrousser chemin en raison de soucis mécaniques. Au nord, le 120th Infantry du Col. Hammond Birks s’infiltre dans la ville et dégage plusieurs rues et maisons détruites à la grenade. Le CC A monte alors une seconde attaque avec des fantassins du 22nd Infantry de la 4th Division. Finalement, dans l’après-midi Tessy-sur-Vire est définitivement aux mains des Américains.

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Histoire & Culture

24 août 1944 : Libération de Cannes, d’Antibes et de Grasse

by adminfhesp 7 octobre 2013

Après la réussite du Débarquement de Provence, les unités américaines de la Camel Force (36th Infantry Division) ont pu rejoindre les unités parachutistes de la 1st Special Airborne Task Force de Frederick au Muy, pendant que d’autres éléments combattent les quelques pour enlever les points de résistance allemands dans l’Estérel.

zo9tsi– 
Dans la foulée, le 509th Parachute Infantry Regiment et le 551st Parachute Infantry Battalion se lancent vers l’est dans les massifs dominant la Côte d’Azur, en recevant l’aide des FFI locaux qui sont passés à l’action depuis le 15 août. En outre, les navires américains et français avaient effectué des tirs préparatifs sur le Cannet dès le 14-15 août, causant quelques victimes civiles.

– Seulement, les Américains et les unités françaises (Tirailleurs et Thabors) ne rencontrent que peu de résistance devant eux. Tout simplement parce que le Generalfeldmarschall Albert Kesselring – commandant du Groupe d’Armées Sud (HG Süd) s’est rattaché les 148. Infanterie-Division et 157. Reserve-Division en les enlevant à la 19. Armee afin de ne pas laisser livrées à elles-même et défendre la frontière franco-italienne. Anticipant ainsi le danger de voir les Alliés déboucher en Italie par Menton et Vintimille ou par les Cols de Tende et de la Vésubie, Kesselring a envoyé le 19 août la 90. Panzer-Grenadier-Division du Generalmajor Baade bloquer les cols de l’est et du nord-est des Alpes Maritimes. Cette opération effectuée, il confie la défense du secteur au LXXV. Armee-Korps du General der Gebirgstruppe* Hans Schlemmer.

– En revanche, après avoir déboucher de l’Estérel et des massifs de l’est du Var, parachutistes et fantassins américains débouchent à l’est de Cannes, ramassent les quelques parachutistes britanniques malencontreusement égarés au-dessus de la ville lors de leur saut dans la nuit du 15 août et commencent à investir les rues et le fronton de mer. Un seul char américain est bloqué en contrebas du Suquet (vieux quartier de Cannes NDLA) par… un empilement de cageots de tomates.
Très vite, les civils français mais aussi les Italiens ayant fui la dictature de Mussolini qui se sont réfugiés dans la cité cannoise depuis les années 1930 envahissent les rues acclamant leurs libérateurs. Dans la même journée, les éléments de la Camel Force progressent le long de la côte vers l’est et atteignent Antibes.

– Le même jour, le 509th Parachute Infantry Regiment libère Grasse assez facilement car le Generalmajor Otto Fretter-Pico à quitté la ville où son PC était établi jusque-là.
Pendant ce temps, les FFI de Nice déclenchent une insurrection en vue de libérer le port et son arrière-pays.

* Troupes de Montagne

Source :
– KNINGBEIL Emmanuel : Le front oublié des Alpes-Maritimes, Serre éditeur

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15 août 1944 : Débarquement de Provence - Seconde partie

15 août 1944 : Débarquement de Provence – Seconde partie

– Le 14 août à 20h00, les forces spéciales françaises et la 1st Special Service Force de Walker  appareillent depuis la Corse, direction les plages du Var. Le reste de la flotte quitte les ports italiens – Naples pour la 1re DFL et la Corse durant la nuit. Et ans la nuit,…

15 août 2016

Dans « Seconde Guerre mondiale »

17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

1 – SITUATION OPÉRATIONNELLE AU DÉBUT DU MOIS D’AOÛT 1944 – Pour commencer il faut replacer la situation de la Bretagne dans le contexte opérationnel de l’été 1944. Avec le débarquement et la bataille de Normandie, la région a été quelque peu vidée des grandes unités de la Wehrmacht qui y stationnaient avant le…

17 août 2016

Dans « Non classé »

Le Débarquement de Provence - Première partie

Le Débarquement de Provence – Première partie

Étonnamment, le déroulement de cette phase importante de la Libération du territoire français est bien moins connu et étudié que le débarquement de Normandie. Paradoxal, quand on sait que la participation des forces françaises a été importante. Les commémorations du soixante-dixième anniversaire de l’Opération « Anvil Dragoon » est bien sûr l’occasion…

13 août 2016

Dans « Histoire militaire française »

7 octobre 2013
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Histoire & Culture

5 juillet 1830 : Prise d’Alger par les Français

by adminfhesp 2 octobre 2013
5 juillet 1830 : Prise d’Alger par les forces française du Maréchal Louis de Bourmont et de l’Amiral Guy-Victor Duperré.

Après avoir été vaincues à Staoueli et Sidi Khalef et assiégées dans Alger, les forces de Hussein Dey se rendent aux Français.

Stratégiquement, l’engagement français en Algérie correspondait au souhait de Charles X (qui devra abandonner le pouvoir peu de temps après) de sécuriser l’espace méditerranéen et donc, de mettre fin à la piraterie des barbaresques qui sévissait depuis le XVIe siècle.

 

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1er octobre 1830 : Création du Corps des Zouaves

1er octobre 1830 : Création du Corps des Zouaves

Avec leurs uniformes, leurs traditions et leur participations à toutes les guerres de l’Armée française de la Monarchie de Juillet à la Ve République, les Zouaves ont durablement marqué l’imaginaire national. De plus,avec leur esprit de corps très affirmé, ils ont formé l’un des Corps de fantassins les plus décorés…

1 octobre 2015

Dans « Non classé »

24 juillet 1712 : Victoire du Maréchal de Villars à Denain

24 juillet 1712 : Victoire du Maréchal de Villars à Denain

La bataille de Denain (dans l’Avesnois) se déroule du 23 au 24 juillet 1712 à la fin de la Guerre de Succession d’Espagne. Denain marque le redressement de l’Armée française après les défaites face aux Impériaux alliés aux Anglais et aux Hollandais. Après s’être emparés de Bouchain, Douai, Béthune et…

24 juillet 2013

Dans « Non classé »

Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

– Après le Débarquement de Provence, le Generalfeldmarschall Albert Kesselring a ordonné à plusieurs divisions de tenir le front des Alpes, pendant que le reste des unités du Heeres-Gruppe G tenaient la ligne sur le Pô. Avant d’être envoyée en Alsace, la 2nde Division d’Infanterie Marocaine avait conquis Mondane et…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

2 octobre 2013
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 6/ L’heure de gloire de Michael Wittmann

by adminfhesp 1 octobre 2013

Parallèlement aux combats de Tilly-sur-Seulles qui créent une brèche étroite dans le dispositif allemand et retiennent la Panzer-Lehr face aux XXXth Army Corps, Montgomery décide de lancer la 7th « Desert’s Rats » en avant-garde de la IInd Army de Dempsey prendre Villers-Bocage avant d’opérer un crochet vers Evrecy pour s’emparer ensuite de la Cote 113. Ce plan qui mise sur une action rapide de rupture est baptisé « Perch ».

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– Cependant, les Britanniques ne savent pas qu’une unité lourde vient d’arriver sur le front de Normandie ; la schwere-SS-Panzer-Abteilung.101 du SS-Sturmbannführer Hans von Westernhagen alignant (en théorie) 45 chars lourds PzKw VI Tiger I répartis en trois Kompanien. Surtout, le commandant de la 2. Komp n’est autre que l’un des plus grands as de la Panzerwaffe, Michael Wittmann  qui a déjà plus de 120 chars soviétiques détruits à son compteur (soit l’équivalent d’un Corps de Chars à lui tout seul).

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Insigne du SS-Schwere-Panzer-Abteilung 101

– Âgé de trente ans seulement, natif de Vogelthal (Bavière) au sein d’une famille rurale et catholique, Wittmann a commencé la guerre comme membre d’équipage de Sturmgeschützt. Intégrant la Waffen-SS pour faire partie de l’élite des Panzer, il commence à démontrer tout son talent sur l’Ostfront, gravit les échelons pour devenir officier et gagne aussi la Croix de Fer comme la Croix de Chevalier. Il intègre un équipage de Tiger I de la SS-schw.Pz.Abt. 101 à Koursk et remporte un score bien plus qu’honorable en matière de chars soviétiques détruits. Sa conduite au feu et son score en font très vite l’une des coqueluches de la propagande de Goebbels.

wit09– Mais il ne faut pas oublier que Wittmann n’est pas le manieur de Panzer le plus titré de l’armée blindée allemande, même s’il en est pas moins talentueux. C’était Kurt Knisppel de la SS-schw.Pz.Abt. 102 qui a détruit le plus de chars ennemis durant la Seconde Guerre mondiale… sans avoir reçu la Croix de Chevalier, en raison d’une certaine liberté d’esprit et de ton qui n’était pas du goût de ses supérieurs.

– Mais lors de son arrivée en Normandie, Wittmann ne peut aligner que 6 Tiger au sein de sa Kompanie. Qu’à cela ne tienne, le jeune officier talentueux est prêt à en découdre avec l’ennemi anglo-saxon qu’il n’a jamais encore affronté. Les deux autres commandants de Kompanien de la 101 (les 1 et 3) sont des amis de Wittmann eux aussi très expérimentés : les SS-Hauptsturmführer Rolf Möbius et Haano Rasch.

– Le 12 juin, la 7th Armoured Division démarre sa progression mais se trouve prise à partie par des  canons antichars allemands PaK non loin de Livry. Après avoir éliminé la menace, les Desert’s Rats reprennent leur marche vers Villers-Bocage sans rencontrer de résistance. C’est le 4th County of London « Sharpshooters » Regiment (équipé de 40 Cromwell, de M4 Sherman Vc Firefly, de 5 Cromwell Centaurs et de 8 Scout Cars) qui ouvre la marche, suivi de chars du 4th CLY, de Bren Carriers du 1st Bn. The Rifle Brigade et de camions de transports.

– Il faut bien remarquer que la 7th « Desert’s Rats » possède la particularité de posséder un parc blindé majoritairement composé du Cruiser Mk VII Cromwell. Char léger (environ 30 tonnes), il a pour inconvénient d’être trop faiblement protégé contres les calibres allemands, de ne disposer que d’un modeste canon de 75 mm et de posséder une mécanique encore fragile. En revanche, il a des avantages nets comme sa vitesse (60 km/h sur route, ce qui le rend idéal pour la poursuite et l’exploitation de percée) et sa maniabilité.

– Le 13 juin à 05h00 du matin, la colonne Britannique arrive sur la RN 175. Mais George Erskine a commis une erreur qui va lui coûter cher. En effet, au lieu de lancer les blindés légers du 11th Hussars en reconnaissance comme c’est leur rôle, il leur confie un rôle de surveillance de son flanc gauche. Du coup, le 4th County of London Yeomanry du Lt.Colonel Cranley s’avance à l’aveugle dans un piège que les équipages de Panzer lourds ne lui ont pas tendu.

– Wittmann qui  stationne à l’abri de la Cote 213 avec sa Panzer-Kompanie entend les cliquetis de chenilles des Britanniques. Sans demander la permission à son supérieur von Westernhagen, il saute dans son Tiger et rassemble sa petite unité avec ses Kameraden Lötsch, Sowa, Hantausch, Stief et Brandt. Progressant à l’abri d’une haie, il aperçoit la colonne qui descend vers lui et fait arrêter ses chars Voyant que son Tiger présente des soucis mécaniques, Michael Wittmann procède à un échange avec celui de Sowa. Pendant ce temps, les chars britanniques avancent dans Villiers-Bocage et se mettent à progresser tranquillement dans la rue Clémenceau.

– Sans prévenir, les chars de Wittmann font rugir leur moteur et surgissent au-devant et sur les flancs des Britanniques. S’engage alors l’un des carnages de char les plus célèbres de la Bataille de Normandie. Wittmann remonte presque tout seul la colonne ennemie avec son « fauve », parvient dans la rue Clémenceau de Villers et détruit plusieurs Cromwell un Sherman et des Half-Tracks à l’aide de son canon de 88 mm savamment manié par le canonier Balthazar « Bobby » Woll. Et cela, comme s’il s’agissait d’un exercice.  Les autres Tiger imitent le char de tête et transforment les véhicules britanniques en carcasses fumantes. Un Sherman Firefly du 4th CLY réussit à placer un obus antichar de 17 livres dans la tourelle de Wittmann mais le projectile ne fait qu’égratigner la cuirasse. Wittmann se paie crânement le luxe d’ordonner tireur de placer une Granate (obus) dans une maison qui s’effondre sur le Firefly.

dva-tigery-z-2-kompanie-schwere-ss-panzerabteilung-101-ve-francii-1944– Courageusement, l’équipage du Cromwell du Captain Dyas affronte Wittman qu’il touche une seconde fois mais en ne faisant qu’égratigner la cuirasse du Tiger. Un second obus de 75 mm mieux placé parvient à endommager sérieusement le roulement de chenilles. Wittman ordonne alors à Woll de punir l’insolent et posément, le second tire sur le char anglais tuant deux hommes d’équipage. Mais Dyas réussit à s’extraire de la carcasse, à saisir une radio et à avertir le Lt.Col. Cranley de la situation critique dans laquelle se trouve son régiment. Mais le bruit des combats a alerté le reste du 101. Deux autres Tiger I arrivent alors en renfort pour se joindre au carnage. Sauf que si les Allemands ont réussi à neutraliser les engins motorisés, les fantassins britanniques ont été épargnés et peuvent toujours tenir les rues. Wittmann et son équipage entreprennent alors de laisser là le Tiger 222 et de se rendre à piedsau château d’Orbois où se trouve le PC de la Panzer-Lehr. L’intrépide chef de char fait alors son rapport à Bayerlein qui dépêche immédiatement le Major Kaufmann, commandant de la 6/Panzer-Lehr-Regiment 130, avec 15 chars PzKw IV appuyés par des Grenadiere du 902. Ils sont alors rejoints par le reste de la 2/SS-Sch-PzAbt 101 et d’autres Tiger I de la 1.Komp de Rolf Möbius.

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Insigne du 4th County of London Yeomanry

– Seulement, les Britanniques se sont ressaisis et ont positionnés les Cromwell, Firefly et Centaurs survivants aux abords de Villers avec des canons antichars du 65th Anti-Tank Regiment (Norfolk Yeomanry) et des fantassins. Vers 12h00, les éléments de la Panzer-Lehr menés par Kaufmann passent à l’assaut pour le contrôle de Villers-Bocage. Un violent combat s’engage durant lequel Tiger I et PzKw IV jouent au « cache-cache » avec les équipages ennemis. Il faut noter l’exploit d’un des Centaurs du 4th CLY qui réussit, en manœuvrant entre les haies, à immobiliser un poignée de chars allemands. A 13h00, Wittmann revient à Villers-Bocage, retrouve sa compagnie et avec son ami Rolf Möbius décide de passer à l’assaut avec 9 engins sur le coup de 13h45. De plus, la 2/Panzer-Lehr-Regiment 130 avec ses Panzer IV, vient elle aussi d’arriver. Sans attendre, les « fauves » engagent les derniers Cromwell qui se trouvent sur les abords de Villers-Bocage. Wittmann se contente de se placer à la sortie de Villers afin « d’allumer » tout véhicule ennemi qui tenterait de sortir de la ville. Le combat dure ainsi durant une bonne partie de l’après-midi.

– Comprenant que la lutte est inégale, les Britanniques décident de se replier sans attendre vers leurs positions de départ. Le bilan matériel frôle presque le désastre : 20 Cromwells, 4 Sherman Firefly, 3 M3 Stuart, 2 M4 Sherman d’observation, 14 Half-Tracks et Scout-Cars et neuf véhicules légers (Humber et Staghound) du 11th Hussars (unité de reconnaissance) jonchent les rues et les abords de Villers-Bocage. Côté allemand, 6 Tiger I sont néanmoins endommagé et l’équipage du 122 d’Ernst a été tué. Enfin, le Panzer-Lehr-Regiment 130 doit déplorer la perte de deux engins.

– L’engagement de Villers-Bocage qui reste ni plus ni moins qu’un (remarquable) succès tactique va avoir une importante répercussion psychologie dans la bataille de Normandie. D’une part, la propagande nazie va immédiatement s’en saisir et porter le champion Wittmann au pavois pour démontrer la supériorité technique des équipages de Panzer sur leurs adversaires, d’autant plus que l’autre grand gagnant de la journée est le char Tiger. Toutefois, la légende du char allemand quasi-invincible va être colportée… par les Anglais eux-mêmes. Le choc qu’a laissé le combat de Villers-Bocage aux hommes de la 7th Armoured Division (à ceux qui s’y trouvaient ou non) va amener les Britanniques à penser que les Allemands ont acheminé une grande quantité de Tiger en Normandie… Ce qui est faux ! Les Allemands n’aligneront en tout et pour tout qu’une centaine de ces monstres durant toute la bataille de Normandie et comme nous avons pu le constater, ils n’ont pas tous été engagé au même moment et au même endroit. La majorité du parc blindé allemand (chars et canons d’assaut) sera composé de Panzer IV (à environ 60-70 %), en moindre proportion de Panther mais avec un plus fort ratio de Sturmgeschützte servant au sein des Panzer-Divisonen ou dans des unités autonomes plus petites. Précision ; les Britanniques ont déjà rencontré des Tiger en Tunisie et en Italie mais ils n’ont jusque-là pas connu un tel échec. Concluons en ajoutant que le spectre de Villers-Bocage va lourdement accroître le manque de combativité et le sentiment de malchance parmi les « Rats du désert ». Étonnamment, cette division sera celle qui connaîtra le plus grand nombre de désertions dans ses rangs pendant la Bataille de Normandie.

[Suite]

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 7/ L'Odyssée du II. SS-Panzer-Korps

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20 juin 2014

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8 août 2014

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1 octobre 2013
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Histoire & Culture

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

by adminfhesp 28 septembre 2013

Notre Dame de Fourvière

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays…

« La Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France.

Pie XI ( 1857-1939)

 

 

 

 

 

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée Fille aînée de l’Église. Notre prédécesseur de sainte mémoire, le pape Benoît XV, qui eut profondément à cœur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos Vénérables Frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d’un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre Vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d’Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu’il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d’Orléans, Notre prédécesseur fut d’avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu’il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d’être élevé par la grâce divine sur la Chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que le royaume de France a été appelé le royaume de Marie, et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l’Église jusqu’à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de France, passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs, ont célébré Marie et contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIII° siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d’éclatante manière l’antique dévotion du peuple à l’égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu, parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres, celles qui s’élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L’immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu’elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables des pèlerins.

La Vierge en personne, trésorière de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d’affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge.

Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s’empresse, sur les ruines d’un temple druidique, de poser les fondements de l’Église Notre-Dame, qu’acheva son fils Childebert.

Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le roi saint Louis récite dévotement chaque jour l’office de la Vierge. Louis XI, pour l’accomplissement d’un vœu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin, Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l’Assomption de la Vierge, on célèbre dans toutes les diocèses de France de solennelles fonctions : et ces pompes solennelles, Nous n’ignorons pas qu’elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne la Pucelle d’Orléans que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Vierge qu’elle ait reçu et rempli la mission de sauver la France ; car d’abord, c’est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d’Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu’elle entreprit d’un cœur viril une si grande œuvre, qu’elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu’elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C’est après avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu’elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c’est en murmurant au milieu des flammes en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu’elle s’envola au ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d’Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c’est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C’est pourquoi, après avoir pris les conseils de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons l’illustre Pucelle d’Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de la France comme l’héroïne de la religion et de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, nous prions Dieu, auteur de tous biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Église Romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu’elles soient, maintenant et dans l’avenir, pour toute la nation française, le gage le plus large des secours célestes ; qu’ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l’avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du Pécheur,
le 2 du mois de mars de l’année 1922,
de Notre Pontificat la première année ».

 

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Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

A l’approche de la fête chrétienne de l’ Assomption ( montée au Ciel de Marie, la mère du Christ), France-Histoire Espérance publie en intégralité la déclaration officielle du roi Louis XIII qui consacra la France à la sainte Vierge le 10 février 1638. « Louis, par la grâce de Dieu, roi de France…

10 août 2012

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7 octobre : Fête de Notre Dame du Rosaire

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Cette fête, propre à l’Église d’Occident, fut instituée par saint Pie V pour commémorer la victoire de Lépante – qui mit un terme à l’expansion ottomane ( 7 octobre 1571) – et pour remercier la Mère du Sauveur de son intercession au cours de la bataille. ( la victoire étant…

7 octobre 2015

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11 février : Fête de Notre Dame de Lourdes

11 février : Fête de Notre Dame de Lourdes

La Vierge Marie serait apparue à plusieurs reprises à une jeune bergère nommée Bernadette, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, à la grotte de Massabielle, près de Lourdes, dans le sud ouest de la France. Au cours de ces apparitions, la Vierge se serait présentée comme « l’Immaculée…

11 février 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

28 septembre 2013
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Histoire & Culture

Vins pour Noël : le Loupiac

by adminfhesp 19 septembre 2013

L’appellation Loupiac (existante depuis 1936) appartient quelque peu à la même famille que les Cadillac et les Sauternes, ne serait-ce que du fait d’être issu des cépages Sémillon, Sauvignon et Muscadelle.

Loupiac était à l’origine
le lieu d’implantation d’une villa romaine, peut-être celle du poète Ausone.

– Le vignoble de Loupiac s’accroche à la rive droite de la Garonne (comme le Cadillac), en face de celui du Sauternes, sur 390 hectares de sols argileux, argilo-calcaires et graveleux.

– Au vu de ses cépages, le Loupiac n’existe qu’en blanc liquoreux. Sa robe est bien évidemment dorée. Son nez délivre une palette de fruits confits (ou mûrs) et secs, de figue, de miel, de fleurs blanches, de pain d’épice, de pruneau, de genêt et même de raisins de Corinthe. Ample, gras et volumineux mais structuré et équilibré en bouche, le vieillissement (jusqu’à huit-dix ans) lui permet de devenir corpulent, onctueux et voluptueux.

– Enfin, on le déguste de préférence à l’apéritif (idéal-NDLR), sur du foie gras (de canard, de canard au raisin, en brioche), des poissons fins en crème quand il est jeune (raie, turbot), de la volaille, des fromages (Bleu de Bresse, Bleu de Bresse, Fourme d’Ambert), de la salade aux fruits, des cannelés bordelais, des tartes aux fruits, de la tarte tropézienne, des macarons, des charlottes (framboise), de la bûche de Noël (aux marrons, pralinée)

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, Paris, 2010
– http://www.platsnetvins.com

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Les alliances vins et fromages - 1

Les alliances vins et fromages – 1

Chers lecteurs, chères lectrices, le fait d’avoir parcouru nos terroirs durant plusieurs étés m’a donné l’envie de vous faire partager les conseils qu’on pu me prodiguer quelques viticulteurs ou professionnels de la restauration en ce qui concerne, l’assemblage des vins et des fromages. En espérant vous surprendre quelque peu, bien…

6 septembre 2013

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Vins pour Noël : Sauternes

Vins pour Noël : Sauternes

Thomas Jefferson lui-même le considérait comme « le cru au-dessus de tous les vins » de la région de Bordeaux. Voici sans doute l’un de nos vins les plus appréciés et les plus enviés. – Donnant les cépages Sémillon, Sauvignon et Muscadelle, son vignoble pousse sur des sols graveleux, argileux et calcaires…

23 décembre 2014

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Vins pour Noël : le Barsac

Vins pour Noël : le Barsac

Chers lecteurs, chères lectrices, la Rédaction vous propose de découvrir ou redécouvrir quelques vins qui pourront vous ravir pour les repas de Noël. « Apparenté » au Sauternes, le Barsac n’existe donc qu’en blanc liquoreux et a vu son appellation reconnue en 1926. On le range dans la catégorie des Bordeaux -…

10 décembre 2014

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19 septembre 2013
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Histoire & Culture

Thibon sur l’espérance : « Dieu aura le dernier mot, mais ce n’est pas une raison pour laisser la parole au diable. »

by adminfhesp 17 septembre 2013

Gustave Thibon insiste dans ce passage sur la responsabilité et la vigilance nécessaires au chrétien dans le monde d’aujourd’hui. Il nous rappelle que, loin de l’angélisme ou du quiétisme, l’espérance chrétienne nous incite à agir concrètement au sein de la cité, conscients qu’un « terrible combat » se joue, dès ici bas, pour faire reculer le mal et en diminuer les effets…

Gustave Thibon

« Je discutais récemment avec un jeune prêtre dont la foi en Dieu se traduisait par une vertigineuse « ouverture » au monde moderne. Et comme je lui faisais part de mes inquiétudes concernant certains courants actuels, tels que les progrès de la collectivisation et de l’anonymat, le conditionnement des esprits par les propagandes, la régression vers la barbarie dans les luttes politiques, la dissolution des moeurs, le saccage et la pollution de la nature, etc., j’obtins pour toute réponse cette exclamation réprobatrice et apitoyée : « Quel pessimisme ! Et que faites-vous donc de la vertu d’espérance ? »
J’ai répondu : « Est-ce être pessimiste que de voir le mal et le danger là où ils sont et d’y chercher des remèdes ? Quand à la vertu d’espérance, elle n’a rien à voir avec cet optimisme aveugle et béat qui se voile les yeux devant le mal et s’imagine que, quoi qu’il arrive, tout ira fatalement de mieux en mieux ; elle consiste plutôt à ne jamais se décourager ni perdre pied, quelles que soient l’épaisseur du mal et la gravité du péril.
Si un homme abuse régulièrement de l’alcool, est-ce manquer à la vertu d’espérance que de l’avertir du risque qu’il court ? Ou, si un incendie se déclare, faut-il faire confiance aux flammes ou appeler les pompiers ? Et n’en va-t-il pas de même pour tous les grands dangers collectifs évoqués plus haut ? »

« Faisons crédit à la Providence, a poursuivi mon jeune clerc : tout cela s’arrangera. »

Bien sûr. A plus ou moins longue échéance, tout finit par s’arranger. L’alcoolique, en mourant, débarasse la société de sa présence inutile ; l’incendie s’arrête après avoir dévoré tout ce qui était à sa portée. Et à l’effondrement de la cité, succède tôt ou tard (mais à travers quelles ruines et quelles nuits ?) une nouvelle forme de civilisation. Mais est-il permis à l’homme de laisser aller les choses jusque là ?

J’ai enchaîné : « L’espérance chrétienne est une vertu surnaturelle, enracinée dans la foi en la toute-puissance et en la toute-bonté de Dieu, et dont aucune catastrophe temporelle ne peut et ne doit venir à bout. »
Même si l’on imagine le pire, c’est-à-dire la fin du monde par l’épuisement de la planète ou par quelque explosion atomique, cela ne change rien aux promesses de l’éternité. Aussi n’est-ce pas sur le triomphe final du bien que portent mes inquiétudes, mais sur les menaces qui pèsent sur le monde temporel dont Dieu nous a associés à la gestion. Or, il n’est pas de bonne gestion possible si le mal n’est pas reconnu et combattu comme tel. Que penseriez-vous d’un médecin, qui négligerait de dépister et de traiter la maladie sous prétexte que nos corps sont promis à la résurrection glorieuse ?
Ne confondons pas les domaines. C’est prostituer l’espérance théologique que de l’appliquer sans discernement à tout ce qui se produit dans le temps et d’attendre que le bien sorte automatiquement du mal. Dieu veut le bien et permet le mal. Notre tâche à nous est de nous appuyer sur le bien que Dieu veut afin de diminuer le mal que Dieu permet.
Ce qui implique la lucidité et le courage. La première pour discerner le mal et le second pour le combattre. Il ne s’agit pas d’attendre passivement un avenir conforme à nos voeux, mais de le construire par un choix et un effort quotidiens. Le laboureur fait crédit aux bonnes forces de la nature : la vertu des semences, la fécondité de la terre et les pluies du ciel, mais non aux intempéries et aux parasites.

Dieu aura le dernier mot, nous n’en doutons pas. A la fin du monde. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour laisser trop souvent, d’ici là, la parole au diable… »

Gustave Thibon, L’ Équilibre et l’harmonie, 1990

Merci à http://leblogdumesnil.unblog.fr/

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Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de notre beau pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus,…

6 juin 2015

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Charles Peguy :

Charles Peguy : « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de Dieu et de notre pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.   Car…

29 mars 2014

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N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune  Français du XXI ème siècle

N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune Français du XXI ème siècle

Je m’appelle Pierre, j’ai 24 ans, et je veux devenir saint. Je sais c’est un peu « cash » de commencer comme ça… mais je veux bien prendre le risque de passer pour fou ou présomptueux … Et puis il ne faut pas cacher ses ambitions. Comme beaucoup de jeunes j’ai de…

23 avril 2014

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17 septembre 2013
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Histoire & Culture

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

by adminfhesp 13 septembre 2013

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd’hui l’anniversaire » dit l’Empereur la veille de la bataille.

Ainsi, sur les rives de l’Alle (actuelle Pologne), Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen alors en
nette supériorité numérique (66 800 Français contre 84 000 hommes du Tsar Alexandre).

Magnifique victoire à mettre sur le compte deJean Lannes, de La Tour-Maubourg et ses Dragons, du Maréchal Ney, du Général Mortier chef du 8e Corps et au canonnier Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont.

– Une semaine plus tôt, Lannes et Murat avaient remporté la victoire de Heilsberg face à Benningsen (battu aussi à Guttstadt peu avant) mais celui-ci avait réussit à se replier en dépit de ses pertes, en descendant la rive droite de l’Alle, suivi sur la rive gauche par Lannes (Corps de Réserve Générale) et Mortier (8e Corps formé de Français et de Polonais) qui formaient l’Avant-Garde de la Grande Armée. Benningsen décide alors de faire face aux Français, s’empare des ponts enjambant la Vistule à Friedland et repositionne ses forces comme suit : Piotr I. Bagration à l’avant-garde appuyé par Ievgeni Ia. Markov et ses 6 000 fantassins (dont les Grenadiers de la Garde Impériale Russe) ; le Prince Alekseï I. Gortchakov et le Général Dimitri S. Dokhtourov forment respectivement la première et le seconde ligne de bataille qui font face à Mortier et Lannes ; et Ouvorov l’extrémité nord (droite du dispositif russe). Benningsen quant à lui, commande à une forte réserve formée du gros de la Garde Impériale du Tsar (Chevaliers-Gardes, Régiment de Semienovski et enfin, l’Ataman (1) Matveï I. Platov et ses Cosaques forment un corps de harcèlement situé tout au sud de la ligne russe.

– De son côté, Lannes dispose son artillerie sur le plateau de Posthenen tandis que son infanterie commandée par Oudinot, est placée entre ledit plateau et le Bois de Sortlack, pendant que sa cavalerie avec les divisions de Grouchy et de Nansouty forment une réserve mobile capable d’intervenir sur l’ensemble de la ligne. D’autre part, il refuse de masser des forces autour du village de Heinrichsdorff car celui-ci se situe dans une plaine trop exposée. Présentant ainsi son flanc droit, il veut force Benningsen à le contourner pour présenter le sien dans lequel les forces de renforts lancées par l’Empereur devront frapper.

– Le 14 juin à 03h00 du matin, Benningsen passe immédiatement à l’action et s’en prend aux forces de Lannes et Mortier. Sauf que l’artillerie française, bien placée, contient les avances russes. Pendant ce temps, Oudinot contient bien les Russes dans le bois de Sortlack épaulé par les Cavaliers de Grouchy.
Pensant que Lannes n’obtiendra pas de renfort rapidement, Benningsen décide alors de le tourner par Heinrichsdorff. Les combats pour le contrôle de la zone en amont de ce village sont très violents et les Cosaques de Platov réussissent même à s’emparer de Schwonau. Il faut alors que les Dragons et les Grenadiers de Nansouty et de Grouchy donnent la charge pour en chasser les Cosaques.
Après douze heures de combat, Lannes dit alors à son aide-de camp Saint-Mars : « Crève ton cheval, Saint-Mars, dit-il à son aide de camp, pour rapporter à l’Empereur que c’est l’armée russe tout entière que nous avons sur les bras ».

– Vers trois heures, l’Empereur arrive devant Friedland avec Ney, Victor et Bessières qui commande à la Garde, alors que Benningsen a concentré ses forces autour de Friedland. L’Empereur remodèle alors le dispositif français en ordonnant à Mortier d’occuper Heinrichsdorf pour former un centre français, pendant que Lannes forme tout le flanc gauche et Ney la droite près de Posthenen.
C’est alors que Benningsen s’obstine à cogner sur la gauche française (Lannes et Mortier), négligeant complètement son aile sud (Platov et Bagration, qui se trouve complètement exposée).
Napoléon donne alors comme ordre à Ney : « Voilà votre but, marchez sans regarder autour de vous, pénétrez dans cette masse épaisse quoi qu’il puisse vous en coûter, entrez dans Friedland, prenez les ponts et ne vous inquiétez pas de ce qui pourra se passer à droite, à gauche ou à l’arrière. L’armée et moi sommes là pour y veiller. »

Alexandre Antoine Hureau de Sénarmont

– Ney, qui peut voir le clocher de Friedland marche immédiatement sur la droite des Russes mais ceux-ci l’ont aperçu. Bagration met immédiatement sa  bonne artillerie en batterie. Celle-ci tire par-dessus le cours de l’Alle et fauche de nombreux soldats français. L’Empereur réagit promptement en dépêchant le commandant de son artillerie, Alexandre Hureau de Sénarmont. Celui-ci place alors ses canons une première fois à bonne distance mais ne cause que très peu de pertes à l’ennemi. Sénarmont décide, contre l’opposition de plusieurs généraux, d’avance 36 pièces à… quatre-cent mètres des Russes. Cette manœuvre effectuée, Benningsen envoie immédiatement sa cavalerie sur les bouches à feu françaises qui tirent à deux-cent mètres, créant de véritables tranchées dans les rangs des Russes. Ceux-ci reculent hâtivement jusqu’à Friedland. Benningsen expédie alors la Garde Impériale contre Ney sans aucune autre forme de procès mais l’assaut est brisé net par la Division Dupont.

– Sur la gauche française, Gortchakov et Dokhtourov, pressés par Lannes et Mortier, reculent vers Friedland pour franchir l’Alle, sauf que lorsque leurs troupes arrivent sur la rivière Bennigsen a déjà fait sauter les ponts pour couvrir sa retraite. Les soldats du Tsar se jettent dans l’Alle sous les tirs des fusils français. La moitié aurait (?) péri.
Benningsen n’a d’autre choix que de retraiter en désordre vers le Niémen. Quelques jours plus tard, Murat fait son entrée dans Tilsit.

Michel Ney

– Et Friedland valut bien Austerlitz puisque seulement 1 645 soldas de la Grande Armée furent tués et 8 995 blessés, contre 12 000 tués et 10 000 prisonniers côté russe. Enfin, 70 drapeaux de régiments de l’Armée du Tsar furent récupérés par les Français.

(1) : Titre cosaque (lui-même dérivé du turc) désignant l’équivalent d’un général.

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31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

Cette bataille de la Guerre d’indépendance espagnole voit 51 000 hommes rassemblés par le Général Juan Carlos Aréizaga affronter les 35 000 Français, Allemands et Polonais du Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult. La bataille d’est déroulée en Castille, non loin des rives du Tage. – Sout dispose de près de 24 000 Fantassins…

19 novembre 2016

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Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

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13 septembre 2013
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Histoire & Culture

20 novembre 1962 : Disparition du Capitaine de Vaisseau Philippe Kieffer

by adminfhesp 8 septembre 2013

Né en 1899 à Haïti, étudiant à HEC, il débute sa carrière non pas dans l’armée mais dans la banque. En 1939, il s’engage comme officier de réserve de la Marine Nationale et participe à l’évacuation de Dunkerque au sein de l’équipage du cuirassé Courbet.

Lors de la défaite de 1940, il rejoint la Grande-Bretagne. Désireux de former des unités de combat, il réussit à obtenir du Commandement Britannique, l’autorisation de former des volontaires français aux techniques commandos.
A l’issue d’un entraînement extrêmement dur dispensé par les Royal Marines dans les landes écossaises d’Achnacarry, le 1er Bataillon du Fusiliers Marins (N°4 Commando) est formé avec 177 français (dont de nombreux bretons). L’unité fait partie de la 1st Special Service Brigade que commande l’une des figures légendaires des Royal Marines, Lord John Lovat. Le Général de Gaulle lui reprochera d’ailleurs longtemps de s’être subordonné aux Britanniques.

Le 6 juin 1944, Philippe Kieffer débarque avec ses hommes sur la place de Sword Beach… avant les Britanniques. Kieffer est blessé par deux fois lors de l’assaut de Ouistreham mais refuse d’être évacué.
Pendant la bataille de Normandie, le 1er BFM est chargé de missions de nettoyage dans la région des Bois de Bavent. En août 1944, le N°4 Commando
D’octobre à décembre 1944, Kieffer mène encore ses Commandos à l’assaut de Flessingue et de l’Île hollandaise de Walcheren.

Après la Seconde Guerre mondiale, il quitte l’armée pour se lancer dans une brève carrière politique (Conseiller Général d’Isigny-s/-Mer et Conseiller Municipal de Grandcamp-les-Bains) avant de s’installer à Cormeilles-en-Parisis où une rue porte encore son nom.

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Chroniques du Jour-J : Sword Beach

Chroniques du Jour-J : Sword Beach

Le débarquement de la 3rd British Infantry Division à l’extrémité est de Sword Beach, entre Saint-Aubin-sur-Mer et l’Orne, reçoit le soutien de grosses pièces. Les cuirassés HMS « Ramilies » et « Warspite » et le cuirassé léger « Roberts » sont assistés de quatre croiseurs, dont le navire polonais…

6 juin 2015

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Brève chronique du 6 juin 1944 - 2

Brève chronique du 6 juin 1944 – 2

07h30  – En raison d’une heure de décalage de la marrée montante par rapport au secteur américain, les forces Britanniques des XXXth Corps (secteur Gold Beach) et Ist Corps (secteurs Juno et Sword Beaches) débarquent sur leurs plages. – Gold Beach : (Secteur compris entre Arromanches et Le Hamel), débarquement…

6 juin 2013

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Chroniques du Jour-J : Abbé René de Naurois

Chroniques du Jour-J : Abbé René de Naurois

Avec les commémorations du Jour-J, le Commando Kieffer est à l’honneur dans les médias. Au lieu d’être répétitif, j’ai décidé de vous présenter l’une de ses figures les plus attachantes mais qui reste quelque peu dans l’ombre du « Pacha » ; René de Naurois, l’aumônier des bérets verts français. René Jacobe de…

2 juin 2014

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8 septembre 2013
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Histoire & Culture

Vins pour Noël : les Banyuls

by adminfhesp 6 septembre 2013

Issu d’une terroir prestigieux, l’AOC Banyuls – et Banyuls Grand Cru – reconnue en 1936, s’étend sur 1 150-1 560 hectares ce qui limite la production à environ 25 000 – 28 000 hectolitres par an.
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Le vignoble de Banyuls existe depuis
1285 lorsque des chevaliers Templiers décident de planter des vignes dans la région. Mais c’est Arnau de Vilanova alors membre éminent de l’Université de Montpellier qui crée et définit la recette de production du Banyuls. Aujourd’hui, le vignoble de Banyuls couvre les communes de Banyuls, Port-Vendres et Cerbères (Pyrénées-Orientales).

– Le vignoble de Banyuls produit en majorité des vins rouges doux naturels (VDN) mais aussi quelques vins blancs. Les sols utilisés sont exclusivement des schistes primaires et profitent du climat méditerranéen qui permet au raisin d’acquérir une très belle maturation.

On peut distinguer trois Banyuls : le traditionnel, le « rimage » (vin élaboré sur un millésime, sans oxydation, avec mise en bouteille rapide pour préserver les arômes du fruit et élevage pendant douze mois) ainsi que le Grand Cru (élevé pendant trente mois). Vin de très bonne garde, on peut les conserver pendant plusieurs dizaines d’années.

 

– LES ROUGES

Les rouges sont issus d’un assemblage Grenache noir (50% au minimum en moyenne mais 75% pour les Grands Crus), Grenache gris, Grenache blanc (assez rare), Carignan, Syrah, Macabeu, Malvoisie et Muscat.
D’une robe faite d’un rouge rubis profond, le Banyuls rouge offre une palette allant du rouge tuilé au brun acajou. Parfois, l’oxydation donne un vin une robe plus café à reflets verts (rancio).
image_2365658_full– Au nez, le Banyuls rouge révèle une palette très fruitée mêlant le raisin mûr, la cerise, la mûre et les fruits rouges. Selon l’intensité de l’oxydation, on peut aussi déceler du fruit cuit, du café, du cuir et de la noix.

– En bouche, les Banyuls se distinguent selon les types : les rimages offrent de l’ardeur durant leur jeune âge, tout comme des accents charnus, du tanin et une dose alcoolisée. Avec l’âge, ils offrent une fraîcheur en bouche plus importante.
Après élevage les Banyuls traditionnels et Grands Crus s’ouvrent sur le pruneau, la figue, les notes d’eau-de-vie, le café torréfié, le cacao et le tabac. Le vin se montre particulièrement structuré avec un bel équilibre tanins-alcools.

Le Banyuls rouge peut accompagner tout un repas : apéritif, escalope de foie gras (au naturel, canard aux figues), canard à l’orange, canard rôti, foie gras, rôti de porc au Banyuls, fromages (bleu de Bresse, bleu des Causses, feuilleté au Roquefort, Roquefort, Fourme d’Ambert), mousse au chocolat, gâteau au chocolat (tarte, fondant, marquise, bavarois, charlotte, bûche de Noël), desserts au café (millefeuille, moka, mousse), bavarois et charlottes au fraises. On peut aussi le déguster au moment du digestif et sur un cigare.

bt18– LES BLANCS

– Les Banyuls blancs sont issus du Grenache noir, du Grenache gris, du Macabeu et du Tourbat.
Leur robe est d’or avec des reflets oranges et ambrés. Ils expriment des arômes de fruits blancs mêlés à des notes torréfiées et de terre brûlée. En bouche, ils se montrent frais, fruités, vifs mais équilibrés.

– On les déguste volontiers sur des fromages (Bleu des Causses, Roquefort, Rocamadour, Sainte-Maure de Touraine, Picodon), des salades de fruits frais, des tartes aux fruits blancs, des tartes aux fruits blancs et des gâteaux au noix.

Recommandations personnelles :
– Domaine Terre des Templiers
– Domaine de la Casa Blanca (Vigneron Indépendant)
– Domaine Pietri-Geraud (VI)

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Sources :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du vin
– Le Figaro vin : http://www.avis-fin.lefigaro.fr
– http://www.platsntvins.com

 

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Vins du Rhône - Rasteau

Vins du Rhône – Rasteau

On connaît beaucoup les vins du Rhône pour leurs bons et grands rouges, ainsi que pour le Muscat de Beaumes-de-Venise mais on connaît bien moins les vins doux produits non loin d’Avignon. Or, si les Rasteau n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Roussillon, Banyuls et Maury, ils n’en valent…

28 février 2014

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Vins d'été : les Collioure blancs et rosés

Vins d’été : les Collioure blancs et rosés

Petite appellation quelque peu méconnue, Collioure n’en produit pas moins d’agréables vins qui feront la joie des amateurs de découvertes intéressantes. Situées sis le vignoble de Banyuls, les vignes produisant l’appellation Collioure s’étendent sur quatre communes pour environ 619 hectares ; Banyuls-sur-Mer, Cerbère, Collioure et Port-Vendres. A savoir que les…

20 août 2013

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Les Côtes du Roussillon

Les Côtes du Roussillon

Après les Banyuls et les Maury, je vous propose de partir à la découverte des autres vins du Roussillon, moins connus mais tout aussi intéressant et appréciables. Situé entre le massif des Corbières et la frontière espagnole, au pied du Mont Canigou (Pyrénées Orientales), le vignoble des Côtes du Roussillon…

16 janvier 2014

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6 septembre 2013
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Histoire & Culture

29 novembre 1516 : Paix perpétuelle de Fribourg

by adminfhesp 5 septembre 2013

Un peu plus d’une année après sa victoire à Marignan sur les troupes des Canons de Schwyz, Uri, Unterwald et Glaris, François Ier signe avec les représentants de la Confédération Helvétique un traité de neutralité. François Ier avait déjà tenté de négocier en 1515 mais seuls les Cantons de Berne, Soleure et Fribourg avaient accepté, les quatre autres préférant combattre aux côtés des Milanais.

Ainsi, François Ier rétribue les Cantons contre l’assurance des Cantons de ne pas entrer en guerre contre la France et le droit du Roi de France de recruter en Suisse. François Ier reconnaît aussi le rattachement du Tessin, Canton italophone, à la Confédération.

La Paix Perpétuelle de Fribourg sera rompue en 1798, lors des Guerres de la Révolution.

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Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

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« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

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24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

24 février 1525 : Bataille de Pavie, le roi de France fait prisonnier

Contre les conseils de ses vieux Maréchaux Jacques II de Chabannes de la Palisse et Louis III de la Trémoille, François Ier décide de reconquérir le Milanais après le premier échec de Charles Quint en Provence (1523). Après s’être emparé de Milan en octobre 1524, l’Armée du Roi de France…

24 février 2016

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5 septembre 2013
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