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Histoire & Culture

Histoire & Culture

[Chant historique] « Te souviens-tu disait un capitaine », nostalgie de l’épopée Napoléonienne

by adminfhesp 1 septembre 2015

En ce 2 décembre, date du sacre de l’Empereur et de la bataille d’Austerlitz, nous faisons mémoire de l’épopée Napoléonienne à travers un chant composé par Emile Debraux en 1817. A travers ces paroles échangées entre un capitaine de la Grande armée et un soldat, on retrouve les campagnes de Napoléon Bonaparte et l’ardeur patriotique qui s’en dégageait. Avec nostalgie, le chant égrène les expéditions de l’Empereur. Le  second couplet fait allusion à la campagne d’Egypte (1798-1801), pays évoqué comme « berceau du monde », pays des « pyramides ». Le troisième couplet se réfère à la fameuse campagne d’Italie (1799-1800) menée contre les autrichiens et à la campagne d’Espagne (1808-1814) où malgré l’insurrection de Madrid (1808), l’armée française triompha. La bataille de quatre jours aux « champs de l’Allemagne » se réfère à la bataille de Leipzig (1813). Cette bataille des Nations marqua un tournant pour l’Empire qui avec l’échec de la campagne Russe (1812) au cœur des « plaines glacées » scelle la fin d’une fin de cette glorieuse conquête française.

1.Te souviens-tu, disait un capitaine
Au vétéran qui mendiait son pain,
Te souviens-tu qu’autrefois dans la plaine,
Tu détournas un sabre de mon sein ?
Sous les drapeaux d’une mère chérie,
Tous deux jadis nous avons combattu ;
Je m’en souviens, car je te dois la vie :
Mais, toi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ?

2.Te souviens-tu de ces jours trop rapides,
Où le Français acquit tant de renom !
Te souviens-tu que sur les pyramides,
Chacun de nous osa graver son nom ?
Malgré les vents, malgré la terre et l’onde,
On vit flotter, après l’avoir vaincu,
Notre étendard sur le berceau du monde :
Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ?

3. Te souviens-tu que les preux d’Italie
Ont vainement combattu contre nous ?
Te souviens-tu que les preux d’Ibérie
Devant nos chefs ont plié les genoux ?
Te souviens-tu qu’aux champs de l’Allemagne
Nos bataillons, arrivant impromptu,
En quatre jours ont fait une campagne :
Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ?

4.Te souviens-tu de ces plaines glacées
Où le Français, abordant en vainqueur,
Vit sur son front les neiges amassées
Glacer son corps sans refroidir son cœur ?
Souvent alors, au milieu des alarmes,
Nos pleurs coulaient, mais notre œil abattu
Brillait encore lorsqu’on volait aux armes
Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu?

5. Te souviens- tu qu’un jour notre patrie
Vivante encore descendit au cercueil,
Et que l’on vit, dans Lutèce flétrie,
Des étrangers marcher avec orgueil ?
Grave en ton cœur ce jour pour le maudire,
Et quand Bellone enfin aura paru,
Qu’un chef jamais n’ait besoin de te dire :
Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ?

6. Te souviens-tu ?… Mais ici ma voix tremble,
Car je n’ai plus de noble souvenir ;
Viens-t’en, l’ami, nous pleurerons ensemble,
En attendant un meilleur avenir.
Mais si la mort, planant sur ma chaumière,
Me rappelait au repos qui m’est dû,
Tu fermeras doucement ma paupière,
En me disant Soldat, t’en souviens-tu ?

1 septembre 2015
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Histoire & Culture

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

by adminfhesp 27 août 2015

m502004_74de269_pFils de Charles de La Porte Premier du Nom, avocat au Parlement et de Claude de Champais, Charles de La Porte futur Marquis de La Meilleraye et Duc de Rethel voit le jour à Paris en 1602. Sa famille est originaire de la Gâtine (le pays de Parthenay, aujourd’hui dans les Deux-Sèvres) mais est cousine avec les du Plessis de Richelieu. Ainsi, Charles de La Porte a pour cousin le Grand Cardinal Ministre.

– On ne sait pas grand-chose de ses vingt premières années de jeunesse hormis qu’il est orphelin très tôt et est recueilli par son oncle Amador de La Porte qui veille à son éducation et son instruction. Il embrasse la carrière des armes au service de Louis XIII. En 1628, il commande un régiment au siège de la Rochelle qui tient le secteur sis le Fort de la Fond soumis régulièrement aux sorties des Huguenots. Si l’on en croit les mémoires du Maréchal de Bassompierre, Charles de La Meilleraye n’hésite pas à s’exposer en première ligne. Il affronte en combat singulier un certain La Cottencière-Bessay. Mais le duel au mousquet tourne à l’avantage du second qui tue le cheval de La Meilleraye qui s’abat sous son maître. Seulement, La Cottencière se porte au secours de son adversaire. Le combat cesse sans tué mais La Meilleraye est menacé de dégradation pour s’être battu en duel (interdit par ordonnance royale en 1626) mais il doit son maintien en commandement au Cardinal de Richelieu.

– En 1629, Charles de La Meilleraye commande toujours un Régiment et se distingue lors de l’attaque du Pas-de-Suse contre le Duc de Savoie et lors du combat de Carignan. En 1630, il épouse Marie Coëffier de Ruzé d’Effiat, sœur du Maréchal Antoine de Ruzé d’Effiat, le père du fameux Marquis de Cinq-Mars. De cette union naîtra un fils, Charles-Armand mais Marie de Ruzé décèdera brusquement en 1633 à l’âge de vingt-ans seulement.

– En 1630-31, La Meilleraye est fait Gouverneur de la Rochelle, du Pays d’Aunis, de Brouage et des Îles Adjacentes. Seulement, trop occupé aux affaires du Royaume, il délègue ce Gouvernement à son oncle Amador, alors Grand Prieur de l’Ordre de Malte, qui se montre un bon administrateur aux dires de Gédéon Tallemant des Réaux, d’habitude peu avare de portraits au ton acerbe.
En 1632, Charles de La Meilleraye est fait Lieutenant-Général du Roi en Bretagne et Gouverneur de Nantes et du Pays Nantais. La même année, Louis XIII lui octroie le Collier du Saint-Esprit.

– En 1634, Louis XIII déclare la Guerre au Duc Charles de Lorraine et décide d’envahir ses États pour s’assurer une « porte » aux frontières est du Royaume. Charles de La Meilleraye rejoint donc le Souverain et se distingue au siège de La Mothe où il commande l’Artillerie, arme qui va très vite faire sa réputation et lui octroyer le surnom de « Preneur des villes ».
La même année, Charles de La Meilleraye succède à son beau-frère Antoine de Ruzé d’Effiat à la charge de Grand Maître de l’Artillerie de France.
Véritable expert de l’utilisation de l’artillerie, La Meilleraye contribue alors aux succès d’Avein contre Thomas de Savoie, Tillemont, Diest et Arschot. Il est toutefois moins chanceux à Louvain car l’Armée Royale est forcée de lever  le siège.

– En 1639, La Meilleraye commande l’Artillerie de l’Armée des Flandres du Maréchal François de Châtillon. Il connaît son plus grand succès au siège de Hesdin qui se rend le 30 mai. Le Grand Maître de l’Artillerie est alors fait Maréchal de France par Louis XIII qui lui dit : « Je n’ai jamais fait un maréchal de meilleur cœur que vous. » Le 2 août 1639, le Maréchal nouvellement promu défait les troupes du Marquis de Fuentès (le futur vaincu de Rocroi) et fait capitule le château de Ruminghen qu’il détruit.
En 1640, alors que les Maréchaux de Châtillon et de Chaunes font le siège d’Arras, les Espagnols marchent alors sur la ville pour la dégager. La Meilleraye appuie alors le Du cde Chaunes et le Marquis de Fuentès est repoussé une nouvelle fois. Le 9 août, Arras tombe.
– En 1641, La Meilleraye fait capituler la ville d’Aire le 26 juillet mais il doit s’en retirer devant l’arrivée des Espagnols du Cardinal-Infant Ferdinand d’Autriche mais il connaît ensuite le succès en s’emparant de La Bassée, Lens et Bapaume. Il ravage ensuite les faubourgs de Lille. La même année, il achète la baronnie de Parthenay.
Envoyé dans le Roussillon en 1642, La Meilleraye participe avec succès au siège de Perpignan que commande le Maréchal Henri de Schomberg.

– Après la mort de ses deux protecteurs Richelieu et Louis XIII, Charles de La Meilleraye obtient néanmoins le commandement des Gardes et la charge de Gouverneur de Bretagne où il se montre bon administrateur. Mais il ne reste pas longtemps à Nantes puisque la guerre reprend contre l’Espagne. Le Maréchal fait tomber Gravelines. Notons qu’une altercation a lieu entre lui et le Maréchal Jean de Gassion pour déterminer qui était à même d’entrer le premier dans la citadelle. On trancha au profit du premier. Dans la foulée, La Meilleraye contribue à faire tomber Courtrai et Mardick.
Il revient à Nantes en 1646 et reprend brièvement ses tâches administratives avant d’être envoyé en Italie aux côtés du Maréchal du Plessis-Praslin. Il s’empare de Piombino et de Porto Longone.

– Durant la Fronde, il reste fidèle à la Couronne mais Anne d’Autriche et Mazarin lui attribuent la charge de Surintendant des Finances en remplacement de Claude de Mesme Comte d’Avaux, intègre mais alors proche du Parlement de Paris. Le soldat La Meilleraye n’a d’autre choix que de taxer davantage lui aussi et quitte son poste en 1649 au profit du très détesté Michel Particelli d’Emery. Toutefois, Mazarin le rappelle pour rétablir l’ordre dans Paris garni de barricades et La Meilleraye réussit à éviter un trop grand bain de sang. Mazarin et Anne d’Autriche le délègue alors avec Michel Le Tellier pour signer la Paix de Rueil en 1649.

– Après la Fronde, Charles de La Meilleraye conserve ses fonctions de Grand Maître de l’Artillerie. Il en profite pour fonder sa propre Compagnie de Navigation et envisage même de coloniser Madagascar (appelée alors « la Grande Île ») afin de donner à la France une assise dans l’Océan Indien pour le commerce avec les Indes. Entretemps, Louis XIV a élevé les terres de La Meilleraye en Duché et Pairie.

– Ce grand soldat s’éteint le 8 février 1664 à Paris. Il sera inhumé d’abord à l’église des Jésuites et la Rue Saint-Antoine avant que sa dépouille ne soit transférée à la collégiale Sainte-Croix de Parthenay.
Il portait aussi les titres de Baron de Parthenay et de Saint-Maixent, Comte de Secondigny, Seigneur du Boisliet, de la Lunardière, de La Jobelinière et de Villeneuve.
Richelieu qui l’appréciait particulièrement a dit de lui : « il est l’un des hommes du plus grand mérite, de la plus constante faveur et le plus comblé de son temps ». Son fils Charles-Armand a épousé l’une des nièces de Mazarin, Hortense Mancini.

Sources :
– PETITFILS Jean-Christian : Louis XIII, Perrin
– http://www.infobretagne.com

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Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

30 octobre 1685 : Mort de Michel Le Tellier

30 octobre 1685 : Mort de Michel Le Tellier

Dans l’Oraison funèbre qu’il prononça aux obsèques de ce Secrétaire d’État à la Guerre, Bossuet dit de lui que « la sagesse, après l’avoir gouverné dès son enfance, l’ait porté aux plus grands honneurs et au comble des félicités humaines » . Ajoutant ensuite : «  Il a connu la sagesse que le monde…

30 octobre 2013

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L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

Dans « Non classé »

27 août 2015
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Histoire & Culture

Maréchal Louis Gabriel Suchet, Duc d’Albuféra et pacificateur de l’Aragon

by adminfhesp 24 août 2015

Né le 2 mars 1770 à Lyon, d’abord officier dans la Garde Nationale, il s’illustre lors des campagnes d’Italie sous les commandements de Brune, Masséna et Joubert (Loano, Cerea, Neumarck, Gênes et Marengo).

– En 1804, il commande  la Division de Boulogne, avant de prendre la tête de la 3e Division du 5e Corps de Jean Lannes, avec laquelle il se distingue à Ulm, Hollabrunn et Austerlitz.
Toujours lieutenant de Lannes, il sert aussi à Saalfeld et Pultusk en 1807.

– A partir de 1808, Louis Gabriel Suchet sert en Espagne à la tête de l’Armée d’Aragon (qu’il réorganise d’une main ferme). Il contribue au succès de Lannes lors du siège de Saragosse (1808) et y remporte plusieurs victoires, passées quelque peu dans l’oubli : Maria, Belchite, Alventosa, Tortosa, Oropesa, Puebla de Buenagasil, Sagonte, Peñíscola, Dénia et Valence (1809-1812).

– Gouverneur Militaire de l’Aragon et placé à la tête du 3e Corps, Suchet dispose de pouvoirs autant militaires que politiques et économiques. Comme l’explique le Colonel J-L. Reynaud, afin de contrer la guérilla qui sévit dans les montagnes, il réorganise son 3e Corps qu’il dote d’une bonne logistique et emploie des colonnes mobiles interarmes (cavalerie-infanterie), légères et autonomes. Les opérations de pacification se caractérisent aussi par l’utilisation de zones, de points d’appui, de postes avancés et de sécurisation des axes logistiques. L’idée est de cloisonner la guérilla d’Aragon dans sa propre région d’action. Suchet comprend très vite, que son succès militaire sera composé de coups-de-mains, d’actions ponctuelles et limitées. Très novatrice pour l’époque, cette stratégie finit par porter ses fruits.
Son action est aussi politique et vise à ne pas s’aliéner la population locale. En imposant une sévère discipline à son Armée (les pillages sont proscrits) comme en se conciliant le clergé et les notables d’Aragon, Suchet réussit à pacifier la région et à y maintenir le calme jusqu’en 1813. Le 24 février 1812, Napoléon l’élève au Maréchalat et le fait Duc d’Albuféra.

En 1813, Suchet est toujours en Espagne mais doit affronter les Anglais et les Espagnols avec une armée réduite à moins de 10 000 hommes, ce qui ne l’empêche pas d’être vainqueur à Tarragone et à Molino del Rey, ce qui lui permet d’évacuer Valence dans des conditions convenables. Il réussit par conséquent, à contenir l’ennemi sur le flanc sud des Pyrénées, même si le Maréchal Soult lui reprochera d’être resté sur une position défensive au lieu de tenter de reprendre l’initiative. Napoléon le promeut aussi Colonel-Général de la Garde Impériale après la mort au combat du Maréchal Bessières.

– Il se rallie à Louis XVIII en 1814 et est nommé Pair de France… avant de reprendre le sabre lors des Cents Jours. Après avoir rassemblé une armée à Lyon (qui devient Armée des Alpes), il remporte ses dernières victoires face aux Piémontais et aux Autrichiens (Conflans). Il est l’un des derniers Maréchaux d’Empire à cesser le combat (Montuel, 11 juillet 1815). Dans la nuit du 11 au 12 juillet, il signe un accord avec les Autrichiens, préservant Lyon, ainsi qu’un important parc d’artillerie.

– Exclu de la Chambre des Pairs le 24 juillet 1815, il est pardonné en 1819 et recouvre son siège comme sa dignité. Il ne reprendra toutefois plus aucun commandement. Il s’éteint le 3 janvier 1826.

Louis Gabriel Suchet reste sans doute l’un des Maréchaux d’Empire les moins connus mais sa stature de tacticien, le savoir-faire de contre-guérilla qu’il a pu déployer en Aragon, ainsi que ses victoires peuvent lui octroyer une légitime renommée, à l’égale de celles de Davout et Lannes.
On le sait peu mais les techniques de contre-guérilla qu’il employa et développa en Espagne seront reprises par Bugeaud en Algérie dans les années 1840 (Bugeaud avait combattu en Espagne dans la Grande Armée), Gallieni à Madagascar, au Tonkin, par Lyautey au Maroc. Même les théoriciens contemporains de la contre-insurrection tels David Galula et l’australien David Kilcullen se sont appuyés sur l’action du Maréchal d’Empire.

Lire :
– REYNAUD Colonel Jean-Louis : Contre-guérilla en Espagne (1808-1814) – Suchet pacifie l’Aragon, Economica, Paris

 

 

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Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Il reste sans doute l’un des plus grands maréchaux de Napoléon. Malgré plusieurs insuccès en Espagne, il contribua aux plus grandes victoires de l’Empereur. Toutefois, ses inimitiés avec plusieurs autres Maréchaux tels Suchet et Ney, ainsi que ses revirements successifs lors de la Restauration sont aussi restés célèbres. Auguste-Frédéric Marmont disait de Soult…

26 novembre 2013

Dans « Non classé »

Maréchal Honoré Charles Reille

Maréchal Honoré Charles Reille

Honoré Charles Michel Joseph Reille voit le jour le 1er septembre 1775 à Antibes au sein d’une famille bourgeoise. Se sentant une vocation pour la carrière des armes, le jeune Reille entre à quatorze ans seulement comme volontaire au sein de la Garde Nationale d’Antibes. – En 1791, il intègre…

4 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

Dans « Non classé »

24 août 2015
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Histoire & Culture

Tribune libre : Le « Mécanisme Européen de Stabilité » (MES) et ses conséquences

by adminfhesp 23 août 2015

Retour sur le « Mécanisme Européen de Stabilité » (MES) et ses conséquences, adopté par le parlement français le 21 février 2012, avec fort peu d’échos dans nos médias.

Le but du MES est de faire appliquer aux États membres la discipline budgétaire contenue dans le Traité européen de stabilité signé le 30 janvier 2012. Autorité européenne, le MES est une organisation internationale, dont les membres ne sont pas élus.
Le but de cet organisme sera de prendre la suite du FESF (« Fonds européen de stabilité financière ») en finançant sous conditions (décidées par le MES) un État membre si sa situation menace la stabilité de la zone euro.

Le mécanisme d’action du MES permettra de lever des fonds auprès des États membres. Tout comme ses prédécesseurs, le MES ne prêtera pas son propre argent aux États en difficulté. Il se base sur un capital garanti par les États membres pour pouvoir emprunter sur les marchés. Le capital s’élève au total à 700 milliards d’euros, composé de fonds mobilisables (le « capital libéré ») dont 11% seront versés les 5 premières années, et d’un capital non libéré.

Le conseil des gouverneurs composant le MES pourra décider de modifier ces montants, selon son bon vouloir. Il pourra donc, d’un commun accord, augmenter le montant du capital.

Dans l’hypothèse où le MES se verrait dans l’incapacité potentielle d’honorer ses créanciers, ce MES pourra faire appel au capital non libéré : les États s’engageront alors « inconditionnellement et irrévocablement » à procéder au paiement dans les sept jours suivant l’appel. Avec les conséquences sociales qui s’en suivraient pour les États concernés, le cas échéant sur plusieurs générations (voir l’actuel exemple grec et sa spirale sans fin de plans d’austérité).
A noter par ailleurs le principe d’immunité tant du MES que de ses membres. Aucune responsabilité n’est attachée au pouvoir du MES et aucun acteur du MES n’est élu ni responsable devant les peuples européens. Aucune possibilité d’investigations ou d’intervention par les États sur les activités du MES n’est prévue.

La France s’est engagée auprès du MES à hauteur de 142,7 milliards d’euros, dont 16,3 milliards d’euros de capital à libérer dans les cinq ans suivant 2013. Si la décision d’augmenter le capital était prise par le MES, la France et les autres États membres devraient augmenter leurs transferts vers le MES dans les conditions évoquées plus hauts.

A noter également que certains candidats à l’élection présidentielle, qui se gargarisent nouvellement de la possibilité de référendum, et qui, de manière toute aussi nouvelle, mettent en avant leur « amour du peuple », opposent un « niet » catégorique à l’idée d’un référendum sur les implications dudit MES, au motif qu’il comprend 200 articles ; et révélant ainsi leur réel « amour » du dit peuple. Souvenons-nous à cet égard, qu’un traité établissant une constitution pour l’Europe, contenant plus de 400 articles, avait été soumis au peuple français par référendum en 2005. On sait de quelle manière l’expression souveraine ( ?) des français a par la suite été respectée.

« Démocratie », nous dit-on… ? Ou renouveau avec un ancien système de gouvernement, celui de l’asservissement par la dette ?
Et rappelons nous que ce système de servitude pour dettes a pu exister notamment dans la Grèce Antique, jusqu’à ce que Solon y mette fin.
Ainsi Aristote de citer Solon dans sa Constitution d’Athènes : « J’ai ramené à Athènes, dans leur patrie fondée par les dieux, bien des gens vendus plus ou moins justement (…), subissant une servitude indigne et tremblant devant l’humeur de leurs maîtres (despotes), je les ai rendus libres ».

L’exact contraire de ce que nous vivons.

(Notes : pour la première fois, les intérêts de la dette deviennent le premier poste budgétaire de la France en 2011. La charge des intérêts s’élèvera à 48,8 milliards d’euros, pour un endettement estimé à 87,4% du PIB. Autre record : celui du déficit commercial de la France, prévu à 73,8 milliards d’euros en 2012. Dans le détail, la dette représente sur 2011 la proportion de 85,5% du Produit intérieur. Source : INSEE, mars 2011. Sans changement vigoureux, la dette publique atteindra mécaniquement 110% du PIB en 2020 soit le niveau actuel de la dette de pays en crise comme l’Italie.)

Jo Saint-Antoine

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Aymeric Chauprade :

Aymeric Chauprade : « La France est à la croisée des chemins »

Voici la conclusion d’une tribune récente signée Aymeric Chauprade, éminent spécialiste de géopolitique et député européen, revenant sur le rôle de la France dans le monde d’aujourd’hui. « La France est à la croisée des chemins. Elle doit à la fois redevenir un acteur de l’équilibre multipolaire en s’émancipant des États-Unis,…

19 août 2014

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28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

Rappelons tout de suite un point important. Si l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand et de son épouse la Comtesse Sophie Sotek a été commandité par un groupe d’officiers serbes nationalistes nommé « La Main noire » (Crna Ruka) et commandés par le colonel Dragutin Dimitrijevic, JAMAIS le Gouvernement Serbe n’a souhaité déclaré la guerre à…

28 juillet 2014

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

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23 août 2015
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Histoire & Culture

6 janvier 754 : Rencontre entre Pépin le Bref et Etienne II

by adminfhesp 17 août 2015

– Fuyant la menace que les Lombards font peser sur Rome, le Pape Etienne II décide de se rendre en Gaule, Royaume franc dirigé par Pépin III dit Le Bref qui n’est pas sacré Roi mais a été élu par une Assemblée de nobles.

– Véritable maître de la Gaule depuis qu’il a  forcé le dernier Roi mérovingien Childéric III à se retirer dans un monastère, Pépin le Bref bénéficie du soutien de la Papauté ; le défunt pape Zacharie ayant approuvé son élection. En outre, Pépin s’est engagé depuis 744 avec le Concile de Soissons, à poursuivre l’œuvre de son frère Carloman (retiré comme moine bénédictin au Mont-Cassin) de réformer l’église franque (moralisation du clergé, création de la dîme, renforcement de la hiérarchisation…).

– Le 6 janvier 754, dans la forêt de Ponthion en Champagne, ce sont deux bons politiques qui se rencontrer. Étienne II qui ne peut guère compter sur la protection de Byzance a besoin d’un allié sûr et puissant. En contre-partie, Pépin a besoin de voir son pouvoir reconnu et légitimé. Avec déférence, Pépin accueille le Souverain Pontife par un geste empli de symbole : il descend de monture et tient la bride du cheval du Pape qui s’en trouve reconnaissant.
La bonne entente qui découle alors de la rencontre entre les deux hommes aboutira au Traité de Quierzy et au sacre du Pépin le Bref par le chef de l’Église d’Occident.

Lire :
– LEBECQ Stéphane : Les origines franques Ve – IXe siècles, Le Seuil, coll. Points, Paris
– RICHE Pierre ; Les Carolingiens, Hachette, Paris, 1997

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28 juillet 754 : Sacre de Pépin le Bref par Etienne II

28 juillet 754 : Sacre de Pépin le Bref par Etienne II

Cet épisode important du règne de Pépin le Bref est sans doute l’un des plus marquant pour l’avenir de la Monarchie Carolingienne comme pour l’alliance entre le Roi des Francs et le Pape dont les clauses ont été consignées dans le Traité de Quierzy. Le sacre a lieu à Saint-Denis en…

28 juillet 2016

Dans « Grands personnages politiques »

28 janvier 814 : Mort de Charlemagne

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– Charlemagne (Carolus Magnus), Roi des Francs et Roi des Romains (né entre 742 et 747), fils de Pépin le Bref et de Berthe au Grand-Pied, grand souverain réformateur, protecteur de l’Église et des Arts, Sacré Empereur par le Pape Léon III (Noël de l’An 800) a été à la…

28 janvier 2016

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

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Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

Dans « Non classé »

17 août 2015
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Histoire & Culture

22 février 1674, Mort de Jean Chapelain

by adminfhesp 17 août 2015

– Né le 4 décembre 1595,  fils d’un notaire, Jean Chapelain se fait d’abord connaître par la poésie. Il débute sa carrière en devenant le précepteur des enfants du Grand Prévôt de France, Sébastien Le Hardy Baron de la Trousse.

– En 1635, le Cardinal de Richelieu l’appelle à
l’Académie Française et le charge du plan du Dictionnaire, de la Grammaire et de la critique de la pièce de Corneille, Le Cid. Jean-Baptiste Colbert lui confiera la tâche de dresser la liste des écrivains et savants dignes de recevoir les récompenses de Louis XIV.

Nous lui devons particulièrement

– Le Gueux, ou la Vie de Guzman d’Alfarache (1620)
– Lettre ou discours de M. Chapelain à M. Favereau, portant son opinion sur le poème d’Adonis (1623)
– Les Sentimens de l’Académie française sur la tragi-comédie du Cid (1638), écrit avec Valentin Conrart.
– Ode pour la naissance de Mgr le Comte de Dunois (1646)
– La Pucelle, ou la France délivrée (1656). Il s’agit là d’un poème épique mal accueilli lors de sa publication.

 

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13 mars 1711 : disparition de Nicolas Boileau

13 mars 1711 : disparition de Nicolas Boileau

Né le 1er mars 1636, dit le « législateur de Parnasse », fils d’un notaire, il étudie d’abord la théologie et le droit avant de se tourner vers l’écriture et la critique littéraire. Admirateur des grands dramaturges du XVIIe siècle que sont Corneille et Racine, il n’hésite pas non plus à se…

13 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

22 octobre 1665 : Mort de César de Vendôme

22 octobre 1665 : Mort de César de Vendôme

Grand conspirateur de son temps, César de Vendôme était le fils naturel d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées. Sa vie peut se résumer en prises d’armes, conjurations, emprisonnements et cabales, ce qui aurait pu faire de lui le très bon méchant d’un roman de cape-et-d’épée. – Né en 1594 au…

22 octobre 2015

Dans « Non classé »

17 août 2015
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Histoire & Culture

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Jacques-Bénigne Bossuet

by adminfhesp 11 août 2015

On pourrait même dire que « Dieu pleure » quand Il voit la bêtise et l’aveuglement de certains de nos dirigeants…

Portrait de Bossuet par Hyacinthe Rigaud. Paris, Musée du Louvre.

La vraie citation est en fait la suivante :

« Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit. »

 On la trouve au livre IV de l’Histoire des variations des églises protestantes (oeuvres complètes, éd. Vivès, p. 145). »
*Merci à http://mauvpens.blogspot.fr/2015/01/la-vraie-phrase.html

11 août 2015
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 40 : Acte final, le franchissement de la Seine

by adminfhesp 9 août 2015

– Alors que s’engage la Bataille du Chaudron de Falaise, les Américains sont déjà sur la Seine. Dans la nuit du 18-19 août, le XVth US Corps de Haislip a déjà traversé la Seine à hauteur de Dreux, pendant que la 7th Armored Division (Lindsay Silvester)  XXth US Corps de Harris W. Walker est déjà en vue de Mantes et Fontainebleau et le XIIth Corps vient de libérer Orléans et Châteaudun pour s’approcher de Chartres. Venant constater l’avancée de ses éléments de pointe, Patton atterrit dans le secteur du XVth Corps et annonce plus tard à Bradley qu’il est « allé pissé dans la Seine ». Il fera d’ailleurs la même chose sur le Rhin sept mois plus tard…
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– Pendant ce temps, Montgomery ordonne à la Ist Canadian Army du General  Henry D.G. Crerar  de franchir la Seine en s’élançant depuis le secteur de Troarn – Bavent – Falaise. Alors que Patton et Eisenhower souhaitent foncer tout droit vers la Lorraine, Montgomery souhaite privilégier la libération de la Belgique et la prise rapide d’Anvers. Le désaccord entre Américains et Britanniques concernant les objectifs stratégiques est encore profond. Le Ist Army Corps (britannique) de John Crocker doit opérer une puissante poussée vers le nord (depuis le secteur compris entre Troarn et Ranville) pour franchir la Seine à l’ouest de Rouen, après avoir traversé le Pays d’Auge et passé la Dives et la Touques entre Deauville et Lisieux. Les Canadiens du IInd Corps de Simonds doivent effectuer un mouvement en crochet depuis lesecteur de Falaise, franchir le cours moyen de la Dives et de la Touques, puis remonter vers la Seine  à hauteur d’Elbeuf. Cette nouvelle opération est baptisée « Paddle» (rame d’aviron).

– Pour son attaque, Crocker dispose des 49th Infantry « West Riding » Division (Stuart Rawlins), 51st Highland Division  (Thomas Rennie), 7th Armoured Division et de la 6th Airborne Division (Maj.Gen. Richard Gale), 1st Special Service Brigade (Royal Marines) de Lord Lovat, ainsi que de deux unités étrangères : les Belges de la Brigade Piron (Major Jean-Baptiste Piron), une unité d’automitrailleuses britanniques (Humber et Staghound), ainsi que des Hollandais la Brigade « Princesse Irene » (Lt-Col. Ruyter van Stevenick).

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1 – OPÉRATION « PADDLE »

– Le 20 août, les valeureux parachutistes de la 6th Airborne Division de Gale, épaulés par les automitrailleuses de la Brigade Piron et la Brigade ‘Princesse Irene’ attaquent sur Dozulé et   en longeant la côte. Sur cette partie du front, l’avance se passe correctement,  la Brigade Piron libèrant Deauville le 23 août et arrivant aux portes de Honfleur le lendemain. Progressant en colonne à droite des Belges, les Paras de Gale libèrent Pont-Audemer.

– Mais les unités du LXXXVI. Armee-Korps de Hellmuth von Wissmann (711. et 346. ID, ainsi que des éléments de la 21. PzD) qui tiennent les villages et les haies du Pays d’Auge appuyés par des canons antichars de 75 mm et des pièces de FlaK de 88, retardent sérieusement l’avance des Alliés. Les pertes s’accumulent durant des escarmouches. Les unités blindées britanniques perdent 26 chars Sherman dans l’aff aire. Des éléments de la 7th Armoured  libèrent Livarot le 21 août. Parallèlement, la 51st Highland et la 7th Armoured combattent durement pendant deux jours pour libérer les ruines de Lisieux le soir du 23 août. Et il faudra encore une journée pour que les Highlanders anéantissent les tireurs isolés allemands qui s’y étaient réfugiés. Dans leur conquête du Pays d’Auge, les Britanniques reçoivent l’aide des FFI du Maquis Surcouf qui tient une partie du Pays d’Auge, à cheval sur le Calvados et l’Eure. Un officier de la 7th Armoured expliquera que les Maquisards normands ont grandement aidé le 11th Hussars, la très bonne unité de reconnaissance des Desert’s Rats, à localiser les forces allemandes.

Belges de la Brigade Piron à Honfleur

Belges de la Brigade Piron à Honfleur

– La 7th Armoured Division poursuit alors son avancée vers le nord et atteint la Seine le 28 août à Risle. Deux jours plus tard, les Britanniques entrent dans Rouen, en grande partie détruite et capturent plusieurs centaines de soldats allemands.

– Plus au sud, les trois divisions du IInd Canadian Corps de Simonds (2nd, 3rd et 4th Armoured) fonce à travers le Pays d’Auge pour s’emparer de Vimoutiers et d’Orbec. Les Canadiens doivent neutraliser une forte poche de résistance dans la Vallée de la Londe. Ils remontent ensuite vers Elbeuf mais c’est la 2nd US Armored Division « Hell on Wheels » (XIXth Army Corps de Corlett) qui libère la ville après de durs combats le 27 août, avant de laisser la place aux Canadiens.

Insigne de la Brigade Piron

Insigne de la Brigade Piron

2 – LES ALLEMANDS PASSENT LA SEINE

– Devançant la déferlante alliée, harcelées par les FFI normands et par les Hawker Typhoon, les forces des 7. Armee et 5. Panze-Armee qui ont pu s’extraire de la Poche de Falaise refluent vers la Seine. La prise de Mantes par le XXth US Corps de Patton et la progression rapide des Anglo-Canadiens menacent encore les forces de Model d’un encerclement.Seulement, les Allemands ont encore de la chance. En effet, alors qu’ils progressent vers la Seine les XIIth et XXXth Army Corps britanniques (Ritchie et Horrocks) emmêlent leurs lignes avec celles du XIXth US Corps de Corlett ce qui crée un important embouteillage qui profite immédiatement au Heeres-Gruppe B. Hausser et Eberbach (celui-ci ayant son QG à Rouen) organisent l’évacuation de leurs troupes restées sur la rive gauche de la Seine, après que Model eut ordonné au LXXXI. AK de Knutzen de ralentir les Alliés tant qu’il pouvait. Pour faciliter le franchissement de la Seine aux véhicules et blindés, les Allemands utilisent à plein régime le bac Caudebec-en-Caux. Sinon, ce sont les Pioniere qui se dévouent pour faciliter la traversée.

– Ainsi, le Panzer-Pionier-Battaillon 220 de la 21. PzD profite du brouillard pour dresser un pont flottant sur la Seine à Rouen. Mais les appareils britanniques surgissent dès que le beau temps revient et détruisent le pont. Toutefois, un grand nombre de soldats allemands a pu s’abriter dans les ruines de Rouen et continuer vers le nord. Même si chaque pont doit être (en théorie) attribué à telle ou telle division, la panique générée crée une certaine pagaille. Toutefois, le 25 août, Model a fait passer ses derniers 100 000 soldats derrière la Seine et les fait remonter vers le nord de la France et le Belgique. Par conséquent, lorsque les Anglo-Américains arrivent sur la rive gauche de la Seine, ils ne trouvent plus personnes et les ponts ennemis ont été détruits.

Scène dans Le Havre détruit en septembre 1944

Scène dans Le Havre détruit en septembre 1944

3 – OPÉRATION « ASTONIA »

– Fin août-début septembre, la Ist Canadian Army déclenche l’Opération Astonia afin de libérer la Seine-Maritime des dernières troupes allemandes. Le 1er septembre, la 2nd Canadian Infantry Division du Major-General Charles Foulkes prend sa revanche sur l’échec de l’Opération Jubilee deux ans auparavant en libérant Dieppe. Il reste alors Le Havre, tenu par plus de 7 300 soldats allemands, provenant de reliquats de diverses unités (Heer, Luftwaffe et Kriegsmarine) et commandés par Eberhard Wildermuth. Crerar confie l’assaut au Ist Corps de Crocker avec les 49th West Riding et 51th Highland Divisions, appuyés par les chars spéciaux « Funnies » (Farces et Attrapes) de la 79th Armoured Brigade du Major-General Sir Percy Hobart. La Royal Navy apporte son concours avec les HMS Warspite et Erebus.  Pendant trois jous, du 6 au 8 septembre, la RAF et les pièces des deux vaisseaux lourds bombardent La Havre. La Cité portuaire, fondée par François Ier et développée par le Cardinal de Richelieu n’est plus qu’un champ de ruines.

– Le 10 septembre, les fantassins britanniques, montés Bren Carriers et sur les Kangaroos du 1st Canadian Carrier Regiment s’élancent à l’assaut du Havre, appuyés par les Churchill Crocodiles (lance-flamme), Crab (équipé d’un fléau de déminage) et AVRE (armés d’un lance-roquette de 380 mm spécialement conçue pour détruire des abris). Le 11 septembre, la 49th West Riding perce le front ennemi au nord-est du Havre imitée par la 51st Highland. Après de durs combats qui voient la perte de 29 Crab et 6 AVRE neutralisés au canon antichar ou au lance-roquette, les Britanniques forcent la garnison allemande à capituler le 12 septembre.

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 34/ La Poche de Falaise (première partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 34/ La Poche de Falaise (première partie)

Avec l’échec de la contre-attaque de Mortain et la prise de Falaise, les forces allemandes du Heeres-Gruppe B se retrouvent très vite pris entre un marteau et une enclume à l’est du cours de la Vire. L’attaque complètement manquée sur Mortain n’a fait que retarder l’avance américaine. Or, en se…

12 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 38/ La Poche de Falaise (Cinquième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 38/ La Poche de Falaise (Cinquième partie)

6 – « STALINGRAD EN NORMANDIE » N’AURA PAS LIEU A – QUAND L’OCCASION MANQUÉE FAIT LE LARRON – Alors que le XVth US Corps de Haislip se prépare à s’emparer de Chambois malgré que des petites unités d’infanterie françaises en aient été chassées, Bradley ordonne à Patton de s’arrêter-là afin de reformer son…

19 août 2014

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Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Septième partie

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Septième partie

3 – FLANC SUD : L’AVANCE DU XVth ARMY CORPS – Le 5 septembre, le XVth US Army Corps du Lieutenant.General Wade H. Haislip avait atteint Commercy et la Meuse. Après avoir été rattachée à la Ist Army de Hodges pour les opérations de franchissement de la Seine, cette unité est…

19 octobre 2014

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9 août 2015
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Histoire & Culture

Dimanche de Bouvines

by adminfhesp 25 juillet 2015

En cette année 1214, le Roi de France Philippe II Auguste doit affronter une coalition germano-anglo-flamande menée par l’Empereur Othon IV, le Comte Ferrand de Flandres, Renaud de Dammartin, Thiébaud de Lorraine, Philippe de Courtenay-Namur, Henri de Brabant et l’Anglais Guillaume de Longue-Epée. Jean Sans Terre a alors débarqué dans le Poitou mais a été battu à la Roche-aux-Moines par Louis, fils du Roi de France. Son demi-frère le Comte de Salisbury était toutefois présent auprès des alliés Germaniques et Flamands.

Enluminure du XVe siècle

De son côté, le Roi de France peut compter sur l’appui de sa Chevalerie et des Milices communales et paroissiales champenoises, picardes, bourguignonnes et du Soissonnais en plus la gendarmerie bretonne. Plusieurs grands noms du Royaume sont là : Eudes III de Bourgogne, Enguerrand III de Coucy, Gautier de Nemours, Barthélémy de Roye, Gaucher III de Châtillon, Girard Scophe dit « la Truie », Adam III de Melun, Robert de Dreux, Guillaume de Ponthieu, Mathieu de Montmorency, Guillaume des Barres et Guillaume de Garlande.

Le Duc de Bourgogne commande à l’aile droite, Philippe Auguste au centre, quant à Dreux et Ponthieu ils tiennent la gauche.
S’ensuit alors, une violente mêlée où le Roy de France, targe et masse d’arme au poing, fait montre de vaillance mais se fait désarçonner. C’est alors que, voyant le tabard (1) fleur-de-lysée à terre, les hommes de l’Empereur et les flamands se précipitent dans l’espoir d’envoyer le Roy de France à son dernier jugement. Mais la Chevalerie française se rue au secours de son Souverain. Le Chambellan Pierre Tristan vient protéger Philippe des assauts ennemis.

Même si les Bourguignons connaissent des difficultés sur le Pont de Bouvines, le Centre et la Gauche des Français malmènent sans pitié les coalisés. Guillaume des Barres et son compère Girard La Truie manquent même de capturer l’Empereur Othon IV. Ledit empereur préférant alors abandonner son oriflamme marquée de l’Aigle pour trouver son salut dans la fuite, ses gens à sa suite.
Quant à Ferrand de Flandres, il est capturé par les milices françaises avant d’être enfermé dans une cage pour être littéralement exposé aux yeux des sujets de Philippe avant d’entamer une captivité de quinze années dans les murs du Louvre.

Pendant ce temps, Chevaliers et Miliciens d’Eudes de Bourgogne profitent de l’élan français pour accroître le carnage. Mathieu de Montmorency s’illustre particulièrement en ramenant à son Souverain douze bannières ennemies. En récompense, l’illustre vieille famille des Montmorency sera autorisée à arborer douze aigles d’azur de plus sur son blason.

Philippe Auguste écrira aux recteurs de l’Université de Paris : « Louez Dieu ! Car nous venons d’échapper au plus grave danger qui nous ait pu menacer ».

Bouvines reste incontestablement l’une des plus grandes victoires de la dynastie capétienne. Renforçant la légitimité de la Couronne, elle permit alors d’asseoir davantage le pouvoir du Roi.
Enfin, certains ecclésiastiques et même quelques théologiens avancèrent l’idée que si Philippe Auguste a gagné ce jour là, ce fut de par la volonté de Dieu qui souhaitait punir les anglo-germano-flamands d’avoir poussé le Roi de France à guerroyer un dimanche. Or, depuis le Concile de Charroux au XIe siècle, cela ne devait point se produire.

(1) : Sorte de long manteau sans manche frappé des armoiries de son détenteur.

Lire :
– DUBY Georges : Le Dimanche de Bouvines
– 
GALLAND Philippe : Philippe Auguste, le bâtisseur du Royaume, Belin

 

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Sept-cens ans de la mort de Philippe le Bel (29 novembre 1314)

Sept-cens ans de la mort de Philippe le Bel (29 novembre 1314)

Fils de Philippe III le Hardi et d’ Isabelle d’Aragon, petit-fils de Saint-Louis, Souverain de France et de Navarre de Jure uxoris, marié à Jehanne de Navarre (à laquelle il resta fidèle) il fut Sacré Roi à Reims le 6 janvier 1286 par l’Archevêque Pierre Barbet. – L’évêque de Pamiers…

29 novembre 2014

Dans « Non classé »

Amiral Jehan de Vienne, fondateur de la première marine de guerre française

Amiral Jehan de Vienne, fondateur de la première marine de guerre française

Jehan de Vienne (1321/1341 – 1396), fils d’un Seigneur de Franche-Comté, se fait connaître dès les début de la Guerre de Cent Ans en affrontant Édouard III à Calais. – Comprenant très vite que les navires devenaient des armes d’avenir, il fut le grand réformateur et réorganisateur de la Marine…

25 septembre 2016

Dans « Epoque médiévale »

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

Dans « Non classé »

25 juillet 2015
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 8/ Bataille de Cherbourg (suite)

by adminfhesp 23 juillet 2015

1 – L’ENTRÉE DANS CHERBOURG

– De leur côté, les défenseurs allemands ont tôt fait de prendre conscience de leur situation désespérée. Le service de transmission du VIIth Corps intercepte même un message  sans équivoque de von Schlieben : « communications entre bataillons mauvaises. Des obus au phosphore ont mis huit batteries hors de combat. Puissante attaque ennemie attendue pour demain… »
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– Pour appuyer l’assaut du 25 juin, Bradley a demandé le concours des forces navales américaines (Naval Western Task Force ) que commande l’Admiral Alan G. Kirk. Une nouvelle Task Force (CTF 129) scindée en deux groupes (confiés respectivement aux Rear-Admirals Morton L. Deyo et Carleton F. Bryant) est ainsi formée avec 3 cuirassés (USS Texas, Nevada et Arkansas), 4 croiseurs (USS Quincy et Tuscaloosa, HMS Glasgow et Enterprise)  et 11 destroyers. Celle-ci doit  canonner les positions allemandes dès le 24 mais Kirk refuse du fait qu’il ne disposait d’aucune information fiable concernant la disposition des forces terrestres américaines. Seulement, les batteries côtières allemandes installées sur le Cap de la Hague échangent des tirs avec les Américains et celle baptisée Hamburg réussit à endommager le Texas. Il faudra attendre que des éléments de la 9th Infantry Division nettoient définitivement ce secteur pour conjurer la menace.

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Admiral Alan G. Kirk

Admiral Alan G. Kirk

2 –  LA CHUTE DU FORT DE LA ROULE

– Le 25 juin donc, la 79th Infantry Division de Wyche s’apprête à relancer son effort contre le Fort de la Roule qui domine l’ensemble de la rade de Cherbourg depuis un promontoire.

– A 08h00, toute une escadrille de P-47 bombarde le Fort du Roule en piqué mais la plupart des appareils manquent leur cible et les quelques bombes larguées sur le Fort ne font qu’égratigner les murs, sans causer de dommages aux abris. Un premier assaut du 314th IR échoue en raison de la résistance des défenseurs du Fort particulièrement bien retranchés. Wyche octroie alors à Robinson le plein appui du 311th Field Artillery Bataillon dont les Howitzer de 105 mm canonnent le Fort en tirs tendus. Robinson fait placer des groupes de mitrailleurs contre chaque bunker afin d’appuyer l’assaut des fusiliers. Le déluge de feu et de fer empêche alors les défenseurs allemands de répliquer efficacement.

– C’est donc le 2/314thqui s’élance en premier, couvert par le 3/314th et les armes lourdes. Cependant, la progression des GI’s est lente. Il leur arpenter 800 m sous un violent tir de barrage, s’arrêter plusieurs moments pour laisser place au tir de couverture. L’avance se mesure parfois en plusieurs dizaines de mètres mais elle se poursuit. Arrivés au pied du Fort, les GI’s doivent faire sauter les lignes de fer barbelé à coups de torpilles Bengalore. C’est alors que le Corporal John D. Kelly de la E Company du 2ndBattalion s’élance sous un feu nourri avec un petit groupe vers le mur et place une charge de TNT à la base d’un point fortifié. Malheureusement, la charge entame seulement le mur de béton et Kelly doit redescendre la pente pour venir chercher d’autres charges de TNT. Avec un incroyable sang-froid, le courageux caporal remonte la pente et s’en va planter une autre forte charge d’explosifs. Cette fois-ci, l’explosion produit un large trou dans la structure. Bondissant comme un diable, Kelly lance plusieurs grenades dans le trou, forçant les défenseurs à se rendre. Pour son action, John D. Kelly fut recommandé pour la Congressional Medal of Honor mais la prestigieuse décoration lui fut décernée à titre posthume après sa mort en novembre 1944.

– A l’issue du succès du 2nd Battalion, Robinson ordonne au 3rd de nettoyer le flanc est du Fort de toute résistance ennemie. L’assaut se trouve cependant soumis à un violent tir de barrage d’un canon de 88 mm et de mitrailleuses. C’est alors que le 1st Lt. Carlos C. Ogden de la K Company, remplace le commandant de compagnie blessé et s’élance seul sur les pentes du fort armé de son fusil M1 Garand équipé d’un lance-grenade et de grenades à main. Bien que blessé durant sa course, Ogden continue de gravir la pente et détruit le canon de 88 mm avec une grenade à fusil, avant de lancer plusieurs grenades à mains dans la position, forçant ainsi les autres servants à se rendre. Ogden recevra la Congressionnal Medal of Honor le 2 avril 1945. Ces deux attaques permettent au 314th de capturer le fort, forçant les sections de défenseurs à se rendre une par une. A 22h00, le Fort de la Roule est aux mains des GI’s.

Fort de la Roule

Fort de la Roule

– Sur le flanc droit de la 79th Division, le 313th IR avance depuis Le Hameau Gringor vers les corps d’habitations au sud-est de Cherbourg. Le 2/313th envoie plusieurs patrouilles vers les abords de la cité portuaire qui capturent plusieurs défenseurs, mais aucune entrée en force n’est possible avant la chute du Fort du Roule. Du côté de la 9th Division, le 39th IR de Flint avance peu, les Allemands répliquant à l’aide de canons FlaK de 20 mm devant Octeville et le 2/313th doit passer sa journée à neutraliser les positions ennemies avec l’aide des M10 Wolverine du 801st TDB. Comme si cela ne suffisait pas, le 3/313th subit des tentatives d’infiltrations ennemies à l’extrémité du dispositif, en direction de Martinvast.

– Le 47th est plus chanceux en entrant dans les faubourgs de Cherbourg après que son 2nd Battalion ait définitivement neutralisé la position fortifiée d’Equeudreville. Il lui faut alors s’emparer de la localité après avoir dégagé les premières lignes de défense.  Pendant la matinée du 26 juin,  des M10 Wolverine, aidés par une escadrille de P-47, ouvrent le passage aux fantassins du régiment. A 10h45, les fantassins s’élancent derrière un barrage roulant de mortiers. Alors qu’ils disposent de bonnes positions défensives, les Allemands résistent peu et se rendent à 11h00. Peu de temps après, Le Hameau du Tot est pris sans grand dommage et les fantassins de la Old Reliables peuvent avancer rapidement vers Equeudreville avec l’aide des Wolverine et d’éléments du 15th Combat Engineer Battalion (Génie).

– Pour sa part, le 3rd Battalion capture la Redoute des Fourches avec un fort appui d’artillerie, provoquant la reddition de 1 100 Allemands.
48362510– Au nord, le 12th Infantry de Luckett démarre son assaut à 20h00 et avance dans les faubourgs en nettoyant les rues maison par maison. Les Allemands font alors donner des lance-roquettes Nebelwerfer qui causent au final assez peu de pertes chez les GI’s. Gênés par seulement quelques mines, le 3/12th franchit la voie de chemin de fer, avant de descendre la Rue Carnot et le Boulevard Maritime. La K Coy est alors prise sous les tirs de batteries de marine provenant du nord de la ville mais le 2/12th avance dans la Rue de la Bretonnière qui n’est pas défendu et parvient à la limite de l’objectif de la 4th Division. Toutefois, par effet de contraste, le 1/12th doit batailler durement contre des unités de la Heer et de la Kriegsmarine retranchées sur la côte à l’ouest de la Pointe des Grèves. A 23h23 exactement, une double concentration d’artillerie s’abat sur cette zone mais les assauts américains buttent encore sur les défenses ennemies. Luckett décide alors de placer le 1/12then position défensive pour empêcher toute tentative de sortie de ce côté mais les Allemands ne tenteront rien.

canon_14– Pendant ce temps, l’Admiral Hennecke organise la destruction des installations portuaires. Le Port des Flamands est bientôt la proie des flammes, suivi presqu’immédiatement des Chantiers Aériens Amcot, de la Gare Maritime et d’autres bâtiments. A 5h50, Barton achemine des Sherman du 70th TB contre les défenses des plages pour anéantir les nids de mitrailleuses et les batteries de canons. Cependant, la seule vue des chars de trente tonnes convainc 350 allemands se rendent. Les hommes du génie (4th Engineer Combat Battalion) de la 4thInfantry Division viennent alors prêter main-forte aux équipages de chars pour détruire les pièces d’artillerie.


[Suite]

 

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 8/ Début de la bataille de Cherbourg

Chroniques de la Bataille de Normandie – 8/ Début de la bataille de Cherbourg

Le 23 juin, le Generalmajor Karl-Wilhelm von Schlieben reçoit le commandement de l’ensemble des forces de la Festung-Cherbourg (« Forteresse » Cherbourg), jusque-là commandée par le Generalmajor Robert Sattler. Celui-ci a reçu du Führer l’ordre de « tenir Cherbourg jusqu’à la mort ». Avec cette nouvelle « stratégie  des Forteresses », Hitler veut fixer le plus…

23 juin 2014

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Chroniques du Jour-J : Plans de l'assaut amphibie

Chroniques du Jour-J : Plans de l’assaut amphibie

1 – CONFIGURATION GÉNÉRALE a) Géographie Tout d’abord, voyons la configuration du terrain. Américains, Canadiens, Britanniques et aussi Français vont débarquer sur plusieurs plages longues en tout de 4 à 6 km environ et réparties sur un peu plus de 50 km avec une brèche nette entre Omaha et Utah séparées…

4 juin 2014

Dans « Non classé »

Le Débarquement de Provence - Première partie

Le Débarquement de Provence – Première partie

Étonnamment, le déroulement de cette phase importante de la Libération du territoire français est bien moins connu et étudié que le débarquement de Normandie. Paradoxal, quand on sait que la participation des forces françaises a été importante. Les commémorations du soixante-dixième anniversaire de l’Opération « Anvil Dragoon » est bien sûr l’occasion…

13 août 2016

Dans « Histoire militaire française »

23 juillet 2015
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Histoire & Culture

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

by adminfhesp 22 juillet 2015

« Mais moi les dingues, j’les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’ Paris qu’on va l’retrouver éparpillé façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus… j’dynamite, j’ventile. »

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« Alors ? Y dort l’ gros con ? Bah ! Y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les Anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère. Au terminus des prétentieux. »

Fils d’un biologiste de l’Institut Pasteur, Bernard Blier voit le jour à Buenos Aires le 11 janvier 1916. De retour à Paris, il effectue ses études au Lycée Condorcet mais ne se révèle guère un brillant élève par manque d’enthousiasme. Il se tourne alors vers le théâtre et s’inscrit au Conservatoire. Il a alors la chance de croiser la route de Louis Jouvet. D’abord acteur de second plan au théâtre, il fait aussi quelques apparitions au cinéma, notamment dans « L’Hôtel du Nord ».

Prisonnier dans un Stalag durant la Seconde Guerre mondiale, il perd énormément de poids en moins d’un an, ce qui affecte sa santé. Bernard Blier est donc rapatrié en France par convoi sanitaire.
Dès 1941, il revient tout de même sur les planches et devant la caméra dans des seconds rôles.
Grâce à son physique de « Monsieur Tout-le-Monde » renforcé par un sens de la répartie, Bernard Blier va s’imposer dans des rôles de policiers et de gangsters maladroits. Il se fait surtout connaître aux yeux du public dans les années 1950 grâce à ses rôles aux côtés de monstres sacrés comme Jean Gabin ou d’étoiles montantes comme Lino Ventura. Mais c’est Georges Lautner qui lui donne la consécration avec les rôles quasi-mythiques de Raoul Volfoni et d’Eusebio Cafarelli. Les années 1960 sont pour lui les années de grands crus.

Il tourne moins durant les années 1970 et s’efface dans les années 1980 en raison d’une grave maladie. Il reçoit un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 1989. Il apparaît alors considérablement amaigri sur la scène.

Ce très grand acteur populaire, père de Bertrand Blier, s’éteint en toute discrétion le 29 mars 1989.

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9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

Né le 3 octobre 1922 à Barlin tout près de Valenciennes, fils d’un maréchal-ferrant, Jean Lefebvre veut se lancer dans le spectacle dans les années 1930 et débute des études au Conservatoire. Engagé dans les Spahis en 1940, il est fait prisonnier mais s’évade du camp avec une quarantaine d’autres…

9 juillet 2014

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20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

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1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

Incontestablement, il reste l’un des (grands) auteurs français dont le style et l’esthétisme n’ont d’égal que la controverse d’ordre politique dont il fait l’objet. Retour donc sur l’un de nos romanciers à la fois adulé et décrié. Né en 1894 à Courbevoie au sein d’une famille de petits commerçants, Louis-Ferdinand…

1 juillet 2013

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22 juillet 2015
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Histoire & Culture

Brève – 23 novembre 1808 : Victoire de Tudela (Espagne)

by adminfhesp 22 juillet 2015

Tudela se situe non loin de Saragosse. La victoire française est à mettre au compte du Maréchal Lannes, à la tête du IIIe Corps de la Grande Armée,  sur les Espagnols de Franciso Javier Castaños, vainqueur de Baylen.

– 4 000 Espagnols tombèrent contre 650 Français.

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30 novembre 1808 : Victoire du Col de Somosierra

30 novembre 1808 : Victoire du Col de Somosierra

Victoire des troupes impériales de la Grande Armée (Français et Polonais) sur les Espagnols du Général Benito de San Juan. – D’abord indécise étant donné que les Espagnols étaient bien retranchés et tenaient les Français sous leur feu, la bataille trouva une issue favorable au troupes impériales grâce à la…

30 novembre 2016

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18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

Cette bataille de la Guerre d’indépendance espagnole voit 51 000 hommes rassemblés par le Général Juan Carlos Aréizaga affronter les 35 000 Français, Allemands et Polonais du Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult. La bataille d’est déroulée en Castille, non loin des rives du Tage. – Sout dispose de près de 24 000 Fantassins…

19 novembre 2016

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28 mars 1809 : Victoire de Medellin

28 mars 1809 : Victoire de Medellin

Passée dans l’oubli, cette bataille a eu lieu au sud-est de la ville de Medellin (Estrémadure, non loin de Badajoz) sur la Guardiana, entre les 17 000 français et Allemands de la Confédération du Rhin du Général Claude-Victor Perrin dit Victor et 23 000 Espagnols du Général Gregorio Garcia de…

28 mars 2015

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22 juillet 2015
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Histoire & Culture

28 août 1944 : Libération de Nice

by adminfhesp 20 juillet 2015

Les combats pour la libération de la quatrième ville de France ont été brefs et ont fait assez peu de victimes. Les FFI locaux ayant – en partie – bénéficié de la retraite allemande ordonnée par Kesselring en direction des cols frontaliers (Authion, Tende, Vésubie et Turini).

– Depuis que les autorités allemandes se sont installées à Nice, la ville connaît une situation particulièrement difficile marquée par une importante ménurie alimentaire. Et la Gestapo dirigée localement par Nagel Engelfried mène une répression féroce contre la Résistance. Le 15 août, alors que les Américains viennent de débarquer dans le Var, la Gestapo fait exécuter une quinzaine de détenus dans la Maison d’arrêt de Nice.

libera12– Le 24 août, suite aux libérations rapides de Cannes, Antibes et Grasse, les FFI niçois (Front National, PCF, CGT et MLN) décident de passer à l’action, pendant que les Maquisards du secteur de Sospel commencent à harceler ponctuellement les troupes allemandes en transit.

– Le 24 août toujours, les mouvements de gauche déclenchet une grève générale qui touche les postes de TNL, la SNCF, les transports et le bâtiment (la CGT avait organisé la coupure des communications téléphoniques allemandes le 20). Le même jour, 1 croiseur lourd et 5 destroyers croisent en Baie des Anges pour pilonner le Mont-Alban et la Vallée du Var.

– Le 26 août, sur l’instigation de Pierre Bloch, les principaux chefs des FFI de Nice répondant aux noms de codes de « Cousin », « Ro », « Léon », « Albert Monestier », « Dartois » et un inspecteur de police se réunissent pour former un « Comité d’Action FFI ». Le lendemain, Pierre Giovannini dit « Souny » chef départemental des FFI réunit plusieurs autres responsables au Palais Stella, boulevard de Cessole. On y trouve « Armand » (Milices Patriotiques), « Jean Sans Peur » (FTP), « Ludovic » (MOI), « Thibaud » (CGT), « Georges » (PCF) et Pierre Durand. Tout le monde se trouve d’accord pour passer à l’insurrection armée sans attendre l’arrivée des parachutistes américains qui sont avancent depuis le scteur de Grasse, Vence et Gattières. Peu de temps après, une proclamation appelant les niçois au soulèvement est distribuée et placardée dans la ville.
En face, les Allemands tiennent la ville avec l’Infanterie-Regiment 239 de l’Oberstleutnant* Niedlich (148. Infanterie-Division), ainsi que par des unités administratives et d’intendance, le tout placé sous la direction du Général Nickelmann (Kommandantur).

– Le 27 août, le 509th Parachute Infantry Regiment et le 551st Parachute Infantry Battalion de la 1st Special Airborne Task Force de Robert T. Frederick avancent vers Nice guidés par les FFI locaux et s’emparent sans grande difficulté de Levens, de La Roquette, du Paillon qui les places au contact des faubourgs de Nice.

– Le 28 août à 06h00, les FFI, Groupes Francs et FTP  – soit une bonne centaine d’hommes en tout – déclenchent le soulèvement armé dans Nice, dressant des barrages de sacs de sables à plusieurs carrefours. D’autres groupes s’emparent des lieux stratégiques, le Lycée Pasteur, le Lycée de Garçons, la Gare de Provence, l’Hôtel de Ville, la Préfecture, la Poste Thiers, le dépôt des TNL, le siège des Entreprises Michel, la Gare Saint-Roch et la Caserne Filley. Le siège de la Milice française et du PPF sont aussi pris d’assaut sans trop de pertes. Aussitôt, des gardiens de la Paix et plusieurs policiers rejoignent les FFI-FTP avec leurs armes. Des Polonais incorporés dans la 148. ID tuent même leur officier pour rejoindre les Français avec qui ils font le coup de feu et enseigne le maniement des fusils aux FFI inexpérimentés.
Des combats sporadiques et des attaques de véhicules se produisent dans un secteur compris entre la Place Gambetta (aujourd’hui Place Charles de Gaulle), le Boulevard J. Garnier, le Boulevard de Cesole, le Boulevard Gambetta, la Gare de Provence et l’Avenue Pessicart. Nickelmann place Nice en état de siège mais cette mesure n’a pas de réel effet sur la suite des événements.

– Les combats durent pendant presque toute la journée, les Résistants ayant davantage de mal à enlever les petits bunkers allemands situés Boulevard Gambetta. Mais l’Oberstleutnant Niedlich est tué et aussitôt remplacé par l’Hauptmann Burckhardt commandant du I/239. Infanterie-Regiment. Des canons et mortiers allemands postés sur la Colline du Gairaut, au Château (tenu par des hommes de la Kriegsmarine) causent plusieurs pertes chez les FFI mais font assez peu de dégâts. Durant l’après-midi, les Résistants prennent d’assaut le Boulevard Gambetta, l’Avenue Saluzzo et l’Avenue de la Victoire, avant de commencer à investir le Vieux Nice, même s’il reste plusieurs autres positions à nettoyer.

Liberation-5w– Mais en toute fin d’après le Generalmajor Otto Fretter-Pico (commandant de la 148. ID) ordonne aux unités encore présentes de quitter Nice. Les éléments de la Kriegsmarine évacuent les premiers après avoir fait sauter le port. Vers 19h00, les troupes de l’Infanterie-Regiment 239 se rassemblent au niveau de la Kommandantur et démarrent leur retraite sur Villefranche-sur-Mer. Le Château, Cimiez, Fabron et la colline du Gairaut sont aussi vidés de leurs occupants. Une poignée de résistants capturés sont aussi exécutés au tout dernier moment.
Au soir du 28 août donc, il n’y a plus un soldat allemand dans Nice. Pendant ce temps, les parachutistes et éléments motorisés américains se sont emparés de Levens et de Saint-Laurent-du-Var. Il feront leur entrée le lendemain dans Nice, sans avoir à tirer un coup de feu et en étant acclamés par les Niçois.

– Avec la libération arrive le temps moins glorieux de l’épuration. La libération de Nice aura aussi un impact tragique à Menton. En effet, pour venger la perte de Nice, le Bataillon de Fascistes italiens « Nizza » fera exécuter plusieurs otages.

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* Lieutenant-Colonel

 

 

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3 septembre 1944 : Libération de Lyon

3 septembre 1944 : Libération de Lyon

Alors que les Français et les Américains libèrent la Provence avant de s’engager dans la remontée de la Vallée du Rhône sur les talons de la 19. Armee allemande de Friedrich Wiese, les FFI de la Drôme, de la Loire, du Rhône, de l’Isère, de l’Ain et des deux départements…

3 septembre 2014

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25 août 1944 : Libération de Paris - 1/2

25 août 1944 : Libération de Paris – 1/2

Alors que la Bataille de Normandie achève sa dernière phase (Poche de Falaise), la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris que commande le général Dietrich von Choltitz. En voici un résumé chronologique. – Courant juillet et au début du mois d’août, la Résistance…

25 août 2015

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28 août 1944 : Libération de Marseille

28 août 1944 : Libération de Marseille

Les opérations de libération de la Cité Phocéenne se sont déroulées en deux temps distincts qui ressemblent quelque peu à la Libération de Paris : l’insurrection armée dans la ville, puis l’arrivée des éléments du Groupement de Monsabert. – Le 21 août, alors que les éléments du Général de Larminat combattent…

28 août 2014

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20 juillet 2015
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Histoire & Culture

Guerres & Histoire : dossier spécial sur l’armée carolingienne

by adminfhesp 18 juillet 2015

Pour son dernier numéro de février-mars 2016, la revue « Guerres & Histoire » publie un très intéressant dossier intitulé : « L’Armée de Charlemagne. Comme elle a conquis et perdu un Empire ». Jean Lopez et Laurent Henninger font intervenir des spécialistes de l’histoire militaire carolingienne, notamment l’américain Bernard Bachrach et l’allemand Stefan Weiss.


– L’Armée carolingienne dont la montée en puissance date de Charles Martel reste curieusement l’un des points les moins connus du règne du grand empereur d’Occident. Pourtant, c’est le plus puissant outil militaire forgé en Occident après la Légion romaine. On estime que Charlemagne pouvait s’appuyer sur 135 000 hommes, fantassins et cavaliers confondus. Même si un tel nombre n’a pas suffi pour contrôler durablement les frontières de l’Empire. En revanche, il faudra attendre le XVIe siècle pour voir les Royaumes d’Europe se doter d’une telle force.

– En outre, le dossier met en évidence les aspects suivants méconnus de l’Empire carolingien, notamment du point de vue militaire :

1 – Charles Martel, Pépin le Bref et Charlemagne n’ont pas eu de stratégie à long terme. Mais ils ne peuvent être fautifs car la Neustrie, puis l’Empire étaient sans cesse soumis à des attaques aux frontières, ce qui forçat les souverains à engager des expéditions de « sécurisation » aux succès inégaux. Les moins bien réussies furent celles de Catalogne et des marches de Bretagne. La conversion de Widukind n’empêchera pas les soubresauts de tribus saxonnes. En revanche, celles contre les Bavarois, les Avars et les Lombards furent d’indéniables succès. Cela conduit ainsi Charlemagne à pratiquer des invasions pour mieux défendre son empire. D’où la création de « marches » (la Catalogne et l’Ost-Mark qui donnera l’Autriche).

2 – Charlemagne est comparé par Eisenhower. Le rapprochement n’est pas hasardeux. Grand connaisseur des guerres antiques et des auteurs comme Polybe ou Végèce, Charlemagne est d’abord un « empereur stratège » qui manie ses armées au regard de l’espace de son Empire. Dans sa conduite des opérations, il est sans doute plus proche de Trajan que de Philippe Auguste ou de Saint Louis. Quand il mène ses armées, c’est depuis une colline depuis laquelle il peut diriger les mouvements de ses soldats. Chose intéressante, il ne recherche pas la gloire et s’efforce d’économiser le sang de ses soldats. A cette fin, il sait utiliser le renseignement et un art de planification très avance sur son époque. Charlemagne n’engage jamais l’intégralité de son armée lors d’une campagne. Il maintient d’importantes réserves pouvant être envoyées en renfort aux frontières, pendant que lui conduit une armée de 40 000 hommes. S’il n’a pas une vue stratégique à long terme, Charlemagne mène ses campagnes d’une manière savante. Il utilise la technique de la double pince, c’est-à-dire qu’il scinde ses forces en deux puissantes colonnes pour briser le corps de bataille ennemi et s’emparer des places fortes en un temps réduit. Ce qui n’empêche toutefois pas les sièges (Pavie). Enfin, il sait déléguer et s’entourer d’officiers compétents, même si la tradition historique et la littérature médiévale classique a retenu Roland à Roncevaux, quitte à oublier les autres campagnes.

3 – L’Armée franque dispose certes d’une forte cavalerie. Mais les chroniques de l’époque vantant les exploits de la noblesse à cheval, le rôle de l’Infanterie carolingienne est occulté. Or l’archéologie – allemande en majorité – a montré que les hommes à pied fournissaient la majorité des troupes de l’Empire. Pourtant les deux sont complémentaires, puisque les hommes à pied on la tâche d’enfoncer le corps de bataille ennemi par une avance lente mais résolue sur le champ de bataille. Mais Charlemagne doit l’emploi d’une infanterie puissante à son grand-père Charles Martel qui l’utilisa contre les pillards arabo-berbères à Poitiers, comme contre les nobles de Provence et de Septimanie.
La puissance de l’armée franque est aussi fondée sur l’avance technologique et sidérurgique. Avec un grand nombre de forges dans les villes de l’Empire, Charlemagne dispose d’une véritable industrie de guerre capable de rationaliser la production en armes et en équipements. Enfin, le ravitaillement comme la logistique ne sont pas oubliés et s’avèrent particulièrement performants. Seule la connaissance en poliorcétique connaît des lacunes, en particulier en raison d’une qualité moindre des fortifications (le bois est souvent préféré à la pierre).

4 – La féodalisation en marche va contribuer à provoquer la chute de l’Empire. En effet, le charisme de Charlemagne fut beaucoup dans le maintien de son autorité. Empereur fort, il put compter sur des serviteurs fidèles pour administrer ses possessions. En revanche, il récompensait ses « vassaux » en terres pour leur fidélité. Or, dès le règne de Louis le Pieux – empereur plus faible – ces hommes qui durent leur place à l’Empereur vont commencer à se montrer plus indépendants vis-à-vis du pouvoir d’Aix-la-Chapelle. Sans entrer dans les détails, ses féodaux vont agir de manière indépendante face aux Vikings, Magyars (Hongrois) et Sarrasins, quitte parfois à passer des alliances avec les envahisseurs côtiers. Et le Traité de Verdun qui signe l’agonie de l’Empire et la déliquescence du pouvoir central conséquente, ne feront que les encourager.

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Les fantassins de 1914 - Les Belges (7)

Les fantassins de 1914 – Les Belges (7)

Avant juin 1914, le petit Royaume de Belgique sur lequel règne Albert Ier se sent à l’abri grâce à la garantie de neutralité que lui assurent (théoriquement) les puissances européennes, tout particulièrement les Britanniques pour des raisons stratégiques. Toutefois, en dépit des réticences des Belges (Wallons et Flamands confondus) à…

22 mars 2014

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Fantassins de 1914 - Les Serbes (4)

Fantassins de 1914 – Les Serbes (4)

Haranguant ses soldats fin 1915 avant l’assaut contre Belgrade, le grand général allemand August von Mackensen affirmait sans ambages : « Soldats, ce ne sont ni des Anglais, ni des Français ni des Russes que nous allons devoir affronter, ce sont des Serbes qui lutteront jusqu’au bout car ils défendent leur terre ! »…

9 mars 2014

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7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position 'Eliane' tombe

7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position ‘Eliane’ tombe

Après 170 jours de combats contre les Bo doï de Hô Chin Minh et Vô Nguyên Giap et après d’innombrables actes héroïques de la part des Légionnaires (13e DBLE, 2e REI, 3e REI, 1er et 2e BEP – dont de nombreux allemands), des Paras Coloniaux et Chasseurs Parachutistes de Bréchignac…

7 mai 2016

Dans « Histoire militaire française »

18 juillet 2015
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Histoire & Culture

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Septième partie

by adminfhesp 15 juillet 2015

3 – FLANC SUD : L’AVANCE DU XVth ARMY CORPS

– Le 5 septembre, le XVth US Army Corps du Lieutenant.General Wade H. Haislip avait atteint Commercy et la Meuse. Après avoir été rattachée à la Ist Army de Hodges pour les opérations de franchissement de la Seine, cette unité est venue renforcer le dispositif de la IIIrd Army pour faciliter le franchissement de la Moselle. Après s’être rassemblé à Rozay-en-Brie, le XVth Corps vient donc se coller au flanc droit (sud) du XIIth Army Corps d’Eddy.

– Le 8 septembre, avec l’accord du Général de Gaulle, la 2e DB du Général Leclerc, tout juste auréolée de la Libération de Paris, vient renforcer le XVth Corps après un passage par Montargis. Entretemps, la 79th Infantry Division « Cross of Lorraine » du Major.General Ira T. Wyche, a quitté la Belgique pour rejoindre les Combat Commands de Leclerc dans les environs de Joinville (Yonne). La 2e DB est alors à effectifs presque plein – 16 500 hommes environ (bien plus qu’une division américaine type) et a pu compléter ses pertes grâce à l’intégration de recrues françaises et de FFI. La 79th Infantry est devenue une unité aguerrie et de bonne réputation après les combats de Normandie. Mais ses lourdes pertes enregistrées en juin et juillet l’on contrainte à combler ses rangs vides avec 7 500 remplaçants inexpérimentés.

– Le 11 septembre, après avoir rassemblé son unité, Haislip reçoit l’ordre de Patton de franchir la Moselle entre Charmes et Epinal, même si son centre ne s’est pas encore mis en route. Malgré un manque de coordination certain faisant la part belle aux engagements successifs de différents Combat Commands, les éléments du XVth Army Corps réussissent à culbuter les faibles Kampfgruppen rassemblés par le General der Artillerie Walter Lucht pour couvrir la retraite de son LXVI. Armee-Korps qui opérait en forme de gros Kampfgruppe depuis la moitié du mois août, sous le commandement direct du HG de von Blaskowitz.

– Dès lors que l’avance rapide de Patton vient menacer de coupure la jonction entre les 1. et 19. Armeen (cette dernière reculant devant la VIIth US Army de Patch), Blaskowitz ordonne à von Lucht de maintenir « coûte que coûte » la liaison avec la 553. VGD (1. Armee) disposée le long de la ligne Toul–Nancy. Blaskowitz ordonne aussi à cette unité pourtant épuisée de maintenir une ligne de défense le long du Canal Marne–Saône entre Langres et Chaumont et d’allonger son flanc droit pour couvrir le secteur de manœuvre compris entre Neufchâteau et Mirecourt. Cette phase accomplie, von Blaskowitz espère pouvoir ensuite lancer une puissante contre-attaque à l’aide de Panzer et de blindés dans le flanc droit de la IIIrd Army.

– Pour cette tâche ardue, Lucht reçoit l’autorisation d’utiliser la 16. Grenadier-Division du Generalleutnant Ernst Häckel, division éreintée après sa remontée depuis la région de Bordeaux en traînant dans ses bagages des travailleurs de l’Organisation Todt, des personnels administratifs et des « rampants » de la Luftwaffe. Les unités de tête de la 16. ID formées d’unités combattantes arrivent dans le secteur de Chaumont–Neufchâteau pile au moment où le XVth Corps passe à l’attaque. Sur le moment, Walter Lucht ne peut compter seulement sur l’aide du Kampfgruppe Ottenbacher formé de bataillons de réservistes (Landeschützen) et du SS-Polizei-Regiment 19, dont 2 bataillons tiennent Andelot et Neufchâteau afin de couvrir la concentration de la 16. ID. Seulement, pour des raisons politiques, Heinrich Himmler (qui a la haute-main sur toutes les unités SS) ordonne que le SS-Pol.Regt. 19 soit retiré du front pour assurer la « protection » du Maréchal Pétain et des membres de feu le Gouvernement de Vichy, alors installés à Belfort. Du coup, si les Américains étaient arrivés assez tôt de Neufchâteau, ils n’auraient rien trouvé de sérieux pour s’opposer à leur avance. Seulement, l’OB West réussit à mettre en marche le XLVII. Panzer-Korps de von Funck pour venir renforcer le secteur tenu par le faible LXVI. AK.

Le General der Panzertruppe Hasso Eccard von Manteuffel (tout à gauche), nouveau comandant de la 5. Panzer-Armee, s'entretenant avec ses officiers

Le General der Panzertruppe Hasso Eccard von Manteuffel (tout à gauche), nouveau comandant de la 5. Panzer-Armee, s’entretenant avec ses officiers

2 – Le plan de contre-attaque du Führer

– Contrairement à ce qui s’est produit pour la contre-attaque de Mortain, Hitler n’a pas eu l’idée de déclencher une contre-attaque en Lorraine. L’idée vient d’Alfred Jodl, le chef des Opérations de l’OKW qui préconise de frapper dans le flanc droit de Patton, qui s’étire désormais vers l’Ouest depuis le secteur de Toul. Jodl avance l’idée de frapper en tenaille dans le secteur de Troyes afin de s’enfoncer vers le nord entre la Seine et la Marne. Mais ce projet est abandonné lorsque l’OKW apprend que Patton a le pied sur la Meuse. Mais le 3 septembre, Hitler donne de nouvelles instructions pour lance une contre-attaque à grande échelle dans le dispositif de la IIIrd Army. C’est le projet le plus ambitieux depuis le complet fiasco de Mortain (Normandie) moins d’un mois plus tôt. Selon les ordres de Rastenburg, l’aile droite allemande et le centre doivent mener une bataille défensive, pendant que sur l’aile gauche, une force plus mobile doit être déployée à l’ouest des Vosges avec une double mission : 1 – Sur son aile gauche, couvrir la retraite de la 1. Armee et du LXIV. Armee-Korps en tenant le terrain à l’ouest des Vosges ; 2 – Attaquer en force contre le flanc droit étiré de la IIIrd Army, pour finalement tourner les divisions américaines par un mouvement vers l’est et les coincer sur la rive gauche de la Moselle. L’état-major de la 5. Panzer-Armee alors en Belgique, doit alors prendre ses quartiers en Lorraine afin de mener cette contre-attaque. Il sera remplacé par le QG de la 7. Armee, en cours de reconstitution après les très lourdes pertes endurées pendant la Bataille de Normandie.

– L’idée de cette contre-attaque est cohérente avec le plan de défense allemande et logique en soi ; il faut empêcher – ou plutôt retarder le plus longtemps possible – la jonction entre la IIIrd Army de Patton et la VIIth Army d’Alexander M. Patch qui remonte plein gaz vers le nord-est de la France depuis le Débarquement de Provence. Mais le 3 septembre, les troupes de Blaskowitz tiennent encore une tête de pont précaire sur la Moselle au sud de Toul. Neufchâteau est en fait situé à l’extrémité-ouest de la route qui passe par le Trouée de Charmes. Et c’est depuis Neufchâteau que s’étend la route la plus praticable pour contourner le flanc sud de la ligne de défenses naturelles formée par les escarpements de la Meuse, alors aux mains des Américains.

– La contre-attaque doit être confiée à un puissant groupement mécanisé formé de la 17. SS-PzGren. « Götz von Berlichingen », les 3. et 15. PzGren-Divn, de 3 nouvelles Panzer-Brigaden (111., 112. et 113.) formées en Allemagne ; le tout devant être renforcé « si possible » par la 130. Panzer-Lehr-Division (Fritz Bayerlein), reconstituée après avoir été saignée en Normandie, la 11. Panzer-Division (Wend von Wietersheim), la 21. Panzer (Edgar Feuchtinger) et 3 autres Panzer-Brigaden (106., 107 et 108.). La 19. Infanterie-Division est attribuée à la 1. Armee pour remplacer les unites de Panzergrenadiere. Mais seule la 106. PzBrg avait atteint le front au début septembre, tandis que le reste se trouve encore en organisation en Allemagne.

– Seulement, les ambitions d’Hitler se trouvent confrontées à la réalité stratégique, notamment à la situation sur l’Ostfront qui a failli virer à la catastrophe totale s’il n’y avait pas eu le rétablissement sur la Vistule orchestré par Model face aux forces de l’Armée Rouge essoufflées après leurs grands succès de « Bagration ». Mais de l’autre côté, von Rundstedt demande sans cesse à Hitler l’octroi de 25 nouvelles divisions et d’éléments blindés de réserve équivalents à 5-6 Divisions, sans lesquels – estimait le Feldmarschall – la défense du nord-ouest du Reich ne pourrait être assurée.

D’autre part, même si la contre-attaque se trouve sous la responsabilité du Heeres-Gruppe G de Johannes Blaskowitz, Hitler s’implique directement dans la direction de cette contre-offensive. Il faut bien rappeler qu’après le 20 juillet, le Führer n’accord qu’une confiance très limitée aux généraux « réactionnaires » de la Heer, pour lesquels il éprouve aussi davantage de suspicion. C’est pour cela qu’il n’explique pas l’ensemble de son plan à Blaskowitz. Initialement, c’est au XLVII. Panzer-Korps d’Heirich Feiherr von Lüttwitz de mener directement la contre-offensive ; idée initiale changée par l’arrivée expresse du QG de la 5. Panzer-Armee depuis la Belgique.

– L’homme à qui échoit le commandement de cette grande unité n’est pas très connu des Américains mais il est une référence solide dans l’arme blindée allemande, autant pour les officiers que pour la troupe : le General der Panzertruppe Hasso Eccard von Manteuffel. Né en 1897, pur produit de l’Aristocratie prussienne, passé par les Husaren, très petit (1,48 m) mais de solide constitution et très bon cavalier, combattant en France entre 1916 et 1918, von Manteuffel se convertit très vite à l’utilisation des blindés et gravit les échelons de la hiérarchie dans l’ombre d’Heinz Guderian dont il devient l’un des protégés. Oberstleutnant (Lieutenant-Colonel) en 1941, il commande un régiment de Panzergrenadier et reçoit sa Croix de Chevalier devant Moscou pour avoir mené ses soldats à l’assaut d’un pont. Général de Division en 1942, il est envoyé en Tunisie combattre les Britanniques mais doit être renvoyé en Allemagne pour cause de maladie, ce qui lui permet d’échapper à la capture. Après sa convalescence, il prend la tête de la 7. Panzer-Division avec laquelle il se distingue lors de la contre-offensive de von Manstein sur le « Balcon » de Fastiv en Ukraine. Fin 1943, il remplace Walter Hörnlein à la tête de l’excellente Panzer-Division « Grossdeutschland ». Au printemps 1944, von Manteuffel joue un grand rôle dans la contre-offensive d’Otto Wöhler contre les pointes de Koniev en Roumanie lors des batailles de Targû Frumos. Après avoir accroché les Eichenläube (Feuilles de chêne) à sa Croix de Chevalier, von Manteuffel se trouve avec sa division en Lituanie quand Hitler, qui apprécie ses qualités de manœuvriers et de manieur de chars, le nomme à la tête de la 5. Panzer-Armee. Et ce, sans que von Manteuffel ait exercé le commandement d’un Corps d’Infanterie ou d’un Corps Blindé ! Chose encore plus exceptionnelle, après l’attentat du 20 juillet, il reste l’un des derniers représentants de la caste prussienne auxquels Hitler fait encore confiance. Enfin, pour sa tâche de commandement, Hasso Eccard von Manteuffel est toujours seconde par son propre chef d’état-major dont il ne veut pas se séparer ; Wolf von Kahlden.

– Le 4 septembre, après avoir reçu ses ordres du Führer tout en ne sachant guère où en es la situation, Blaskowitz appelle von Lüttwitz (en dépit des nombreuses lignes de téléphoniques sectionnées) et lui ordonne d’installer son PC dans le secteur Mirecourt-Neufchâteau qui servir de base aux opérations. Von Lüttwitz reçoit donc pour ordre d’avancer en tête vers le nord-ouest (en direction de Toul), ce qui doit être suivi par une avance générale vers la Marne, avec l’aile gauche allemande couverte par cette même rivière, le centre poussant vers Bar-le-Duc et l’aile droite vers la lisière sud de la Forêt d’Argonne. La date butoir de l’offensive est fixée au 12 septembre.

– Le 5 septembre, Blaskowitz informe le Generaloberst Friedrich Wiese que sa 19. Armee doit maintenant se tenir sur le flanc droit, en gardant la ligne principale de défenses entre le Plateau de Langres et Besançon, afin de couvrir les préparatifs d’offensive plus au nord. Mais Kurt von der Chevallerie (alors commandant de la 1. Armee avant son remplacement par von Knobelsdorff) proteste en expliquant que son flanc sud (LXVI. Armee-Korps) est trop affaibli et trop étendu pour remplir ce type de mission. Alors que les généraux allemands débattent fermement, les forces américaines continuent d’exercer une forte pression sur les troupes allemandes qui , au lieu de se préparer à la grande contre-attaque, sont forcée de se replier entre Neufchâteau et la Moselle. Blaskowitz informe une fois de plus l’état-major de von Rundstedt pour que la date de contre-attaque soit reculée au 15 septembre. De son côté, von Knobelsdorf (qui a remplacé von der Chevallerie à la tête de la 1. Armee) menacé par les premières tentatives des XIIth et XXth Corps d’établir leurs têtes de pont sur la Moselle, demande a permission de raccourcir les lignes de son aile gauche en libérant les troupes qui tiennent Nancy en s’arc-boutant sur le canal Rhin-Marne. C’est à ce moment que la 1. Armee est alors placée sous les ordres du HG G de Blaskowitz.

Heinrich Freiherr von Lüttwitz

Heinrich Freiherr von Lüttwitz

– De son côté, depuis son QG de Coblence, von Rundstedt  insiste auprès de ses généraux subordonnés pour que la contre-offensive soit lancée en dépit des difficultés. Von Rundstedt estime que la menace qui se profile contre Aix-la-Chapelle devient de plus en plus sérieuse. Une contre-attaque dans le flanc des Américains sera une bonne occasion de retarder l’attaque. Le Feldmarschall demande sans cesse des renforts à l’OKH pour les masser dans la plaine de Cologne. Il demande aussi à Jodl de fournir la 5. Panzer-Armee en matériels, armes et carburant suffisants pour permettre le succès de la contre-attaque. Néanmoins, le 9 septembre, Blaskowitz informe le XLVII. PzK qu’il peut lancer sa contre-offensive avec seulement un Kampfgruppe commandé par l’Oberst Josef Rauch formé d’éléments ponctionnés aux 21. PzD, 111. et 112. PzBrg arrivant d’Allemagne. Si les deux Brigades de Panzer peuvent inspirer confiance avec 96 chars d’assaut (98 PzKw Mark IV et 98 PzKw V Panther) et deux bataillons (Abteilungen) de Panzergrenadiere montés sur blindés légers, la 21. PzD se remet à peine des combats de Normandie. Le Panzergrenadier-Regiment 192, ne compte plus que 750 hommes (3 compagnies de 250 soldats), le Panzer-Regiment 22 n’a plus aucun char à aligner et l’artillerie divisionnaire ne compte plus 7 batteries d’artillerie et 2 canons de 88 mm.

– Avant que cette modeste forte blindée ne soit déployée, le XVth US Corps commence son avance vers la Moselle, déboulant sur le secteur Mirecourt-Neufchâteau. Berlin prend acte et Hitler donne pour odre que la 5. Panzer-Armee ne soit pas utilisée en attaque frontale. Mais Blaskowitz choisit d’interpréter les ordres du Führer de manière plus libérale – sans pour autant désobéir – et déploie la 112. PzBrig (H-W. Bronsart von Schellendorf) contre le XVth Corps, décision qui s’avère néfaste pour la future contre-attaque.

Insigne du XVth US Corps

Insigne du XVth US Corps

3 – L’arrivée du XVth US Corps sur la Moselle

– Dans la matinée du 10 septembre, le 313th Infantry Regiment du Colonel Sterling A. Wood arrive dans le secteur de Joinville (Champagne), achevant le transfert de la 79th Infantry Division dans le secteur attribué à Haislip. Le 315th Infantry du Lt.Col. J.A. McAleer est déjà déployé et lance plusieurs patrouilles sur la rive est de la Marne. Enfin, le 314th Infantry du Colonel W.A. Robinson se rassemble sur la rive ouest de la Marne. La division du Major.General Wyche forme l’aile gauche du XVth US Corps et se tient devant la 2e DB de Leclerc qui est échelonnée du nord-est au sud-ouest pour former un écran. Les troupes d’Haislip n’ont alors pas de contact avec les Allemans dans la région de Chaumont-Neufchâteau. Les rapports du Renseignement du Corps indiquent que l’ennemi tient un ensemble de villes le long de la grand-route menant de Châtillon-s/-Seine au nord-est de Neufchâteau puis de Neufchâteau jusqu’à Charmes sur la Moselle. D’ailleurs, durant les premiers jours de septembre, le 42nd Cavalry Group avait même atteint les environs de Charmes, affolant le commandement allemand qui pensait que le front de Lorraine était rompu. Hitler avait même adressé un ordre personnel pour que Charmes soit reprises impérativement, même si les Américains n’y sont jamais entrés.

Lieutenant.General Wade H. Haislip, commandant du XVe Corps Américain

Lieutenant.General Wade H. Haislip, commandant du XVe Corps Américain

– La mission originale donnée au XVth Corps était relativement secondaire. Le 10 septembre, la 79th Infantry Division effectue d’abord une reconnaissance générale des positions défensives, alors que les soldats de Wyche prennent du repos, des bains chauds et assistent au spectacle de Bing Crosby. Mais le 106th Cavalry Group du Colonel Vennard Wilson passe au travers des lignes de la 79th Infantry Division pour effectuer une mission de reconnaissance du secteur d’avance de l’Infanterie. Avec la permission de l’état-major de la IIIrd Army, le Major.General Wyche dispose 88 de ses camions de 2 tonnes afin d’assurer un ravitaillement rapproché. Pendant ce temps, la 35th Infantry Division, située plus au nord et à l’est, démarre son attaque pour permettre à l’aile droite du XIIth Corps de franchir la Moselle. Peu avant 15h00, un coup de téléphone de l’état-major de la IIIrd Army enjoint à Haislip de mettre son Corps en alerte pour progresser vers la Moselle sur un front s’étendant de Charmes à Epinal. Mais Patton n’a pas encore donné l’ordre à Haislip de franchir la Moselle.

– Le poids principal de la manœuvre d’Haislip doit être initialement attribué à la 79th Division, alors qu’une partie de la 2e DB doit couvrir le flanc droit de la IIIrd Army. Wyche choisit alors le 314th Infantry pour s’emparer de Charmes, ce qui permettra de prendre position sur la Moselle. Haislip mobilise aussi 2 bataillons d’artillerie du Corps, quelques chars du 749th Tank Battalion (Major Donaldson) et une compagnie de chasseurs de char qui sont chargés d’appuyer le 314th. Vers 08h00 le 11 septembre, précédé par le 121st Cavalry Squadron, le 314th Infantry démarre un mouvement en demi-cercle autour des postes-avancés ennemis de la 16. Grenadier-Division déployée plus au nord le long de la ligne Andelot-Neufchâteau-Charmes. Vers 17h00, le 121st CRS se trouve en vue de Charmes et affronte quelques soldats allemands dans une série d’escarmouches. Seulement, le 314th arrive deux heures trop tard pour tenter un assaut contre la ville. Pendant ce temps, 313th Infantry, suit le 314th durant la nuit, en camions et à pied pendant la journée. Dans la soirée, ce régiment se trouve sur la ligne de communication allemande Neufchâteau – Epinal, en direction de Mirecourt. Pendant ce temps, le 315th Infantry progresse d’une bonne quinzaine de kilomètres et atteint les environs oust de Neufchâteau, avant que le Colonel McAleer n’expédie plusieurs patrouilles pour sonder le dispositif allemand.

– Pendant que la 79th Infantry Division avance assez vite pour frapper l’aile nord du LXVI. AK, le Général Leclerc lance ses chars contre les unités allemandes plus à l’ouest. Les éléments de la 2e DB trouvent devant eux le Kampfgruppe Ottenbacher en position défensive derrière la Marne et sur le Canal Marne-Saône, à l’angle droit de la 16. GD.  Ernst Ottenbacher ne peut compter que sur des réservistes ayant dépassé la limite d’âge et n’ayant pas reçu d’entraînement adéquat après avoir surtout exercé des fonctions de police en France occupée.

– Leclerc commence par mordre les positions allemandes durant la matinée du 11 septembre, en utilisant le Groupement Tactique « L » du Colonel Paul Girot de Langlade (12e Régiment de Chasseurs d’Afrique, 2e Bataillon du Régiment de Marche du Tchad, 2e Escadron du 1er Régiment de Marche des Spahis du Maroc, 4e Escadron du Régiment Blindé de Fusiliers Marins, 1er Groupe du 40e Régiment d’Artillerie Nord-Africaine et 2nde Compagnie du 13e Bataillon du Génie) qui avance de front vers Andelot mais y trouve des Allemands particulièrement bien retranchés. Leclerc ordonne alors à Langlade de dépasser Andelot pour reconnaître le terrain plus à l’est. Langlade fait alors avancer son GT en deux colonnes et vient durement frapper les positions allemandes entre Prez-/s-Lafauche, à la jointure des positions de la 16. GD et du KG Ottenbacher et vient couper les routes Neufchâteau – Chaumont et Neufchâteau – Langres.

Colonel Paul Girot de Langlade

Colonel Paul Girot de Langlade

– Langlade lance ensuite ses hommes vers Vittel sur un axe sud-nord et ramasse 500 prisonniers capturés le long de la route. Le 12 toujours, Leclerc choisit d’engager davantage sa Division. Ainsi, le Groupement Tactique « V » du Colonel Billotte (501e Régiment de Chars de Combat, 3/RMT, 3/1er RMSM, 2/RBFM, 11e Groupe du 64e RA et 2nde Compagnie du 13e BG) engagé à Andelot, connaît un bref engagement mais sans un tué, il taille en pièce un bataillon allemand sur la route Chaumont – Andelot. Les rapports de la 2e DB font état de 300 tués et 800 Allemands capturés.

– Du côté américain, toujours le 12 septembre, constatant que les lignes du LXVI. AK sont étendues et assez mal défendues, Wade H. Haislip ordonne de poursuivre l’avance. La 79th Division avance alors sur un front de plus de trente kilomètres (soit la route Charmes – Andelot) et affronte les Allemands dans une série d’engagements sans résistance ennemie coordonnée. A la mi-journée, le 314th Infantry attaque Charmes et chasse les défenseurs du Grenadier-Regiment 225 (2 bataillons) après un long et furieux combat. Mais des équipes de Pioniere font sauter le pont de Charmes enjambant la Moselle. Cela n’empêche pas Haislip d’ordonner à Wyche d’établir une tête de pont sur la rive droite de la Moselle. Durant la soirée, le 1/314th trouve un gué et franchit la Moselle sans coup férir. Au nord de Charmes, le 106th Cavalry Group du Colonel Wilson commence lui aussi à franchir la Moselle sans rencontrer d’opposition.

– A l’Ouest de Charmes, le 313th Infantry du Colonel Wood doit cependant faire face à une forte opposition de la part du Grenadier-Regiment 221 retranché dans et autour du petit village de Pournay, juste devant Mirecourt. A Neufchâteau, le 315th Infantry du Colonel McAleer progresse vers Neufchâteau sur trois axes et lance une attaque brutale en début de soirée. Résultat, une grande partie du Grenadier-Regiment 223 est pris au piège. Son Oberst se rend avec 623 soldats, 80 véhicules et des armes lourdes.

– Tiraillé par le dilemme d’obéir aux ordre de Hitler ou de retenir les forces consacrées à la contre-attaque sans perdre le secteur de Mirecourt-Neufchâteau, Johannes Blaskowitz ne peut attendre davantage. Le 12 septembre, alors que la 2e DB et la 79th US Division en bien entamé les lignes du LXVI. AK, le commandant du HG G appelle von Manteuffel pour lui ordonner de lancer des contre-attaques limitées et localisées contre le XVth US Corps. On peut imaginer que l’expérimenté général n’a pas vraiment été d’accord avec cette option limitée mais il doit obéir aux ordres. Manteuffel confie cette mission au XLVII. PzK de von Lüttwitz regroupé entre Epinal et Saint-Dié. Mais Lüttwitz n’a pas le temps pour effectuer une reconnaissance adéquate, ni de monter une attaque coordonnée. Manteuffel n’a d’autre choix de lui ordonner que d’attaquer vers Vittel afin de dégager les troupes du LXVI. Korps. Toutefois, ce mouvement pourrait aussi donner le temps nécessaire à la 19. Armee de von Wiese d’étendre son aile droite afin de créer une force de couverture pour le déploiement de la 5. PzA.

– De son côté, Heinrich von Lüttwitz ne peut compter que sur des forces affaiblies depuis la retraite de Normandie. Sa seule unité correctement constituée et dotée reste la 112. Panzer-Brigade de von Schellendorf. Mais avec 96 chars, elle peut causer des nuisances.

– Le 12 septembre, von Schellendorf sort sa Panzer-Brigade en deux colonnes depuis Epinal, avec le Bataillon de PzKw IV à gauche (direction de Vittel) et le Bataillon de Panther sur la droite (direction de Bains-les-Bains vers le sud). On peut voir que Schellendorf divise ses forces au lieu de les maintenir soudée de façon cohérente ; le bataillon de PzKw IV devant prévenir l’arrivée de la VIIth US Army par le sud (région de Vesoul) au lieu d’appuyer les Panther. Mais a-t-il le choix ?
D’autre part, von Lüttwitz ordonne au Kampfgruppe Luck (un faible détachement d’Infanterie) de marcher vers Dompaire le 13 septembre.

– Mais les Alliés imposent toujours leur tempo aux Allemands. Ainsi, le 12 septembre, le GTL de la 2e DB s’empare de Vittel et poursuit sa route vers l’est et atteint les abords de Dompaire et du village de Damas. Pendant toute la fin de l’après-midi, des civils français informent le Colonel de Langlade qu’une forte colonne allemande s’approche de Dompaire, ce que confirme le renseignement divisionnaire confirme. Immédiatement, le Colonel de Langlade ordonne au 1/40e RANA de se mettre en position pour engager l’ennemi. Son plan est simple, la Colonne de droite commandée par le Lieutenant-Colonel Pierre Minjonnet – un basque surnommé « Père Mingot » ou « Père Mégot » – doit s’emparer du village de Damas avant de couper la route entre Dompaire et Epinal ; la Colonne de gauche formée par des éléments du 12e Chasseurs d’Afrique et le 2nd Bataillon du Régiment du Tchad (Commandant Jacques Massu) attaquera l’ennemi concentré à Dompaire.

Lieutenant-Colonel Pierre Minjonnet

Lieutenant-Colonel Pierre Minjonnet

Insigne du 12e Régiment de Chasseurs d'Afrique

Insigne du 12e Régiment de Chasseurs d’Afrique

– A l’aube du 13 septembre, une petite unité de reconnaissance, menée par 4 chasseurs de chars M10 Wolverine (du RBFM) roule vers Damas et tombe sur quelques chars Panther. Un bref affrontement s’ensuit et 1 Panther est mis hors d’état de nuire en quelques coups. L’arrivée presqu’immédiate de M4 Sherman du 12e Cuirassiers vient chasser les intrus. Pendant ce temps, de Langlade expédie la force de Massu au nord de Dompaire. Par une habile feinte, de Langlade réussit à fixer plusieurs Panther pour les arroser du feu de ses canons, avant que des appareils américains du 406th Fighter Group du Colonel Anthony V. Grossetta (XIXth Tactical Air Command) – arrivés expressément de Rennes – viennent arroser les Allemands retranchés autour de Dams et de Dompaire à la bombe et à la roquette. L’efficace couverture aérienne permet à Massu et à Mijnonnet de franchir les bois de pin et de forcer les Panzer à se concentrer dans un vallon. A nord, Massu et ses hommes parviennent à s’emparer du cimetière de Dompaire, ce qui donne aux Français le contrôle du champ de bataille. Au sud, les Chasseurs d’Afrique de tête de Minjonnet sont momentanément surpris par la colonne sud de la 112. PzBrig en direction de Ville-s/-Illon mais les Français repoussent sans ménagement les assaillants qui perdent 7 chars Pzkw IV. Dès lors, manœuvrant habilement sur les flancs de la 112. PzBrig, le GTL lui inflige des pertes qui ne cessent d’augmenter durant la journée. Résultat, au début de la soirée, von Schellendorf doit évacuer les Panther qui lui restent de Dompaire sous le feu des Français. Il n’a plus que 60 chars disponibles sur 96. Haislip félicite personnellement Leclerc (avec qui il entretient de très bons rapports) et de Langlade pour ce « brillant exemple de coordination air-sol ». Côté allemand, la contre-attaque voulue par Hitler semble bien mal commencer.

– Et la chance tourne le encore le dos aux Allemands durant la journée du 13 septembre. Ainsi, le Groupement Tactique « D » du Colonel Louis Dio (12e Cuirassiers, 1/RMT, 4/RMSM, 3/RBFM, 1er Groupe du 3e Régiment d’Artillerie Coloniale et 2nde Cie du 13e BG), resté jusque-là en réserve de la 2e DB, s’empare de Chaumont mettant définitivement fin à la résistance du Kampfgruppe Ottenbacher. Du côté de la 79th Infantry Division, le 315th Infantry s’empare Neufchâteau après un combat difficile. En revanche, le 313th Infantry du Colonel Wood éprouve davantage de difficultés devant Poussay en raison d’un manque de coordination avec l’artillerie divisionnaire. Finalement, son 2nd Battalion parvient à s’introduire dans le village mais l’obscurité et la confusion contraignent les GI’s à camper à tout près de la ligne allemande.

– Dans le camp d’en face, Walter Lucht tente de convaincre Blaskowitz de retirer son LXVI. Korps depuis plusieurs heures. Mais lorsque son supérieur lui en donne l’autorisation, il est déjà trop tard pour organiser une retraite coordonnée. La retraite générale se transforme donc en véritable sauve-qui-peut. Néanmoins, ayant appris que ses collègues français bataillent durement contre des Panzer sur le flanc droit du Corps, Ita T. Wyche préfère avancer prudemment le 14 septembre. Le 315thétend alors sa ligne vers le sud, tandis que le 106th Cavalry Group effectue des reconnaissances le long de la rive est de la Moselle. Le 2/313th effectue alors une poussée vers l’est depuis Poussay et le 1/313th s’empare alors de Mirecourt. La route Neufchâteau-Epinal est alors définitivement coupée. Au soir du 14, le 2/313th établit son campement à Ramecourt, sur la route à l’ouest de Mirecourt avec pour instruction de bloquer l’arrière-garde allemande qui se retire de Châtenois avec le 315th Infantry du Colonel McAleer sur ses talons. A minuit, la tête de colonne allemande en retraite avance dans le village en se pensant en sûreté. Alors qu’ils s’apprêtent à bivouaquer dans Ramecourt même, les Allemands se retrouvent pris sous le feu d’enfer des Américains dans « combat sauvage » et d’obusiers de la 79th Division. 200 prisonniers sont ensuite envoyés dans les lignes du XVth Corps. A l’aube, selon les rapports américains, on décompte près de 300 cadavres en uniforme Feldgrau.

– Apprenant la série de carnages, von Lüttwitz ordonne à la 112. Panzer-Brigade et au Kampfgruppe Luck de se retirer jusqu’au Canal de l’Est, juste à l’ouest d’Epinal, afin de maintenir ouverte la route permettant à la 16. Grenadier-Division de quitter le chaudron.

Insigne de la 79th Infantry Division

Insigne de la 79th Infantry Division

Major.General Ira T. Wyche (à gauche), avec Eisenhower

Major.General Ira T. Wyche (à gauche), avec Eisenhower

– En dépit des nets succès des soldats de Wyche et de Leclerc, Haislip estime qu’utiliser seulement deux divisions pour couvrir le flanc droit de la IIIrd Army reste insuffisant. Il presse alors son supérieur Patton de lui octroyer une division d’infanterie supplémentaire. Mais le bouillant « Blood ‘n Guts » (« Sang et tripes », surnom de Patton) réplique à son subordonné qu’il n’a rien à lui donner.

– Or, le même jour, des éléments de la 2e DB commandés par le Colonel  Rémy rencontrent le 2nd Régiment de Marche des Spahis de la 1re DFL (Ire Armée Française) près de Clermont. La liaison entre la IIIrd Army et la VIIth Army de Patch est alors assurée mais elle reste encore ténue. Toutefois, la 79th Infantry Division sécurise définitivement la rive occidentale de la Moselle, pendant que la 2e DB fait de même au sud-ouest. Des rumeurs de mouvements de blindés allemands dans le secteur d’Epinal – confirmées par l’engagement des Français à Dompaire – incitent Patton qu’effectuer une poussée vers le sud reste nécessaire.

– Toutefois, la poche allemande restante entre Patton et Patch se vide rapidement. Utilisant tous les véhicules civils qu’elle a pu réquisitionner, les restes étrillés de la 16. Grenadier-Division s’enfuient vers Epinal et dans le désordre comme ils le peuvent.

– Dès le 16 septembre, Haislip et Wyche consolident leurs positions acquises. Le 314th Infantry du Col. Robinson s’accroche sur la rive est de la Moselle à Charmes avec l’appui des obusiers de 105 et 155 mm du XVth Corps. Le même jour, tout le 106th Cavalry Group franchit la Moselle, son aile gauche prend contact avec le flanc droit du XIIth Corps d’Eddy et les blindés légers du Colonel Wilson vont reconnaître la Mortagne, l’extrême limite de la ligne de résistance allemande.

– Le 16 toujours, le GT « V » de la 2e DB s’empare du village de Châtel (au sud de Charmes) après un dur engagement. Mais tard dans l’après-midi, un fort parti de chars de la 111. PzBrig (15 Panther et 2 Bataillons d’Infanterie) effectue une attaque en tenaille contre Châtel. Sans tarder, Leclerc expédie des renforts à Billotte qui repousse durement l’ennemi. Un officier est même capturé. Néanmoins, Leclerc préfère retirer ses hommes sur la rive gauche de la Moselle afin de ne pas avoir d’unité isolée. Toutefois, le 17 septembre, des éléments de la 2e DB commandés par le Colonel J. Rémy (remplaçant du Colonel Michon à la tête du 1er Spahis du Maroc) patrouillant près de Bains-les-Bains prennent contact avec des éléments avancés du IInd Corps d’Armée du Général Joseph de Goislard de Montsabert. Soulagement pour Patton et Haislip qui peuvent être assurer de la couverture de leur flanc droit.

– Enfin, pendant la nuit du 17-18 septembre, la 2e DB peut venir flanquer la 79th Infantry Division sur la rive ouest de la Moselle, à l’exception du 1er Régiment de Marche des Spahis du Maroc et GT de Langlade qui restent respectivement placés en échelons à droite et en arrière de la Division.

4 – L’avance sur la Meurthe

– Avec les succès de ses unités, Haislip espère relancer son attaque vers la Moselle en avançant en colonnes avec le 2e DB en tête qui doit précéder l’Infanterie de la 79th Infantry Division. Mais le 18 septembre, une contre-attaque allemande mieux coordonnée vient frapper le XIIth Corps à Lunéville. Le même jour à 13h45, George S. Patton arrive au QG d’Haislip pour une conférence en présence de Wyche et de Leclerc. Après l’entretien, Patton ordonne de passer définitivement la Moselle, confirmant à Haislip le rôle de flanc-garde octroyée à son unité. Mais Patton change l’axe de progression du XVth Corps en l’orientant vers le nord-est. La 79th Infantry Division doit avancer vers Lunéville pour appuyer l’aile droite du XIIth Corps d’Eddy. L’effort principal doit être fourni par la 2e DB avec la mission de traverser la Moselle et de pousser vers l’est en liaison avec la 45th US Infantry Division (Major.General Walter W. Eagles) de la VIIth Army. Toutefois, les troupes allemandes qui font face à Haislip sont en grande partie composées de détachements à faible valeur combattive. Durant l’après-midi du 18 septembre, le 314th Infantry du Colonel Robinson ouvre la marche derrière les blindés légers du 106th Cavalry Group et dépasse Moriviller à la fin de la journée. De son côté, le 313th Infantry de Wood traverse la Moselle et arrive en camier jusqu’à Einvaux. Enfin, le 315th Infantry de McAleer reste en réserve et marche sur les talons du 313th. Seulement, la 79th Division s’est mise trop tard en marche pour atteindre la Mortagne, conformément aux ordres de Patton.

– La 2e DB commence à rouler en fin d’après-midi avec pour ordre de s’arrêter sur le  tronçon routier situé entre Saint-Pierremont et Gerbéviller qui suit le lit de la Mortagne. Leclert laisse alors le GT de Langlade à l’ouest de la Moselle comme flanc-garde et donne ordre au GT Dio de franchir la Moselle. Sans tarder, les équipes du Génie jettent trois ponts sur la Moselle pour permettre aux chars et aux hommes du Colonel Dio de traverser les rues de Châtel guidés par… des camions allemands enflammés, ainsi que par des tirs ennemis provenant d’habitations. A la tombée du jour, le GT Dio avait nettoyé Châtel et fonce vers la Mortagne qui est atteinte à 14h00. Le soit même, les Français parviennent à passer la rivière près du village de Valois, avant de lancer plusieurs reconnaissances sur la rive droite de la Meurthe, qui est atteinte avant Minuit.

– Le 19, les deux divisions d’Haislip jettent leurs unités sur la Mortagne. Sur la gauche de la 79th Division, le 313th Infantry avance sans réelle opposition avant de devoir chasser des éléments du Panzergrenadier-Regiment 192 de Xermaménil. La 21. PzD étant alors bien trop dispersée pour jouer un rôle défensif efficace. Arrivant à pied, le 314th Infantry arrive sur la Mortagne à 18h00 avant de lancer un assaut sur Gerbéviller, dont les ponts mènent à l’une des meilleures routes à l’est de la Mortagne. Robinson lance ses soldats à l’assaut durant la soirée mais les GI’s fatigués ne parviennent à s’emparer de la petite localité. Toutefois, les Allemands profitent de la nuit pour quitter Gerbéviller.

– Les troupes d’Haislip ont donc réussi à trouer la faible ligne allemande le long de la Mortagne en une demi-douzaine de points. Durant la nuit du 19 septembre, von Manteuffel appelle Edgar Feuchtinger pour lui ordonner de retirer sa faible 21. Panzer-Division (alors renforcée par la 112. Panzer-Brigade) derrière la Meuse. Sauf que les détachements reculant sur le flanc gauche (sud) se retrouvent pris au piège par le raid français sur Vathiménil et ne doivent leur salut que dans la fuite à pied, devant ainsi abandonner 200 véhicules mais aussi plusieurs chars de la 112. Panzer-Brigade.
– Le 20 septembre, le 313th Infantry fait son entrée dans Lunéville renforçant le contact avec le XIIth Corps d’Eddy et oblique vers le sud-est pour frapper dans le flanc ennemi par la rive droite de la Meurthe. Plus au sud, le 314th Infnatry atteint la Meurthe mais doit s’immobiliser à cause d’un feu nourri provenant de la Forêt de Mondon.

– Du côté de la 2e DB, le GT de Langlade est relevé par la 45th US Infantry Division. Avec la VIIth US Army maintenant en position pour démarrer une attaque sur la Moselle avec son aile gauche, le Colonel de Langlade peut rejoindre le reste de la division.

Par conséquent, Patton peut attribuer un rôle plus offensif à Haislip. Il lui ordonne donc de chasser les derniers allemands du secteur de Lunéville et de s’emparer de la Forêt de Parroy. La prise de ce point, dévolu à la 79th Infantry Division fait l’objet d’un combat particulièrement sanglant.

[Suite]

 

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31 octobre 2014

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Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

4 – OBJECTIF L’ALSACE ! L’ATTAQUE VERS LA TROUEE DE SAVERNE 1 – L’attaque des 44th et 79th Divisions – Après la prise de Baccarat par la 2e DB, Wade H. Haislip effectue un changement du dispositif de ses lignes durant la nuit du 11-12 novembre. Durant la nuit, la 79th…

22 novembre 2014

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Campagne d'Alsace 1944-1945 : première partie

Campagne d’Alsace 1944-1945 : première partie

1 – LE DÉBUT DE LA CAMPAGNE D’ALSACE : LA RECONQUÊTE INACHEVÉE  1 – Le redéploiement allemand – Fin novembre – début novembre 1944, la situation apparaît bien avantageuse pour les Alliés entre les Vosges la rive droite du Rhin. Les unités du 6th Army Group de Jacob L. Devers ont sérieusement malmené la…

22 décembre 2014

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15 juillet 2015
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Histoire & Culture

Jean Ambroise Baston de Lariboisière

by adminfhesp 14 juillet 2015

Méconnu de nos jours, il était l’un des meilleurs chefs d’artillerie de Napoléon.
Jean Ambroise Baston Comte de Lariboisière voit le jour le 18 août 1759 à Fougères.

LariboisiereJA– Choisissant la carrière des armes, il sert comme
Lieutenant en Second au Régiment de La Fère-Artillerie au sein duquel il fait la connaissance d’un certain Buonaparte. Premier Lieutenant à la Compagnie de Vigny en 1785 puis Capitaine en 1791, Jean Ambroise de Lariboisière sert dans l’Armée des Vosges en 1792 sous les ordres de Custine. Il prend ensuite le commandement provisoire du Bataillon d’Artillerie de Mayence et la sous-direction du Parc d’Artillerie de l’Armée de Mayence en 1793. Fait prisonnier après la capitulation de la place puis libéré, il commande la Direction du Parc d’Artillerie de Landau, avant d’être confirmé au grade de Chef de Bataillon d’Artillerie (1794). Il prend ensuite la Direction du Parc d’Artillerie de l’Armée du Rhin en 1795.
Promu Chef de Brigade d’Artillerie en 1796, il sert successivement dans l’Armée d’Helvétie, dans l’Armée du Rhin, à Caen et à Strasbourg. En 1804, il dirige l’Ecole d’Artillerie de Strasbourg.

– En 1805, il commande l’Artillerie du Camp de Bruges sous le commandement de Davout, avant de commander aux bouches à feu du 4e Corps du Maréchal Soult. Le 24 novembre 1805, Jean Baston de Lariboisière est promu Directeur des Parcs d’Artillerie de la Grande Armée. C’est donc à ce poste qu’il participe efficacement à Austerlitz, Iéna et Eylau.
Fin février 1807, il commande l’Artillerie du 10e Corps de Lefebvre à Dantzig. Blessé par un boulet ennemi, il refuse d’être évacué et reste à son poste. En 1807 toujours, Napoléon le nomme au commandement de l’Artillerie de la Garde Impériale avec laquelle il participe aux victoires de Heilsberg et Friedland, avant d’être nommé Grand Gouverneur du Hanovre. C’est aussi lui qui fait construire le radeau qui sert à l’entrevue de Napoléon et du Tsar Alexandre Ier à Tilsit.

– En 1808, il commande à l’Artillerie du Corps d’Observation de la Gironde avant d’être envoyé en Espagne. C’est donc en tant que Commandant de l’Artillerie de l’Armée d’Espagne qu’il participe à la victoire de Somosierra et à la prise de Madrid. Rentré en France, il occupe à diverses reprises le poste de Commandant de la Garde Impériale, avant d’être nommé Premier Inspecteur Général de l’Artillerie en remplacement de Songis en 1811.

– Napoléon l’appelle pour participer à la Campagne de Russie, où il fait preuve de remarquables talents d’organisateur, surtout en matière d’approvisionnement. Il sert efficacement aux victoire de Smolensk et de la Moskowa. Son fils cadet, Ferdinand qui sert au 1er Régiment de Carabiniers à Cheval, est tué lors de la seconde bataille. Jean Baston de Lariboisière couvre la retraite française à Krasnoïe mais épuisé, il succombe à Vilnius le 21 décembre 1812.

Source :
– http://www.napoleon-monuments.eu

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Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

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Général François Sevez

Général François Sevez

Savoyard, François Adolphe Laurent Sevez naît le 22 novembre 1891 à Chambéry. Fils d’un juge de la Cour d’appel de la même ville, il étudie d’abord le Droit à la Faculté de Lyon mais choisit de s’engager dans l’Armée à vingt ans sans passer par Saint-Cyr. Il sert d’abord au…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Paul Maistre

Général Paul Maistre

Fils de Pierre Hippolyte Maistre et de Thérèse née Adam, Paul André Maistre voit le jour à Joinville en Haute-Marne le 20 juin 1858. Il entre à huit ans au Petit Séminaire de Langres où il effectue une belle scolarité en s’avérant « modeste, laborieux et persévérant ». En 1875, après l’obtention…

25 juillet 2016

Dans « Grande Guerre »

14 juillet 2015
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Histoire & Culture

Brève – 28 octobre 1905 : Disparition d’Alphonse Allais

by adminfhesp 13 juillet 2015

Né en 1854, ce fils de pharmacien d’Honfleur, lui-même étudiant en pharmacie, se tourne ensuite vers les Lettres. Il se fera connaître en tant que poète, journaliste – notamment au « Chat noir » – et écrivain, tout particulièrement pour ses citations aussi acerbes que savoureuses et pour ses peintures monochromatiques, sorte de pied de nez à l’art.

– Il a laissé comme ouvrages : « A se tordre », « Vive la vie ! », « Le parapluie de l’escouade », « Deux et deux font cinq », « Amours, délices et orgue »,« L’affaire Blaireau » et « Ne nous frappons pas ».

Et parmi ses meilleures citations :
– « La bureaucratie, c’est comme les microbes : on ne parlemente pas avec les microbes. On les tue ! »
– « Il faut demander davantage plus à l’impôt et moins aux contribuables ».
– « Ces curieux comme l’argent aide à supporter la pauvreté ».
– « Deux époux doivent garder de se quereller quand ils ne s’aiment plus assez pour se réconcilier ».
– « Le rire est à l’Homme ce que la bière est à la pression ».
– « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire cet après-midi ».
– « La misère a de bon qu’elle supprime la crainte des voleurs ».
– « Une fois qu’on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites ».
– « La logique mène à tout, à condition d’en sortir ».
– « Il vaut mieux être cocu que veuf, il y a moins de formalités ».
– « Un gentleman est un homme qui se sert d’une pince à sucre même lorsqu’il est seul ».
– « Il ne faut jamais faire de projets, surtout en ce qui concerne l’avenir ».
– « Les gendarmes on grand tort de malmener les criminels. Sans eux ils n’existeraient pas ».
– « La mort est un manque de savoir-vivre ».

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Charles Peguy :

Charles Peguy : « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de Dieu et de notre pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.   Car…

29 mars 2014

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Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de notre beau pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus,…

6 juin 2015

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Pour le bien de la langue française, évitons quelques erreurs fréquentes

Pour le bien de la langue française, évitons quelques erreurs fréquentes

-Il ne faut en aucun cas prononcer « challenge » à l’anglaise : Challenge est un mot cent pour cent français, et même l’un des plus anciens mots de la langue française. Directement dérivé du latin « calumniare », il apparaît dans sa forme actuelle ou dans sa variante « challonge »,…

17 février 2012

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13 juillet 2015
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Histoire & Culture

25 janvier 1844 : Mort du Maréchal Henri Gatien Bertrand

by adminfhesp 12 juillet 2015

Né en 1773 à Châteauroux, élève au Lycée Militaire de la Flèche, il sert dans l’Armée d’Italie et se distingue à Aboukir quand, blessé à la tête, il remplace son Commandant de Brigade et charge les Mamelouks.

Il devient ensuite aide-de-camp de Napoléon et le suivra partout d’Austerlitz à Sainte-Hélène, en passant par Iéna et Eylau.
Malheureusement, sa carrière sera moins heureuse comme Gouverneur des Provinces Illyriennes, en Espagne et à la tête du 4e Corps (Wartenburg).

Amnistié en 1821, il deviendra Directeur de l’École Polytechnique avant de se retirer de toute vie publique.

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Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Issu d’une famille modeste du Languedoc, Pierre Auguste Roques voit le jour le 28 décembre 1856 à Marseillan près de Montpellier. Remarqué pour sa vive intelligence, il bénéficie d’une bourse d’étude qui lui permet de préparer le concours à l’École Polytechnique. L’ayant intégrée, il fera la connaissance d’un certain Joseph…

26 février 2014

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François-Etienne Kellermann

François-Etienne Kellermann

Fils aîné de François Etienne Christophe Kellermann, Maréchal et Duc de Valmy et d’Anne Barbe, François-Etienne Kellermann reste considéré comme l’un des meilleurs généraux de cavalerie de la Grande Armée. Il voit le jour à Metz le 14 août 1770. – Suivant l’exemple de son père et bien éduqué, il…

2 juin 2016

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Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Lorrain de naissance, Laurent Gouvion voit le jour à Toul le 13 avril 1764. Son père, soldat du Roi, souhaite le voir suivre la carrière mais Laurent se montre un très bon dessinateur et se sent davantage attirer par les métiers de l’art. Il a notamment la chance de partir…

17 mars 2016

Dans « Grande Armée »

12 juillet 2015
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Histoire & Culture

Côtes-du-Marmandais

by adminfhesp 2 juillet 2015

Chers lecteurs, chères lectrices. Le vin décrit ci-dessous est une jolie découverte œnologique d’un mariage d’amis que je souhaitais vous faire partager.

Cette appellation reconnue en 1990 appartient aux vins du Sud-Ouest mais est localisée plus précisément dans l’Agenais (Lot-et-Garonne). Elle couvre quelques 1 314 hectares entre les vignobles de l’Entre-Deux-Mers et ceux des Côtes de l’Agenais. Les vignes se développent sur des sols bruns sur molasses et boulbènes, ainsi que sur des sols graveleux de terrasses.
Ce sont les vins rouges qui sont produits en écrasante majorité, même si l’on trouve des blancs et rosés.
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– Les rouges sont issus d’un assemblage mêlant Merlot (31 %), Cabernet franc (24 %), Cabernet-Sauvignon (17 %), Côt (12 %), Abouriou (11 %), ainsi que de petites proportions de Syrah et Gamay. Cela donne un vin à la robe sombre et profonde, aux arômes de fruits rouges et un brin d’épices. Sa bouche est légèrement tannique, équilibrée et ronde. Le Côtes-du-Marmandais rouge est un vin que l’on peut garder entre cinq et dix ans et que l’on peut servir sur du hachis parmentier, une pièce de canard, du confit et du magret, de l’épaule d’agneau, du lapin au romarin ou plus simplement des tomates farcies.

– Les blancs sont issus des cépages Sauvignon (86 %), Sémillon (13 %), Muscadelle et Ugni blanc. Fruités et floraux au nez, ils se montrent frais sans excès d’acidité en bouche. On peut les servir sur du brochet et de l’alose.

– Enfin, les blancs regroupent plusieurs cépages que l’on trouve pour les rouges. D’où une robe franche ni trop pâle ni trop soutenue, un nez fruité et une bouche légèrement tannique mais structuré et vive. Ils sont idéaux pour accompagne une salade estivale ou un plat de charcuterie.

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Vins de Loire 7 - Saumur et Saumur-Champigny

Vins de Loire 7 – Saumur et Saumur-Champigny

Au XVIIe siècle, Saumur était la grande place du commerce viticole de la Loire. Mais la région produisait des vins blancs réputés à l’Epoque médiévale. Aujourd’hui, les rouges du Saumurois tendent à être de plus en plus réputés, de même que ses effervescents (ou mousseux) en blancs ou en rosés.…

20 novembre 2013

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Vins du Sud-Ouest : Montravel

Vins du Sud-Ouest : Montravel

Connue pour être la patrie de Michel Eyquem de Montaigne, la ville périgourdine de Montravel l’est un peu moins pour ses vins. Et pourtant, ses blancs – blancs et secs – valent le détour. – Appellations reconnues en 1937, Montravel, Côtes de Montravel et Haut-Montravel se localisent toutes entre Castillon…

15 octobre 2014

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Vins et crus du Rhône - Lirac

Vins et crus du Rhône – Lirac

Le vignoble de Lirac se situe dans le méandre du Rhône, dans le vieux pays provençal, près d’Orange et d’Avignon, plus précisément sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas. – Les vignes poussent sur des coteaux ensoleillés, au sol de galets roulés disposés en terrasses. Le Lirac existe…

15 mai 2015

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2 juillet 2015
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Histoire & Culture

Charles Peguy : « une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas »

by adminfhesp 28 juin 2015

Voici un texte criant d’actualité, signé Charles Péguy (1873-1914), à l’heure où l’histoire de notre pays est niée ou instrumentalisée par des « élites »  qui usent, sans vergogne, de l’enseignement à des fins purement idéologiques. Rédigées il y a plus de cent ans, ces lignes prennent ainsi aujourd’hui une tournure prophétique : Notre pays, coupé de ses racines, notamment chrétiennes, ne parvient plus à « s’enseigner », à se faire connaître, afin d’ être estimé et aimé à sa juste valeur…

« Pour la rentrée » (1904)

« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générales ; ou si l’on veut les crises de vie générales, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale ; c’est en effet à l’enseignement que les épreuves éternelles attendent, pour ainsi dire, les changeantes humanités ; le reste d’une société peut passer, truqué, maquillé ; l’enseignement ne passe point ; quand une société ne peut pas enseigner, ce n’est point qu’elle manque accidentellement d’un appareil ou d’une industrie ; quand une société ne peut pas enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner ; c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même ; pour toute humanité, enseigner, au fond, c’est s’enseigner ; une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas ; qui ne s’estime pas ; et tel est précisément le cas de la société moderne. »

(Ed. Gallimard, coll. La Pléiade, Œuvres en prose complètes, tome I, pp. 1390)

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Charles Peguy :

Charles Peguy : « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de Dieu et de notre pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.   Car…

29 mars 2014

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Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de notre beau pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus,…

6 juin 2015

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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28 juin 2015
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Histoire & Culture

FHE soutient Bernard Lugan

by adminfhesp 26 juin 2015

– Pour avoir usé de sa liberté d’expression en critiquant la venue du (fort méconnu) Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants M. Todeschini, en Algérie, le 8 mai prochain, le Professeur Bernard Lugan s’est vu interdire l’entrée de l’ESM de Saint-Cyr pour dispenser des cours sur l’Afrique.

Voici les raisons précises :
http://bernardlugan.blogspot.fr/2015/04/a-saint-cyr-lafrique-nest-plus-au.html

– Si on est en droit de ne pas se trouver en accord avec les opinions politiques du professeur Lugan, ses analyses sur l’Afrique restent néanmoins pertinentes, très lucides, et surtout, presque prophétiques au vu de l’actualité internationale.

– N’en déplaise aux censeurs de l’Hôtel de Brienne qui se bouchent les oreilles à la manière d’un aspic – comme l’écrivait le Pape Innocent IV au XIIIe siècle – la rédaction de France Histoire Espérance compte bien s’appuyer sur les travaux de Bernard Lugan sur les sujets dont il est spécialiste.

– Comme vous l’avez dit un jour Monsieur Lugan : « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur ».

Eudes Turanel

 

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Colonel Georges de Villebois-Mareuil

Colonel Georges de Villebois-Mareuil

Personnage à la vie digne d’un roman, Georges de Villebois-Mareuil naît le 22 mars 1847 à Nantes dans une famille catholique et monarchiste, issue de la Noblesse de robe parisienne. Après son Baccalauréat qu’il obtient à seize ans seulement, il entre à Saint-Cyr dans la promotion « de Vénétie ». Choisissant l’Infanterie,…

5 avril 2014

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Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Augustin Guillaume

Général Augustin Guillaume

Dernier d’une famille de six enfants, Augustin Guillaume vit le jour à Guillestre (Hautes-Alpes) le 30 juillet 1895. Après son baccalauréat il intègre Saint-Cyr en 1913 dans la promotion « Croix du Drapeaux ». Après seulement un an de scolarité, il est versé comme Sous-Lieutenant dans le 16e Bataillon de Chasseurs à…

9 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

26 juin 2015
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Histoire & Culture

Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise – 3 : Mercurey et Montagny

by adminfhesp 25 juin 2015

* MERCUREY

Situé à environ douze kilomètres au sud de Chagny, le vignoble de Mercurey (appellation reconnue en 1936) est le plus étendu de la Cote de Nuit (644 hectares en tout) et s’étale sur des coteaux. Les meilleurs vins étant produits à un altitude de 260 m.
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Les vignes de Mercurey couvrent les communes de
Mercurey, Saint-Martin-sous-Montaigu et Bourgneuf-Val-d’Or. Les sols utilisés sont surtout formés de terres blanches et calcaires, rouges et argileuses, ainsi que de sols marneux et marno-calcaires. On observera toutefois la différence entre des vins issus des sols marneux plutôt charpentés, alors que ceux tirés des vignes poussant sur des sols caillouteux se montrent plus souples et plus fins.
Enfin s’il nous gratifie d’appréciables blancs, le vignoble de Mercurey produit surtout des rouges. Les potentiels de garde se situent entre trois et six ans. Les Mercurey rouges plus âgés sont à servir entre 15 et 16°C contre 14 et 15°C pour les plus jeunes. Les blancs se dégustent entre 12  et 14°C.

Tout comme chez les Givry ou les Rully, les Mercurey donnent des Premiers Crus : La Bondue, Les Byots, La Cailloute, Les Champs Martin, La Chassière, Clos de Paradis, Clos des Barraults, Clos des Grands Voyens, Clos des Montaigus, Clos des Myglands, Clos du Roy, Clos l’Évêque, Clos Marcilly, Clos Tonnerre, Clos Voyens, Grand Clos Fortoul, Les Combins, Les Crêts, Les Croichots, Les Fourneaux, Griffères, Le Levrière, La Mission, Les Montaigus, Les Naugues, Les Ruelles, Sazenay, Les Valées et Les Velley.

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– LES ROUGES

A contrario du Givry rouge, le Mercurey présente une robe profonde voire sombre, avec des nuances de grenat et de violet. Son nez se révèle plutôt fruité dans sa jeunesse avec des arômes de framboise, de fraise et de cerise. Avec la maturité, ce sont le sous-bois, le cuir, la fourrure et le gibier qui s’épanouissent.
En bouche, le Mercurey rouge se montre particulièrement robuste et entier. On ressent toutefois une amertume dans la jeunesse ; amertume qui tend à s’estomper durant le vieillissement.
Vin amical et familial, on le déguste volontiers l’hiver ou l’automne sur des terrines (volaille et gibier), de la galantine de lapin, du jambon persillé, des œufs en meurette, de la pintade, du pintadeau du bœuf bourguignon et du veau aux carottes, ainsi que sur des fromages tels que le Langres et le Cantal.

– LES BLANCS

Produits à partir du Chardonnay, les Mercurey blancs offrent à l’œil une robe d’un jaune pâle à reflets vers, ainsi qu’une dominante florale en arômes (tilleul, menthe) agrémentée d’amande fraîche et de noisette. En bouche, il se révèle rond et savoureux, à l’exemple de certains blancs de la Côte de Beaune.
En cela, on saura l’apprécier à l’entrée (gougères), sur des fruits de mer (coquillages), une assiette de poissons fumés, des crustacés, des escargots, des girolles, ainsi que sur des fromages à pâte pressée.

Recommandation personnelle :
– Château d’Estroyes (Rouge et blanc)

** MONTAGNY

N’existant qu’en blanc (Chardonnay), cette appellation reconnue en 1936 elle aussi, s’étend au sud de la Côte Chalonnaise (308 hectares), en-dessous de Givry et sur les communes de Buxy, Montagny-lès-Buxy, Jully-lès-Buxy et Saint-Vallerin. Les vignes sont exposées à l’est, adossées à des coteaux dont l’altitude oscille entre 250 et 400 m. Ces coteaux sont formés de sols exclusivement Marneux ou bien calcaires et marneux et kimméridgiens.

1107_vignoble_039Les Montagny peuvent se conserver jusqu’à six ans pour les plus belles années et sont à servir à 12-14°C.

Ils produisent quelques premiers crus : Les Coères, Montcuchot, Les Chaniots, Les Bonneveaux, Vignes sur le Cloux, Les Burnins, Le Vieux Château, Les Bordes et Les Platières.

En bouche, le Montagny fait montre d’une robe dorée à reflets verts qui évolue sur un ton plus jaune, voire bouton d’or avec la maturité. Son nez se montre particulièrement floral (aubépine, acacia, chèvrefeuille et fougère) et fruité (poire blanche, pêche blanche). On peut déceler également du miel, de la noisette, de la citronnelle et de la pierre à fusil.
En bouche, il se révèle frais et caractériel durant sa jeunesse. Après vieillissement, il se montre plus fin et savoureux.

Agréable, frais et convivial, à déguster en toutes saisons, il accompagne volontiers des Gougères, des coquilles Saint-Jacques, des aubergines (frites ou grillées) l’été, de l’andouillette, des escargots, des cuisses de grenouille, du crabe, des fruits de mer, mais aussi de la viande blanche à la crème, ainsi que des fromages (picodon, rocamadour, chèvre).

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Recommandation personnelle :
– Domaine Feuillat-Juillot

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les livrets du vin

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Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise - 2 : Rully et Bouzeron

Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise – 2 : Rully et Bouzeron

* RULLY Appellation reconnue depuis 1939, le vignoble de Rully est situé au nord de Chalon-sur-Saône, sur la commune de Chagny entre Bouzeron au nord et Mercurey au sud. Les vignes couvrent 347 hectares sur des coteaux dont l’altitude varie de 230 à 300 mètres. Les climats situés en hauteur sont plutôt…

18 octobre 2013

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Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise - 1 : Givry

Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise – 1 : Givry

Partant du sud de Beaune et formant un crochet sud de Chalon-sur-Saône, la Côte Chalonnaise regroupe cinq appellations : Givry, Mercurey, Rully, Bouzeron et Montagny. Pour les vins rouges, le cépage Pinot Noir est roi, tandis que les blancs se partagent entre le Chardonnay majoritaire et une part moindre d’Alligoté.…

16 octobre 2013

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Vins de Bourgogne - Les Ducs rouges de la Côte de Beaune - 1/2

Vins de Bourgogne – Les Ducs rouges de la Côte de Beaune – 1/2

Chers lecteurs, chères lectrices, je vous avais dressé une liste des grands vins blancs de la Côte de Beaune et de leurs prestigieux « cousins » rouges de la Côte de Nuits. Je poursuite donc le cycle consacré à la Bourgogne en vous livrant une description des grands vins rouges de la Côte…

7 octobre 2013

Dans « Non classé »

25 juin 2015
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Histoire & Culture

24 juin 1940 : Fin de la bataille des Alpes, succès français de 1940 – 2/2

by adminfhesp 24 juin 2015

Nous avons vu les combats menés par les Français face aux unités mécanisées allemandes, passons maintenant aux combats menés face aux Italiens.

Au début de juin 1940, Benito Mussolini déclare la guerre à la France pour s’emparer notamment de la Tunisie, de la Savoie, de la Corse et de Nice. Déjà en 1939, peu après la signature des accords de Munich, les parlementaires fascistes s’écrient au Parlement italien : « Savoia, Corsica, Tunisi, Djibuti ! » pour revendiquer le territoire qui appartenait aux Rois de Sardaigne avant 1861 s’étendant entre Chambéry, Turin et Nice et du Mont-Blanc à la Riviera. Cependant, la Savoie avait choisi par référendum, son rattachement au Second Empire.

Pourtant, en 1935, Mussolini s’était entendu avec la France et la Grande-Bretagne pour faire face aux visées expansionnistes de Hitler en Europe Centrale (Front de Stresa).  Malheureusement, l’invasion du Royaume d’Ethiopie en 1936 provoque une sérieuse détérioration des relations entre Rome et Paris et en 1937, Mussolini se rapproche ouvertement de l’Allemagne nazie Par conséquent, le Ministère de la Guerre français poursuit les travaux de fortification le long de la frontière franco-Italienne, dont les plus anciens ouvrages date de 1870. On a tendance à l’oublier aujourd’hui, mais la Ligne Maginot ne s’étendait pas seulement le long de la frontière franco-allemande en Alsace et en Lorraine. En effet, bien que moins élaborés, d’autres ensemble de fortins sont réaménagés ou construits entre le Mont-Blanc et Menton sous la direction du Général Jean-Marie Degoutte dans les années 1930. On fait même construire quelques fortins en Corse, au cas où les troupes du Duce lanceraient un assaut amphibie depuis les côtes du Piémont et de Ligurie. De leur côté, les Italiens ont bâti le «  Vallo Alpino » (« Mur Alpin ») mais qui restait bien moins élaboré que sa rivale française.

En 1939, Mussolini n’envisage pas de déclarer la guerre à la France car bon nombre d’industriels comme de responsables de l’Economie indiquent au Duce que l’Italie n’est absolument pas prête à se lancer dans une guerre européenne. Et ce n’est pas tout, le maître du Palazzo Venezzio a dû réduire sévèrement les dépenses pour l’Armée de Terre et la Marine. Toutefois, au cas où l’Armée française envisagerait des incursions dans le nord-ouest de l’Italie, Mussolini avait ordonné à l’Armée Royale de monter des plans défensifs. Plusieurs bataillons d’Alpini surveillaient la frontière, observant leurs homologues d’alors, les Chasseurs Alpins français. En 1939, Mussolini finit par masser 300 000 hommes le long de la frontière avec la France, afin de faire face à une possible offensive française (Billotte et Gamelin l’avait envisagé) mais rien ne bouge.

Ajoutons à cela, que l’Armée italienne n’avait aucun plan de guerre de prévu en cas d’offensive contre le territoire français, d’autant plus que la Marine Royale était bien inférieure en tonnages aux escadres de la Marine française en Méditerranée. En revanche, l’Armée des Alpes commandée par le Général René Olry, avait sérieusement envisagé une attaque depuis l’autre côté des vallées de Savoie, du Gapençais, du Briançonnais, du Queyras et de l’Arrière-Pays niçois. Par conséquent, plusieurs plans défensifs avaient été élaborés à partir de 1937-1938. Les Français pouvaient bénéficier de l’avantage que le procurait la géographie physique des Alpes. Seuls cinq cols sont praticables par des unités motorisées : le Petit-Saint-Bernard au nord, le Mont-Cenis et le Montgenèvre qui débouchent vers Turin et enfin, les cols de Larche (la Madelana) et de Tende au sud qui menaient à Coni. D’autre part, la route côtière qui mène à Menton est étroite et seulement praticable pour des fantassins et des Mulets.

Fort de Sainte-Agnès (Alpes Maritimes), Ligne Maginot des Alpes

En juin 1940, au regard des victoires rapides de Hitler sur le Front de l’Ouest, Mussolini qui souhaitait reconstituer l’Empire Romain et redonner à l’Italie l’antique Mare Nostrum, n’a d’autre choix que de « rattraper Hitler » dans ses succès. Simultanément, il déclare la guerre à la Grande Bretagne et à la France.

Les opérations contre la France sont confiées au Groupe d’Armées Ouest du Prince Umberto di Savoia (Humbert de Savoie) (300 000 soldats) qui regroupait les Ire et IVe Armées, respectivement placées au sud et au nord, soit 18 Divisions d’Infanterie (aux effectifs inférieurs aux françaises), 4 Divisions d’Alplini, 15 Bataillons et 3 000 pièces d’artillerie. Pendant ce temps, la VIIe Armée (« Armée du Pô ») se regroupe derrière les deux autres Grandes Unités avec 10 divisions mobiles à l’efficacité limitée.

En face, avant juin 1940, l’Armée Française déploie la IVe Armée du pied du Mont-Blanc à Menton, avec 11 Divisions d’Active dont 6 Alpines, ainsi que des unités de forteresse et des détachements mobiles, soit 550 000 hommes. Avec les affrontements contre les Allemands, l’Armée des Alpes est ramenée à 175 000 hommes dont 85 000 pour surveiller sur la frontière franco-italienne.

En juin 1940, le général Olry, dispose alors des 64e, 65e et 66e Divisions d’Infanterie Alpines, du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA). Les unités françaises sont réparties entre  des garnisons de fortification, 75 sections d’éclaireurs-skieurs (SES), ainsi que des détachements de Chasseurs Alpins (35-40 hommes) très bien entraînés au combat en montagne.

Le plan italien était assez simple, forcer les cols alpins par une attaque massive des Ire et IVe Armée sur toute la ligne du front, après que l’Aviation ait bombardé massivement les lignes de fortifications Françaises. Les Italiens devaient ensuit atteindre au plus vite Annecy, Chambéry, Gap, Briançon, Menton et Nice. Ensuite, les troupes italiennes doivent se lancer sur la Vallée du Rhône, pendant que les troupes lancées au sud  saisissent la flotte française à Toulon. Mussolini signifie à Badoglio : « Je ne veux  subir la honte que les Allemands occupent le pays niçois puis nous le remettent. » Sauf que ce plan conçu hâtivement par Mussolini, avec des vues irréalistes, sans objectif précis sur lequel masser le maximum de forces et sans une planification sérieuse. Précisons aussi que les Allemands vont atteindre Lyon avant que les Italiens ne lancent leur offensive !

D’autre part, que le commandement italien était pétri de sclérose et de rivalités. Ainsi, le Maréchal Rodolfo Graziani chef d’état-major de l’Armée se précipita au Piémont pour diriger les opérations et ce, sans l’avis ni l’aval du Prince de Savoie, pendant que le Général Soddu (sous-secrétaire d’Etat au Ministère de la Guerre) se présente comme « téléphoniste du Duce », à défaut de ne pouvoir exerce de fonctions de commandement. Ajoutons que les décisions sont prises depuis Rome par le Duce, ce qui accentue la confusion dans la transmission des ordres. Lorsque Roatta, adjoint de Graziani ordonne de « se précipiter contre l’ennemi », son chef envoie comme message à ses subordonnés : « les hostilités contre la France sont suspendues ».

La guerre est déclarée à la France le 10 juin mais l’offensive ne démarre pas tout de suite. Selon leur ordre, les troupes à la frontière doivent « maintenir une conduite absolument défensive, sur terre comme dans les airs ». Se faisant, plusieurs escarmouches se produisent entre patrouilles d’Alpini et de Chasseurs Alpins, sans grande effusion de sang. Les premiers combats de plus grande envergure ont lieu à Gênes et sur la côte Ligure quand une escadre française partie de Toulon s’en prend avec succès à la Marine Royale italienne (11 et 12 juin).  De leur côté, les Britanniques se paient le luxe d’envoyer des appareils bombarder Turin.

L’offensive italienne débute le 21 juin sans grande réussite, dans un temps froid (jusqu’à – 20°C la nuit) et exécrable. Les bataillons d’assaut italiens passent en fait d’un déploiement offensif… avec des moyens défensifs ! Comme appui d’artillerie, ils ne reçoivent que les tirs des canons de forts qui ne s’avèrent pas d’une aide précieuse. Les assauts des Alpini et des Bersaglieri (tirailleurs) échouent presque tous face aux forts français bien dotés en hommes et en armes. Les tirs de barrage de l’artillerie de montagne française brisent bon nombre d’assauts italiens. Les détachements d’éclaireurs-skieurs et de Chasseurs Alpins attendent de pied ferme l’ennemi et le harcèlent sans répit. Plusieurs soldats et officiers français se distinguent notablement. Dans le massif du Beaufortain, attaqué par la IVe Armée Italienne, le Lieutenant Bulle accroché en rappel, dégage la SES/80 au fusil-mitrailleur FM 24/29. En Tarentaise (tenue par le 27e BCA), le Lieutenant Tom Morel, futur organisateur du maquis du Plateau des Glières, s’illustre en ordonnant un tir de barrage sur sa propre position, tout en étant blessé et obtient la reddition de soldats ennemis. Cet acte lui vaudra la Croix de Guerre.

Au nord, la IVe Armée de Guzzoni tente de forcer le Col du Petit Saint-Bernard, où les Français ont fait sauter les ponts de passage mais les italiens se font barrer la route par 70 Chasseurs Alpins retranchés dans la Redoute Ruinée (ou fort des Traversette photo ci-dessous). Le 24, à l’issue de l’armistice, les défenseurs abandonnent le fort avec l’honneur des armes.
Plus au sud, depuis le mont Chaberton (3 120 m d’altitude, dominant Montgenèvre et Briançon), surmonté par des canons de 145/35 sous tourelle blindée, les Italiens canonnent les positions françaises mais leurs bouches sont réduites au silence par la contre-batterie des mortiers lourds français.

Au sud, la Division Acqui remonte la vallée de la Stura en marchant 60 km pendant trois jours, sous la pluie avec tout son matériel. Le 23 juin, elle atteint le Col de la Maddalena et commence à descendre la vallée d’Ubaye. Par chance pour les italiens, le brouillard empêche les Français de régler leurs tirs d’artillerie. Finalement, l’Acqui arrive au pied des forts français de la vallée d’Ubaye mais ne peut les attaquer et doit d’arrêter là. Elle tente alors de de déborder la vallée de Larche mais se fait sévèrement arrêtée par les tirs de barrage français. 397 soldats italiens se rendent.

Au même moment, les Italiens conquièrent Menton et y commettent plusieurs pillages. Toutefois, ils sont arrêtés par les troupes de Marine au Cap-Martin et n’iront guère plus loin. Les pertes françaises sont très légères. Le Colonel Max Schiavon les chiffre à 20 tués et 84 blessés.

Le 24 juin, deux jours après la capitulation avec l’Allemagne, la France signe à Rome un armistice bien plus honorable avec les Italiens. Rome met seulement la main sur une bande terrestre allant du nord des Alpes françaises jusqu’à Menton, cette dernière ville passant sous administration italienne. Nice et la Corse restent sous contrôle français. A noter que jusqu’en 1944, l’occupation italienne s’avérera très correcte avec la population française, une certaine proximité culturelle aidant. En outre, invaincu dans cette bataille le Général René Olry a sauvé Grenoble qui ne sera occupée qu’en 1942 et préservé 300 000 hommes de la captivité.

Sources :
SCHIAVON Col. Max & LEMOAL Frédéric : Juin 1940. La guerre des Alpes. Enjeux et stratégies, Economica, Paris
ROCHAT Giorgio : La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales, www.rha.revues.org
SCHIAVON Col. Max & DE LANNOY François : René Olry in Généraux français de 1940, ETAI

24 juin 2015
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Histoire & Culture

28 mars 1809 : Victoire de Medellin

by adminfhesp 15 juin 2015

Passée dans l’oubli, cette bataille a eu lieu au sud-est de la ville de Medellin (Estrémadure, non loin de Badajoz) sur la Guardiana, entre les 17 000 français et Allemands de la Confédération du Rhin du Général Claude-Victor Perrin dit Victor et 23 000 Espagnols du Général Gregorio Garcia de la Cuesta.

Général Victoir (Claude-Victor Perrin)

– Après une canonade, de la Cuesta envoie toutes ses forces (sans avoir fait disposer des réserves) contre les ailes françaises que gardent les dragons de Victor du Fay de la Tour-Maubourg (gauche) et Antoine de La Salle (droite). Lasalle doit batailler ferme face aux cavaliers et fantassins espagnols car il a la Guardiana dans son dos.
Cependant, après que  les ailes françaises aient reculé, Eugène-Casimir Villatte (centre) expédie ses fantassins (94e de Ligne et Grenadiers) et plusieurs canons pour stabiliser la situation.

 

– Dans le même temps, sur l’aile gauche, de la Cuesta continue de lancer son infanterie et sa cavalerie en avant et il faut que les Français forment les carrés avant que La Tour-Maubourg fasse charger ses Hussards pour mettre la cavalerie espagnole. L’infanterie hispanique se retrouve alors isolée et choisit de quitter le champ de bataille.

– Les choses tournent donc à l’avantage de la Grande Armée. Villatte fait parvenir sept bataillons d’infanterie à La Salle qui peut envoyer ses Dragons, Hussards et Chasseurs à Cheval décimer les fantassins ennemis. Et bientôt, c’est tout le centre du dispositif espagnol qui se retrouve assailli de tous côtés. De la Cuesta choisit alors de se retirer.

Antoine Charles Louis de Lasalle

– Les Français ont perdu 1 000 hommes mais le bilan est désastreux pour les Espagnols qui laissent 8 000 tués et blessés sur le terrain ainsi que 2 000 prisonniers et 20 canons aux Français.

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Campagne de 1814 - 1er février : Bataille de La Rothière

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15 juin 2015
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Histoire & Culture

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

by adminfhesp 13 juin 2015

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France.


Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au château ducal de Nantes. Elle est la fille du Duc
François II de Bretagne
et de Marguerite de Foix. La petite duchesse reçoit toute l’attention de son père. Celui-ci mène une bataille politique face au Roi de France Louis XI qui considère la Bretagne comme l’une des « cornes » menaçant son Royaume. François II s’était notamment allié à Charles le Téméraire Duc de Bourgogne lors de la Guerre de la Ligue du Bien Public et cherche constamment l’alliance avec l’Angleterre.

Anne grandit donc à Nantes et reçoit une bonne instruction en Français, en Latin et en matière religieuse de la part de Françoise Dinan. Jehan Meschinot son Maître de Chambre lui enseigne des bases de musique et de danse. Physiquement elle est plutôt petite et boîte. Elle n’est pas très belle mais dégage du charme et beaucoup de noblesse.

La règle de succession du Duché de Bretagne, non écrite, privilégie les héritiers mâles à la tête du Duché chez les Montfort puis chez les Penthièvre. Seulement, François II et Marguerite de Foix n’ont pas de garçon et Anne est l’aîné. Pour éviter que la Bretagne ne tombe dans l’escarcelle des Valois, François II décide, en 1481, de fiancer sa fille avec le Prince de Galles fils d’Edouard IV. Le Prince de Galles disparaît brusquement en 1483 et François propose Anne à Henri VII Tudor, alors détenu en Bretagne mais ce prétendant au trône d’Angleterre refuse.
Les évènement s’aggravent pour la Bretagne, le 28 juillet 1488, les Français défont l’armée ducale à Saint-Aubin-du-Cormier lors de la Guerre folle. Les deux partis signent ensuite le Traité du Verger qui oblige le Duc de Bretagne à rendre hommage au Roi de France et à ne pas engager de troupes étrangères sur le sol breton. Le 9 septembre, François II meurt des suites d’une mauvaise chute de cheval, en laissant Anne comme seule héritière. Elle n’a que onze ans mais le défunt Duc l’a placée sous la garde de Jehan IV de Rieux et lui a fait promettre de ne jamais assujettir la Bretagne à la France.

Après la mort du Duc, Anne épouse en première noce et par procuration Maximilien de Habsbourg Roi des Romains (héritier de Charles le Téméraire par sa mère). Mais Anne de Baujeu, sœur aînée de Charles VIII et Régente de France, y voit une violation du Traité du Verger car elle craint que la Bretagne ne tombe dans l’escarcelle de la Maison d’Autriche et ne lui serve de poste avancé dans l’Ouest de la France. La guerre reprend sans tarder et Charles VIII vient assiéger Rennes. Dos à la mer, la Bretagne n’a pas les moyens de résister à l’armée des Valois.

Toutefois, sur les conseils du Cardinal Jacques d’Amboise et de la Régente Anne de Baujeu, Charles VIII renonce à épouser la toute jeune Marguerite d’Autriche Princesse de Bourgogne, à laquelle il était jusque-là fiancé (et fort attaché), pour épouser Anne de Bretagne. Les fiançailles ont donc lieu dans la Chapelle des Jacobins de Rennes et le mariage sera célébré en toute discrétion au Château de Langeais le 6 décembre 1491. Le Pape Innocent VIII a validé l’annulation du mariage entre Maximilien de Habsbourg et Anne.

Anne de Bretagne joue un rôle politique effacé d’autant plus que ses grossesses se succèdent presque tous les ans. Malheureusement, les cinq enfants qui naissent de son union avec Charles VIII décèdent en bas âge (Charles-Orland, François, Charles de France, François de France et Anne). Intelligente, cultivée et raffinée elle embellit la cour de France avec de l’art italien, fait venir l’humaniste italien Fauste Andrelin, fait restaurer la chancellerie de Bretagne et édifier le tombeau de ses parents dans la Cathédrale de Nantes.

Après la port de Charles VIII accidentellement au Château d’Amboise en 1493, Anne de Bretagne est promise à Louis d’Orléans devenu Louis XII, cousin de Charles VIII et qui fut partisan de son père François II lors de la Guerre folle.
Le contrat de mariage stipule que Louis d’Orléans devra annuler son premier mariage avec Sainte Jehanne de France, la seconde fille de Louis XI qui se retirera dans les ordres à Bourges. Anne réussit à négocier des avantages pour la Bretagne, certains se répercutent toujours aujourd’hui. Anne est la seule héritière du Duché et si Louis y exerce bien le pouvoir régalien, il prend le titre de Duc Consort. D’autre part, elles maintient des privilèges fiscaux sur le duché, tel l’absence de perception de la gabelle (impôt sur le sel créé sous Charles VII) et le maintient des avantages sur les octrois.
Le mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne est célébré à Lyon le 10 août 1501 à Lyon par Mgr. François de Buysleyden Archevêque de Besançon.
Huit enfants naîtront de cette union mais seules Claude de France et Renée de France survivront.
Pendant le règne de son époux, Anne de Bretagne accomplit un Tro Breizh dans son duché natal. Elle s’y rendra encore plusieurs fois et y sera acclamée par les Bretons.

Au niveau politique, elle s’oppose fermement au mariage de sa fille Claude avec François d’Angoulême, futur François Ier. Mais le mariage aura bien lieu à la mort de la Reine qui survient le 9 janvier 1514. Les obsèques d’Anne de Bretagne en la Basilique de Saint-Denis seront particulièrement fastueuses.

Lire :
MINOIS Georges : Anne de Bretagne, Fayard, Paris
LE BOTERF Hervé : Anne de Bretagne, France-Empire, Paris

13 juin 2015
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