Véritable réussite militaire pour Louis XIII et le Cardinal de Richelieu, le siège de la Cité Rebelle Huguenotte fut terrible pour ses habitants. Du point de vue politique, sa fin concrétise la victoire de la couronne sur les Places de Sûreté du Parti Protestant.
D’autre part, le siège nourrira a posteriori (notamment grâce à Alexandre Dumas) la réputation implacable du Cardinal.

– Le siège de La Rochelle commence au début de l’année 1627. La cité huguenotte qui refuse de se soumettre est dirigée par un Conseil dominé par la figure du Maire Jean Guiton qui est l’âme de la résistance. Outre le Roi (qui n’hésite pas à converser avec ses soldats dans les tranchées) et le Cardinal Ministre, l’Armée royale est placée sous un triple commandement : Louis de Nogaret d’Epernon Cardinal de la Valette, Jean de Saint-Bonnet de Toiras et Henri de Schomberg.
– En juillet 1627, Charles Ier Stuart Roi d’Angleterre envoie une flotte au secours des Rochelais. Les navires britanniques, placés sous le commandement de Georges Villers Duc de Buckingham (« Bouquingamp » pour les Français) appareillent début juillet et débarquent sur l’Île de Ré (Saint-Martin-en-Ré) le 12. L’idée est de s’assurer une base terrestre pour des opérations de secours Les Anglais tentent de alors de s’emparer de l’Île de Ré mais Louis XIII y a dépêché Jean de Toiras qui résiste fermement aux 6 000 hommes de Buckingham en dépit de sa nette infériorité numérique (1 400 hommes environ).
– Ce dernier qui escomptait réussir un assaut en force est donc contraint d’assiéger et de bloquer Saint-Martin-en-Ré jusqu’en octobre. Louis XIII ne reste pas inactif et envoie 35 navires forcer le blocus anglais pour débarquer 4 000 hommes placés sous les ordres de Henri de Schomberg sur l’Île de Ré.
– Après avoir reçu un renfort de 2 000 soldats venus d’Irlande commandés par Sir Ralph Bingley, Buckingham tente de reprendre Saint-Martin-de-Ré, toujours très bien défendue. Toiras fait canonner les troupes anglaises (déjà décimées par la maladie) qui sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre.
Le Duc Buckingham a perdu entre 5 000 et 7 000 hommes dans l’affaire.
– Suite à l’échec anglais et comprenant que la Rochelle ne tombera qu’à l’issue d’un siège, Richelieu fait construire une digue géante pour empêcher La Rochelle de recevoir des vivres et des armes. Considérée comme l’une des plus grands ouvrages du génie militaire de l’époque, l’édification de la digue de la Rochelle en novembre 1627 mobilise près de 4 000 ouvriers et soldats. Elle est en fait érigée sur la mer, reposant littéralement sur des navires échoués. Achevée, elle s’étire sur près de 1 500 mètres et est garnie de canons. Jean-Christian Petitfils, dans la biographie qu’il consacre à Louis XIII, indique que le Roi n’hésite pas à prêter main forte aux ouvriers et sapeurs, les pieds dans l’eau et à leur prodiguer des encouragements.
– Au cours de l’année 1628, deux autres expéditions navales anglaises (Feilding et Lindsey) tenteront de secourir La Rochelle mais la grande digue empêchera les navires anglais d’atteindre le port.
– Dans la ville, la population commence à souffrir du manque de nourriture et de l’hygiène déplorable. Jean Guiton fait évacuer femmes et enfants mais refuse de se rendre à plusieurs reprises. Finalement, le 28 octobre, sans assaut de l’Armée Royale, Jean Guitton et le Conseil décident de remettre les clés de la Ville à Louis XIII. Le Roi décide de pardonner à La Rochelle mais conformément à ce que préconise le Cardinal contre les places de sûretés et les forteresses du Royaume, la quasi-totalité des murs de la cité sont détruits, excepté les tours protégeant l’entrée du port.
– Fort de ce succès, le Roi de France peut redéployer ses forces vers les citadelles du Languedoc toujours tenues par les soldats du Duc de Rohan.
Lire :
– PETITFILS Jean-Christian : Louis XIII, Perrin
– HILDESHEIMER Françoise : Richelieu, Flammarion
– ERLANGER Philippe : Richelieu, Perrin, coll. Tempus
– CARMONA Michel : Richelieu. L’ambition et le pouvoir, Fayard


















































personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de » nous consacrer à la grandeur de Dieu » par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.


















































ouvent par un enfant : pendant la guerre de 100 ans, Il suscite en Lorraine une petite fille au cœur pur : Jeanne d’Arc ; quand, au XIXème siècle, la France croit que le Salut vient par la science et que le Ciel n’existe pas, Il envoie sa Maman dans un village des Pyrénées auprès d’une fillette sans instruction : Bernadette ; alors que la France est de nouveau en grand danger en 1947, Notre Dame vient visiter la Touraine pour demander à 4 fillettes de prier pour la France et promettre du bonheur dans les familles. »













