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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Arthur de Richemont, Connétable de France et Duc de Bretagne

by adminfhesp 19 juillet 2010

Dans l’Histoire de la Guerre de Cent Ans, Arthur de Richemont reste curieusement – tout comme Olivier V de Clisson – dissimulé par l’ombre de Bertrand du Guesclin. Pourtant, il fut le troisième représentant de la noblesse bretonne à s’être vu octroyé la dignité de Connétable de France. Richemont ne fut pas seulement qu’un batailleur talentueux ; il fut aussi un remarquable organisateur, considéré comme le père du premier modèle d’armée permanente en France avec les Compagnies d’Ordonnance.
D’autre part, sa vie nous est connue grâce au récit apologétique que rédigea son écuyer Guillaume Gruel dans les années 1460.

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– Arthur (ou Arzur) de Richemont, Duc de Touraine, Comte de Parthenay, de Dreux, d’Etampes, de Montfort et d’Ivry voit le jour le 24 août 1393 au château de Suscinio, actuellement dans le Morbihan non loin de Vannes.
Il est le troisième fils du Duc Jehan IV et de Jehanne de Navarre (troisième épouse du Duc). Curiosité dans cette famille ducale de Bretagne, Jehan IV – anciennement Jehan de Montfort – était ouvertement pro-anglais, son fils aîné Jehan V, frère d’Arthur, ne cessera de louvoyer entre les Valois et les Lancastre pour assurer une sorte d’indépendance de fait du Duché de Bretagne. Enfin, Arthur qui ne peut directement prétendre à hériter du Duché, il choisit ouvertement le camp des Valois et ce, dès ses jeunes années lorsqu’il peut porter les armes. Pour l’instant, il hérite de son père les « honneurs de Richemont » (Richmond), même si les Anglais ne lui reconnaîtront jamais le titre de Comte.

– Ainsi, en 1414, Arthur de Richemont entre au service du Dauphin Louis de Guyenne et participe au siège d’Arras. Le Dauphin lui octroie alors les terres de Jehan II de Partenay-Larchevêque qui a eu le tort de rallier la cause du Duc de Bourgogne Jehan Sans Peur, honni du camp Armagnac auquel appartient Louis de Guyenne.
Le 28 octobre 1415, Arthur de Richemont participe au désastre d’Azincourt et y est fait prisonnier. Il est alors incarcéré pendant cinq ans Outre-Manche au château de Fotheringhay.

– En 1420, libéré par Henri V de Lancastre, Richemont rentre en France mais doit suivre le Roi d’Angleterre dans sa prise de Meaux et lors de son entrée triomphale à Paris. En 1423, après la mort d’Henri V, Arthur de Richemont courre se mettre au service du Dauphin Charles et trouve l’appui d’Yolande d’Aragon. Toutefois, en dépit de la guerre larvée qui anime les relations entre le Royaume de Bourges et le Duché de Bourgogne, Arthur de Richemont épouse Marguerite de Bourgogne Duchesse de Guyenne, sœur de Philippe le Bon, à Dijon la même année. En 1423, l’Armée royale franco-écossaise subit la grave défaite de Verneuil face aux Anglais. Le Connétable Guillaume Stuart est tué. Poussé par Yolande d’Aragon, Charles – alors dépressif et influençable – choisit Richemont pour prendre l’épée de Connétable. Malheureusement, l’arrivée au Conseil royal du nouveau favori Pierre de Giac provoque des tensions entre le Dauphin et le Connétable. Richemont tente de relancer l’Ost royal dans des combats de reconquêtes, avec l’apport d’une partie de la noblesse bretonne « prêtée » par le Duc Jehan V. Mais Richemont subit deux déconvenues dans l’Avranchin (Normandie), à Saint-James-de-Beuvron et aux Bas-Courtils. En 1427, Richemont, Yolande d’Aragon et Georges Ier de la Trémoille – autre personnage ambitieux – conjurent contre Pierre de Giac. Celui-ci est arrêté par Richemont en personne dans son château d’Issoudun (Bas-Berry), emmené de force à Dun-le-Roi via Bourges. Après un court procès, Richemont enferme Pierre de Giac dans un sac et le noie dans un lac.

– Mais voilà, Georges de la Trémoille ne tarde pas à prendre la place de favori du Dauphin laissée vacante par Giac, est nommé Chambellan et en profite pour déchoir Richemont de sa charge de Connétable de France. Banni, le frère du Duc de Bretagne combat un temps les Anglais à Parthenay et rameute une armée pour punir La Trémoille dans une courte guerre privée. Richemont étant bien meilleur soldat que l’obèse Chambellan, disperse les hommes rassemblés par La Trémoille qui se réfugie dans Bourges. Comme l’explique Georges Minois, il s’en faut alors de peu pour que Richemont ne donne l’assaut à la Cité pour y occire son ennemi. C’est le Dauphin qui, arrivé depuis Chinon, intervient en personne et qui somme à son ancien Connétable de repartir en Bretagne. Fidèle à son souverain malgré tout, Arthur de Richemont obéit.

– En 1429, Arthur de Richemont est rappelé presque en secret par Yolande d’Aragon pour marcher sur l’Orléans. Rassemblant une partie de la noblesse bretonne encore volontaire, il se dirige vers Orléans où il fait la rencontre de Sainte Jehanne d’Arc à Beaugency. Les hommes de Richemont participent aux combats de Jargeau et Patay mais là encore, sur ordre du Roi, ils doivent repartir en Bretagne.
En 1432, Richemont est l’acteur d’un épisode assez curieux. Il doit alors aider son frère, allié aux Anglais, pour reprendre la place de Pouancé (Anjou) tenue par le Duc Jehan II d’Alençon. Richemont, que l’idée de combattre aux côtés des Anglais révulse, réussit toutefois à ouvrir des négociations qui aboutissent à la signature d’une paix entre Alençon et le Duc de Bretagne.

Blason du Connétable de Richemont

Blason du Connétable de Richemont

– L’année 1433, voit le retour en grâce de celui que l’on surnomme « Le Balafré » (en raison d’une entaille qui lacère une partie du visage) ou « le Justicier ». En effet, le Parti Angevin rassemblée autour d’Yolande d’Aragon projette de se débarrasser définitivement de La Trémoille, qui d’ailleurs, a de moins en moins l’appui de Charles VII devenu beaucoup plus sûr de lui. Si Richemont et La Trémoille signent la paix entre eux sous le patronage de Jehan V de Bretagne, des tractations ont lieu entre les Angevins et Richemont qui rêve d’en découdre avec le Chambellan. Rassemblant une troupe qui compte aussi Jehan V de Bueil et Pierre de Brezé, Richemont arrive de nuit au Château de Chinon le 3 juin 1433 et se fait ouvrir la porte par des complices. La troupe enfonce la porte de la chambre de Georges de la Trémoille qui, terrorisé, n’ose pas bouger. Un certain Jehan de Rosnivynen tente alors de frapper l’obèse Chambellan au cœur à l’aide d’un poignard mais La Trémoille doit la vie à sa graisse qui bloque la lame ! Finalement, avec l’accord du Roi, Richemont expédie La Trémoille à la forteresse de Montrésor sans aucune autre forme de procès. Peu de temps après, Charles VII remet l’épée de Connétable de France à Arthur de Richemont. Mais il faut dire que le Roi de France gardera une constante méfiance vis-à-vis de son Connétable et fera en sorte que le clan de capitaines bretons ne tire pas toute la gloire de la reconquête. Arthur de Richemont peut alors compter sur un parti de lieutenants qui lui sont dévoués, tous étant issus de la vieille noblesse bretonne : Tugdual de Kermoysan, un spécialiste des sièges et des défenses qui a eu l’occasion de croiser le fer avec Philippe le Bon au siège de Melun en 1419, Prégent de Coétivy, Pierre de Rostrenen et Jehan Budes, entre autres.

– Placé à la tête de l’Ost royal, Richemont s’emploie alors à la renforcer en attendant la reprise des hostilités. En 1434, le Connétable de France réussit à dégager Laon et Soissons. En 1435 la signature du Traité d’Arras marque la réconciliation entre Charles VII et le Duché de Bourgogne. En 1436, Richemont mène, avec Jehan de Villiers de l’Isle-Adam, un fidèle de Philippe le Bon une armée franco-bourguignonne, qui encercle Paris par le nord et le sud. On compte dans cet Ost d’anciens compagnons de la Pucelle d’Orléans tels La Hire, Jehan de Dunois, cousin naturel du Roi, Jehan de Brosse Maréchal de Sainte-Sévère et Jehan Poton de Xaintrailles.
Richemont isole Paris en s’assurant le contrôle de la vallée de l’Oise, de la Champagne et de la Brie. L’Ost royal dispose aussi d’appuis dans la capitale, des bourgeois menés par le Receveur aux Comptes Michel de Laillier qui sont entrés en rébellion contre les troupes anglaises et l’administration pro-Lancastre qui gère les affaires de la ville. Finalement, ne pouvant tenir un combat de rue, les Anglais se réfugient alors dans la Bastide Saint-Antoine (Bastille). Richemont leur promet alors la vie sauve s’ils quittent Paris, ce qu’ils font le 15 avril 1436.
Entre 1437 et 1431, Arthur de Richemont et ses lieutenants poursuivent leur chevauchée victorieuse ; Meaux et Montereau tombent. En 1441, Richemont s’empare de Pontoise se qui parachève la délivrance de l’Île-de-France. Toutefois, la montée en puissance et la réussite militaire du Connétable de Charles VII provoquent des jalousies, notamment celle du Comte de Clermont et du Duc d’Alençon qui projettent de l’éliminer avec la complicité du fils du Souverain, le Dauphin Louis. Sauf que la conjuration dite de la Praguerie est découverte à temps par Antoine de Chabannes et les conjurés rapidement défaits en Auvergne.

– En 1442, Arthur de Richemont signe un autre fait d’arme en secourant à temps la place de Tartas tenue par Charles II d’Albret* et assiégée par les Anglais. C’est aussi cette année, qu’Arthur de Richemont épouse se secondes noces Jehanne d’Albret (Marguerite de Bourgogne étant décédée en 1441).
En 1443, exsangues, les Anglais sont contraints de demander la paix qui est signée à Tours. Charles VII peut alors engager d’importantes réformes. Il confie alors la partie militaire à son Connétable, lui donnant ordre de créer un Ost permanent. L’année 1445 voit donc la création des Compagnies d’Ordonnances (car créées par Ordonnance Royale). Organisées par Richemont, ces Compagnies sont pensionnées directement sur le trésor royal. Richemont revalorise alors la cavalerie, tout en en renforçant la discipline. Les hommes doivent être recrutés parmi les plus méritants et la discipline est considérablement renforcée. En outre, les mercenaires et les écorcheurs sont envoyés combattre au-dehors du Royaume.
En 1445, les Compagnies d’Ordonnance sont au nombre de 15-16, formées de 100 Lances chacune (une lance étant équivalente à six hommes). Ainsi, Charles VII peut s’appuyer sur 9 000 – 10 000 hommes en permanence. Si, comme le souligne Georges Minois, les Compagnies de francs-archers, recrutées comme force d’appoint ont une crédibilité douteuse, les Compagnies d’Ordonnance formeront une très bonne force de frappe. Une Compagnie de Gardes (Français et Écossais) est aussi formée. L’idée d’armée permanente à disposition du Roi de France n’est pas nouvelle. Charles V l’avait déjà mis en application mais son idée ne lui survécut pas. Avec Charles VII, s’opère une importante mutation dans l’histoire militaire médiévale, car les Compagnies d’Ordonnance marquent un important progrès de l’expansion de l’État dans le champ politique, au détriment des anciennes coutumes féodales.

– Richemont reprend la guerre contre les Anglais en 1449 et cette fois, avec l’appui complet de son neveu François Ier de Bretagne (le fils du Duc Jehan V disparu en 1442) qui déclare la guerre Henri VI de Lancastre après la prise de Fougères par le routier Surienne l’Aragonais. Charles VII profite immédiatement de l’occasion et déclenche la campagne de Normandie avec Dunois, le Comte de Clermont et son fils Louis. Dunois et Louis marchent respectivement sur Rouen et Dieppe pendant que Clermont marche sur la Basse-Normandie. Quant à Richemont, il remonte par l’Avranchin. Le 14 avril 1450, Richemont et le Comte de Clermont écrasent à peu de frais les 3 000 piétons et archers anglais de Thomas Kyriell. Le massacre est complet. Richemont et ses lieutenants, s’emparent ensuite de Caen, puis de Cherbourg où son tués Rostrenen et Kermoysan, ce qui rend leur chef inconsolable. Mais Charles VII, fera en sorte de masquer la campagne réussie de Richemont pour mieux fêter celle de Dunois et du Comte de Clermont.
La campagne de Normandie est le dernier fait d’arme d’Arthur de Richemont, Charles VII le tenant à l’écart pour la conquête de la Guyenne. Toutefois, l’appareil militaire qu’il a contribué à forger contribuera à la victoire de Castillon, à laquelle participent des Bretons (Guy de Laval-Montmorency de Lohéac et François d’Etampes).

– Pendant près de sept ans, Arthur de Richemont reste éloigné des affaires politiques quant en 1457, son neveu Pierre II, frère cadet de François Ier, meurt sans héritier. De jure, selon la coutume bretonne, Arthur de Richemont devient Duc de Bretagne et prend le nom d’Arthur III. En cela, il doit rendre l’Hommage au Roi de France. Mais Arthur III rend l’Hommage non-lige à Charles VII qui lui proposait la dignité de Pair de France… ce qui l’aurait contraint à rendre l’hommage-lige, ce dont la noblesse bretonne ne savait accepter. Finalement, Charles VII acceptera de mauvais gré que son ancien Connétable lui rende l’Hommage non-lige.

– Arthur III ne reste pas longtemps Duc de Bretagne puisqu’il disparaît le 26 décembre 1458. Il reste incontestablement l’une des plus grandes figures militaires de la Guerre de Cent Ans.

Lire :
– FAVIER Jean : La Guerre de Cent Ans, Fayard
– MINOIS Georges : La Guerre de Cent Ans, Perrin, coll. Tempus
– MINOIS Georges : Charles VII, Perrin

 

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La bataille de Formigny : Le triomphe capétien en Normandie

La bataille de Formigny : Le triomphe capétien en Normandie

FORMIGNY (15 avril 1450). Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagement les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle…

25 janvier 2012

Dans « Non classé »

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

Jehan Poton de Xaintrailles, compagnon de Sainte Jehanne d'Arc

Jehan Poton de Xaintrailles, compagnon de Sainte Jehanne d’Arc

Personnage lié à l’épopée de Sainte Jehanne d’Arc et en particulier à Etienne de Vignoles dit « La Hire », Jehan Poton de Xaintrailles (ou Saintrailles) reste toutefois assez méconnu. On peut dire, tout comme « La Hire », il représente les derniers feux des chefs de compagnies médiévales avant l’avènement de la…

7 octobre 2016

Dans « Epoque médiévale »

19 juillet 2010
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Histoire & Culture

FHE soutient la « Grande neuvaine pour la France »

by adminfhesp 17 juillet 2010

France-Histoire-Espérance s’associe pleinement à ce beau projet de « régénération » et de salut national.. En effet la renaissance française passe, nous en sommes persuadés, par un renouveau spirituel et moral. Domine salvam fac Galliam !

15 novembre-15 août : grande neuvaine nationale

« Conscients des difficultés éthiques, sociales, politiques et économiques que traverse notre pays depuis quelques temps, mais profondément emplis d’espérance, nous sommes un petit groupe de laïcs rassemblés pour proposer et animer une neuvaine pour la France.

Comme beaucoup, nous avons vu se lever quantité merveilleuse d’initiatives pour alerter l’opinion publique sur le changement de civilisation qui était en train de s’opérer. Cependant, ces actions ne seront que plus fructueuses si elles sont portées par leur raison d’être : la conversion des cœurs, seul véritable levier de la reconstruction, car elle est l’intime remise de notre condition à la grâce de Dieu. Jésus nous le rappelle d’ailleurs « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée » (St Luc 10, 41-42).

Parce que la prière est le creuset de l’espérance (…)
Nous vous invitons tous à rejoindre la grande neuvaine pour le France du 15 novembre 2014 au 15 août 2015 

: une neuvaine de 9 mois pour nous fortifier dans la fidélité à notre foi, à nos engagements et à l’évangélisation de nos dirigeants et de nos concitoyens. Cette neuvaine est parrainée par le Cardinal Barbarin, primat des Gaules.

Pourquoi une neuvaine ? Parce que c’est une pratique très ancienne de l’Eglise dont le modèle est le temps vécu dans la prière par les Apôtres et la Vierge Marie entre l’Ascension et la Pentecôte. Et puis, neuf mois c’est aussi le temps d’une gestation…

La Sainte Vierge a de nombreuses fois fait preuve de sollicitude pour la France. Aujourd’hui, nous la sollicitons collectivement pour lui demander de nous prendre dans ses bras, de nous donner d’entendre la Parole de Dieu, le courage d’être fidèle au Seigneur, la persévérance de Le suivre, le don de la charité, l’amour de la vérité, l’espérance de sa gloire.

« France, fille ainée de l’Eglise et éducatrice des peuples, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Cet appel de saint Jean-Paul II à rester fidèle aux dons de Dieu ne peut être entendu et honoré que si les citoyens français se tournent ensemble vers Lui. La Pologne est un bel exemple de piété et d’espérance par sa neuvaine de neuf années (1958-1966)… les fruits en ont été au-delà de toute espérance ! A nous de retrouver nos cœurs d’enfants, car pour être exaucé, encore faut-il demander…les miracles dont Lui seul a le secret. »

Pour en savoir plus http://www.laneuvaine.fr/la-neuvaine/

 

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POURQUOI « FRANCE-HISTOIRE-ESPÉRANCE »?

POURQUOI « FRANCE-HISTOIRE-ESPÉRANCE »?

L’idée de ce site est simple: montrer mille raisons d’aimer la France, à travers son histoire riche de personnages, d’événements et d’œuvres en tous genres.Trois mots d’ordre: « Se souvenir »: faire mémoire et rendre hommage à ceux qui ont construit notre pays, parfois au prix de leur sang. «…

7 janvier 2015

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Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

A l’approche de la fête chrétienne de l’ Assomption ( montée au Ciel de Marie, la mère du Christ), France-Histoire Espérance publie en intégralité la déclaration officielle du roi Louis XIII qui consacra la France à la sainte Vierge le 10 février 1638. « Louis, par la grâce de Dieu, roi de France…

10 août 2012

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« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

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17 juillet 2010
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Histoire & Culture

Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

by adminfhesp 16 juillet 2010

Nous vous avions récemment informés de la disparition du grand historien, le 10  janvier dernier. Celui-ci nous offre un très beau texte constituant la préface de la réédition d’un manuel d’histoire fort recommandable-réalisé par Anne de Mézeray- bien loin des canons de la bien-pensance et de l’historiquement correct que nous subissons. Un texte a méditer et un manuel à offrir à vos enfants- petits ou grands !    

« Nos manuels d’Histoire datent de plus d’un siècle. Depuis la loi qui instituait obligatoire

(1924-2013)

(1924-2013)

l’école proclamée « laïque », l’Etat a toujours gardé un sévère contrôle sur son enseignement. « L’instruction publique » ne devait pas seulement apprendre à lire, à écrire et à compter : il fallait aussi servir une République qui avait été élue à une si courte majorité, former des esprits et contraindre les enfants à penser comme on le souhaitait. Plus tard, jetant le masque, on fit de ce ministère celui de « l’Education nationale », mot liberticide et pourtant utilisé sans vergogne et toujours de saison. La recherche historique en était alors à ses premiers balbutiements : Jules Ferry, ses collaborateurs, ses conseillers pédagogiques et les auteurs des livres de classe, soigneusement choisis pour leurs engagements et les gages donnés à la laïcité combattante, se sont contentés de puiser de faisceau de légendes ou d’anecdotes, le plus souvent dans les recueils de libelles et de pamphlets.

On ne fit certes pas dans le détail. L’important était de toujours présenter ce que les maitres appelaient « l’Ancien Régime » comme un temps de tyrannie et d’injustice sociale où tous les abus servaient les privilégiés. Montrer les dix siècles d’une époque affublée du nom de « Moyen Age » comme une interminable nuit d’obscurantisme et d’abrutissement des esprits et les temps qualifiés de « féodaux » comme ceux de la désolation. Plus et

surtout, et là avec une application dont on trouve peu d’exemple ailleurs, il fallait combattre avec un rare acharnement toute forme de vie spirituelle, en réservant les plus dures critiques, jusqu’au vulgaire et au ridicule dans l’expression, à l’Église catholique : là encore, abus de toutes sortes, moines paillards ou ignorants, etc.

Pour frapper et anéantir toute réflexion, on faisait, et l’on fait encore dans les manuels, et peut être avec plus de constance et d’agressivité dans les médias et tout particulièrement dans les émissions de télévision, usage de fausses vérités, d’omissions programmées, de formules à l’emporte- pièce. Comme de dire et redire, bien sûr sans aucune preuve à l’appui, que, sous cet Ancien Régime détestable, le commun peuple était « écrasé d’impôts » alors que la moindre enquête aurait aussi montré que taxes et redevances d’autrefois étaient, tout au long des siècles, très peu de choses comparé à ce que nous paons aujourd’hui. L’enfant est pris au piège dès son plus jeune age et habitué par force à l’idée de progrès. Mis ainsi sous la férule d’une pensée unique, il demeure tout au long de sa vie d’homme ignorant de l’héritage de ses pères.

Le grand art était d’accompagner les leçons d’anecdotes et de rappels de faits divers, de textes d’auteurs inspirés par le mépris ou la haine, de citations de petites phrases ou sorties de leur contexte ou, tout simplement et bien plus souvent, inventées pour la cause. Ces manipulateurs de l’opinion ont excellé dans l’emploi de mots choisis à dessein, mots qui, maintenus par l’usage imposé, ont connu une telle fortune que rien ne peut aujourd’hui nous en délivrer. Des beaux esprit des salons du XVIIIè siècle, on fait des philosophes qui auraient illustré une « ère des Lumières », sans oser les remettre en leur place et dire que ces gens, écrivains besogneux, font bien pauvre figure face à ceux du temps de Louis XIV. On ose montrer des assemblées révolutionnaires de 1789-1793 comme les expressions d’un suffrage honnête et l’on ne manque jamais de nous faire voir Mirabeau, cet homme sans foi ni loi, aventurier véreux, vendu de tous cotés, se hausser du col pour défendre « la volonté du peuple » !

Les maitres d’œuvres et l’auteur du présent manuel ont choisi pour titre Histoire de France , marquant par là que les premières années d’étude du passé devraient être réservées à ce qui s’inscrit dans le cadre proche et familier. Un enfant doit, sauf exceptions, d’abord bien connaitre sa langue maternelle, en maitriser les nuances et s’exprimer de façon claire et nette avant d’apprendre une ou plusieurs autres langues. S’appliquer à faire connaitre, de façon forcément approximative et superficielle,  le passé d’autres pays, leurs us et coutumes, leurs religions et les lois de leurs Etats est céder à une sorte de fascination pour l’exotisme. L’ouverture au monde mérite plus que cela.

L’Histoire par thèmes, mode lancée par des pédagogues qui n’avaient jamais enseigné et ne cherchaient qu’à faire, un moment, parler d’eux, n’est plus de saison. Aussi, l’auteur s’est appliqué à toujours respecter la chronologie. Ici, l’élève ne perd pas ses repères ; il prend conscience de l’épaisseur du temps et voit tous les événements, tous les faits culturels ou économiques parfaitement datés, insérés dans leur contexte.

Le livre n’offre certes pas une suite d’images d’Epinal mais on n’y trouve pas de leçons tout entières consacrées à détailler, une par une, jour par jour, les journées révolutionnaires et pas davantage mention de toutes les batailles de Napoléon qui ont, les unes et les autres, laissé la France exsangue et dévastée. L’auteur a réservé de longs chapitres, bien documentés, écrits pour être lus avec plaisir,  aux travaux des hommes qui, de leurs mains, par leur constante application, ont forgé le pays de France, construit ce paysage rural harmonieux et ces villes de taille humaine, elles aussi empreintes de sagesse et d’harmonie, si belles, si humaines que des touristes du monde entier viennent les admirer. Et, plus encore, des leçons que l’on ne trouvait nulle part ailleurs pour parler de la foi chrétienne, des monastères, des blanches églises et des cathédrales qui font toucher du doigt et garder en mémoire que si la France a repris ou adapté une part de l’héritage gréco-romain, ses racines sont bien chrétiennes.

En brisant un monopole d’Etat, ce livre de classe ouvre la voie à un enseignement de l’Histoire qui veut témoigner de respect et de gratitude. Les élèves vont comprendre que jeter sur les temps passés un regard de snobisme ou de condescendance, se croire supérieur au nom du progrès et du modernisme à nos Anciens ne se justifie d’aucune façon. Mais, au contraire, à l’étude de ce manuel, ils pourront se dire et se montrer fiers du passé ainsi évoqué et garder, au fond d’eux-mêmes, toujours de la sympathie pour ceux qui ont œuvré à construire ce qu’ils nous ont laissé, ce sans quoi nous ne serions pas ce que nous sommes. »

A voir ici : http://www.renaissancecatholique.org/Nouvel-article,252.html

Et sur FHE https://www.france-histoire-esperance.com/jacques-heers-nous-a-quitte/

 

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

Dans « Non classé »

Témoignage bouleversant d'un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Témoignage bouleversant d’un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Extrait de l’ouvrage Nous poilus. Plus forte que l’acier paru au cerf (mai 2014). La lettre est datée du 1er octobre 1915, signée de la main de l’adjudant V. Dardet, 274e d’infanterie, 23ème compagnie. « Et maintenant, ma chère cousine, voilà ce qui vient de m’arriver : Je viens d’échapper à la mort…

28 mai 2014

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France-Histoire-Espérance : Blog de résistance culturelle et morale

Chers lecteurs, chères lectrices, cela ne vous aura guère échappé, Vincent Peillon, actuel ministre de l’Éducation Nationale a décidé d’alléger les programmes d’Histoire à l’école, tout en introduisant des cours sur la délirante Théorie du genre, poison idéologique venu de la Côte est des États-Unis. M. Peillon et Mme Vallaud-Belkacem…

10 septembre 2013

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16 juillet 2010
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Histoire & Culture

Pierre Mayrant : « La patrie est une sorte d’extension de la famille »

by adminfhesp 14 juillet 2010

Dans un article fort intéressant sur la distinction entre « patrie » et « nation », le journaliste et historien Pierre Mayrant insiste sur la réalité philosophique désignée par le mot « patrie »…

« La patrie vient du latin « patria » et signifiait dès l’époque romaine pays de naissance, la terre des pères, la transmission et l’éducation. Le mot « patria »en latin a été conservé au Moyen Age puis transmis. On le traduisait par le mot « pays » en français. Le mot ‘patrie’ apparaît dans la langue française au XVIe siècle, grâce aux auteurs de la Pléiade.

Mais l’idée existait déjà avant Joachim du Bellay. Les philosophes de XIIIe siècle l’ont sans doute le mieux conceptualisée. L’idée de patrie s’insère alors dans la philosophie politique, pour la première et sans doute pour la dernière fois. Saint Thomas d’Aquin est un des penseurs de la patrie. Il lui a apporté une définition précise qui s’insère dans la pensée aristotélicienne. Quelles en sont les points fondamentaux ? La patrie n’est pas une réalité religieuse, mais temporelle. C’est une réalité humaine collective. Le R.P. Ducatillon (o.p.) résume bien la pensée de Saint Thomas : « Toujours est-il que la dénomination de « patrie » a été assez habituellement attribuée par les hommes au cours des siècles au groupe humain qui remplissait à leur endroit le rôle de société parfaite, ou du moins qu’ils souhaitaient vivement voir remplir pour eux le rôle de société. » Il donne en plus un bon résumé du sentiment patriotique : « la patrie s’incruste en nous, s’incorpore en nous, tout autant que nous nous incorporons en elle. Il s’établit ainsi, que nous le voulions ou non, un lien étroit, une affinité profonde. » La patrie est une sorte d’extension de la famille. »

 

Pour lire la totalité de l’article :

http://www.pierremayrant.com/wordpress/2012/07/11/patrie-ou-nation-des-confusions-a-eviter-12/#more-1984

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2 novembre 2014

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14 juillet 2010
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 3/ Carentan

by adminfhesp 11 juillet 2010

Dans les jours qui suivent Overlord, la paisible ville de Carentan (4 000 habitants en tout) se trouve être un point stratégique de la Ist US Army pour deux raisons principales. Située dans la Vallée de la Douve (fleuve parallèle à la Vire), Carentan délimite l’entrée du Cotentin tout en étant placée à la jonction des axes routiers Cherbourg – Saint-Lô et Saint-Lô – Bayeux – Caen. En outre, Carentan se trouve en plein milieu de la zone des Marais du Merderet, tout en étant dominée par deux bas plateaux sous contrôle allemand, au nord-ouest et au sud-est. Ainsi, s’en emparer était primordial pour le General Omar N. Bradley, commandant de la Ist Army, car sa prise permettra d’opérer la jonction entre le Vth Corps de Leonard T. Gerow venant d’Omaha Beach et nord-est de le VIIth Corps de Joseph L. Collins venant depuis Utah Beach au nord-ouest et par là même, de ne plus maintenir Utah isolée.
Airborne_Troops_in_Carentan_Captured_Kubelwagen
Avant le 6 juin, les Allemands ont détourné le cours de la Douve pour inonder toute la zone du Merderet, ce qui rend l’accès de Carentan quasi-impraticable en rase campagne aux véhicules et aux chars et difficile aux fantassins.
Il y a une seule voie praticable pour les véhicules de l’US Army qui
traverse la zone marécageuse ; la grand-route Saint-Côme-du-Mont – Carentan qui est entièrement à découvert. Si des fantassins doivent avancer à découvert, c’est seulement en creusant des trous et des tranchées le long de la route et en « saute-mouton ». Enfin, quatre embranchements permettent d’atteindre Carentan en franchissant la Douve sur quatre ponts.

1 – PRÉPARATIFS 

Du côté allemand, le Feldmarschall Erwin Rommel, commandant en chef du Heeres-Gruppe B a confié la défense de Carentan aux forces du LXXXIV. Armee-Korps de Wilhelm Fahrmbacher (1). Celui-ci ne peut s’appuyer alors que sur Fallschirmjäger-Regiment 6 (6e Régiment de Parachutistes) de l’Oberst Friedrich Freiherr von der Heydte, l’une de meilleures unités de combat de la Luftwaffe, ainsi qu’à quelques restes du Grenadier-Regiment 1058 de la 91. Luftlande-Division. Ayant appris le débarquement allié alors qu’il se trouvait à Rennes, von der Heydte (catholique bavarois qui est resté hostile au nazisme) n’a pas hésité à rejoindre son unité en sautant sur une moto. Il a déjà été engagé face aux parachutistes de la 101st Airborne Division le 6 juin avant de devoir évacuer Saint-Côme-du-Mont, en bon ordre.
Von der Heydte peut alors compter sur ses II. et III./Fallschirm-Regimente 6 (2), toujours à effectifs pleins mais le III./Grenadier-Regiment 1058 est presque détruit après trois jours de combat, ce qui en rendait ses capacités de combat gravement amoindries. Fahrmbacher adjoint à von der Heydte les éléments de deux Ostruppen-Bataillonen (des Géorgiens et des Russes) positionnés le long du canal Vire-Taute, pour défendre des approches de Carentan par l’est. Pendant ce temps, le II./Fallschirm-Regiment 6 prend position à l’extrémité ouest de Carentan, pendant que le III./FJR 6 creuse ses défenses sur les abords nord de la ville.
MAP17Toutefois, le LXXXIV. AK attend impatiemment la venue de la 17. SS-Panzergrenadier-Division « Götz von Berlichingen » du SS-Oberführer Werner Ostendorff , unité de jeunes Waffen-SS formée en 1943, qui arrive depuis Thouars en Charentes avec son infanterie lourde et ses canons automoteurs (Sturmgeschützte). Partis le 7 juin sur ordre d’Erwin Rommel, les éléments de la « G.v.B » parviennent sur les rives de la Loire le 9 juin malgré les attaques aériennes alliées. Mais avec une journée supplémentaire, en roulant de nuit, la « G.v.B » peut arriver au sud de Carentan pour le 11 juin, ce qui force Bradley à accélérer son offensive. D’autant que tenant compte des renseignements que lui a fourni la 7. Armee, Ostendorff scinde sa division en deux fortes « cornes », formée chacune à partir des SS-Panzergrenadiere-Regimente. 37 et 38. Le SS-PzGren. 38 est expédié au sud d’Isigny afin de faire barrage au Vth Corps de Gerow pendant que le 37 se porta au sud de Carentan.

Oberst August Friedrich von der Heydte

Oberst August Friedrich von der Heydte

Du côté Américain, Bradley ordonne à la 101st Airborne Division « Screaming Eagles » de Maxwell D. Taylor de prendre Carentan. Cette belle unité de parachutistes a souffert d’importantes pertes lors de son saut le 6 juin (tués, disparus et noyés) et lors de la prise de Saint-Côme-du-Mont. C’est donc avec des effectifs réduit que ses trois régiments de parachutistes sont engagés même si la division reçoit le renfort de son 327th Glider Infantry Regiment et du 401st Glider Infantry Regiment (unités de planeurs), acheminés en Normandie les 6 et 7 juin. Toutefois, Gerow place une partie de la très bonne 2nd Armored Division « Hell on Wheels » du Major General Edward H. Brooks à disposition des « Screaming Eagles », même si cette unité mécanisée vétérane d’Afrique et de Sicile devait initialement appuyer la progression de la 29th Division en direction de Saint-Lô. Ainsi, le Combat Commmand A de la 2nd Armoured Div. (formé du 2/66th Armored Regiment et du 3/41st Armored Infantry Regiment) vint constituer la réserve blindée de la 101st Airborne.

Fallschirmjäger allemands, reconnaissables avec leur vareuse de saut et leur casque Fallschirmshelm.

Fallschirmjäger allemands, reconnaissables avec leur vareuse de saut et leur casque Fallschirmshelm.

Le 9 juin, la 101st Airborne achève la consolidation de son dispositif. Le 502nd Parachute Infantry Regiment du Col. George Van Horn Moseley se place sur le cours supérieur de la Douve sur la droite, tandis que le le 327th Glider Inf.Regt. du Colonel George S. Wear se terre toujours le long de la Douve mais sur la gauche, à Brévands. Pendant ce temps, le 506th PIR du Col. Robert E. Sink reçoit la mission la plus dangereuse ; atteindre Carentan en progressant le long de la route menant à Saint-Côme-du-Mont. Enfin, le 501st PIR du Col. Howard Johnson forme la réserve de la division. Les reconnaissances aériennes et les quelques patrouilles effectuées furent dupées par le camouflage des hommes du FJR.6, car toutes concluent à tort que Carentan est faiblement défendue et peut donc tomber par un double enveloppement. Le 502nd PIR doit attaquer par la droite en forçant le passage sur le pont et le bas-plateau sud-ouest pour atteindre la Cote 30 permettant de contrôler la route Carentan-Périers et de couper la retraite à l’ennemi. De son côté, le 327th GIR se doit de progresser par la gauche après avoir franchi la Douve à Brévands, effectuer un crochet par l’Est et accrocher la route Saint-Lô – Isigny.

ShaubPistone
2 – « PURPLE HEART LANE »

Le 10 juin donc, le 3/502nd PIR du Lt.Col Robert G. Cole (3), fer de lance du 502nd PIR, atteint le Pont N°2 qui avait été détruit par les Allemands. Cole demanda l’appui d’éléments du 326th Airborne Engineer Battalion pour réparer l’ouvrage détruit par des tirs de canons FlaK de 88 mm. Pour les Américains, l’affaire commence plus difficilement que prévu. Qu’à cela ne tienne, Cole expédia le 1st Lieutenant Ralph B. Gehauf de l’autre côté de la Douve avec une patrouille. Les parachutistes parviennent alors au dernier pont mais se retrouvent bloqués devant un corps de ferme appelé la Porte Belge.

A 01h45, le 1/327th (Lt.Col. Hartford J. Salee) commence à traverser la Douve et à 6h00, grâce au soutien de l’artillerie de la division, c’est tout le régiment qui se retrouve sur l’autre rive. Brévands tombe sans grand difficulté, ce qui permet au 327th GIR de couvrir 5 km vers l’ouest et le sud. La A Coy/401st GIR quitta alors le reste de la colonne et marcha sur Auville-sur-le-Vey pour effectuer la jonction avec la 29th Infantry Division de Gerhardt. De son côté, le 327th GIR ne rencontre aucune opposition sérieuse jusqu’à ce qu’il atteigne les ponts enjambant le canal Vire-Taute à l’est de Carentan à 18h00. Avec deux bataillons, le régiment passe à l’attaque et s’empara de la rive est du canal à minuit, après quatre heures de combat.

Dans le secteur du 502nd PIR, le pont sur la Douve n’avait toujours pas été réparé par les Parachute Engineers lorsque le 3/502nd repart à l’assaut. Les hommes du 326th Parachute-Engineer-Battalion n’ont pas de matériel lourd à disposition, ce qui conduit les hommes du Lt.Col. Cole à dresser des ponts improvisés pour démarrer leur attaque à 13h00. Se déplaçant alors en file indienne et en rampant, les 400 hommes du bataillon atteignent le pont n°4 vers 16h00. Sauf que les Fallschirmjäger de von der Heydte qui attendent dans leurs trous et derrière leurs buissons ouvrirent le feu sur les Screaming Eagles à coups de mitrailleuses, de canons, de mortiers et de fusils à lunette. Les hommes de Cole subissent alors de lourdes pertes mais ne se débandèrent pas. Malheureusement, une audacieuse attaque nocturne et en rase-motte de Ju-87 Stukas provoque la mort de trente hommes et mit toute une compagnie hors de combat. A ce moment de la bataille, le 3/502nd PIR a perdu 67% de ses effectifs initiaux. En outre, le nombre important de soldats blessés explique le surnom de Purple Heart Lane donné à cette portion de la route Sainte-Mère-Eglise – Carentan.

Lt.Col. Robert G. Cole, Congress Medal of Honor

Lt.Col. Robert G. Cole, Congress Medal of Honor

 

Le Lt.Col. se trouve dans l’obligation de tenter quelque chose pour sortir son bataillon bloqué sous les tirs allemands. A 04h00 du matin, Cole rassemble alors les éléments qui avaient subi le moins de pertes ; ses G et H Companys, ainsi que sa compagnie de QG et mit tout le monde à l’abri le long de la route. Il envoie ensuite plusieurs éclaireurs vers le corps de ferme au lever du soleil mais ils se font sévèrement bloqués par un tir de barrage allemand. Immédiatement, Cole demande l’appui de l’artillerie divisionnaire mais cela ne fit pas taire les bouches à feu allemandes. A 06h15, utilisant un écran fumigène comme couverture, Cole ordonna à son officier adjoint, le Major John P. Stopka, de faire passer le message suivant : « charge à la baïonnette sur les positions allemandes ».

Robert G. Cole donne le signal de l’attaque à l’aide d’un sifflet et mena lui-même l’attaque, baïonnette au canon de son fusil. Lui et vingt de ses hommes engagent alors un sauvage corps-à-corps contre les Fallschirmjäger de von der Heydte. Ils sont rapidement rejoints par 50 autres parachutistes guidés par Stopka. L’attaque menée par Cole galvanise les autres rescapés du 3/502nd qui s’élancent en avant à leur tour. Les G et H Coys dégagent le corps de ferme pour y surprendre un groupe de Fallschirmjäger occupés à creuser fossé derrière une haie. Un violent combat à la grenade et à la baïonnette s’engage et, au prix de nombreux des leurs, les Screaming Eagles tuèrent tous les Allemands. Pour cette action, le Lt.Col. Robert G. Cole recevra la Congress Medal Of Honor.

Décimé, le 3/502ndPIR se plaça en position défensive et fut relevé par le 1/502ndPIR du Lt.Col. Patrick F. Cassidy qui part à l’assaut des lignes allemandes. Malheureusement, Cassidy et ses paras se font violemment repoussés à la mitrailleuse et au mortier par les hommes de von der Heydte et durent se contenter de renforcer la ligne de défense du 3rd Battalion. De leur côté, les Fallschirmjäger se réorganisent pour lancer contre-attaque sur contre-attaque contre les lignes du 502nd. Les Screaming Eagles tiennent jusqu’à la dernière qui réussit à isoler les restes du 3/502nd derrière une rangée de haies à 18h30. Mais l’officier d’artillerie de Cole peut encore utiliser sa radio et demande au VIIth Corps un soutien d’artillerie de toute urgence. Peu de temps après, un violent tir de barrage d’obusiers de 105 mm quadrille la zone de combat du 3/502nd, provoquant même la mort de parachutistes américains. Mais le violent tir de barrage de 5 minutes refoule les Fallschirmjäger qui doivent immédiatement se terrer dans leurs positions.

De son côté, le 327th GIR découvre un petit pont partiellement détruit enjambant la le canal Vire-Taute. Le pont fut entièrement réparé à 10h00 pour que la A Coy/401st GIR et la G Coy/327th GIR de passer sur l’autre rive et de tenter de prendre les rives forestières mais comme le 502nd PIR, les deux régiments se font bloquer par des tirs de mitrailleuses et de mortier à 1 km de Carentan.
En face, von der Heydte est informé que les combats intense que mena son régiment avaient épuisé les munitions. Il décide alors de replier la quasi-totalité de son unité tout en laissant une petite arrière-garde dans Carentan. Un parachutage de ravitaillement effectué par le Luftwaffe vient trop tard pour pallier aux besoins du FJR.6. Une bonne nouvelle arrive toutefois au courageux Oberst, la 17. SS-PzGren-Div arrivait à toute vitesse malgré les difficultés engendrées. A la tombée de la nuit du 11 juin, quelques éléments avancés parviennent au site de rassemblement de la division.


3 – LA CAPTURE DE CARENTAN

Afin de prendre définitivement Carentan, le Lt.General Courtney H. Hodges (commandant-adjoint de la Ist US Army) crée une Task Force placée sous le commandement du Brig.Gen. Anthony McAuliffe (commandant adjoint de la 101st Airborne et futur héros de Bastogne), chargé de coordonner l’assaut. La mission de prendre la Cote 30 échoit au 506th PIR du Col. Robert E. Sink qui doit progresser le long du Bassin à Flot, pendant que le 501st PIR est déployé en soutien du 327th GIR pour prendre la Cote 30 par l’est.  La progression des américains fut facilitée par des tirs d’artillerie navale, du VIIth Corps, de mortiers lourds de 4,2-inch, ainsi que de Tank Destroyers M-10 qui viennent appuyer le 327th GIR.

Colonel Robert E. Sink, commandant du 506th PIR

Colonel Robert E. Sink, commandant du 506th PIR

A l’aube du 12 juin, les 1 et 2/506th viennent se placer aux abords de Carentan. Le 1st Battalion se met en position défensive au sud, le long de la grand-route, pendant que le 2nd Battalion du Major Robert L. Strayer se prépare à prendre la ville par le sud.

L’attaque démarre au nord à 06h00 avec le 1/401st GIR et au sud par le 2/506th. Les deux Bataillons essuyèrent des tirs nourris de MG-42 dissimulées dans Carentan mais le 2/506th fut bombardé par des tirs d’artillerie légère au sud de Carentan. Malgré cela, les Screaming Eagles investissent Carentan qu’ils nettoient à la grenade et à l’arme légère durant un court mais furieux combat de rue autour de la gare à 07h30. Mais c’est le 1/506th qui connaît le plus sérieux engagement lorsqu’il doit secourir le poste de commandement du Col. Sink qui, dans la nuit, s’est aventuré trop loin dans les lignes allemandes.

Toutefois, pendant ce temps, Werner Ostendorf met sa « G.v.B » en position au sud de Carentan et rencontre von der Heydte. Anthony Beevor rapporte qu’avec arrogance et assurance, le patron de la 17.SS-PzGrenDiv demanda au chef des Fallschirmjäger « où étaient les Yankees pour que ses Waffen-SS les rejettent à la mer ».
Durant l’après-midi du 12 juin, les 501th et 506th PIR avancent au sud-ouest de Carentan mais au bout d’un mile de parcours, ils sont arrêtés net par les tirs des Sturmgeschützte de la 17. SS-PzGrenDiv « G.v.B ». Ostenforff forme alors un Kampfgruppe autour du SS-PzGren-Regt 37 de l’Obersturmbannführer Jakob Fick -(4) pour reprendre Carentan mais ses StuG et Panzergrenadiere voient leur élan brisé à leur tour par un fort parti de P-47 Thunderbolt et de P-51 Mustang arrivés en hâte. Au soir du 12, Screaming Eagles et Waffen-SS creusèrent des abris et se contentèrent de s’observer mutuellement pour la nuit.

Werner Ostendorff, commandant de la 17.SS-Panzergrenadier-Division

Werner Ostendorff, commandant de la 17.SS-Panzergrenadier-Division

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Insigne de la 17. SS-PzGrenDiv. G.v.B

4 – « BLOOD GULCH »

A l’aube du 13 juin, Taylor prépare sa 101st Airborne pour passer à l’offensive contre les positions de la « G.v.B » mais ce fut elle qui fut percutée par une attaque groupée de la part du SS-Panzer-Abteilung 17, du SS-PzGren-Regt. 37 et du III/FRJ.6. Cette force percute violemment le 501st PIR à la gauche du dispositif de la 101st. Les parachutistes du Col. Johnson doivent se replier vers Carentan au vu de la supériorité ennemie. Du côté du 506th PIR, c’est le 2nd Battalion qui prit le « poing » allemand. Les Dog et Fox Coys (gauche) durent prendre la fuite, talonnées par les StuG et les Grenadiers  qui parvinrent à moins de 500 m de Carentan. Cependant, la Easy Compagny du 1st Lt Richard D. Winters, le héros du manoir de Brécourt, ne se débanda pas et tint ferme la portion de chemin de fer sur laquelle elle était accrochée. Avec sang-froid, Winters maintient la cohésion de sa compagnie qui arrosa les assaillants avec tout ce qu’elle avait en armes lourdes. Le Lt. Harry Welsh et le Pvt James McGrath réussissent à détruire un StuG au bazooka.

Heureusement pour les Screaming Eagles, le salut vient du Combat Command A de la 2nd Armored Division, commandé par le Brig.Gen. Maurice Rose, épaulé par des fantassins du 175th Infantry Regiment de la 29th Division et de canons automoteurs M-7 Priest du 14th Armored Field Artillerie Battalion, arrivés d’Isigny, qui surgissent depuis la route de Baute. Les M-4 Sherman engagent le combat contre les StuG de la « G.v.B ». A leur tour, les Waffen doivent rebrousser chemin sous un tir nourri et se replier sur la route Saint-Lô – Périers.

La situation reste ainsi stabilisée dans cette zone des combats. La 101st Airborne allait se cantonner à des missions de patrouilles, de reconnaissances et de « chasse aux snipers »
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Suite…

(1) : Alors commandant du XXV. AK en Bretagne, il remplace temporairement Erich Marcks tué dans une attaque aérienne.
(2) : Les chiffres romains désignent les bataillons formant un régiment, selon la nomenclature allemande. II/Fallschirm-Regt. 6 signifie donc 2nd Bataillon du 6e Régiment de Parachutistes.
(3) : A l’inverse, la nomenclature américaine utilise des chiffres arabes pour désigner les bataillons.
(4) : Grade SS équivalent à celui de Lieutenant-Colonel

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 1/ L'élargissement de la tête de pont américaine

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21 mai 2014

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11 juillet 2010
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Histoire & Culture

7 juillet 1807 : Paix de Tilsit entre Napoléon et le Tsar Alexandre

by adminfhesp 7 juillet 2010

Après la victoire française de Friedland, l’Empire français était vainqueur certes mais la Grande Armée était fatiguée après les différentes batailles qu’elle a dû mener en Prusse. Les Russes avaient perdu plusieurs batailles mais le Tsar n’était pas à genoux.

tilsitL’entrevue entre les deux souverains a d’ailleurs lieu dans une tente flottante sur le Niémen, le fleuve qui marque alors la frontière entre la Russie et la Prusse-Orientale. Ensuite, une réception a lieu dans la ville voisine de Tilsit.
Outre les deux empereurs, le Traité sera négocié par le Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le Prince Kourakine Conseiller du Tsar et le Prince Dimitri Lobanov. Il en ressortira donc un traité d’amitié et une (théorique) alliance mutuelle qui a permis au Tsar de gagner du temps sur le plan diplomatique. La Prusse était à genoux, l’Angleterre ne pouvait intervenir sur le continent et Vienne n’avait aucun moyen d’aider la Russie à ce moment.

Souhaitant alors constituer une grande alliance continentale dominée par la France et la Russie, Napoléon accepte de restituer plusieurs territoires au Roi de Prusse (Magdebourg, Prignitz, Brandebourg, Netze, Île de Nogat, Ermland, Glogau, Stettin, Küstrin, Breslau, Neisse…). Oldenburg et Mecklemburg-Schwerin restent néanmoins sous contrôle français. D’autre part, l’Empereur rompt avec la traditionnelle alliance qui unissait la Sublime Porte à la Couronne des Bourbons, laissant les mains libres aux Russes dans la Mer Noire. En échange, il obtient la reconnaissance de son Régime par le Tsar qui renonce à son protectorat sur les Sept Îles. Alexandre reconnaît aussi la création de la Confédération du Rhin L’avenir de la Pologne n’est pas évoqué, Napoléon ayant préféré sacrifié les aspirations de l’aristocratie de Varsovie en faveur de son alliance avec Saint-Pétersbourg.

Contre l’Angleterre, les deux puissances s’engagent à fermer leurs ports aux marchandises anglaises et à inciter les autres royaumes (notamment la Suède et le Danemark) à ne pas laisser entrer les marchandises anglaises. Russes et Français s’engagent aussi à faire pression sur Vienne pour que l’Autriche rejette tout projet de rapprochement (militaire, politique et commercial) avec Londres. Toutefois, en cas de Guerre, Alexandre obtient de Napoléon le pouvoir de se placer en médiateur. Et au cas où le gouvernement de Londres refuserait les clauses de la médiation, les deux Empires lui déclareront la guerre.

Il semble bien que Napoléon ait été victime de ses propres illusions lors de la signature du Traité de Tilsit car il n’avait pas vu que les clauses allaient à l’encontre des intérêts de la Russie, notamment en ce qui concerne le commerce (les négociants russes échangeaient beaucoup avec les Britanniques). L’Empereur des Français crut sincèrement à une alliance durable – tout au contraire de Talleyrand – et ne souhaitait plus la guerre avec la Russie, ce qui allait s’avérer être une chimère.

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Chroniques de la Grande Guerre : Plan Schlieffen contre Plan XVII

Chroniques de la Grande Guerre : Plan Schlieffen contre Plan XVII

A. LE MYTHE DE LA  « BATAILLE DÉCISIVE » Après la Guerre de 1870, Helmuth von Moltke l’Ancien estime que le prochain conflit armé en Europe ne se livrerait plus qu’entre les seules grandes puissances européennes. Mais il était convaincu qu’il serait plutôt une Volkskrieg, soit une « Guerre de Peuples ». Aussi fallait-il tout…

30 décembre 2013

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Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd’hui l’anniversaire » dit l’Empereur la veille de la bataille. Ainsi, sur les rives de l’Alle (actuelle Pologne), Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen alors en nette supériorité numérique (66 800 Français contre 84 000 hommes du…

14 juin 2016

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7 juillet 2010
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Histoire & Culture

5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

by adminfhesp 5 juillet 2010

A la fin des Guerres de Hollande, la France de Louis XIV était en position de force, l’Armée Royale s’est solidement implantée sur le Rhin et dans les Pays-Bas. Et ce, en grande partie grâce aux victoires du Prince de Condé et de feu le Maréchal de Turenne.

Chales Colbert de Croissy

Chales Colbert de Croissy

– Le Congrès de Nimègue se réunit lors des combats en 1676. Un premier traité sera signé entre la France et les Provinces Unies le 11 août 1678. Le Traité de Nimègue s’inscrit dans le cadre des principes posés par les Traités de Westphalie en 1648, à savoir que l’on résout les conflits entre Etats, par le compromis et l’issue honorable. L’article XXVI précise que le Traité des Pyrénées ne sera pas révoqué, de même que le Traité d’Aix-la-Chapelle (1668). Il n’en reste pas moins que la France reste la grande gagnante par rapport à l’Empire et à l’Espagne.

– Le 5 février, c’est au nom de Louis XIV et du Roi d’Espagne Charles II que le traité est signé, le Roi d’Angleterre Charles II Stuart ayant offert sa médiation. Du côté français, les plénipotentiaires sont le Maréchal Louis-Godefroy d’Estrades, Charles Colbert de Croissy et Claude de Mesmes Comte d’Avaux. Dans les rangs espagnols, on trouve Dom Pablo Spinola Doria de los Balbases Duc de Sesto, Dom Gaspard de Tebes y Cordua Tello, Guzman de Venazula Marquis de Fuente, Dom Pedron Ronquilo et Jean-Baptiste Christin (membre du Conseil Suprême de Flandres).

– Les clauses du traité stipulent d’abord que Louis XIV doit remettre aux Espagnols les places de Charleroi, Binche, Ath, Audenarde, Gand, le Fort de Rodenhus, le Pays de Waes, Leuve et Courtrai, tout en conservant Condé et Menin. Maastricht et la Principauté d’Orange sont remises au Prince Stathouder Guillaume III.
En revanche, la France récupère définitivement la Franche Comté, de même que les places et villes de Cassel, Bailleul, Ypres, Wervick, Warneton, Aire, Saint-Omer, Cambrai, Bouchain, Condé-sur-Escaut et Valenciennes. L’Empire doit céder Fribourg-en-Brisgau à la France, place surveillant la rive droite du Rhin. Cette rétrocession consolide davantage l’assise française en Haute-Alsace initiée dès la Guerre de Trente-Ans. En outre, l’Alsace commence à perdre de son autonomie par rapport au pouvoir Royal. Par ailleurs, l’article XXIX confirme l’alliance de Louis XIV avec l’Evêque de Strasbourg. Le même article confirme aussi l’alliance de la France avec la Suède qui retrouve plusieurs îles et territoires perdus au profit des Danois et du Brandebourg. En contrepartie, l’Electeur Frédéric-Guillaume Ier reçoit une rente annuelle de 100 000 Livres.

– La question est plus délicate à propos de la Lorraine. Le Duc Charles V doit retrouver ses possessions – excepté Nancy – en contrepartie de la construction de quatre routes devant permettre aux Armées royales d’y circuler. Mais Charles refuse net, ce qui provoquera la réaction du Roi Soleil qui fera occuper la Lorraine.

– Enfin, outre-mer, Royaume de Louis XIV obtient la Trinité (cédée par l’Espagne), Tobago( cédé par la Hollande), ainsi que Saint-Vincent, La Dominique et Sainte-Lucie (cédés par les Britanniques).

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24 octobre 1648 : Signature des Traités de Westphalie

24 octobre 1648 : Signature des Traités de Westphalie

Les traités qui mettent fin à la Guerre de Trente Ans, sont signés en trois étapes. Le 30 janvier 1648, L’Espagne et les Provinces Unies signent un premier Traité à Münster pour mettre fin à la Guerre de Quatre-vingt-ans. Le 24 octobre, la France et le Saint-Empire signent l’autre Traité de Münster.…

24 octobre 2016

Dans « Non classé »

28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

Comme le dit l’historien français Pierre Milza, « cédant à la force », le ministre allemand Müller signe un traité qui ne sera jamais vraiment accepté par l’Allemagne. La signature du Traité de Versailles a lieu dans la Galerie des Glaces (là où le IIe Reich Allemand fut proclamé par…

28 juin 2014

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

5 juillet 2010
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Histoire & Culture

Neuvaine pour la France : méditation du cardinal Barbarin

by adminfhesp 2 juillet 2010

Le primat des Gaules nous livre la méditation d’ouverture de la neuvaine pour la France qui s’achèvera le 15 août prochain, jour de la fête de notre Dame de l’Assomption, Patronne principale de notre pays.

Voici un large extrait de cette première méditation que vous pouvez retrouver en intégralité sur http://www.laneuvaine.fr/meditation-du-cardinal-barbarin/

Dans « les paroles de vie » que Dieu donne à son peuple, le 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12) est la charnière entre le monde de Dieu et notre vie humaine. De même que nous prions pour nos parents, nous confions à Dieu la terre qui nous a nourris, façonnés, construits, et tous ceux qui y vivent aujourd’hui . En priant pour la France , nous commençons par dire merci. Que de cadeaux nous a transmis la longue histoire de notre patrie ! J’entends encore Jean-Paul II, à la Messe du Bourget, le 1er juin 1980, expliquer tout ce qu’il avait reçu de la France et de ses saints. Il a eu cette formule surprenante : « France, éducatrice des peuples… ». Jamais, je n’avais pensé qu’elle avait rendu un tel service aux nations. Il est vrai que, souvent, ce sont les autres qui nous montrent quelle est notre grâce, notre vraie mission.

Lorsque, du haut de la colline de Fourvière, je laisse mon regard aller sur Lyon, j’entends le Seigneur me dire dans la prière, comme à saint Paul devant Corinthe : « J’ai un peuple nombreux à moi dans cette ville » (Ac 18, 10). Je pense d’abord à ceux qui souffrent, les malades, les familles divisées, les personnes détenues ou isolées… Je prie pour la santé et la liberté, pour le bien-être, l’équilibre et le travail de chacun. Que tous les cœurs soient ouverts ! Puis, je fais mémoire de la longue histoire de cette ville : les martyrs et les missionnaires, les artisans de l’unité et du dialogue, les chercheurs de Dieu, les serviteurs des pauvres… Il y en a eu à tous les siècles. Et cela se transforme en une demande : « Seigneur, garde Lyon fidèle à sa vocation, et attentive aux nouveaux appels que tu voudras lui lancer. »

Avec cette neuvaine pour la France, nous pourrions suivre un chemin analogue. Que tous ceux qui vivent dans notre pays s’accueillent et se respectent, qu’ils avancent dans la paix. Nous demanderons pardon, comme Jean-Paul II l’a fait pendant l’Année jubilaire 2000, car nous portons ensemble une part de responsabilité dans les choix de notre pays. Nous demanderons qu’il soit guéri de ses errements dans l’accueil de la vie, qu’il revienne à la raison sur le mariage et sur la filiation. Les premières pages de la Bible en disent clairement la vérité. Que l’on sache aussi accompagner jusqu’au bout les personnes les plus âgées, si fragilisées.

Nous prierons et jeûnerons pour mille autres intentions importantes : éradiquer la misère, veiller à ce que la justice reste… juste, et respecte les plus petits. Que tous aient une place dans la société, un travail, car c’est à la fois un lieu d’épanouissement et de service pour chacun. Que les jeunes reçoivent l’héritage culturel et spirituel auquel ils ont droit et que se lèvent de nouvelles générations d’éducateurs pour le leur transmettre fidèlement. Et si, à la lumière de son histoire, nous voyons que la France a une « vocation », que le Seigneur veuille bien l’éclairer encore et nous montrer comment la renouveler aujourd’hui.

Nous n’oublierons pas les deux grandes intentions que Jésus a pris soin de préciser : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) et « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5, 44).

Naturellement, sa dernière parole reste notre phare : « Vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ceux qui ont entendu ces mots n’ont pas hésité à partir. Quelle merveille, car c’est grâce à leur foi et à leur courage que nous avons reçu le flambeau !

A nous, aujourd’hui et demain, de transmettre ce trésor.

 

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FHE soutient la

FHE soutient la « Grande neuvaine pour la France »

France-Histoire-Espérance s’associe pleinement à ce beau projet de « régénération » et de salut national.. En effet la renaissance française passe, nous en sommes persuadés, par un renouveau spirituel et moral. Domine salvam fac Galliam ! « Conscients des difficultés éthiques, sociales, politiques et économiques que traverse notre pays depuis quelques temps, mais…

7 novembre 2014

Dans « Non classé »

« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

Dans « Non classé »

Neuvaine pour la France:  méditation de l'abbé Christian Vénard (extrait)

Neuvaine pour la France: méditation de l’abbé Christian Vénard (extrait)

Le père Christian Venard est prêtre depuis 1997. Aumônier militaire parachutiste depuis 1998, il a accompagné les troupes françaises sur tous les théâtres d’opérations (Kosovo, Afghanistan, Mali, Liban, etc.). Il est l’auteur avec Guillaume Zeller d’un livre témoignage : Un prêtre à la guerre. « France, ô ma France très…

22 mai 2015

Dans « Non classé »

2 juillet 2010
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Histoire & Culture

2 mai 1668 : Traité d’Aix-la-Chapelle

by adminfhesp 1 juillet 2010

Ce traité met fin à la Guerre dite de Dévolution entre le Royaume de France et l’Espagne au sujet de la succession de la Reine Marie-Thérèse, épouse du Roi Soleil.

Après avoir fait conquérir plusieurs places fortes des Flandres grâce à Henri de Turenne, ainsi que la Franche-Comté grâce au Prince de Condé, Louis XIV doit négocier face à une coalition diplomatique réunissant Pays-Bas, Espagne, Angleterre et Suède. Toutefois, il le fait en position de force.

La France peut alors conserver les places des Flandres en échange de la restitution de la Franche-Comté à l’Espagne. Cette province sera conquise quelques années plus tard lors des Guerres de Hollande.

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5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

A la fin des Guerres de Hollande, la France de Louis XIV était en position de force, l’Armée Royale s’est solidement implantée sur le Rhin et dans les Pays-Bas. Et ce, en grande partie grâce aux victoires du Prince de Condé et de feu le Maréchal de Turenne. – Le…

5 février 2016

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

9 mars 1661 : Disparition du Cardinal Jules Mazarin

9 mars 1661 : Disparition du Cardinal Jules Mazarin

Né le 14 juillet 1602 à Pescina dans les Abruzzes au sein d’une famille aux origines modestes, Jules Mazarin va gravir les échelons de la diplomatie pontificale grâce à son intelligence, son aisance intellectuelle et son obstination, sans jamais avoir reçu le sacrement de l’Ordination. – Pendant la Guerre de…

9 mars 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

1 juillet 2010
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Histoire & Culture

13 mars 1954 ; début de la bataille de Dien Pien Phu

by adminfhesp 1 juillet 2010

13 mars 1954, 17h00, les 141e et 209e Régiment de la Division 316 du Viet-Minh se lance à l’attaque de la colline « Béatrice », tenue par le 3e Bataillon de la 13e DBLE du Lt-Col Pégot.

Les Légionnaires sont écrasés par un tir de barrage infernal et se retrouvent livrés à eux-mêmes face aux vagues humaines communistes Viet-Minh.

Béatrice tombera sans que l’artillerie française n’ait pu réagir.

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7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position 'Eliane' tombe

7 mai 1954 : Ðiên Biên Phú, la position ‘Eliane’ tombe

Après 170 jours de combats contre les Bo doï de Hô Chin Minh et Vô Nguyên Giap et après d’innombrables actes héroïques de la part des Légionnaires (13e DBLE, 2e REI, 3e REI, 1er et 2e BEP – dont de nombreux allemands), des Paras Coloniaux et Chasseurs Parachutistes de Bréchignac…

7 mai 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Fernand Gambiez, fondateur du 1er Choc

Général Fernand Gambiez, fondateur du 1er Choc

Fernand Gambiez naît à Lille le 27 février 1903 dans une famille modeste. Toutefois, son père choisit de rejoindre les rangs de l’Armée française et accède au grade d’officier avant la Grande Guerre, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Physiquement, Fernand Gambiez n’est pas très grand mais il est trapu…

29 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

Histoire du Bataillon de Français de l'ONU en Corée, 1950-1953

Histoire du Bataillon de Français de l’ONU en Corée, 1950-1953

Chers lecteurs, chères lectrices, le 25 juillet dernier la Corée du Sud commémorait l’armistice de Pan-mun-jeom qui a marqué la fin de la Guerre de Corée et la séparation du pays à hauteur du 38e Parallèle. Séoul honorait aussi la mémoire des soldats de l’ONU tombés au Pays du Matin…

4 septembre 2013

Dans « Non classé »

1 juillet 2010
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Histoire & Culture

8-11 février 1250 : Bataille de la Mansourah

by adminfhesp 29 juin 2010

Suite à la prise de Damiette, les Croisés Français commandés par Saint Louis tentent de s’emparer du Caire tenu par les Mamelouks Turcs et les Sarrasins.


A partir du 20 décembre
1249, les Croisés francs se trouvent au Caire, face à la forteresse de la Mansourah, sur la rive gauche du Nil et près d’un gué où l’on peut traverser le grand fleuve. Saint Louis abrite son armée dans un grand camp pour l’hiver.

– Les Sarrasins de l’Émir Fakr ed-Dîn se tiennent en face et commencent à harceler les Croisés par des tirs de feux grégeois grâce à des armes de siège pendant plus d’un mois.
Le 8 février, Saint Louis scinde ses forces en quatre corps en laissant le commandement du camp au Duc de Bourgogne. Le Saint Roi prend la tête de la principale Bataille (Corps) de l’Ost français. Les Chevaliers Templiers du Frère Guillaume de Sonnac forment l’avant-garde du fait de leur expérience en combats. Les deux autres Batailles sont commandés par les deux frères de Saint Louis, Robert d’Artois et Charles d’Anjou.

– L’engagement commence par l’avancée de trois-cents cavaliers Sarasins qui tournent bride devant la masse des francs. Malheureusement, devant le retrait des forces musulmanes, Robert d’Artois frère du Roi ne tient pas compte des conseils de prudence de Guillaume de Sonnac Maître de l’Ordre du Temple et décide donc de se lancer à l’assaut de la citadelle. Avec environ 1 600 chevaliers, l’assaut d’Artois réussit d’abord à pénétrer dans le camp de Fakr ed-Dîn dans la Mansourah et d’y causer une véritable panique. L’émir est d’ailleurs tué dans l’affrontement. Mais les destriers sont fatigués et il faut s’arrêter. Se rendant compte de sa trop grande intrépidité, Robert d’Artois veut repartir vers le gué mais les Sarrasins se ressaisissent et sous le commandement de Rukn al-Dîn Baybars l’Arbalétrier, commencent à équarrir les chevaliers français. Robert d’Artois et Raoul de Coucy sont tués et Guillaume de Sonnac perd un oeil dans les combats.

– Saint Louis aligne alors son Corps de Cavalerie et celui de Charles d’Anjou et se lance dans la mêlée pour tenter de dégager le reste de ses forces. Mais les Sarrazins saisissent la manœuvre et charge à son tour contre le Souverain et son frère.

– Ne résistons pas à l’idée de laisser parler Jehan de Joinville qui était présent en ces heures : « Le Roy s’avançait toujours et quand il fut près des Turcs, la bataille recommença si durement que c’était une chose bien étranger à regarder. Et devez savoir qu’à ce coup-là, l’on vit faire plus de beaux faits d’armes, que l’on ne fit […]. Et soyez certains que dans cette journée, le Roy fit des plus grands faits d’armes que j’ai jamais vu faire en toute les batailles où je fus… »
Mais cela ne peut suffire à dégager les chevaliers pris au piège. Robert d’Artois et Raoul de Coucy sont tués, Guillaume de Sonnac est éborgné.
Sur les conseils de Jehan de Vallery et après avoir repoussé plusieurs charges de Sarrazins, Saint Louis décide de se retirer sur le Nil avec le camp du Duc de Bourgogne comme point d’appui. Il sait qu’il ne va pas tarder à recevoir tout le choc de l’ennemi.

– Celui-ci se produit le mercredi des Cendres 9 février 1250. Harcelés par plusieurs assauts, les Croisés français réussissent à tous les repousser. Les Sarrazins font une pause le 10 et réorganisent leur corps de bataille avec 3 000 hommes. Le 11 février, l’attaque fatale survient. Malgré la vaillance de l’Ost royal (on voit même des blessés combattre comme Sonnac qui sera tué), tout est fini en fin de matinée. Le Roi de France doit rendre les armes. Pour lui, c’est le début de la captivité.

Lire :
– LE GOFF Jacques : Saint Louis, Folio histoire
– JOINVILLE Jehan de : La vie de Saint Louis, Le Seuil

 

 

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Général Diego Brosset

Général Diego Brosset

« La 1re DFL ? Elle est comme ma fille, une fille susceptible, bien douée, capricieuse, difficile et, quand elle veut, charmante. (…) Elle a des excuses à ne pas être comme tout le monde. Elle s’est formée en courant le monde… C’est une grande unité qui a de la…

20 novembre 2015

Dans « Histoire militaire française »

8 février 1807: La Bataille d'Eylau

8 février 1807: La Bataille d’Eylau

– La bataille d’Eylau a eu lieu le 8 février 1807 à Bagrationovsk (anciennement Preußisch Eylau) dans le Nord de la Prusse-Orientale (actuel Oblast de Kaliningrad), entre les troupes de l’Empire russe commandées par Levin August von Benningsen et la Grande Armée. Les Prussiens du Général Anton Wilhelm von L’estocq vont…

8 février 2016

Dans « Grande Armée »

Emile Fayolle, Maréchal de France

Emile Fayolle, Maréchal de France

En vous promenant sur le pavé de la Place Vauban et de l’Avenue de Tourville – qui font la jointure entre l’Avenue de Breteuil et la Cathédrale Saint-Louis des Invalides dans le VIIe Arrondissement – deux statues coiffées d’un képi se font face. L’une d’elles est celle de Joseph Galliéni,…

27 août 2015

Dans « Non classé »

29 juin 2010
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Histoire & Culture

11 octobre 1746 : Victoire du Maréchal de Saxe à Rocourt (Rocoux)

by adminfhesp 29 juin 2010
Victoire française de la Guerre de Succession d’Autriche sur les Austro-Hollando-Anglo-Hanovriens de Charles-Alexandre de Lorraine, Charles-Auguste de Waldeck et John Ligonier.
Toutefois, seuls les Hollandais et les Anglo-Hanovriens affrontèrent les 120 000 Français avant de faire retraite, les Autrichiens n’étant pas intervenus sur les flancs de l’armée de Maurice de Saxe.

Cette victoire permet alors à Louis XV de maintenir une influence sur la région de Liège.

– Si l’on en croit le Journal des Opérations de la guerre en Flandres,suite à la prise de Namur, le Maréchal Maurice de Saxe apprend que Lorraine et Waldeck se sont placés à cheval entre Wilsen et la Meuse, ce qui lui indique que l’ennemi veut marcher sur Maastricht. Saxe envoie alors un détachement traverser Vilsen pendant que Monsieur de Gallerande avec son 4e Corps se place à Tongres. Finalement, Wadeck et Charles de Lorraine se plancent entre la Meuse et Liège, pendant que les Français dominent les rives du Jaar.

– Le Maréchal de Saxe dispose d’une supériorité numérique mais aussi d’une supériorité tactique sur ses adversaires. En effet, il dispose ses forces en trois colonnes « interarmes » combinant artillerie, infanterie et cavalerie. Les canons étant placés en avant, préparant l’assaut des fantassins, soutenus par les cavaliers. Cette combinaison novatrice pour l’époque sera théorisée par le Maréchal de Broglie pour donner naissance plus tard aux Divisions.

– Le 11 octobre, les deux armées se font face à une lieue l’une de l’autre. Saxe dispose de 64 Bataillons d’Infanterie et 128 Escadrons répartis comme suit : 1re Réserve de Mr. du Chayla (réserve – 11 Bataillons et 37 Escadrons), 2nd Réserve (32 Bns et 16 Esc), 1er Corps de M. d’Estrées (10 Bn. et 30 Esc.),  2nd Corps du Comte de Clermont (10 Bn et 30 Esc), 3e Corps de Monsieur de Mortagne (14 Bn. et 32 Esc.) et le. Enfin, Tongres (4e Corps) est occupée par des unités de réserve et les équipages.

– Le Maréchal français repèrent un point faible à la gauche du front ennemi. En effet, les lignes situées entre l’Ancre et Rocourt sont moins bien défendues car trop étendues, même si trois batteries flanquent Rocourt.
Mortagne et son 3e Corps reçoivent l’ordre de couvrir la droite Hollando-Hanovrienne, le long du village de Sling, pendant que les 1er et 2nd chargeront sur la gauche. Trois assauts auront été nécessaires aux Français pour repousser les Hollando-Anglo-Hanovriens.

– Pour décrire la bataille, laissons parler Voltaire :

« On s’observa, on escarmoucha quelques jours; le Jar séparait les deux armées. Le maréchal de Saxe avait dessein de livrer bataille ; il marcha aux ennemis le ll octobre à la pointe du jour, sur dix colonnes. On voyait du faubourg de Liège, comme d’un amphithéâtre , les deux armées ; celle des Français de cent vingt mille combattants, l’alliée de quatre-vingt mille. Les ennemis s’étendaient le long de la Meuse, de Liège à Viset, derrière cinq villages retranchés. On attaque aujourd’hui une armée comme une place, avec du canon.

Les alliés avaient à craindre qu’après avoir été forcés dans ces villages, ils ne pussent passer la rivière. Ils risquaient d’être entièrement détruits, et le maréchal de Saxe l’espérait.
Le seul officier général que la France perdit en cette journée, fut le marquis de Fénélon, neveu de l’immortel archevêque de Cambrai.

Les Français eurent peu de personnes de marque blessées dans cette journée. Le fils du Comte de Ségur eut la poitrine traversée d’une balle, qu on lui arracha par l’épine du dos, et il échappa à une opération plus cruelle que la blessure même. Le Marquis de Lugeac reçut un coup de feu qui lui fracassa la mâchoire, entama la langue lui perça les deux joues. Le Marquis de Laval […] le Prince de Monaco, le Marquis de Vaubecourt, le Comte de Balleroy, furent blessés dangereusement.
Cette bataille ne fut que du sang inutilement répandu, et une calamité de plus pour tous les partis. »

– A la fin de la journée du 11 octobre, l’armée alliée repasse la Meuse en désordre, tandis que l’Armée royale n’exploite pas entièrement sa victoire, campant sur ses positions avant d’occuper Liers et Rocourt le lendemain.

Sources :
– Extrait relatif à la batai11e de Raucoux in Extrait des opérations de la guerre en Flandres
jusqu’au 28 mars 1748
, SHAT : MR 2061 – 117, http://liegecitations.wordpress.com
– VOLTAIRE : Précis du siècle de Louis XV

 

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11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

Guerre de Succession d’Autriche, le Royaume de France est allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l’Angleterre, l’Empire d’Autriche et la Hollande. Après la déconvenue de Prague, les Armées du Roi Louis XV, alors commandées par Maurice de Saxe, vont affronter les forces anglo-hanovriennes…

11 mai 2016

Dans « 1715-1804 »

26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d'Estrées à Hastenbeck

26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d’Estrées à Hastenbeck

Guerre de Sept-Ans ; l’Armée Royale de Louis XV (en guerre contre la Prusse, l’Angleterre et le Hanovre) livre alors une série des batailles en Allemagne. En avril 1757, deux armées françaises franchissent le Rhin et entrent en Allemagne dans le but de marcher vers la Bohême pour forcer les…

26 juillet 2013

Dans « Non classé »

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

29 juin 2010
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Histoire & Culture

21 juillet 2013 : Disparition de Denys de La Patellière

by adminfhesp 27 juin 2010

Né en 1921 à Nantes, d’abord élève à Saint-Cyr (alors déplacée à Aix-en-Provence), Denys de la Patellière s’engage ensuite dans la Ire Armée Française et combat dans l’Est de la France puis en Allemagne.
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Après la Seconde Guerre, il démarre une carrière de cinéaste comme monteur au sein des Actualités françaises.

Il tourne ses premiers longs métrages dès 1955, s’orientant vers un cinéma populaire. Il assumera cette orientation personnelle dans un entretien donné au Figaro en 2002 : « J’étais un metteur en scène commercial et ce n’est pas pour moi un mot péjoratif. Je n’avais pas l’ambition de faire une œuvre mais de réaliser des spectacles et d’intéresser les spectateurs ».

Il tourne donc successivement « Les Aristocrates », « Le Salaire du péché », « Les œufs de l’Autriche » et « Les grandes familles ». Mais il rencontre le succès auprès du grand public avec « Un taxi pour Tobrouk », œuvre culte pour plusieurs générations, marquée par sa distribution (Ventura, Aznavour, Biraud, Krüger et Cobos) et par les mythiques répliques signées Michel Audiard.
De la Patellière enchaîne ensuite durant les années 1960 avec « Le bateau d’Emile », « La fabuleuse aventure de Marco Polo » (avec Horst Buchholz et Anthony Quinn), « Du rififi à Paname », « Soleil noir », « Le voyage du père » et « Le Tatoué ». Dans cette dernière comédie, le duo comique associant Louis de Funès et Jean Gabin marche bien aux yeux du public même si Gabin, jamais habitué aux rôles d’humour, supportait mal d’être sérieusement concurrencé à l’affiche par un de Funès en pleine gloire.

Il avait aussi signé les scénarios des films suivants : « Le défroqué », « Latour, prend garde ! » et « Du grabuge chez les veuves ».

En 1973, Denys de la Patellière tourne son dernier film « Prêtres interdits » (avec Robert Hossein, Claude Jade et Claude Piéplu) mais choisi ensuite de disparaître subitement du grand écran pour se consacrer à la télévision.

Par la suite, il s’est retiré paisiblement à Dinard où il passera les dernières années de sa vie.

 

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15 novembre 1976 : Disparition de Jean Gabin

15 novembre 1976 : Disparition de Jean Gabin

« Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n’est pas un fleuve, c’est une avenue. Une avenue de 5 000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de chaque côté. Puis au milieu, il y…

15 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

– Né en 1907 à Niort, Henri-Georges Clouzot se destine d’abord à la Marine, avant de s’orienter vers la diplomatie. Il suit des cours à la Faculté Libre de Sciences Politiques. Il devient ensuite le collaborateur de Louis Marin, chef de file de l’URD (Union Républicaine Démocratique), une formation de…

12 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

26 février 1971 : Disparition de Fernandel

26 février 1971 : Disparition de Fernandel

« Moi on m’admire, vous on vous aime » lui avait un jour dit Sacha Guitry. Il est bien vrai que Fernandel fut aux yeux du grand public français, l’un des artistes les plus populaires, tant sur la scène qu’à l’écran. Comme Bourvil, il était autant spécialisé dans la chanson (surtout dans…

26 février 2016

Dans « Arts et lettres »

27 juin 2010
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Histoire & Culture

2 décembre 1804 : sacre de Napoléon

by adminfhesp 26 juin 2010

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2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon Ier

2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon Ier

3 décembre 2012

Dans « Non classé »

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

26 juin 2010
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Histoire & Culture

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

by adminfhesp 26 juin 2010

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.

 

 

 

 

 

« Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette commémoration solennelle. d’un événement marquant de l’histoire de votre pays. Je remercie l’Archevêque de Reims, Monseigneur Defois, de son accueil, ainsi que tous les Évêques qui m’entourent. Et je suis heureux de la présence de pasteurs et de fidèles venus des pays voisins qui partagent le même héritage. Je salue spécialement les Cardinaux et les Évêques venus de nombreux pays d’Europe… »

J’adresse un salut fraternel aux représentants des autres confessions chrétiennes, dont la présence témoigne de leurs liens amicaux avec les catholiques de France. Je voudrais aussi offrir mes vœux fervents à la communauté juive, qui entre ce soir dans le jeûne et la prière de Kippour. Je salue cordialement les Autorités civiles qui s’associent à cette célébration festive.

2. « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême »

La liturgie de cette Messe nous invite à retrouver les sources de notre baptême. Voici quinze siècles, le roi des Francs, Clovis, reçut ce sacrement. Son baptême eut le même sens que tout autre baptême. Rappelons-nous les paroles du Christ: « Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » . Il fut ainsi donné au souverain des Francs d’être appelé à la vie du Royaume de Dieu. Il avait longtemps médité le message chrétien dont témoignaient auprès de lui Clotilde, Remi, Vaast, Geneviève. Il fit le choix de renoncer à l’esprit du mal, à tout ce qui conduit au mal et à tout orgueil; en même temps, il professait la foi de l’Église et il adhérait au Christ, le Fils de Dieu fait homme, mort et ressuscité pour la rédemption du monde. Le baptême l’a libéré du péché originel et de tout péché commis antérieurement et, par la grâce sanctifiante, l’a fait participer à la vie de Dieu. Ses compatriotes baptisés avec lui reçurent les mêmes dons, Ils devinrent chrétiens, fils adoptifs de Dieu. Ils devinrent aussi membres du Peuple de Dieu, l’Église.

3. Nous avons écouté le prophète Ézéchiel. Ses paroles soulignent particulièrement ce second aspect du baptême. Il s’adresse aux fils et aux filles du Peuple de Dieu, au pluriel et non au singulier, et cela a une signification. Il dit: « J’irai vous prendre dans toutes les nations … Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, … je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau … Alors vous suivrez mes lois, et vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles ». Quand le nouveau baptisé reçoit l’Esprit, il entre dans la communauté des baptisés, enrichie par ce don, la communauté que Dieu rassemble et purifie pour lui donner un Esprit nouveau. Le prophète Ézéchiel s’adresse au Peuple de Dieu de la Première Alliance, à Israël. Le Peuple de la Nouvelle Alliance, ce sont tous les baptisés, provenant de tous les peuples et de toutes les nations, et chacune de ces nations a sa propre histoire: une histoire marquée par l’adhésion au Christ d’hommes et de femmes des générations successives.

4. L’Évangile de cette Messe, à son tour, montre que le baptême concerne aussi la communauté tout entière. Le Christ dit aux disciples: « Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde ». Parlant ainsi, il pense à chaque personne: tout chrétien est le sel de la terre et chacun doit s’employer à ne pas laisser ce sel perdre sa saveur; s’il le laisse s’affadir, il n’est plus bon à rien. Mais, en même temps, le Christ, s’adresse à toute la communauté; vous, chrétiens baptisés, vous, catholiques de France, comme communauté, vous pouvez conserver la saveur du message évangélique, ou alors vous pouvez le perdre. En tant que communauté, portant dans votre cœur la lumière qui vient de Dieu, vous pouvez être la lumière qui illumine les autres, comme une ville située sur une montagne, ou bien vous pouvez devenir le contraire de cette lumière qui illumine les autres. Les hommes peuvent voir ce que vous faites de bien et en rendre gloire au Père qui est aux cieux, ou bien ils peuvent ne pas le voir, peut-être simplement parce que la lumière reste cachée sous le boisseau, ou encore parce qu’elle s’affaiblit!

Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l’apostolat, de l’esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l’on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d’Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l’histoire spirituelle de « l’âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu’au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l’a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle… une espérance surhumaine ».

5. Saint Paul écrivait aux Éphésiens: « Je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu ». Paul pense évidemment à la vocation personnelle de chacun des destinataires de cette lettre, mais, là encore, il s’adresse à toute la communauté de l’Église qui est à Éphèse. En tant qu’Église, les Éphésiens doivent se comporter de manière digne de leur vocation, avec humilité et avec douceur, avec patience et avec charité. Tous devraient avoir à cœur «de garder l’unité dans l’Esprit, par le lien de la paix » . Pour que le Corps du Christ soit uni, il faut que tous soient animés par le même Esprit. Paul écrit: «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous ». Tous les baptisés sont appelés à l’unité: l’unité de la foi, de la charité et de la vie chrétienne, l’unité sacramentelle de l’Église. Cette unité est l’œuvre de Dieu de l’Esprit Saint et, en même temps, elle est confiée à chacun pour qu’il y contribue selon ses propres dons.

Dans le contexte du jubilé célébré aujourd’hui, les paroles de saint Paul présentent une profonde signification. C’est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. La vocation des baptisés a une dimension constante, éternelle, et elle a une dimension particulière, temporelle. En un sens, les chrétiens de notre temps ont la même vocation que les premières générations de chrétiens de votre terre, et, en même temps, leur vocation est déterminée par l’étape présente de l’histoire. L’Église est toujours une Église du temps présent. Elle ne regarde pas son héritage comme le trésor d’un passé révolu, mais comme une puissante inspiration pour avancer dans le pèlerinage de la foi sur des chemins toujours nouveaux. L’Église va entrer dans son troisième millénaire. Il faut déchiffrer notre vocation chrétienne en fonction de notre temps, à la lumière des enseignements du Concile Vatican II sur l’Église, Lumière des nations, et sur l’Église dans le monde de ce temps: dans une attitude fraternelle, avec amour pour tous les hommes, l’Église n’a d’autre but que de «continuer, sous la conduite de l’Esprit consolateur, l’œuvre du Christ lui-même, venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité, pour sauver, non pour condamner, pour servir, non pour être servi ». Catholiques de France, en communion dans la foi, l’espérance et l’amour avec vos frères de toutes les régions du monde, soyez aujourd’hui le vivant reflet du visage du Christ, présent en son Corps qui est l’Église!

6. Frères et Sœurs, nous avons chanté comme refrain du psaume: « J‘ai choisi d’habiter la maison de .Dieu, j’ai choisi le bonheur et la vie ! ». Que cette célébration jubilaire du baptême de Clovis vous remplis, de joie, car elle rappelle le choix accompli il y a quinze siècles. Il faut se réjouir pour le choix renouvelé au cours des siècles par tant et tant de fils et de filles de votre terre; il faut se réjouir maintenant pour le choix fait par notre génération, au terme du deuxième millénaire. «J’ai choisi d’habiter la maison de Dieu »: ces paroles nous placent aussi dans la perspective eschatologique de la vocation chrétienne, dans la perspective de la fin des temps, quand le Christ rassemblera tous les membres de son Corps dans le Royaume du Père. Par don de la grâce, nous pouvons aussi chanter: «J’ai choisi le bonheur et la vie ». Oui, habiter dans la maison de Dieu est source de vie et de bonheur. Nous rappelons ceux qui nous ont précédés et qui sont accueillis désormais dans la maison de Dieu; nous prions en même temps pour ceux qui sont sur le chemin et pour que beaucoup d’autres s’y engagent. Que ne cesse de briller la lumière de la foi ! Soyez dans la joie d’avoir choisi librement d’être unis au Christ par le baptême afin de marcher avec vos frères sur les chemins de vie!

De cette façon, nous célébrons aujourd’hui le XVème centenaire du baptême du Roi Clovis. Amen!

Source http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo.html#_ftn11

 

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

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23 septembre 2013

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15 novembre 2014

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2 avril 2005 : disparition de Jean Paul II

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Le 264ème successeur de Pierre nous a quittés il y a maintenant 10 ans – jour pour jour – après une longue et cruelle agonie. Canonisé par l’Eglise catholique le 27 avril 2014, sa fête est fixée au 22 octobre, jour de son intronisation. En 1983, lors d’une visite à Lourdes (1983), le…

1 avril 2015

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26 juin 2010
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Histoire & Culture

25 septembre 1915 : Seconde Offensive d’Artois

by adminfhesp 24 juin 2010
« Je les grignotte » ; Cette boutade d’autosatisfaction du Maréchal Joffre, voici ce que l’on a le plus retenu des offensives d’Artois et de Champagne et les sacrifices des poilus qui ont marqué l’année 1915.
Pourtant, si l’échec stratégique à vouloir rompre le front allemand est patent, c’est en grande partie enraison du manque de réserves suffisantes côté allié, alors que ces deux grands assauts ont été très bien préparés (au vu de la culture stratégique de l’époque insistant sur la recherche de la rupture) et vont être aussi marqués par de beaux succès tactiques. Retour donc, sur des offensives françaises restant encore méconnues.

attaque ablain

– Bref retour en arrière. Joseph Joffre a déjà lancé deux grandes offensives dans les deux mêmes régions avec très peu de succès. Cette fois-ci, le Généralissime français espère bien l’emporter par une poussée simultanée en Champagne (direction sud-nord) et en Artois (direction est-ouest), tout en misant sur une colossale puissance de feu. Joffre confile  l’offensive en Artois au Général Ferdinand Foch et celle de Champagne au Général Edouard de Currières de Castelnau.

Parallèlement, le British Expeditionnary Corps de John French doit lancer un assaut entre Loos et Hulluch.
– Pour rompre le front Foch met en lice la Xe Armée du Général Victor d’Urbal (IIIe, IXe, XVIIe, XXIe et XXXIIIe – avec 18 Divisions et 380 bouches à feu) avec une réserve de près de 268 000 obus de gros et moyen calibre. L’objectif d’Urbal est de percer le front ennemi à hauteur de la Crête 119-140, tout en étendant le front de sa grande formation sur Baurains-Ficheux. Malheureusement pour les Français, la météorologie n’est pas de la partie car le terrain destiné à l’assaut est battu par des fortes pluies du début de l’automne Foch songe un temps à remettre son assaut mais, après consultation avec le haut-commandement, il maintient la date du 25 septembre.

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– L’assaut commence par la colossale préparation d’artillerie voulue par Foch qui martèle les positions allemandes sur toute la ligne de front. Pendant ce temps, les fantassins français, revêtus de leurs nouvelles capotes bleues-horizon et paquetage sur le dos, mettent les Rosalies (baïonnettes) au canon et attendent le signal de l’attaque. A 12h25, les sifflets des officiers et sous-officiers résonnent et l’assaut démarre sous un véritable déluge.

Victor d'Urbal

Victor d’Urbal

– La progression est rendue très difficile, d’autant plus que les Allemands se reprennent sur plusieurs points du front. Sur la droite le IXe Corps de Curé et le XVIIe  de Dumas n’arrachent aucun arpent de terrain à l’ennemi, tandis qu’au centre les XIIe de Henri Descoings et le IIIe  de Georges Nivelle réussissent à gagner quelques dizaines de mètres. Toutefois, sur la droite, le XXXIIIe Corps d’Emile Fayolle (55e, 70e et 77e Divisions) enfonce le front allemande à la baïonnette et s’empare du Château de Carleul, ainsi que du cimetière de Souchez. Toujours sur la droite, le XXIe Corps de Ferdinand Pont parvient à accrocher la route Angres-Souchez. 

– Le 26 septembre, Foch ordonne à d’Urbal d’exploiter son succès dans le secteur de Souchez. De violents combats éclatent alors dans un secteur formé de ruisseaux, de marais et parsemé de fortifications allemandes. Et l’infanterie française voit son effort considérablement freiné par la redoutable artillerie allemande qui contre-bat derrière la Crête 119-140. Mais grâce à l’effort et l’ingéniosité des sapeurs des XXXIIIe et XXIe Corps, les Français réussissent à prendre l’intégralité de Carleul et d’Angres. 1 378 prisonniers allemands sont pris.

– Le 27, le XXIe Corps s’installe solidement dans les Bois de Flache et de Givenchy. Malheureusement, le XIIe Corps de Descoings se trompe d’objectif en voulant s’emparer de la Cote 132. S’ensuit une grande confusion dans le commandement français qui veut engager le IIIe Corps de Nivelle. Celui-ci reçoit ordre et contre-ordre durant le reste de la journée et doit finalement arrêter son avance. Autre conséquence, de ce manque de coordination, les Allemands ne tardent pas à se ressaisir et à renforcer leurs positions. Aucun résultat notable n’est enregistré ce jour-là.

Le 28 toutefois, les IIIe et XXXIIIe Corps relancent leur effort et récoltent des résultats honorables. La 59e DI et la 77e DI (Stéphane Pillot) parviennent à franchir le ravin de Souchez  pour atteindre les tranchées Bremen et Lübeck. De son côté, la 6e DI de Charles Jacquot (blessé, il a refusé d’être évacué) atteint la Cote 140.

– Foch arrête son attaque à ce moment et se concerte avec French pour lancer une offensive d’ensemble. Mais en raison du manque de réserves du côté des Britanniques qui ont consenti à de très lourds sacrifices et de la ressaisie des forces allemandes, ce plan ne pourra pas être exécuté.

– En outre, du 3 au 8 octobre, les Allemands lancent une violente contre-attaque arrêtée par la Xe Armée à la suite de furieux combats. Le 11, d’Urbal relance son offensive qui connaît une très forte opposition et doit s’arrêter le 14.

En dépit du peu de réussite stratégique, les Français ont définitivement repris la région de Souchez.

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20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

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Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

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Général Edouard de Curières de Castelnau

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Celui que Georges Clémenceau surnommait avec aversion « le capucin botté » naît le 24 décembre 1851 à Sainte-Affrique (Aveyron). Fils de Michel et Marthe de Curières de Castelnau, avocat, Édouard est issu d’une lignée de la très vieille noblesse rurale du Haut-Rouergue. L’un de ses ancêtres, le Seigneur Hugues de…

19 mars 2016

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16 avril 1917 : Offensive du Chemin des Dames

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– Incontestablement, l’échec sanglant de l’offensive du Général Georges Nivelle aux Chemin des Dames a laissé un souvenir particulièrement noir dans l’Histoire militaire française, d’autant plus qu’elle a engendré l’histoire – volontairement grossie a posteriori – des Fusillés pour l’exemple et à toute une production culturelle dont la plus célèbre reste dans…

16 avril 2015

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24 juin 2010
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Histoire & Culture

Mère au foyer exaspérée.

by adminfhesp 22 juin 2010

La casserole bout,
mais vous n’aurez pas la dernière recette de poule-au-pot. Je pose mon tablier et mes moules à charlotte pour hurler ma peine.
Pour la 3ème fois dimanche, je prenais poussettes et enfants pour défiler pacifiquement et joyeusement. Le « Hollande: démission » devait figurer dans la liste des « violences » à gazer…
Est-il nécessaire de rappeler le « changement de civilisation » organisé par le gouvernement et qui devrait nous laisser passif? Non au mariage et à l’adoption par des couples homosexuels car les deux vont de pair, non c’est non!

La casserole bout,
Nous souffrons en silence devant nos fourneaux depuis trop longtemps, jusqu’où cette société hédoniste ira-t-elle? Nous faisons de notre mieux pour élèver nos enfants, nous faisant conseiller de les emmener voir un psy dès qu’en haussant le ton le lien « père-fils » a été endommagé! Dès qu’une absence prolongée lui a « perturbé son schéma familial »! Mais foutez-nous la paix et arrêtez de justifier des schémas familiaux de plus en plus abracadabrantesques dans le même temps!

La casserole bout,
Je suis outrée par le deux poids, deux mesures de notre société. On nous bassine avec Mai 68 et le soulèvement de la jeunesse, certaines figures du mouvement de l’époque sont des élus, des têtes « pensantes » n’ayant jamais fait acte de repentance! Mais qu’on se souvienne des violences, des pavés, des projectiles en tout genre qui justifiaient, en l’occurrence, une défense musclée.Avaient-t-ils un arrêté préfectoral pour toutes les rues qu’ils ont massacrées? Leur a-t-on adressé la note? De même, soit dit en passant, pour la grande majorité des manifestations..
Ce n’est absolument pas ce que j’ai vu dimanche 24 mars. Pas un seul pneu brûlé, pas une seule vitrine brisée, passant molesté : entre 2 slogans ceux qu’on appelle extrémistes prenaient le temps de protéger ma poussette et proposaient de l’eau pour les yeux des enfants..

La société est schizophrène.
Elle rend hommage à M. Indigné, retransmet avec envie les images du mouvement qu’il a encouragé et subventionné et nous bâillonne, nous parque pour ne pas que nous nous exprimions pour ne pas que le reste de la France sache. Il y a de l’huile sur le feu.

A l’avenir je me promènerai avec un foulard et poserai tablier et moules à charlotte tant qu’il le faudra..

C’est peut-être cuit pour nous mais la marmite est pleine.

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Témoignage bouleversant d'un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Témoignage bouleversant d’un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Extrait de l’ouvrage Nous poilus. Plus forte que l’acier paru au cerf (mai 2014). La lettre est datée du 1er octobre 1915, signée de la main de l’adjudant V. Dardet, 274e d’infanterie, 23ème compagnie. « Et maintenant, ma chère cousine, voilà ce qui vient de m’arriver : Je viens d’échapper à la mort…

28 mai 2014

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Prêtres et aumôniers pendant la Grande Guerre ( abbé E. Iborra)

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A bien des égards la Première Guerre mondiale a été une guerre civile à l’échelle européenne, et donc une guerre entre chrétiens. C’était le même rosaire qu’égrenaient ici des Bretons dans leur tranchée et là des Bavarois dans celle d’en face ; les mêmes chorals protestants qui s’élevaient des positions britanniques…

29 avril 2014

Dans « Non classé »

N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune  Français du XXI ème siècle

N’ayons pas peur…de devenir des saints -témoignage d’un jeune Français du XXI ème siècle

Je m’appelle Pierre, j’ai 24 ans, et je veux devenir saint. Je sais c’est un peu « cash » de commencer comme ça… mais je veux bien prendre le risque de passer pour fou ou présomptueux … Et puis il ne faut pas cacher ses ambitions. Comme beaucoup de jeunes j’ai de…

23 avril 2014

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22 juin 2010
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Histoire & Culture

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

by adminfhesp 19 juin 2010

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon

Écrivain, dramaturge, poète, intellectuel engagé, Victor Hugo laisse derrière lui une œuvre  immense et protéiforme. Son roman intitulé les  Misérables (1862) tient une place de choix dans cette œuvre et illustre bien son engagement politique en faveur des plus démunis.L’auteur lui-même accorde une grande importance à ce roman et écrit en mars 1862, à son éditeur Lacroix : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal, de mon œuvre». Figure emblématique du romantisme qui domine le XIXème siècle, Hugo est aussi un amoureux inconditionnel de son pays comme en témoigne le poème qu’il adresse  « A la France » :

Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci,
Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre,
Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun,
Un prêtre, l’un du Nord, l’autre du Sud ; pas un
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
Hélas ! qu’as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! – Tu criais : – Espérance ! Allégresse !
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L’Italie était grande ; elle doit l’être encor.
Je le veux ! – Tu donnas à celle-ci ton or ;
A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
Tu défendis le droit des hommes, coutumière
De tous les dévouements et de tous les devoirs.
Comme le bœuf revient repu des abreuvoirs,
Les hommes sont rentrés pas à pas à l’étable,
Rassasiés de toi, grande sœur redoutable,
De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
Ah ! se montrer ingrats, c’est se prouver petits.
N’importe ! pas un d’eux ne te connaît. Leur foule
T’a huée, à cette heure où ta grandeur s’écroule,
Riant de chaque coup de marteau qui tombait
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
Condamne à la rougeur de t’avouer pour mère.
Tu ne peux pas mourir, c’est le regret qu’on a.
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
L’aigle de l’ombre est là qui te mange le foie ;
C’est à qui reniera la vaincue ; et la joie
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
Charme l’Europe et plaît au monde… – Ah ! je voudrais,
Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

L’année terrible (1872)

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A la France ( Victor Hugo)

Victor HUGO (1802-1885) A la France « Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci, Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci ! Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre, Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre, Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun, Un…

18 janvier 2012

Dans « Non classé »

1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

Incontestablement, il reste l’un des (grands) auteurs français dont le style et l’esthétisme n’ont d’égal que la controverse d’ordre politique dont il fait l’objet. Retour donc sur l’un de nos romanciers à la fois adulé et décrié. Né en 1894 à Courbevoie au sein d’une famille de petits commerçants, Louis-Ferdinand…

1 juillet 2013

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Napoléon III ; Empereur mal-aimé et méconnu - Première Partie

Napoléon III ; Empereur mal-aimé et méconnu – Première Partie

Dénoncé pour tyrannie par Victor Hugo depuis l’Île de Jersey, empereur d’un régime considéré comme « tarré » par Émile Littré, honni par la IIIe République, Napoléon III apparaît quelque peu comme un proscrit de l’Histoire, son règne semblant presque être un accident au milieu du XIXe siècle auquel la défaite de…

9 janvier 2017

Dans « 1848-1914 »

19 juin 2010
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Histoire & Culture

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

by adminfhesp 18 juin 2010

Guerre de Succession d’Autriche, le Royaume de France est allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l’Angleterre, l’Empire d’Autriche et la Hollande.
Après la déconvenue de Prague, les Armées du Roi Louis XV, alors commandées par Maurice de Saxe, vont affronter les forces anglo-hanovriennes et bataves du Duc de Cumberland, fils du Roi George II de Hanovre.

– La bataille commence tôt le matin,
vers 5h00. La Brigade d’Ingoldsby (12th et  13rd Foot Regiments, Highlanders de Semprill et Hanovriens) tente de s’emparer du village de Fontenoy et sa redoute bien préparée, tenue par les Arquebusiers de Grassin et par la Brigade du Dauphin de Mr. de la Vauguyon. Bien que repoussés en arrière par les canons anglais, les hommes de Monsieur de Grassin tiennent bon la redoute et empêchent les forces d’Ingoldsby de passer.

– Du côté du Bois de Barry, ce sont les Hollando-Hanovriens du Prince de Waldeck et de Cronström (12 bataillons d’infanterie et 12 escadrons en tout) qui tentent de s’emparer de Fontenoy par la droite. Les Hollandais canonnent les positions de la Brigade du Dauphin (Régiments du Dauphin et du Beauvaisis) qui ne répond pas, laissant l’artillerie de Mr. de Chabannes retourner la politesse aux bouches à feu bataves. Les Hollandais s’approchent des redoutes françaises pour se faire accueillir par une formidable mousqueterie. La première attaque est brisée nette. La seconde l’est encore, avec le concours des Brigades Royal (duc d’Avé avec le Régiment Royal et le Régiment du Hainaut) et de la Couronne (Couronne et Soissonais). Les Français n’ont eu que peu de pertes en comparaison des 10 % d’Anglo-Hollando-Hanovriens. Démoralisés, les Hollandais se replient avant de tenter des attaques sans grand entrain.

– Au vu de la puissante artillerie royale, Cumberland fait mettre en avant ses pièces de 6 livres qui bombardent les positions françaises. La première salve tue le jeune Duc de Grammont, commandant des Gardes Françaises. Ce n’est que le début. Monsieur du Brocard, commandant de l’Artillerie royale, fait déplacer lui-même son artillerie sur un angle qu’il juge plus favorable, malgré les mises en garde de son ami Saxe. Du Brocard est tué et beaucoup croient que le Maréchal va défaillir. Mais il se ressaisit et continue d’observer l’avance de Cumberland tout en encourageant ses hommes.

– Le Maréchal de Saxe a réussi à tenir son flanc droit mais la menace vient du centre car le Duc de Cumberland est bien décidé à enfoncer les positions françaises en massant deux colonnes de 7 000 hommes chacune. L’expérimenté Général anglais John Ligonier conseille au bouillant fils du Roi George II la prudence. Mais Cumberland ne veut rien entendre. Il masse sur deux lignes plusieurs éléments des Brigades d’Albermale et de Campbell (11 Foot Regiments, Foot Guards, Coldstream Guards, Royal Welch Fusiliers, Royal Scots Fusiliers, The Buffs, ainsi que les régiments Hanovriens d’Oberz, Campen, Spörden et Zastrow). Cumberland a devant lui la seule Brigade d’Aubeterre (Aubeterre et Courten – Suisse).

– Saxe s’aperçoit que son centre est bien plus vulnérable comparé à son aile droite. Ne pouvant compter sur les très bonnes troupes Grassin et de la Vauguyon, le Maréchal fait venir en trombe la Brigade Irlandaise de Lord Charles O’Brien Comte de Clare et la Brigade de Normandie de Mr. de Talleyrand. Il réussit toutefois à rameuter les Brigades Royal et de la Couronne depuis Fontenoy. La Brigade des Gardes de Mr. de Grammont, l’oncle du jeune duc, (Gardes Françaises d’Anterroches et Gardes Suisses) et la Brigade des Vaisseaux du Comte de Guerchy (Royal des Vaisseaux et Trainel) sont aussi mises en avant face au bélier anglo-hanovrien.

– Alors que la colonne anglaise s’approche des premières lignes française, le Capitaine Charles Hays des Guards, enjoint le Vicomte Joseph Charles-Alexandre d’Anterroches , Colonel des Gardes Françaises, à tirer le premier tout en se servant une rasade d’alcool. Le Colonel français lui aurait donc répondu : « Messieurs les Anglais, nous ne tirons jamais les premiers, tirez vous-mêmes ».
La réponse du Comte d’Anterroches correspond à une ancienne prescription donnée à l’armée de Piémont par le Maréchal de Catinat en 1690 : « il faut essuyer le feu de l’ennemi, attendu que celui-ci est assurément battu quand on a conservé contre lui son feu tout entier ». En effet, le parti qui tirait le premier se trouvait désavantagé, car pendant le temps forcément assez long qu’il mettait à recharger ses armes, l’ennemi pouvait impunément se rapprocher et tirer de beaucoup plus près, avec de bien meilleurs résultats.
Le bélier de Cumberland a fait voler en éclat la première ligne française avec 266 tués aux premières salves. Aubeterre, Courten, Hainaut, Royal et la Couronne se sont replacés en arrière pendant que les Gardes Françaises et les Suisses se sont regroupés derrière la redoute de Chambonas. Maurice de Saxe envoie immédiatement la Brigade de Normandie de Talleyrand, la Brigade des Vaisseaux de Guerchy, ainsi que le Bataillon d’Eu.
Le Maréchal de France décide donc de contre-attaquer la « colonne infernale » avec sa cavalerie. Trois escadrons des régiments Colonel-Général, Brancas, Clermont-Prince, Fitz-James et Fiennes (Irlandais) et Royal-Cravates se lancent dans une première charge. Certains officiers haranguent leurs hommes en ces termes : « Messieurs, assurez vos chapeaux, nous avons l’honneur de charger ! » Cette charge échoue face au mur de feu anglais, mais elle est immédiatement suivie d’une seconde lancée par les Royal-Etranger, Chabrillan, Brionne, Pons, Berry, Penthièvre et Noailles. La fine fleur de la noblesse française en fait partie : Noailles, Estrée, Voyer d’Argenson et le Chevalier d’Apcher qui fait son rapport à Louis XV, malgré son pied broyé. Mais la seconde charge n’a pas plus de succès malgré toute l’impétuosité de la cavalerie française.
Cependant, les Gardes Françaises, les Suisses de Courten, Aubeterre et le Régiment Royal des Vaisseaux se ressaisissent et durcissent leur résistance malgré leurs pertes. La Brigade Irlandaise de Lord Clare intervient elle aussi en soutien mais sa première attaque échoue. Louis XV fait aussi donner la cavalerie d’élite de la Maison Royale          (Gardes du Corps, Gendarmerie, Chevau-légers et Grenadiers à Cheval) commandée par le Duc de Richelieu, ainsi que les Carabiniers de Montmorency. Le Roi doit aussi retenir son fils le Dauphin qui voulait se lancer dans le combat. Les Français se lancent en masse sur les rangs anglais qui crachent leur feu à dix pas, forçant les cavaliers de Louis XV à tourner bride.

– Cumberland croit tenir sa victoire mais il oublie que sa colonne perd de la cohésion face aux Brigades françaises et surtout, que sa cavalerie (Household , Brigades de Hawker et de Campbell) est restée en arrière. Ajoutons aussi, que le général Campbell, l’un de ses meilleurs subordonnés, meurt de ses blessures. Côté français, le Régiment suisse de Courten est lui aussi endeuillé par la mort de son chef, le Lieutenant-Colonel Nicolas Marclesis.
Après un conseil de guerre, Maurice Saxe change la disposition de ses forces en déployant les régiments de la Brigade Irlandaise (Clare, Bulkeley, Dillon–Infanterie, Berwick, Rooth et Lally) entre la redoute de Chambonnas et le Bois de Barry. Il redéploie ensuite son artillerie.

– La colonne de Cumberland avance toujours lentement dans le dispositif français. Mais Louis XV et Saxe font donner leur artillerie qui tire à mitraille et troue impitoyablement les rangs anglo-hanovriens. Saxe aligne ensuite la Brigade Irlandaise, la Brigade de Normandie (dont le Colonel Mr. de Talleyrand vient d’être tué et remplacé par Mr. de Salvency) et la Brigade des Vaisseaux, sous le commandement de son meilleur second Ulrich Woldemar de Lowendal qui mène la contre-attaque.
Les Irlandais (même si l’on comptait autant d’Écossais, que d’Allemands et de Français dans leurs rangs) – les Wild Geese (Oies Sauvages) – de Lord Clare s’élancent ensuite au cri de « Remember Limerick ! » et engagent férocement les rangs anglais au sabre à la baïonnette. Le Colonel Dillon sera aussi tué à la tête de son régiment. L’élan des Irlandais est contagieux, la Brigade de Normandie de Salvency et le Régiment de Vaisseaux pourtant étrillé, se joignent à l’assaut. C’est d’ailleurs le Capitaine Bonafousse (Normandie) qui pénètre le premier dans la colonne ennemie. Et c’est presque toute l’armée du Roy qui se retrouve sur les rangs anglais, Maison du Roi, Carabiniers de Montmorency, Brigades Prince-Camille, de Berry, de Noailles, Clermont-Prince, etc. Les Irlandais se couvrent de gloire. Le Lieutenant Mac Mahon (Clare) et l’Aide-Major Kennedy (Bulkeley), épaulés par vingt hommes enlèvent quatre canons aux anglais, pendant que le Sergent Wheelock s’empare d’un drapeau (il sera fait Lieutenant par la suite).
Voyant ses premiers rangs se faire littéralement écrasés, le duc de Cumberland comprend que la retraite est inévitable. Il avait d’ailleurs dit avant la bataille : « Je marcherai sur Paris ou je mangerai mes bottes ». Selon certaines sources (Ligonier et Mansart), la retraite des unités les moins engagées se fait en bon ordre.

– Il n’en reste pas moins que malgré les pertes, Fontenoy est une grande victoire pour la France. S’agenouillant au pied de son Souverain, le Maréchal de Saxe déclare : « Sire, j’ai assez vécu, je ne souhaitais vivre que pour voir Votre Majesté victorieuse », avant d’ajouter : « Vous voyez à quoi tiennent les batailles… ». Et Louis XV dit : « Tout vient de Dieu et de Maurice de Saxe »

Sources :
– Pierre Gaxotte : Louis XV, Fayard
– Denis Gandilhon, Fontenoy. La France domine l’Europe, Histoire et Collections

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26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d'Estrées à Hastenbeck

26 juillet 1757 : Victoire du Maréchal d’Estrées à Hastenbeck

Guerre de Sept-Ans ; l’Armée Royale de Louis XV (en guerre contre la Prusse, l’Angleterre et le Hanovre) livre alors une série des batailles en Allemagne. En avril 1757, deux armées françaises franchissent le Rhin et entrent en Allemagne dans le but de marcher vers la Bohême pour forcer les…

26 juillet 2013

Dans « Non classé »

17 octobre 1781 : Victoire de Yorktown

17 octobre 1781 : Victoire de Yorktown

Point culminant de la Guerre d’Indépendance Américaine, la bataille de Yorktown se caractérisa par un siège des forces britanniques de Lord Charles Cornwallis, mené en coopération par l’armée  de George Washington et les Français de Mr. de Rochambeau. * ISOLER CORNWALLIS – Le 20 mai 1781, après la sa victoire à la Pyrrhus de…

17 octobre 2016

Dans « 1715-1804 »

6 septembre 1914 : victoire défensive de la Marne

6 septembre 1914 : victoire défensive de la Marne

Pour expliquer la situation sur la Marne au début de septembre 1914, il faut effectuer un retour un bref en arrière. A la fin de l’été 1914, l’application du Plan XVII par l’Etat-major Français a échoué lors de la « Bataille des Frontières » les offensives en série en Haute-Alsace, en Meurthe et en…

6 septembre 2016

Dans « Grande Guerre »

18 juin 2010
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Histoire & Culture

10 mars 1465 : naissance de la Ligue du Bien Public

by adminfhesp 14 juin 2010

Selon plusieurs historiens médiévistes et modernistes, la révolte nobiliaire de la « Ligue du Bien Public » symbolise le soulèvement de la haute noblesse contre la puissance grandissante de l’autorité royale qu’incarne Louis XI. C’est la défense des privilèges, de l’indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, affermi sous Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et Comte de Charolais

Ainsi, le 10 mars, Charles le Téméraire, le très puissant Duc de Bourgogne* et
cousin de Louis XI, furieux que le Valois eût influencé son père (Philippe le Bon) et vendu les villes sur la Somme (Abbeville, Amiens et Péronne), rassemble plusieurs grands féodaux du Royaume pour former une « Ligue du Bien Public », dont les buts sont définis par un Manifeste rédigé le jour même. Les révoltés y affirment vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

– C’est donc une guerre ouverte contre le Roi que déclenchent ces représentants de la Haute-Noblesse. Ils souhaitent aussi déposer Louis XI pour installer sur le trône de France, le faible frère du Roi Charles de Berry en tant que Régent.
Hormis Charles Téméraire, qui trouve-t-on dans cette Ligue du Bien Public ? Tout d’abord François II de Bretagne, lui aussi à la tête d’un puissant duché. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain. On trouve aussi de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d’Armagnac, Jacques d’Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d’Albret.

Jean II de Bourbon Comte de Clermont

– Enfin, d’éminentes figures de la Guerre de Cent-Ans se joignent  à la Ligue comme Jean de Dunois bâtard d’Orléans et compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, ainsi qu’André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453 et Antoine de Chabannes Comte de Dammartin (qui lâchera ses nouveaux amis quelques temps plus tard). Eux-aussi sont déçus de la politique de Louis XI.

– Mais de son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser le nombre considérable (pour l’époque) de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

* Grâce à Philippe le Hardi (frère de Charles V), Jean Sans Peur et Philippe le Bon, le Duché de Bourgogne était devenu en l’espace de cinquante années un « État » très puissant qui allait d’Anvers à Bourg en Bresse.

Lire :
– MURRAY-KENDALL Paul : Louis XI, Marabout, Paris
– HEERS Jacques : Louis XI, Perrin, Paris
– FAVIER Jean : Louis XI, Fayard, Paris

 

 

 

 

 

 

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30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

C’est après s’être confessé à Saint François de Paule que s’éteint ce grand souverain, laid, avare et superstitieux (né en 1423), fils de Charles VII et de Marie d’Anjou. Jules Michelet a brossé de lui un portrait mêlant admiration et effroi, le comparant à un génie démoniaque. Toutefois, son œuvre…

30 août 2013

Dans « Non classé »

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la « Ligue du Bien Public » entre le Roi de France Louis XI et les « deux cornes » menaçant sa Couronne, à savoir le Duc de Bourgogne Charles Comte de Charolais dit « Le Téméraire » et François II de Bretagne. Ceux-ci ce sont d’ailleurs…

16 juillet 2015

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Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France. – Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au…

9 janvier 2017

Dans « De Louis XI à Henri III »

14 juin 2010
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Histoire & Culture

Vins du Mâconnais 5 – Viré-Clessé

by adminfhesp 12 juin 2010

Appellation reconnue depuis 1998, elle couvre 386 hectares sur les communes de Viré et Clessé. Ce vin blanc est réputé pour sa structure et peut bénéficier de la mention Grand vin de Mâcon ou Grand vin de Bourgogne sur les étiquettes de bouteilles.

AOC_Vire-Clesse
Le cépage Chardonnay se développe sur des sols calcaires à entroques du bajocien, des couches marno-calcaires de l’oxfordien et des argiles à chaille. Le Viré-Clessé possède une capacité de garde allant jusqu’à six ans maximum.
vireClesseLEpinet
Sa robe oscille entre l’or blanc et l’or cendré. Ses arômes sont dominés par le floral, avec les notes présentes dans les Chardonnay de Bourgogne (aubépine, acacia, chèvrefeuille, genêt, citronnelle et menthe). Les fruits sont aussi présent (pêche blanche), ainsi que l’amande et parfois, la confiture de coing.

En bouche, le Viré-Clessé se révèle rond et structuré, offrant l’une des plus jolies expression du Chardonnay.

On le sert de préférence entre 11 et 13°C sur des cuisses de grenouilles, des escargots, de l’andouillette au vin blanc, du jambon persillé, de la volaille de Bresse à la crème et des fromages de chèvre.

Source :
– Dictionnaire Hachette des vins de France, Paris

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Vins du Mâconnais - Mâcon et Mâcon-Villages

Vins du Mâconnais – Mâcon et Mâcon-Villages

Étendu sur une cinquantaine de kilomètres du nord au sud, le vignoble de Mâconnais, terre d’Alphonse de Lamartine, occupe toutes les communes du Canton de Mâcon, produisant des rouges, des blancs et des rosés. Les vignes du pays de Mâcon poussent sur des sols silicieux, argileux ou sableux auxquels se mélangent…

11 septembre 2013

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Vins du Mâconnais - 1: Le Saint-Véran

Vins du Mâconnais – 1: Le Saint-Véran

Bien qu’ayant moins de prestige aux yeux du public que les grands crus de Bourgogne  (Chablis, Côtes de Nuits, de Beaune et Chalonnaise), les vins du Mâconnais offrent toutefois d’appréciables petits joyaux – en particulier les Blancs – à prix assez abordables. En voici donc un exposé avec pour commencer,…

24 avril 2015

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Vins et crus ; la Bourgogne

Vins et crus ; la Bourgogne

Peut-être moins connus que les vins de Bordeaux aux yeux du grand public, les vins de la solide terre de Bourgogne ne méritent pas moins leurs lettres de noblesse, comptant parmi les plus anciens crus de France (le vin de Beaune étant l’un des plus appréciés dès le XVIe siècle).…

1 février 2012

Dans « Non classé »

12 juin 2010
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Histoire & Culture

Général Seré de Rivières ; Vauban du XIXe siècle

by adminfhesp 10 juin 2010

serederivieresRaymond Adolphe Seré de Rivières voit le jour à Albi le 20 mai 1815 au sein d’une famille issue de la noblesse languedocienne.
Étudiant en droit puis Polytechnicien en 1835, il intègre l’Ecole d’Application du Génie de Metz en 1837, avant d’être promu Sous-Lieutenant.

Il participe à la conquête de l’Algérie en 1841 avant d’intégrer la Chefferie du Génie de Toulon avec le grade de Capitaine de Seconde classe en 1843. Il poursuit sa carrière à la Chefferie du Génie de Perpignan puis à celle de Castres.
Au début du Second Empire, il est promu Chef du Génie de la Place de Carcassonne. En 1859, il fait partie du Corps Expéditionnaire en Italie et reçoit une blessure à Melegnano.
En 1860, Raymond Seré de Rivières est nommé successivement Chef du Génie d’Orléans, de Paris-Nord (1860) et de Nice (1862-1864). C’est dans cette dernière ville qu’il entame un travail de fortifications qui sera repris sous la IIIe République. De 1864 à 1868, il est Chef du Génie de Metz et fait déjà édifier deux nouveaux forts. On le retrouve ensuite à Lyon comme Directeur des Fortifications en 1868-1869 où il réorganise les défenses de la ville.

Lors de la Guerre de 1870, il commande le Génie du XXIVe Corps de l’Armée de l’Est et contribue fortement à la victoire d’Arcey. Promu Commandant du Génie de l’Armée de l’Ouest, il prend ensuite la tête du Génie du IInd Corps du Général Frossard à Versailles. Participant à la répression contre la Commune, il reprend les Forts d’Issy, Vanves et de Montrouge avec des pertes limitées.

En 1872, Adolphe Thiers nomme Seré de Rivière rapporteur des évènements du siège de Metz lors du procès du Maréchal François Bazaine. La rigueur dont il fait preuve conduit à la condamnation de l’ancien Général.
En 1873, Raymond Seré de Rivières devient Secrétaire du Comité de Défense. Dans plusieurs rapports intitulés « Considérations sur la recommandation de la Frontière de l’Est » et « Exposé sur le système défensif de la France », il présente alors un plan défensif qui s’appuie sur l’ancienne « ceinture de fer » de Vauban.
Pour Seré de Rivière, il suffit de ceinturer les villes d’une ligne allant « de Dunkerque à Nice » de plusieurs forts polygonaux capables de résister à un assaut ennemi et d’en briser la vitesse offensive. Ses forts devront être capables de tenir plusieurs jours grâce à un approvisionnement suffisant, un bon armement et un nombre d’homme conséquent. Pour lui, il faut : « Créer sur la frontière qui s’étend de Calais à Nice, en arrière de cette frontière et jusqu’à Paris, un système défensif général en tenant compte des conditions de la guerre moderne, des effectifs mis en ligne, de l’importance des chemins de fer et des progrès de l’artillerie. »
Le projet du Général Seré de Rivières est estimé à 400 millions de francs mais sera approuvée par le Gouvernement, encore sous le choc de la Guerre de 1870. Seré de Rivières et donc nommé Directeur du Service du Génie du Ministère de la Guerre par le Gouvernement de Broglie.

Pendant six ans, Raymond Seré de Rivières dirige rigoureusement les travaux. Pour protéger les frontières de la Lorraine et des Vosges, il crée le système des « Rideaux défensifs ». Ainsi, chaque ville (Dunkerque, Lille, Maubeuge, Toul, Verdun, Belfort, Pontarlier, Paris, Lyon, Marseille, Briançon et Nice) devient une place forte ceinturée de forts et d’ouvrages défensifs.

D’autres villes comme Laon, Reims (La Pompelle), Langres, Dijon (Beauregard), Besançon et Grenoble sont aussi dotées de forts secondaires. Chaque fort ou ouvrage est garni d’une ou plusieurs batteries d’artillerie dont le calibre des canons varie de  90 mm à 270 mm.
Enfin, les arsenaux nationaux sont aussi protégés par des ouvrages comme Cherbourg (Fort du Roule), Brest et Toulon.

Après avoir dirigé ses travaux, le Général Seré de Rivières est relevé de son commandement par le Général Farre nouveau Ministre de la Guerre. Il est remplacé par Cosseron de Villenoisy qui reprend son programme. Au bout du compte, 196 forts auront été bâtis avant la Grande Guerre.

Le Général Seré de Rivières s’éteint à Paris le 16 février 1885.

Sources :
– http://www.fortifsere.fr
– http://www.fortdecormeilles.com

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Général Paul Lengentilhomme

Général Paul Lengentilhomme

Fils d’un receveur des contributions directes normand, Paul Louis Victor Marie Legentilhomme voit le jour à Valognes (Manche) le 26 mars 1884. Après sa scolarité, il intègre l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « La Dernière du vieux Bahut » en 1905. A sa sortie en 1907, il choisit l’Infanterie et se…

23 mai 2014

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Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Issu d’une famille modeste du Languedoc, Pierre Auguste Roques voit le jour le 28 décembre 1856 à Marseillan près de Montpellier. Remarqué pour sa vive intelligence, il bénéficie d’une bourse d’étude qui lui permet de préparer le concours à l’École Polytechnique. L’ayant intégrée, il fera la connaissance d’un certain Joseph…

26 février 2014

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Général François Sevez

Général François Sevez

Savoyard, François Adolphe Laurent Sevez naît le 22 novembre 1891 à Chambéry. Fils d’un juge de la Cour d’appel de la même ville, il étudie d’abord le Droit à la Faculté de Lyon mais choisit de s’engager dans l’Armée à vingt ans sans passer par Saint-Cyr. Il sert d’abord au…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

10 juin 2010
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Histoire & Culture

31 juillet 1914 : L’Allemagne adresse son ultimatum à la France

by adminfhesp 4 juin 2010

En début de soirée, l’Ambassadeur de l’Empire allemand à Paris, le Comte Wilhelm von Schön rencontre le Président du Conseil français René Viviani, ainsi que le Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères, Pierre de Margerie, pour lui remettre l’ultimatum allemand consigné dans un télégramme adressé par le Chancelier Theobald von Bettmann-Hollwegg.

Von Schön (à gauche) et Viviani

Von Schön (à gauche) et Viviani

En voici les lignes :

Berlin, le 31 juillet 1914.

La Russie, en dépit de notre action de médiation encore en cours, et bien que nous n’ayons nous-mêmes pris aucune mesure de mobilisation, a ordonné la mobilisation de toute son armée et de sa flotte, donc aussi contre nous. Nous avons déclaré l’état de menace de guerre qui doit être suivi de la mobilisation si, dans le délai de douze heures, la Russie n’arrête pas toute mesure de mobilisation contre nous et l’Autriche-Hongrie. La mobilisation signifie inévitablement la guerre.

Je vous prie de demander au gouvernement français si, dans une guerre entre l’Allemagne et la Russie, il restera neutre. La réponse doit être donnée dans le délai de 18 heures. Télégraphiez immédiatement l’heure à laquelle vous aurez posé cette question. La plus grande hâte s’impose.

Secret : Si, ce qu’il n’y a pas lieu de supposer, le gouvernement français déclare qu’il reste neutre, je prie votre Excellence de déclarer au gouvernement français que nous devons exiger comme gage de sa neutralité la remise des forteresses de Toul et Verdun, que nous occuperons et que nous restituerons après que la guerre avec la Russie sera terminée. La réponse à cette question doit être connue d’ici demain à 4 heures de l’après-midi.
Le Gouvernement français doit donc donner sa réponse à l’Allemagne dans un délai de 18h00. Comme garanties de neutralité, Berlin exige que Paris lui remette les places fortes de Toul et de Verdun.

Margerie répond alors à von Schön que la France « agira selon ses intérêts ». Mais au sein du Gouvernement et de l’Etat-Major, tout le monde est d’accord pour dire que le pays ne peut plus reculer si l’Allemagne entre en guerre contre la Russie.

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28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

Rappelons tout de suite un point important. Si l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand et de son épouse la Comtesse Sophie Sotek a été commandité par un groupe d’officiers serbes nationalistes nommé « La Main noire » (Crna Ruka) et commandés par le colonel Dragutin Dimitrijevic, JAMAIS le Gouvernement Serbe n’a souhaité déclaré la guerre à…

28 juillet 2014

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31 juillet 1914 : Assassinat de Jean Jaurès

31 juillet 1914 : Assassinat de Jean Jaurès

Chers lecteurs, chères lectrices, il est bien entendu que nous laissons ici la séquence hommage à Jean Jaurès aux personnalités politiques comme à certains médias. Nous nous contenterons de décrire l’événement et de le contextualiser. Merci Le vendredi 31 juillet, le Gouvernement de René Viviani se voit remettre l’ultimatum allemand…

31 juillet 2014

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Chroniques de la Grande Guerre : La mobilisation allemande

Chroniques de la Grande Guerre : La mobilisation allemande

– Dans son ouvrage « La Guerre d’aujourd’hui » (« Vom heutigen Kriege ») où il défend une conception agressive de la manière de mener une guerre, le Général allemand Friedrich von Bernhardi explique en commentant la stratégie du Plan Schlieffen s’appuyant sur la rapidité des opérations : «  le parti qui a fini sa…

30 juillet 2014

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4 juin 2010
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Histoire & Culture

9 octobre : Fête de Saint Denis, Patron de Paris

by adminfhesp 4 juin 2010

De Saint Denis, on ne connaît pas grand chose. Au milieu du IXe siècle, l’Abbé Hilduin n’a pas hésité à l’assimiler à Saint Denis l’Aéropagite, ce qui est impossible puisque ce dernier a été converti par Saint-Paul au Ier siècle.
saint-denis-miracles
Si son nom apparaît pour la première fois en l’an 520 dans La Vie de Sainte Geneviève, c’est Saint Grégoire de Tours dans Historia Francorum (L’Histoire des Francs) qui nous livre quelques détails sur ce saint mystérieux.

Saint Denis serait arrivé avec deux compagnons (Eleuthère et Rustique) en Gaule vers 250 ou 270, soit sous le règne de Trajan Dèce ou celui de Valérien, deux empereurs ayant ordonné des persécutions contre les chrétiens.
Saint Denis aurait donc été envoyé en Gaule par Saint Corneille ou par Denys (pape); se serait fixé à Lutèce pour propager la Foi, ville dont il devint l’évêque. Lors d’une vague de persécutions qui frappa l’Empire Romain au milieu du IIIe siècle, Saint Denis fut supplicié sur l’actuelle Montmartre ( Mont des martyrs). On dit qu’après avoir été décapité, il ramassa sa tête qu’il porta de Montmartre à l’emplacement de l’actuelle basilique qui porte son nom et où il fut enseveli.

Son culte s’est répandu en Gaule sous les Mérovingiens et Carolingiens.

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Le sens du sacrifice pour la Patrie selon Ernest Psichari

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La France recommence depuis quelques mois à pleurer le nom de ses morts en opération. Régulièrement, les médias rappellent à notre souvenir que des soldats français continuent à donner leur vie, que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan, en Afrique ou au Liban. Ces mots d’Ernest Psichari (1883-1914), qui…

16 février 2012

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

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23 septembre 2013

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11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

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Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

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4 juin 2010
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Histoire & Culture

22 juin 1372 : Victoire Navale franco-castillane de la Rochelle

by adminfhesp 4 juin 2010

Victoire fort méconnue, elle permet au Royaume de France de Charles V de s’assurer la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, concrétisant les idées novatrices de l’Amiral français en matière de combat naval.
Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

En 1368, le Prince Noir fils d’Édouard III,
fait lever un fouage (un impôt par foyer ou feu) sur les terres vassales du Royaume d’Angleterre en Guyenne et en Gascogne. Cette initiative est très mal acceptée par deux seigneurs locaux Arnaud d’Albret et Jean d’Armagnac. Ceux-ci veulent porter l’affaire devant Édouard III mais sans succès. Ils décident alors d’en aviser le Roi de France et de lui demander appui contre le Prince Noir. Après réflexion, Charles V décide de relancer la guerre contre Édouard III, en 1369.

Les préparatifs sont longs. Édouard III rassemble une flotte de trente-six nefs et quatorze barges. Commandée par le Sire de Prembroke, elle doit atteindre La Rochelle, avec armes, chevaux et marchandises. De son côté, Charles V demande l’assistance de son allié, Henri V de Trastamare Roi de Castille, auquel il avait envoyé son fidèle Bertrand du Guesclin l’aider contre Pierre le Cruel. Se sentant redevable, le Roi de Castille fournit vingt galères au Roi de France mais celles-ci sont commandées parle Gênois Ambrogio Boccanegra, un redoutable marin qui a longtemps combattu contre les Maures. Huit autres galères arrivent de la Manche sous le commandement de Rainier Grimaldi.

Les franco-castillans sont en infériorité numérique mais leurs navires sont bien plus maniables. Boccanegra décide de tendre une embuscade à Pembroke juste à l’entrée de La Rochelle.

Jehan Froissart écrit que le premier engagement entre les deux flottes a lieu le 22 juin durant lequel les Anglais ouvrent les hostilités par des tirs de flèches auxquels Boccanegra répond par des tirs de bombardes qui endommagent les membrures. Quatre barges sont alors capturés. Boccanegra décide alors de se replier pour attendre une marée montante favorable. Celle-ci arrive le lendemain, permettant au gênois de lancer ses vaisseaux rapidement sur ceux de Pembroke. Alors, trois les vaisseaux anglais sont incendiés par des brulots de suifs fixés au bout des galères castillanes mais l’incendie se propage à cause du vent. Boccanegra trouve alors une aide inattendue grâce… aux chevaux. En effet, ceux-ci paniqués, défoncent littéralement les cales de plusieurs bateaux anglais.
A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke est fait prisonnier.
Les Anglais n’ayant pas la maîtrise des voies de ravitaillement maritime,  Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou.

Source :
Guerre et Histoire, Numéro de mars 2013

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Jean II le Bon

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8 avril 2016

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16 septembre 2016

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4 juin 2010
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