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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Campagne de 1814 – 29 janvier : Victoire de Brienne

by adminfhesp 29 juin 2011

Après la grave défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon a dû replier sa Grande Armée sur l’Elbe, puis sur le Rhin qui est franchi le 7 novembre. Une plus grande catastrophe a pu être évitée grâce aux talents manœuvriers du Prince Eugène de Beauharnais qui a réussi à stabiliser la situation sur l’Elbe.
Battle_of_Brienne_Napoleon_vs_Cossacks
Passé l’hiver 1813-1814, Napoléon se retrouve avec une armée considérablement réduite. En effet, il ne dispose en tout et pour tout que de 150 000 hommes pour défendre l’Est de la France face à une coalition Prusso-Austro-Russo-Bavaro-Suédoise  (en plus de Hanovriens, Hessois, Saxons, Bavarois et  Wurtembergeois) qui réunit près de 1 million d’hommes ; soit un rapport de forces défavorable à l’Empereur de 1 contre 6,5. Les forces coalisées sont partagées en trois Armées : Nord (Jean-Baptiste Bernadotte), Silésie (Gebhard Leberecht von Blücher) et Bohême (Karl Philip von Schwartzenberg).

Au début du mois de janvier, après la chute de Saint-Avold, le Maréchal Louis Viette Marmont laisse une forte garnison commandée par Durutte à Metz pour retarder l’ennemi pendant qu’il se replie sur le département de l’Aube, à Vitry.
Les 25-26 janvier, Blücher, avec ses Prusso-Russes, débouche depuis la Lorraine opère sa jonction avec Schwarzenberg à entre Troyes et Brienne.

Remarquant qu’un point faible existe entre Schwarzenberg et Blücher, Napoléon décide alors d’attaquer le Prussien sur Brienne pour lui couper la route de Troyes. La ville de Brienne est en somme tout symbolique pour l’Empereur qui y a effectué ses premières années d’études au collège militaire.
Le 27 janvier, le Général Édouard Milhaud, l’un des meilleurs manieurs de cavalerie de l’Empire, charge contre les forces de Blücher à Saint-Dizier et les repousse.

Le 28 janvier, guidé par le Curé de Brienne qui a reconnu l’Empereur, avec 30 000 hommes, Napoléon et le Maréchal Edouard-Adolphe Mortier attaquent Blücher à Brienne par un mouvement de tenaille ; l’Empereur sur les arrières et Mortier en tête de la colonne ennemie. Mais suite à la capture d’un officier d’ordonnance impérial, Blücher est mis au courant des plans français et renforce son dispositif sur Brienne avec les Russes de Fabian Gottlieb von Osten-Sacken et Zakhar Dm. Olsoufiev. Pendant toute la journée du 28, les Français tentent de reprendre Brienne par des chemins difficilement praticables mais sont repoussés à chaque tentative.

Une nouvelle attaque a lieu pendant la nuit pour mieux profiter de l’effet de surprise. Blücher doit quitter précipitamment le château dominant Brienne pour ne pas être capturé, pendant que les Français parviennent à reprendre Brienne à s’y accrocher. Les combats sont particulièrement féroce, Mortier et Napoléon payant même de leur personne et le Maréchal Louis-Alexandre Berthier est gravement blessé à la tête. Un Cosaque vient même se ruer sur l’Empereur lance au poing avant d’être arrêté au mousquet par l’aide de camp Gaspard Gourgaud. Un bataillon s’ancre dans la ville et résiste tout le reste de la nuit.

Blücher finit par se retirer dans l’ordre le lendemain. 3 000 hommes ont été tués et blessés de part et d’autre.

Sources :
– http://www.napoleon-empire.net

 

Les forces coalisées sont partagées en trois Armées : Nord (Jean-Baptiste Bernadotte), Silésie (Gebhard Leberecht von Blücher) et Bohême (Karl Philip von Schwartzenberg).


Au début du mois de janvier, après la chute de Saint-Avold, le Maréchal Louis Viette Marmont laisse une forte garnison commandée par Durutte à Metz pour retarder l’ennemi pendant qu’il se replie sur le département de l’Aube, à Vitry.
Les 25-26 janvier, Blücher, avec ses Prusso-Russes, débouche depuis la Lorraine opère sa jonction avec Schwarzenberg à entre Troyes et Brienne.

Remarquant qu’un point faible existe entre Schwarzenberg et Blücher, Napoléon décide alors d’attaquer le Prussien sur Brienne pour lui couper la route de Troyes. La ville de Brienne est en somme tout symbolique pour l’Empereur qui y a effectué ses premières années d’études au collège militaire.
Le 27 janvier, le Général Edouard Milhaud, l’un des meilleurs manieurs de cavalerie de l’Empire, charge contre les forces de Blücher à Saint-Dizier et les repousse.

Le 28 janvier, guidé par le curé de Brienne qui a reconnu l’Empereur, Napoléon et le Maréchal Edouard-Adolphe Mortier attaquent Blücher à Brienne par un mouvement de tenaille ; l’Empereur sur les arrières et Mortier en tête de la colonne ennemie. Mais suite à la capture d’un officier d’ordonnance impérial, Blücher est mis au courant des plans français et renforce son dispositif sur Brienne avec les Russes de Fabian Gottlieb von Osten-Sacken et Zakhar Dm. Olsoufiev. Pendant toute la journée du 28, les Français tentent de reprendre Brienne par des chemins difficilement praticables mais sont repoussés à chaque tentative.

Une nouvelle attaque a lieu pendant la nuit pour mieux profiter de l’effet de surprise. Blücher doit quitter précipitamment le château dominant Brienne pour ne pas être capturé, pendant que les Français parviennent à reprendre Brienne à s’y accrocher. Les combats sont particulièrement féroce, Mortier et Napoléon payant même de leur personne et le Maréchal Louis-Alexandre Berthier est gravement blessé à la tête. Un Cosaque vient même se ruer sur l’Empereur lance au poing avant d’être arrêté au mousquet par l’aide de camp Gaspard Gourgaud Un bataillon s’y ancre et résiste tout le reste de la nuit.

Blücher finit par se retirer dans l’ordre le lendemain. 3 000 hommes ont été tués et blessés de part et d’autre.

Source :
– http://www.napoleon-empire.net

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Campagne de 1814 (Italie) - 8 février : Victoire du Prince Eugène au Mincio

Campagne de 1814 (Italie) – 8 février : Victoire du Prince Eugène au Mincio

En 1814, les Autrichiens veulent s’assurer le contrôle du Milanais en vue de reprendre l’ensemble du Royaume des Deux Siciles. Vienne veut remettre la main sur le Royaume de Naples que Napoléon a octroyé à son beau-frère Joachim Murat, l’époux de Caroline Bonaparte. Vienne envoie alors une armée sous le…

8 février 2016

Dans « Grande Armée »

Campagne de 1814 - 10 février : Victoire de Champaubert

Campagne de 1814 – 10 février : Victoire de Champaubert

Le 8 février 1814, une semaine après la bataille de La Rothière, la situation est la suivante. L’Empereur a scindé ses forces en trois forces principales, du moins avec ce qui lui reste. Au nord, le Maréchal Etienne MacDonald Duc de Tarente a partagé lui-même ses unités en deux corps.…

10 février 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

29 juin 2011
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Histoire & Culture

25 février 1796 : exécution de Jean-Nicolas Stofflet

by adminfhesp 26 juin 2011

Jean Nicolas Stofflet, né en 1753 en Lorraine, sert d’abord comme soldat dans l’Armée de Louis XV et Louis XVI dans un Régiment Suisse. Il devient ensuite garde-chasse pour le service du Comte de Colbert-Maulévrier.

– En 1793 il rejoint l’Insurrection vendéenne et combat sous
les ordres de Maurice d’Elbée à Fontenay, Cholet, Saumur, Beaupréau et Antrain.
Il succède à Henri de la Rochejacquelin tué en 1794 comme chef de l’Armée Catholique et Royale et s’établit dans la forêt de Vezins. Ses querelles avec Charette et les difficultés que rencontrent les Vendéens le conduisent à accepter les clauses du Traité de Saint-Florent-le-Vieil (1795).

– Il reprend le combat en 1796, soutenu depuis l’Italie par le Comte de Provence qui l’a bombardé Maréchal de Camp. Il échoue dans sa tentative de reprendre le contrôle de la Vendée. Il est est pris et fusillé à Angers le 25 février 1796.

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25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

Figure incontournable de la Chouannerie, chef courageux et droit, Georges Cadoudal fut un remarquable meneur d’hommes et un fin organisateur. Sa fin tragique est sans doute aussi grande que sa vie. Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, né le jour de l’an 1771 à Kerléano, petit village…

25 juin 2015

Dans « Non classé »

Général Nicolas Dahlmann

Général Nicolas Dahlmann

Fils d’un Trompette de Régiment Royal Dauphin Cavalerie, Nicolas Dahlmann voit le jour à Thionville le 7 novembre 1769. En 1777, il entre déjà dans les rangs de l’Armée de Louis XVI comme enfant de troupe. Sa famille a des origines au sein de la noblesse de Souabe. – Le jeune…

10 février 2016

Dans « Grande Armée »

Général Comte d'Empire Etienne Heudelet de Bierre

Général Comte d’Empire Etienne Heudelet de Bierre

Fils d’un commis à la direction de la Ferme Générale, Etienne Heudelet de Bierre voit le jour le 12 novembre 1770 à Dijon. Après sa scolarité il s’engage rapidement dans l’Armée Royale avant d’obtenir le grade de Lieutenant au 3e Bataillon des Volontaires de la Côte-d’Or en 1792. Comme beaucoup…

20 avril 2015

Dans « Non classé »

26 juin 2011
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Histoire & Culture

Blaise Pascal : homme de science et de foi

by adminfhesp 21 juin 2011

Blaise Pascal (1623-1662)

.

Inventeur de la machine à calculer et défenseur inconditionnel du christianisme. Géomètre scrupuleux et grand mystique : la dualité entre science et foi traverse toute l’oeuvre de cet immense écrivain français, sans jamais vraiment entrer en contradiction. On peut résumer son combat à celui de la vérité, en général, qui se manifeste aussi bien dans les vérités scientifiques que métaphysiques :

« L’homme est un roseau pensant »

Cette célèbre phrase souligne bien le caractère paradoxal de la  nature humaine : l’homme est doué de raison mais reste un être fragile, perdu dans une immensité qui le dépasse, et ayant besoin de la grâce divine pour être sauvé. La pensée apparaît donc comme ce qui révèle à la fois la grandeur et la misère de l’humanité. Voici un extrait des pensées (1669), œuvre posthume regroupant des  fragments probablement destinés à former une apologie du christianisme, qui illustre bien la grandeur la misère de l’être humain:

« Car enfin qu’est-ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d’où il est tiré, et l’infini où il est englouti » (Pensées, Blaise Pascal, éd. Gallimard , coll. Folio classique, 1977, fragment 185, p. 154)

Le philosophe est aussi connu pour le fameux « pari » qu’il pose au sujet de Dieu et du choix tragique auquel chaque être humain est soumis au cours de son existence.

 

(Extrait du film « Blaise Pascal » de Rossellini © 1972.)

P.H.

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Gustave Thibon : un penseur de l'espérance

Gustave Thibon : un penseur de l’espérance

Lu dans Le Spéctacle du monde :  » Gustave Thibon demeure certainement le penseur français d’après la Seconde Guerre mondiale le plus clair, le plus profond et le plus édifiant. Il incarne l’homme religieux de l’ancienne France qui combat les affres du monde moderne tout en conservant un scepticisme de bon aloi. Mystique chrétien…

1 septembre 2012

Dans « Non classé »

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

Dans « Non classé »

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Nicolas Sarkozy; Discours du Latran

Voici des extraits du discours prononcé le 20 décembre 2007, au Vatican, où le président de la République d’alors rappelle le lien particulier qui unit la France à l’Église catholique. Un discours qui s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale de France-Histoire-Espérance. « En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant…

3 avril 2012

Dans « Non classé »

21 juin 2011
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Histoire & Culture

Claude Nicolas Ledoux, Architecte royal

by adminfhesp 13 juin 2011

Fils d’un marchand, né en 1736 à Dormans, il étudie au collège de Beauvais grâce à la protection de l’Abbé de Sassenage. Employé par le maître graveur en architecture Jacques François Blondel qui l’apprécie, il s’initie à l’art de concevoir et bâtir les bâtiments.

– Grâce à de bonnes relations qu’il se constitue, il réussit à devenir architecte du Roi. A l’époque, c’est le style Louis XV qui prédomine (palladianisme, grandes places, colonnes doriques…).

Claude Nicolas Ledoux conçoit une partie de l’urbanisme de Paris (Hôtels particuliers de la Chaussée d’Antin, Hôtel d’Hallwyll dans le Marais, Hôtel d’Uzès, décoration du Café Godeau, Pavillon de Musique de Mme du Barry…)

En Province, il fait bâtir le grenier à sel de Compiègne et le Château de Bénouville en Normandie.

Mais son chef d’œuvre reste celui qu’il conçoit dès l’année 1774 en Franche-Comté : la Saline Royale d’Arc-et-Senans (classé au Patrimoine de l’UNESCO), bâtiment néoclassique inspiré aussi de la Renaissance. Ce bâtiment est pensé comme un équilibre des forces et le reflet d’une cité idéale.

Saline royale d’Arc-et-Senans (département du Doubs)

– Pendant les réformes financières du Contrôleur Général des Finances, Charles Alexandre de Calonne, Claude Nicolas Ledoux conçoit le siège de la Ferme Générale à Paris.
Pendant la Révolution, Ledoux connaît une période financièrement difficile du fait que ses riches commanditaires ont émigré. Et en 1791, cet utopiste qui rêvait de contribuer à bâtir une cité idéale, est envoyé à la prison de la Force, les Constituants ne lui ayant point pardonné la conception des plans du siège de la Ferme Générale, symbole selon eux du despotisme de l’Ancien Régime et de l’oppression fiscale.

– Il meurt oublié de tous le 18 novembre 1806.

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6 septembre 1683 : Mort de Colbert

6 septembre 1683 : Mort de Colbert

Considéré comme l’archétype de grand commis scrupuleusement dévoué à l’État, l’homme qui mit fin à l’ascension de Nicolas Fouquet reste encore l’une des personnalités marquantes du Grand Siècle, puisqu’il resta plus de vingt-deux années au service du Roi Soleil. Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise,…

6 septembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

Philibert Delorme (de l'Orme)

Philibert Delorme (de l’Orme)

Philibert Delorme voit le jour à Lyon vers 1510 au sein d’une famille de Maîtres-Maçons. Il séjourne à Rome pour accomplir ses études en art et en architecture. Il visite énormément les sites antiques qui l’inspirent, puis rencontre le Cardinal Jean du Bellay, diplomate à Rome pour le compte de François…

8 janvier 2016

Dans « Architectes »

Claude de Seyssel et la « Grande Monarchie de France »

Chers lecteurs, je vous propose un petit exposé d’histoire des idées politiques qui je l’espère vous fera la lumière sur l’un des théoriciens de la Monarchie de France passé dans l’oubli. Claude de Seyssel (1450-1520), gentilhomme et prélat de Savoie, Évêque de Marseille, Conseiller et Maître des Requêtes de Louis…

5 mars 2012

Dans « Non classé »

13 juin 2011
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Histoire & Culture

31 mai : Fete de sainte Pétronille, patronne des rois de France

by adminfhesp 12 juin 2011

« Nous fêtons aujourd’hui Sainte Petronille, première sainte patronne de la France. Vierge et martyre romaine, elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien.Elle fut catéchisée et baptisée par Saint Pierre Apôtre. Elle est considérée comme sa fille spirituelle. Elle était d’une beauté extraordinaire mais elle souffrait de paralysie. Or, un jour que les disciples logeaient chez Saint Pierre, Tite lui dit : « Puisque vous guérissez tous les infirmes, pourquoi laissez-vous Pétronille souffrante ? » ; « C’est, répondit Saint Pierre, que cela lui vaut mieux : néanmoins, pour que l’on ne puisse pas conclure de mes paroles qu’il est impossible de la guérir, il lui dit : « Lève-toi promptement, Pétronille, et sers-nous ». Elle fut guérie aussitôt, se leva et les servit. Quand elle eut fini de les servir Saint Pierre lui dit : « Pétronille, retourne à ton lit ». Elle y revint aussitôt et la fièvre la reprit comme auparavant : mais dès qu’elle eut eu acquis la perfection dans l’amour de Dieu, elle fut guérit complètement. Pétronille était d’une grande beauté. Aussi, le comte Flaccus s’éprit-il d’elle. Mais la vierge, désirant rester fidèle à son Epoux céleste, lui répondit qu’elle ne consentirait pas à le suivre. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.

Reconnue comme patronne des rois de France depuis l’époque de Charlemagne, son sarcophage qui conservait les restes de la sainte fut transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. En adoptant cette sainte comme patronne nationale, la France devient alors la première fille de l’Église comme Pétronille est la fille du premier chef de l’Église ! Les attaches de la France avec la sainte ont perduré : Louis XI avait une grande vénération pour elle, il lui adressa de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Ce dernier ayant été guéri, le roi fit embellir la chapelle de Sainte Pétronille. Pendant le règne de Louis XII, le Cardinal Jean de Bilhères Lagraulas demanda à Michel-Ange de réaliser une vierge de piété pour la chapelle Sainte-Pétronille. Aujourd’hui encore, dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. (Cet autel est considéré comme territoire Français). Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres ».

Merci à :

http://www.lesalonbeige.blogs.com/

 

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« L’amour de la France fut avec l’amour de Dieu la flamme de Jeanne d’Arc » Mgr Dupanloup

Le 8 mai 1429 sainte Jeanne d’Arc entre dans Orléans d’où les Anglais viennent de s’enfuir. Prions sainte Jeanne de nous communiquer son amour de Dieu et son amour de la patrie.   Voici un extrait du Second Panégyrique de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale de Sainte-Croix, le 8 mai…

8 mai 2015

Dans « Non classé »

3 janvier, fête de Sainte Geneviève

3 janvier, fête de Sainte Geneviève

Fille d’un dignitaire d’origine germanique, un certain Severus, elle se voua à Dieu très jeune et est instruite par Saint Germain d’Auxerre à Nanterre. Dotée d’un solide sens politique, elle réussit à convaincre les lutéciens de ne pas quitter la ville face à Attila, qui n’y marchera pas. En 465,…

3 janvier 2017

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

Dans « Non classé »

12 juin 2011
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Histoire & Culture

Charles Peguy : « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

by adminfhesp 11 juin 2011

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de Dieu et de notre pays…

« Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

 

Car mes trois vertus, dit Dieu.

Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L’Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d’Allemagne.
Peints.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne
mangent pas.
Puisqu’elles sont en bois.
C’est cette petite fille pourtant qui traversera les
mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les
mondes révolus.

Comme l’étoile a conduit les trois rois du fin fond
de l’Orient.
Vers le berceau de mon fils.
Ainsi une flamme tremblante.
Elle seule conduira les Vertus et le Mondes.

Une flamme percera des ténèbres éternelles.

Le prêtre dit.
Ministre de Dieu le prêtre dit :
Quelles sont les trois vertus théologales ?

L’enfant répond

Les trois vertus théologales sont la Foi, l’Espérance et
la Charité.

– Pourquoi la Foi, l’Espérance et la Charité sont-
elles appelées vertus théologales ?

– La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées
vertus théologales parce qu’elles se rapportent
immédiatement à Dieu.

– Qu’est-ce que l’Espérance ?

– L’Espérance est une vertu surnaturelle par laquelle
nous attendons de Dieu, avec confiance, sa grâce en
ce monde et la gloire éternelle dans l’autre.

– Faites un acte d’Espérance.

La foi va de soi. La foi marche toute seule. Pour
croire il n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à
regarder. Pour ne pas croire il faudrait se vio-
-lenter, se torturer, se tourmenter, se contrarier.
Se raidir. Se prendre à l’envers, se mettre à l’en-
-vers, se remonter. La foi est toute naturelle, toute
allante, toute simple, toute venante. Toute bonne
venante. Toute belle allante. C’est une bonne
femme que l’on connaît, une vieille bonne
femme, une bonne vieille paroissienne, une
bonne femme de la paroisse, une vieille grand-
-mère, une bonne paroissienne. Elle nous raconte
les histoires de l’ancien temps, qui sont arrivées
dans l’ancien temps.

Pour ne pas croire, mon enfant, il faudrait
se boucher les yeux et les oreilles. Pour ne pas voir,
pour ne pas croire.

La charité va malheureusement de soi. La charité
marche toute seule. Pour aimer son prochain il
n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à regarder
tant de détresse. Pour ne pas aimer son prochain
il faudrait se violenter, se torturer, se
tourmenter, se contrarier. Sa raidir. Se faire
mal. Se dénaturer, se prendre à l’envers, se
mettre à l’envers. Se remonter. La charité est
toute naturelle, toute jaillissante, toute simple,
toute bonne venante. C’est le premier mouve-
-ment du cœur. C’est le premier mouvement qui
est le bon. La charité est une mère et une sœur.

Pour ne pas aimer son prochain, mon enfant, il
faudrait se boucher les yeux et les oreilles.
À tant de cris de détresse.

Mais l’espérance ne va pas de soi. L’espérance ne
va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il
faut être bien heureux, il faut avoir obtenu,
reçu une grande grâce.

C’est la foi qui est facile et de ne pas croire qui se-
rait impossible. C’est la charité qui est facile et
de ne pas aimer qui serait impossible. Mais c’est
d’espérer qui est difficile.

à voix basse et honteusement

Et le facile et la pente est de désespérer et c’est la
grande tentation.

La petite espérance s’avance entre ses deux gran-
des sœurs et on ne prend pas seulement garde à
elle.
Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur
le chemin raboteux du salut, sur la route inter-
minable, sur la route entre ses deux sœurs la
petite espérance
S’avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l’on n’a d’attention, le peuple chrétien n’a d’attention que pour les deux grandes sœurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
À l’instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n’a de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l’école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c’est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d’un certain âge.
Fripées par la vie.

C’est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle elle voit ce qui sera.
La Charité n’aime que ce qui est.
Et elle elle aime ce qui sera.

La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et dans l’Éternité.
L’Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l’éternité.
Pour ainsi dire le futur de l’éternité même. (…)

http://www.charlespeguy.fr/lecrivain

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Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Charles Péguy: « L’espérance, cette petite fille de rien du tout… »

Le « Porche du mystère de la deuxième vertu » (1912) ou l’hymne à l’espérance d’un amoureux de notre beau pays… « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus,…

6 juin 2015

Dans « Non classé »

Face à l'optimisme béat, le réalisme et l'espérance chrétienne !

Face à l’optimisme béat, le réalisme et l’espérance chrétienne !

« Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux ». Bernanos se riait déjà, en 1945, tant des espoirs vains des adorateurs du Progrès que de la vision désespérante des prophètes de malheur…  Le réalisme du chrétien Face à ces deux écueils, une voie s’impose : celle du réalisme. Et…

4 janvier 2015

Dans « Non classé »

L’espérance : « le secret du croyant », Abbé de Tanouarn

Voici l’extrait d’une belle réflexion sur l’espérance publiée en avril 2010 sur http://ab2t.blogspot.fr/2010/04/lesperance-theologale-notre-desir.html L’auteur insiste sur la dimension surnaturelle de la vertu d’espérance qui découle de la Foi. De cette espérance enracinée en « Celui qui peut tout » naît un véritable mode de vie et une « attente active » engageant de toute la personne……

22 avril 2013

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11 juin 2011
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Histoire & Culture

15 janvier : Fête de Saint Remi de Reims, l’Apôtre des Francs

by adminfhesp 11 juin 2011

Né vers 437 et décédé en 533, il resta Évêque de Reims pendant soixante-quatorze année si l’on en croit les chroniques de Hincmar de Reims.

– Il s’allia à Clovis afin de maintenir l’unité du Clergé des Gaules face aux Burgondes ariens.
Il Baptisa le Roi des Francs avec plusieurs de ses guerriers le 25 décembre 496 (date contestée) à Reims après la victoire de Tolbiac (Züllpich).

« Courbe la tête, fier Sicambre, abaisse humblement ton cou. Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. »

– Il est fêté le 13 janvier dans me martyrologe romain et le 15 janvier en France.

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« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

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7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

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11 juin 2011
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Histoire & Culture

29 août : Fête de Sainte Jeanne Jugan

by adminfhesp 10 juin 2011

Née le 25 octobre 1792 à Cancale au Hameau des Petites-Croix dans une famille pauvre mais pieuse, Jeanne Jugan entre d’abord au service de la Vicomtesse de la Choué comme aide-cuisinière.
Jeanne Jugan
Entre 1810 et 1817, ressentant lavocation de servir Dieu, elle refuse la demande en mariage d’un jeune marin et vient s’installer à Saint-Servan, alors bourg maritime qui jouxte Saint-Malo pour devenir aide à l’Hôpital du Rosais. C’est alors qu’elle se met à visiter les pauvres et les malades et obtient son affiliation au Tiers-Ordre des Filles du Sacré-cœur.

En 1837, elle loue avec l’une de ses amies, Françoise Aubert surnommée Fanchon, un appartement dans le Centre de Saint-Servant pour y accueillir les personnes âgées, pauvres, malades et infirmes. La première pensionnaire se nomme Anne Chauvin et la premières Maison des Servantes des Pauvres, puis des Petites Sœurs des Pauvres est née.

Mais laissons parler l’actuel Pape Émérite Benoît XVI qui canonisa Jeanne Jugan le 11 octobre 2009 (le Bienheureux Jean-Paul II l’ayant béatifiée en 1982) : « Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l’apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l’âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. ‘Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour’. Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l’a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d’amour en acceptant, en paix, l’obscurité et le dépouillement jusqu’à sa mort. Son charisme est toujours d’actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L’esprit d’hospitalité et d’amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd’hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu’elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l’amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d’espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre ! »

Sainte Jeanne Jugan pousse son dernier souffle au noviciat de Saint-Pern, le 29 août 1879.

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15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

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19 mai : Fête de Saint-Yves, Saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi

19 mai : Fête de Saint-Yves, Saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi

De Saint Yves, nous avons très peu de sources étant donné que l’homme n’a pas laissé d’écrits. Peu de chroniqueurs de l’époque ont consacré leur plume à mettre sa vie par écrit. En revanche, si les sources dont on dispose ne sont pas nombreuses  elles sont bien authentiques quant à…

19 mai 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

10 juin 2011
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Histoire & Culture

Chronique de la Grande Guerre : les systèmes d’alliances européens

by adminfhesp 8 juin 2011

Après la guerre de 1870, le concert européen connaît une certaine mutation en faveur de l’Allemagne Grâce au chancelier Otto von Bismarck qui cherche à préserver l’équilibre européen en recherchant le soutien de ses puissants voisins. Toutefois, les inquiétudes causées par la place que prend l’Allemagne en Europe vont partager le continent en deux systèmes d’alliances qui vont donner naissance à une véritable tectonique des puissances entre l’héritage du « système bismarckien » d’un côté et « systèmes Delcassé » de l’autre.
Triple_Entente

1 – LA TRIPLICE

Après la défaite de 1870, la France sort affaiblie et isolée sur la scène européenne. Entre 1871 et 1887, Otto von Bismarck réussit à maintenir la France dans son isolement grâce à un système complexe d’alliances qui porte son nom. Le premier, baptisé « Entente des Trois Empereurs » que Bismarck voulait comme une nouvelle « Sainte Alliance » reposait sur des accords de soutien mutuel entre Berlin, Vienne et Saint-Pétersbourg. La première Triplice est née Mais suite à la frustration des russes d’avoir été pris de vitesse par les Autrichiens au sujet de l’indépendance de la Bulgarie, de nouveaux traités sont négociés.
2 – La seconde Triplice

Bismarck mise alors sur une série de pactes bilatéraux censés favoriser l’équilibre entre puissances d’Europe. D’une part, en 1887, Herbert von Bismarck (fils du chancelier) et le Comte Chalmov signent le « Traité de Réassurance » avec la Russie qui assure Berlin de sa neutralité en cas de guerre contre la France pendant que le Reich se déclare tout aussi neutre si les Russes interviennent militairement dans la région du Détroit du Bosphore. Enfin, Russie et Allemagne commencent à entretenir de très bonnes relations commerciales (produits agricoles et soutien des banques allemandes aux titres russes).

Otto von Bismarck

Otto von Bismarck

L’Autiche reste l’allié le plus sûr de Berlin en Europe, les deux grands pays ayant soldé la défaite de Sadowa sur le plan de la diplomatie. En outre, le Premier Ministre de l’Empereur L’Alliance prévoit un soutien militaire mutuel en cas d’agression et de guerre. En outre, l’Allemagne laisse Vienne traiter comme elle l’entend la question des Balkans, l’Empire Ottoman qui perd de l’influence et de l’impuissance dans cette région. Un premier pacte austro-italien est signé pour garantir le statu quo sur la question des Balkans.

Avec l’Italie, les choses sont plus complexes. Bismarck doit tenir compte de l’irrédentisme italien et des revendications territoriales du jeune Royaume de Victor-Emmanuel II sur les côtes balkaniques (Istrie, Trieste, Mer Adriatique, Rhodes), ce qui va bien sûr à l’encontre des ambitions territoriales autrichiennes dans la même région.

Parallèlement, un traité germano-italien signé entre Bismarck et Francesco Crispi est lui aussi signé affirmant que le Reich soutiendra militairement l’Italie en cas de conflit ouvert avec la France en Afrique du Nord. Rappelons qu’en 1882, Rome et Paris avait frôlé la guerre à propos de la Tunisie. Mais ce point d’accord laisse Bismarck sceptique car l’Allemagne n’aurait rien à gagner si elle devait intervenir en faveur de l’Italie sur des questions coloniales. D’autant plus, comme le fait remarquer P. Milza, Bismarck et même la Grande-Bretagne avaient soutenu la conquête française de la Tunisie. Pour Bismarck, il s’agissait déjà d’éloigner la France du concert européen en fixant son attention sur l’expansion coloniale

Les pactes formant la Triple-Alliance sont signés à Berlin le 20 février 1887 et consacrent l’apogée des systèmes bismarckiens. L’Allemagne s’affirme comme la première puissance économique d’Europe grâce au dynamisme de sa démographie (70 millions d’Allemands contre 38 millions de Français), de son économie et de son industrie. Notons qu’à l’époque France est en « recueillement », d’autant plus que la jeune IIIe République doit s’affirmer, autant sur le plan intérieur qu’extérieur. Ainsi, en 1885, contre une partie de l’opinion publique revancharde, Jules Ferry lance la France dans l’expansion coloniale en Afrique et en Algérie. Bismarck, qui n’envisage aucune politique coloniale de grande ampleur, voit d’un bon œil que les Français se détournent de toute volonté de revanche.

Toutefois, plusieurs éléments vont gripper les rouages diplomatiques construits par Bismarck et permettre à la France de revenir dans le système européen.

3 – La troisième Triplice

En 1888, le jeune empereur Guillaume II commence son rêve d’ériger l’Allemagne non plus seulement une puissance européenne mais une puissance mondiale. Par conséquent, il faut donner au Reich un empire colonial avec des possessions en Afrique et en Asie. Guillaume II va très vite entrer en conflit avec Bismarck qu’il fait remplacer par Leo von Caprivi, plus favorable à sa politique. Que ce soit avec le développement de la Kriegsmarine ou bien avec la course aux armements à venir, les volontés de puissance de Guillaume II vont inquiéter Londres et Saint-Pétersbourg. A propos des relations germano-russes, celles-ci connaissent un refroidissement certain lorsqu’en 1888, les banques allemandes arrêtent leur soutien aux titres russes. Refroidissement aggravé en 1890 quand Guillaume II refuse de renouveler le Traité de Réassurance.
Toutefois, le 6 mai 1891, peu avant le renversement du Gouvernement Crispi, le pacte d’alliance germano-italien est renouvelé. En dépit des réticences de von Caprivi peu enclin à soutenir militairement les ambitions coloniales italiennes en Méditerranée en cas de conflit avec la France, Berlin garantit à Rome son appui pour maintenir le statu quo existant avec Paris pour la Tunisie, la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Il faut dire que les diplomates allemands sont inquiets, à raison, de la tournure que prennent les relations franco-russes. D’autre part, on conclut un accord de coopération économique entre membres de l’alliance. Enfin, la Triple Alliance est renouvelée en 1896.

Seulement, l’Autriche va se révéler être un allié plus fiable pour Berlin que l’Italie. Ainsi, l’Italie va rester neutre en 1914 lors du déclenchement du conflit. Rome avancera souvent le principe que la Triple-Alliance a d’abord une vocation défensive et non d’agression. D’autre part, en juin 1902, grâce aux efforts de Théophile Delcassé et de Camille Barrère Ambassadeur de France à Rome, la France et l’Italie vont solder leur contentieux colonial en Afrique du Nord. Ainsi, selon les clauses d’un accord secret signé entre Paris et le Gouvernement de Zanardelli, la Tunisie est laissée à Paris (avec le droit octroyé aux résidents italiens de conserver leurs propres écoles) en échange des mains libres pour la colonisation de la Libye. Enfin, l’Italie s’engage à rester neutre en cas de guerre entre l’Allemagne et la France. Lorsque l’on alerte le Chancelier Bernhard von Bülow sur les potentiels dangers que peut entraîner le rapprochement entre Paris et Rome, il se veut flegmatique par sa réponse : « Un mari ne se montre pas inquiet lorsque sa femme s’en va faire un pas de danse avec un autre. »

2 – GESTATION ET NAISSANCE DE LA TRIPLE-ENTENTE

1 – L’alliance entre la France et la Russie

Tout d’abord, en 1888, les banques allemandes retirent leur soutien aux titres russes. Les Russes se retrouvent en concurrence avec les Autrichiens dans la question des Balkans – Saint-Pétersbourg souhaitant obtenir un accès à la Méditerranée par le biais d’alliés – mais aussi à la Grande-Bretagne en ce qui concerne les zones d’influence en Afghanistan et en Perse. Saint-Pétersbourg a donc besoin de diversifier ses alliances et décide de se tourner vers Paris. Des premiers contacts ont lieu dès 1889 entre diplomates russes et français. D’abord officieux, ils deviennent officiels comme la visite de Sadi-Carnot auprès de Nicolas II à Saint-Pétersbourg. De l’autre côté, la France a besoin d’un allié pour contrer l’Allemagne si besoin ; ce qui fait dire à Pierre Milza que la IIIe République parlementaire anticléricale et se réclamant de la Révolution Française ne va pas hésiter à s’allier avec son contraire, soit la Sainte Russie Orthodoxe gouvernée par un autocrate.
Une première alliance économique franco-russe, qui donnera naissance aux emprunts russes est signée à Saint-Pétersbourg en 1892, suivie très vite par une convention militaire tournée à la fois contre l’Allemagne (souhait de la France) mais aussi contre la Grande-Bretagne (souhait de la Russie) au cas où les tensions se feraient plus vives sur la question d’Asie Centrale. On retrouve là, un schéma stratégique qui n’est absolument pas nouveau dans l’histoire des relations franco-russes. Ainsi, lors de la Guerre de Sept Ans, Louis XV et l’Impératrice Elizabeth Petrovna s’étaient alliés contre Frédéric II et en 1807, par la Paix de Tilsit, Napoléon souhaitait qu’Alexandre Ier maintienne une pression militaire sur les frontières est de la Prusse. Cette alliance est consacrée en 1894 lorsque les représentants du Gouvernement Combes ratifient l’alliance avec la Russie à Compiègne devant le Tsar et la Tsarine. La France est sortie de l’isolement et mieux, son principal allié peut menacer les frontières orientales du Reich allemand. Comme nous avons pu le voir avec la course aux armements, cette nouvelle donnée géopolitique contraint Guillaume II à abandonner le développement de la Marine de guerre au profit de l’armement terrestre.

Toutefois, si la diplomatie française fait montre de peu d’anglophilie à l’époque en raison de la concurrence coloniale qui régit les relations entre Londres et Paris, les chefs militaires français ne sont absolument pas enthousiastes à l’idée de devoir affronter la Royal Navy.
Mais comme l’a bien montré Pierre Milza, l’alliance franco-russe va montrer plusieurs fois ses limites. Mais cela tient du fait que l’un ou l’autre allié a été spectateur de tensions ou de guerre dans lesquelles il n’avait aucun intérêt à tirer. Ainsi, en 1904-1905, la France assiste en spectatrice à la guerre russo-japonaise même si elle autorise les navires de la Flotte de la Baltique à croiser au large des côtes de la Manche. En outre, en 1909, Saint-Pétersbourg se contentera de soutenir verbalement la France lors de la crise d’Agadir mais les Russes feront comprendre aux Français que le Tsar n’entrera pas en guerre contre l’Allemagne pour une affaire coloniale qui ne la concerne pas. Quoi qu’il en soit, force est de constater que l’alliance franco-russe demeure relativement solide concernant les affaires européennes.


3  – L’Entente cordiale ; la naissance du « système Delcassé »

En 1898, les opinions françaises et britanniques voient chacune la possibilité d’une guerre entre les deux grandes nations. En effet, en octobre, Lord Horatio Kitchener* achève la conquête du Soudan avec une armée anglo-égyptienne contre les Mahdistes suite à la victoire d’Omdourman. Kitchener arrive ensuite au poste de Fachoda où campe le Capitaine Jean-Baptiste Marchand avec un groupe de tirailleurs du Sénégal. Absolument pas en position de résister, Marchand est contraint à la négociation avec les Britanniques. Il doit quitter le poste et repartir vers la Mer Rouge. En France, les nationalistes (de gauche comme de droite) se répandent en anglophobie dans la presse. L’opinion française va même jusqu’à soutenir les Boers – montés en héros – face à l’armée anglaise en Afrique du Sud. Au sein des deux gouvernements, on craint la guerre. Pour éviter l’humiliation, le Ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé songe d’abord à résister mais Chodron de Courcelles alors ambassadeur à Londres lui fait savoir que la Grande-Bretagne est prête à entrer en guerre.

Théophile Delcassé

Théophile Delcassé

De son côté l’état-major français fait immédiatement savoir au Gouvernement Dupuy que si la guerre éclate entre les deux puissances, la Marine française est certaine de connaître une défaite humiliante face à la Royal Navy. Réaliste, Delcassé, alors nouveau Ministre des Affaires étrangères, choisit la voie de la négociation avec le Gouvernement Salisbury. Finalement, un accord d’entente coloniale est signé le 21 mars 1899 afin de régler définitivement les « frontières » entre les deux empires coloniaux.

Il est grandement aidé dans cette tâche par Paul Cambon alors Ambassadeur de France. Le pari de Delcassé est rationnel. Il sait que la France a besoin de la Grande-Bretagne face aux puissances centrales européennes. D’une part, avec la Weltpolitik de Guillaume II qui souhaite voir l’Allemagne acquérir des colonies en Afrique et en Asie, la Grande-Bretagne craint pour la sécurité des routes maritimes de son Empire, notamment Suez et Bonne-Espérance. Grâce à une intense modernisation de la Royal Navy (construction des cuirassés de dernière génération de classe Dreadnought), Lord Fisher Premier Lord de l’Amirauté a réussi à distancer les Allemands dans ce domaine stratégique. Mais les Britanniques en sont de plus en plus convaincus ; l’Allemagne tente de prendre une position hégémonique en Europe et dans le Monde. Il faut donc maintenir l’équilibre au nom du sacro-saint principe de la Balance of Powers.

Robert Gascoyne-Cecil Lord Salisbury

Robert Gascoyne-Cecil Lord Salisbury

La Grande-Bretagne va donc décider de sortir de son « splendide isolement » et de se rapprocher de la France. De son côté, grâce à l’action de Paul Cambon Ambassadeur de France à Londres qui joue les intermédiaires entre le Ministère des Affaires étrangères et le Foreign Office, Théophile Delcassé réussit à convaincre la diplomatie française et le gouvernement au rapprochement avec Londres.
Finalement, le 8 avril 1904, Londres et Paris signent un Traité d’Entente cordiale. Les Français reconnaissent définitivement la domination anglaise sur le Soudan, tandis que Londres fait de même en faveur du Protectorat français sur le Maroc. Ainsi, en 1909 lors de la crise d’Agadir, les Britanniques joueront la modération face à l’escalade mais soutiendront une résolution diplomatique en faveur de la France sur la question marocaine.

4 – La Triple Entente

Pour Théophile Delcassé, une autre équation reste à résoudre. La France est maintenant alliée à la Russie et à la Grande-Bretagne, or Britanniques et Russes se perçoivent toujours mutuellement comme une menace sur les questions perse et afghane. Ajoutons même que lors de la Guerre russo-japonaise, Londres avait envoyé des observateurs et même des conseillers militaires à Tokyo pour aider la nouvelle puissance asiatique dans le domaine naval. Pour contrer les puissances continentales européennes, il faut donc que Saint-Pétersbourg et Londres se rapprochent, d’autant plus que Londres et Paris se sont inquiétées lorsque « Willi » (Guillaume II) s’est entendu avec son cher cousin « Nikki » (Nicolas II) sur la signature d’un « pacte de défense mutuelle » à Björkö. Pacte qui ne sera jamais appliqué.
Finalement, le 31 août 1907, Sir Edward Grey chef du Foreign Office pour le Gouvernement Campbell-Bannerman et Aleksandr P. Izvolski, (soutenu par le Premier Ministre Piotr Ar. Stolypine, pour Nicolas II) signent la Convention Anglo-russe qui partage la Perse et l’Afghanistan entre deux zones d’influence distinctes et maintient aussi l’intégrité territoriale du Tibet.
Combinaison de plusieurs accords, Triple Entente est donc née. Il en découle que les trois grandes puissances se doivent assistance mutuelle en cas d’agression de l’une ou de l’autre. Toutefois, entre la France et la Russie, une nouvelle clause apparaît à propos de la Serbie. Depuis l’indépendance de ce petit Royaume, la Russie en est devenue quelque peu la protectrice au nom du panslavisme mais aussi pour ses intérêts stratégiques.

Piotr Arkadievitch Stolypine

Piotr Arkadievitch Stolypine

Penchons-nous un temps sur la Serbie. En 1891, un coup d’Etat militaire sanglant renverse le Roi Alexandre Obrenovic qui est tué et installe Pierre Ier Karagjeorgjevic, arrière-petit fils de Karagjeorgje, le héros de l’insurrection de 1813. Or, Pierre Ier est un ami de la France ; ancien élève de Saint-Cyr, il a combattu dans la Légion Étrangère sous le nom de Pierre Kara lors de la guerre de 1870. Après sa prise de pouvoir, Pierre Ier instaure une monarchie parlementaire censitaire mais avec plusieurs partis, le plus important étant le Parti Radical. Pierre Ier choisit alors comme Premier Ministre, le russophile Nikoa Pasic, rusé chef du PR. La Serbie va très vite entrer en confrontation diplomatique en raison de la Bosnie-Herzégovine, annexée par Vienne en 1908, alors que Belgrade revendique Sarajevo. Du coup, la diplomatie du Tsar voit d’un très mauvais œil Vienne tenter d’étendre sa zone d’influence dans les Balkans au détriment des Serbes.

Sir Edward Grey

Sir Edward Grey

Or, comme le montre bien Pierre Milza le Gouvernement de Stolypine réussit à négocier avec Paris une mobilisation militaire si la Serbie est attaquée par Vienne. On voit alors se dessiner l’une des principales limites de la Triple Entente. Peu enclins de sympathie envers le Roi Pierre II et les Serbes, le Foreign Office par la voix de Grey refuse de d’associer la Grande-Bretagne à une telle entreprise diplomatique et militaire.

Toutefois, la diplomatie française va s’activer en faveur de la Serbie car la position géographique du petit royaume fait de lui un glaive tendu vers le flanc austro-hongrois. Plusieurs accords commerciaux sont conclus entre Paris et Belgrade et Belgrade envoie plusieurs élèves-officiers se former à Saint-Cyr.

Cette configuration des alliances qui avait pour but de maintenir un équilibre entre les puissances mais aussi de sortir vainqueur d’un possible conflit va être rendu plus fragile par la poudrière des Balkans.
* L’opinion française l’a oublié à ce moment-ci mais loin d’être francophobe, Lord Kitchener a servi comme volontaire dans l’Armée française contre les Prussiens en 1870.

Lire :
– La Grande Guerre, Triple Entente et Triplice, site « JeRetiens », https://jeretiens.net/causes-de-la-premiere-guerre-mondiale/
– MILZA Pierre : Les Relations internationales de 1871 à 1914, Armand Collin, Paris
– ALLAIN Jean-Pierre : La Diplomatie de la IIIe République, Dimplomatie HS N°6, Juin-Juillet 2008
– BLED Jean-Paul : Bismarck, Perrin, Paris

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8 juin 2011
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Histoire & Culture

Campagne de 1814 – 10 février : Victoire de Champaubert

by adminfhesp 1 juin 2011

Le 8 février 1814, une semaine après la bataille de La Rothière, la situation est la suivante. L’Empereur a scindé ses forces en trois forces principales, du moins avec ce qui lui reste.
champaubert_J-c_langlois
Au nord, le Maréchal Etienne MacDonald Duc de Tarente a partagé lui-même ses unités en deux corps. Le plus gros (4 000 hommes) tient Château-Thierry et le cours de la Marne jusqu’à Dormans. Il fait face au Prussien Johann Ludwig von Yorck und Wartenburg qui occupe Épernay avec 15 200 hommes, soit un rapport favorable de 3,2 contre 1. Plus au sud, le second se tient à La Ferté-sous-Jouarre afin de protéger Meaux sur la route Meaux-Châlons-sur-Marne. Sur ce même axe, les Généraux russes von Osten-Sacken et Olsoufiev occupent respectivement Etoges et Vertus avec 24 000 hommes en tout.
Au centre, le Maréchal Auguste-Frédéric Marmont Duc de Raguse tient Sézanne avec 5 800 hommes. Sézanne forme un carrefour routier menant à Coulommiers (ouest), Vitry-le-François (Est) via Fère Champenoise, Nogent-sur-Marne (sud-ouest) et Troyes (sud-est) via Andure et Méry.
Laissons maintenant parler les deux maréchaux d’Empire :

– MacDonald : « Les Russes marchent rapidement par la route de Montmirail. Je hâte ma marche pour couvrir les points importants de passage de Château-Thierry et de La Ferté-sous-Jouarre. »

– Marmont : « J’occupe Pont-Saint-Prix et Baye qui étaient occupés par 5000 hommes d’infanterie ennemie. Un grand parc d’artillerie est arrivé à Champaubert et a continué sur Fromentières. La cavalerie légère que j’avais placée sur la route de La Ferté me rend compte que l’ennemi comme je l’avais prévue s’est porté sur la route de Montmirail…et que la tête de son infanterie y est arrivée aujourd’hui (le 8 février – NDLR). »

Marmont est donc posté au sud-ouest des flancs de von Osten-Sacken et d’Olsoufiev, au nord-ouest des forces du Général Louis-Adolphe zu Sayn-Wittgenstein qui occupe Arcis-sur-Aube avec 20 000 hommes et au nord-est des forces de Napoléon qui tient Nogent-sur-Seine avec le Gros de la Grande Armée (70 000 fantassins et cavaliers). Enfin, le Prince Schwarzenberg est posté à Troyes et ses alentours du sud avec 130 000 hommes.

Napoléon décide d’affronter l’ennemi à Sézanne en y concentrant davantage de force. Ponctionnant sur le gros de son armée, l’Empereur se met en route vers le nord-est avec fantassins, cavaliers et artilleurs. Malgré les mauvais chemins défoncés, les forces de la Grande Armée parviennent à Sézanne le 9 février tard dans la soirée.

Le soir-même, des détachements de cavalerie prussiens sont signalés sur la rivière du Petit-Matin mais ils sont rapidement dispersés.
Mais l’Empereur apprend que Marmont a préféré se retirer à Chapton mais décide de le rappeler. Marmont revient alors vers l’Est, franchit les défilés de Saint-Gond et reprend Baye aux Russes. Durant l’après-midi, il arrive à Champaubert et tombe sur les colonnes d’Olsufiev. Le Duc de Raguse dispose dans ses rangs d’un contingent de Cavalerie commandé par Emmanuel de Grouchy. Marmont lance sans attendre les Cuirassiers du Général Jean-Pierre Doumerc une charge brutale qui culbute les Russes. Ceux-ci, totalement surpris se replient en deux colonnes ; l’une vers Montmirail et l’autre vers Etoges et Châlons. Plusieurs officiers ennemis sont pris mais auront l’honneur de dîner avec l’Empereur des Français. Dans la foulée de son succès, Marmont lance Grouchy à la poursuite des Russes. Blücher qui pensait être à Paris le lendemain doit alors s’arrêter.

Napoléon est alors maître de Champaubert, peu avant que la bataille de Montmirail ne s’engage.

Anecdote :
L’un des premiers chars de la 2e DB appartenant au 501e RCC portait le nom Champaubert.

Lire :
BOUDON Jacques-Olivier : Napoléon et la Campagne de France 1814, Armand Collin, Paris

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Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Maréchal Claude-Victor Perrin dit Victor

Fils d’un huissier royal, Claude-Victor Perrin voit le jour à Lamarche dans les Vosges le 7 décembre 1764. A dix-sept ans, il s’engage dans l’Armée du Roi et est incorporé comme Tambour au Régiment d’Artillerie de Grenoble. En 1791, il s’engage dans la Garde Nationale et gravit les échelons rapidement.…

1 mars 2016

Dans « Grande Armée »

Campagne de 1814 - 1er février : Bataille de La Rothière

Campagne de 1814 – 1er février : Bataille de La Rothière

Suite à la bataille de Brienne, Napoléon ne poursuit pas Blücher qui se retire sur Bar-sur-Aube pour rejoindre l’Armée de Bohême du Prince Schwarzenberg. Napoléon reste arc-bouté sur Brienne et ses alentours avec un peu plus de 27 000 hommes. Blücher a quant à lui décidé d’anéantir les forces françaises par…

1 février 2014

Dans « Non classé »

Campagne de 1814 - 13 mars : Victoire de Reims « Dernier sourire de la fortune »

Campagne de 1814 – 13 mars : Victoire de Reims « Dernier sourire de la fortune »

Le 12 mars, le 8e Corps de l’Armée de Silésie (Prussiens et Russes) du Général Guillaume de Saint-Priest, un ancien émigré passé au service de la Prusse prend le chemin de Reims avec 15 000 hommes et s’avance vers Reims et y fait son entrée le jour même alors que l’Infanterie…

13 mars 2016

Dans « Grande Armée »

1 juin 2011
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Histoire & Culture

Vins pour Noël – Pacherenc-du-Vic-Bilh (moelleux)

by adminfhesp 1 juin 2011

Appellation reconnue depuis 1975, le Pacherenc-du-Vic-Bilh n’existe qu’en vins blancs, déclinés en secs et moelleux. Il est en quelque sorte le pendant blanc du Madiran, puisque son vignoble s’étend sur 260 hectares, à cheval entre la Bigorre et le Béarn (entre le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées), plus exactement entre Pau, Vic-en-Bigorre et Riscle. Le Pacherenc Moelleux connaît depuis ses dernières années une renommée croissante, alors qu’il était resté dans l’ombre du Jurançon.

– Le vignoble de Pacherenc a la particularité de voir une certaine irrégularité dans la production des vins blancs, selon la quantité de secs ou de moelleux. Tout dépend de l’ensoleillement de la température ; à savoir si l’année est plus chaude et sèche – favorable aux moelleux – ou plus humide et douce, ce qui est profitable aux vins secs.
Le vignoble se développe sur des sols argilo-calcaires, siliceux et calcaires et se partagent entre des cépages typiques à la région (Arrufiat, Petit Manseng et Gros Manseng) et d’autres issus de la région de Bordeaux (Sémillon et Sauvignon). Si l’on peut garder les moelleux jusqu’à dix ans, il est aussi recommandé de les ouvrir au bout de cinq années de garde.

– La robe des Pacherenc se montre brillante, avec des notes cuivrées et d’or qui s’affirment à la maturité du vin. En arômes, c’est une bouquet de fruits secs et exotiques, de miel et d’épices que l’on a le plaisir d’humer. En bouche, le vin se montre agréablement gras, ample, puissant et équilibré. Les notes sucrées peuvent aussi se faire discrètes.

– Le Pacherenc moelleux est idéal à déguster sur du foie gras, des fromages bleus et à pâte persillée (Bleu d’Auvergne, Bleu des Causses, Roquefort), du fromage de brebis des Pyrénées, de la croustade (au Roquefort, aux pommes), ainsi que des desserts aux fruits (tartes et salades).

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les livrets du vin
– http://www.lardv.fr

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Vins de Loire - 6 : Le Vouvray

Vins de Loire – 6 : Le Vouvray

Cultivé dès la fin du Ve siècle, le vignoble de Vouvray (AOC reconnue en 1936) se déploie en plein cœur de la Touraine (2 176 hectares), sur des coteaux s’étendant à l’est de Tours et sur la rive droite de la Loire. En cela, il fait face aux vignes de Montlouis.…

16 novembre 2013

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Vins du Sud-Ouest : Montravel

Vins du Sud-Ouest : Montravel

Connue pour être la patrie de Michel Eyquem de Montaigne, la ville périgourdine de Montravel l’est un peu moins pour ses vins. Et pourtant, ses blancs – blancs et secs – valent le détour. – Appellations reconnues en 1937, Montravel, Côtes de Montravel et Haut-Montravel se localisent toutes entre Castillon…

15 octobre 2014

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Vins pour Noël : Jurançon moelleux

Vins pour Noël : Jurançon moelleux

Reconnu AOC depuis 1975 mais produit dès l’Epoque médiévale, il était l’un des vins préférés d’Henri IV, ses parents lui en ayant imbibé les lèvres de quelques gouttes lors de son Baptême. Colette disait aussi de ce vin Béarnais qu’il était un « prince enflammé, impérieux ». – Le vignoble de Jurançon se situe dans…

16 décembre 2014

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1 juin 2011
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Histoire & Culture

9 mars 1945 : Coup de force japonais en Indochine

by adminfhesp 26 mai 2011

Cette épisode de la Seconde Guerre mondiale en Extrême-Orient reste encore très méconnu de nos jours.
En 1940, l’Amiral Jean Decoux était resté fidèle à l’autorité du Maréchal Pétain et
après quelques combats contre les forces japonaises, avait négocié avec elles afin de maintenir la présence française dans le fleuron de l’Empire en échange d’avantages juteux sur les échanges économiques. Mais avec l’évolution du conflit en défaveur des Japonais, des officiers français comme le Général Mordant ou le Général Sabatier prennent contact avec le Gouvernement d’Alger et les Britanniques pour envisager une action contre les Japonais.
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– Or, si le commandement britannique aux Indes y est favorable pour des raisons stratégiques, les Américains y sont bien moins enthousiastes car Roosevelt souhaite voir la France quitter l’Asie. Des agents français et anglais du SOE sont même parachutés en Indochine pour tenter de coordonner de futures actions. De son côté, l’Amiral Decoux finira par reconnaître le GPRF du Général de Gaulle en échange des pleins pouvoirs pour les actions anti-japonaises. Sauf que les Français ne disposent que de 18 000 hommes en tout et pour tout, avec une bonne part de Tirailleurs Tonkinois et Annamites, manquant sensiblement d’armes lourdes. En face, les troupes japonaises sont bien mieux équipées et coutumières du combat en milieu tropical. En revanche, avec le soutien de Lord Mountbatten, un Corps Léger d’Intervention est créé à Ceylan avec des volontaires sous la direction de Roger Blaizot.

– Malheureusement, le commandement japonais ne laisse pas le temps au français de mener leur action à bien. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au début 1945, l’Armée Impériale de Hiro Hito subit défaite sur défaite dans l’Océan Pacifique face à la machine de guerre qu’est l’Aéronavale américaine. En outre, la IIIrd Fleet de l’Admiral William H. Halsey mène plusieurs actions au large de la Colonie française. Le 11 janvier 1945, plus de vingt navires impériaux sont coulés et endommagés au large des côtes indochinoises et le lendemain 12 janvier, la Task Force 38  bombarde les bases aériennes de Camranh et de Saïgon.
Et en Birmanie, les Anglo-Indiens du Général William Slim, reconquièrent le pays des pagodes blanches au cours d’une magnifique campagne. Ainsi, les Japonais ne veulent pas voir l’Indochine leur échapper.

– Ainsi donc, le 9 mars 1945 à 21h30, le Général Yuichi Tsushihashi déclenche le coup de force très bien préparé contre les autorités militaires françaises. Les forces japonaises bouclent Saïgon, Huê et Hanoï et la Kampetaï (Police Militaire) fait arrêter les officiers français. A la forteresse de Lang Son, les autorités japonaises invitent les responsables français à un dîner… avant de les arrêter. Sauf que le Commandant Emile Lemmonier refuse de se rendre et résiste avec quelques centaines de soldats pendant vingt heures… face à 10 000 soldats nippons ! Il sera décapité avec plusieurs autres officiers. L’honorable résistance des Français et des Tirailleurs Tonkinois a coûté 140 tués. Mais la quasi-totalité des garnisons d’Indochine tombe rapidement.
Cependant, le 10 mars au matin presque toute l’Indochine est au main de l’Armée Impériale, hormis quelques îlots de résistance tenus par les Tirailleurs et les Légionnaires du 5e Régiment Étranger d’Infanterie (Colonel Belloc). Celui-ci, tient farouchement à Lang Son, Vietri, Tien Kien et Hanoi avant de devoir céder. En revanche, sa 9e Compagnie réussit à franchir la chaîne Hoang Lien Son la première. Les trois autres bataillons de regroupent à Hung Hoa et passent la frontière par Tsao Pa. Le Général Sabatier, réussit à passer dans la province du Yunnan dans le sud de la Chine avec une poignée de légionnaires. D’autres unités parviennent à passer au Laos. Le Général Zinovi Pechkoff, représentant de la France auprès de Tchank Kaï-chek, assurera leur accueil en Chine nationaliste.

– 12 000 soldats Français et Indochinois sont capturés. Plus de 1 000 ont été tués. 4 000 ont réussi à fuir. Les captifs vont alors connaître le sort que les japonais ont l’habitude de réserver aux vaincus : interrogatoires serrés, brimades, exactions physiques… Ils sont parqués dans les vieilles citadelles impériales, ou bien dans des camps d’internement où les conditions de vie sont particulièrement difficiles ; Hoa Binh et Bolovens. Leur captivité durera jusqu’à la capitulation du Japon en septembre.

– Sabatier et Paris auraient souhaité reprendre les combats mais l’effondrement du Japon ne leur en donnera pas l’occasion.

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2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

2 septembre 1970 : Mort du Général Koenig

Son nom reste indissociable de Bir-Hakeim. Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899. Après des études secondaires auCollège Sainte-Marie et au Lycée Malherbe. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1917, il s’engage dans l’Armée et est versé au 36e…

2 septembre 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

31 janvier 1994 : Disparition de Pierre Boulle

31 janvier 1994 : Disparition de Pierre Boulle

Écrivain français à la vie d’aventurier, Pierre Boulle a laissé un héritage important dans le domaine de la science fiction française et dans le Cinéma. – Ce fils d’avocat excentrique voit le jour à Avignon le 20 février 1912. Complice avec son père et bénéficiant de l’attention familiale, il lit…

31 janvier 2016

Dans « Arts et lettres »

26 mai 2011
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Histoire & Culture

4 juin : fête de Sainte Clotilde

by adminfhesp 25 mai 2011

Née vers 465-475, fille du roi burgonde Chilpéric II, elle échappe au massacre de sa famille catholique perpétré sur ordre de l’arien Gondebaud.

En 493 elle épouse Clovis, roi des Francs Saliens qui est resté païen. De cette union naîtront quatre enfants : Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde. Toutefois, selon Grégoire de Tours, le grand chroniqueur de l’époque franque et auteur du Liber Historiae Francorum, Clotilde influença la décision de Clovis de se faire baptiser. Ce qui fut fait en 496 après la victoire de Tolbiac (Züllpich).

A la mort de Clovis, en 511, Clotilde se retire à l’Abbaye de Saint-Martin de Tours et bien qu’exerçant encore une influence politique auprès de ses fils, elle fait le choix de vivre dans une grande piété. Elle contribue aussi à faire ériger plusieurs édifices monastiques : les Andelys, Saint Pierre de Reims, Saints Apôtres de Rouen, Saints Apôtres de Paris (devenu Abbaye Sainte Geneviève).

Elle décède le 3 juin 545 et est inhumé à Paris auprès de Clovis dans l’Abbaye de la Montagne Sainte-Geneviève. Au XIXe siècle, sa tombe est déplacée de l’actuelle église Saint-Etienne-du-Mont (5e Arrondissement) à l’actuelle basilique qui porte son nom (7e arrondissement).

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3 janvier, fête de Sainte Geneviève

3 janvier, fête de Sainte Geneviève

Fille d’un dignitaire d’origine germanique, un certain Severus, elle se voua à Dieu très jeune et est instruite par Saint Germain d’Auxerre à Nanterre. Dotée d’un solide sens politique, elle réussit à convaincre les lutéciens de ne pas quitter la ville face à Attila, qui n’y marchera pas. En 465,…

3 janvier 2017

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

Dans « Non classé »

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

25 mai 2011
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Histoire & Culture

24 août 1943 : mort de Simone Weil

by adminfhesp 19 mai 2011

Atteinte de tuberculose, la philosophe française Simone Weil (1909-1943) rend son dernier souffle au sanatorium d’Ashford, le 24 août 1943, à l’âge de 34 ans. Sa vie et son oeuvre manifestent la recherche intarissable de l’absolu et le souci inconditionnel d’autrui. Après divers engagement associatifs et luttes politiques elle trouvera finalement dans le christianisme la réponse à ses questions et le sens ultime de son existence.

«L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c’est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même.»

 

Principales oeuvres :

Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934)
La Condition ouvrière (1937)
La Pesanteur et la Grâce (1940-1942)
L’Enracinement (1943)

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Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

Dans « Non classé »

Gustave Thibon : un penseur de l'espérance

Gustave Thibon : un penseur de l’espérance

Lu dans Le Spéctacle du monde :  » Gustave Thibon demeure certainement le penseur français d’après la Seconde Guerre mondiale le plus clair, le plus profond et le plus édifiant. Il incarne l’homme religieux de l’ancienne France qui combat les affres du monde moderne tout en conservant un scepticisme de bon aloi. Mystique chrétien…

1 septembre 2012

Dans « Non classé »

Claude de Seyssel et la « Grande Monarchie de France »

Chers lecteurs, je vous propose un petit exposé d’histoire des idées politiques qui je l’espère vous fera la lumière sur l’un des théoriciens de la Monarchie de France passé dans l’oubli. Claude de Seyssel (1450-1520), gentilhomme et prélat de Savoie, Évêque de Marseille, Conseiller et Maître des Requêtes de Louis…

5 mars 2012

Dans « Non classé »

19 mai 2011
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Histoire & Culture

Vins d’été : Rosé d’Anjou

by adminfhesp 12 mai 2011

On peut dire que ce sont des vins « jeunes » car les vignes originelles du XIXe siècle ont été détruites par l’épidémie de phylloxera qui a frappé le vignoble français au début du XXe siècle.
RoseAnjou
Issu donc de « nouveaux » cépages (Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon, Pineau d’Aunis, Gamay, Côt et Grolleau), le Rosé angevin bénéficie de vertus désaltérantes, ce qui en fait un vin agréable à boire frais l’été.

Selon l’âge (on le boit toutefois jeune), il offre à l’œil une robe rose pâle ou rose intense, tandis que son nez délivre un mélange d’arômes allant des fruits mûrs (pêche, grenade et cerise) jusqu’au… bonbon (bonbon anglais ou à la fraise). En bouche, c’est un vin ample, fruité et un brin sucré.

Ceci fait qu’il est idéal à servir avec des desserts aux fruits rouges l’été (en soupe ou en tarte).

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette

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Vins et crus du Rhône : Vacqueyras

Vins et crus du Rhône : Vacqueyras

Le nom de ce vin vient du latin Vallea quadreria, la vallée des pierres. Cette appellation est la dernière créée pour les Côtes-du-Rhône (1990). Son vignoble s’étend au pied des dentelles de Montmirail, entre Vacqueyras et Sarrians et est enrichi par l’apport des cailloux roulés déposés par l’Ouvèze. – Les…

12 avril 2013

Dans « Non classé »

5 août 1796 : Victoire de Castiglione

5 août 1796 : Victoire de Castiglione

Avec les victoires de Montenotte et de Lodi, les Français du Général Bonaparte ont occupé Vérone et chassé les Autrichiens d’Italie, au nord du Tyrol. Seule la garnison de Mantoue commandée par le Feld-Maréchal-Lieutenant Joseph Canto d’Irles. Alors, le Feld-Maréchal Dagobert von Würmser décide d’envoyer 25 000 hommes par-delà les Alpes tyroliennes pour secourir les défenseurs…

5 août 2016

Dans « 1715-1804 »

Campagne de 1814 - 29 janvier : Victoire de Brienne

Campagne de 1814 – 29 janvier : Victoire de Brienne

Après la grave défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon a dû replier sa Grande Armée sur l’Elbe, puis sur le Rhin qui est franchi le 7 novembre. Une plus grande catastrophe a pu être évitée grâce aux talents manœuvriers du Prince Eugène de Beauharnais qui a réussi à stabiliser…

29 janvier 2016

Dans « Grande Armée »

12 mai 2011
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Histoire & Culture

20 avril 1769 : Mort du chef Pontiac

by adminfhesp 7 mai 2011

– Oublié de la grande histoire, de son vrai nom Obwandiyag, Pontiac (né vers 1714), était le chef de la tribu des Outawouais, Indiens du Canada. Allié des Français contre les Britanniques pendant la Guerre de Sept Ans, il forma une coalition de tribus Algonquines de la région des Grands Lacs pour lutter contre la colonisation anglaise. Alliance, qui réunissait entre autres, Outawouais (tribu au donné son nom à la capitale du Canada), Chippewas, Wyandots, Shawnees et Winnebagoes.

– Pontiac et ses guerriers vont mener une implacable guérilla contre les Tuniques Rouges du Roi George jusqu’en 1763. Pour y mettre fin,
les forces britanniques allèrent même jusqu’à répandre la petite vérole au sein des peuples coalisés.
La révolte s’éteignit après la signature du Traité de Paris mais George III dut garantir à Pontiac l’inviolabilité de tout un territoire entre les rives des grands lacs et les Appalaches.

– Le vaillant chef Outaouais fut assassiné par un indien venu de l’Illinois, un certain Pihi ou Chien Noir. Il sera inhumé sur les rives du Mississippi avec les honneurs militaires français par la Garnison du Fort de Vincennes et de Chartres que commandait le Capitaine Louis Saint-Ange de Bellerive.

– Il a donné son nom à la ville de Pontiac dans l’Etat américain du Michigan ainsi qu’à la célèbre voiture des usines Ford.

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Les Cavaleries de 1914 - Les Britanniques et le Commonwealth (2)

Les Cavaleries de 1914 – Les Britanniques et le Commonwealth (2)

Elle aussi héritière d’une longue histoire et forgées par des traditions pratiquement immuables au sein de certains régiments, la Cavalerie britannique est l’une des plus belles d’Europe mais souffre de plusieurs défauts semblables à son alliée française comme par exemple, l’utilisation idéalisée de la charge en force contre les lignes ennemies.…

25 juin 2014

Dans « Non classé »

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

24 octobre 1942 : Mort du Lt-Colonel Dimitri Amilakvari à el-Elamein

Né en 1906 dans le Caucase du Nord, issu de l’ancienne famille géorgienne des Sadguinidzé – celle-ci portant le titre d’Amilakvari, équivalent d’écuyer -, Dimitri Amilakvari arrive en France en 1922 après que ses parents eurent fuit la Russie des Soviets. Sorti de Saint-Cyr en 1926 au sein de la Promotion…

24 octobre 2013

Dans « Non classé »

Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

7 mai 2011
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Histoire & Culture

25 août : Jour de la Saint Louis

by adminfhesp 7 mai 2011

25 août 1270, Tunis : « Beau Sire Dieu aye pitié de ces pauvres gens que j’ai amenés ici et reconduis-les dans leur pays ; ne permets pas qu’ils tombent en la main de nos adversaires et qu’ils soient obligés de renier leur foi en ton Saint Nom ».
Ainsi pria le Roi Saint Louis en ses dernières heures et son dernier souffle.

Saint Louis, fils de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, petit-fils de Philippe Auguste, Roi Justicier, Pacificateur et Chevalier, incontestablement le plus grand souverain d’Occident du XIIIe siècle comme de l’Époque Médiévale et sans doute l’un des plus grands Rois de France. Nous lui devons la création du Parlement, des Corporations, l’affirmation d’une justice plus efficace contre les violences faites à ses Sujets, bon nombre d’hospices pour pauvres et lépreux qu’il venait lui-même nourrir et soigner, la Sainte-Chapelle qui abrita la Sainte Couronne d’Épines et entre autres, Vincennes, l’Abbaye Royaumont et la ville d’Aigues-Mortes.

« Beau Fils, la première chose que je t’enseigne, c’est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu, car sans cela nul ne peut se sauver. Garde-toi donc de faire choses qui lui déplaisent, à savoir péchés ; tu devrais plutôt désirer souffrir toutes manières de tourments que de pécher mortellement.
Aie le cœur doux et pitoyable aux pauvres. Fais Justice à chacun, tant au pauvre qu’au riche. Veille bien à ce que tes sujets vivent en paix entre eux, et soient loyaux vis-à-vis de toi. Maintiens surtout dans les bonnes villes et cités les libertés que tes devanciers leur ont accordées.
Et je te supplie, mon enfant, que tu aies de moi souvenance ainsi que de ma pauvre âme et que tu me secoures par messes, oraisons, prières, aumônes et bienfaits par tout ton royaume ; et je te donne toute bénédiction que jamais père puisse donner à son enfant.»

– Saint Louis à l’héritier du Royaume Philippe dit le Hardi futur Philippe III, Tunis, août 1270.

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23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

Le 20 juillet, Saint-Louis repoussait les anglo-poitevins sur le Pont de Taillebourg mais sa victoire n’était pas complète, car Henri III Plantagenêt s’enferme dans Saintes avec son armée. Les chroniques nous disent que l’Ost (Armée) duRoi de France est « plus grande » que celle du Roi d’Angleterre. On devait alors compter…

23 juillet 2015

Dans « Non classé »

Testament de saint Louis

Testament de saint Louis

En cette année où nous célébrons le 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis (1214-1270) France-Histoire-Espérance vous fait part de son testament (recueilli par Geoffroy de Beaulieu, son confesseur). Le souverain s’adresse à son fils aîné, le futur Philippe III. Nous en recommandons vivement la lecture à nos dirigeants…  Comme…

30 juin 2014

Dans « Non classé »

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

Dans « Non classé »

7 mai 2011
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Histoire & Culture

14 juin 1636 : Mort du Maréchal Jean de Toiras

by adminfhesp 4 mai 2011

Jean de Saint-Bonnet de Toiras (ou Thoiras) est né le 1er mars 1585 à Saint-Jean-de-Gardonnenque (Gard). Gentilhomme calviniste, il commence sa carrière des armes sous Henri IV avant de servir Louis XIII.

Pendant le siège de La Rochelle, Toiras défend l’ïle de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham arrivé avec une flotte pour secourir les assiégés. Isolé un temps, Toiras débute des négociations avec Buckingham mais l’arrivée du ravitaillement qui lui faisait défaut lui permet de reprendre le combat.

Lors de la Guerre de Mantoue, Toiras se distingue lors du siège de Suse. Avec Servien, il négocie le Traité de Chérasco (1631) et est signataire du Pacte de Turin (1632). Il est fait Maréchal de France en 1629 par Louis XIII.

En 1636, alors que la France est lancée dans la Guerre de Trente Ans, Toiras est tué d’une balle d’arquebuse.

Il est dit que lors de sa mort : « après qu’il fut expiré, les soldats trempaient leurs mouchoirs dans le sang de la plaie, disant que tant qu’ils le porteraient sur eux, ils vaincront leurs ennemis à la guerre. Le même coup qui a blessé à mort, blessa de regret tous les Italiens et tous les honnêtes gens de l’Europe car étant aimé de tous, il fut pleuré de tous, mourant à la guerre comme il l’avait désiré et dans les intérêts de sa patrie. Son corps fut porté à Turin ou Madame sœur du Roy, duchesse de Savoie lui fit faire des pompes funèbres digne de la valeur d’un grand homme et de la générosité d’une grande princesse. Toute la cour y alla verser ses larmes et témoigner ses regrets. Le sénat y fut en corps, son tombeau est aux capucins de Turin ou les restes peuvent être appelés les reliques triomphales : il est élevé sur un mont qui peut maintenant être dit le mont des triomphes. »

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28 octobre 1628 : Fin du siège de La Rochelle

28 octobre 1628 : Fin du siège de La Rochelle

Véritable réussite militaire pour Louis XIII et le Cardinal de Richelieu, le siège de la Cité Rebelle Huguenotte fut terrible pour ses habitants. Du point de vue politique, sa fin concrétise la victoire de la couronne sur les Places de Sûreté du Parti Protestant. D’autre part, le siège nourrira a…

28 octobre 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

Henri de Schomberg, Comte de Nanteuil et Maréchal de France

Henri de Schomberg, Comte de Nanteuil et Maréchal de France

Fidèle Maréchal de Louis XIII, Henri de Schomberg Comte de Nanteuil-le-Haudouin et de Durtal, Duc d’Alluyn et Marquis d’Epinay voit le jour à Paris en 1575. Issu de la branche d’une vieille famille de noblesse saxonne – les von Schömberg –  passée au service de la France, il est le…

17 avril 2014

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Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Charles de La Porte Marquis de la Meilleraye, « le grand canonnier » de Louis XIII

Fils de Charles de La Porte Premier du Nom, avocat au Parlement et de Claude de Champais, Charles de La Porte futur Marquis de La Meilleraye et Duc de Rethel voit le jour à Paris en 1602. Sa famille est originaire de la Gâtine (le pays de Parthenay, aujourd’hui dans…

8 février 2016

Dans « Grand Siècle »

4 mai 2011
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Histoire & Culture

Pierre de Rohan-Gié Maréchal de France

by adminfhesp 3 mai 2011

Fils de Louis Ier de Rohan Seigneur de Guéméné et de Marie de Montauban, Pierre de Rohan naît en 1450 au château de Mortiercrolles à Saint-Quentin-des-Anges dans le Maine (aujourd’hui la Mayenne). Par son père il a pour aïeul Bertrand du Guesclin et par sa mère, Pierre de Montauban Amiral de France et ami de Louis XI.
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Mais Louis Ier de Rohan et son épouse finissent par se détester et Marie de Montauban empoisonne son mari en 1457. Seulement, dans son testament, Louis Ier deRohan place son
fils Pierre sous la tutelle de Tanneguy IV du Chastel,  homme d’armes de Charles VII qui deviendra l’un des principaux Capitaines de Louis XI. Du Chastel enseigne alors l’art des armes à son jeune protégé.

– En 1470, Tanneguy IV quitte le Maine et vient s’installer à la Cour de France accompagné de Pierre de Rohan. Les deux hommes rencontrent alors le Roi Louis XI à Thouars, ce dernier leur faisant bon accueil. Pierre de Rohan s’attire alors la sympathie du Souverain et se voit octroyé en 1472 la Seigneurie de Gié (ou Gyé) en Champagne. Pierre de Rohan ajoute alors le nom de son nouveau domaine à son patronyme.

– En 1472, après avoir accompli un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, Pierre de Rohan-Gié est nommé Capitaine de Blois, Chambellan et Conseiller du Roi Louis XI, ce qui est pour lui une incontestable marque de confiance et un grand honneur au vu de son jeune âge. Et de surcroît, venant d’un souverain particulièrement méfiant.
Bientôt, Louis XI doit entrer en guerre contre Jehan V d’Armagnac qui mène une révolte de barons dans le Languedoc et en Gascogne. A la tête d’une troupe, Pierre de Rohan-Gié participe au siège victorieux de Lectoure en 1473 qui force Jean V d’Armagnac à se rendre. En 1474, il ratifie au nom du Roi le traité de Paix avec François II de Bretagne né d’une habile manœuvre de Louis XI pour séparer le Duché de Bretagne des menées de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne.
En 1475, le jeune Capitaine s’illustre une fois de plus lors du siège de la Cité de Perpignan alors possession du Royaume d’Aragon. En 1476, il apprend (peut-être sans trop de regrets) la mort de sa mère en prison et épouse François de Penhoët qui lui donnera trois enfants (Charles, François et Pierre II).

– En 1483, Louis XI meurt au Plessis-lez-Tours mais les Autrichiens menés par Maximilien de Habsbourg comptent s’emparer de la Picardie. Entretemps nommé Maréchal, Pierre de Rohan-Gié défend efficacement la Picardie contre les tentatives d’incursions ennemie. Après l’avènement du jeune Roi Charles VIII en 1484, le Maréchal de Gié se retrouve encore à combattre sur les frontières de Picardie contre Maximilien Ier de Habsbourg et Adolphe de Nassau. Il combat si efficacement que les Autrichiens sont forcés de se replier dans les Flandres.
Nommé ensuite Lieutenant-Général de Bretagne en 1491, il se consacre à l’entretien du château de La Motte-Glain, à la frontière du Duché de Bretagne.

– En 1494, il accompagne Charles VIII lors de la Première Guerre d’Italie et participe à toute la campagne. A Fornoue (juillet 1495), il commande l’avant-garde française avec l’Italien Jacques de Trivulce puis négocie une trêve avec les Vénétiens, ce qui permet à l’Armée Royale de rentrer en France. En 1497, il perd son épouse Françoise de Penhoët. Il se remariee avec
Après la mort de Charles VIII et l’avènement de Louis XII, le Maréchal de Rohan-Gié devient Lieutenant-Général de Bretagne et Chef du Conseil Royal sur demande de Louis XII qui peut compter sur son entière loyauté.

– Il accompagne le nouveau Roi lors de la Seconde Campagne d’Italie et participe à l’entrée solennelle dans Gênes en 1503. Peu après, il se remarie avec Marguerite d’Armagnac et marie son fils Charles avec Charlotte d’Armagnac en 1504.
Malheureusement, Pierre de Rohan-Gié ne s’entend guère avec l’autre homme fort du Conseil, le très puissant Cardinal Georges d’Amboise, ni même avec la Reine Anne de Bretagne. Pour le faire tomber, d’Amboise profite des accusations proférées par Pierre de Pontbriand pour faire juger Rohan-Gié pour (faux) crime de lèse-majesté devant le Parlement de Toulouse, réputé pour sa dureté dans de telles affaires. Jeté en prison, il est condamné à rester enfermer pendant cinq ans.

– Libéré en 1509, il se retire sur ses terres du Maine et de l’Anjou, refusant d’apparaître à la Cour de France et préférant se consacrer à l’entretien de ses demeures.
Il s’éteint le 22 avril 1513 à Paris et sera inhumé en l’église de Sainte-Croix-du-Verger à Seiches-sur-Loire en Anjou.

Source :
– http://www.historieeurope.fr

 

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

16 juillet 1465 : Bataille de Montlhéry et mort de Pierre II de Brézé

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la « Ligue du Bien Public » entre le Roi de France Louis XI et les « deux cornes » menaçant sa Couronne, à savoir le Duc de Bourgogne Charles Comte de Charolais dit « Le Téméraire » et François II de Bretagne. Ceux-ci ce sont d’ailleurs…

16 juillet 2015

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25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise

25 mai 1510 : mort du Cardinal d’Amboise

Né en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire au sein d’une vieille famille de la noblesse tourangelle, fils de Pierre d’Amboise et d’Anne de Bueil, le brillant Cardinal Georges d’Amboise a été considéré comme un véritable premier ministre durant le règne de Louis XII tel Richelieu (Lucien Bély). Ses frères feront…

25 mai 2013

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3 mai 2011
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Histoire & Culture

Brève – 31 décembre 1882 : Mort de Léon Gambetta

by adminfhesp 27 avril 2011

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Brève - 26 décembre 1820 : Mort de Joseph Fouché

Brève – 26 décembre 1820 : Mort de Joseph Fouché

26 décembre 2013

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Brève - 31 décembre 1793 : Exécution d'Armand Louis de Gontaut-Biron Duc de Lauzun

Brève – 31 décembre 1793 : Exécution d’Armand Louis de Gontaut-Biron Duc de Lauzun

31 décembre 2014

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Brève - 31 décembre 1877: Mort de Gustave Courbet

Brève – 31 décembre 1877: Mort de Gustave Courbet

31 décembre 2014

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27 avril 2011
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Histoire & Culture

La Bataille des Vosges (1944) – Troisième partie

by adminfhesp 24 avril 2011

3 – L’ATTAQUE DE LA Ire ARMÉE FRANÇAISE AU SUD DES VOSGES

1 – Situation des Français à la veille de l’offensive

– La campagne des Vosges de la Ire Armée Française commence dès la fin du mois de septembre. De Lattre essaie de s’emparer des Vosges Saônoises afin de déborder Belfort. Les trois Combat Commands de la 1re DB épaulés par le FFI engagés s’emparent de plusieurs hameaux fortifiées au prix de durs combats ; Lyoffans, Magny, Anigon, Palante, Andornay et Lamontot tombent, ouvrant la route de cols vosgiens. Malheureusement, les Tirailleurs Sénégalais de la 9e DIC de Magnan et les Tunisiens du 4e RTT tentent de progresser vers Belfort mais cette action s’avère être un échec.
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– En outre, le ravitaillement fait défaut pour toute la Ire Armée. Rien que les 28 et 29 septembre, les troupes du Général de Lattre ont consommé 650 tonnes de munitions mais seulement 500 tonnes sont arrivées depuis les dépôts de Marseille. Au mieux, les deux corps de la Ire Armée recevront 1 000 tonnes alors que de Lattre en réclamera 15 000 pour lancer son offensive au sud-est des Vosges. Mais les demandes du chef français s’avèrent impossibles à satisfaire malgré la remise en état des lignes de chemins de fer entre les lignes de sa Ire Armée et Marseille. De Lattre sait en revanche qu’il doit percer car les Américains de la VIIth Army de Patch se déportent vers le nord. En outre, le VIth Corps de Brooks n’a toujours pas atteint Gérardmer. Par ricochet, l’aile gauche française – soit le IInd Corps d’Armée de Montsabert – se déporte vers le nord entre la Gérardmer et la Vallée de la Thur.

2 – Les combats du Thillot et du Ménil

– Pour percer le sud des Vosges vers Gérardmer, de Lattre et Montsabert chargent le Groupement Guillaume (3e DIA, GTM et 1er RCP) de forcer le passage sur la route des Crêtes, sur le Hohneck et le Schweisselwassen, comme dans les secteurs du Thillot, des Cols de Bussang et d’Oderen.

– Le 3 octobre, l’aile droite du VIth US Corps décroche de Ferdrupt, ce qui oblige Guillaume à lancer le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Colonel Jacques Faure sur le Thillot. Formé en 1943 sur le modèle des Parachute Infantry Regiments américains (à la différence des 3e et 4e RCP issus des formations françaises de SAS). Son commandant, Jacques Faure est un skieur accompli, médaillé avant-guerre, qui a servi au sein des unités de montagne durant la Bataille de Narvik. De 1941 à fin 1942, il dirige le groupe « Jeunesse et Montagne » en France, avant de se retrouver en Afrique du Nord. L’attaque de Faure démarre à 06h30 avec l’envoi de la section de Pathfinders (reconnaissance) qui tombe sur des Waffen-SS (« russes blancs ») de la 30. Waffen-Grenadier-Division (russich. Nr. 2) de Hans Siegling. Cependant, le 2nd Bataillon du Commandant Fleury s’empare de Ferdrupt sur le coup de 12h00 pour atteindre la Forêt du Géhant avant de se diriger vers la Forêt de Longegoutte où les Paras se heurtent à une violente résistance. Le 4 octobre, la 4e Compagnie essaie d’atteindre Le Thillot mais elle se fait débusquer par les « Vlassov » et doit mener un féroce combat durant quatre heures. Heureusement, l’intervention des mitrailleuses Browning Cal. 30 (7,62 mm) de la 3e Compagnie contraint l’ennemi à se replier.

– Le 5 octobre, le Colonel Faure lance son régiment vers Le Thillot de nuit en une seule colonne avec silence radio. Les Paras réussissent à atteindre discrètement le col de Morbieu après la levée du jour. Les Français s’emparent d’une batterie de canons de 150 mm et de nombreux prisonniers. Faure ordonne alors au 1er Bataillon de sécuriser les abords du Col, pendant que le 2nd Bataillon s’accroche sur la Tête du Midi.

Colonel Jacques Faure

Colonel Jacques Faure

– En même temps, Guillaume lâche le 3e Régiment de Tirailleurs Algériens (RTA) du Colonel Pierre Agostini et le 7e RTA du Colonel Chappuis contre le cours de la Masselotte. Mais ils sont bloqués devant la Crête de Longegoutte par les tirs violents de la 338. Infanterie-Division du Generalmajor René L’Homme de Courbières échappée de Provence. Les Allemands contre-attaquent même les Tirailleurs. Heureusement, les éléments de la 338. ID buttent contre le 1er Bataillon du 1er RCP sur le Col de Morbieu.
Le 6 octobre, Waffen-SS et 338. ID lancent une violente contre-attaque sur le Col du Morbieu. Les Parachustistes tiennent avec acharnement mais les Allemands parviennent à s’établir dans un coin entre le Col, isolant ainsi le 1/1er RCP et le 2/3e RTA. Mais le même jour, une patrouille du 1er RCP atteint Le Ménil. Partie pour relever les positions de batteries allemandes, elle est forcée de se retrancher dans la petite ville après avoir été accrochée par une patrouille. La population est terrée dans les caves et les abris et les Paras du Capitaine du Bouchet sont très vite harcelés par l’ennemi. Grâce à des éclaireurs, les 1re et 10e Compagnies du Régiment interviennent au Ménil et permettent d’en chasser les Allemands, pendant que la 4e tend une embuscade à ceux qui se replient. Sauf qu’une contre-attaque permet aux éléments de la 338. ID de reprendre la localité, avec l’appui de 2 chars Panther et de 2 canons d’assaut (Sturmgeschützte). Le combat fait rage. Si les parachutistes détruisent les deux chars, ils sont cependant forcés de se replier dans les Bois. Les trois compagnies vont tenir ainsi durant trois jours, sans aucun ravitaillement.

Insigne du 1er RCP

Insigne du 1er RCP

Insigne de la 30. Waffen-Grenadier-Division der SS (russisch Nr. 2)

Insigne de la 30. Waffen-Grenadier-Division der SS (russisch Nr. 2)

– Le 8 octobre, alors que le temps devient épouvantable, la pluie transformant les sentiers en bourbiers, la 8e compagnie du 1er RCP (Capitaine Chevalier) appuie les Tunisiens du 4e RTT du Colonel Guillebaud (celui qui a pris le Monte Belvedere dans un assaut sanglant en janvier 1944) dans l’attaque du Thillot. Le combat est encore violent. Chevalier et son adjoint, le Lieutenant Veras sont tués près de Ramonchamp. Mais le régiment reçoit bientôt l’aide d’ambulancière et de colonnes de ravitaillement grâce à l’action du 3e Tirailleurs Algériens.

– Remis d’attaque, le 1er RCP reprend le combat. Il s’empare de Ronchamp le 12 octobre avant de nettoyer définitivement la forêt de Longegoutte jusqu’au 15. Guillaume confie alors à Faure la mission de s’emparer du Col du Ménil, de la Cote 1008 en aval du Col du Bonhomme et de la Cote 1111.
L’assaut reprend donc le 16 octobre sous un déluge automnal et après un impressionnant tir de barrage français. Les 1er et 2nd Bataillons du 1er RCP progressent vers Le Ménil et la Cote 1008 mais subissent de lourdes pertes. Au soir néanmoins, le 1/1er RCP s’établir sur le Col pendant que le 2/1er RCP prend la Cote 1008. Mais sur le coup de 17h00, les Waffen-SS contre-attaquent au sud-est de la Cote 1008. Si les avant-postes sont enlevés, les deux compagnies qui tiennent le secteur résistent avec acharnement. Des accrochages se déroulent pendant toute la nuit, avant que le Colonel Faure ne décide de lancer une attaque plus vaste. Elle a donc lieu le lendemain avec un groupement mené par le Colonel Geille qui tourne les positions allemandes, causant de nombreuses pertes dans les rangs ennemis. Le 2/1er RCP s’infiltre ensuite dans les bois et atteint la Cote 1111. Cependant, Guillaume ordonne à Faure de replier son unité encore isolée sur le village de Travexin. Il sera envoyé ensuite en repos à Lons-le-Saunier dans le Jura et recevra une citation à l’ordre de l’Armée. Il a perdu 747 hommes, dont 128 tués.

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2 – L’attaque de Guillaume sur la Moselotte

– Le 9 octobre, Guillaume relance son attaque  qui se solde par la prise des hauteurs de Longegoutte, permettant au Combat Commant N°4  de la 5e DB du Colonel Bonjour (1er Régiment de Cuirassiers, 3e Escadron du 1er Régiment Etranger de Cavalerie, 2e Bataillon de Marche de la Légion Etrangère et 2nd Groupe du 62e Régiment d’Artillerie d’Afrique) de franchir la Moselotte et de foncer vers La Bresse.
– De con côté, Augustin Guillaume essaie d’étendre ses lignes entre la Moselotte et le dispositif américains. Ce sont les Tirailleurs Algériens et Tunisiens et les bataillons de FFI appuyés par le 2nd Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance (RSAR) du Colonel Lecoq qui sont chargés de cette mission. Les combats menés du 11 au 14 octobre sont particulièrement rudes pour conquérir les hauteurs dominant la Moselotte, la Forêt de Géhant et le village de Cornimont. Devant l’état d’épuisement de ses forces, Guillaume ne peut faire que stabiliser ses lignes. Mais Montsabert ordonne à la 3e DIA renforcée du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains du Colonel Raymond Bailiff d’attaquer sur l’axe Cerfs – Haut-du-Faing – Le Rainkopf. La 1re DB de Touzet du Vigier doit conquérir l’axe Travexin – Ventron – Col d’Oderen, avec l’appui du 1er RCP et des Commandos d’Afrique du Colonel Bouvet. L’assaut démarre dans un temps particulièrement épouvantable. Les soldats français et coloniaux d’Afrique du Nord souffrent. Les Tirailleurs de Guillaume parviennent à s’emparer du Haut-du-Faing mais perdent 700 hommes dans l’affaire. Les Allemands tiennent solidement les cols et pilonnent les régiments français avec toute l’artillerie dont ils disposent. Monsabert doit arrêter les frais pour le moment. Les Commandos et le 6e RTM sont retirés du front du IInd Corps.

Général Augustin Guillaume, commandant de la 3e DIA

Général Augustin Guillaume, commandant de la 3e DIA

– Jean de Lattre de Tassigny décide alors de modifier son plan en faisant glisser son axe de percée à l’est. Tandis que le IInd Corps de Montsabert à maintenir une pression contre la XIX. Armee de Wiese, tandis qu’il renforce son aile droite avec le Ier Corps d’Antoine Béthouart qui sera chargé de forcer le secteur de Belfort avec la 1re DB « Saint Louis », la 2e Division Marocaine d’Infanterie et la 4e Division Marocaine de Montagne.

– Le 3 novembre, Monsabert relance son assaut dans les Vosges avec le 4e RTT, le 2nd Groupement de Tabors Marocains (Colonel Pierre Boyer de Latour), les 2nd et 3e Spahis Algériens de Reconnaissance, le 1er Bataillon de Marche de la Légion (Commandant Daigny), le Bataillon de Choc (Colonel Fernand Gambiez), 1 Bataillon du 6e RTM, le Combat Command N°6 de la 5e DB (Colonel Tritschler), ainsi que l’artillerie des 2 Divisions Blindées (62e et 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique).
L’attaque principale se situe dans le secteur de Rochesson et Menaurupt contre les positions des a 198. Infanterie-Division (Otto Schiel) et 269. Infanterie-Division (Hans Wagner) rameutée d’urgence de Norvège, complétée par 7 Bataillons de réserve arrivées d’Allemagne. Les combats durent pendant trois jours par un temps particulièrement exécrable et sous un feu d’enfer de l’artillerie allemande. Rochesson et Menaurupt sont pris mais les Légionnaires, Tabors, et Tirailleurs doivent repousser plusieurs contre-attaques allemandes aux prix de lourdes pertes.

Insigne du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens

Insigne du 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens

Insigne du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains

Insigne du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains

[Suite]

 

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Campagne d’Alsace 1944-1945 (Troisième partie)

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4 – STABILISATION DU FRONT AUTOUR DE COLMAR 1 – Défense allemande et désaccords français – A la fin du mois de novembre, alors que Jacob L. Devers confie la priorité des opérations à Patch, pensant que les Français du Général de Lattre viendront facilement à bout des forces allemandes…

27 décembre 2014

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11 janvier 1952 : Mort du Maréchal Jean de Lattre de Tassigny

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Né en 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), d’une famille aux racines allant du Bas-Poitou à la Wallonie, Jean Marie Gabriel de Lattre de Tassigny sort de Saint-Cyr en 1909 dans la Promotion Mauritanie. – Pendant la Grande Guerre, il combat comme Lieutenant dans le 12e Régiment de Dragons puis dans  le…

11 janvier 2017

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17 octobre 1982 : Mort du Général Antoine Béthouart

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Né en 1889 à Dole dans le Jura, fils d’un commissaire aux hypothèques, Antoine Béthouart entre à l’Ecole de Saint-Cyr en 1909. Il a notamment comme camarades de promotion un certain Charles de Gaulle et Alphonse Juin. – Sorti de Saint-Cyr en 1912 au sein de la Promotion « du Fez », il…

17 octobre 2016

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24 avril 2011
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Histoire & Culture

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

by adminfhesp 23 avril 2011

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie.
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– Il entre au Conservatoire dans les années 1950 et commence à jouer au théâtre où il triomphera bien régulièrement. Il jouera Molière, Courteline, Feydeau, Montherlant, Musset, Beaumarchais, Marivaux, Romains, Pagnol et même Shakespeare.

– Au cinéma, la carrière de Michel Galabru est marquée par de nombreuses comédies populaires et familiales (de qualité inégale). Après des seconds rôles dans les années 1950, il se fait davantage connaître grâce à Jean Girault qui l’engage aux côtés de Louis de Funès dans « Le gendarme de Saint-Tropez ». Suivent ensuite « Le gorille », « Le gendarme à New York » (Girault), « Le petit baigneur » (R. Dhéry) et « Le gendarme se marie ». En 1971, Pierre Tchernia lui offre le rôle du sordide Docteur Galipeau dans la très bonne comédie « Le viager ». On le retrouve plus tard dans « Le gendarme en balade », « Le gendarme et les extra-terrestres », « Le Guignolo» (G. Lautner) « Le gendarme et les gendarmettes », « Les sous-doués » (Cl. Zidi), « La cage aux folles 2 » (Ed. Molinaro), « L’Avare » (J. Girault et L. de Funès), le très bon « Papy fait de la Résistance » (J-M. Poiré). Plus récemment, le public avait pu le voir dans « Bienvenue chez les ch’tis » et « Neuilly sa mère ! »

– Mais dans les années 1970, M. Galabru figure dans à l’affiche d’une forte proportion de nanars, de navets et de comédies jambon-beurre comme « Le Führer en folie » (Ph.Clair), « Le bahut va craquer » (M. Nerval), « Les vacanciers » (M. Gérard), « Arrête de ramer t’attaque la falaise » (M. Caputo), « Soldat Duroc ça va être ta fête ! » (M. Gérard), « Le grand fanfaron » (Clair), « Les bidasses en cavale » (Ph. Clair), ou encore « Y-a un os dans la moulinette » (R. André).

– Malgré de pardonnables et sympathiques écueils, sa carrière sera aussi marquée par de très bons, voire d’excellents films. Bertrand Tavernier le met en scène face à Philippe Noiret dans « Le juge et l’assassin » (1977), rôle pour lequel il remporte le César du meilleur acteur. Parmi ses films plus sérieux, retenons aussi « Section spéciale » (C. Costa-Gavras), « Flic ou voyou » (Lautner), « Le choix des armes » (A. Corneau), « L’été meurtrier » (J. Becker), « La Révolution française – Les années lumières » (R. Enrico), ou encore « Uranus » (Cl. Berri).

– Les dernières années de ce grand acteur populaire ont été difficiles, marquées par la disparition de l’un de ses enfants comme par de sérieux soucis financiers.

Hommage !

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9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

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Né le 3 octobre 1922 à Barlin tout près de Valenciennes, fils d’un maréchal-ferrant, Jean Lefebvre veut se lancer dans le spectacle dans les années 1930 et débute des études au Conservatoire. Engagé dans les Spahis en 1940, il est fait prisonnier mais s’évade du camp avec une quarantaine d’autres…

9 juillet 2014

Dans « Non classé »

27 janvier 1983 : Disparition de Louis de Funès

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– Né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, fils de Leonor Soto y Réguéra et de Carlos de Galarza de Funès, tous deux représentant de la vieille aristocratie andalouse désargentée, Louis de Galarza de Funès, fait tout de même des études au Lycée Condorcet… duquel il se fait renvoyer pour…

27 janvier 2016

Dans « Arts et lettres »

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

« Mais moi les dingues, j’les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’ Paris qu’on va l’retrouver éparpillé façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus… j’dynamite, j’ventile. » « Alors ? Y dort l’ gros con ? Bah ! Y dormira…

29 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

23 avril 2011
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Histoire & Culture

Maréchal Michel Maunoury

by adminfhesp 19 avril 2011

– Fils d’un médecin, Michel Joseph Maunoury voit le jour le 17 décembre 1847 à Maintenon. La situation familiale lui permet de passer le Baccalauréat. Reçu au concours de l’Ecole Impériale Polytechnique en 1867, il en sort quatre-vingt-dix-neuvième sur cent-vingt-quatre deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant.

– Choississant l’Artillerie, il intègre l’Ecole d’application de Metz avant d’être versé au 2e Régiment avec le grade de Lieutenant. Combattant contre les Prussiens durant la Guerre de 1870, Michel Maunoury se distingue au feu lors du siège de Paris, reçoit une blessure à Champigny, puis la Légion d’Honneur.
Après la défaite, le lieutenant Maunoury intègre le 20e RA de Rennes (1871), avant de suivre les cours d’Artillerie et du Génie jusqu’en 1872. Comme beaucoup de ses collègues, sa carrière se mue en une série d’affectations successives et en manœuvres. Promu Capitaine en 1874, il suit un stage à l’Ecole de Cavalerie de Saumur, avant de commander une batterie du 32e RA de Versailles (1875-1881). De 1881 à 1883, il est élève à l’Ecole de Guerre et en sort diplômé. Promu Chef d’Escadron,  il dirige le cours d’Artilelrie de l’Ecole Spéciale Militaire avant de retrouver le 32e RA, y restant de 1888 à 1891. Il sert ensuite à l’Etat-major du XIe Corps d’Armée basé à Nantes (1891-1893), avant d’obtenir le grade de Lieutenant-Colonel et de devenir Directeur de l’Instruction et Commandant en second de l’Ecole d’application de l’artillerie (1893-1897), il est ensuite nommé Commandant militaire du Palais Bourbon. Ensuite, promu Colonel, il commande le 11e RA de Versailles jusqu’en 1901. Cette même année, il est promu Général de Brigade et prend la tête de la 84e Brigade de Verdun, avant de devenir membre du Comité Technique d’Etat Major et membre du Comité Consultatif des Colonies en 1903.

– Promu Général de Division en 1906, il devient ensuite sous-chef d’Etat-major général de l’Armée et commandant de l’Artillerie de la Place et des Forts de Paris. Il est aussi membre du Comité Technique de l’Artillerie, du Comité consultatif des poudres et salpêtres et préside aussi la Commission des écoles militaires. Général de Corps d’Armée en 1907, il dirige l’Ecole Supérieure de Guerre, avant de commander successivement le XVe Corps à Marseille, puis le XXe Corps à Nancy.

– Membre du Conseil Supérieur de Guerre en 1910, Maunoury est nommé en 1912, Gouverneur Militaire de Paris. Mais atteint par la limite d’âge la même année, il passe à la réserve et n’exerce aucun commandement durant plus d’un an.
Mais le 12 août 1914, après la déclaration de guerre à l’Allemagne, Joffre rappelle Michel Maunoury dans l’active. Il est alors l’un des Généraux français les plus âgés – soixante-six ans – à retrouver un commandement et l’un de ceux qui a connu le feu en 1870 (avec Foch et Castelnau).
Placé à la tête de l’Armée de Manœuvre, appelée ensuite Armée de Lorraine au début de la Guerre, il se retrouve à commander des Divisions de réserve qui passent à l’attaque contre la V. Armee du Kronprinz Frédéric-Guillaume. Maunoury y remporte un succès tactique mais l’échec général de Joffre à Charleroi l’oblige à ne pas poursuivre les Allemands.

– Mais devant la pression allemande dans le nord de la France, Joffre fait transporter par rail les 80 000 réservistes de l’Armée de Lorraine qui arrivent en Picardie pour formée « l’Armée de la Somme », appelée ensuite VIe Armée, qui regroupe le IVe Corps (Victor Boëlle), le VIIe Corps (Frédéric Vautier), ainsi que les 5e et 6e Groupements de Divisions de Réserve. Positionnée sur l’Artois et à l’est d’Amiens en Picardie, la VIe Armée reçoit l’ordre de contre-attaquer contre la I. Armee d’Alexander von Kluck qui forme l’aile droite des armées allemandes qui avancent en France. Mais les attaques des Français échousent sur le mur de feu des Allemands. Bapaume et Péronne tombent aux mains du II. Armee-Korps d’Alexander von Linsingen (29 août). Cependant, Maunoury ordonne à la 14e Division d’Etienne de Villaret de retarder les collones du II. Korps. Cette mission est accomplie avec des pertes mais permet à Maunoury de retirer ses forces en bon ordre sur l’Ourcq.

– Au début du mois de septembre 1914, les troupes de Maunoury couvrent le nord de Paris en tenant la ligne Le Mesnil-Aubry – Dammartin-en-Goëlle. Mais grâce à l’énergie déployée par Joseph Galliéni alors Gouverneur Militaire du camp retranché de Paris, Maunoury peut disposer d’unités de réserves et de renforts en bon nombre. A ce moment précis, la VIe Armée fait la jointure avec les Britanniques de French au niveau de la Marne. Le Général Maunoury installe son PC dans la ville du Raincy (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis).
Le 6 septembre, voyant que von Kluck infléchit sa progression, laissant son aile droite (IV. Reserve-Korps) insuffisamment protégée, Joffre ordonne à Maunoury de lancer sa VIe Armée sur l’Ourcq. Le même jour, Maunoury envoie ses deux corps à l’assaut contre le IV. Reserve-Korps de von Gronau. Les combats sont particulièrement violents car von Gronau s’attend en effet à une attaque française et a fait disposer ses troupes face à Maunoury avec armes lourdes et mitrailleuses. Penchard, Monthyon, Bouillancy, Chambry, Marcilly, Lamaze et Etrapilly sont âprement disputés mais au final, les troupes de Maunoury prennent le dessus le 8 septembre. Mais ses troupes sont épuisées et ne peuvent rejeter le IV. Korps de la ligne Plessis – Belleville – Monthyon – Saint-Souplets.
Néanmoins, le 9 septembre, par l’Instruction particulière N° 20, Joffre ordonne à Maunoury de tenir l’Ourcq pour appuyer l’attaque conjointe des Britanniques de la Ve Armée de Franchet d’Espérey sur la Marne. Le 13 septembre, Joffre ordonne à Maunoury d’avancer vers le nord-est. Mais Maunoury informe le Généralissime que ses troupes « n’ont eu aucun jour de repos après quinze jours de combats et ont besoin de vingt-quatre heures de pause ». Propos appuyé par les constats de Foch et de Franchet d’Espérey qui font remarquer à Joffre que von Kluck et von Bülow consolident leurs positions sur l’Aisne.

– Jusqu’à fin septembre, au cours de combats tout aussi furieux, les forces de la VIe Armée réussissent à reprendre Soissons et Château-Thierry et avancer vers l’Aisne mais ne peuvent déboucher en raison de leur état d’épuisement et du manque de réserve. La guerre va alors se figer dans les tranchées. Toutefois, pour son commandement, Michel Maunoury se voit octroyer la Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

– Pendant cinq mois, Maunoury fait enterrer ses hommes sans lancer d’offensive. Mais le 11 mars 1915, alors qu’il rend visite aux soldats et inspecte les positions avancées du VIIIe Corps d’Armée à l’ouest de Soissons, Michel Maunoury est pris pour cible par un tireur allemand. Atteint d’une balle à la tête, il perd un œil alors que le second est gravement endommagé. Evacué et hospitalisé, il est rendu inapte au commandement en raison d’une cécité totale. Cependant, on lui octroie la Médaille Militaire.

– Fin 1915, Maunoury est nommé Gouverneur Militaire de Paris mais laisse ce commandement le 6 avril pour être versé en deuxième section des officiers généraux. Ne prenant plus aucun commandement, il se retire à Herbilly dans le Loir-et-Cher, tout en devant président de l’Union des aveugles de guerre.
Affaibli par sa blessure, il s’éteint le 28 mars 1923 à Mer. Ses funérailles ont lieu dans la même localité en présence de Joffre et Foch. Il est ensuite promu Maréchal de France à titre posthume. D’abord inhumé à Herbilly, le corps du Maréchal Maunoury est transféré aux Invalides en 1931.

 

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Général Jean-Marie Degoutte

Général Jean-Marie Degoutte

Entièrement passé dans l’oubli, Jean-Marie Degoutte reste tout de même considéré comme l’un des meilleurs plus jeunes commandants français de la Grande Guerre, au même titre que d’hommes tels Georges Humbert ou Henri Gouraud. C’est aussi lui qui dirigea les travaux de la Ligne Maginot des Alpes dans les années 1920-1930.…

31 octobre 2016

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Général Joseph de Goislard de Monsabert

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Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Augustin Guillaume

Général Augustin Guillaume

Dernier d’une famille de six enfants, Augustin Guillaume vit le jour à Guillestre (Hautes-Alpes) le 30 juillet 1895. Après son baccalauréat il intègre Saint-Cyr en 1913 dans la promotion « Croix du Drapeaux ». Après seulement un an de scolarité, il est versé comme Sous-Lieutenant dans le 16e Bataillon de Chasseurs à…

9 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

19 avril 2011
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Histoire & Culture

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

by adminfhesp 18 avril 2011

Né André Raimbourg dans le village normand de Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime, orphelin de père tué durant la Grande Guerre, il exerce divers petits métiers avant de se lancer dans la chanson et l’opérette durant les années 1930 à Paris. C’est à ce moment qu’il prend le surnom de « Bourvil » en référence au village de Bourville où il a passé la majeure partie de son enfance. Il enchaîne ensuite dans des rôles dits de « comique paysan ».
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– Il entre dans le cinéma durant l’Occupation allemande mais se fait connaître durant les années 1950 en parallèle à sa carrière dans la chanson. Très vite, il devient très populaire aux yeux du public – avant même Louis de Funès – pour ses personnages honnêtes, gentils mais bien souvent abrutis et naïfs. Toutefois, c’était un homme très cultivé dans la vie, qualité que lui a reconnue son ami Georges Brassens.

– Bourvil enchaîne donc les comédies et les films de cape et d’épées, flanquant bien souvent Jean Marais dans ces dernières : « Miquette et sa mère » (H-G. Clouzot), « Garou-Garou le passe-muraille » (J. Boyer), « Les Trois Mousquetaires » (A. Hunebelle), « Fortunat » (A. Joffé), « Poisson d’Avril » (G. Grangier) dans lequel il croise la route d’un certain Louis de Funès, « Cadet Rousselle » (A. Hunebelle), « La Traversée de Paris » (Claude Autant-Lara) ou encore « Le Chanteur de Mexico » (avec Luis Mariano). Il rompt cependant avec ses rôles de gentils idiots dans « Le miroir à deux faces » (A. Cayatte) en professeur de calcul manipulateur et infâme face à Michèle Morgan. On le retrouve ensuite aussi dans « Le Capitan » (A. Hunebelle) toujours aux côtés de Jean Marais, « Le jour le plus long », « Tout l’or du monde » (R. Clair »), « Les culottes rouges » (A. Joffé), l’excellent « Un drôle de paroissien » (J-P. Mocky), « Le magot de Josefa » (Cl. Autant-Lara), « La cuisine au beurre » (G. Grangier) avec Fernandel ou encore « Le majordome » (J. Delannoy).

– Cependant, grâce à Gérard Oury, Bourvil va former avec Louis de Funès l’un des plus grands duos d’acteurs comiques du cinéma français dans « Le Corniaud »  – qui connaît un très grand succès – surtout dans « La Grande Vadrouille », film qui reste l’une des œuvres d’Oury les plus vues par trois, voire quatre générations. Bourvil tourne ensuite dans « Les cracks » (A. Joffé) où il fuit l’excellent Robert Hirsch en huissier tatillon, ou encore « Le cerveau » (G. Oury) avec Jean-Paul Belmondo.

– Mais atteint par une maladie incurable, Bourvil tourne bien moins à la fin de sa carrière à laquelle il donne une dimension plus sérieuse. On le retrouve notamment dans le très grand film policier de Jean-Pierre Melville « Le cercle rouge », face à Alain Delon et Yves Montand, ainsi que dans « L’arbre de Noël » aux côtés de William Holden, drame sur l’enfance brisée par la maladie.
Son dernier film reste tout de même, un très bonne comédie ; « Le Mur de l’Atlantique » (M. Camus sur une histoire du Colonel Rémy), aux côtés de Jean Poiret, Peter McEnery et Sophie Desmarets, film dans lequel il campe un honnête mais froussard restaurateur normand, qui se retrouve imbriqué malgré lui dans une tentative d’assassinat de Rommel.

– Il s’éteint le 23 septembre 1970 à Montainville dans les Yvelines où il avait élu domicile. Il ne s’était marié qu’une seule fois, avec Jeanne Lefebvre en 1943. Ils eurent deux enfants.

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26 février 1971 : Disparition de Fernandel

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« Moi on m’admire, vous on vous aime » lui avait un jour dit Sacha Guitry. Il est bien vrai que Fernandel fut aux yeux du grand public français, l’un des artistes les plus populaires, tant sur la scène qu’à l’écran. Comme Bourvil, il était autant spécialisé dans la chanson (surtout dans…

26 février 2016

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Né en 1901 à Luzarches, Claude Autant est le fils d’un architecte, Edouard Autant et de la Comédienne Louise Lara, Sociétaire de la Comédie française. Son père était aussi l’ami d’Auguste Rodin et de Georges Courteline. Il grandit alors dans un milieu politique plutôt de gauche et pacifiste. – Reçu…

5 février 2016

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– Né Jean Alfred Villain-Marais en 1913 à Cherbourg, d’ascendance alsacienne par sa mère, il ne connaît que très peu son père et est en fait élevé plus par sa tante. Bien qu’ayant échoué au Conservatoire, il commence sur les planches sous la direction de Charls Dullin (grand ami de…

8 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

18 avril 2011
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Histoire & Culture

13 juillet 1793 : Assassinat de Jean-Paul Marat

by adminfhesp 14 avril 2011

Jean Paul Marat, révolutionnaire appartenant au courant des Jacobin, directeur du journal ‘L’Ami du Peuple’ et soutient inconditionnel aux massacres de Septembre (1792) est assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday (petite nièce de Pierre Corneille).

Charlotte Corday sera jugée et guillotinée.

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13 octobre 1815 : Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo

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S’il n’était pas le meilleur tacticien parmi les maréchaux de Napoléon, Joachim Murat était connu autant pour ses impétueuses charges de cavalerie qui permettaient de remporter des victoires, que pour ses costumes oscillant entre le flamboiement et l’extravagance. En revanche, ses relations avec Napoléon se sont dégradées sous l’Empire (même…

13 octobre 2016

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Edouard Jean-Baptiste Milhaud, cavalier de l'Empire

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Républicain de la première heure mais grand commandant de cavalerie impériale, Edouard Jean-Baptiste Milhaud naît le 10 juillet 1766 à Arpajon-sur-Cère dans le Cantal. Elève au Collège d’Aurillac, il choisit la carrière des armes et intègre le Génie maritime. Ensuite, il sert dans un Régiment Colonial en 1790. Se lançant…

8 janvier 2014

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27 mai 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf

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Né en 1760 à Saint-Quentin, de son vrai nom François Noël Babeuf, il est le fils de Marie-Catherine Ancherel et de Claude Babeuf, un employé des fermes royales de Picardie. A douze ans, il commence à travailler comme terrassier au canal de Picardie. A dix-sept ans, il devient apprenti chez…

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14 avril 2011
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