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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Benoit XVI, catéchèse sur le Curé d’Ars

by adminfhesp 20 mars 2015

A l’occasion de la fête du saint curé d’Ars ( mort le 4 août 1859), nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir une catéchèse prononcée par le pape émérite au cours de l’audience générale du mercredi 5 août 2009.

Chers frères et sœurs,

Dans la catéchèse d’aujourd’hui, je voudrais reparcourir brièvement l’existence du saint curé d’Ars en soulignant certains traits de celle-ci, qui peuvent servir d’exemple aux prêtres de notre époque, assurément différente de celle où il vécut, mais marquée, sous de nombreux aspects, par les mêmes défis humains et spirituels fondamentaux. C’est précisément hier que l’on fêtait les cent cinquante ans de sa naissance au ciel: il était en effet deux heures du matin le 4 août 1859, lorsque saint Jean Baptiste Marie Vianney, au terme de son existence terrestre, alla à la rencontre du Père céleste pour recevoir en héritage le royaume préparé depuis la création du monde pour ceux qui suivent fidèlement ses enseignements (cf. Mt 25, 34). Quelle grande fête il dut y avoir au Paradis pour l’arrivée d’un pasteur si zélé! Quel accueil doit lui avoir réservé la multitude des fils réconciliés avec le Père, grâce à son œuvre de curé et de confesseur! J’ai voulu saisir l’occasion de cet anniversaire pour proclamer l’Année sacerdotale qui, comme on le sait, a pour thème: Fidélité du Christ, fidélité du prêtre. C’est de la sainteté que dépend la crédibilité du témoignage et, en définitive, l’efficacité même de la mission de chaque prêtre.

Jean-Marie Vianney naquit dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles. Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier. Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter sur l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie.

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090805_fr.html

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Chroniques de la Bataille de Normandie - 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 28/ Opération « Bluecoat » (Troisième partie)

4 – LE XXXth CORPS A LA PEINE – Comparées à la situation que nous allons décrire, les avancées de Roberts et d’Adair peuvent être assimilées à des percées en profondeur. En effet, l’action du XXXth Corps de Bucknall est beaucoup moins brillante. – Déjà, dès le 30 juillet, la…

6 août 2014

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Chroniques de la Bataille de Normandie – 27/ Opération « Bluecoat » (Seconde partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 27/ Opération « Bluecoat » (Seconde partie)

2 – SUCCÈS POUR LES « TAUREAUX » DE ROBERTS (31 JUILLET – 2 AOÛT) – Durant la nuit du 30 au 31 juillet, les Royal Engineers nettoient les secteurs de progression des unités au sol parsemés des mines.  Ensuite, conformément à la procédure en vigueur chez les Britanniques, elle est précédée par un…

4 août 2014

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17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

1 – SITUATION OPÉRATIONNELLE AU DÉBUT DU MOIS D’AOÛT 1944 – Pour commencer il faut replacer la situation de la Bretagne dans le contexte opérationnel de l’été 1944. Avec le débarquement et la bataille de Normandie, la région a été quelque peu vidée des grandes unités de la Wehrmacht qui y stationnaient avant le…

17 août 2016

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20 mars 2015
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Histoire & Culture

Paysage bourguignon

by adminfhesp 16 mars 2015

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Paysage: Hautes alpes

Paysage: Hautes alpes

11 mars 2012

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Paysage alsacien

Paysage alsacien

28 août 2012

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La Baie du Mont St Michel

La Baie du Mont St Michel

26 février 2012

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16 mars 2015
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Histoire & Culture

1er octobre : Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne secondaire de la France

by adminfhesp 9 mars 2015

Religieuse carmélite française née à Alençon le 2 janvier 1873 et morte à Lisieux le 30 septembre 1897, Thérèse Martin fut canonisée en 1925, élevée au rang de « Patronne secondaire de la France » par Pie XII, en 1944′ puis proclamée « Docteur de l’Eglise » par Jean-Paul II en 1997.
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Rien d’apparemment extraordinaire dans la vie de cette sainte,  terrassée à seulement 24 ans par la Tuberculose. Une vie simple et discrète, faite d’ascèse et de renoncements ; rythmée par les offices, la prière, et le long silence du Carmel.

Mais une vie littéralement irradiée par l’Amour Divin et par le don de soi. Une vie d’abnégation et de courage dans l’épreuve. Une vie mue par la foi simple d’un enfant qui crie tout simplement sa misère et appelle au secours le Dieu qui sauve.

Animée par une soif inextinguible d’absolu et du besoin démesuré d’être aimée, Thérèse ressemble étrangement à beaucoup d’entre nous. Elle veut « tout » et ne peut « rien ». Voilà justement ce qui fait sa force : sa faiblesse extrême acceptée et offerte au bon Dieu, faisant directement écho aux paroles de l’apôtre : « Je ne mettrai mon orgueil que dans mes faiblesses (…)  lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » ( St Paul, Cor.12, 1-10)

La confiance est la clef de voûte de toute la doctrine théresienne ; elle est la voie royale vers la béatitude divine et le bonheur sans fin. Son unique source d’espérance…

« C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour »

Voir aussi http://www.carmel.asso.fr/-Sainte-Therese-de-Lisieux-.html

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Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

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Témoignage bouleversant d'un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Témoignage bouleversant d’un poilu remerciant sainte Thérèse, patronne secondaire de la France

Extrait de l’ouvrage Nous poilus. Plus forte que l’acier paru au cerf (mai 2014). La lettre est datée du 1er octobre 1915, signée de la main de l’adjudant V. Dardet, 274e d’infanterie, 23ème compagnie. « Et maintenant, ma chère cousine, voilà ce qui vient de m’arriver : Je viens d’échapper à la mort…

28 mai 2014

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FHE :

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ». Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée…

28 mai 2015

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9 mars 2015
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Histoire & Culture

Vins du Jura – 2

by adminfhesp 4 mars 2015

**** VIN DE PAILLE

Voici l’autre grande particularité viticole du Jura. Ce vin liquoreux est obtenu à partir des plus beaux grains de raisins blancs et rouges séchés au minimum pendant six semaines sur des lits de paille ou des claies.
2307_345_300_FSImage_0_14297_64986_BParfois même, on les sèche aussi dans des greniers bien aérés. Ainsi déshydratés et donc dotés d’une forte teneur en sucre, les grains sont ensuite pressés, entre Noël et fin février, avant d’être longuement vieillis en fûts pour fermentation. Lorsqu’ils seront mis en bouteille, les grains offriront un vin liquoreux à forte teneur en alcool.
Les Vins de Paille existent sous les appellations Arbois, l’Etoile et Côtes du Jura. Produit en petite quantité, il est réparti en petites bouteilles de 37,5 cl. On peut facilement le conserver un peu plus de dix ans.

8691640-raisins-de-sechage-pour-le-vin-de-pailleA l’œil, il offre une robe aux teintes ambres et orangées. Le nez est vif, révélant de la noix, de l’amande, de la noisette et de l’orange. L’alcool, la noix et l’écorce d’orange sont nettement perceptibles au palais.

Le Vin de Paille est à servir très frais (6°C) en apéritif comme en digestif, ainsi que sur des desserts comme les gâteaux au noix et au chocolat.

Recommandations personnelles : Domaines Grand et Baud.

***** MACVIN

Lui aussi liquoreux, il est produit à partir des vignobles situées au pied de Château-Chalon (donc sur des sols d’argiles du lias et du trias) et existe à la fois, en blanc, rouge et rosé !
Son élaboration est le fruit d’une recette des Abbesses de l’Abbaye de Château-Chalon. On l’obtient d’abord par fermentation des grains (Savagnin, Poulsard, Trouseau et Pinot Noir). A peine fermenté, il connaît l’ajout d’eau-de-vie de Franche-Comté « rassise », c’est-à-dire vieillie en fût de chêne pendant dix-huit mois. Ensuite, le Macvin se repose encore un an en fût de chêne car sa commercialisation ne peut se faire avant le 1er octobre de l’année suivant la récolte. On peut aussi le conserver durant trente ans.
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– Les Rouges

Leur robe est légèrement tuilée et brillante, le nez évoque les petits fruits rouges et le raisin sec. En bouche, il révèle des notes aromatiques.

– Les Rosés

D’une robe pâle, leurs arômes évoquent les petits fruits rouges pour le raisin sec et la griotte en bouche.

– Les Blancs

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Vignes du Château d’Arlay

Sa robe est jaune pâle à reflets verts. Ses arômes offrent des notes florales et fruitées, avec de la noix et du caramel. En bouche, il se révèle riche et frais.

Les Macvin sont à servir frais (10°C) à l’apéritif et sur de la cuisine comtoise.

****** ROSES ET CRÉMANT

Issus du Pinot Noir, du Poulsard et du Trouseau, les Rosés jurassiens sont frais et fruités autant en arômes qu’en bouche. On peut les déguster l’été sur une salade ou un plat de charcuterie.

Issus du Chardonnay, les Crémant sont fruités mais à boire jeunes, à l’apéritif, sur du Comté jeune ou au dessert.

Source : 
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du Vin, Paris

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Les vins du Jura - 1

Les vins du Jura – 1

Quoique restant dans l’ombre de leurs grands voisins de l’ancien Duché de Bourgogne, les vins du Jura, délivrent une palette de cépages qui font la diversité, la richesse et la renommée de cette région viticole. Certains domaines de production – comme le Château d’Arlay – remontent même à l’Epoque médiévale.…

18 septembre 2013

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Vins du Rhône - Rasteau

Vins du Rhône – Rasteau

On connaît beaucoup les vins du Rhône pour leurs bons et grands rouges, ainsi que pour le Muscat de Beaumes-de-Venise mais on connaît bien moins les vins doux produits non loin d’Avignon. Or, si les Rasteau n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Roussillon, Banyuls et Maury, ils n’en valent…

28 février 2014

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Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (2)

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (2)

1 – Crus de Chambertin Chambertin : Ses premières productions sont contemporaines de Philippe Auguste et de Saint Louis, avant qu’il ne soit considéré comme le Roi des vins en Europe sous Louis XIII et Louis XIV. Le vignoble de Chambertin occupe un excellent coteau qui monte jusqu’à 300 mètres. C’est…

24 décembre 2014

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4 mars 2015
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Histoire & Culture

31 octobre 1996 : Disparition de Marcel Carné

by adminfhesp 3 mars 2015

Né en 1906 à Paris dans le quartier des Batignolles, fils d’un ébéniste, Marcel Carné perd sa mère très jeune et est éduqué par sa grand-mère qui lui fait découvrir le cinéma. Le jeune garçon tombe très vite épris du Septième Art.
D’abord ébéniste, puis employé de banque et de compagnie d’Assurances, Marcel Carné obtient un poste d’assistant-réalisateur auprès de Jacques Feyder. Après son service militaire effectué en Rhénanie de 1928 à 1929, il retourne au cinéma comme assistant-réalisateur pour Richard Oswald, René Clair et toujours Jacques Feyder.

– Il réalise son premier film en 1936 (« Jenny »), avant de rencontrer Jacques Prévert qui va lui signer une grande partie de ses dialogues. De la collaboration de ce duo, naîtront des films d’une grande profondeur, embellis par un remarquable jeu de la caméra. En 1937 sort « Drôle de drame », avant l’exceptionnel « Hôtel du Nord », avec Louis Jouvet et Arletty. Viennent ensuite « Le jour se lève » et « Quai des Brumes » avec Jean Gabin et Michelle Morgan. Considéré aujourd’hui comme une œuvre de référence du Cinéma Français, « Quai des brumes » a été brocardé autant par Jean Renoir qui le considérait comme « fasciste », que par Lucien Rebatet qui dénonce « l’enjuivement de Carné ».

– Durant l’Occupation allemande, Marcel Carmé continue de réaliser. S’il ne se place pas dans l’illégalité, il fait en sorte de conserver la liberté de création. Il tourne alors deux de ses chefs d’œuvres, « Les visiteurs du soir », conte médiéval et surtout « Les enfants du paradis » avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Pierre Renoir. Carné dira plus tard lors d’un entretien donné au « Monde » :  « Le poids des Enfants du Paradis ne cesse de m’écraser. On attend de moi que je refasse le même film aujourd’hui. Comme si c’était possible ».

– Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Carné réalise « Les portes de la nuit » et « La fleur de l’âge ». Il va tourner jusqu’en 1991 mais beaucoup moins. Sortiront néanmoins des films comme « La Marie du port », « Juliette ou la Clé des songes », « Thérèse Raquin », « L’Air de Paris », « Les tricheurs », « Terrain vague », « Les jeunes loups », « Les assassins de l’ordre », « La merveilleuse visite » et « La Bible ». Son dernier film « La mouche » est resté inachevé.

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17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

Presque entièrement oublié aujourd’hui, Gérard Blain était considéré comme un acteur-réalisateur anarchiste de droite, du fait de son esprit indépendant et anticonformiste. – Né à Paris en 1930, en rébellion contre sa famille, il  quitte le foyer familial juste après l’école et va même jusqu’à tenter de s’engager dans les…

17 décembre 2015

Dans « Arts et lettres »

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

Né en 1901 à Luzarches, Claude Autant est le fils d’un architecte, Edouard Autant et de la Comédienne Louise Lara, Sociétaire de la Comédie française. Son père était aussi l’ami d’Auguste Rodin et de Georges Courteline. Il grandit alors dans un milieu politique plutôt de gauche et pacifiste. – Reçu…

5 février 2016

Dans « Non classé »

16 août 1972 : disparition de Pierre Brasseur

16 août 1972 : disparition de Pierre Brasseur

– Né en 1905, de son vrai nom Pierre-Albert Espinasse, père de Claude Brasseur et grand-père d’Alexandre, Pierre Brasseur était célèbre autant devant la caméra que sur les planches. Touché par le monde du spectacle par sa mère, Germaine Brasseur, il étudie au Conservatoire de Paris, puis au Conservatoire Maudel.…

16 août 2016

Dans « Arts et lettres »

3 mars 2015
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Histoire & Culture

Jean Matthieu Sérurier

by adminfhesp 2 mars 2015

Général français ayant autant servi Louis XV que Napoléon, Jean Matthieu Philibert Sérurier voit le jour le 8 décembre 1742 à Laon. Le Maréchal Marmont disait de lui : « Air sévère et triste […] figure austère […] Aimant bien, probe, désintéressé, homme de devoir et de conscience, il avait des opinions contraires à la révolution ». Cela n’a d’ailleurs jamais empêché Napoléon de l’apprécier pour son intégrité.
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– Il s’engage très jeune – à treize ans – dans la Milice provinciale de Laon et combat dans l’Armée Royale pendant la Guerre de Sept-Ans comme enseigne d’Infanterie. Il reçoit une blessure à Warburg en 1760. Après la Guerre de Sept-Ans, il sert au Portugal, au Régiment Beauce-Infanterie, puis en Corse et au Médoc-Infanterie. Promu Lieutenant-Colonel en 1788, il commande le 70e Régiment d’Infanterie à Perpignan en 1789. il doit faire face à l’agitation des soldats. Destitué de son commandement en 1792, il songe à émigrer mais est arrêté. Il est libéré et se réengage comme simple soldat à cinquante ans et se comporte courageusement contre les Austro-sardes dans l’Authion.

– Paul de Barras, l’homme fort du Directoire le promeut Général de Brigade dans l’Armée d’Italie en 1795. Il combat alors dans l’Armée d’Italie sous les ordres de Bonaparte et s’illustre à Mondovi et Castiglione (même si lors de la seconde, il commet une faute de manœuvre qui retarde l’échéance). En février 1797, il s’empare de Mantoue avant d’être nommé Gouverneur de Venise et rapporter les drapeaux ennemis au Directoire.

– Il combat de nouveau en Italie en 1799 sous les ordres de Jean Victor Moreau. S’il est victorieux à Pastrengo et Lucques, il est défait par le Général russe Aleksandr V. Souvorov à Verderio le 28 avril 1799 et fait prisonnier. Remis en liberté, il rentre à Paris. Bonaparte, alors Premier Consul, le nomme Sénateur. Vice-Président du Sénat en 1802, il est ensuite élevé à la Dignité de Maréchal de France en 1804, puis Gouverneur des Invalides et Commandant de la Garde Nationale en 1808.
Fin mars 1814, il ordonne que soient brûlés, dans la cour des Invalides, tous les drapeaux pris à l’ennemi depuis les guerres de Louis XIV.

– Il se rallie à Louis XVIII lors de la Première Restauration et est nommé Pair de France. Rallié à l’Empereur lors des Cent Jours, Jean-Matthieu Sérurier reste toutefois au-dehors de toute activité militaire. Lors de la Seconde Restauration, il fait partie des Maréchaux d’Empire qui votent la mort de Ney. Ceci-dit, il est déchu de sa dignité de Pair de France par Louis XVIII, dignité qu’il recouvre en 1818.

– Le Maréchal Sérurier s’éteint à Paris le 21 décembre 1819. Napoléon disait de lui : « Il avait conservé toutes les formes et la rigidité d’un major. Il était fort sévère sur la discipline et passait pour aristocrate …Il avait moins d’élan que (Masséna et Augereau) mais il les dépassait par la moralité de son caractère, la sagesse de ses opinions politiques et la sûreté de son commerce ».

Source :
– http://www.napoelon1er.perso.neuf.fr

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François de Chevert

François de Chevert

Rare roturier à avoir acquis ses quartiers de noblesses par le sabre, François Chevert voit le jour le 2 février 1695 à Verdun. Il s’engage comme simple soldat à onze ans seulement dans le Régiment de Carné et grimpe les échelons de la hiérarchie militaire. Le 9 décembre 1710, Chevert…

24 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

2 mars 2015
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Histoire & Culture

30 avril 1315 : Pendaison d’Enguerrand de Marigny

by adminfhesp 2 mars 2015

Né à Lyons-la-Forêt vers 1260 au sein d’une vieille famille de barons normands, Enguerrrand de Marigny sert d’abord comme Écuyer de Hugues II de Bouville, avant d’entamer une carrière de légiste.

– Remarqué par le Roi Philippe IV le Bel,
Enguerrand de Marigny devient Secrétaire et Chambellan du Roi de Fer tout en étant attaché à la Reine Jehanne de Navarre comme Panetier. Sa place favorisée lui permet d’épouser Jehanne de Saint-Martin, filleule de la Reine. En 1306, il remplace Pierre Flote tombé à Courtrai en temps que Coadjuteur du Royaume, soit le bras droit du Souverain dans la gestion administrative du Royaume. Il préside aussi une Chambre des Comptes en Normandie.

– Cultivé, intelligent et loyal, Enguerrand de Marigny appuie fidèlement son Souverain que ce soit dans le conflit qui oppose Philippe le Bel au Pape Boniface VIII, dans le conflit face à Robert III de Flandres. Il devient néanmoins très impopulaire lors de la dévaluation de la Livre Tournois.
En 1309, Philippe le Bel nomme Marigny Gardien du Trésor, ce qui a pour effet de lui attirer la défiance des Princes de sang, notamment celle de Charles de Valois, frère du Roi défun.

– En 1314, Philippe le Bel meurt après une chasse. Enguerrand de Marigny n’a plus d’appui à la Cour et est victime de la vindicte des grands seigneurs et des princes. Influencé, Louis X le Hutin fait condamner Enguerrand pour l’altération de la monnaie et la création de taxes, ainsi que pour des accusations – souvent infondées – de crimes, de saccage des forêts royales et d’organisation de la disette qui frappa le Royaume.

– Il est d’abord emprisonné au Temple puis pendu au gibet de Montfaucon le 30 avril 1315. Mais Louis X, pris de remords, fit réviser le procès de Marigny. Le corps du grand conseiller de Philippe le Bel fut donc dépendu et enseveli après office au collège des Chartreux de Paris, avant d’être transféré en l’église d’Ecouis.

Son frère Jehan de Marigny fut successivement Evêque de Senlis, de Beauvais, Archevêque de Rouen et Chancelier de France durant le règne de Philippe VI.

Source :
www.noisylesec-histoire.fr

Lire aussi :
Maurice Druon : Les Rois Maudits,

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Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

2 mars 2015
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Histoire & Culture

Brève – 6 mai : Fête du Bienheureux François de Montmorency-Laval, Premier Évêque de Québec

by adminfhesp 28 février 2015

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Né en 1623, issu de la haute noblesse française, ordonné prêtre en 1647, François de Montmorency-Laval devient Evêque de Pétrée (Pétra) mais demande ensuite de partir évangéliser le Tonkin. Ce sont néanmoins les Jésuites du Canada qui le réclament et le Pape Innocent X demande à François de partir en Nouvelle-France en 1659.

Devenu Evêque de Québec et d’Acadie, il entreprend d’évangéliser les Amérindiens tout en les protégeant des ravages de l’alcool, dus aux trappeurs et marchands qui échangent de l’eau de vie contre des fourrures. Vivant lui-même chichement, il parcourt inlassablement son diocèse, baptise, confesse, fonde le premier séminaire du Canada et visite les malades de l’Hôtel-Dieu.

Il s’éteint le 6 mai 1708 à Québec en ayant donné tout son argent aux pauvres.
Béatifié en 1980 par Saint Jean Paul II. La grande université de Québec porte son nom.

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13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

13 mars 1854 : Disparition du Comte Joseph de Villèle

S’il fut l’une des têtes pensantes du Parti Ultra sous la Restauration, ce qui lui valut une forme d’ostracisme historique et mémoriel, Joseph de Villèle, Ministre de Louis XVIII et de Charles X fut une personnalité sans doute plus modérée qu’on ne le pense, partisan d’une politique internationale prudente et…

13 mars 2016

Dans « Grands personnages politiques »

12 avril 1704 : Mort de Jacques Bénigne Bossuet dit

12 avril 1704 : Mort de Jacques Bénigne Bossuet dit « l’Aigle de Meaux »

– Né en 1627 à Dijon dans une famille de magistrats, il entre dans la carrière ecclésiastique après des études au Collège de Navarre à Paris. D’abord diacre à Langres (1648), il se consacra ensuite à la méditation, l’étude de la théologie et la conversion des Protestants. Remarquable prédicateur et…

12 avril 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

28 février 2015
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Histoire & Culture

Campagne d’Alsace 1944-1945 – Sixième partie (la Poche de Colmar)

by adminfhesp 25 février 2015

6 – L’attaque de la 1re DMI (DFL) sur l’Ill et le combat de Grussenheim

– Le 22 janvier, Garbay et son état-major installent le PC divisionnaire dans une école de Scherwiller. Il fait toujours un temps glacial (- 23°C) et les soldats de la division, fatigués, grelottent. « Nous ne sommes pas des Russes pour attaquer par un temps pareil » écrit le Colonel Bernard Saint-Hillier. La 4e Brigade du Colonel Delange a presque disparue après les combats d’Obenheim. La division reçoit le renfort du GTV  mais la coopération avec les hommes de Leclerc va s’avérer exécrable.

– Le 23 janvier, Garbay lance la 2e Brigade du Colonel Bavière et la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère (DBLE) d’Arnault à l’assaut. En dépit du terrain boisé, Légionnaires et Tirailleurs remportent plusieurs succès. Le 1re Bataillon de la Légion Etrangère (BLE) de Gabriel Brunet de Sairigné s’empare d’Illhausern et y franchit l’Ill. En revanche, le 2nd BLE du Commandant Jean Simon échoue à déborder Elsenheim. Le 24, le 2nd BLE et le BM 11 (Capitaine Boucard) tentent de prendre la localité mais sans succès. Le BM 5 (2nde Brigade) du Capitaine Hautefeuille échoue lui aussi à franchir l’Ill. Garbay demande alors l’intervention du Groupement Tactique V mais le nouveau de cette unité mixte, Adolphe Vézinet (qui a remplacé de Guillebon), refuse d’engager ses chars et ses fantassins portés (J-Ch. Notin). La rage s’empare de l’état-major de la 1re DMI qui trouve un allié en la personne du Général Jean Touzet du Vigier, tout juste nommé Gouverneur Militaire de Strasbourg. Soldat loyal et officier résistant de la première heure (1), l’ancien commandant de la « Saint Louis » appelle Vézinet et n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’attitude de l’officier du GT V : « Que vous laissiez tuer des gens de n’importe quelle autre division de la Ire Armée, ça se comprendrait car vous ne les aimez guère. Mais pas ceux de la 1re DFL ! »  Propos auxquels Vézinet rétorque qu’il n’a d’ordres à recevoir que de son chef, le Général Leclerc, qui ne lui a pas ordonné d’appuyer une attaque d’infanterie. Pour Garbay et Saint-Hillier, la coupe est pleine. En plus de l’état-major de la Ire Armée, voilà qu’il faut croiser le fer avec la 2e DB ! Finalement, Garbay et Saint-Hillier font passer le GT V (501e RCC, 3/RMT, 3/RMSM, 2/RBFM, 11/64e RA et 2/13e BG) par le secteur tenu par l’aile gauche de la 3rd US Division et le Sous-Groupement Sarazac nettoie les bois qui gênent la 13e DBLE.

– Les Allemands tenant encore Elsenheim, la 13e DBLE  attaque alors en direction de Grussenheim. Le 27 janvier, le 3e BLE du Commandant Lalande progresse vers le Carrefour 177 où il effectue sa jonction avec le GT V. Le Sous-Groupement Putz doit établir une tête de pont sur la Blind au nord-ouest de Grussenheim avec l’aide d’éléments du 1er Bataillon du Génie de la DMI-DFL. La Blind est une rivière encaissée et non-gelée malgré le froid qui mesure 3-4 m de larges et 80-100 cm de profondeur. En parallèle, le 1er BLE de Sairigné arrive à pied depuis Bergheim (10 km à pied dans la neige), avant d’expédier sa 3e Compagnie et la 2nde Compagnie du 501e Régiment de Chars de Combat (Capitaine de Witasse) sur le Carrefour 177. Malheureusement, Légionnaires et équipages de chars ne tardent pas à essuyer un violent barrage de l’artillerie allemande. A 16h00, la 3/1er BLE franchit la Blind avec les chars « Ulm »  et « Auerstaedt » et par le M10 « Le Phoque » du 2nd Escadron du RBFM. Plus à l’ouest, la 1re Cie du 1er BLE et la 12e Cie du Régiment de Marche du Tchad franchissent aussi la Blind pour établir une seconde tête de pont de 300 mètres de long. A 17h00, les Français s’installent et deux heures plus tard, sous le couvert de la nuit, les équipes du 1er BG commencent à installer un pont sur la Blind. Les reconnaissances lancées par le même bataillon n’indiquent aucune présence allemande.

Gabriel Brunet de Sairigné

Gabriel Brunet de Sairigné, commandant du 1er BLE

– Mais à 22h30, les Allemands déclenchent un violent tir de barrage sur les Français avec mortiers, obusiers et mitrailleuses lourdes. Une section du Génie est anéantie et l’ennemi lance une contre-attaque  de nuit avec Grenadiers lourdement armés portant des capes blanchs et Jagdpanther du Pzjäg-Abt. 654 bien dissimulés sous le couvert des arbres et des aides. Légionnaires et Fantassins portés du Tchad luttent comme ils le peuvent Les Howitzer M1 de 105 mm du 11/64e Régiment d’Artillerie qui assurent la couverture ouvrent le feu à l’ouest de Grussenheim, pendant que ceux du 1er Régiment d’Artillerie déclenchent leur tir sur la zone sud sur la rive est de la Blind. Les fantassins de Séraigné et ceux du RMT réussissent finalement à repousser les assaillants à l’arme légère mais subissent de lourdes pertes. Le 1er BLE a eu près d’une centaine de tués. Le GT Vézinet déplore la perte de 180 hommes dont le Lieutenant-Colonel Joseph Putz, l’un des premiers ralliés à la France Libre. Le 30-31 janvier, Garbay et Leclerc décident d’arrêter temporairement les frais. Leurs hommes sont fatigués et le temps est toujours aussi sibérien. C’est le 1er février que le SG Sarazac, les Tirailleurs du BM 21 (Commandant Oursel) et des éléments du 1er Régiment de Fusiliers Marins (Pierre de Morsier) finissent par prendre Elsenheim et Marckolsheim.

– Mais l’épreuve des armes ne calme pas les esprits dans les états-majors, comme le note toujours Jean-Christophe Notin (2). Le 29 janvier, au regard des pertes, Leclerc demande que le GT V ne soit engagé qu’avec le soutien de 2 Bataillons d’Infanterie « en bon état » et avec le soutien des chasseurs-bombardiers. Bernard Saint-Hillier enrage alors contre le chef de la 2e DB qu’il accuse d’attaquer seulement quand bon lui semble et surtout quand il est sûr de remporter un succès. Le jugement est bien sévère car Leclerc a bien fait donner sa cavalerie dans les combats de janvier 1945. En revanche, l’animosité des vieux FFL va toujours à Joseph de Goislard de Monsabert, accusé une fois de plus d’avoir gaspillé les forces de la 1re DFL. C’est dans les rangs des Légionnaires que l’on en veut le plus au chef du IInd Corps, le Commandant Arnault, patron de la « 13 » refuse catégoriquement de lui serrer la main après la prise d’Elsenheim. Pour la DMI-DFL, la campagne d’Alsace va s’arrêter là. Elle doit être retirée en vue d’un redéploiement contre les Poches de l’Atlantique. Sauf que ce sont les Alpes-Maritimes (Authion) qui lui sera attribuée. Néanmoins, – toujours pour reprendre les propos de Notin – la plupart des anciens d’Afrique, d’Italie et de Provence percevront ce nouveau comme une injustice. Eux qui avaient formé la première unité combattante contre les Nazis et leurs Alliés, voilà qu’on leur refusait le franchissement du Rhin et l’entrée en Allemagne. Certains en voudront énormément à de Gaulle de ne pas les avoir défendus et ce, au profit des forces de de Lattre.

[Suite]

(1) : Voire sur ce même blog : Jean Touzet du Vigier, commandant de la Saint-Louis
(2) : In NOTIN J-Ch. : Le Général Saint-Hillier. De Bir-Hakeim au putsch d’Alger, Perrin

Remerciements tout particuliers à Patrice S. pour ses précieuses informations.

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Campagne d'Alsace 1944 - Cinquième partie (la Poche de Colmar)

Campagne d’Alsace 1944 – Cinquième partie (la Poche de Colmar)

7 – SECONDE PHASE DE LA BATAILLE DE LA POCHE DE COLMAR 1 – Plans franco-américains – Bien que les Allemands passent à l’attaque dans le nord de l’Alsace, Jacob L. Devers prépare une nouvelle offensive contre les 700 km2 que la Poche de Colmar. Le renseignement allié, dont la…

20 janvier 2015

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10 - 15 avril 1945 : la 1re DFL perce le massif de l'Authion

10 – 15 avril 1945 : la 1re DFL perce le massif de l’Authion

– Dans le cadre de la Campagne des Alpes de 1945 (que je détaillerai dans un article plus fourni), le Général Doyen déclenche l’opération « Canard » afin de conquérir le Massif de l’Authion dans les Alpes-Maritimes. Ce sont les « vieux » FFL de la 1re Division de la France Libre du Général Pierre…

14 avril 2015

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Général Paul Lengentilhomme

Général Paul Lengentilhomme

Fils d’un receveur des contributions directes normand, Paul Louis Victor Marie Legentilhomme voit le jour à Valognes (Manche) le 26 mars 1884. Après sa scolarité, il intègre l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « La Dernière du vieux Bahut » en 1905. A sa sortie en 1907, il choisit l’Infanterie et se…

23 mai 2014

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25 février 2015
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Histoire & Culture

Robert Surcouf

by adminfhesp 21 février 2015

Véritable célébrité en Bretagne et tout particulièrement à Saint-Malo, Robert Surcouf reste sans doute le marin le plus célèbre du Consulat et de l’Empire mais aussi le plus talentueux corsaire de cette époque.
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Issu d’une famille de noblesse aux origines normandes, les Surcouf de Maisonneuve, Robert Surcouf voit le jour le 12 décembre 1773 à Saint-Malo dans la rue Pélicot ou dans la rue de la Bertaudière selon différentes sources, de Charles-Ange Surcouf et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais, commerçants.

Destiné à la prêtrise, le jeune Robert entre au Collège de Dinan en 1787 tenu par des prêtres. Mais ce robuste jeune homme révèle déjà un caractère intrépide et s’échappe avec fracas du collège et parcours sept lieues pour s’engager comme mousse sur « Le Héron ». Toutefois, au vu de ses aptitudes et de son instruction, il devient bientôt apprenti-navigant sans solde mais échappe aux corvées. Cette situation à bord lui permet d’acquérir des compétences en matière de navigation.  En 1789, après avoir navigué dans l’Atlantique, il embarque en tant qu’officier sur un navire négrier, « L’Aurore » commandé par le Capitaine de Tardivet qui fait route vers l’Île de France (Île Maurice). Surcouf peut alors démontrer de bonnes aptitudes dans la navigation comme dans la vie à bord et le maniement des armes malgré son jeune âge et se distingue particulièrement lorsque le navire fait naufrage dans le Canal du Mozambique.

Après trois ans de navigation, Robert Surcouf rentre en France pour s’embarquer immédiatement sur le « Courrier d’Afrique » à destination du Mozambique, puis sur « La Revanche » pour Madagascar et sur la « Bienvenue » comme Timonier. Rentré une seconde fois en France en 1792, il y découvre la nouvelle situation politique et militaire. Il s’engage d’abord sur un navire négrier, « Le Navigateur » à destination du Mozambique avant de s’engager comme Lieutenant dans Marine de guerre pour combattre les Anglais.

D’abord officier en second sur « La Cybelle », il connaît son baptême du feu le 22 octobre 1794 lors du premier combat de la Rivière Noire contre les HMS « Centurion » et « Diomede » commandés par le Commodore Osborne. Il s’y distingue particulièrement mais préfère très vite la guerre de course au combat pont contre peu.

En 1795, il prend le commandement de « L’Emilie » (30 hommes et 4 canons) dans l’Océan Indien. Croisant au large du Bengale, de la Birmanie, de l’embouchure du Gange, il arraisonne déjà trois navires anglais. Ayant pris ensuite le commandement du « Cartier » (1796) plus performant que « L’Emilie », il arraisonne d’abord le « Diana », un navire américain sans commettre d’exaction envers l’équipage et les passagers, avant de croiser la route du « Triton », un navire britannique. Avec seulement 18 hommes, Robert Surcouf s’empare du « Triton » et défait les 150 hommes d’équipage après s’être approché en arborant un drapeau anglais au mât. Toutefois, les prisonniers anglais seront transbordés en toute sécurité sur le « Diana », geste que la presse anglaise se fera même l’écho.

Après avoir rendu le « Diana » à son propriétaire, Robert Surcouf repart à bord du « Triton » en direction de la France. Sauf qu’arrivé en Métropole, il découvre un pays en proie à la famine et voit toute sa cargaison confisquée par l’administration du Directoire. En face, on invoque le fait qu’il n’avait pas d’autorisation du Gouvernement pour pratiquer la Guerre de Course. C’est aussi pendant cette escale qu’il est initié à la franc-maçonnerie dans la Loge de « La Triple Espérance » mais en partira bien vite.

En 1798, Surcouf arme « La Clarisse » en vue de repartir dans l’Océan Indien. Il compte cette fois 105 hommes d’équipage et 18 canons. Arrivé d’abord à l’Île de France, il arraisonne 2 bricks anglais et 2 portugais, puis ensuite 2 autres navires de commerce anglais avant de faire route vers Sumatra. Le 11 novembre, il capture de vive force le HMS « Auspicious » au large de Sumatra et s’empare d’un butin équivalent à 1 million de francs. Il échappe ensuite à la capture en devançant la « Sibylle » dans le Golfe du Bengale et parvient à se réfugier à l’Île de France. Au vu de ses exploits, Surcouf devient très vite un personnage très populaire dans les îles comme en France.

De retour en France, il se trouve à Bordeaux quand il effectue la visite d’un nouveau vaisseau corsaire baptisé « La Confiance » , vaisseau de 364 tonneaux embarquant 150 hommes et 18 canons. C’est alors que les armateurs lui proposent le commandement qu’il accepte bien volontiers.
Reparti affronter la Royal Navy dans l’Océan Indien, Surcouf capture un brick danois, les HSMS « Praise » (trois-mâts), l’ « Harriet » et le « Tiger ». Le 7 octobre 1800, le malouin accomplit son combat le plus célèbre. Après une habile manœuvre, il aborde le HMS « Kent » (400 hommes, dont une bonne proportion de fusiliers embarqués* et 40 canons) et capture le navire aux prix de 20 tués et blessés contre 70 à l’ennemi. En ramenant le lourd vaisseau à l’Île de France, Surcouf reçoit un accueil triomphal. Ses exploits incitent alors les Anglais à mettre sa tête à prix pour l’équivalent de 5 millions de francs. C’est notamment à l’issue de cet affrontement que Surcouf aurait eu le célèbre échange verbal avec le commandement du Kent.
« – Vous Français vous battez pour l’argent et nous pour l’Honneur.
– On se bat pour ce que nous ne possédons pas ! »

Après un retour particulièrement romanesque en France, Surcouf débarque à La Rochelle en 1801. Il décide alors de mener une vie d’armateur. Il s’installe dans une malouinière de la cité fortifiée de Saint-Malo se marie ensuite avec Marie-Catherine Blaize de Maisonneuve. De cette union naîtront sept enfants.

Après la rupture de la Paix d’Amiens en 1803, Napoléon convoque offre le titre de Capitaine de Vaisseau à Surcouf ainsi que le commandement de 2 frégates dans l’Océan Indien. D’abord tenté, il refuse car il estime que cela le rendrait dépendant d’un commandement qui pourrait ne pas lui laisser sa liberté d’action. Toutefois, il conseille au futur Empereur de privilégier la guerre de course au lieu des batailles rangées. Ce refus n’empêche pas Napoléon d’octroyer la Légion d’Honneur à Surcouf le 18 juillet 1804.
Toutefois, l’armateur malouin profite de son importante fortune pour équiper des navires de courses. Mais il n’obtient pas les résultats escomptés que lorsqu’il était à la barre.

En 1807, Robert Surcouf décide de reprendre la mer et embarque sur un trois-mâts baptisé « Le Revenant » , équipé de 20 bouches à feu et pouvant filer à 12 nœuds. Après avoir arraisonné plusieurs navires anglais, il force le blocus de l’Île de France et reçoit un nouvel accueil triomphal. Seulement, il s’entend très mal avec le Gouverneur Decaen. Sourcouf repart ensuite pour le Golfe du Bengale où il capture plusieurs navires anglais qui ne prennent pas le risque de combattre. De retour à l’Île de France, Surcouf a la mauvaise surprise de se voir confisquer l’un de ses navires par un Decaen jaloux des succès du malouin. Bientôt, ce sont les biens du corsaire dont le Gouverneur s’empare. Une querelle va opposer les deux hommes et il faudra l’intervention favorable de l’Empereur pour que Surcouf recouvre ses biens en 1810. Il retourne en France en 1808 à bord du « Charles » après avoir laissé son commandement à Joseph Potier qui ne déméritera pas. Le « Revenant » sera baptisé l’ « Iéna », mais ensuite capturé par les Anglais il sera repris par la « Bellone ».

Avec une nouvelle fortune de 8 millions de francs, il arrive à Paris où il est reçu par Decrès Ministre de la Marine qui lui dresse un rapport particulièrement élogieux. Reçu ensuite par Napoléon, Surcouf reçoit la dignité de Baron d’Empire.

Il se retire ensuite à Saint-Malo mais reprend temporairement du service en 1814 comme commandant de la Garde Nationale de la ville en prévention d’attaque anglaise. Durant les Cent-Jours il ne se rallie pas à l’Empereur et se consacre à ses activités d’armateur. Cela ne l’empêchera pas de commettre son dernier exploit après Waterloo en tuant en duel trois officiers prussiens l’un après l’autre avant de recommander aux autres de quitter le combat.

Ce grand marin s’éteint le 8  juillet 1827 dans sa ville natale. La capture de 47 navires britanniques et autres est à mettre à son actif.

Il a donné son nom à plusieurs navires dont le premier sous-marin reprenant le combat contre les Allemands en 1940. L’image de Robert Surcouf est toujours très populaire à Saint-Malo aux côtés de son prédécesseur René Duguay-Trouin et François-René de Châteubriand.

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17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

17 août 1944 : Libération de Saint-Malo

1 – SITUATION OPÉRATIONNELLE AU DÉBUT DU MOIS D’AOÛT 1944 – Pour commencer il faut replacer la situation de la Bretagne dans le contexte opérationnel de l’été 1944. Avec le débarquement et la bataille de Normandie, la région a été quelque peu vidée des grandes unités de la Wehrmacht qui y stationnaient avant le…

17 août 2016

Dans « Non classé »

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), Seigneur de Ferrières-en-Brie et de Villiers-Adam, officier au service d’Henri III et d’Henri IV. Cependant, la petite Louise se voit octroyer…

15 mars 2016

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

Figure incontournable de la Chouannerie, chef courageux et droit, Georges Cadoudal fut un remarquable meneur d’hommes et un fin organisateur. Sa fin tragique est sans doute aussi grande que sa vie. Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, né le jour de l’an 1771 à Kerléano, petit village…

25 juin 2015

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21 février 2015
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Histoire & Culture

Jean-Baptiste Marchand

by adminfhesp 21 février 2015

Cet officier français reste toujours attaché à la déconvenue de Fachoda mais sa carrière militaire en somme toute honorable qu’il a menée, en particulier durant la Grande Guerre restée occultée. Preuve en est que cet officier a cumulé cinq blessures durant ses années de service.
MMARCHAND
– Fils d’un menuisier bressan, Jean-Baptiste Marchand voit le jour le 22 novembre 1863 à Thoissey dans le département de l’Ain. Après l’obtention de son Certificat d’études, il entre chez les Frères des Écoles Chrétiennes. Sa vocation militaire vient assez tardivement puisqu’il débute par travailler comme assistant notaire. C’est en 1883 qu’il choisit d’embrasser la carrière des armes et s’engage à Toulon dans le 4e Régiment d’Infanterie de Marine comme simple soldat. Plutôt bien noté, il obtient le grade de Sergent avant d’être est reçu à la huitième place du concours d’entrée de l’École de Saint-Maixent qu’il intègre en 1886. Il en sort deux ans plus tard au trentième rang sur 450 élèves et obtient le grade de sous-lieutenant.

– A sa sortie de Saint-Maixent, le Sous-lieutenant Marchand rejoint la Coloniale à Dakar. En 1889, il participe à l’expédition contre la forteresse de Koundian au Mali. Il y est grièvement blessé mais sa conduite au feu lui vaut la Légion d’Honneur. Rétabli, il est placé aux ordres du Colonel Louis Archinard et participe à la Campagne contre le Sultan Amadou Tall, souverain Toucouleur qui mène des raids dans la région de Ségou. Marchand est blessé une fois de plus au bras à Diéna. En 1892,il  est nommé Résident à Sikasso auprès de Tiéba Traoré Roi du Kénédougou, avant de prendre aux opérations de pacification de la Colonne Bonnier.
Promu Capitaine, Jean-Baptiste Marchand retourne en France mais demande à repartir  en Afrique. Sa requête acceptée, il explore la Côte d’Ivoire, le Pays Baoulé et le Bandamana avant de participer aux opérations contre Samory Touré menée par le Colonel Humbert.

– En 1895, Jean-Baptiste Marchand reçoit le commandement de la Mission Congo-Nil qui doit traverser toute une partie du Sahara pour relier l’embouchure du Congo au Nil Blanc (Soudan). L’expédition compte 150 tirailleurs Sénégalais douze européens dont les Capitaines Germain, Baratier et Mangin, le Docteur Emily et le Lieutenant Fouque. La mission démarre en juillet 1896. En juillet 1898, Marchand arrive au poste de Fachoda au Soudan, sur les bords du Nil. Mais les hommes de la petite mission d’exploration française ont la mauvaise surprise de voir arriver l’armée anglo-égyptienne de Lord Horatio Kitchener qui mène une conquête systématique du cours du Nil après la victoire d’Omdourman (P. Milza). N’étant absolument pas en position d’affronter l’Armée britannique, Marchand est contraint de négocier avec Kitchener un retrait de Fachoda avant de gagner Djibouti quelques mois plus tard. Cet épisode est considéré comme un humiliant par l’opinion publique en France, ce qui ne l’empêche pas de considérer Marchand comme un héros. Le Capitaine français étant même promu Chef de Bataillon et au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur.

LeCommandantMarchand
– Après l’Afrique, Jean-Baptiste Marchand est promu Lieutenant-Colonel et prend part à l’expédition contre les Boxers à Pékin au sein de l’état-major du Général Adolphe Guillaumat. Promu ensuite Colonel, il est placé à la tête du 4e Régiment d’Infanterie de Marine. Suite au refus du Gouvernement Combes de l’envoyer en mission militaire à Saint-Pétersbourg, le Colonel Marchand retourne à la vie civile et embrasse une carrière politique dans la Droite nationaliste. Il sera élu Conseiller Général du Gard en 1913.

– Lors du déclenchement de la Grande Guerre, le Colonel Marchand reprend du service et est réintégré dans les unités Coloniale. Il prend d’abord le commandement de la Place Militaire de Belfort avant celui la 2nde Brigade d’Infanterie Coloniale, rattachée aux Savoyards et Dauphinois du XIVe Corps du Général Joseph Baret en Argonne. Marchand se comporte valeureusement, ce qui lui vaut une blessure à la jambe mais aussi la Croix de Guerre. Nommé Général de Brigade à titre temporaire en 1915, Marchand est ensuite placé à la tête de la 10e Division Coloniale qui comprend des Métropolitains, des Sénégalais et des Marocains. D’abord basée au Camp de Mailly en Champagne, la 10e Coloniale est d’abord déployée dans le secteur de Perthes-les-Hurlus en Champagne. Lors du déclenchement de l’Offensive de Castelnau le 25 septembre 1915, Marchand doit attaquer dans le secteur de la Ferme de Navarin. Les combats sont particulièrement âpres et sanglant. Le Général français est une fois de plus blessé au ventre au premier jour de l’attaque. Néanmoins, il est élevé au grade de Grand Officier de la Légion d’Honneur.

– De retour de convalescence en décembre 1915, il reprend la tête de sa division qui est déplacée dans la région d’Amiens, plus précisément dans le secteur Arnancourt-Dancourt au début 1916. A la fin de l’été, Marchand commande encore sa 10e Coloniale lors de la bataille de la Somme dans le secteur de Belloy-en-Santerre et y est nouvelle fois blessé et cité.
En avril 1917, Marchand commande toujours à sa division lors de l’assaut du Chemin des Dames. La 10e Coloniale rejoint ensuite successivement les secteurs de Verdun et de Saint-Mihiel.
En juin 1918, la 10e Coloniale est incorporée à la VIe Armée de Duchêne dans le secteur de la Marne. Marchand la mène alors avec succès lors des durs combats de la Seconde bataille de la Marne, notamment à Château-Thierry.

– Après la Grande Guerre, Jean-Baptiste Marchand quitte toute vie militaire. Il s’éteint le 13 janvier 1934 à Paris. Il sera inhumé dans son bourg natal de Thoissey.

Source :
– http://www.military-photos.com
– http://www.chtimiste.org

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Général Aubert Frère

Général Aubert Frère

Figure méconnue de la Résistance à l’occupant allemand, Aubert Frère a été l’un des seuls officiers supérieurs de l’Armée français, avec Charles Delestraint, à avoir payé de sa vie son engagement. Fils d’un agriculteur du sud de l’Artois et sixième d’une famille de onze enfants, Aubert Achille Jules Frères voit le…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Charles Mangin

Général Charles Mangin

Général réputé (à juste titre) dur, associé longtemps au sang du Chemin des Dames et à la création de la « Force Noire », Charles Mangin est aussi – et on l’oublie – l’un des grands artisans de la Seconde victoire de la Marne, celle de l’été 1918. – Fils de Ferdinand Mangin,…

12 mai 2016

Dans « Grande Guerre »

Fantassins de 1914 - Les Français (1)

Fantassins de 1914 – Les Français (1)

Le but est ici de vous présenter de manière descriptive les différents soldats mobilisés lors du début de la Grande Guerre par les différents belligérants. Dans cet article, il sera traité essentiellement des régiments composés des français de métropole ; les formations coloniales et de la Légion Étrangère feront l’objet d’autres…

8 mars 2014

Dans « Non classé »

21 février 2015
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Histoire & Culture

Nouvelle rubrique consacrée à Gustave Thibon !

by adminfhesp 18 février 2015

Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est avec joie que j’inaugure une nouvelle rubrique dédiée à  l’ immense penseur et moraliste français : Gustave Thibon ( 1903-2001), déjà abondamment cité sur votre blog. Une telle rubrique permettra de retrouver aisément de nombreuses pensées du philosophe susceptibles d’éclairer notre présent et de nous aider à mieux appréhender notre histoire.

A la fois paysan « enraciné » et pleinement ouvert à la transcendance, G. Thibon nous offre un véritable trésor d’aphorismes où la poésie ne cesse de rimer avec la vérité, sans fioriture ni coquetterie. Osons le dire, le génie semble planer sur l’oeuvre cet « homme de l’éternel » et défenseur inconditionnel de la vérité. Une boussole pour notre temps ? Oui. Une boussole et un témoin de la grandeur de la destinée humaine. Laissons donc la parole à l’intéressé qui nous montre, ici, en quoi le passé doit être honoré…

« Entre les conservateurs qui barrent l’avenir et les progressistes qui renient le passé, nous devons être avant tout les hommes de l’éternel, les hommes qui renouvellent, par une fidélité éveillée et agissante, toujours remise en question et toujours renaissante, ce qu’il y avait de meilleur dans le passé. Car le passé ne nous intéresse pas en tant que tel ( nous ne sommes ni embaumeurs, ni gardiens de musée), mais comme support et matrice de l’avenir. Et si nous veillons sur les racines, c’est par amour pour les fleurs qui risquent de sécher demain, faute de sève. Toute civilisation digne de ce nom se reconnait à la fécondation perpétuelle du présent par le passé. »

Gustave  Thibon, Les hommes de l’éternel, Mame, 2012

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Gustave Thibon : un penseur de l'espérance

Gustave Thibon : un penseur de l’espérance

Lu dans Le Spéctacle du monde :  » Gustave Thibon demeure certainement le penseur français d’après la Seconde Guerre mondiale le plus clair, le plus profond et le plus édifiant. Il incarne l’homme religieux de l’ancienne France qui combat les affres du monde moderne tout en conservant un scepticisme de bon aloi. Mystique chrétien…

1 septembre 2012

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G. Thibon : Vertu chrétienne d'espérance et mythe du Progrès...

G. Thibon : Vertu chrétienne d’espérance et mythe du Progrès…

« La vertu chrétienne d’espérance n’a aucun rapport avec le mythe du progrès. Quand un Mistral nous exhorte à « la foi dans l’an nouveau », cette confiance dans l’avenir, fondée sur la communion aux sources de l’être, n’a rien de commun avec « le sens de l’histoire » des progressistes modernes. Ce n’est pas…

9 mars 2015

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FHE :

FHE : « La mémoire tournée vers l’avenir »

« Tournés vers l’avenir », tout en contemplant notre passé, telle est le combat que nous menons, depuis maintenant trois ans, à travers « France-Histoire-Espérance ». Depuis quelques mois, je cherchais une devise qui convienne, de manière plus juste, à une telle entreprise, exprimant en peu de mots l’essence de notre engagement. Ainsi, m’est apparue  « La mémoire tournée…

28 mai 2015

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18 février 2015
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Histoire & Culture

28 janvier 2005 : Disparition de Jacques Villeret

by adminfhesp 16 février 2015

Né en 1951 en Touraine d’un père algérien et d’une mère française, Jacques Villeret suit les cours du Conservatoire de Tours et monte sur les planches.
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– C’est Yves Boisset qui le fait entrer dans le milieu du cinéma dans « R.A.S ».  Boisset fait encore appel à lui pour
« Dupont Lajoie ». Jacques Villeret est ensuite remarqué par Claude Lellouch qui lui confie des seconds puis divers premiers rôles dans « Toute une vie », « Le Bon et les Méchants », « Si c’était à refaire », « Robert et Robert » (César du meilleur second rôle masculin), « Les Uns et les Autres » et  « Edith et Marcel ».

– Avec son physique ingrat et son visage sympathique, Jacques Villeret se trouve ensuite à l’affiche de divers films comme « La soupe aux choux » (Jean Girault) avec Louis de Funès et Jean Carmet, « Danton » (Andrzej Wajda), « Circulez y a rien à voir » (Patrice Leconte), « Papy fait de la Résistance » (Jean-Marie Poiré), « Les Morfalous » (Henri Verneuil), « Dernier été à Tanger » (Alexandre Arcady) et « Le Bal des casse-pieds » (Yves Robert). Il obtient le César du Meilleur Acteur pour son rôle mythique de François Pignon dans « Le dîner de cons » de Francis Veber. Villeret y crève l’écran en sympathique maladroit expert en bourdes et adepte du maquettisme en allumettes.

– A la fin de sa carrière, on le retrouve dans « Les enfants du marais » de Jean Becker aux côtés de Jacques Gamblin et d’André Dussolier, « Un crime au paradis » et « Effroyables jardins » (toujours réalisés par Jean Becker), « Vipère au poing » (Philippe de Broca) et « Les âmes grises » (Yves Angelo).

– Il s’éteint brusquement le 28 janvier 2005. Jacques Villeret a été confronté à de forts problèmes d’alcool durant sa vie.

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17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

Presque entièrement oublié aujourd’hui, Gérard Blain était considéré comme un acteur-réalisateur anarchiste de droite, du fait de son esprit indépendant et anticonformiste. – Né à Paris en 1930, en rébellion contre sa famille, il  quitte le foyer familial juste après l’école et va même jusqu’à tenter de s’engager dans les…

17 décembre 2015

Dans « Arts et lettres »

19 janvier 1979 : Disparition de Paul Meurisse

19 janvier 1979 : Disparition de Paul Meurisse

Autre grande figure du cinéma populaire des années 1960 avec sa belle allure aussi ténébreuse que placide, Paul Meurisse est resté célèbre aux yeux du public français pour avoir incarné le Commandant Théobald Drommard dans la série de films « Le Monocle ». – Paul Meurisse voit le jour le 21 décembre…

19 janvier 2016

Dans « Arts et lettres »

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

5 février 2000 : Disparition de Claude Autant-Lara

Né en 1901 à Luzarches, Claude Autant est le fils d’un architecte, Edouard Autant et de la Comédienne Louise Lara, Sociétaire de la Comédie française. Son père était aussi l’ami d’Auguste Rodin et de Georges Courteline. Il grandit alors dans un milieu politique plutôt de gauche et pacifiste. – Reçu…

5 février 2016

Dans « Non classé »

16 février 2015
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Histoire & Culture

Lecture : Gustave Thibon, « La leçon du silence »

by adminfhesp 15 février 2015

Voici une « perle »,comme on dit, qui vient de paraître aux éditions Desclee de Brouwer (DDB), signée Raphael Debaillac, et qui constitue une véritable porte d’entrée dans l’oeuvre du philosophe et mystique. Ecrit dans un style remarquable cet ouvrage a le mérite d’établir des liens plus que pertinents  avec l’actualité. A lire !

Quatrième de couverture

« Loin de l’image grossière du paysan lettré conservateur, Gustave Thibon est un de nos penseurs profonds et dérangeants. Certainement parce qu’il a le souci des sommets.

Le plus souvent sous forme d’aphorismes, il renverse les catégories entendues à coup de paradoxes, démasque les apparences, quitte à offenser l’hédonisme et l’individualisme de nos sociétés modernes.

Tout à la fois véritable biographie intellectuelle et heureuse anthologie, cet ouvrage à l’écriture incisive ne se contente pas d’exposer une pensée mais réveille l’âme et la revigore. Parcourant les thèmes chers à Thibon, Raphaël Debaillac dégage les traits d’une personnalité animée par le souci de la vérité et ce, jusque dans l’épreuve de la nuit de la foi. Il offre ici un essai engagé, enraciné dans la pensée de Gustave Thibon.

«Qu’un jeune auteur l’ait entendu, qu’il lui fasse écho avec les mots qui sont les siens, que par surcroît il retrouve sa leçon non dans le silence d’une bibliothèque, mais dans les vicissitudes de l’action, constitue la plus belle preuve de l’actualité d’un philosophe.» Avant-propos de Philippe Barthelet. »

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Nouvelle rubrique consacrée à Gustave Thibon !

Nouvelle rubrique consacrée à Gustave Thibon !

Chères lectrices, chers lecteurs, C’est avec joie que j’inaugure une nouvelle rubrique dédiée à  l’ immense penseur et moraliste français : Gustave Thibon ( 1903-2001), déjà abondamment cité sur votre blog. Une telle rubrique permettra de retrouver aisément de nombreuses pensées du philosophe susceptibles d’éclairer notre présent et de nous aider à mieux appréhender…

28 février 2015

Dans « Non classé »

Le « suicide français » ou les savoureuses

Le « suicide français » ou les savoureuses « quenelles » de Mr Zemmour…

2014 : L’année de la « quenelle » ? « 2014 sera l’année de la quenelle où ne sera pas » C’était en substance ce qu’annonçait, dans son style caractéristique, Mr Mbala Mbala, alias Dieudonné, au mois de janvier dernier, dans l’une de ses vidéos ayant défrayé la chronique – et résisté…

2 novembre 2014

Dans « Non classé »

Gustave Thibon :

Gustave Thibon : « Le monde attend une révolution française chrétienne »

Voici un texte prophétique extrait de « Diagnostics », ouvrage publié au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Au-delà des maux de nos sociétés méthodiquement diagnostiqués par l’auteur, apparaissent de véritables perspectives de guérison. Ainsi, l’urgente nécessité pour notre pays est de renouer avec sa vocation chrétienne, abandonnée et trahie depuis la Révolution. Condition sine qua non…

27 mars 2014

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15 février 2015
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Histoire & Culture

26 octobre 1440 : Gilles de Rais meurt pendu

by adminfhesp 9 février 2015

Petit retour sur cet incontournable personnage de la Guerre de Cent Ans (à ce titre, peut-être plus célèbre encore que Richemont, Clisson ou les frères Bureau de la Rivière) qui reste encore affilié à l’une des légendes les plus noires de l’Epoque Médiévale.

Exécution_Gilles_de_Rais– Gilles de Rais (ou de Retz, de Rays) naît entre 1404 et 1405 au château de Champtocé-sur-Loire. Il est le fils de Guy II de Montmorency-Laval Baron de Retz et de Marie de Craon Dame de Champtocé et d’Ingrandes. Il a aussi un frère baptisé René. Par alliance, la famille de Laval était affiliée à Bertrand du Guesclin. Enfin, l’un des cousins de Gilles de Rais, André de Laval-Montfort Seigneur de Lohéac sera l’un des vainqueurs de la bataille de Castillon en 1453.

– En 1415, Gilles de Rais perd ses deux parents et est recueilli par son grand-père Jehan de Craon, un homme réputé brutal. Entre 1417 et 1422, chaperonné par son grand-père, Gilles de Rais se retrouve dans un violent conflit familial avec sa tante Beatrix de Montjean pour le contrôle des Seigneuries de Tiffauges et de Pouzauges. L’affaire remonte même jusqu’au Dauphin Charles (Charles VII), puisque le Chambellan de France Jacques Meschin de la Roche-Aireault n’est autre que le second époux de Beatrix de Montjean. Jean et Gilles finissent par séquestrer Beatrix de Montjean (ainsi que son beau-frère nommé Gilles Meschin de la Roche-Aireault) à Champtocé pour leur soutirer les propriétés de susmentionnées.
Toutefois, cela n’a pas empêché Jehan de Craon de marier son petit-fils à Catherine de Thouars qui n’est autre que la fille de Beatrix et donc sa cousine. Une pénitence leur fut toutefois imposée en raison de leur consanguinité. Il n’empêche que ce mariage lui apporte une très forte dot, les châteaux de Tiffauges et Pouzauges (aujourd’hui en Vendée), ainsi que plusieurs terres dans le Poitou.

– Gilles de Rais fait son apprentissage de la politique encore aux côtés de son grand-père. Ce dernier est partisan du Duc Jehan V de Bretagne contre la famille de Penthièvre. En 1423, Jehan de Craon négocie avec Yolande d’Aragon, belle-mère du Dauphin Charles, un rapprochement entre la Couronne de France et la Bretagne. Seulement, Jehan V s’évertuera à louvoyer entre Valois et Plantagenêt afin de maintenir son Duché dans une sorte d’indépendance de fait.

– Dès les années 1420, Gilles de Retz rejoint le camp du Dauphin Charles. Mais comme l’explique feu l’Historien Jacques Heers dans sa biographique consacrée au personnage, Gilles de Rais est un homme de son temps, à savoir un noble qui répond à la logique des Clientèles. Ces clientèles sont en fait une sorte de rassemblement de nobles autour d’une figure éminente de l’administration du Royaume en vue d’obtenir des récompenses, comme de s’assurer une protection politique et une ascension. En cela, Gilles de Rais fait partie de la clientèle du Chancelier (puis Chambellan) Georges de la Trémoille, qui a les oreilles du Dauphin.
Cela n’empêche pas le noble de l’Ouest de se distinguer au combat contre les Anglais. En 1427, lors de la campagne en pays du Mans, Gilles de Rais connaît la renommée avec la prise du Château du Lude. Le Dauphin Charles le remarque et le fait Maréchal de France en 1429. Gilles de Rais n’a que vingt-cinq ans. Même si son protecteur n’est guère favorable à la chevauchée de Sainte Jehanne d’Arc, Gilles de Rais rejoint avec enthousiasme les rangs de la Pucelle d’Orléans et combat avec bravoure d’Orléans à Reims. Lors du Sacre de Charles VII en la cathédrale de Reims, il reçoit même l’honneur de porter la Sainte-Ampoule. Après l’échec du siège de Paris, Gilles de Rais combat encore avec vaillance à Melun et à Lagny-sur-Marne.

– Dès 1432, Gilles retourne sur ses terres de Tiffauges avec une fortune absolument considérable. Fortune en partie issue de ses différents héritages. S’il ne se signale plus par les armes (sauf en 1436 lors d’une brève campagne dans le Maine), Gilles de Rais est connu pour vivre somptueusement et offrir des spectacles (Mystères) à très grands frais, comme à Orléans en 1435. C’est là que commence la fameuse légende noire.

– Dès l’année 1432, on signale la disparition d’enfants sur son domaine de Champtocé. Pour reprendre les propos exacts de Georges Minois, Gilles de Rais utilise des enfants pour s’adonner à des sévices pervers « qui feraient passer nos actuels pédophiles pour des enfants de chœur » (1). On le soupçonne aussi de se consacrer à l’Alchimie, à la recherche de la pierre philosophale et à l’adoration du diable. Pour tout cela, il est aidé par deux complices, Francesco Prelati (un jeune prêtre) et Eustache Blanchet.

– Inutile d’en dire davantage sur ce sujet ici, les actes noirs de Gilles de Rais ayant été souvent détaillés sinon fantasmés. Mais ce n’est pas tant pour ces actes qu’il sera arrêté. Ayant d’abord vendu les terres de Saint-Etienne-de-Mer-Morte à Geoffroy Le Ferron Trésorier du Duché de Bretagne, il tente de les reprendre. Mais Geoffroy Le Ferron en a déjà confié l’administration à son frère Jehan qui est prêtre tonsuré.
Gilles de Rais saisit alors Jehan Le Ferron alors que celui-ci célèbre la messe et le fait enfermer. Au regard du Droit canon, ce forfait constitue un acte de sacrilège. Geoffroy Le Ferron en avertit Jehan V de Bretagne qui confie aussitôt une enquête à son principal homme de confiance, Chancelier du Duché de Bretagne, Monseigneur Jehan de Malestroit Evêque de Nantes.
L’enquête aboutit le 29 juillet 1440. Faisant son rapport à Jehan V, Jehan de Malestroit charge Gilles de Rais des accusations de sacrilège, de sodomie, de meurtre, d’adoration du diable, etc. Le Duc de Bretagne doit se montrer prudent car le Maréchal de France a encore des appuis à la Cour de Charles VII, même si son principal protecteur Georges de la Trémoille a été destitué et emprisonné sept ans plus tôt.

– Arrêté le 19 septembre 1440 à Machecoul, Gilles de Rais est jugé dès le 8 octobre. Guillaume Capeillon, Président du Tribunal lui fait d’abord croire que le procès ne concernera que l’affaire de Saint-Etienne-de-Mer-Morte. Gilles tombe dans le piège avant de comprendre que les accusations vont plus loin. Furieux, il veut récuser le tribunal mais Jehan de Malestroit riposte immédiatement en le menaçant d’excommunication. Le très puissant Maréchal de France a les mains liées. Une semaine plus tard, Eustache Blanchet et Francesco Prelatti le lâchent et avouent les crimes contre les enfants et l’alchimie. Le 20 octobre, Gilles de Rais livre son effroyable confession :
« Pour mon ardeur et délectation de luxure charnelle, plusieurs enfants, en grand nombre, duquel nombre je ne suis certain, je pris et fis prendre, lesquels je tuai et fis tuer, avec lesquels le vice et péché de sodomie je commettais sur le ventre desdits enfants, tant avant qu’après leur mort et aussi durant leur mort, émettais damnablement la semence spermatique, auxquels enfants quelquefois moi-même, et autrefois d’autres, notamment par les dessus nommés Gilles de Sillé, le seigneur Roger de Briqueville, Chevalier, Henriet et Poitou, Rossignol, Petit Robin, j’infligeais divers genres et manières de tourments, comme séparation du chef et du corps avec dagues et couteaux, d’autres avec un bâton leur frappant sur la tête violemment, d’autres les suspendant par une perche ou un crochet en ma chambre avec des cordes et les étranglant, et quand ils languissaient, commettais avec eux le vice sodomique en la manière susdite, lesquels enfants morts je baisais, et ceux qui avaient les plus belles têtes et les plus beaux membres, cruellement les regardais et faisais regarder, et me délectais, et que très souvent, quand lesdits enfants mouraient, m’asseyais sur leur ventre et prenais plaisir à les voir ainsi mourir, et de ce riais avec lesdits Corillaud, Henriet, et après faisais brûler et convertir en poussière leurs cadavres par lesdits Corillaud et Henriet. » 

Inutile de dire que tout le tribunal est horrifié par ses mots.

– Le 22 octobre, vêtu de haillons, Gilles de Rais fait une confession publique. Et le 26, il monte sur le gibet. Sa légende noire le fait alors passer à la postérité. Son personnage nourrira bon nombre de productions littéraires et artistiques. Charles Perrault s’étant bien sûr inspiré de lui pour créer son célèbre personnage de Barbe Bleue.

(1) : voir MINOIS Georges : Charles VII, Perrin

Lire :
– HEERS Jacques : Gilles de Rais, Perrin
– LEWINO Frédéric & DOS SANTOS Gwendoline : 26 octobre 1440. Pendaison de Gilles de Rais, sodomite, pédophile et tueur en série, in Le Point, 26 sept. 2012

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

Olivier V de Clisson, Connétable de Charles VI

Olivier V de Clisson, Connétable de Charles VI

Personnalité quelque peu occultée par Bertrand du Guesclin, surnommé « Le boucher de Benon », Olivier V de Clisson reste l’un des plus grands capitaines de la Guerre de Cent Ans mais possède la particularité d’avoir servi dans les deux camps. – Fils d’Olivier IV de Clisson et de Jehanne de Belleville,…

23 avril 2015

Dans « Non classé »

26 septembre 1423 : « Besoigne » de la Brossinière ou de la Gravelle

26 septembre 1423 : « Besoigne » de la Brossinière ou de la Gravelle

Cette victoire française, ardemment souhaitée par Yolande d’Aragon, belle-mère du Dauphin, fut marqué par l’écrasement des Anglais commandés par William de la Pole Comte de Suffolk. – Yolande d’Aragon ne pouvait souffrir davantage les incursions et pillages menés par les Anglais dans ses possessions du Maine et d’Anjou depuis la Normandie. Sa…

26 septembre 2016

Dans « Epoque médiévale »

9 février 2015
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Histoire & Culture

26 juillet 1799 : victoire d’Aboukir

by adminfhesp 7 février 2015

La bataille d’Aboukir oppose donc l’Armée d’Égypte de Bonaparte épaulé par Desaix, Lannes et Murat (11 000 fantassins et cavaliers) à celle du chef Mamelouk Moustapha Pacha (16 000), opportunément allié aux Anglais.

Une première attaque française échoue en raison du piétinement de Desaix et de l’hésitation de Joachim Murat. Alors que Bonaparte attend le renfort de Kléber, les Mamelouks décident de couper les têtes des soldats français morts. Mal leur en prend, car ignorant les coutumes orientales, les soldats français déclenchent la furia francese qui surprend complètement Moustapha Pacha.

Les soldats de ce dernier, pris de paniques, refluent vers les flots de la Méditerranée, tentant de gagner à la nage le fort d’Aboukir.
Et c’est Murat qui se taille le beau rôle en contournant les lignes Mamelouk, en se prenant une balle dans la glotte en combat singulier contre Moustapha lui-même, juste avant de lui sectionner trois doigts sous la menace de lui couper « des choses plus importantes ».
Autre fait marquant de la journée de la journée, Bonaparte lui même qui ordonne au Colonel Bertrand – futur général – par deux fois blessés de « charger la canaille » (soit 1 000 turbans) avec 25 cavaliers. Et contre toute attente, les Mamelouks s’enfuient.

Conséquence de la victoire d’Aboukir, Bonaparte pourra regagner la France après avoir eu connaissance des défaites du Directoire. De leur côté, les Britanniques par la voix de Sidney Smith accuseront le Pacha d’être à l’origine de la victoire française.

Enfin, bien que pourchassé dans le désert par les Français, le chef Mamelouk restera insaisissable.

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Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d'Istrie

Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d’Istrie

Fils d’un médecin, Jean-Baptiste Bessières voit le jour le 6 août 1768 à Prayssac, un petit village du Quercy. Il se destine d’abord à la Médecine et débute ses études. Mais il change radicalement de voie lorsque éclate la Révolution française et s’engage dans les Grenadiers de la Garde Nationale…

1 mai 2016

Dans « Grande Armée »

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

Campagne de 1814 (Italie) - 8 février : Victoire du Prince Eugène au Mincio

Campagne de 1814 (Italie) – 8 février : Victoire du Prince Eugène au Mincio

En 1814, les Autrichiens veulent s’assurer le contrôle du Milanais en vue de reprendre l’ensemble du Royaume des Deux Siciles. Vienne veut remettre la main sur le Royaume de Naples que Napoléon a octroyé à son beau-frère Joachim Murat, l’époux de Caroline Bonaparte. Vienne envoie alors une armée sous le…

8 février 2016

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7 février 2015
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Histoire & Culture

13 septembre : Victoire du Grand-Couronné, Castelnau sauve Nancy

by adminfhesp 27 janvier 2015

Occultée par le Miracle de la Marne dont nous parlions hier, la victoire de la IIe Armée française après la retraite de Morhange n’en fut pas moins un exemple de retraite en bon ordre et de contre-attaque. En outre, elle permit de protéger le flanc droit de la contre-attaque de Joffre durant la Bataille de la Marne. Bien que ce front ne fut pas prioritaire pour les Allemands, l’Armée du Kaiser vit ses ambitions de prendre Nancy rapidement réduites à néant.

grand__couronneEn Lorraine, le dispositif français forme comme une équerre : la Ire Armée d’Auguste Dubail tient une ligne couvrant les Vosges jusqu’à la frontière suisse pendant que la IIe Armée d’Edouard de Currières de Castelnau protège une ligne allant de la Moselle à Pont-à-Mousson. La charnière entre ces deux Grandes Unités est formée à Lunéville par la 2nde Division de Cavalerie. Le général Capucin Botté comme le surnomme Clémenceau avec dédain (cf article sur E. de Castelnau), commande à 4 corps d’armées : IXe CA de Dubois (17e et 52e Divisions d’Infanterie, Division Marocaine), XVe CA d’Espinasse, formés de Marseillais et de Provençaux (29e et 30e DI), XVIIIe CA de Maud’huy (35e, 36e et 38e DI) et les Lorrains et Parisiens du XXe CA de Foch (11e et 39e DI et 70e Division de Réserve). Castelnau peut aussi compter sur l’appui du Groupement de Divisions de Réserve de Durant (59e, 68e et 73e DI), pendant que les 168e et 169e Régiments d’Infanterie protègent le camp retranché de Toul.


* MORHANGE

Lors du déclenchement de la Guerre, conformément au Plan XVII, la mobilisation de la IInde Armée s’effectue de manière quasi-impeccable. Rappelons notamment qu’Édouard de Castelnau fut le principal artisan du plan de mobilisation.

Au début du mois d’août, le XXe Corps de Foch s’arc-boute en demi-cercle devant Nancy. Il est alors encadré par le IXe (gauche – nord-ouest de Nancy) et le XVe CA (droite – sud-est de Nancy).
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Pendant près de deux semaines, la IInde Armée reste sur la défensive, attendant l’ennemi. Malheureusement, au vu de la situation critique dans laquelle se trouve le centre du dispositif général français en Champagne, Joffre retire à Castelnau les IXe et XVIIIe CA. Le 19 août 1914, Castelnau lance le XXe CA de Foch à l’assaut contre le point fort du dispositif de la VI. Armee allemande (Bavarois) du Konprinz Ruprecht. Le II. Königlich-Bayerisches-Korps (Corps Royal Bavarois) de Karl Ritter von Martini laisse les 11e et 39e DI avancer en feignant un retrait pour les forcer à venir se casser les dents sur un arc de cercle puissamment défendu Oron – Martille – Baronville – Morhange. La 39e DI de Dantant attaque bravement mais se fait refouler et ne peut disposer du soutien de la 68e DI de Brun d’Aubignosc.

Les choses se déroulent mieux du côté de la très bonne 11e Division (Balfourier), épaulée par le 4e Bataillon de Chasseurs à Pied, qui avance jusqu’à 1,5 km de Morhange, même si elle se heurte à une vigoureuse résistance sur sa droite entre Conthil et Lidrezime.

Au centre, le XVe CA d’Espinasse est bloqué par une très bonne défense allemande, soutenu par de l’artillerie du XXI. Armee-Korps de Fritz von Below. Seuls les 23e et 27e Bataillons de Chasseurs Alpins parviennent aux abords de Vergaville. Comprenant que ses forces risques de s’épuiser, Castelnau enjoint à Foch et Espinasse de ne pas avancer le lendemain. Seulement, Foch passe outre et relance son XXe Corps dans l’espoir de percer. L’artillerie lourde bavaroise le ramène durement à la réalité. Les charges des Français sont impitoyablement arrêtées par les sections de mitrailleuses Maxim à Marthille, Prévanges et Lidrequin. Ceci-dit, les soldats de Foch ne se débandent pas.
Malheureusement, le XVe CA cède face à une violente contre-attaque von Below et Castelnau doit le faire reculer en toute urgence jusqu’à la Meurthe. Castelnau  ordonne alors à Foch de faire pivoter la droite de la 11e DI pour fermer la route au XXI. CA qui menace le XVe CA. C’est un demi-succès mais le XXe CA a été saigné d’un tiers de ses effectifs. Hors de question de lancer d’autres attaques. Foch retire son corps vers la Seille, la retraite étant couverte par la 68e DI.

** REDÉPLOIEMENT FRANCAIS 

Le Général de Castelnau décide alors de retirer l’ensemble de ses forces au nord de Nancy et sur la Meurthe pour défendre Nancy en s’accrochant sur les hauteurs « couronnées de forêts ». En cela, le chef de la IInde Armée raccourcit son front dont il maintien la cohésion.

Toujours en première ligne, le XXe Corps de Foch défend Nancy en s’arc-boutant sur le Grand-Couronné, Varangéville, Le Rebêtant et Rosières-Salines. Une mauvaise nouvelle parvient alors à Castelnau, Joffre lui enlève son IXe Corps qui part pour la Champagne. Il a tout de même pu conserver quelques unités de caserne, ainsi que le Groupement d’Artillerie du Commandant Briant. Castelnau doit alors combler le trou entre lui et Dubail en déployant la seule 2e Division de Cavalerie.

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*** LUNÉVILLE TOMBE

Si le XXe Corps reste solide, le XVe abandonne le terrain devant la poussée de von Below et Crévic tombe à son tour. Castelnau doit alors envoyer la Brigade Ferry dans la fournaise pour bloquer l’avance allemande. Le 37e RI réussit à reprendre Crévic. Mais sur la droite, la VI. Armee du Kronprinz Ruprecht – I. Bayerisches-Reserve-Korps – s’empare de Lunéville laissée presque ouverte par les Languedociens du XVIe Corps de Taverna. Seul le 2nd Bataillon de Chasseurs à Pied résiste vaillamment en défendant la ville. L’Adjudant Chèvre et 70 Chasseurs Lorrains se distinguent en bloquant toute une brigade allemande au Pont de Gerbéviller !
Repris en main par Dubail, le XVIe CA réussit finalement à boucher partiellement la brèche existante entre lui et le XXe de Foch.

**** RESSAISISSEMENT ET CONTRE-ATTAQUE FRANÇAISE

L’avance allemande vers Nancy se poursuit. Malgré le bruit des armes, la population ne fuit pas et reste calme, pendant que l’administration de l’ancienne cité ducale fonctionne toujours, bien qu’elle ait du se séparer des services postaux.

Le 23, Dombasle tombe aux mains des Allemands mais le lendemain, le 125e Régiment d’Infanterie arrête les Bavarois à Réméréville aux prix d’énormes pertes. Les Allemands tentent de s’emparer du Rebêtant mais se font repousser par les fantassins français très bien appuyés par les canons du 9e Régiment d’Artillerie Coloniale.  Appuyé par les artilleurs du Commandant Briant, le 43e Régiment d’Infanterie Coloniale de reprendre Varangéville et Dombasle. Cette action permet de sécuriser la crête du Rembêtant. Grâce à l’arrivée d’un régiment de Toul, Crévic tombée la veille est reprise.

Le 25 août, Castelnau ordonne à Foch de cogner sans cesse contre les II. et III. Bayerisches-Korps de Ruprecht. Foch engage tout ce qu’il a est bloque les Bavarois entre Haraucourt et Friscati. Sur la droite, le vaillant 2nd BCP stoppe les fuyards du VIIIe CA (Ire Armée) de Castelli et arrêtent les pointes allemandes au Bois Lalau. De son côté, Castelnau concentre son artillerie sur le plateau de Borville pour couvrir le Bois Lalau. Le barrage de feu français cause un massacre dans les vagues d’assaut de l’aile gauche de la VI. Armee allemande. Repris en main, le VIIIe CA tient alors Rozelieures, le Bois Lalau et Saint-Boingt.

Ruprecht décide alors de percer le dispositif français entre Andoménil et  Crévic car le XXe Corps de Foch risque de menacer ses lignes de ravitaillement.

Le 29 août, alors que Castelnau commande son armée sans se ménager, il doit se séparer de Foch appelé par Joffre pour prendre le commandement de la nouvelle IXe Armée. Foch est remplacé à la tête du XXe Corps par Maurice Balfourier.

Les 4-5 septembre, Ruprecht ordonne à ses Bavarois d’attaquer le XXe Corps pour forcer la vallée de l’Amezule et reprendre Crévic. D’abord surpris, les hommes de Balfourier se reprennent et repoussent les assaillants au prix de lourds sacrifices. Quoiqu’il en soit, Crévic reste français grâce à l’effort de la 39e DI.

Maurice Balfourier

Maurice Balfourier

Du 5 au 12 septembre, la IIe Armée française se cantonne à bloquer les efforts allemands. La 39e DI sécurise définitivement Crévic pendant que la 11e DI prend et reprend Léomont aux Bavarois. Aucun gain important n’est enregistré mais le 13 septembre, Ruprecht arrête son offensive, ses troupes étant décimées et épuisées elles-aussi.

Castelnau a ce qu’il voulait ; NANCY NE TOMBERA PAS. En outre, cette partie du front française ne bougera pratiquement pas jusqu’en 1918.

Le magnifique XXe Corps d’Armée, de par la résistance de ses soldats reçoit alors le surnom de Corps de Fer.

 

Lire :

– DELHEZ Jean-Claude : La Bataille des Frontières, Économica, Paris
– http://www.grancouronne.net

 

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Général Edouard de Curières de Castelnau

Général Edouard de Curières de Castelnau

Celui que Georges Clémenceau surnommait avec aversion « le capucin botté » naît le 24 décembre 1851 à Sainte-Affrique (Aveyron). Fils de Michel et Marthe de Curières de Castelnau, avocat, Édouard est issu d’une lignée de la très vieille noblesse rurale du Haut-Rouergue. L’un de ses ancêtres, le Seigneur Hugues de…

19 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

25 septembre 1915 : Seconde Offensive de Champagne

25 septembre 1915 : Seconde Offensive de Champagne

– Sur cette partie du front, Joffre aligne – sous la direction de Castelnau – des forces plus importantes avec la IInde Armée de Philippe Pétain (Droite – XIe, XIVe, XXe Corps et Ier Corps Colonial) et la IVe Armée de Ferdinand Langle de Cary (Gauche – IVe, VIIe, XXXIIe…

25 septembre 2014

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27 janvier 2015
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Histoire & Culture

Chant des veilleurs : L’espérance

by adminfhesp 27 janvier 2015

 Parce que l’espérance est dans les gènes de notre pays. Domine salvam fac Galliam !

« Le front penché sur la terre j’allais seul et soucieux, Quand résonna la voix claire d’un petit oiseau joyeux. Il disait : « Reprends courage, l’espérance est un trésor Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or. » (bis) Lorsque le soir se fait sombre j’entends le petit oiseau gazouiller là-haut, dans l’ombre, sur la branche au bord de l’eau. Il me dit : « Reprends courage, l’espérance est un trésor, Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or. » (bis) Mais il partit vers le Père et jamais ne le revis. Je me penchai sur la terre et la contemplai, ravi. Car il n’est que l’espérance pour animer notre cœur qui de nos plus noires souffrances sait toujours être vainqueur. (bis) »

27 janvier 2015
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Histoire & Culture

18 juin 1940

by adminfhesp 27 janvier 2015

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

 Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

 

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25 août 1944 : Libération de Paris - 1/2

25 août 1944 : Libération de Paris – 1/2

Alors que la Bataille de Normandie achève sa dernière phase (Poche de Falaise), la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris que commande le général Dietrich von Choltitz. En voici un résumé chronologique. – Courant juillet et au début du mois d’août, la Résistance…

25 août 2015

Dans « Non classé »

28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

28 juin 1919 : Signature du Traité de Versailles

Comme le dit l’historien français Pierre Milza, « cédant à la force », le ministre allemand Müller signe un traité qui ne sera jamais vraiment accepté par l’Allemagne. La signature du Traité de Versailles a lieu dans la Galerie des Glaces (là où le IIe Reich Allemand fut proclamé par…

28 juin 2014

Dans « Non classé »

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Neuvième partie

Soixante-dix ans de la campagne de Lorraine – Neuvième partie

V – LE XXth CORPS TENTE DE PRENDRE METZ 1 – Échec devant le Fort Driant  – Fin septembre, la 90th Infantry Division retourne à l’attaque contre le secteur du Fort « Jeanne d’Arc ». Baptisée « Thunderbolt », l’opération mis au point par le Major.General McLain consiste à exercer une poussée en force vers l’est depuis…

2 novembre 2014

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27 janvier 2015
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Histoire & Culture

Maximilien de Béthune Duc de Sully

by adminfhesp 23 janvier 2015

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France ». Ce sont ces mots qu’on a longtemps retenu de ce compagnon d’armes et proche ami du Bon Roi Henri.
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– Né le 13 décembre 1559 à Rosny, près de Paris, Maximilien de Béthune est le fils de François de Béthune et de Charlotte Dauvet, des Calvinistes peu fortunés.
Doté de fortes capacités intellectuelles, Maximilien de Béthune est envoyé au  Collège de Bourgogne, tout en étant rattaché en 1571 au service du jeune Henri de Navarre. Naît alors une longue et indéfectible amitié. Lors du massacre de la Saint-Barthélémy, Maximilien de Béthune échappe à la mort en portant un Livre d’Heures sous le bras, avant de se réfugier au Collège de Bourgogne.

– Pendant près de dix-sept ans, Béthune suit Henri de Navarre dans le Sud-Ouest (à Nérac) et participe aux campagnes contre l’Armée Royale et les Ligueurs. En 1575, après la mort de son frère aîné, Maximilien de Béthune hérite du titre de Marquis de Rosny. En 1580, Henri de Navarre le nomme Chambellan ordinaire avant de l’appeler à son Conseil. En cela, il participe à la bataille de Coutras en 1587. En 1588, après l’assassinat du Duc et du Cardinal de Guise, Maximilien de Béthune négocie avec les proches d’Henri III en vue d’une alliance entre Henri de Navarre et le Souverain Valois contre les Ligueurs. Après l’assassinat d’Henri III, Henri de Navarre devient Roi de France et prend le nom d’Henri IV. Mais la guerre contre les Ligueurs n’est pas terminée. Béthune participe activement aux batailles d’Ivry et d’Arques.
Pragmatique, il conseille au nouveau Roi de se convertir définitivement au Catholicisme, même s’il restera calviniste.

– Lors du retour de la paix, Maximilien de Béthune devient l’homme fort du Royaume après Henri IV. Cumulant les charges de Surintendant des Finances, Surintendant des Finances et des Fortifications, Grand Maître de l’Artillerie et Grand voyer de France. En 1606, Henri IV lui octroie le titre de Duc de Sully. Sully s’emploie alors à redresser les finances du Royaume, notamment grâce à l’arrivée de métaux des Amériques. Il favorise aussi la production agricole en allégeant la pression fiscale sur les paysans.

– Ayant amassé une fortune considérable, le Duc de Sully rachète le château de Sully-sur-Loire entre Orléans et Gien, ancienne propriété de la famille de la Trémoille, qu’il fait embellir et aménager. Il fait aussi bâtir sa ville personnelle, par Salomon de Brosse, dans le Duché de Berry ; Henrichemont. Notons à titre anecdotique, que Sully est d’un caractère difficile. Ainsi, lorsqu’il réside dans son château de Sully, il aime faire patienter ses visiteurs des heures dans une antichambre, sans motif apparent.

– Lors des dernières années du règne d’Henri IV, il conjure à son souverain de ne pas lancer le Royaume convalescent dans une guerre contre l’Espagne. Après l’assassinat d’Henri IV, Sully fait partie du Conseil de Régence de Louis XIII mais il se retrouve vite en grand désaccord avec la pro-espagnole Marie de Médicis.
Mis à la porte du Conseil royal, ce grand serviteur de l’Etat se retire sur ses domaines pour se consacrer à l’écriture de ses mémoires. Le Cardinal de Richelieu lui remettra tout de même le bâton de Maréchal de France. Son fils, Maximilien II de Béthune sera aussi Grand Maître de l’Artillerie de France de Louis XIII.

– Le Duc de Sully s’éteint le 22 décembre 1641, à l’âge très avancé de quatre-vingts-deux ans.

 

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14 mars 1590 : bataille d'Ivry

14 mars 1590 : bataille d’Ivry

Cette bataille décisive de la fin des Guerres de Religion met aux prises les Ligueurs commandés par Charles de Lorraine Duc de Mayenne Lieutenant-Général du Royaume (16 000 hommes dont de nombreux mercenaires germaniques et hispaniques) et l’Armée Royale (11 000 soldats) d’Henri de Navarre (futur Henri IV). Elle a…

14 mars 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

L'Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

L’Armée sous Louis XIII (Guerre de Trente Ans)

Lorsque Louis XIII et le Cardinal de Richelieu lancent le Royaume de France dans la « Guerre Ouverte » contre la Maison d’Autriche et l’Espagne en 1635, l’Armée Royale a subi plusieurs refontes amorcées depuis le règne de Henri IV, dans le prolongement de la convalescence qui a suivi les Guerres de Religion.…

22 novembre 2013

Dans « Non classé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

23 janvier 2015
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Histoire & Culture

12 mai 1845 : Naissance de Gabriel Fauré

by adminfhesp 16 janvier 2015

Le compositeur français ,Gabriel Fauré, est né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège).

Rappel biographique :

Gabriel Fauré (1845-1924)

Élève de Saint-Saëns et Gustave Lefèvre à l’École Niedermeyer de Paris ,Gabriel Fauré est d’abord organiste à l’église de la Madeleine à Paris, puis professeur de composition au Conservatoire de Paris, avant d’en devenir le directeur de 1905 à 1920. Avec Debussy, Ravel, Satie et Saint-Saëns, il est l’un des grands musiciens français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il fut notamment l’un des fers de lance de la Société nationale de musique, crée en 1871, qui avait pour objectif de permettre aux jeunes compositeurs français de présenter leurs œuvres au public (à une époque où la musique instrumentale est dominée par la musique germanique).Fauré fut aussi critique musical au Figaro, de 1903 à 1921. En 1920, alors âgé de 75 ans, il sera élevé au rang de Grand-croix de la Légion d’honneur, distinction encore rare pour un musicien. Victime d’une pneumonie, il s’éteindra, à Paris, le 4 novembre 1924. Des funérailles nationales auront lieu à l’église de la Madeleine avant l’inhumation  au cimetière de Passy à Paris.

Œuvres principales :
-piano : Valses-Caprices, Impromptus, Nocturnes, Barcarolles, Préludes, Pièces brèves, Thème et Variations, la suite Dolly, Ballade pour piano et orchestre (1879), 2 versions : piano et orchestre et piano seul, Fantaisie (1898) pour piano et orchestre
-œuvres vocales : Mélodies : pour voix seule (et duos) avec accompagnement de piano
Cantique de Jean Racine
Messe de Requiem Op. 48 (1887)
Pénélope : opéra en trois actes, livret de René Fauchois (1913)
-musiques de scène et musique symphonique : Pavane (1887), Caligula (1889), Shylock (1889), Pelléas et Mélisande (1898), Masques et Bergamasques (1919)
– musique de chambre :
Sicilienne Op. 78 pour violoncelle et piano.

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Maurice Ravel – « Le Tombeau de Couperin »

Maurice Ravel, de son nom de baptême Joseph Maurice Ravel, est un compositeur français né à Ciboure le 7 mars 1875 et mort à Paris le 28 décembre 1937. Avec son aîné Claude Debussy, il fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le…

11 novembre 2012

Dans « Non classé »

Musique médiévale - 1 : Pérotin le Grand

Musique médiévale – 1 : Pérotin le Grand

Chers lecteurs, chères lectrices, j’ai décidé d’inaugurer un cycle sur la musique française médiévale, période sans doute trop injustement méconnue mais qui recèle des trésors de créativité et d’harmonie ; tant du point de vue la musique sacrée (le chant grégorien atteint des degrés de perfection en Europe) que des pièces…

15 février 2016

Dans « Arts et lettres »

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

16 janvier 2015
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Histoire & Culture

A la France ( Victor Hugo)

by adminfhesp 12 janvier 2015

Victor HUGO (1802-1885)

A la France

« Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci,
Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre,
Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun,
Un prêtre, l’un du Nord, l’autre du Sud ; pas un
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
Hélas ! qu’as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! – Tu criais : – Espérance ! Allégresse !
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L’Italie était grande ; elle doit l’être encor.
Je le veux ! – Tu donnas à celle-ci ton or ;
A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
Tu défendis le droit des hommes, coutumière
De tous les dévoûments et de tous les devoirs.
Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs,
Les hommes sont rentrés pas à pas à l’étable,
Rassasiés de toi, grande soeur redoutable,
De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
Ah ! se montrer ingrats, c’est se prouver petits.
N’importe ! pas un d’eux ne te connaît. Leur foule
T’a huée, à cette heure où ta grandeur s’écroule,
Riant de chaque coup de marteau qui tombait
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
Condamne à la rougeur de t’avouer pour mère.
Tu ne peux pas mourir, c’est le regret qu’on a.
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
L’aigle de l’ombre est là qui te mange le foie ;
C’est à qui reniera la vaincue ; et la joie
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
Charme l’Europe et plaît au monde… – Ah ! je voudrais,
Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour ! »

(Extrait du recueil l’année terrible)

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26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon Écrivain, dramaturge, poète, intellectuel engagé, Victor Hugo laisse derrière lui une œuvre  immense et protéiforme. Son roman intitulé les  Misérables (1862) tient une place de choix dans cette œuvre et illustre bien son engagement politique en faveur des plus démunis.L’auteur…

26 février 2012

Dans « Non classé »

André Malraux; Hommage à Jean Moulin

Voici un extrait de l’éloge funèbre prononcé par André Malraux, le 19 décembre 1964, jour où les cendres de Jean Moulin furent transférées au Panthéon. Malraux souligne que la figure du résistant est aussi la figure de la résistance française en général. Ces cendres sont ainsi celles de tous ceux…

24 avril 2012

Dans « Non classé »

Testament de saint Louis

Testament de saint Louis

En cette année où nous célébrons le 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis (1214-1270) France-Histoire-Espérance vous fait part de son testament (recueilli par Geoffroy de Beaulieu, son confesseur). Le souverain s’adresse à son fils aîné, le futur Philippe III. Nous en recommandons vivement la lecture à nos dirigeants…  Comme…

30 juin 2014

Dans « Non classé »

12 janvier 2015
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Histoire & Culture

19 mars 1687 : mort de l’explorateur Cavelier de La Salle

by adminfhesp 11 janvier 2015

Né le 22 novembre 1643 à Rouen, élève des Jésuites, Robert René Cavelier de La Salle, il s’engage dans la voie de l’exploration des territoires d’Amérique du Nord et notamment des Grands Lacs (Erié, Ontario, Huron), ainsi que du grand fleuve Mississippi.

– Il établit plusieurs forts dont Frontenac (aujourd’hui Kingston), Conti (chutes du Niagara), Saint-Joseph (Michigan) et Crèvecœur. C’est aussi lui qui donne le territoire du bas Mississippi à la Couronne de France (1682), territoire baptisée Louisianne en hommage à Louis XIV.

– Mais René Cavelier de La Salle a connu la vie d’un explorateur aventurier « à l’ancienne » dirons-nous. En effet, il fut fait prisonnier par des Sioux, dût faire face aux pirates espagnols et aux mutins.
C’est par ces derniers qu’il est assassiné à Navasota, aujourd’hui dans le Comté de Grimes au Texas.

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7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

Général Henri Gouraud, héros des Dardanelles et pacificateur de la Syrie

Général Henri Gouraud, héros des Dardanelles et pacificateur de la Syrie

Occulté par des figures comme Foch, Joffre, Pétain et même Mangin, Henri Gouraud n’en fut pas moins l’un des plus braves généraux français de la Grande Guerre. Sa belle carrière, commencée dans la Coloniale et marquée par une mutilation à vie, sera couronnée par le succès de l’administration de la…

16 septembre 2016

Dans « Grande Guerre »

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

11 janvier 2015
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Histoire & Culture

13 mars 1569 ; bataille de Jarnac

by adminfhesp 9 janvier 2015

Le 25 août 1568, les Guerres de Religion se rallument  en France du fait qu’Henri Duc d’Anjou (futur Henri III) ait été nommé Lieutenant-Général du Royaume avec pour mission de battre les Huguenots. Ceux-ci occupent plusieurs places du Centre-Ouest et du Sud-Ouest comme La Rochelle, forteresse très puissante où se sont réfugiés l’Amiral de France Gaspard II de Coligny et l’ambitieux Louis Ier de Bourbon-Condé.

Henri d’Anjou, futur Henri III

Louis Ier de Bourbon-Condé

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 13 mars, les troupes royales parviennent à Jarnac (actuellement en Charente). Mais les Huguenots réussissent à s’installer dans la ville et les ‘Royaux’ sont forcés de se replier sur Cognac (rive gauche de la Charente).
Cependant, Henri d’Anjou fait restaurer le vieux pont de Châteauneuf et réussit à passer sur la rive droite. Gaspard de Coligny est complètement surpris et ne peut organiser une défense cohérente. Henri d’Anjou et Henri de Guise réussissent à prendre le village de Bassac mais Coligny y expédie en toute hâte son fils, François de Coligny d’Andelot qui reprend la place avant de se faire repousser par les Lansquenets allemands du Rheingrave et de nombreux arquebusiers.

Gaspard II de Coligny

Coligny donne alors l’ordre à Condé d’attaquer avec toute sa cavalerie (300 hommes)… avant d’en annuler l’ordre. Seulement, Condé n’a pas reçu le contre-ordre et charge follement sur les ‘Royaux’ et les ‘Ligueurs’. Au terme d’un furieux engagement, Condé se fait encercler avec sa cavalerie entièrement décimée. Lorsqu’il veut se rendre au Duc d’Anjou, il est assassiné d’un coup de mousquet par un garde, Montesquiou.

Cependant, Gaspard de Coligny reste en partie maître du terrain et ne subit pas de catastrophe. Au contraire, il réussit à replier      6 000 de ses soldats sur La Rochelle.

Henri de Guise, le redoutable chef de la Ligue

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

2 août 1589 : Mort d'Henri III

2 août 1589 : Mort d’Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » disait de lui Pierre de L’Estoile. Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et dernier Souverain de la dynastie des Valois.…

2 août 2016

Dans « Grands personnages politiques »

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

9 janvier 2015
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Histoire & Culture

14 juillet 1808 : Victoire de Bessières à Medina de Rioseco

by adminfhesp 7 janvier 2015

Passée dans l’oubli, cette victoire de la Campagne d’Espagne vit s’affronter les forces espagnoles de Don Gregorio Garcia de La Cuesta et les Français commandés par le Maréchal Jean-Baptiste Bessières.

Le jour même où les forces de Napoléon Ier avancent vers Valladolid, de la Cuesta regroupe son armée, ainsi que des volontaires à Benavente. Ces forces forment alors l’Ejército de Castilla (Armée de Castille), soit 6 000 fantassins et 560 cavaliers issus des Regimientos de la Reina, la Guardia de Corps et les Carabineros Réales, appuyés par seulement quatre pièces d’artillerie. Mais à l’Ejercito de Galicia doit bientôt se  joindre l’Ejército de la Junta de Galicia (Armée de la Junte de Galice) avec 6 000 hommes, commandés par le Général Don Joaquin Blake.

Blake se porte alors en avant avec son avant-garde (Conde de Maceda) suivi de la 1er Division (Chef d’Escadre Don Felipe de Jado Cagigal et la 4e Division (Marqués de Portago). Pendant ce temps, de La Cuesta se trouve à Medina de Rioseco afin de couvrir de flanc la marche de Blake.

Sauf que du côté français, le Maréchal Bessières prend connaissance des mouvements espagnoles et décide de se porter sur Valladolid pour renforcer ses positions. Il regroupe donc ses forces sur la route de Medina de Rioseco. Bessières dispose 12 000 hommes, soit 4 divisions, dont celle du Général Mouton formée de vétérans aguerris d’Austerlitz et de Friedland.

A l’aube du 14 juillet 1808, Bessières prend positions face aux 15 000 hommes de Blake qui attendent bien à l’arrivée du Français depuis Valladolid mais sans envisager qu’il débouchât depuis Palacos de Campos. Cette erreur d’appréciation cause la confusion entre les généraux espagnols qui ne peuvent coordonner leur action et cause l’isolement de Blake. D’abord prudent, Bessières considère le dispositif espagnol et s’aperçoit qu’il n’a pas de réelle cohésion malgré sa supériorité numérique.

Bessières envoie alors la Division Merle contre l’avant-garde de Blake établie sur plateau Parama de Valdecuevas. Le combat est violent, les Granaderos du Regimiento de Mallorca résistant à la baïonnette.
De son côté, Mouton qui profite de la couverture que lui procure Merle, envoie la Brigade Sabathier à l’assaut des positions tenues par l’avant-garde de Garcia de la Cuesta pour empêcher celui-ci de se porter à l’aide de Blake.
Pendant ce temps, les Chasseurs à Cheval du Général Colbert et les Hussards de la Brigade Infernale du Général Antoine Charles Lasalle se ruent sur le plateau et enfoncent les lignes de l’un des bataillons couvrant la gauche de la 1re Division espagnole.
Prise de court, la 1re Division vacille, provoquant ainsi le désordre dans les rangs espagnols. Plusieurs généraux espagnols dont Moscosco, Burriel et Madonaldo réussissent tout de même à rallier des fuyards pour lancer une contre-attaque. Mais celle-ci échoue face à la mitraille des canons français, causant la mort du Grand d’Espagne, le Conde de Maceda, tué à la tête de son Regimiento de Zaragoza.
Une autre contre-attaque, plus chanceuse, est lancée contre la Division Mouton qui s’était avancé en profondeur dans les lignes espagnoles. Les Granaderos des Regimientos del Principe, Toledo, Navarra, Sévilla et Napoles, chargent au cri de « Viva el Rey » et réussissent à enlever quatre canons. Il faut donc que Colbert et Lasalle interviennent pour rétablir la situation.

Pendant ce temps, la Division Merle s’empare du Plateau de Valdecuevas et s’apprête à tourner les flancs espagnols, précipitant la décision de Garcia de la Cueva d’opérer sa retraite, avant que les Français ne mettent à sac Medina de Rioseco.

1 000 Espagnols et 500 Français sont tombés ce jour-là.

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