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Histoire & Culture

Histoire & Culture

9 juin 1800 : Victoire de Jean Lannes à Montebello

by adminfhesp 8 novembre 2015

Cette victoire française s’inscrit dans le cadre de la Seconde Campagne d’Italie menée par Napoléon.

En avançant vers Allessandria,
le Général Lannes à la tête de 6 000 vient se heurter aux 12 000 Autrichiens d’Ott et O’Reilly qui marchent sur Plaisance.

Pendant près de cinq heures, malgré l’infériorité numérique, Lannes va tenir face aux attaques autrichiennes entre Montebello et Casteggio, avant que la Division Chambarlhac (Riveaud) n’arrive en renfort depuis la Stradella.
Ott et O’Reilly devront se replier.

Soulagé malgré la dureté de la bataille (onze heures de combat !) Lannes a ces mots : « C’était très chaud ».
C’est une belle victoire car malgré la nette infériorité numérique, Lannes n’a perdu que 500 hommes contre 6 000 aux Autrichiens.

Lannes sera fait plus tard Duc de Montebello par Napoléon.

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31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

14 juin 1800 : Victoire de Marengo

14 juin 1800 : Victoire de Marengo

Victoire difficile, où Louis Charles Desaix dût se replier face aux assauts autrichien et attendre l’artillerie, Victor, Lannes et la Garde Consulaire (Kellermann) face aux Autrichiens d’O’Reilly dans la défense du village de Marengo. Après sa victoire sur les Suisses à Zurich, Napoléon passe le Col du Grand Saint-Bernard et…

14 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

14 juin 1807 : Victoire de Friedland

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd’hui l’anniversaire » dit l’Empereur la veille de la bataille. Ainsi, sur les rives de l’Alle (actuelle Pologne), Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen alors en nette supériorité numérique (66 800 Français contre 84 000 hommes du…

14 juin 2016

Dans « Grande Armée »

8 novembre 2015
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Histoire & Culture

Chateaubriand : « De la vertu civilisatrice de la foi chrétienne »

by adminfhesp 7 novembre 2015

« De même que le christianisme a sauvé la société d’une destruction totale, en convertissant les barbares et en recueillant les débris de la civilisation et des arts, de même il eût sauvé le monde romain de sa propre corruption, si ce monde n’eût point succombé sous des armes étrangères : une religion seule peut renouveler un peuple dans ses sources. Déjà celle du Christ rétablissait toutes les bases morales.

Les anciens admettaient l’infanticide et la dissolution du lien du mariage, qui n’est en effet que le premier lien social ; leur probité et leur justice étaient relatives à la patrie : elles ne passaient pas les limites de leurs pays. Les peuples en corps avaient d’autres principes que le citoyen en particulier. La pudeur et l’humanité n’étaient pas mises au rang des vertus. La classe la plus nombreuse était esclave ; les sociétés flottaient éternellement entre l’anarchie populaire et le despotisme : voilà les maux auxquels le christianisme apportait un remède certain, comme il l’a prouvé en délivrant de ces maux les sociétés modernes. L’excès même des premières austérités des chrétiens était nécessaire ; il fallait qu’il y eut des martyrs de la chasteté, quand il y avait des prostitutions publiques ; des pénitents couverts de cendre et de cilice, quand la loi autorisait les plus grands crimes contre les mœurs ; des héros de la charité, quand il y avait des monstres de barbarie ; enfin, pour arracher tout un peuple corrompu aux vils combats du cirque et de l’arène, il fallait que la religion eût, pour ainsi dire, ses athlètes et ses spectacles dans les déserts de la Thébaïde.

François-René de Chateaubriand, Génie du christianisme, 1802, Partie IV, L.VI, ch. XIII

http://www.laneuvaine.fr/de-la-vertu-civilisatrice-de-la-foi-chretienne/

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Patrimoine national : La Sainte Chapelle, le

Patrimoine national : La Sainte Chapelle, le « Joyau » de Saint Louis

Véritable « joyau » architectural, la Sainte Chapelle s’inscrit parmi les monuments majeurs laissés par le roi Louis IX à la postérité. Le souverain ne se contenta pas d’être le roi saint et vertueux décrit par tant de biographes, à commencer par son contemporain et serviteur Joinville, qui voyait en lui le…

1 décembre 2014

Dans « Non classé »

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

Dans « Non classé »

7 novembre 2015
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Histoire & Culture

2 novembre 1439 : Ordonnance royale instaurant la Taille

by adminfhesp 3 novembre 2015

A l’origine le terme de Taille désigne un bâton gradué de mesure monétaire.

-Comme l’explique l’historien Georges Minois, l’un des seuls biographes de Charles VII, les décisions de cette ordonnance marquent durablement les progrès de la construction de l’État Moderne en France.

– Les États Généraux d’Orléans s’ouvrent dans un contexte favorable au Roi de France. En effet, Paris a été libérée des Anglais et la reconquête est sur sa pleine lancée.

– L’Ordonnance de 1439 est le fruit des débats des Etats Généraux présidés par le Roi Charles VII lui même, aux côtés duquel on trouve, entre autres, Yolande d’Aragon Duchesse d’Anjou et belle-mère du Dauphin, Jacques Jouvenel des Ursins, Arthur III de Richemont Connétable de France, Louis Ier de Bourbon-Vendôme, Charles d’Artois Comte d’Eu et Jean de Dunois Bâtard d’Orléans.

Les thèmes abordés ont concerné l’attitude à adopter vis-à-vis des Anglais, l’administration et la fiscalité. Concernant la guerre contre le Royaume du faible Henri VI de Lancastre, Charles VII, sur conseils de Jouvenel des Ursins décide de signer une trêve avec l’Angleterre qui prendra fait l’année suivante (1440).

Concernant la fiscalité, Charles VII perfectionne la centralisation d’un système sans pour autant innover. La Taille est levée par le Roi et au nom du Roi, passant ainsi par-dessus les vieux pouvoirs féodaux des Vassaux. La Taille est versée par feu (foyer) directement au souverain par l’intermédiaire de percepteurs, fonctionnaires de la Couronne. La taille est ainsi levée pour entretenir une armée permanente entretenue par le Trésor Royal, afin de mettre fin aux agissements des bandes de brigands et d’Écorcheurs qui sévissent dans le Centre du Royaume, dans le Languedoc et en Picardie. La formation des futures Compagnies d’Ordonnance par le Connétable de Richemont est ainsi amorcée.

Mais la création de la taille n’est pas novatrice. En effet, Charles V avait déjà décrété la levée de fouages pour entretenir une des premières formes d’armée permanente dans le Royaume.

Source :
– MINOIS Georges : La Guerre de Cent Ans, Perrin, coll. Tempus

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

Amiral Jehan V de Bueil « Fléau des Angloys »

Amiral Jehan V de Bueil « Fléau des Angloys »

Fils de Jehan IV de Bueil – Seigneur de Bueil, de Montrésor, d’Aubijoux, de Château-la-Vallière, de Courcillon, de Saint-Calais, d’Ussé et de Vailly-sur-Sauldre –  et de Marguerite de Sancerre, Jehan V de Bueil voit le jour en 1406. En 1418, son oncle Hardouin de Bueil Évêque d’Angers lui lègue la Saigneurie de Vaujours.…

30 juillet 2015

Dans « Non classé »

Raoul VI de Gaucourt

Raoul VI de Gaucourt

– Il était l’un des doyens parmi les Capitaines de Sainte Jehanne d’Arc à Orléans. Né vers 1370-1371, fils de Raoul V de Gaucourt Bailli de Rouen et de Marguerite de Beaumont fille de Jehan de Beaumont Seigneur de Luzarches, Raoul de Gaucourt – Seigneur d’Hargicourt et de Maisons-sur-Seine -…

10 juin 2016

Dans « Epoque médiévale »

3 novembre 2015
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Histoire & Culture

10 mars 2013 : Disparition de Jacques Dupont

by adminfhesp 2 novembre 2015

Avec son patronyme courant, le cinéaste aventurier Jacques Dupont est très peu connu et sciemment mis de côté en raison de ses opinions et de son activisme politique durant les années 1950-1960. Retour donc sur un cinéaste atypique qui travailla avec Joseph Kessel, Henri de Turenne, Daniel Costelle et qui fut l’ami de Pierre Schoedoerffer.
2-Jacques-Dupont_Profession-cineaste-politiquement-incorrect
Jacques Dupont voit le jour dans une famille plutôt modeste à Ruelle-sur-Touvre en Charente, non loin d’Angoulême. Bon élève, il obtient une bourse qui lui permet d’entrer au Lycée Henri IV. Là, il fréquente des
étudiants maurrassiens militant à l’Action Française. Jacques Dupont restera toujours attaché à un idéal monarchiste.

– Le 11 novembre 1940, il participe à la grande manifestation des étudiants français sur la Place de l’étoile, ce qui lui vaut plusieurs jours d’incarcération à la Santé. Libéré, il reprend ses études avant de tenter rejoindre les Forces Françaises Libres en traversant l’Espagne. Après avoir traversé la France dans des conditions dignes d’un roman, Dupont et ses camarades sont pris de l’autre côté des Pyrénées par la Guardia Civil espagnole et incarcérés. devant leur libération grâce à l’intervention du Consul de France à Madrid, ils sont refoulés en France.
Jacques Dupont reprend alors ses études pour devenir Administrateur Colonial et entre l’IDHEC dont il sort major. En 1944, il s’engage dans la Ire Armée du Général de Lattre de Tassigny et participe aux combats d’Alsace et d’Allemagne.

– Après la guerre, il est happé par sa vocation, celle de devenir cinéaste. Conciliant cette passion avec son grand intérêt pour l’aventure, il part en AEF réaliser un premier film documentaire intitulé « Les Pygmées de la Grande forêt ». En 1951, il part pour la Corée afin de suivre le Bataillon Français de l’ONU dans les combats contre les Communistes. Il en retire « Crèvecoeur » au début duquel le Lieutenant-Colonel Monclar fait une allocution. En 1955, il part pour l’Afghanistan dans des conditions romanesques, avec son ami Pierre Schoendoerffer, Joseph Kessel et Raoul Coutard pour tourner « La passe du diable », film à la lisière de la fiction et du documentaire sur les traditions des cavaliers des tribus afghanes.
Il se lance ensuite dans le cinéma indépendant en faisant tourner Jean-Paul Belmondo dans « Les distractions », film policier qui n’aura que peu de succès. Prenant ensuite fait et cause pour l’Algérie Française, Jacques Dupont s’engage dans le Complot de Paris mené par le Général Jacques Faure, ancien commandant du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes dans les Vosges en 1944. Il connaît une nouvelle fois l’incarcération à la Santé (où il rencontre un certain Dominique Venner) puis au camp de Saint-Maurice-l’Ardoise dans le Gard. Son fils Jean-Jacques, combattant en Algérie, rejoint lui aussi l’OAS et se retrouve enfermé sur l’Île de Ré.

– Libéré dans les années 1960, il retourne à la réalisation de documentaires avec la guerre comme thématique principale. Il travaille donc avec Henri de Turenne, avec qui il partage l’expérience de la Guerre de Corée* et Daniel Costelle pour réaliser plusieurs feuilletons de la série à succès « Les grandes batailles du passé » qui alliaient narration, explications, reconstitutions et témoignages.

– Avec l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, Jacques Dupont se fait un temps oublier en raison de l’aversion qu’il éprouve pour le Parti Socialiste avant de se relancer dans la réalisation de plusieurs documentaires historiques, ouvertement de droite, comme une défiance à la culture dominante. Il réalise ainsi plusieurs feuilletons sur Honoré d’Estienne d’Orves, l’Abbé Franz Stock, les Guerres de Vendée (« Les Vendéens »), les Guerres Carlistes (jamais achevé) et aussi le « Cycle du millénaire » en 1987, pour France 3, une série sur les Rois de France afin de commémorer le sacre de Hugues Capet.

– Durant les années 1990, Jacques Dupont se retire à Crozon où il se consacre à l’écriture.Ce rebelle de droite, profondément attaché à la France et à son histoire, s’est éteint le 10 mars 2013 en Bretagne.

* Correspondant de Guerre, Henri de Turenne avait suivi le débarquement des Marines à Incheon en septembre 1950.

Lien :
Les Grandes batailles du passé. La Bataille de la Marne :

 

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28 janvier 2005 : Disparition de Jacques Villeret

28 janvier 2005 : Disparition de Jacques Villeret

Né en 1951 en Touraine d’un père algérien et d’une mère française, Jacques Villeret suit les cours du Conservatoire de Tours et monte sur les planches. – C’est Yves Boisset qui le fait entrer dans le milieu du cinéma dans « R.A.S ».  Boisset fait encore appel à lui pour « Dupont Lajoie ». Jacques…

28 janvier 2015

Dans « Non classé »

Henri d'Astier de la Vigerie

Henri d’Astier de la Vigerie

Frère puîné d’Emmanuel et de François d’Astier de la Vigerie, Henri voit le jour le 11 septembre 1897 à Villedieu-s/-Indre non loin de Châteauroux. Issu de la famille des Montalivet par sa mère, il compte dans ses aïeux des polytechniciens et des ministres (Empire et Restauration). – En 1915, alors…

10 octobre 2016

Dans « Histoire militaire française »

Jacques Nompar de Caumont Duc de La Force, Maréchal de France

Jacques Nompar de Caumont Duc de La Force, Maréchal de France

Ayant connu cinq Rois de France et servi trois avec loyauté, Jacques Nompar de Caumont Duc de La Force voit le jour en 1572 pour assister au mariage d’Henri de Navarre avec Marguerite de Valois. Mais peu après, il est témoin du Massacre de la Saint-Barthélemy et réussit à échapper à…

10 mai 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

2 novembre 2015
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Histoire & Culture

27 janvier 1983 : Disparition de Louis de Funès

by adminfhesp 29 octobre 2015

– Né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, fils de Leonor Soto y Réguéra et de Carlos de Galarza de Funès, tous deux représentant de la vieille aristocratie andalouse désargentée, Louis de Galarza de Funès, fait tout de même des études au Lycée Condorcet… duquel il se fait renvoyer pour incendie volontaire !

– Après ce méfait, le jeune homme vit  de petits spectacles et devient assistant de pianiste de bar. En 1942 il décide finalement de devenir comédien et s’inscrit au Cours Simon. Il se retrouve ensuite sur les planches dans des farces populaires. Le théâtre comique restera l’une des ses grandes passions.

-Grâce à sa rencontre avec Daniel Gélin, Louis de Funès réussit à accéder au monde du cinéma par les seconds rôles.
On le retrouve, entre autres dans, Papa, Maman la bonne et moi (R. Lamoureux) ou même dans Le Capitaine Fracasse (P. Gaspard-Huit) aux côtés de Jean Marais, Geneviève Grard, Gérard Baray… et Philippe Noiret.

– Mais c’est grâce à son rôle de boucher véreux et adepte du marché noir que le grand public le découvre véritablement dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956), face à Bourvil et surtout, face au géant Jean Gabin.
Louis de Funès enchaîne encore les honnêtes comédies populaires comme Ni vu, ni connu, La belle américaine, Poisson d’avril (une fois de plus avec Bourvil), Faites sauter la banque, Les pissenlits par la racine, Le Gendarme de Saint-Tropez ou Pouic ! Pouic !. En 1965, Gérard Oury le choisit pour tenir le rôle du truand Léopold Saroyan dans Le Corniaud. Les retrouvailles avec Bourvil – l’autre vedette du Corniaud – vont donner lieu à une grande amitié, professionnelle et humaine. Ainsi, pour La Grande Vadrouille, de Funès réclamera Bourvil à ses côtés. La mort de son ami en 1970, le rendra inconsolable. Cependant, de la collaboration avec Gérard Oury naîtront La folie des Grandeurs avec Yves Montand ou Les aventures de Rabbi Jacob. En 1967, il reprend à l’écran sa pièce de théâtre fétiche, Oscar, sous la direction d’Édouard Molinaro.
On retiendra sinon la trilogie des Fantômas (André Hunnebelle), Les Grandes Vacances (avec sa grande complice Claude Gensac), Le Tatoué (Denys de La Patellière) dans lequel il retrouve Jean Gabin, Jo (Jean Girault), ou encore d’autres comédies populaires, sinon loufoques comme Hibernatus (E. Molinaro) et L’aile ou la cuisse de Claude Zidi, la série des Gendarmes et la Soupe aux choux (J. Girault).

– Avec son physique petit (1.64 m) et laid, Louis de Funès excellait dans les rôles de personnages lâches, veules, fourbes, rapaces, avares et méchants… et parfois même tous en même temps ! Citons notamment ses meilleurs rôles que furent Léopold Sarroyan, Stanislas Lefort, Don Saluste, le Commissaire Juve, Victor Pivert, ou le Brigadier-Chef Ludovic Cruchot. Mais ceux-ci rassemblent encore plusieurs générations de français.

Louis de Funès se révèle un acteur acharné de travail et quasi-infatigable, ce qui affectera durement sa santé. En revanche, ses camarades de tournage aimeront raconter que l’acteur partageait les repas à la cantine avec tout le monde. Ses moments de pause, ils les passe en famille dans le château de Clermont, sur les bords de Loire non loin de Nantes. C’est dans cette dernière ville qu’il rend son dernier soupir le 27 janvier 1983.

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23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

23 septembre 1970 : Disparition de Bourvil

Né André Raimbourg dans le village normand de Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime, orphelin de père tué durant la Grande Guerre, il exerce divers petits métiers avant de se lancer dans la chanson et l’opérette durant les années 1930 à Paris. C’est à ce moment qu’il prend le surnom de « Bourvil » en…

23 septembre 2016

Dans « Arts et lettres »

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie. – Il…

4 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

9 juillet 2004 : Disparition de Jean Lefebvre

Né le 3 octobre 1922 à Barlin tout près de Valenciennes, fils d’un maréchal-ferrant, Jean Lefebvre veut se lancer dans le spectacle dans les années 1930 et débute des études au Conservatoire. Engagé dans les Spahis en 1940, il est fait prisonnier mais s’évade du camp avec une quarantaine d’autres…

9 juillet 2014

Dans « Non classé »

29 octobre 2015
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Histoire & Culture

Georges Bernanos : « Notre Eglise est l’Eglise des saints »

by adminfhesp 27 octobre 2015

« Qui s’approche d’elle avec méfiance ne croit voir que des portes closes, des barrières et des guichets, une espèce de gendarmerie spirituelle. Mais notre Eglise est l’Eglise des saints. Pour être un saint, quel évêque ne donnerait son anneau, sa mitre, sa crosse, quel cardinal sa pourpre, quel pontife sa robe blanche, ses camériers, ses suisses et tout son temporel ? Qui ne voudrait avoir la force de courir cette admirable aventure ? Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure. Qui l’a une fois compris est entré au cour de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une autre terreur que celle de la mort, une espérance surhumaine. Notre Eglise est l’Eglise des saints. Mais qui se met en peine des saints ? On voudrait qu’ils fussent des vieillards pleins d’expérience et de politique, et la plupart sont des enfants. Or l’enfance est seule contre tous. Les malins haussent les épaules, sourient : quel saint eut beaucoup à se louer des gens d’Eglise ? Hé ! Que font ici les gens d’Eglise ! Pourquoi veut-on qu’ait accès aux plus héroïques des hommes tel ou tel qui s’assure que le royaume du ciel s’emporte comme un siège à l’Académie, en ménageant tout le monde ? Dieu n’a pas fait l’Eglise pour la prospérité des saints, mais pour qu’elle transmît leur mémoire, pour que ne fût pas perdu, avec le divin miracle, un torrent d’honneur et de poésie. Qu’une autre Eglise montre ses saints ! La nôtre est l’Eglise des saints. A qui donneriez-vous à garder ce troupeau d’anges ? La seule histoire, avec sa méthode sommaire, son réalisme étroit et dur, les eût brisés. Notre tradition catholique les emporte, sans les blesser, dans son rythme universel. Saint Benoît avec son corbeau, saint François avec sa mandore et ses vers provençaux, Jeanne avec son épée, Vincent avec sa pauvre soutane, et la dernière venue, si étrange, si secrète, suppliciée par les entrepreneurs et les simoniaques, avec son incompréhensible sourire, Thérèse de l’Enfant-Jésus. Souhaiterait-on qu’ils eussent tous été, de leur vivant, mis en châsse ? assaillis d’épithètes ampoulées, salués à genoux, encensés ? De telles gentillesses sont bonnes pour les chanoines. Ils vécurent, ils souffrirent comme nous. Ils furent tentés comme nous. Ils eurent leur pleine charge et plus d’un, sans la lâcher, se coucha dessous pour mourir. Quiconque n’ose encore retenir de leur exemple la part sacrée, la part divine, y trouvera du moins la leçon de l’héroïsme et de l’honneur. Mais qui ne rougirait de s’arrêter si tôt, de les laisser poursuivre seuls leur route immense ? Qui voudrait perdre sa vie à ruminer le problème du mal, plutôt que de se jeter en avant ? Qui refusera de libérer la terre ? Notre Eglise est l’Eglise des saints. Tout ce grand appareil de sagesse, de force, de souple discipline, de magnificence et de majesté n’est rien de lui-même, si la charité ne l’anime. Mais la médiocrité n’y cherche qu’une assurance solide contre les risques du divin. Qu’importe ! Le moindre petit garçon de nos catéchismes sait que la bénédiction de tous les homme d’Eglise ensemble n’apportera jamais la paix qu’aux âmes déjà prêtes à la recevoir, aux âmes de bonne volonté. Aucun rite ne dispense d’aimer. Notre Eglise est l’Eglise des saints. Nulle part ailleurs on ne voudrait imaginer seulement telle aventure, et si humaine, d’une petite héroïne qui passe un jour tranquillement du bûcher de l’inquisiteur en Paradis, au nez de cent cinquante théologiens. « Si nous sommes arrivés à ce point, écrivaient au pape les juges de Jeanne, que les devineresses vaticinant faussement au nom de Dieu, comme certaine femelle prise dans les limites du diocèse de Beauvais, soient mieux accueillies par la légèreté populaire que les pasteurs et les docteurs, c’en est fait, la religion va périr, la foi s’écroule, l’Eglise est foulée aux pieds, l’iniquité de Satan dominera le monde !…» et voilà qu’un peu moins de cinq cents ans plus tard l’effigie de la devineresse est exposée à Saint-Pierre de Rome, il est vrai peinte en guerrière, sans tabard ni robe fendue !, et à cent pieds au-dessous d’elle, Jeanne aura pu voir un minuscule homme blanc, prosterné, qui était le pape lui-même.

Notre Eglise est l’Eglise des saints. Du Pontife au gentil clergeon qui boit le vin des burettes, chacun sait qu’on ne trouve au calendrier qu’un très petit nombre d’abbés oratoires et de prélats diplomates. Seul peut en douter tel ou tel bonhomme bien pensant, à gros ventre et à chaîne d’or, qui trouve que les saints courent trop vite, et souhaiterait d’entrer au paradis à petits pas, comme au banc d’ouvre, avec le curé son compère. Notre Eglise est l’Eglise des saints. Nous respectons les services d’intendance, la prévôté, les majors et les cartographes, mais notre cour est avec les gens de l’avant, notre cour est avec ceux qui se font tuer. Nul d’entre nous portant sa charge, (patrie, métier, famille), avec nos pauvres visages creusés par l’angoisse, nos mains dures, l’énorme ennui de la vie quotidienne, du pain de chaque jour à défendre, et l’honneur de nos maisons, nul d’entre nous n’aura jamais assez de théologie pour devenir seulement chanoine. Mais nous en savons assez pour devenir des saints. Que d’autres administrent en paix le royaume de Dieu ! Nous avons déjà trop à faire d’arracher chaque heure du jour, une par une, à grand-peine, chaque heure de l’interminable jour, jusqu’à l’heure attendue, l’heure unique où Dieu daignera souffler sur sa créature exténuée, Ô Mort si fraîche, ô seul matin ! Que d’autres prennent soin du spirituel, argumentent, légifèrent : nous tenons le temporel à pleines mains, nous tenons à pleines mains le royaume temporel de Dieu. Nous tenons l’héritage des saints. Car depuis que furent bénis avec nous la vigne et le blé, la pierre de nos seuils, le toit où nichent les colombes, nos pauvres lits pleins de songe et d’oubli, la route où grincent les chars, nos garçons au rire dur et nos filles qui pleurent au bord de la fontaine, depuis que Dieu lui-même nous visita, est-il rien en ce monde que nos saints n’aient dû reprendre, est-il rien qu’ils ne puissent donner ? ».

Georges Bernanos –  »Jeanne relapse et sainte » (1934)

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Jeanne d'Arc vue par Benoit XVI

Jeanne d’Arc vue par Benoit XVI

Alors que l’on commémore le sixième centenaire de la naissance de la pucelle d’Orléans, voici le portrait qu’en fit Benoit XVI au cours de l’audience générale du 26 janvier 2011, à Rome. Un point de vue intéressant, et même nécessaire, pour mieux comprendre ce personnage qui a tant marqué l’histoire…

29 mars 2012

Dans « Non classé »

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

Abbé Iborra :

Abbé Iborra : « Le monde est en feu ! »

Voici l’ homélie prononcée par le vicaire de la paroisse saint Eugène, à Paris, à l’occasion de la messe de rentrée du blog « le Rouge & Noir », le 4 octobre 2014, en la fête de S. François d’Assise . Au feu meurtrier des idéologies dominantes, l’abbé Iborra oppose le « feu » de l’Esprit Saint que les…

5 octobre 2014

Dans « Non classé »

27 octobre 2015
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Histoire & Culture

Barrès : « La terre et les morts »

by adminfhesp 20 octobre 2015

 

« Le terroir nous parle et collabore à notre conscience nationale, aussi bien que les morts. C’est même lui qui donne à leur action sa pleine efficacité. Les ancêtres ne nous transmettent intégralement l’héritage accumulé de leurs âmes que par la permanence de l’action terrienne. »

Maurice Barrès, La Terre et les Morts, Sur quelles réalités fonder la conscience française (1899)

http://www.laneuvaine.fr/la-terre-et-les-morts/

 

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4 décembre 1923 : Mort de Maurice Barrès

4 décembre 1923 : Mort de Maurice Barrès

Né en 1862 à Charmes dans les Vosges, enfant il est profondément marqué par la séparation de la Lorraine à l’issue de la Guerre de 1870, ce qui le conduira à devenir l’un des chantres de la Revanche et du Nationalisme anti-allemand. Il fut notamment boulangiste et membre de la…

4 décembre 2016

Dans « Arts et lettres »

Maurice Barrès : « Nous sommes le prolongement de nos ancètres »

« Cette voix des ancêtres, cette leçon de la terre, rien ne vaut davantage pour former la conscience d’un peuple. La terre nous donne une discipline, et nous sommes le prolongement de nos ancêtres. Voilà sur quelle réalité nous devons nous fonder. » Maurice Barrès, La Terre et les Morts (1899)

7 décembre 2012

Dans « Non classé »

23 octobre 1295 : Phillippe le Bel et Jean de Balliol signent la Grand Auld Alliance

23 octobre 1295 : Phillippe le Bel et Jean de Balliol signent la Grand Auld Alliance

Ce traité d’alliance qui a marqué les relations franco-écossaises durant l’Époque Médiévale. Stratégique, elle était conçue pour encastrer l’Angleterre entre deux royaumes qui lui étaient hostiles. – La Grand Auld Alliance devait être scellée par le mariage de Jehanne de Valois (nièce de Philippe le Bel) et d’Edouard de Bailliol,…

23 octobre 2015

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20 octobre 2015
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Histoire & Culture

Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

by adminfhesp 15 octobre 2015

Issu d’une famille modeste du Languedoc, Pierre Auguste Roques voit le jour le 28 décembre 1856 à Marseillan près de Montpellier.
Remarqué pour sa vive intelligence, il bénéficie d’une bourse d’étude qui lui permet de préparer le concours à l’École Polytechnique. L’ayant intégrée, il fera la connaissance d’un certain Joseph Joffre qui deviendra son ami. Au bout de son cursus, il obtient le grade de Lieutenant et choisit de se spécialiser dans la Génie.
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En 1879, il intègre le 2nd Régiment du Génie. En 1882, il est incorporé à la Colonne Expéditionnaire du Sud-Oranais pour des missions de pacification. Promu chef de Bataillon en 1892, il est ensuite promu Lieutenant-Colonel en 1898. En 1901, il est envoyé à Madagascar afin d’assister le Gouverneur Joseph Galliéni à l’aménagement de l’Île comme Directeur du Génie et des Travaux Publics. Roques se fait alors remarquer par son énergie et ses compétences. La Grande Île lui doit encore une grande partie de ses infrastructures. Le 23 janvier 1906, Pierre Roques est promu Général de Brigade et intègre le Ministère de la Guerre comme Directeur du Génie. C’est à ce poste qu’il fait la connaissance de la toute jeune aéronautique qui n’a pas de commandement ou de direction spécifique et dépend du Génie. Roques comprend très vite l’opportunité et l’avantage que pourrait tirer l’Armée française de nouveaux engins volants, notamment dans la reconnaissance et dans le guidage des tirs d’artillerie. Roques déclare à ses supérieurs et ses collègues : « Les aéroplanes sont aussi indispensables aux Armées que les canons et les fusils. C’est une vérité qu’il faut accepter de bon gré, sous peine d’avoir à la subir de force ».
Malgré le scepticisme de l’État-major qui considère davantage l’aéronautique comme du sport, Roques travaille avec acharnement pour organiser l’aéronautique militaire. Les appareils prennent alors le nom d’avions, par référence à Clément Ader, pionnier de l’aviation et ami du Général Roques et sont d’abord organisées en escadrilles.

En 1908, Pierre Roques devient membre du Comité Technique des Troupes Coloniales et est promu Général de Division en 1909. En 1910, le Ministère de la Guerre le nomme à un tout nouveau poste taillé pour lui : Inspecteur permanent de l’Aéronautique militaire. En 1912, il doit quelque peu laisser de côté l’aéronautique militaire pour prendre le commandement de la 7e Division d’Infanterie avant d’être promu à la tête du XIIe Corps d’Armée.
Au déclenchement de la Grande Guerre, le XIIe Corps de Roques fait partie de la IVe Armée de Langle de Cary et se trouve dans les Ardennes. Il combat lors de la bataille des frontières à Pin, Izel, Mouzon, sur la Meuse et à Vitry pendant la bataille de la Marne. Fin 1914, il est engagé dans la Première bataille de Champagne.
Le 5 janvier 1915, Pierre Roques quitte le commandement du XIIe Corps (il est remplacé par Descoings) pour prendre la tête de la Ire Armée en remplacement d’Auguste Dubail. La Ire Armée tient alors la ligne des Vosges et Roques la commande durant la bataille de Woëvre avant qu’elle ne soit retirée du front.
En mars 1916, Roques remplace Gallieni à la tête du Ministère pendant un peu moins d’un an avant d’être remplacé par Hubert Lyautey. Fin 1916, il est nommé au commandement de la IVe Armée en Champagne mais peu de temps car en mars 1917, il prend la direction de l’Inspection Générale des Travaux et Organisation de la Zone des Armées. Ses travaux, notamment en matière d’infrastructures et de moyens de communications, seront déterminant dans la victoire de 1918.

Le 23 novembre 1918, le Général Roques est nommé Président du Comité Technique du Génie. C’est son dernier poste car il s’éteint le 26 février 1920.


Source :
– http://www.http://daf.archivesdefrance.culture.gouv.fr

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20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Maréchal Michel Maunoury

Maréchal Michel Maunoury

– Fils d’un médecin, Michel Joseph Maunoury voit le jour le 17 décembre 1847 à Maintenon. La situation familiale lui permet de passer le Baccalauréat. Reçu au concours de l’Ecole Impériale Polytechnique en 1867, il en sort quatre-vingt-dix-neuvième sur cent-vingt-quatre deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant. – Choississant…

28 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Fernand de Langle de Cary (1849 - 1927)

Fernand de Langle de Cary (1849 – 1927)

Général français issu de la noblesse bretonne, Fernand Louis Armand Marie Langle de Cary voit le jour le 4 juillet 1849 à Pont-Scorff dans le Morbihan.  Après ses études secondaires, il entre à Saint-Cyr en 1867 et sort deux ans plus tard dans les premiers de la Promotion de Mentana. En 1870, il sert commeofficier…

19 décembre 2013

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15 octobre 2015
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Histoire & Culture

23 février 1766 : le Royaume de France récupère le Duché de Lorraine

by adminfhesp 10 octobre 2015

Stanislas Leszczynski (20 octobre 1677 – 23 février 1766), Duc de Lorraine, beau-père du Roi Louis XV, parrain du Comte de Provence (futur Louis XVIII) et ci-devant Roi de Pologne et Grand Duc de Lituanie décède. Et conformément à la Convention de Meudon (1736), signée et ratifiée après la Guerre de Succession de Pologne, le Royaume de France hérite du Duché de Lorraine et de Bar. Celui-ci devient alors Gouvernement des Etats du Duché de Lorraine et Barrois.

Stanislas Leszczynski, Duc de Lorraine et de Bar

– Cependant, si Stanislas était souverain du Duché, les institutions (Conseil d’Etat, Conseil de Finances et Commerce) étaient placées sous le regard de Versailles. En revanche, Stanislas Leszczynski protecteur des arts, laisse à la France le château de Lunéville (dit le Versailles Lorrain) et une ville de Nancy profondément transformée avec la place qui porte son nom (conçue par Emmanuel Héré), la bibliothèque royale et l’église Notre-Dame-du-Bon Secours.

 

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Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France. – Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au…

9 janvier 2017

Dans « De Louis XI à Henri III »

10 juillet 1480 : Mort du Roi René d'Anjou

10 juillet 1480 : Mort du Roi René d’Anjou

A défaut d’avoir eu le poids politique de Charles VII ou de Philippe le Bon Duc de Bourgogne, le « Bon Roi René » , tel que le surnommaient ses vassaux et sujets provençaux, reste l’une des grandes figures attachantes de la seconde moitié du XVe siècle. Retour sur un…

10 juillet 2015

Dans « Non classé »

5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

5 février 1679 : Signature du Traité de Paix de Nimègue

A la fin des Guerres de Hollande, la France de Louis XIV était en position de force, l’Armée Royale s’est solidement implantée sur le Rhin et dans les Pays-Bas. Et ce, en grande partie grâce aux victoires du Prince de Condé et de feu le Maréchal de Turenne. – Le…

5 février 2016

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10 octobre 2015
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Histoire & Culture

Patrimoine national : La Sainte Chapelle, le « Joyau » de Saint Louis

by adminfhesp 7 octobre 2015

Véritable « joyau » architectural, la Sainte Chapelle s’inscrit parmi les monuments majeurs laissés par le roi Louis IX à la postérité. Le souverain ne se contenta pas d’être le roi saint et vertueux décrit par tant de biographes, à commencer par son contemporain et serviteur Joinville, qui voyait en lui le « prud’homme »  (homme sage) par excellence. De fait,  celui  qui régna sur la France plus de 40 ans (1226-1270) peut aussi être considéré comme un roi bâtisseur ayant pleinement participé à l’élan architectural qui caractérise le 13ème siècle.

A l’initiative de nombreux chantiers religieux ou hospitaliers, Saint Louis entreprend la construction de la Sainte Chapelle, véritable chef d’œuvre, de ce que l’on nommera plus tard l’ « art Français » ou le « gothique rayonnant », qui « rayonnera » (comme son nom l’indique) dans toute la Chrétienté, à l’époque médiévale. C’est vers 1241 qu’à l’instigation du roi lui-même s’ouvre l’immense chantier de l’édifice qui s’achèvera en un temps record. En effet, huit années suffiront pour bâtir cet édifice principalement destiné à abriter les reliques de la Passion du Christ que le roi vient d’acquérir, à grand prix, des mains de l’empereur latin de Constantinople. La Sainte Chapelle sera consacrée officiellement le 26 avril 1248, deux mois avant le départ de Saint Louis pour sa première croisade.

Œuvre monumentale, la Sainte Chapelle est le fruit de la volonté d’un roi  « très chrétien » qui désire exprimer le lien entre la Terre et le Ciel au sein de même de son royaume. Associant pleinement la religion chrétienne à son gouvernement politique, le souverain a voulu placer l’édifice au cœur du palais royal. Tout un symbole, que l’architecture du lieu ne manque pas de souligner, dévoilant un dessein royal d’une portée universelle et une ambition assumée : faire rayonner  Dieu Lui-même, « le roi des rois » présent à travers les reliques de sa Passion, dont Louis veut être le serviteur et le « lieutenant » en entraînant tous les peuples de la Chrétienté à sa suite. Toutes les illustrations ne sont qu’un pâle reflet de la splendeur d’une œuvre que l’on peut visiter de nos jours, ayant à l’esprit qu’elle abritait jadis les joyaux d’une foi qui habitait un peuple et d’une société qui formait avec le christianisme un seul corps, avançant sur les routes de l’histoire…

 « Le passant moderne… est saisi par un vertige de couleurs d’une intensité incomparable quel que soit le temps à l’extérieur. Les vitraux qui remplacent véritablement les murs, offrent au regard ébloui leur scintillement coloré, immatériel. Ils sont l’intermédiaire magique qui permet au spectateur de retrouver un écho de ce lointain Moyen-Age, de la personnalité du commanditaire, le roi Louis IX… et des circonstances de leur création »

  • Françoise Perrot et Jean-Michel Leniaud, La Sainte Chapelle, Editions du patrimoine, Paris, 2007

Voir aussi sur FHE : https://www.france-histoire-esperance.com/26-avril-1248-consecration-de-la-sainte-chapelle/

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31 mai : Fete de sainte Pétronille, patronne des rois de France

31 mai : Fete de sainte Pétronille, patronne des rois de France

« Nous fêtons aujourd’hui Sainte Petronille, première sainte patronne de la France. Vierge et martyre romaine, elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien.Elle fut catéchisée et baptisée par Saint Pierre Apôtre. Elle est considérée comme sa fille spirituelle. Elle était d’une beauté extraordinaire mais elle souffrait…

1 juin 2012

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23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

23 juillet 1242 : Victoire de Saint Louis sur Henri III à Saintes

Le 20 juillet, Saint-Louis repoussait les anglo-poitevins sur le Pont de Taillebourg mais sa victoire n’était pas complète, car Henri III Plantagenêt s’enferme dans Saintes avec son armée. Les chroniques nous disent que l’Ost (Armée) duRoi de France est « plus grande » que celle du Roi d’Angleterre. On devait alors compter…

23 juillet 2015

Dans « Non classé »

25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise

25 mai 1510 : mort du Cardinal d’Amboise

Né en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire au sein d’une vieille famille de la noblesse tourangelle, fils de Pierre d’Amboise et d’Anne de Bueil, le brillant Cardinal Georges d’Amboise a été considéré comme un véritable premier ministre durant le règne de Louis XII tel Richelieu (Lucien Bély). Ses frères feront…

25 mai 2013

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7 octobre 2015
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Histoire & Culture

Question du mois : « La France est-elle foutue ? »

by adminfhesp 5 octobre 2015

Cette nouvelle rubrique vise à vous donnez la parole, chers lecteurs, afin de s’interroger sur l’avenir de notre pays et sur les grands enjeux auquel il doit faire face… 

La question de ce mois-ci est un peu abrupte mais semble légitime étant donné l’ampleur de la crise que connaît notre pays. Avons-nous vraiment mesuré l’ampleur de cette crise et ses véritables causes ? La crise de notre identité et de nos valeurs n’est-elle pas la raison plus profonde de ce mal-être qu’on pressent aujourd’hui ?

Je vous laisse le soin de répondre à cette question ( en laissant un commentaire ou en nous envoyant un article via la rubrique « nous contacter »)

Bien à vous,

Pierre Hemming,
rédacteur en chef de France-Histoire-Espérance

 

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

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Appel à contribution...

Appel à contribution…

Chers lecteurs, Je me permets tout d’abord de vous remercier de votre fidélité et de votre soutien. Voilà quatre mois que « France-Histoire-Espérance » a vu le jour. Je continue à croire que ce site a toute sa place sur la toile et je suis heureux, avec mon cher ami « Eudes Turanel »,…

19 mai 2012

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5 octobre 2015
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Histoire & Culture

Général Dominique-Joseph Vandamme, Comte d’Unsebourg

by adminfhesp 5 octobre 2015

Fils d’un chirurgien, Dominique-Joseph Vandamme voit le jour en 1770 à Cassel dans les Flandres françaises.
S’engageant dans un Régiment colonial en 1788, il se retrouve en garnison à la Martinique lorsque la Révolution éclate. Désertant de son unité, il quitte l’Île et revient en France en 1790.
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– Combattant dès 1792, il forme une Compagnie franche qui se retrouve intégré à la Brigade du Mont-Cassel de l’Armée du Nord et obtient le grade de Capitaine. Lieutenant-Colonel et Chef de Corps en 1793, Vandamme combat dans les Flandres, notamment à Hondschoote, Furnes, Werwicq, Ypres, Nieuport et en Hollande. Courageux, il use aussi d’une liberté de ton avec ses supérieurs qui ne le quittera jamais mais se montre aussi particulièrement brutal avec la population civile.

– Rappelé un temps, Vandamme sert ensuite dans l’Armée de l’Ouest puis dans l’Armée du Rhin. Commandant d’une Division dans le Wurtemberg sous le commandement de Moreau, Vandamme fait encore montre d’une grande brutalité qui le conduit à  rentrer à Paris pour comparaître en Conseil de Guerre. Sauf que celui-ci ne peur se réunir et Vandamme se retrouve libre de ses mouvements. Envoyé en Hollande sous le commandement de Guillaume-Marie Brune. En octobre, il inflige trois défaites aux Anglais : Bergen, Alkmaar et Castricum.

– Réaffecté ensuite dans l’Armée du Rhin sous le commandement de Moreau, il commande une division à Stockhach sous les ordres de Lecourbe et participe aussi aux victoires de Mösskirch et Memmingen. Rappelé en France et réformé, il obtient tout de même un poste au sein de l’Armée des Grisons qui donnera naissance à l’Armée de Réserve.

– Général sous l’Empire, il commande une Division du 2nd Corps du Maréchal Soult. Le 6 octobre 1805, il contribue à la victoire de Donauwörth mais son fait d’arme le plus éclatant reste sa prise du Plateau de Pratzen à Austerlitz et sa belle tenue au feu contre les meilleures troupes de Koutouzov.
Seulement, sa liberté de ton déplaît très vite à Soult et les relations entre les deux officiers deviennent vite orageuses, ce qui conduit Soult à relever Vandamme de son commandement en 1806. Toutefois, pour son action à Austerlitz, l’Empereur lui octroie la Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

– Vandamme reprend ensuite le commandement d’une Division au sein du 3e Corps du Maréchal Ney. Lors de la campagne de Prusse, il force la ville de Goglau à capituler, avant de s’emparer de Breslau et de Brieg-am-Oder au début de lannée 1807.

– Commandant de la 16e Région Militaire en 1807, il se retrouve à la tâte du Camp de Boulogne l’année suivante. En mars 1808, Napoléon le promeut Comte d’Unsebourg.
Commandant le 8e Corps de la Grande Armée (formé en majorité de soldats recrutés dans le Royaume du Wurtemberg) en 1809, il participe à la seconde campagne d’Autriche et combat à Landshut, Eckmühl, Linz et se distingue à Wagram où il reçoit une blessure.

– En 1812, il participe à la campagne de Russie sous les ordres du Roi Jérôme Bonaparte mais il est immédiatement relevé de son commandement pour n’avoir pas tenu ses troupes qui se sont livrées au pillage contre les populations russe.
Vandamme revient au combat en mars 1813 lors de la Campagne de Saxe à la tête du 1er Corps. Il combat encore courageusement mais est fait prisonnier par des Cosaques à Kulm le 1er août en protégeant la retraite de son Corps. Amené devant le Tsar Alexandre Ier, Vandamme est accusé de pillages et par le souverain. Avec sa verve coutumère, Vandamme rétorque : « Je ne suis ni un pillard ni un brigand. Mais dans tous les cas mes contemporains et l’Histoire ne me reprocheront pas d’avoir trempé mes mais dans le sang de mon père ».

– Le Général Vandamme est déporté en Sibérie jusqu’en juillet 1814 et revient en France à l’issue de la Première Restauration. Louis XVIII se montre particulièrement sévère à son encontre et l’assigne à résidence dans sa ville natale de Cassel. Vandamme se rallie à Napoléon lors des Cent Jours. Commandant du 3e Corps, il contribue à la victoire de Ligny. Le 18 juin, avec Gérard, il tente de convaincre Grouchy de marcher au canon sur Waterloo. Vandamme se distingue encore à Wavre contre les Prussiens avant de couvrir la retraite du Corps de Grouchy vers les Ardennes françaises, tout en maintenant la cohésion et la discipline de son Corps qu’il ramène quasiment intact au sud de Paris.

– Après l’abdication de l’Empereur, Vandamme se voit offrir le Commandement en chef de l’Armée mais reguse.
Contraint ensuite à l’exil par Louis XVIII, il embarque pour les États-Unis et ne revient en France qu’en 1819.

– Résidant entre Cassel et Gand, il passe son temps à rédiger ses mémoires. Il s’éteint dans sa ville natale le 15 juillet 1830.

Source :
– http://www.napoleon-empire.net

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2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Général Louis Le Blond de Saint-Hilaire

Fils d’un capitaine de la Cavalerie royale (Régiment Conti-Cavalerie), Louis Charles-Vincent-Joseph Le Blond de Saint-Hilaire voit le jour à Ribemont dans l’Aisne le 4 septembre 1766. Suivant l’exemple de son père, il entre dans la carrière des armes dès onze ans comme cadet au Conti-Cavalerie en 1777 et y reste…

5 juin 2015

Dans « Non classé »

Général Pichegru

Général Pichegru

Fils de cultivateurs du Jura, Jean Charles Pichegru voit le jour à Planches-près-d’Arbois le 16 février 1761. Il fait d’abord sa scolarité au Collège des Minimes d’Arbois et s’y révèle doué pour les Mathématiques. En 1779, il entre au Collège de Brienne comme répétiteur de quartier. Il entre d’abord dans…

6 avril 2014

Dans « Non classé »

5 octobre 2015
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Histoire & Culture

Vins et crus du Rhône (4) : L’Hermitage

by adminfhesp 29 septembre 2015

Avec Cornas, Gigondas et Châteauneuf-du-Pape, Hermitage tient le haut du pavé (ou plutôt de la Côte…) parmi les belles appellations de la Vallée du Rhône. Situés dans la partie nord de celle-ci, sur la rive gauche du fleuve et face à Saint-Joseph, les vignobles de Tain-l’Hermitage s’accrochent à un coteau escarpé… qui existe depuis l’Epoque romaine. A l’Epoque Médiévale, un chevalier revenant des croisades a choisi la vie religieuse, se retira dans la chapelle de l’Hermitage et planta des ceps.

Le vignoble de l’Hermitage fournit des cépages Syrah pour les rouges. Les blancs sont issus en très grande partie du Marsanne et un peu du Roussane.

Les vins rouges issus du Syrah sont extrêmement réputés, puissants comme fins et peuvent se garder jusqu’à dix ans. D’une robe d’abord grenat qui tire vers les notes orangées avec l’âge, les vins rouges révèlent des arômes de violette, de fruits rouges quand ils sont jeunes. En vieillissant, ils procurent des notes de pruneau, d’épices et de sous-bois. Comme tous les vins du Rhône, les rouges de l’Hermitage sont tanniques avant de s’affiner tout en conservant une belle matière.
On les sert de préférence avec du filet de bœuf (à la provençale notamment) comme avec de la cuisine relevée.

Les blancs, que l’on peut conserver, jusqu’à trois-cinq ans environ. D’une robe jaune clair à reflets verts (soutenue à maturité), leur nez délivre des accents de fleurs blanches et d’aubépine dans leur jeunesse. A maturité, ils s’arrondissent et donnent de jolies notes grillées et miellées (miel et cire). Agréablement gras et amples en bouche, ils sont à servir de préférence avec des poissons saucés.

Enfin, notons que quelques vignobles de l’Hermitage donnent aussi un vin de paille, même s’ils n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Jura.

Source : Dictionnaire des vins de France, Hachette, Paris, 2010

 

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Vins et crus du Rhône - Lirac

Vins et crus du Rhône – Lirac

Le vignoble de Lirac se situe dans le méandre du Rhône, dans le vieux pays provençal, près d’Orange et d’Avignon, plus précisément sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas. – Les vignes poussent sur des coteaux ensoleillés, au sol de galets roulés disposés en terrasses. Le Lirac existe…

15 mai 2015

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Vins du Rhône - Crozes-Hermitage

Vins du Rhône – Crozes-Hermitage

Le vignoble de cette appellation reconnue en 1937, s’étend dans une plaine (1 411 ha) au sud des coteaux d’Hermitage. Les sols y sont variés ce qui donne une diversités aux vins. Enfin, le Croze-Hermitages est majoritairement produit en rouge, avec un peu de blanc. Issu exclusivement de la Syrah (sols calcaires,…

9 octobre 2013

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Grands vins du Rhône - Châteauneuf-du-Pape (1)

Grands vins du Rhône – Châteauneuf-du-Pape (1)

Issus des solides cépages ensoleillés du Midi et de la Vallée du Rhône (Syrah, Mourvèdre, Grenache noir, Cinsault…), crus du Châteauneuf-du-Pape se caractérisent par des vins nobles et puissants mais aussi fruités. – Les rouges Sans doute l’appellation la plus prestigieuse. Le vignoble du Châteauneuf s’étend dans l’ancien Comtat Venaisin…

27 mars 2014

Dans « Non classé »

29 septembre 2015
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Histoire & Culture

Disparition de Maïti Girtanner

by adminfhesp 25 septembre 2015

C’est le quotidien La Croix qui vient de l’annoncer dans son numéro d’aujourd’hui 31 mars 2014. Le 28 mars dernier, Maïti Girtanner quittait le petit cercle de plus en plus restreint des derniers Catholiques ayant résisté au Nazisme.
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Née en 1922 à Saint-Gall en Suisse d’un père helvète protestant et d’une mère française, Maïti Girtanner reçoit une éducation tournée vers la lecture de la Bible. Cependant, son chemin de Foi lamènera vers le Catholicisme et notamment vers la spiritualité dominicaine.

Très douée pour la musique et notamment le piano, Maïti Girtanner étudie au Conservatoire de Paris et produit son premier grand concert à l’âge de douze ans seulement.
Après l’invasion de la France, elle réside près de Poitiers et décide de s’engager dans la Résistance. Elle réussit à former son propre réseau qui consacre au renseignement et à fournir des faux papiers. Voici ce qu’elle a dit de son engagement :
« Quand j’ai commencé à faire de la Résistance j’avais conscience d’entrer dans une situation périlleuse. C’est pourquoi je ne pouvais pas m’attendre à ce que l’on me fasse de cadeau, de l’autre côté. […] Mais aussi la conscience, donnée par grâce, d’une mission à accomplir, si petite soit-elle. Même si c’est une mission de fourmi par rapport à l’immensité du désastre qu’était la France, écrasée et occupée. »

Mais en 1942, elle est arrêtée avec la quasi-totalité de son réseau. Comme elle ne veut pas parler, elle est remise à un jeune médecin surnommé Leo qui devient son bourreau. Pendant plusieurs jours, Maïti Girtanner est affreusement torturée, avec un sadisme inconcevable. Elle doit la vie sauve grâce à l’intervention de personnalités suisses de la Croix Rouge. Mais ses mains sont bien trop meurtries pour qu’elle puisse recommencer à jouer du piano.
Elle se consacre à la vie spirituelle après la guerre quand en 1984, son tortionnaire qui sent sa fin proche est pris de profonds remords. Il demande alors à Maîti de venir à son chevet pour lui demander pardon. Maîti accepte et pardonne à Leo.

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Campagne de 1814 - 7 mars : Difficile victoire de Craonne

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On connaît le Plateau de Craonne pour sa chanson et pour son engagement tragique de 1917. Mais on le connaît moins pour l’engagement qui a opposé les éléments de la Grande Armée aux Prussiens. Après les victoires de Brienne, Champaubert, Château-Thierry et Montereau, Napoléon choisit de surveiller les Austro-Bavarois de…

6 mars 2014

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15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

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– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

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Général Etienne Timoléon de Villaret

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18 janvier 2014

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25 septembre 2015
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Histoire & Culture

Général Henri Gouraud, héros des Dardanelles et pacificateur de la Syrie

by adminfhesp 16 septembre 2015

Occulté par des figures comme Foch, Joffre, Pétain et même Mangin, Henri Gouraud n’en fut pas moins l’un des plus braves généraux français de la Grande Guerre. Sa belle carrière, commencée dans la Coloniale et marquée par une mutilation à vie, sera couronnée par le succès de l’administration de la Syrie et du Liban (sujet d’autant plus d’actualité). Retour donc sur l’un des officiers les plus attachants de l’Armée française des années 1910-1920.

Fils d’un médecin catholique, Henri Joseph Eugène Gouraud naît le 17 novembre 1867 à Paris et reçoit une éducation fortement marquée par la Foi. Après ses études au Collège Stanislas, il réussit le concours de Saint-Cyr en 1888 et se découvre une vocation pour « la Coloniale ». Sorti avec la promotion « Grand Triomphe », il souhaite être versé dans la Coloniale mais son père s’y refuse. Pour sa première affectation, le Lieutenant Henri Gouraud est envoyé au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied stationnant à Montbéliard.

Mais si son père ne voit pas d’un bon œil qu’il parte pour les Colonies, Henri Gouraud est soutenu par sa mère. En 1894, après six années de casernement en France et non sans avoir été promu au grade de capitaine, il part pour le Soudan Français où il fait preuve d’efficacité et de valeur. Par chance, le 29 septembre 1898, il réussit à capturer le chef mandingue Samory Touré (1830 1900) qui menait une guérilla pendant plus de quinze ans dans l’actuel Mali. Ce fait d’arme fait du Capitaine Gouraud une célébrité, la même année que l’affaire de Fachoda.

L’AVENTURE COLONIALE

De retour temporaire à Paris, il fait la connaissance des personnalités du « Parti Colonial » dont Auguste d’Arenberg et Eugène Étienne, dont il obtient l’appui. Ainsi, pendant près de quinze années, il sillonne l’Afrique Occidentale Française (AOF) et l’Afrique Équatoriale Française (AEF) entre la Mauritanie et le Tchad. En 1907, promu Colonel il n’a même pas quarante ans -, il est nommé Commissaire du Gouvernement Général de Mauritanie. De sa propre initiative, à la tête de la Colonne de l’Adrar, il mène campagne contre les guerriers pillards qui sévissent dans la région et parvient à assurer en partie la sécurité des transports entre la Mauritanie et le Maroc. Il retourne ensuite à Paris afin de suivre les cours du Centre des Hautes Études Militaires. En 1911, le Colonel Henri Gouraud part pour le Maroc qu’administre le Général Hubert Lyautey, pour y mener des combats victorieux contre les tribus du Rif. Il reçoit alors les deux étoiles de Général de Brigade. Il est l’un des plus jeunes officiers français à accéder à ce grade.


LA GRANDE GUERRE

* 1914

Il est chargé du commandement de la Région de Fez et prend ensuite le commandement des Troupes Françaises du Maroc Occidental. En août 1914, il est mis à la tête de la 4e Brigade Marocaine qui est expédiée sur le Front en France. Le 15 septembre, il reçoit le commandement de la 10e Division d’Infanterie où il fait la connaissance du Lieutenant-Colonel Rollet*(1) qu’il apprécie. Il dirige cette division pendant la bataille de la Marne dans les combats dans la région de Montfaucon-Véry-Cheppy-Vauquois. En octobre, il mène des attaques sur Vauquois et Boureuilles (Aisne).

* Les Dardanelles

En 1915, il prend le Commandement du Corps d’Armée Colonial, puis du Corps Expéditionnaire Français qui doit participer à l’opération du Détroit des Dardannelles aux côtés des Forces du Commonwealth. Gouraud et ses soldats sont alors directement placés sous le commandement des forces britanniques que commande Sir Ian Hamilton.

Le 25 avril 1915, le Général Gouraud fait débarquer sa première vague à Kumkale afin d’effectuer une diversion contre les forces du Général Liman von Sanders (officier allemand encadrant l’Armée Ottomane)  sur la côte asiatique. Fantassins et soldats coloniaux finissent par semparer du village de Kumkale après de violents combats, parfois à la baïonnette ou à l’arme blanche. Mais les Ottomans lancent plusieurs contre-attaques contre les Français et les Tirailleurs coloniaux qui résistent farouchement et empêchent leurs ennemis de reprendre la position. Mais à la grande rage des Français, Hamilton leur demande d’abandonner leur conquête pour les rejoindre à Gallipoli où les Britanniques, ainsi que les Australiens et les Néo-Zélandais de l’ANZAC*(2)  ont subi des pertes effroyables face aux Ottomans qui résistent sous l’impulsion du Colonel Mustapha Kemal.  Pour les soldats, tout comme les officiers présents sur le terrain, le danger est partout étant donné que les Turcs bien encadrés par les Allemands bombardent les Alliés sans répit.

Le 6 mai 1915, Hamilton décide de lancer une attaque franco-britannique contre Kerevesdere. Aux Français de Gouraud revient la tâche la plus ingrate et la plus difficile ; attaquer frontalement Kerevesdere pendant que les Britanniques tentent un débordement. Si les Français se battent bravement et remportent quelques succès, les Britanniques se font impitoyablement hachés par les mitrailleuses et l’artillerie ottomanes. Mais le 30 juin, le Général Henri Gouraud est grièvement blessé par un obus. Remplacé par d’Amade, évacué sur un navire hôpital qui repart vers la France, il subit une attaque de gangrène et doit être amputé du bras droit. Alors qu’il se trouve encore sur son lit d’hôpital, le Président Raymond Poincaré lui remet la Médaille Militaire.

2854319677Remis de ses blessures, le 11 décembre 1915, il prend le commandement de la IVe Armée en Champagne. Saignée par les infructueuses offensives de Joffre en Septembre, cette grande formation est en reformation. En 1916, il a la douleur d’apprendre que son frère Pierre est mort au Champ d’Honneur.

* 1916-1918

Le 14 décembre 1916, Henri Gouraud laisse son commandement au Général Emile Fayolle pour retourner au Maroc afin de remplacer Lyautey. Le 15 juin 1917, il revient en Champagne pour reprendre le commandement de la IVe Armée. Il mène celle-ci dans des combats fructueux lors de la Bataille des Monts de Champagne, qui améliorent les positions françaises dans le secteur de Moronvilliers.

Lors de l’Offensive de Ludendorf de juillet 1918, la IVe Armée de Gouraud avec les IVe Corps de Ferdinand Pont, VIIIe de Hély d’Oissel et XXIe de Stanislas Naulin.- résiste efficacement en Champagne empêchant la III. Armee allemande de von Einem de percer le front et confirmant l’échec de Ludendorf. En septembre 1918, sous la direction du Groupe d’Armées du Centre (G.A.C) dirigée remarquablement par le Général Paul Maistre, la IVe Armée passe à la contre attaque contre les positions de von Einsem. Sur des informations sous-tirées à un prisonnier allemand, Gouraud lance sa contre-offensive victorieuse qui reprend Tahure, Navarin et la Main-de-Massiges. Ses soldats repoussent ensuite toute e qu’ils trouvent devant eux. Mais il a encore la douleur d’apprendre le décès de sa mère quelques jours plus tard.
En décembre 1918, le Général Philippe Pétain remet à Gouraud la Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

HAUT-COMMISSAIRE AU LEVANT

A la fin de 1918, l’Empire Ottoman – « Homme malade de l’Europe »  signe l’armistice de Moudros et quelques mois plus tard, le Sultan Mehmet VII est déposé par la « Révolution des Jeunes Turcs » menée par Mustapha Kemal. Celui-ci ne tarde pas à remettre en cause les accords de Moudros.

En vertu des accords Sykes-Picot (1916) sur le partage mandataire de l’Empire Ottoman entre Britanniques (Irak, Transjordanie et Palestine) et Français (Syrie et Liban), Gouraud est envoyé par Clémenceau comme Haut-Commissaire au Levant et Commandant en Chef de l’Armée du Levant. Il débarque à Beyrouth le 21 décembre 1919 et y reçoit un accueil chaleureux, notamment de la part des Maronites et Arméniens, inquiets des volontés expansionnistes et unificatrice du Roi Fayçal d’Arabie sur la Syrie et le Liban. En 1920, Gouraud doit faire face aux ambitions du Roi Fayçal d’Arabie, membre de la lignée de Hachémites. Fayçal, soutenu par les Britanniques veut s’emparer de la Syrie dont il a été proclamé Roi. Gouraud demande d’urgence de renforts à Paris et dispose de 35 000 hommes, dont des unités de la Légion Etrangère et des automitrailleuses. Les Français repoussent alors les Arabes à Khan Meyssaloun le 24 juillet 1920.

Le Mandat diffère du protectorat dans le sens où Gouraud reçoit la délégation de la SDN pour conseiller et aider les populations, former les futurs cadres institutionnels en vue de préparer la souveraineté de futurs Etats.

Henri Gouraud fait alors preuve de réalisme et découpe la Syrie en plusieurs entités aux statuts différents afin de respecter les « identités compactes ». Ainsi, le « Grand Liban » Sunnite, Chi’ite, Chrétien et Druze est proclamé lors du Discours de Zahlé (3 avril 1920). La Plaine de la Bekka est rattachée au Grand Liban, tandis que la Syrie est partagée entre les Etats à majorité sunnite (Damas et Alep) et les Territoires autonomes des Alaouites et du Djebel el-Arab (Druze). Disséminés dans ces quatre territoires, les Chrétiens Maronites, Syriaques et Orthodoxes n’ont pour leur part, aucun statut séparé, car trop complexe à mettre en place. Et c’est là que le bât blesse puisque cette division administrative sur un schéma confessionnel va accentuer les antagonismes inter-communautaires sur le long terme, aboutissant finalement à un échec politique.
Dans les Etats et Territoires, Gouraud est représenté par un délégué secondé de fonctionnaires qui épaulent les « Conseils représentatifs », composés d’élus locaux. En 1922, les Territoires Druze et Alaouite sont érigés comme Etats autonomes, avec pour capitales respectives Soueïda et Lattaquié. Toujours en Syrie, une Cour de Cassation est créée à Damas et des Tribunaux sont installés dans les grandes villes de Syrie et du Liban.

A côté du cadre politique, Gouraud fonde des écoles, des Hôpitaux (dont l’Hôtel-Dieu de Beyrouth) et des dispensaires. Enfin, il dresse un cadastre et réorganise les douanes avec la Palestine, la Transjordanie et la Turquie.

Gouraud se charge aussi de politique culturelle, puisqu’un service archéologique est créé pour la Syrie et le Liban. Entretemps, le Général Gouraud est devenu membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres de Paris.

Très vite, Henri Gouraud doit faire face à plusieurs oppositions. La première vient des Alaouites, réputés bons guerriers des montagnes et farouchement attachés à leurs libertés dans le Djebel Ansarieh. Gouraud vient à bout de leur révolte mais ne les soumet pas afin d’en faire des alliés. De leur côté, les tribus alaouites comprennent que leur intérêt n’est pas de se mettre les Français à dos. Lorsque Gouraud prend possession de la région de Lattaquié et du Djebel Ansarieh, il nomme le Colonel Nieger comme représentant mais laisse les tribus alaouites régir leurs propres tribunaux. Nieger entreprend alors un important travail en matière d’infrastructures, d’aménagement et de santé. Plus tard, l’accès à la nouvelle Académie Militaire de Homs leur sera ouverte.

Une courte guerre méconnue éclate aussi contre la Turquie de Kemal Atatürk (l’ancien Colonel Mustapha Kemal) à propos du Sandjak d’Alexandrette et de la Cilicie. Dans un froid glacial, l’Armée française combat durement mais avec succès à Marache, Ourfa et Ain Tab. Finalement, suite aux accords d’Angora signés entre Paris et Istabul, la Turquie peut récupérer la Cilicie mais s’engage à respecter la nouvelle frontière. En 1921 cependant, sur la route de Kuneïtra à Damas, il tombe dans une embuscade dont il ressort indemne. Le Gouverneur de Damas est tué.

Rentré définitivement à Paris en 1923, il entre au Conseil Supérieur de la Guerre. La même année, alors qu’il est aux États-Unis, il apprend sa promotion à la fonction de Gouverneur Militaire de Paris. En 1924, il représente la France aux obsèques du Président Wilson. En 1928, il crée l’Association du Souvenir aux Morts des Armées de Champagne, suivie en 1933 de la fondation de monuments aux Morts des Armées de Champagne et l’Ossuaire de Navarin. Il effectue aussi plusieurs voyages ; Pologne, Indes, États-Unis, Turquie et AOF. En 1937, toujours vénéré par les parisiens, le Général Henri Gouraud quitte la vie militaire. En 1940, profondément affecté par l’invasion allemande, il quitte Paris pour Royat non loin de Clermont-Ferrand. Il n’y revient qu’en 1945 avant de décéder le 16 septembre 1946, la même année que l’indépendance de la Syrie et du Liban. Le 26 septembre, le Gouvernement du Général de Gaulle lui rend hommage par des obsèques nationales devant le Monument de la Ferme de Navarin à Souain, dans le département de la Marne. Il repose dans la crypte du même monument « au milieu des soldats qu’il a tant aimé. »

Son képi et sa montre sont entreposés au Fort de la Pompelle à Reims. Henri Gouraud était titulaire de nombreuses décorations dont les cinq ordres de la Légion d’Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre, la Médaille Commémorative de la Grande-Guerre, l’Ordre des Saints Maurice et Lazare l’Army Distinguished Service Medal, ainsi que les Ordre de Nichan Ikikhar et Nichan el Anouar (Maroc). Il a laissé plusieurs écrits dont : La Pacification de Mauritanie, Journal des marches et opérations de la colonne de l’Adrar, Souvenirs d’un Africain, au Soudan (1939) et Zinder-Tchad. Souvenirs d’un Africain (1944).

Aujourd’hui, son petit neveu le Général Xavier Gouraud préside l’ASMAC (Association du Souvenirs aux Morts des Armées de Champagne).

Lire :

GOURAUD Philippe : Le Général Henri Gouraud au Liban et en Syrie 1921-1923, L’Harmattan, Paris
LAURENT Annie : La crise syrienne : ses causes historiques, Nouvelle Revue d’Histoire, N° 61, août-septembre 2012

*(1) Commandant légendaire du Régiment de Marche de la Légion Etrangère en 1917-1918
*(2) Australian and New-Zealand Army Corps

16 septembre 2015
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Histoire & Culture

Général Fernand Gambiez, fondateur du 1er Choc

by adminfhesp 13 septembre 2015

Fernand Gambiez naît à Lille le 27 février 1903 dans une famille modeste. Toutefois, son père choisit de rejoindre les rangs de l’Armée française et accède au grade d’officier avant la Grande Guerre, ce qui est plutôt rare pour l’époque. Physiquement, Fernand Gambiez n’est pas très grand mais il est trapu et de bonne constitution.

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– Grâce à la nouvelle situation de son père, Fernand Gambiez peut préparer l’entrée à Saint-Cyr en 1921 à la « corniche » du Lycée Saint-Louis à Paris. Reçu, il intègre la Promotion « Chevalier Bayard » en 1923. Sorti en 1925, il est intégré à la XXe Région Militaire de Nancy et rejoint le 4e Bureau du XXe Corps d’Armée, le glorieux « Corps de Fer ». Il part ensuite pour  le Maroc au sein de la Légion étrangère. De retour en France en 1935, il est stagiaire à l’Ecole de Guerre et obtient le grade de Capitaine.
Promu Lieutenant-Colonel en 1940, il commande le 30e Bataillon de Chasseurs Alpins basé à Saint-Laurent-de-Céris en Charente, puis à Saint-Avold en Lorraine.

– En 1940, Gambiez combat les Allemands en Lorraine et dans l’Oise, avant de se replier sur la Loire où son Bataillon est dissous.
Après l’Armistice de 1940, le Lieutenant-Colonel Gambiez est maintenu en activité à un poste dans l’Etat-major de l’Armée de Vichy. Il fait alors partie de ses officiers « légalistes » qui refusent la défaite et attendent le moment pour reprendre les armes.

– En novembre 1942, les Allemands envahissent la Zone Libre. Après avoir accompagné sa femme à la Maternité, le Lieutenant-Colonel Gambiez quitte son poste et s’enfuit en Espagne pour rejoindre la Grande-Bretagne ou l’Afrique du Nord. Incarcéré à Barcelone, il est libéré au début de 1943 et rejoint l’Armée d’Afrique dans le Premier convoi des évadés.
Il obtient alors le commandement d’un nouveau Bataillon à Staoueli en Algérie. Il a alors sous ses ordres de jeunes français volontaires, certains ayant connu la dureté du camp d’internement espagnol de Miranda. Gambiez a une idée qu’il soumet au commandement de l’Armée d’Afrique avec insistance : transformer son Bataillon d’Infanterie en Unité de Choc capable d’être projetée en Méditerranée ou en France pour des actions de harcèlement derrière les lignes ennemies en coordination avec les unités classiques ou les formations de Résistances, à l’exemple des SAS ou des Chindits de Wingate. Après négociations, Gambiez obtient carte blanche et rebaptise sa formation 1er Bataillon de Choc. Celui-ci est scindé en trois compagnies numérotées de 1 à 3.

– Les hommes du 1er Choc, équipés et armés légèrement, sont soumis à un entraînement intensif qui les rend autant capable de participer à des opérations amphibies qu’à des largages aéroportés.
Opérationnels dès août, les hommes du 1er Choc sont désignés par Giraud pour participer aux opérations de la Libération de la Corse (Opération « Vésuve »).
Le 13 septembre 1943, le sous-marin Casabianca débarque la 3e Compagnie du Capitaine Manjot dans le Port d’Ajaccio. Assistant les Résistants locaux, les hommes de Manjot reçoivent la reddition des Allemands et des Italiens. Les 1re et 2nde Compagnies suivent ensuite et tout le 1er Choc, Gambiez à sa tête, participe à la Libération de la Corse en remontant vers Bastia.

– En juin 1944, Fernand Gambiez mène activement son 1er Choc lors de la prise de l’Île d’Elbe – Opération « Brassard » – , notamment en nettoyant les batteries allemandes qui ceignent la péninsule. Toutefois, une section commandée par le Lieutenant Corley, comptant aussi le futur écrivain Raymond Muelle – est parachutée sur le plateau du Vercors pour venir en aide aux Maquisards.

– En août 1944, Fernand Gambiez quitte le commandement du 1er Choc qu’il laisse alors au Capitaine Hériard-Dubreuil. Renvoyé à Staoueli, il forme alors les Commandos de France, avec l’aide de cadres du 1er Choc. Les Commandos de France doivent alors devenir l’unité sœur du 1er Choc. Finalement, par couplage avec le 1er Choc d’Hériard-Dubreuil, ils forment la Demi-Brigade de Choc incorporée au IInd Corps d’Armée du Général de Montsabert.
Bien entendu, Gambiez commande la Demi-Brigade qu’il conduit dans une série de durs combats de la campagne Vosges-Alsace : Haut-du-Tôt, Essert, Thann et Colmar. Malheureusement en janvier 1945, l’assaut contre le village du Durrenentzen, transformé en bastion par les Allemands, est un échec coûteux.

– Placée en repos en février 1945, la Demi-Brigade de Gambiez est réintégrée à la Ire Armée de Lattre et participe à la bataille d’Allemagne. Les commandos franchissent le Rhin et le 3 avril et s’emparent de Karlsruhe. Vient ensuite la percée en Forêt-Noire (Dennach, Unterotenbad…) qui permet à l’unité de déboucher dans le Bade-Würtemberg et sur le Lac de Constance, coupant la retraite à des forces allemandes épuisées qui tenteraient de passer en Autriche. Gambiez termine la guerre à la tête de ses Commandos non loin de Bregenz le 1er mai 1945.

– Après la capitulation allemande, le Colonel Gambiez enseigne à l’Ecole des Cadres de Saint-Maixent, avant de prendre le commandement du 37e Régiment d’Infanterie à Sarrelouis.
Fort d’une grande expérience en matière de combats en petits groupes, Fernand Gambiez – alors promu Colonel – part pour l’Indochine en 1949 pour opérer sous le commandement du Général de Lattre de Tassigny. Le « Roi Jean » place alors notre officier à la tête de la Province catholique de Ninh Binh (diocèses de Phat Diem et Bui Chu), située au sud d’Hanoï et qui commande le passage entre le Tonkin et l’Annam.
Gambiez mène avec succès des actions commandos contre le Viet-Minh, en coopération avec les indigènes anticommunistes. Tombé gravement malade, il rejoint la France pour convalescente avant de retourner en Indochine en 1953. Son fils aîné, Capitaine, sera tué  à Diem Bien Phu. En 1954, le Colonel Gambiez est fait « 1re Classe d’Honneur de la Légion Etrangère ».

– Après la Guerre d’Indochine, Fernand Gambiez est promu Général et passe un temps en Métropole avant de rejoindre l’Algérie pour mener des opérations de pacification. Il est d’abord Chef d’Etat-Major de la 2nde Division Nord-Africaine. De 1957 à 1958, il commande la 11e Division d’Infanterie, avant d’être promu Général de Corps d’Armée et de prendre la tête du Corps d’Armée d’Oran en 1959. Inspecteur Général de l’Infanterie et Commandant des Forces Armées d’Algérie, Gambiez reste loyal à l’Élysée lors du putsch des Généraux, ce qui lui vaut d’être arrêté lors du « Quarteron ».
En 1962, il est membre du Conseil Supérieur de la Guerre et prend la Direction de l’Institut des Hautes-Etudes de Défense. Enfin, s’il prend sa retraite en 1965, il préside la Commission Nationale d’Histoire Militaire de 1969 à 1989. En 1974, il est élu membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques.

– Ce grand chef de guerre de la France Combattante s’éteint le 29 mars 1989 à Saint-Mandé.

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Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Maréchal Michel Maunoury

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– Fils d’un médecin, Michel Joseph Maunoury voit le jour le 17 décembre 1847 à Maintenon. La situation familiale lui permet de passer le Baccalauréat. Reçu au concours de l’Ecole Impériale Polytechnique en 1867, il en sort quatre-vingt-dix-neuvième sur cent-vingt-quatre deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant. – Choississant…

28 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Général Pierre Roques, « père » de l’aéronautique militaire française

Issu d’une famille modeste du Languedoc, Pierre Auguste Roques voit le jour le 28 décembre 1856 à Marseillan près de Montpellier. Remarqué pour sa vive intelligence, il bénéficie d’une bourse d’étude qui lui permet de préparer le concours à l’École Polytechnique. L’ayant intégrée, il fera la connaissance d’un certain Joseph…

26 février 2014

Dans « Non classé »

13 septembre 2015
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Histoire & Culture

« Le rayonnement de la France dans le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne » Mgr Rey

by adminfhesp 12 septembre 2015

Monseigneur Rey« Au cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »
Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté. Une nation est une famille de familles qui a sa physionomie, son histoire temporelle et spirituelle particulières. L’amour de Dieu est certes le même pour tous les peuples de la surface du globe, même si ces derniers ne Le connaissent pas encore. Mais chacune des nations est aimée d’un amour de prédilection, qui correspond à son « genre de beauté » propre, c’est-à-dire à sa vocation communautaire spécifique.

Le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne, source toujours vivante d’une culture riche de poètes et d’écrivains, de philosophes et de théologiens, de penseurs et d’artistes de génie, surgis d’un terreau fécondé par la foi des apôtres et irrigué du sang des martyrs. Notre géographie est recouverte du manteau d’églises, de sanctuaires et de cités, qui souligne combien la foi a embrassé notre histoire.Cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur.Elle est source de responsabilité pour que l’expression de la laïcité et les choix éthiques, sociaux et politiques que notre pays pourra poser dans la construction de cet avenir, n’oublie jamais sa vocation.

Voilà des décennies que l’on annonce la mort de la France. Que ce soit par l’usure du temps, le suicide ou l’assassinat, notre vieux pays vivrait ses derniers instants. Pour certains même, il ne prendrait qu’aujourd’hui conscience de son trépas dissimulé de longue date par des politiciens avides de pouvoir et d’argent. Les vrais amoureux de la France seraient tout aussi convaincus de sa disparition mais n’oseraient le dire pour ne pas désespérer les braves gens. La France comme « société organique » ne serait donc plus : nous ne pourrions qu’en retarder la décomposition, par notamment la défense de sa cellule primordiale, la famille, ou de ce qui reste de sa culture absorbée par la globalisation économique et cyberespace. Quelques fidèles continueraient de s’émerveiller de cet héritage jusqu’à ce que leurs descendants se laissent finalement emporter par l’inéluctable montée du relativisme qui fait le lit du fondamentalisme.

Bien piètre perspective qui hélas, ne manque pas d’éléments de crédibilité ! Quoi qu’il en soit, pouvait-on sérieusement croire à l’immortalité de la France ? Il ne lui a pourtant jamais été promis que les portes de l’Enfer ne prévaudraient pas contre elle, quelles qu’aient été les faveurs innombrables qu’elle reçut depuis son baptême. La question n’est donc pas de savoir si la France est morte ou vive mais si morte ou moribonde, elle pourrait revenir à la vie. En un mot, la France doit-elle craindre la mort ? Oui, comme le Christ a frémi devant l’imminence de sa Passion mais dans l’espérance de la Résurrection.

En crise, non seulement économique et politique, mais aussi morale et spirituelle, la France doit accepter de mourir à elle-même. Elle doit renier une conception de la « liberté au-dessus de toutes les valeurs » qu’elle a enseignée au monde entier : une liberté déifiée au nom de laquelle on s’arroge le droit de blasphémer, de corrompre les intelligences, de dénaturer l’amour humain ou de tuer « légalement » l’enfant et le vieillard. La France doit cesser de regimber sous l’aiguillon et rejoindre l’étendard qu’elle n’aurait jamais du quitter. Nombre de saints et de mystiques, dont bien sûr Jean-Paul II, ont conditionné le renouveau de la France et son relèvement à sa fidélité aux promesses de son baptême.

Le christianisme est l’âme de notre pays mais il s’est laissé depuis longtemps gagner par une profonde acédie qui l’entraîne aujourd’hui dans les pires égarements. Son principe vital s’affaiblissant, le corps naturellement se délite ; mais il se relèverait même du tombeau, si l’âme retrouvait sa ferveur baptismale. Le Salut de notre patrie suppose donc de chacun une conversion concrète et audacieuse, comme nous y appelle aujourd’hui encore l’apôtre Paul : « si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre » (Col., III, 1-2).

Toute résurrection suppose, non pas le rétablissement d’un état antérieur, mais une profonde transformation de l’être jusqu’à son accomplissement. La France doit ainsi renoncer à ce qu’elle fut, pour s’accomplir davantage, à travers les circonstances dramatiques que Dieu permet en vue de ce plus grand bien. A l’image des stigmates du Christ glorifié, nos épreuves, vécues avec courage, dans la foi et l’espérance, seront la gloire de notre patrie transfigurée. »

Merci à http://www.laneuvaine.fr/meditation-de-mgr-rey/

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Nuit de prière pour la France et l'Europe

Nuit de prière pour la France et l’Europe

Lettre de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Toulon : « Des liens solides et privilégiés se sont formés depuis le baptême de Clovis, premier roi barbare à embrasser le christianisme romain, entre la France et l’Eglise. Dans son encyclique au titre révélateur, Nobilissima Gallorum Gens, publiée le 8 février 1884, le…

10 mars 2012

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« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

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Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »...

Appel de saint Jean-Paul II à redécouvrir « l’âme française »…

C’était en 1996. A l’occasion de la célébration du XVème centenaire du baptême de Clovis, à Reims, Jean-Paul II exhortait les Français à redécouvrir leur histoire et la vocation propre de leur pays. Voici l’homélie en intégralité.           « Chers Frères et Sœurs de France ici rassemblés, L’Évêque de Rome salue en cette…

29 avril 2015

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12 septembre 2015
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Histoire & Culture

14 octobre 1806 : Victoires d’Iéna et d’Auerstädt

by adminfhesp 12 septembre 2015

Le 7 octobre 1806, la Prusse du Roi Frédéric-Guillaume III déclare la guerre à l’Empire Français. Si son armée est bien mieux encadrée et armée que celle de l’Autriche, les soldats récemment engagés n’ont pas été entraînés. Qu’à cela ne tienne, l’opinion prussienne galvanisée par la Reine Louise de Mecklembourg-Stretlitz, souhaite la guerre contre l’Aigle.

– Du côté français, le 4 août, Napoléon avait déjà harangué ses grognards en ces termes : « Soldats ! L’ordre de votre rentrée en France était déjà donné, des fêtes triomphales vous attendaient. Mais des cris de guerre se sont fait entendre à Berlin. Nous sommes provoqués par une audace qui demande vengeance. »

– La campagne française démarre dans la foulée de la déclaration de guerre avec 180 000 fantassins, artilleurs et cavaliers. Le 10 octobre, Jean Lannes et sa cavalerie

culbutent l’Avant-garde prussienne à Saalfeld où le Prince Louis-Ferdinand trouve la mort.


* IENA 

– Par la suite, Napoléon avec les corps de Lannes, Murat, Augereau, Ney, Murat et Soult (55 000 hommes en tout) s’avance en direction d’Iéna où l’attend le Prince Frédéric-Louis von Hohenlohe-Ingelfingen et ses 50 000 hommes – disposés comme durant la Guerre de Sept Ans selon les préceptes de Frédéric II -. Le Prince Frédéric-Louis commande aux Divisions de von Grawert (aile droite), von Niesemuschel (Saxonne – aile gauche) et von Prittwitz (réserve de l’aile gauche), ainsi qu’au Corps de Réserve de von Zweiffel.  A cela, il faut ajouter le Corps de Réserve de l’Armée du Hanovre (30 000 hommes – ) commandé par le Prince Ernst Wilhelm von Rüchel (30 000 hommes) qui ne pourra toutefois intervenir à temps.

– Napoléon engage le combat dès le 13 octobre à 07h00 du matin avec un tir préparatoire une d’artillerie qui réveille l’armée prussienne. Charles Pierre Augereau, avec son 7e Corps (Divisions Desjardins et Heudelet de Bierre), vient cogner contre le flanc droit prussien. Augereau est repoussé par Hohenlohe mais c’est ce que souhaite Napoléon.
Dans la foulée le 5e Corps de Lannes (Divisions Suchet et Gazan) et le 4e de Nicolas Soult (Divisions Saint-Hilaire et Milhaud ; Artillerie de Lariboisière) contournent le flanc droit prussien avec 30 000 hommes, repoussant sans ménagement Tauetzien et von Höltzendorf. Toutefois, le 6e Corps de l’impétueux Michel Ney (Divisions Marchand et Gardanne) charge avec tant d’enthousiasme qu’il se retrouve trop exposé en avant. Il faut alors l’aide de l’artillerie pour rétablir sa situation.

– Hohenlohe décide alors de se replier autour du village de Kapellendorf sur le plateau d’Iéna pour y attendre von Rüchel qui finit par arriver bien trop tard.


– Le 14 octobre à 6h00 du matin, ayant repéré un petit champ de raisins, Napoléon décide d’y faire passer fantassins et artillerie en profitant du couvert que procurent les vignes. Mais les canons ne peuvent passer, forçant l’Empereur à enjoindre à ses fantassins de se lancer à l’assaut sans appui. Voltigeurs et Grenadiers s’élancent, bousculant les Prussiens qui se font encore surprendre au réveil. Par la suite, la cavalerie de Joachim Murat (Divisions de Dragons Klein, Grouchy, Beaumont et Sahuc) s’élance sur les traces des Prussiens en retraite et va jusqu’à saisir leurs bagages à l’entrée de Weimar. La Reine Louise  n’échappe à la capture que grâce à ses talents de cavalière.

Source : http://www.napoleonicsociety.fr

Source : http://www.napoleonicsociety.fr

** AUERSTÄDT

– Dans la journée même du 14 octobre, Napoléon apprend que le 3e Corps du Maréchal Louis-Nicolas Davout a battu les Prussiens du Prince Charles-Guillaume de Brunswick à Auestädt (Auestaedt).

– Le 13 octobre, le 3e Corps occupe Naumbourg et s’empare du Pont de Klösen. Brunswick replie alors ses forces derrière le village Hassenhausen. Le général prussien, dispose d’une nette supériorité numérique sur le Maréchal français avec 43 000 hommes contre 27 000, répartis au sein de six divisions dont trois affidées au Corps de Réserve de Friedrich Adolf von Kalkreuth (Divisions de Kuhnheim, de von Arnim et d’Oswald). Brunswick commande quant à lui aux Divisions de von Schmettau, de von Wartensleben et du Prince d’Orange.

– Le 14 octobre au matin, Davout ordonne au Général César Gudin de lancer sa division à la conquête de Hassenhausen. Gudin repousse les attaques des Hussards de Gebbhard von Leberecht von Blücher qui tente de déborder les flancs de Davout.

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– Par une audacieuse marche d’approche dans le brouillard, le 25e Régiment d’Infanterie de Ligne du Colonel Louis Dunesme réussit à s’installer dans le village de Hassenhausen, entraînant dans son sillage le reste de la Division Gudin qui s’installe alors fermement autour de la petite ville. Blücher relance alors ses attaques avec ses Husaren qui se font durement repoussés par les Français. Pendant ce temps, Davout envoie la Division Friant contourner Hassenhausen par la droite et s’empare de Spielberg, sans déboucher plus loin pour autant.
Toutefois, une audacieuse manœuvre menée sous le feu des canons prussiens par le 108e de Ligne du Colonel Joseph Higonet permet à Davout de s’emparer du village de Poppel. Le valeureux colonel français est tué dans l’affrontement.

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– Du coup, en présence du Roi Frédéric-Guillaume, Brunswick fait avancer la Division de von Wartensleben contre Gudin qui doit reculer à l’issue de violents engagements à la baïonnette. C’est alors que la Division Morand entre en scène et repousse tous l’assaut de la cavalerie de Brunswick. Ayant tenu à mener lui-même la charge, le général prussien tombe gravement blessé sous les balles françaises. Peu de temps après, c’est au général von Schmettau de connaître le même sort.

– Constatant la défaillance croissante de ses troupes en raison de la perte des deux généraux, Frédéric-Guillaume ordonne la retraite, pendant que son frère le Prince Henri lance une charge de cavalerie pour retenir les Français. La charge prussienne vient échouer sous le feu de la Division Morrand. Pendant ce temps, Friant repousse les forces du Prince d’Orange (droite française) sur Poppel.

– Davout en profite et ordonne à Morand de talonner l’ennemi. La Brigade de Debilly avec en tête, le 61e de Ligne du Colonel Nicolas, avance jusqu’à Rehausen. Debilly sera lui aussi tué au combat.
Commandant de facto l’armée prussienne, le Roi Frédéric-Guillaume tente de déborder la droite de la Division Gudin avec de la Cavalerie mais Davout comprend très vite la manœuvre et ordonne à Morand de bloquer les prussiens sur la gauche. Morand remplit à bien sa mission. Davout pousse son avantage et ordonne à Gudin d’occuper Tauchwitz.

– Frédéric-Guillaume fait alors donner ses dernières réserves face aux Français, en l’occurrence, les trois divisions de Kalkreuth, Blücher qui rallie à lui toute la cavalerie et la brigade du Prince de Prusse. Mais c’est sans compter sur le coup d’œil et le sens manœuvrier de Davout qui ordonne à Friant et Gudin de tourner l’ennemi par les deux côtés sur le plateau d’Eckatsberg, tenu par une division prussienne. C’est la Division Friant qui la première, accroche l’ennemi sur le plateau par la gauche, avant que Brigade de Grandeau (111e de Ligne du Col. Gay en tête) n’arrive en renfort par la droite.
Dès lors, c’est la panique dans le camp prussien et Frédéric-Guillaume n’a d’autre choix que de se retirer définitivement, en abandonnant vingt-deux pièces d’artillerie. Davout lâche alors la Division de Cavlarie de Vialannes (1er, 2nd et 12e Régiments de Chasseurs à Cheval) à la poursuite de l’ennemi. Vialannes et ses colonels (Exelmans, Bousson et Guyon) ramassent alors un grand nombre d’ennemis.

– Davout a perdu 4 350 hommes dont un général de brigade, un colonel, le chef d’état-major de la Division Gudin (Delotz), trois chefs de bataillons, ainsi qu’une forte proportion de capitaines et de lieutenants. En revanche, outre ses deux généraux Brunswick et von Schmettau, Frédéric-Guillaume a perdu 13 000 soldats et officiers.

– Ce haut fait d’arme vaut à Davout le titre de Duc d’Auerstaedt,  même si cette victoire est restée – et reste – moins connue qu’Iéna. Davout aura toutefois l’honneur de faire passer son 3e Corps sous la Porte de Brandebourg le premier.

– Il faut conclure en notant que ces deux victoires françaises ont causé un tel traumatisme à Berlin que l’opinion et l’intelligentsia prussienne se retrouveront dans un net consensus pour en appeler à de profondes réformes militaires, politiques et administratives. Ce qui sera fait sous l’impulsion  d’hommes tels que von Hardenberg, von Stein, von Humboldt, von Gneisenau et von Scharnhorst. Cependant, jusqu’en 1813-14, la Prusse sera cantonnée à un rôle de puissance secondaire et de nain militaire en attendant de pouvoir reprendre sa revanche avec l’appui de Londres, de Vienne et de Saint-Pétersbourg.

Ecouter :
– BOUHET Patrick : La Campagne de Prusse en 1806, Conférence de l’INSERM, avril 2013, présentation : Laurent Henninger
(disponible sur YouTube)

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Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

Maréchal Michel Ney, « le rougeaud » ou « le brave des braves » de la Moskowa

– Le Général Jean-Adoche Junot disait de lui : « c’est un brave homme que Ney ; c’est dommage qu’il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur. ». Colérique, emporté, orgueilleux mais au courage et à l’intrépidité légendaires, Michel Ney reste sans conteste l’une des personnalités les plus incontournables de la Grande Armée. Même si…

7 décembre 2015

Dans « Grande Armée »

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

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Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

Général Etienne Timoléon de Villaret

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Étienne Godefroy Timoléon de Villaret voit le jour le 17 février 1854 à Saint-Laurent-Lolmine dans le département du Lot. Il est issu d’une ancienne lignée de Chevaliers du Gévaudan qui a donné plusieurs Grands Maîtres de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Après ses études secondaires, il embrasse la carrière des…

18 janvier 2014

Dans « Non classé »

12 septembre 2015
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Histoire & Culture

Laurent Voulzy : « Il y a quelque chose dans le Moyen-Age qui est pour moi l’éternité »

by adminfhesp 7 septembre 2015

« Il y a quelque chose dans le Moyen-Age qui est pour moi l’éternité. C’est vrai qu’il y avait à cette époque une grande violence- n’est’elle pas pire aujourd’hui? Mais le Moyen-Age, c’est aussi l’amour courtois, les cathédrales, la foi des gens qui ont construit ces églises qui surgissent partout en Europe, l’art roman, les monastères. C’est infiniment paisible. »

 

Extrait d’un entretien du chanteur français Laurent Voulzy pour le mensuel  catholique l’Invisible, juillet-août 2012

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Pour le bien de la langue française, évitons quelques erreurs fréquentes

Pour le bien de la langue française, évitons quelques erreurs fréquentes

-Il ne faut en aucun cas prononcer « challenge » à l’anglaise : Challenge est un mot cent pour cent français, et même l’un des plus anciens mots de la langue française. Directement dérivé du latin « calumniare », il apparaît dans sa forme actuelle ou dans sa variante « challonge »,…

17 février 2012

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« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

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Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

Dans « Non classé »

7 septembre 2015
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Histoire & Culture

Face à l’optimisme béat, le réalisme et l’espérance chrétienne !

by adminfhesp 6 septembre 2015

« Les optimistes sont des imbéciles heureux, quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux ».

Bernanos se riait déjà, en 1945, tant des espoirs vains des adorateurs du Progrès que de la vision désespérante des prophètes de malheur…

 Le réalisme du chrétien

Face à ces deux écueils, une voie s’impose : celle du réalisme. Et pas n’importe quel réalisme : celui du chrétien, capable de déceler, derrière les apparences d’un monde qui passe, l’édification mystérieuse d’un monde qui demeure. Loin d’être dupe, le chrétien sait, grâce aux « yeux de la foi », que « temps » et « éternité » s’embrassent et que « visible » et « invisible » s’étreignent. Ainsi, le réalisme peut-il être considéré comme une vertu chrétienne, permettant d’adopter « une attitude qui tient compte de la réalité telle qu’elle est » (définition Larousse) Car la « réalité telle qu’elle est » est bien plus large que celle qui découle d’ une vision purement matérialiste et scientiste . « L’homme passe infiniment l’homme », disait Pascal, et son horizon semble mystérieusement ouvert sur l’éternité. Comme sont d’ailleurs « ouverts » les bras du Verbe incarné sur la Croix, appelant chacun à un dépassement « par le haut » des tourments de l’histoire. Cette destinée céleste est une véritable révélation, tout comme l’amour de Dieu, au sein d’un monde blessé par le péché et en proie au désespoir. Pas besoin, ici, de décrire les nombreux maux qui sévissent aujourd’hui, aux quatre coins du globe, et dont nos médias se font l’écho permanent. Une certitude : à l’aube d’une  nouvelle année, le réalisme chrétien semble plus que jamais nécessaire pour mieux saisir les enjeux de nos temps troublés et agir en conséquence. Il nous faut plus que jamais un regard ajusté sur ce monde, « théâtre » d’un combat terrible entre les ténèbres et la lumière. Bref, un regard « qui ne manque pas à la lumière » pour reprendre la magnifique expression de Gustave Thibon.

 L’espérance chrétienne

A côté de la foi qu’il habite, le chrétien peut aussi s’appuyer sur l’espérance, autre dimension surnaturelle qui lui permet de voir, au-delà des affres du temps, la victoire finale du Bien sur le Mal.  N’est-ce pas justement la disposition d’esprit qui doit être la nôtre aujourd’hui, et particulièrement en France, à l’heure où nos « élites » trahissent un peu plus, chaque jour, le pacte sacré scellé à Reims et les promesses du baptême de la « Fille aînée de l’Eglise » ? Oui, le chrétien est capable, malgré le vacarme ambiant, d’entendre, dans le tréfonds de son âme, murmurer l’écho joyeux et mystérieux de l’espérance. Comme une mélodie céleste… Et l’histoire de notre pays témoigne de la présence discrète, mais agissante, de cette vertu héroïque, qui fait croire « envers et contre tout » et qui se paie toutes les audaces. Jeanne d’Arc ne fut-elle pas l’exemple, par excellence, et le visage de l’espérance dans notre pays ? Ne fut-elle pas au XVème siècle, cette « petite fille de rien du tout »  dont parle Péguy, qui s’est levée à l’époque où l’Anglais menaçait l’intégrité du royaume, s’appuyant alors sur légions de « Français reniés » ?

Beau remède au « suicide français » que de méditer sur cette figure de l’espérance, comme nous y invite Philippe de Villiers dans son dernier roman :

 La France est un poème. Chaque héros y a déposé une harmonique singulière. Mais c’est Jehanne qui a fait rimer pour toujours l’Espérance avec la France. C’est elle qui a porté témoignage pour toujours que dans le mot «Souffrance», il y a encore le mot «France».

On l’aura compris, le réalisme chrétien et l’espérance ne font qu’un dans le regard du chrétien authentique. Et ces deux vertus nous préservent aussi bien de « l’imbécillité heureuse » que « malheureuse » raillée par Bernanos, ce chantre inconditionnel de l’espérance, à qui nous laisserons le dernier mot :

 « Qui n’a pas vu la route, à l’aube entre deux rangées d’arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sait pas ce que c’est que l’espérance. L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté.
On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance. L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme… » (Conférence, 1945)

 Pierre de la Taille

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Discours de Benoit XVI sur l'Europe

Discours de Benoit XVI sur l’Europe

Chers amis, à l’heure où l’ Europe et les élections européennes occupent l’actualité, il semble opportun de lire ou relire ce discours prononcé par Benoit XVI le 30 mars 2006, alors qu’il s’adressait aux participants du congrès promu par le Parti Populaire Européen. Un discours qui rappelle vivement l’héritage chrétien du…

25 mai 2014

Dans « Non classé »

« Les racines de l’espérance »

Nous rééditons cet article qui nous semble être une bonne contribution à la neuvaine pour la France à laquelle France-Histoire-Espérance s’associe pleinement. « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ » C’est…

15 novembre 2014

Dans « Non classé »

« Chrétiens : préparer 2017 » [2/3] Comment informer correctement les chrétiens sur la vie politique ?

Le second thème introduit par François Billot de Lochner était l’INFORMATION. Henrik Lindell, journaliste à La Vie, s’est beaucoup intéressé au phénomène des « Veilleurs », auteur d’un livre intitulé « Les Veilleurs : Enquête sur une résistance » ( Salvator, mars 2014) Il encourage les jeunes à s’engager tout en évitant les divisions…

5 juin 2015

Dans « Non classé »

6 septembre 2015
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Histoire & Culture

5 septembre 1781 : Bataille de Cheseapeake

by adminfhesp 6 septembre 2015

Appelée autrement la Bataille des Caps, elle met au prises le Contre-amiral François Joseph Paul de Grasse avec l’Admiral Thomas Graves.
CRISE EN SYRIE

Alors que de Grasseremonte les côtes américaines depuis Saint-Domingue, l’Admiral Hood tente de l’intercepter à hauteur de Cheseapeake. Seulement, lorsque l’Anglais arrive dans la baie le 28 août, il ne trouve aucun navire de la Royale.

En fait, Grasse arrive derrière Hood et arrive à Cheseapeake le 1er septembre pour y débarquer des renforts et du ravitaillement aux Franco-Américains du Comte de Rochambeau qui bloquent Lord Cornwallis à Yorktown.

Or, une escadre commandée par le Comte de Barras doit arriver à Cheseapeake depuis le nord mais risque de tomber en plein sur les navires anglais. Après plusieurs jours où il réfléchit à une tactique, Grasse apprend qu’une flotte britannique descend vers Cheseapeake. Ce sont en fait les navires d’avant-garde de Thomas Graves qui sont chargés de chasser les Français de la Baie afin de pouvoir lancer une opération de secours en faveur de Charles Cornwallis.

Voici ce qu’en dit le Capitaine André Ambland : « De Grasse court à la rencontre de l’escadre anglaise qui s’enfuit. Elle était meilleure voilière que la nôtre et il ne put l’atteindre qu’avec douze de nos vaisseaux doublés en cuivre, qui chargèrent si vigoureusement leur arrière-garde que le Terrible, vaisseau de soixante-quatorze canons, coula bas ».

La bataille a fait 340 tués environ. Toutefois, Graves a été forcé de se replier après la perte de six navires dont le HMS Terrible qui a dû être sabordé.
Si elle n’est pas impressionnante quand aux pertes infligées, elle revêt une importance stratégique car Yorktown ne pourra être dégagée par les Britanniques.

 

 

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17 octobre 1781 : Victoire de Yorktown

17 octobre 1781 : Victoire de Yorktown

Point culminant de la Guerre d’Indépendance Américaine, la bataille de Yorktown se caractérisa par un siège des forces britanniques de Lord Charles Cornwallis, mené en coopération par l’armée  de George Washington et les Français de Mr. de Rochambeau. * ISOLER CORNWALLIS – Le 20 mai 1781, après la sa victoire à la Pyrrhus de…

17 octobre 2016

Dans « 1715-1804 »

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

15 avril 1450 : Victoire des Comtes de Clermont et de Richemont à Formigny

– Aujourd’hui passée dans l’oubli et bien moins connue que Crécy, Poitiers et Azincourt, la bataille de Formigny fut pourtant l’un des engagements les plus décisifs de la Guerre de Cent Ans et plus exactement du règne de Charles VII. Pourquoi ? De par le retentissement qu’elle eut à l’époque…

15 avril 2016

Dans « Epoque médiévale »

1er juin 1940 : Fin de la bataille de Dunkerque

1er juin 1940 : Fin de la bataille de Dunkerque

Bref rappel : le 10 mai 1940, Hitler et l’Oberkommando der Wermacht (OKW) déclenchent le Fall Gelb, c’est-à-dire l’offensive à l’Ouest (Hollande, Belgique et France). Le 13 mai, le XIX. Motorisiert-Korps de Heinz Guderian surprend le commandement allié en franchissant de vive force le massif ardennais. – Guderian ne rencontre…

1 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

6 septembre 2015
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Histoire & Culture

6 février 1626 : interdiction du duel

by adminfhesp 4 septembre 2015

– En raison des trouées que provoquait le duel à l’épée (ou plutôt à la rapière) dans les rangs de la noblesse française depuis le XVIe siècle, sur les conseils avisés de son Principal-Ministre le Cardinal de Richelieu, Louis XIII promulgue l’Édit Royal interdisant à sa noblesse de se bretter pour régler ses comptes internes.

– Naturellement, beaucoup de membres de la haute noblesse,  virent derrière l’Édit Royal, la main du Cardinal pour les soumettre.

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Richelieu : L'Homme Rouge au service de l'Etat

Richelieu : L’Homme Rouge au service de l’Etat

Le 4 décembre 1642 , épuisé et gravement malade, Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat » – En somme, pour reprendre les mots du défunt Philippe Erlanger, le Cardinal…

4 décembre 2016

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

2 août 1589 : Mort d'Henri III

2 août 1589 : Mort d’Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » disait de lui Pierre de L’Estoile. Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, baptisé sous le prénom d’Alexandre-Edouard et dernier Souverain de la dynastie des Valois.…

2 août 2016

Dans « Grands personnages politiques »

25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise

25 mai 1510 : mort du Cardinal d’Amboise

Né en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire au sein d’une vieille famille de la noblesse tourangelle, fils de Pierre d’Amboise et d’Anne de Bueil, le brillant Cardinal Georges d’Amboise a été considéré comme un véritable premier ministre durant le règne de Louis XII tel Richelieu (Lucien Bély). Ses frères feront…

25 mai 2013

Dans « Non classé »

4 septembre 2015
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 16/ Libération de Caen (Opération « Charnwood »)

by adminfhesp 4 septembre 2015

Peu de temps après l’échec du premier assaut sur Carpiquet, le General Miles Dempsey et le Lieutenant-General Crocker décident de renouveler l’attaque anglo-canadienne sur un arc allant de l’aérodrome au nord-est de la préfecture du Calvados. Le nouveau plan baptisé « Charnwood » envisage alors d’entrer dans Caen par le nord, nettoyer la ville, dégager les rives de l’Orne et former des têtes de ponts au sud-est. Le but final recherché est d’accrocher la route Caen-Falaise pour laisser la place aux blindés après les combats urbains. Seulement, les Britanniques vont encore se montrer trop ambitieux.

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1 – LE PLAN

– Le Lt-General John Crocker aligne 115 000 hommes ainsi que 656 canons et obusiers  (dont une partie est fournie par le VIIIth Corps). Le Ist Corps doit s’insérer entre l’Odon et l’Orne et son plan d’attaque est le suivant : la 3rd Infantry Division du Major-General Thomas Rennie (qui combat depuis le 6 juin après son débarquement sur Sword) et la 33rd Armoured Brigade  du Brig.Gen Henry Scott, sont en charge du nord-est de Caen (gauche du dispositif de Crocker). La 59th Staffordshire Infantry Division du Maj.Gen. Lewis O. Lyne doit attaquer au centre, c’est-à-dire tout droit au nord et au nord-ouest de Caen, avec l’appui de la 27th Armoured Brigade de Prior-Palmer. Enfin, les Canadiens (3rd Infantry Division et 2nd Armoured Brigade) doivent achever la conquête de Carpiquet et entrer dans Caen par le Nord-Ouest.

– Conformément à la doctrine d’emploi des forces en vigueur au sein des forces anglo-saxonnes, les responsables du SHAEF (Commandement Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées dirigé par Eisenhower) – en particulier Sir Leigh-Mallory (commandant des forces aériennes alliées) – pensent que les positions défensives ennemies doivent être brisées par un fort bombardement aérien. Opinion partagée par l’Air Marshall Arthur « Bomber » Harris, commandant du RAF Bomber Command qui met à disposition de Montgomery plus de 400 bombardiers lourds Lancaster et Halifax. Précisons d’ailleurs que de fortes tensions apparaissent entre les « aviateurs » et Montgomery. Par souci d’économie de carburant et de logistique, la RAF a besoin que la plaine de Caen et Carpiquet passent aux mains des Britanniques pour y installer des pistes d’atterrissage , or, on en est encore loin.
Du côté de la Royal Navy, l’Amiral Philipp Vian met à disposition de Crocker les pièces lourdes du cuirassé HMS Rodney, du croiseur lourd HMS Roberts et des croiseurs légers HMS Belfast et Emerald.

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– Du côté allemand, la défense est attribuée par Rommel au General der Panzertruppe Heinrich Eberbach commandant du Panzer-Gruppe West, rebaptisé 5. Panzer-Armee. Eberbach peut compter seulement sur deux divisions : la modeste, inexpérimentée et sous-armée 16. Luftwaffe-Feld-Division de Sivers (issue du LXXXVI. Armee-Korps) qui vient de relever la 21. PzDiv et défend les lignes du nord et du nord-est de Caen, ainsi que sur les jeunes Waffen-SS, épuisés mais toujours fanatiques et mordants de la 12. SS-PzDiv « Hitlerjugend » de Meyer, renforcée du SS-Panergrenadier 1 « Leibstandarte Adolf Hitler » (I. SS-Panzer-Korps). La configuration de la situation incite nettement les chefs allemands à envisager un assaut britannique sur Caen et dans la vallée de l’Odon. Kurt Meyer avait disposé 61 des chars du SS-Panzer-Regiment 12 sur les approches nord-ouest de Caen, défendant la ville et l’aéroport de Carpiquet face aux Canadiens et à la 59th Staffordshire Division. La principale ligne de défense allemande – un arc formé de plusieurs villages entre l’ouest et le nord-est de Caen – est tenue par le SS-Panzergrenadier. 25 du SS-Standartenführer Milius et plusieurs chars. Le SS-PzGren.26  de Wilhelm Mohnke tient le flanc ouest (Carpiquet), avec quelques chars, mortiers et canons. De son côté, le SS-PzGren.1 « LSAH » du SS-Standartenführer Albert Frey s’accroche sur une ligne  d’un peu plus de 2 km allant de Franqueville à l’ouest d’Eterville et formée de différents points d’appuis défensifs combinant fantassins, mitrailleuses et mortiers. Enfin, Meyer garde 35 chars et canons d’assaut en réserve. Il a toutefois déménagé son PC de l’Abbaye d’Ardenne à l’Abbaye-aux-Dames située dans Caen.

– Une importante réserve tactique est maintenue à 6 km au sud de Caen par Eberbach. Formée par le I. SS-Panzer-Korps de « Sepp » Dietrich, elle compte le reste de la 1. SS-Panzer-Division « Leibstandarte Adolf Hitler » (SS-Brigadeführer Theodor Wisch) et les pieces de 20 et 88 mm du III. FlaK-Korps (unité d’artillerie de la Luftwaffe).

General der Panzertruppe Heinrich Eberbach

General der Panzertruppe Heinrich Eberbach

2 – L’ATTAQUE

– Le soir 7 juillet 1944, la Royal Air Force démarre les opérations de bombardement aérien. Les appareils « Pathfinders » du N° 625 Squadron chargés du balisage de la zone de bombardement opèrent les premiers. Sauf qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas larguer leurs balises dans les lignes allemandes placées au contact de celles des anglo-canadiennes. Cela va avoir de notables conséquences sur la suite des opérations. A 22h00, sitôt leurs zones de bombardement délimitées, les 467 Halifax et Lancaster du Bomber Command déversent leurs tapis de bombes sur la ville de Caen (qui en est alors à sa cent-deuxième alerte !). Les bombardiers de la RAF transforment 80 % de la ville en un tas de ruines et de cendres. Seuls le château de Guillaume le Conquérant et l’Abbaye aux Hommes dans laquelle s’entassent des centaines de blessés sont miraculeusement épargnés.
dv59brit_3– Le bombardement échoue dans ses objectifs car aucune unité allemande n’est détruite. Quelques blindés sont mis hors d’état de nuire mais la 12. SS «Hitlerjugend » ne déplore la perte que d’un Panzer-IV. Dempsey pensait que cela forcerait les renforts allemands à quitter Caen mais ce sont surtout de nombreux civils qui s’en vont, souvent loin (jusqu’en Auvergne parfois).

– A 22h50, plusieurs Squadrons de très bons bombardiers légers Mosquitos (« Moustique ») engagent des cibles individuelles, de concert avec les unités d’artillerie de divisions et des Ist et VIIIth Corps et les pièces lourdes du HMS Rodney qui ouvrent un premier tir de barrage.

– Le 8 juillet à 04h30, peu avant l’aube, l’artillerie britannique déclenche un nouveau barrage roulant dans la profondeur des lignes allemandes qui ne rompent pas. Enfin, 87 bombardiers B-26 Marauders de la VIIIth US Air Force réussissent à franchir le couvert nuageux et à larguer 133 autres tonnes de bombes causant la destruction de l’Abbaye-aux-Dames et forçant aussi Kurt Meyer comme son état-major à déménager une fois de plus.

– A 07h30, Crocker lance son infanterie et ses chars à l’assaut. Du côté de Carpiquet, les soldats Canadiens se font sévèrement accrochés par les éléments du SS-PzGren. 26 qui tiennent l’aéroport et le plateau qui le domine. Plus au nord-ouest, la 9th Canadian Brigade de Cunningham et le régiment blindé Fort Garry Horse attaquent le village de Buron, tenu par 200 jeunes Waffen-SS du SS-PzGren.25. Buron tombe au prix d’un furieux combat, les jeunes combattants allemands ayant quasiment lutté jusqu’à la mort ; les compagnies d’assaut canadiennes ayant souffert de plus de 60% de pertes. Au sud de Buron, un fort parti de Panzer IV et de Panther lance une contre-attaque mais se fait arrêté net par les tirs des excellents canons antichars Ordnance 17-pdr (76.2 mm) et les automoteurs M-10 Achilles (en fait des M-10 Wolverine américains armés d’un canon de 17-pdr) du 62nd Anti-Tank Regiment. Treize Panzer sont transformés en carcasses fumantes, contre quatre Achilles ! D’autre part, la 7th Canadian Brigade de Foster s’empare assez facilement de Gruchy, ne devant faire face qu’à quelques tirs de mortiers et d’artillerie alors qu’elle s’avance vers Authie. A la fin de la journée, la 7th Brigade atteint l’Abbaye d’Ardenne, lieu devenu symbolique pour les Canadiens.

73052385– Au centre du dispositif de Crocker, la 59th Staffordshire Division de Lyne connaît de sérieuses difficultés pour son premier engagement. Sévèrement accrochée à La Bijude et à Galmanche par les Panzergrenadiere de Milius, plusieurs Panzer du SS-Pz-Regt.12 et par des canons FlaK, elle connaît des pertes particulièrement élevées. Ainsi, à La Bijude, la 176th Brigade (7th Bn. Royal Norfolk, 7th Bn. South Staffordshire et 6th Bn. North Staffordshire) est sérieusement mise en difficulté, l’une de ses compagnies perdant tous ses officiers en l’espace d’une matinée. La 176th piétine  pendant la journée mais la 197th Brigade (1/7th Bn. Warwickshire, 2/5th Bn. Lancashire et 5th Bn. East Lancashire), aidée par le succès de l’avance canadienne sur Authie réussit à enlever Galmanches aux Waffen-SS et à marcher sur Saint-Contest.

Insigne de la 59th Infantry Division britannique

Insigne de la 59th Infantry Division britannique

– Les choses se déroulent mieux sur le flanc gauche britannique car la 3rd Division de Rennie (Britannique) surgit depuis le château de Bauregard et sur les positions tenues par les « rampants » de la 16. LwFDiv de Sivers entre les faubourgs de Caen et l’Orne. Lébisey tombe aux mains de la 9th Brigade (2nd Bn. Lincolnshire Fusiliers, 1st Bn. King’s Own Scottish Borderers et 2nd Bn. Royal Ulster Rifles) sans féroce combat. La noix s’avère plus difficile à casser à Hérouville car des éléments de la 16. LwFD s’y défendent avec ténacité avec l’appui de mitrailleuses et de mortiers. Le 2nd Bn. Lincolnshire Fusiliers, appuyé par des Sherman réussit tout de même à nettoyer le bourg. Les médiocres résultats défensifs de la 16. LwFDiv contraignent Eberbach à réengager immédiatement la 21. Panzer-Division d’Edgar Feuchtinger au nord-est de Caen. Démarrant son avance depuis le sud, la 21. PzDiv subit alors un violent tir de barrage naval alors qu’elle tente de traverser le canal de Caen. Cette mission de déploiement est alors reportée. A 20h00, des éléments du Panzer-Regiment 22 (Oberst Hermann von Oppeln-Bronikowski – 21. PzD), appuyés par des Panzergrenadiere et des « rampants » tente de reprendre Hérouville mais les soldats Britanniques résistent bien au choc grâce au renfort des mitrailleuses lourdes et des mortiers du 2nd Bn. Middlesex (Battalion d’appui de la 3rd Division). Plusieurs Panzer sont détruits au lance-roquette PIAT (Projector Infantry Anti-Tank).

– Du coup, la 3rd Division n’a plus d’opposition sérieuse devant elle et peut s’infiltrer dans les faubourgs du nord-est de Caen à 19h15. Au vu de cette situation, Eberbach autorise Meyer à replier sa Hitlerjugend au sud de Caen. Intelligemment, le patron de la HJ ordonne à plusieurs unités de sa division de mener des actions d’arrière-garde destinées contre les 3rd Canadian et 59th Staffordshire Divisions qui incitent les Anglo-Canadiens à croire que les Allemands n’opèrent pas de repli.

– Le 9 juillet, les Britanniques et les Canadiens reprennent leur avance. Malheureusement, au nord-est, l’avance de la 3rd Division de Rennie qui était rapide la veille, est sérieusement ralentie par les destructions occasionnées par la RAF. Plusieurs petits groupes de Landsers de rampants et de Waffen-SS tirent parti des ruines pour mener des combats retardateurs contre les Britanniques. En outre, cette technique s’avère payante pour les Allemands car elle permet à la 12. SS-PzD et à  la 21. PzDiv de se retirer en bon ordre vers les positions défensives établies sur les crêtes de Verrières et de Bourguébus, derrière la rive droite (sud  – sud-est) de l’Orne.

650682-handout-photo-of-canadian-troops-patrolling-along-the-destroyed-rue-saint-pierre-after-german-forces– De leur côté, la 3rd Division de Rennie, aidée par les FFI de la Compagnie « Fred Scamaroni » achève de nettoyer le nord et l’est de Caen . La 9th Brigade nettoie le vieux centre, la zone du château et le quartier de la Cathédrale et s’empare de plusieurs ponts enjambant l’Orne , pendant que la 185th  (2nd Bn. Warwickshire, 1st Bn. Norfolk et 2nd King’s Shropshire Light Infantry) progresse vers le centre et l’Ouest pour établir la jonction avec la 7th Brigade de la 3rd Canadian Division, ce qui est fait à 18h00.

– La majeure partie de la ville de Caen (réduite en ruines) est enfin libérée, sauf les abords sud et sud-est (carrières, plaine et route de Falaise) qui sont encore solidement tenus par la « Leibstandarte Adolf Hitler ».
Toutefois, l’accueil chaleureux sinon cordial que les civils survivants réservent à leurs libérateurs touche beaucoup de soldats anglo-canadiens. En début de soirée, soldats, FFI, autorités civils et habitants se réunissent place de l’Hôtel de Ville. Après un discours de remerciements improvisé par le maire, un Piper (sonneur de cornemuse) du 1st Bn. King’s Own Scottish Borderers joue La Marseillaise, reprise en chœur par les habitants.

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[Suite]

Source cartographique :
– http://www.ddday-overlord.com

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4 septembre 2015
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Histoire & Culture

27 avril 1413 : Révolte des Cabochiens

by adminfhesp 3 septembre 2015

– Entièrement méconnue de nos jours, la Révolte des Cabochiens – ou des « Écorcheurs » – est un épisode marquant de la guerre civile que se livrent Armagnacs et Bourguignons dans les derniers feux du règne du Roi fou Charles VI.

– Après avoir fait assassiner son cousin Louis d’Orléans (frère de Charles VI et premier chef du Parti Armagnac) six ans plus tôt, le Duc de Bourgogne Jean Sans Peur a besoin de s’assurer le contrôle de Paris tenu par le parti adverse rassemblé autour du Comte Bernard VII d’Armagnac.

– Pour assurer le succès de son entreprise, Jean Sans Peur s’associe au fils d’une vendeuse de tripes, un certain Simon Le Coutelier ou Simon Caboche*, boucher-écorcheur de son état. Comme l’explique Georges Minois dans son ouvrage consacré à la Guerre de Cent Ans, la Corporation des Bouchers est l’une des corporations les plus puissantes de Paris mais au sein des quartiers et non au sein de la Prévôté. Les Bouchers font partie des plus réfractaires à la centralisation de l’État amorcée sous Charles V, marquée par une fiscalité plus insistante. L’esprit de corps des Bouchers les conduit à se rallier à Jehan Sans Peur qui se présente comme le défenseur des bonnes coutumes et des privilèges. En retour, le Duc de Bourgogne voit dans la Corporation, un soutien très utile contre les Armagnacs.

– Recouverts d’un capuchon blanc, les Cabochiens poursuivent les Armagnacs dans la capitale, notamment dans le quartier de la Bastille-Saint-Antoine et se livrent à de féroces massacres. Ils assassinent sans remords Pierre des Essarts, proche du Dauphin Louis de Guyenne mais pourtant protégé du Duc de Bourgogne. La terreur durera encore plusieurs jours.

* On pense que ce surnom vient du fait que lorsqu’il était jeune, Simon Le Coutelier ouvrait le crâne – la caboche – des bœufs et des porcs pour en retirer la cervelle.

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3 septembre 2015
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Histoire & Culture

24 septembre 1715 : Mort de Dom Pierre Pérignon

by adminfhesp 1 septembre 2015

Né en 1639 à Sainte-Menehould, Pierre Pérignon entre d’abord au Collège des Jésuites de Châlons-en-Champagne, puis au Monastère bénédictin de la Congrégation de Sainte-Vanne et Saint-Hyaduphe à Verdun en 1656.
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En 1668 il entre à l’Abbaye de Saint-Pierre de Hautvillerssituée au-dessus d’Épernay. Il découvre là une Abbaye en décrépitude. Après un pèlerinage à Limoux (Languedoc) où il découvre les vins effervescents, il décide de redorer le prestige de Saint-Pierre de Hautvillers. Il profite aussi de sa charge de Procureur, c’est-à-dire de cellérier-intendant pour redonner vie à la cave de l’Abbaye en prenant en main les vendanges.

Selon l’Abbé Pluche, Dom Pérignon décide de produire du vin à partir de différents cépages qu’il sélectionne avec soin. Sa découverte de la fameuse « méthode champenoise » reste encore un mystère – ce qui donne plus de poids au pittoresque de l’histoire – mais quoiqu’il en soit, le Père Procureur de Saint-Pierre de Hautvillers venait d’ « inventer » le Champagne, avec la méthode de fermentation du vin.

Ce nouveau vin va commencer à connaître le succès dès la fin du règne de Louis XIV et l’une des plus célèbres dénominations de Champagne porte le nom de Dom Pérignon.

Lire :
– GELINET Patrice : 2000 ans d’Histoire gourmande, Le Seuil, coll. Points, Paris, 2010

 

 

 

 

 

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Vins du Languedoc – vins de Limoux

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