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Histoire & Culture

Histoire & Culture

Maréchal Emmanuel de Grouchy

by adminfhesp 26 février 2012
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Maréchal E. de Grouchy (1766-1847)

Le nom de Grouchy est longtemps resté – et reste encore – associé à la défaite de Waterloo. Presque comme si ce Maréchal d’Empire n’avait laissé que cette empreinte dans l’Histoire de la Grande Armée. Or, c’est faire injustice à ce soldat que de réduire sa carrière au 18 juin 1815. En effet, grand manœuvrier de la cavalerie d’Empire, il a connu les grandes victoires autant que l’épopée tragique de Russie.

Issue d’une vieille famille de la noblesse normande, Emmanuel de Grouchy voit le jour le 23 octobre 1766 au Château de Villette à Condécourt. Bien qu’aristocrate, il est proche du Docteur Cabanis, beau-frère de Nicolas de Condorcet et largement acquis aux idées nouvelles. S’engageant dans la carrière des armes, il est Lieutenant-Colonel en 1789 dans le prestigieux Régiment des Gardes du Corps du Roi. Mais en 1792, il abandonne son rang et s’engage dans la Cavalerie Conventionnelle dans le 12e Régiment de Chasseurs à Cheval, puis au sein du 5e Hussards. Envoyé ensuite dans l’Armée du Midi comme Maréchal de Camp, il participe aux opérations en Savoie ce qui lui vaut d’accéder au grade de Général de Division. Appelé en Vendée en 1793, Grouchy défend Nantes contre l’Armée Catholique et Royale mais la Terreur le frappe car sa noblesse lui attire l’hostilité des conventionnels. Il n’est finalement que peu inquiété et se retire en Normandie durant plus d’un an.

– Après la chute de Robespierre et l’avènement du Directoire, il rejoint d’abord l’Armée des Côtes et de l’Océan de Lazare Hoche et contribue à vaincre les émigrés commandés par La Hervilly à Quiberon. Commandant ensuite de l’Armée de l’Ouest, Grouchy participe à l’expédition d’Irlande avec le Général Humbert pour aider les insurgés de Wolfe Tone. Revenu en France après l’échec d’Humbert, Grouchy part pour l’Armée d’Italie commandée par Joubert. Il combat les troupes du Duc Charles-Emmanuel IV de Savoie et contre les Austro-Russes du Général Aleksandr V. Souvorov à Valence et à la Trébie ou il perd deux chevaux. Présent à la défaite de Novi en 1799 où il commande l’aile gauche de l’Armée d’Italie, Grouchy est touché de quatorze blessures et fait prisonnier.

– Libéré en 1800 en échange d’un général anglais, il dénonce le Coup d’Etat du 18 Brumaire en rédigeant une lettre de protestation dont prend connaissance Napoléon Bonaparte. Toutefois, le Premier Consul ne tient pas compte de la missive et donne à Grouchy le commandement  de l’Armée des Grisons en Suisse. Grouchy chasse les Autrichiens de l’Engadine (sud de la Suisse) et rejoint l’Armée du Rhin de Jean Victor Moreau pour prendre part à la victoire d’Hohenlinden. Mais sa proximité avec Moreau le rend suspect aux yeux du gouvernement, ce qui enraye son avancement.

– Le 19 Brumaire An XII (1804), Grouchy est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur. En 1805, il prend la tête d’une Division de l’Armée Gallo-Batave avec laquelle il participe à la victorieuse campagne d’Autriche à Wertingen et Guntzbourg. Il entre dans Ulm le 20 octobre 1805 mais tombe malade ensuite et doit rentrer en France pour convalescence.

– En octobre 1806, Emmanuel de Grouchy commande la 2nde Division de Dragons de la Réserve de Cavalerie du Maréchal Murat. Son unité de cavalerie lourde est formée par les Brigades Rodet (3e et 6e Dragons), Milet (10e et 11e Dragons) et Broussart (13e et 22nd Dragons). C’est à sa tête qu’il s’illustre dans la poursuite des Prussiens à Iéna où il force le Prince Frédéric-Louis von Hohenlohe-Ingelfingen à se rendre. Le 25 octobre, atteint Berlin, avant de contribuer aux victoires de Zehdenick et Prentzlow.

– Présent à Eylau à la tête de ses Dragons intégrés à la Cavalerie de Réserve de Murat, Grouchy mène 4 000 cavaliers en combat contre l’infanterie russe et les Cosaques malgré une blessure. Mais ne pourra en ramener que 1 200 après la sanglante victoire. Mais en juin 1807, il s’illustre à Friedland à la tête des Dragons du Corps de Lannes en repoussant les attaques des Cosaques de l’Ataman Platov aux côtés des cavaliers d’Etienne Champion de Nansouty. Ses manœuvres habiles audacieuses à hauteur des villages de Schwonau et Heinrichsdorff retiennent les Russes avant que le reste de la Grande Armée prennent de flanc l’armée de Benningsen.
Gouverneur de Madrid en 1808, il participe à la sanglante répression de l’insurrection espagnole par Murat. Comte d’Empire en 1809, il commande la 2nde Division de Dragons du 3e Corps de Davout lors de la victoire de Wagram. Une fois de plus, Grouchy s’illustre à la tête de ses cavaliers en malmenant le flanc gauche de l’Archiduc Charles, permettant à Davout de s’assurer la prise du plateau de Wagram. S’élançant ensuite à la poursuite de l’ennemi, il anéantit presque l’arrière-garde commandée par le Prince von Rosamberg. En récompense de ses états de service, Napoléon Ier l’élève à la dignité de Commandeur de l’Ordre de la Couronne de Fer, ce qui fait de Grouchy un haut dignitaire de l’Empire.

– En 1812 pour la Campagne de Russie, Grouchy commande le 3e Corps de Cavalerie. Il s’illustre à Krasnoï, à Smolensk et sur la Moskowa où il est blessé, de même que son fils. Pendant le retraite de Moscou, Grouchy commande à la cavalerie d’arrière-garde et combat à Maloïaroslavets sous les ordres du Prince Eugène de Beauharnais et réussit à sauver une partie de l’artillerie à Viazma.

– Rentré en France en 1813, il se brouille avec Napoléon car l’Empereur lui refuse sa requête de prendre un commandement de cavalerie et se retire sur les terres familiales. Grouchy ne prend donc aucune part à la campagne de Saxe. Mais lorsque les coalisés envahissent le territoire national, Grouchy se remet très vite au service de l’Empereur et reprend un commandement de cavalerie. Il défend les Vosges et participe très efficacement aux victoires de Brienne, La Rothière, Vauchamps, Montmirail, Troyes et Craonne. Il reçoit encore deux blessures lors des deux dernières batailles.

– Rallié aux Bourbons lors de la Première Restauration, il se voit octroyé l’Ordre de Saint Louis par Louis XVIII. Rallié à l’Empereur lors des Cent Jours, il assure Napoléon de son dévouement lors d’une entrevue aux Tuileries et reçoit le commandement des 7e, 8e, 9e et 10e Divisions Militaires. Parti ensuite pour Lyon, il retrouve le Duc d’Angoulême qui s’apprêtait à lever une armée contre l’usurpateur et le force à rembarquer à Sète. Cette action lui vaut d’obtenir la dignité de Maréchal d’Empire.

– Commandant la Cavalerie de l’Armée du Nord, puis un Corps de 34 000 hommes lors de la Campagne de Belgique, Grouchy contribue à la victoire de Ligny sur les Prussiens de Blücher. Il reçoit l’ordre de l’Empereur de poursuivre les Prussiens vers la Meuse (bien que ceux-ci viennent rejoindre Wellington) et se tient strictement à cet ordre. Or, lorsque s’engage la bataille de Waterloo, Grouchy se trouve à déjeuner chez le Notaire Höllert. Il peut alors entendre les bruits de canonnade provenant de Waterloo, ce qui incite son subordonné Etienne Maurice Gérard à demander à son chef de « marcher au son du canon ». Mais Grouchy refuse et préfère s’en tenir à l’ordre de l’Empereur. Le 18 juin, Grouchy lance ses troupes à l’assaut de Wavre qu’il réussit à prendre après de violents combats contre les Prussiens. Mais après la défaite de l’Empereur, Grouchy est attaqué par une grosse partie des Coalisés qui veulent marcher sur Bruxelles. Le Maréchal reçoit l’ordre de se replier sur Namur. Tout en maintenant une forte arrière-garde, Grouchy réalise une très belle retraite jusqu’à Namur avant de passer en France. Sa manœuvre de retrait reste l’un des modèles du genre pour les Guerres d’Empire.

– Ephémère Commandant de l’Armée du Nord avant de céder sa place à Davout, Grouchy est proscrit de France par Louis XVIII qui ne lui pardonne pas l’arrestation du Duc d’Angoulême. Le Maréchal doit alors passer quatre ans à Philadelphie avant de pouvoir revenir en 1819. Pardonné, il recouvre ses titres et ses dignités. Mis en retraite par Charles X, Emmanuel de Grouchy est élevé à la dignité de Pair de France par Louis-Philippe en 1831.

Il s’éteint à Saint-Etienne le 29 mai 1847 de retour d’un voyage en Italie. Il est inhumé au Père Lachaise.

Sources :
– http://www.napoleon-empire.net
– http://www.napoleon1erperso.neuf.fr

 

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Etienne Champion de Nansouty

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Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

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Le 8 février 1814, une semaine après la bataille de La Rothière, la situation est la suivante. L’Empereur a scindé ses forces en trois forces principales, du moins avec ce qui lui reste. Au nord, le Maréchal Etienne MacDonald Duc de Tarente a partagé lui-même ses unités en deux corps.…

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31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

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Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

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26 février 2012
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 12/ « Epsom » (troisième partie)

by adminfhesp 23 février 2012

– L’ASSAUT DU II.SS-PANZER-KORPS

– Au plus fort de l’offensive britannique, Paul Hausser décide de lancer sa contre-attaque pour récupérer la moitié nord de la Cote 112 et réduire le saillant britannique. Hausser pense que le moment est venu pour que ses Hohenstaufen et Frundsberg entrent pleinement dans la danse, d’autant plus que les Waffen-SS de Meyer qui combattent depuis deux semaines sont harassés.
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– La contre-attaque du II.SS-PzK doit s’articuler sur deux axes : la Hohenstaufen de Bittrich, flanquée du KG Weidiger sur sa gauche doit couper le saillant britannique au nord de l’Odon, tandis que la Frundsberg doit reprendre le village de Gavrus et la Cote 112.

a – La charge de la Hohenstaufen

– L’assaut de la 9.SS-PzDiv « Hohenstaufen » de Bittrich démarre le 29 juin à 14h00 par un violent tir de barrage des positions britanniques. Mörsers (obusiers) et canons lourds portés Wespe et Hummel matraquent les positions de la 15th Scottish. Pour l’assaut, Bittrich n’a pas lésiné sur les moyens : les SS-Panzer-Grenadier-Regimente.19 (Zollhöfer) et 20 (Gruber) sont envoyés à l’assaut à l’échelon de l’Abteilung (bataillon), avec l’appui de plusieurs Kompanien de Panzer IV et de Panther du SS-Panzer-Regiment 9 « Hohenstaufen » (SS-Standartenführer Otto Meyer) et de Sturmgeschützte. Cette force doit s’emparer de Grainville, du Haut-du-Bosq et du Valtru, hameau menant à Cheux. L’assaut est brutal, une compagnie britannique est encerclée non loin du Valtru. Sauf que dans ce même bourg, quatre Panzer sont mis hors de combat par des canons antichars du 102nd Anti-Tank Regt. Averti de l’assaut McMillan et O’Connor font donner leur artillerie sur les axes de protection de Bittrich. Les Panzergrenadiere sont alors de se replier. Les abords extérieurs de Grainville font l’objet de violents combats (parfois au corps-à-corps) entre Ecossais et Waffen-SS. Ces derniers réussissent à s’emparer d’un bois d’importance tactique pour le contrôle de la localité mais ils s’y font dégager par une contre-attaque lancée par les Ecossais.

– Vers 16h00, les Britanniques capturent un officier de la Hohenstaufen qui mène une reconnaissance et sur lequel on trouve une carte et un livret contenant les détails de l’assaut de Bittrich. Sauf que cela n’empêche guère le patron de la Hohenstaufen de lancer un nouvel assaut sur le flanc droit de la 15th Scottish (44th Lowland Brig) à 18h30. Là encore, l’affrontement est sanglant mais les Allemands profitent d’un moment de confusion chez les Ecossais (à savoir la relève d’un Batallion par un autre) pour lancer Panzer et Panzergrenadiere dans le dispositif défensif écossais. Les Waffen-SS parviennent à couvrir environ 3,2 km avant de se faire brutalement arrêté par un violent tir de barrage. Il est 23h00 et Bittrich décide d’arrêter la charge de sa division.
219posM5– Pour McMillan et O’Connor, l’alerte a été chaude. Bittrich compte alors lancer un nouvel assaut sur le flanc est de McMillan mais il ne le pourra pas, en raison d’un bombardement de la RAF sur Carpiquet durant l’après-midi qui a causé d’importants dégâts dans le parc blindé allemand.

– Excédé par ce manque probant de résultats, Bittrich ordonne qu’un nouvel assaut soit lancé sur le Valtru par la « Hohenstaufen » durant la nuit du 29 au 30 juin. Mais cette tentative se révèle infructueuse en raison de l’artillerie britannique qui pilonne les axes de progression ennemis et en raison des courageuses interventions des équipages de chars de la 29th Arm.Brig (11th Arm.Div).
 b – « Frundsberger, Daran, darauf und durch ! » (Devise de la division)

– A 14h30, une demi-heure après le début de l’assaut lancé par son collègue Bittrich, Heinz Harmel (qui fête tout juste sont trente-huitième anniversaire) déclenche un feu nourri sur la Cote 112.

– Le plan du  chef de la Frundsberg est d’expédier ses deux régiments de SS-Panzergrenadiere, appuyés par quelques StuG, entre le cours de l’Odon, le ruisseau d’Evrecy et la Guigne. Ensuite, les Frundsberger doivent s’emparer de la Cote 112. Harmel donne l’ordre de l’assaut. Ses hommes s’emparent facilement de Bougy avant d’attaquer Gavrus. Mais l’artillerie britannique repère les mouvements de la Frundsberg et rend sa progression beaucoup plus difficile. Après de très violents combats entre Frundsberger et Highlanders, le SS-PzGren-Regt.22 s’empare de Gavrus. Le SS-Standartenführer Wilhelm Schultze annonce fièrement à son chef : « Gavrus est entre nos mains Oberführer. »

Panther-07– Harmel ne s’arrête pas là, il ordonne au SS-PzGrRgt 22 de s’emparer de Baron. Mais la position est puissamment défendue par les Ecossais qui la défendent efficacement. Puis, ce sont les chars du 3rd Hussars qui contre-attaquent forçant Schultze à décrocher. Furieux, Heinz Harmel ordonne au SS-Panzergrenadier-Regiment 21 d’Eduard Deisenhofer d’entrer dans la bataille, tout en renforçant le dispositif de ses Panzer et Pioniere. Aux prix de combats extrêmement féroces, la Cote 113 est atteinte mais la Cote 112 reste tenue les fantassins de la 159th Brigade et les chars du 3rd RTR. L’ordre de Hausser de s’en emparer est maintenu. Après une audacieuse manœuvre de nuit et malgré un déluge d’obus anglais, Panzergrenadiere et Pioniere réussissent à s’emparer de Gavrus. Malgré ce succès remporté de haute lutte, les hommes d’Harmel ne peuvent prendre Baron-sur-Odon, dont les approches sont battues par les canons de Sa Majesté.

– De leur côté les II/SS-PzGren-Regt.21 et II/SS-Pz-Regt.10 « Langemarck » (Panzer IV) tentent de prendre le contrôle de la Cote 113. Poussant leur effort, ils tombent sur une force combinée de la 4th Arm.Brig de Currie formée des chars du 44th RTR et du 2nd Bn. King’s Royal Rifle Corps (KRRC), appuyée par quelques canons antichars automoteurs M-10 Achilles. Un violent combat s’engage et les Frundsberger finissent par chasser les Britanniques, ce qui contrarie sérieusement la prise de la Cote 112.

– Mais sur la droite, le SS-Panzergrenadier-Regiment 21 de Deisenhofer, épaulé par des éléments lourds de la Hitlerjugend réussissent à reprendre la Cote 112. Harmel ordonne aussitôt à Deisenhofer de « s’enterrer et de ne pas bouger, parce que les Anglais vont durement contre-attaquer. » Les équipages du « Langemarck » revendiquent la destruction de 28 chars Britanniques, tandis que la 4th Arm.Brig n’en référence que 12 de perdus.

– Le patron de la Frundsberg décide aussi de pousser son effort vers Baron-sur-Odon. Mais les hommes de la 159th Brigade, en outre ceux du 1st Bn. Hereford, tiennent fermement aux ruines du bourg, bénéficiant de l’appui de mortiers et de mitrailleuses lourdes du 1st Bn. Middlesex. Le SS-PzGrRgt 22 est encore forcé de reculer. Les « amateurs » se révèlent beaucoup plus tenaces que prévu. Kurt Meyer demande l’aide de Harmel pour tenir les villages Eterville et Maltot au sud de la Cote 112. Si au bout de deux heures de combats, les Frundsberger réussissent à reprendre Maltot, il n’en est pas de même pour Eterville. Mais après une dernière contre-attaque des Scots et des Highlanders de McMillan, le front se stabilise dans ce secteur.

– Le 30 juin, Harmel reçoit l’ordre de tenir la Cote 112 et faire face aux contre-attaques écossaises entre le cours de l’Odon et la vallée de l’Orne. Le SS-Oberfühthrer doit lancer tout ce qu’il a dans la bataille pour tenir le verrou.

– Dans la même journée, Dempsey décide de cesser l’Opération Epsom, après être arrivé à la même conclusion qu’O’Connor ; l’infanterie manque au vu des pertes de la 15th Scottish Division. Dempsey lui octroie donc la 53rd Welch Division qui vient juste de débarquer sur le sol normand. Mais cette unité n’est pas engagée et vient juste relever les Ecossais. De son côté, la mort dans l’âme, Roberts doit ordonner à ses 3rd RTR et 23rd Hussars, considérablement réduits, de se retirer de la Cote 112.

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– BILAN


– Pour le II. SS-PzK, la bataille n’a guère vu le succès escompté puisque si ces unités ont empêché les Britanniques de forcer le passage, ils n’ont pas réussi à reconquérir l’ensemble du terrain perdu, à l’exception notable de la Cote 112. Ce manque de réussite est en grande partie dû à l’artillerie ennemie comme à la RAF qui a sérieusement affecté la logistique du II.SS-PzK. D’ailleurs, le 30 juin à 20h30, 250 bombardiers britanniques déversent un tapis de bombes sur Villers-Bocage, important carrefour routier. Leur ordre indiquait que de nombreuses troupes allemandes pouvaient s’y trouver mais les bombes touchent exclusivement des civils français.

– Du côté britannique, pas de quoi non plus pavoiser. Si Montgomery explique à la presse que les divisions allemandes ont été fixées par son offensive, soulageant ainsi le secteur américaine, le bilan d’Epsom est bien maigre. Les Écossais et les chars de la 11th Arm.Div n’ont avancé que d’une dizaine de kilomètres dans le front allemand en creusant un étroit sillon vers Caen, même si Roberts a réussi à accrocher la rive droite de l’Odon. Ce qui a manqué aux Britanniques était une bonne coopération et une bonne coordination entre l’infanterie et les chars. L’une des principales erreurs de Dempsey et d’O’Connor a été de privé la 11th Armoured de son infanterie, ce qui a forcé les chars de la 29th Brigade à combattre isolés. Pourtant les Highlanders et Tommys n’ont guère démérité pendant ces quatre jours de combats intenses. En effet, les soldats britanniques, les Écossais en particulier, se sont montrés très courageux en faisant face à un ennemi résolu et bien pourvu en armement lourd.

– Au final, Epsom a été un sanglant « match nul » qui a causé la perte de plus de 4 000 hommes côté britannique (tués et blessés) et 3 000 du côté allemand. Pour combler ces pertes humaines, Dempsey devra donner l’ordre de dissoudre plusieurs régiments de DCA afin de compléter les unités d’infanterie de ligne. Les Britanniques ont perdu plus de 200 chars contre 126 pour leurs adversaires. Engins que les Allemands ne pourront remplacer que difficilement, contrairement à leurs adversaires qui doivent attendre plusieurs jours que de nouveaux matériels traversent la Manche et que les équipes de dépannage et de maintenance récupèrent et réparent les chars endommagés qui peuvent l’être.

[Suite]

 

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Histoire & Culture

Grands vins de Bourgogne ; les « Ducs Blancs» de la Côte de Beaune (1)

by adminfhesp 23 février 2012

Si les plus grands vins de rouges de Bourgogne sont l’apanage de la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, qui donne toutefois d’exceptionnels vins rouges (Pommard, Volnay, Chassagne-Montrachet, Aloxe-Corton, Corton, Santenay), semble s’être attribuée la production de certains des plus grands vins blancs de France. En voici, un petit panorama.

– Corton-Charlemagne

Le Chardonnay dans toute sa splendeur ! Incontestablement le plus beau vin blanc de France ! Produit sur le haut de la Montagne de Corton entre 280 et 330 mètres d’altitude, sur le climats d’Aloxe-Corton, de Pernand-Vergelesses, du Corton et des Languettes, le Corton-Charlemagne est un vin un puisssant vin de garde (jusqu’à vingt – vingt-cinq ans pour les plus grands millésimes, exceptionnel pour un blanc !) et d’une très grande richesse.

Les vignes du Corton-Charlemagne sont issues de sols marneux, argileux et à la pente assez forte sur le Montagne de Corton.
Or pâle à reflets verts dans sa jeunesse, il acquiert peu à peu une robe plus ambrée. Mais que dire de son bouquet ? Une incroyable délicatesse et une harmonie de notes beurrées, de pommes au four, d’agrumes, de silex, de tilleul, de fougère, de genévrier, de cannelle, de miel voire de hydromel et même enfin, de cuir, de truffe. Quand on le déguste, on s’apperçoit que c’est un vin puissant, d’une extraordinaire richesse, concentré et élégant. Il tient longtemps en bouche grâce à sa structure équilibrée.

Vin d’une incomparable noblesse, le Corton-Charlemagne ne peut être guère servi pour accompagner un plat de moules ! Il accompagne donc fort bien les langoustines rôties au safran, la sole au beurre citronnée, la mousseline de brochet, les écrevisses à la nage, le poisson à la crème ou à l’oseille et même la volaille aux morilles.

– Chassagne-Montrachet

C’est sans doute l’une des plus grandes appellations de la Côte de Beaune. Ce cru réussit à effectuer la synthèse des deux grands cépages de Bourgogne. Les crus de Chassagne sont produits à partir de vignes poussant sur des sols calcaires, caillouteux, marneux et sablonneux. Voici une liste des premiers crus : Abbaye de Morgeot, Blanchot-Dessus,  Bois de Chassagne, La Boudriotte, Les Brussonnes, Cailleret, Les Champs Gain, Les Chaumées, Les Chevenottes, Clos Saint-Jean, Dent de Chien, En Cailleret, En Remilly, La Grande Montagne, La Maltroie, Les Macheliers, Tonton Marcel, Les Vergers et Vide-Bourse.
D’une couleur or bien marquée à reflets verts, son nez est une harmonie entre des notes florales (chèvrefeuille, verveine), minérales (silex), fruitées (poire mûre), toastées dûes au fût (beurre frais) et miellées. C’est un vin très vif en bouche dans sa jeunesse mais il acquiert davantage de fraîcheur en vieillissant. On peut le conserver entre trois et douze ans, ce qui est assez exceptionnel pour un vin blanc.
On le sert de préférence avec du poisson, des coquilles Saint-Jacques, de la volaille de Bresse à la crème (poularde), du chèvre et du comté.


– Bâtard-Montrachet

Situé à cheval sur les communes de Puligny et Chassagne, ce cru se divise entre différentes parcelles aux sols bruns calcaires de plus en plus argileux. Le Bâtard-Montrachet est un vin d’un parfum pénétrant et d’une étonnante longévité (dix-quinze ans en moyenne, voire même trente ans !).
Sa robe est d’or clair dans ses jeunes années avant d’évoluer vers le jaune or vif embellie par des reflets d’émeraude. Pour ce qui est des arômes, on distingue plusieurs différences selon la vigne. Si le vin a été produit du côté de Puligny, on retrouvera du beurre, du croissant chaud, tandis que du côté de Chassagne on relèvera la citronnelle, le fruit sec, l’amande amère, un peu de pierre, le miel et quelques épices. Acide pendant sa jeunesse, il devient onctueux, tout en restant sec, ferme, enveloppé et profond.

Il est à déguster de préférence avec des quenelles de brochet, du vol-au-vent, de la dodine de canard, du jambon du Morvan à la crème, de la poularde de bresse à la crème et aux morilles.

Source : Dictionnaire des Vins de France, Hachette, 2008

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Peut-être moins connus que les vins de Bordeaux aux yeux du grand public, les vins de la solide terre de Bourgogne ne méritent pas moins leurs lettres de noblesse, comptant parmi les plus anciens crus de France (le vin de Beaune étant l’un des plus appréciés dès le XVIe siècle).…

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– AUTRES FROMAGES AU LAIT DE VACHE (spécialités régionales) * BRIE – Alsace Pinot Noir (rouge et rosé) – Médoc, Pomerol, Lalande-de-Pomerol, Montagne-Saint-Emilion – Châteauneuf-du-Pape (rouge) – Côte de Nuits-Village (blanc), Auxey-Duresses (rouge), Beaune (rouge), Côte de Beaune (rouge), Pommard, Volnay, Monthélie (rouge)   * MUNSTER – Champagne (blanc et…

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 2

by adminfhesp 21 février 2012

– Le 26 février, les cuirassés (pre-dreadnoughts) HMS « Vengeance », « Basilik » et « Dublin » arrivent devant le détroit des Dardanelles pour neutraliser les forts d’entrée, avant d’engager le tir contre les forts intermédiaires, dont le Fort Dardanos (Fort N°8) et le Fort Messoudieh (Fort N°7), juste au-dessus de Kephez. Seulement, Carden et son état-major décident d’opérer – voire même d’improviser – un débarquement amphibie afin d’exploiter la destruction des Forts. 50 marins entraînés à la démolition et placés sous les ordres du Lieutenant Commander Eric Robinson, appuyés par 50 Royal Marines et embarqués sur le HMS « Vengeance » sont chargés de cette mission.

Lieutenant.Commander Eric Robinson VC

Lieutenant.Commander Eric Robinson VC

– A 14h30, marins et Royal Marines débarquent sans opposition à Kum Kale et progressent au sud par le cimetière pour attaquer le Fort N°4 sur la butte d’Orkanie. Mais les Turcs ripostent vigoureusement dès que les Britanniques atteignent la rivière Mendere et les moulins de Yeni Shehr. Malgré un feu intense mais grâce à l’appui des HMS « Basilik », « Dublin » et « Vengeance », Robinson réussit à détruire 2 canons turcs sur la butte d’Achilles, ainsi que le canon de 210 mm de la batterie d’Orkanie. Malheureusement, à cause de la fumée, les canonniers de marine ne peuvent pointer correctement leur cible et cette partie de l’opération s’arrête là. Le Lieutenant Commander Robinson, ayant pris lui-même des risques personnels à la tête de ses marins pour réduire ses pertes au minimum, sera décoré de la Victoria Cross.

– Mais aussi courageux et audacieux fut-il, le raid de Robinson n’a pas servi à grand-chose pour les Britanniques. En revanche, les Turcs vont retenir la leçon. Le coup de main des troupes navales et des Royal Marines met en lumière plusieurs faiblesses dans le système de défense de la péninsule de Gallipoli. Immédiatement, de nouveaux travaux de terrassement et de creusement sont exécutés pour renforcer Kum Kale et la Sud el-Bahr.

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 3

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 3

* L’ECHEC DU 4-5 MARS – Le 4 mars, les Britanniques mettent sur pied une opération amphibie plus importante. Il est prévu de faire débarquer deux compagnies sur la face sur de la Péninsule de Gallipoli, à Kum Kale et Sud el-Bahr. L’Opération – ou plutôt le coup de main…

5 mars 2015

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Centenaire de la campagne des Dardanelles (1915-2015) : Première partie

Centenaire de la campagne des Dardanelles (1915-2015) : Première partie

– Le 26 octobre 1914, l’Empire Ottoman se range définitivement aux côtés des puissances centrales. Enver Pacha prend alors en charge la direction de la guerre. Les deux navires allemands Göben et Breslau, toujours ancrés à Sébastopol passent alors sous commandement turc. Le Vice-Amiral Wilhelm Souchon est nommé commandant de la…

19 février 2015

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Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 8

– BAIN DE SANG AU CAP HELLES – Les Britanniques sont plus réalistes quant aux forces turques défendant le Cap Helles. Ils savent que les troupes de von Sanders les attendent sur les plages « V » et « W » mais les Anglais sont aussi inquiets quant à débarquer…

25 avril 2015

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21 février 2012
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Histoire & Culture

Musique médiévale – 2 : Philippe le Chancelier

by adminfhesp 18 février 2012

– Fils illégitime de l’archidiacre de Paris prénommé également Philippe, Philippe le Chancelier voit le jour vers 1165 et disparait en 1236. Il est donc contemporain de Pérotin le Grand ; des Rois Louis VII, Philippe Auguste, Louis VIII et Saint Louis, ainsi que des Évêques de Paris Maurice de Sully, Odon de Sully, Pierre II de la Chapelle, Guillaume de Seignelay, Barthélémy et Guillaume III d’Auvergne.

– L’histoire et les travaux de Philippe le Chancelier sont  connus grâce au récit de Henri d’Andéli – qui le surnomme « Le jongleur de Dieu » – et à celui moins favorable de Thomas de Cantimpré. Philippe le Chancelier a pu être confondu avec Philippe de Grève. C’est l’imprimeur humaniste Josse Bade qui publie en 1523 les « Dictinctiones » sur les Psaumes qu’il attribue à Philippe de Grève, alors qu’il s’agit de bien Philippe Le Chancelier. La distinction fut effectuée par Henri Meylan en 1927. D’autres auteurs ce sont penchés sur la vie et l’œuvre de Philippe le Chancelier aux XIXe-XXe siècle. C’est le cas du musicologue allemand Friedrich Ludwig, du spécialiste de théologie et de littérature médiévale Johannes Baptiste Schneyer. Nous pouvons aussi souligner les travaux de Pierre-Claude Daunou et de l’Abbé Ferret. Enfin, plus récemment une thèse rédigée par Anne-Zoe Rillon-Marne de l’Université de Poitiers livre un intéressant travail de recherche en profondeur sur notre personnage. Nous nous sommes appuyé sur cette thèse pour la rédaction de cet article, puisqu’il convient de rendre hommage et justice aux travaux fouillés de Mme Rillon-Marne.

– On ne sait pas grand chose sur ses années de jeunesse mais il est fort probable qu’il est reçu une instruction dans les Arts libéraux, tels la Rhétorique, la Théologie et les Mathématiques. L’importance des Mathématiques doit être soulignée, tout simplement parce que les connaissances musicales étaient enseignées par le biais de cet art.
Personnalité de la Schola de Notre-Dame, Philippe le Chancelier est également une autorité ecclésiastique de Paris en ce début du XIIIe siècle, d’où son surnom accolé au prénom (ce qui était l’usage à l’Époque médiévale). Compositeur au sein de la Schola de Notre-Dame, il était également un prédicateur énergique contesté mais également contestataire (notamment de certains mœurs de son temps) et théologien. On sait aussi qu’avant d’être Chancelier de la Cathédrale de Paris, Philippe le Chancelier fut aussi Archidiacre de Noyon. Enfin, en même temps qu’exercer sa charge de Chancelier, il était délégué de l’Evêque pour les questions d’Enseignement auprès de l’Université de Paris. Par conséquent, il est certain qu’il fut en étroites relations avec Robert de Sorbon.

– Penchons-nous à présent plus en détail sur son œuvre musicale. Contemporaine de celle de Pérotin le Grand, elle s’inscrit bien évidemment dans la continuité des travaux de Léonin sur le chant grégorien. De par sa fonction de Chancelier de Notre-Dame, Philippe est fin connaisseur du rituel et veille à la bonne conduite des processions. Pour lui, Liturgie et Prédication vont de pair. omme le fait remarquer Anne-Zoe Rillon-Marne, quelque-soit la forme poétique ou le genre musical de la composition, tous les travaux de Philippe le Chancelier sont tournés vers le sacré, non pas dans un sens moralisateur mais liturgique : exploitation d’images bibliques, citations scripturaires, pièces pour la liturgie, explications morales, allégories et disputes sur des sujets cléricaux ou théologiques. Ceci dit, lorsque Philippe le Chancelier s’adonne à la poésie dans plusieurs compositions, la « fonction » liturgique de ses compositions n’est pas la préoccupation principale. Mais les textes sont de nature strictement religieuse. Par exemple, dans « Summa de bono » (1225-1228) : l’Un, le Vrai, le Bien, l’Éternité, la nature des êtres et la substance des anges, l’âme, le libre arbitre et l’intellectus agens.
Dans le style, si Pérotin privilégie la polyphonie à trois-quatre voix, Philippe le Chancelier compose autant des airs polyphoniques que monodiques. De plus, il intègre une grande part de poésie latine dans ses compositions musicales.

– Philippe le Chancelier a laissé une œuvre importante de soixante-dix compositions musicales, dont : sept motets, des conduits monodiques en l’honneur de la Sainte Vierge, comme pour la Pentecôte et la Trinité, des conduits polyphoniques, quelques prosules, trois Hymnes en l’honneur de Sainte Marie-Madeleine, des Séquences en hommage à la Sainte-Vierge et à Saint Jean-Baptiste et des Pièces telles  « Bulla fulminante », « Dic Christi veritas », « Nitimur in vetitum ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

– LE DIMANCHE DE BOUVINES La Flandre connaît un basculement politique. Baudouin de Hainaut, beau-père de Philippe Auguste, est capturé lors de la Quatrième Croisade et Philippe de Courtenay-Namur, frère de Baudouin, jure fidélité au Roi de France, pendant que Jehanne de Namur épouse Ferrand de Flandres. Le Saint-Empire connaît…

14 juillet 2015

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14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 1/2

Incontestablement, Philippe II Auguste (ou le Magnanime selon Guillaume le Breton) reste l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave autant que rusé, conscient du prestige sacré de sa couronne comme aimé de ses Sujets, combattant au devant de sa Chevalerie à Bouvines tout en usant…

14 juillet 2015

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11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

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18 février 2012
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romain gary
Histoire & Culture

Romain Gary : « La France coule dans mes veines »

by adminfhesp 17 février 2012

« Je n’ai pas une goutte de sang français mais la France coule dans mes veines »

Romain Gary (1914-1980)

17 février 2012
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Histoire & Culture

Vins : Alsace Grand Cru

by adminfhesp 16 février 2012

Ou plutôt les Alsace Grands crus, tellement les différentes alliances entre les quatre cépages autorisés et les terroirs donnent des résultats subtils et variés.
Si la notion de grand cru est ancienne, l’AOC Alsace Grand cru date de 1975 seulement et a fait l’objet de réglementations successives qui reconnaissent vingt-trois lieux-dits habilités à produire des Grands crus et cinquante-et-un grands crus. Enfin, en 2001, un nouveau décret fixe les conditions de production. Y sont définis, l’aire, le terroir, les quatre cépages nobles autorisés (Gewurztraminer, Riesling, Muscat et Pinot Gris), le raisin utilisé (11% d’alcool pour le Riesling et le Muscat, 12% pour le Gewurztraminer et le Pinot Gris)

– Chacun des cinquante-et-un grands crus possède un terroir, des sols, ainsi qu’un ou plusieurs cépages spécifiques. Les sols varient entre les marneux dolomitiques, marno-calcaires, schisteux, sableux, caillouteux gréseux et de gneiss). Le nom du Grand Cru est attribué à un lieu dit ou un ancien domaine.
On trouve donc dans le Bas-Rhin : Altenberg de Bergbieten (Riesling et Gewurztraminer), Altenberg de Wolxheim (Riesling), Bruderthal (Riesling et Gewurztraminer), Engelberg (Gewurztraminer), Frankstein (Riesling), Kastelberg (Riesling), Kirchberg de Barr (Gewurztraminer, Riesling et Pinot Gris), Moenchberg (Riesling), Praelatenberg (Riesling), Muenchberg (Riesling), Steinklotz (Riesling et Gewurztraminer), Wiebelsberg (Riesling), Winzenberg (Riesling) et Zotzenberg (Riesling).

Pour le Haut-Rhin, on répertorie : Altenberg de Bergheim (Gewurztraminer), Brand (granits – Riesling et Gewurztraminer), Eichberg (Gewurztraminer, Riesling et Pinot Gris), Florimont (Gewurztraminer et Riesling), Froehn (Gewurztraminer), Furstentum (Gewurztraminer), Geisberg (Riesling), Gloeckelberg (Gewurztraminer et Pinot Gris), Goldert (Gewurztraminer), Hatschbourg (Gewurztraminer, Pinot Gris et Muscat), Hengst (Gewurztraminer et Pinot Gris), Kaefferkopf (Gewurztraminer et assemblages), Kanzlerberg (Riesling et Gewurztraminer), Kessler (Gewurztraminer), Kirchberg de Ribeauvillé (Riesling), Kitterlé (Riesling), Mambourg (Gewurztraminer), Mandelberg (Riesling, Gewurztraminer), Marckrain (Gewurztraminer), Ollwiller (Riesling), Osterberg (Gewurztraminer, Riesling), Pfersigberg (Riesling), Pfingstberg (Riesling), Rangen (Pinot Gris et Riesling), Rosacker (Riesling), Saering (Riesling), Schlossberg (Riesling), Schoenenbourg (Riesling), Sommerberg (Riesling), Sonnenglanz (Gerwurztraminer et Pinot Gris), Spiegel (Gewurztraminer), Sporen (Gewurztraminer), Steinert (Gewurztraminer et Pinot Gris), Steingrubler (Gewurztraminer, Riesling et Pinot Gris), Vorbourg (Gewurztraminer, Riesling et Pinot Gris), Wineck-Schlossberg (Riesling) et Zinnkoepfle (Gewurztraminer).

– On peut conserver les Alsace Grand Cru entre cinq et dix ans, voire davantage pour les meilleures années.
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* RIESLING
– On le trouve sur 100 % de la surface de certaines exploitations et bénéficie d’excellentes expositions (sud et sud-est) sur des sols légers (granitiques).

La robe du Riesling Grand Cru offre d’abord des nuances jaunes-vertes, avant d’acquérir des teintes plus dorées avec l’âge.  Au niveau des arômes, les Riesling Grand Cru diffèrent selon le terroir ; ceux issus des sols légers donnent des notes florales et minérales. Tandis que ceux issus de sols schisteux – comme les vins du Kastelberg – révèlent des notes florales et fruitées. Enfin, ceux issus de sols marno-calcaires délivrent des notes florales et végétales comme le citron et la menthe. En bouche, ils se montrent très fins, équlibrés et racés.

– On les déguste sur de la flamiche aux poireaux, une salade de foie de volaille, du poisson en sauce, ou du fromage.


* MUSCAT

– Produit à partir de muscat à petits grains ou de muscat ottonel, le Muscat Grand Cru représente une part faible de la production de l’AOC, soit environ 3%. Toutefois, les crus Hatschbourg et Goldbert sont particulièrement reconnus.
Le Muscat Grand Cru offre une robe qui passe du jaune pâle au jaune doré à l’issue du vieillissement. En arômes, on retrouve le fruit du raisin, des notes végétales, de bourgeon et même de cassis. Avec l’âge, ils acquièrent même des notes anisées. En bouche, ils se montrent nerveux, croquants et secs, surtout quand ils sont issus du muscat à petits grains. En comparaison, ceux issus du muscat ottonel sont plus subtils et élégants.

– On les dégustera volontiers à l’apéritif, sur de la tarte au citron ou un tiramisu à l’ananas.


– PINOT GRIS

– On a là une belle et chaleureuse expression des vins d’Alsace, avec une touche particulièrement chaleureuse. Le Pinot Gris représnte 12% de la production en Alsace Grand Cru, avec un privilège accordé aux sols caillouteux ou marno-calcaires. Le cépage est cultivé sur la majorité de certaines surfaces comme à Rangen, ou bien à l’ordre de plus de 30% à Steinert, au Sonnenglanz ou au Hengst. La présence de sucres résiduels lui donne sa structure.
La robe des Pinot Gris grands crus se présente avec des teintes jaunes-vertes dans sa jeunesse, avant d’évoluer assez vite sur le jaune doré plus ou moins soutenue.
Lorsque le vin est jeune, il délivre des arômes d’abricot, de miel et de cire d’abeille. Les nez les plus fins pourront même humer des notes de cacao pour les vins issus de certains terroirs. Avec le vieillissement, il acquiert des notes plus fumées et boisées.
En bouche, le Pinot Gris Grand Cru se montre opulent, structuré, d’une très faible acidité et avec des notes de miel et de fruits jaunes dans sa pleine maturité.

– Idéal pour accompagner du foie gras, des fromages (Valençay, Saint-Marcelin, pâtes persillées, bleus) et des desserts (tartes aux fruits, bavarois, charlottes).


* GEWURZTRAMINER

– Incontestablement le cépage grand bénéficiaire des aires d’appellation grand cru, qui trouve-là sa plus belle expression et un épanouissement optimal, grâce aussi à son développement sur des sols granitiques, marneux et calcaires.
Les vins jeunes délivrent d’abord une robe dorée et chaleureuse qui évolue vers une teinte plus ambrée mais tout aussi chaleureuse. En matière d’arômes, les Gewurztraminer Grand Cru issus de terroirs granitiques délivrent des notes de fleurs et de fruits exotiques, alors que ceux issus de terroirs calcaires délivrent des notes de rose, de fruits secs et d’agrumes. Enfin, les vins issus de terroirs marneux se montrent plus épicés.
En bouche, le Gewurztraminer Grand Cru offre au palet de la chaleur, de la structure, de la volupté, du gras et des notes aromatiques persistantes.

– On le déguste très bien seul à l’apéritif, sur du foie gras, des fromages bleus ou à pâte persillée, du Munster, des macarons, des tartes aux fruits, des bavarois et charlottes, de la crème brûlée, ou encore de la cuisine asiatique.

Sources :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du vin
– http://www.lafdv.fr

* Recommandations personnelles
– Domaine Schlumberger
– Domaine Fernand Engel
– Domaine Paul Buecher
– Domaine du Moulin de Dusenbach (Vigneron Indépendant)
– Domaine Jean-Marie Haag (VI)
– Domaine André Ehrhart (VI)

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Vins : Alsace Vendanges Tardives

Vins : Alsace Vendanges Tardives

Grâce au climat de la Vallée du Rhin, sec et chaud en été et plus doux à l’automne et grâce aux sols Arènes granitiques, marneux et marno-calcaires, le vignoble alsacien permet d’obtenir une sur-maturation du vin et par conséquent, de produire d’agréables vins liquoreux. Il n’en reste pas moins que…

4 décembre 2015

Dans « Cuisine et vins »

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (1)

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (1)

Chers lecteurs, je vous avais consacré un article passant en revue les vins de Bourgogne. Toutefois, je souhaiterai vous faire partager davantage sur ce sujet en y consacrant une chronique de plusieurs volets sur les « Seigneurs » des vignobles du vieux duché. Les grands vins rouges décrits ici sont tous issus…

10 décembre 2015

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Vins et crus de Bourgogne : le Chablis

Vins et crus de Bourgogne : le Chablis

Tout d’abord, nous trouvons quatre appellations distinctes : Chablis, Chablis Grand Cru, Chablis Premier Cru et Petit Chablis. Le vignoble du Chablisien se situe dans la partie nord de la Bourgogne, le long du Serein, dans l’actuel département de l’Yonne. La production est assurée grâce à des sols calcaires, durs et…

6 décembre 2015

Dans « Cuisine et vins »

16 février 2012
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Histoire & Culture

Cuisine bourguignonne : Matelote

by adminfhesp 12 février 2012

Chers lecteurs, chères lectrices, jour des Poissons d’Avril obligeant, je vous ressors donc la recette de la Matelote des archives.

INGRÉDIENTS:

– Anguille, carpe/sandre/truite, brochet (500 g chacun)
– 30 cl de vin rouge
– 200 g de champignons
– 20 petits oignons
– 1 cuillerée à soupe de farine
– 1 bouquet garni
– Sel, poivre
– 1 petit verre de Fine Bourgogne

PRÉPARATION :

– Dans une casserole, mettre le vin rouge, l’eau et le bouquet garni
– Saler, poivrer et réchauffer.
– Juste au moment de l’ébullition, ajouter les poissons coupés en tronçons en    commençant par le plus ferme.
– Laisser bouillir 15 minutes en tout et retirer les poissons dans l’ordre inverse
– Les tenir au chaud et laisser bouillir la sauce encore pendant 10 minutes.
– Pendant ce temps, dans une poêle, faire revenir au beurre, les champignons coupés en morceaux puis les sortir.
– Dans la même poêle, faire revenir les petits oignons et ajouter la farine et remuer.
– Verser alors le vin cuit passé au chinois et remettre le Fine dans la casserole avant de flamber.
– Laisser bouillir et faire en sorte que la sauce ne soit ni trop liquide ni trop  épaisse.
– Ajouter les champignons
– Servir avec petits croûtons frits.

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Recette de cuisine : lapin à la bourguignonne

– Lapin/cuisses de lapin/râble de lapin – 350 g de champignons – 20 cl de crème fraîche – Lardons ET/OU poitrine fumée – 30 cl de Bourgogne rouge – 1 cuiller à soupe de sucre – Miel (pas nécessaire mais donne du corps à la sauce) – 2 cuillers à soupe…

1 février 2013

Dans « Non classé »

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (2)

Vins pour Noël : les Seigneurs de la Côte de Nuits (2)

1 – Crus de Chambertin Chambertin : Ses premières productions sont contemporaines de Philippe Auguste et de Saint Louis, avant qu’il ne soit considéré comme le Roi des vins en Europe sous Louis XIII et Louis XIV. Le vignoble de Chambertin occupe un excellent coteau qui monte jusqu’à 300 mètres. C’est…

24 décembre 2014

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Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise - 2 : Rully et Bouzeron

Vins de Bourgogne, Côte Chalonnaise – 2 : Rully et Bouzeron

* RULLY Appellation reconnue depuis 1939, le vignoble de Rully est situé au nord de Chalon-sur-Saône, sur la commune de Chagny entre Bouzeron au nord et Mercurey au sud. Les vignes couvrent 347 hectares sur des coteaux dont l’altitude varie de 230 à 300 mètres. Les climats situés en hauteur sont plutôt…

18 octobre 2013

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12 février 2012
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Histoire & Culture

La Bataille des Vosges (1944) – Première partie

by adminfhesp 5 février 2012

– La conquête du massif vosgien marque le début de la campagne d’Alsace de l’hiver 1944. Alors que la IIIrd Army de Patton a libéré Nancy et marque une pause dans sa difficile opération pour prendre Metz, le VIth Allied Army Group du General Jacob L. Devers déclenche une offensive hivernale pour franchir les Vosges, véritable bastion naturel important au niveau stratégique, étant donné qu’il protège l’accès à la plaine d’Alsace, donc au Rhin. La percée dans les Vosges va être effectuée par une coopération entre la VIIth US Army du General Alexander M. Patch et la Ire Armée française du Général Jean de Lattre de Tassigny.
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1 – PLANS ET FORCES

– Le dispositif de la Ire Armée française s’étend des abords de Remiremont et sur la Moselotte dans le sud du département des Vosges, jusqu’à la région de Lure en Haute-Saône. Le dispositif de Patch s’étend quant à lui du nord de Remiremont jusqu’au sud de Lunéville, à l’est de la Moselle. Les Américains seront chargés d’un assaut dans la région de Ramberviller, Saint-Dié et Bruyères par une poussée orientée sud-ouest – nord-est. Quant à la Ire Armée française, elle forcera les Vosges Saônnoises (sud du massif) et la Trouée de Belfort entre le Jura et le massif vosgien afin de pénétrer en Haute-Alsace. Notons entre autre, que Jacob L. Devers joue le rôle du coordinateur des offensives américaines et françaises, maintenant une autonomie opérationnelle en faveur de Jean de Lattre et d’Alexander M. Patch.

1 – La Ire Armée Française

– Le 17 septembre 1944, le Général de Lattre donne ses directives pour la percée : « Pénétrer en Haute-Alsace en évitant, s’il est encore possible, l’attaque de vive force du camp retranché de Belfort, et, au cas où le degré de résistance ennemie ne le permettrait plus, préparer au moins la réduction de la place par le débordement nord et sud de la défense. Dans ce but, tout en se couvrant face à Belfort : 1 – Au Sud, chercher à atteindre Mulhouse par Delle, tout en réalisant au minimum le débordement de la place par rupture au dispositif au sud du Doubs. 2 – Au Nord, chercher à atteindre Cernay et Mulhouse par les routes de Bussang, du Ballon d’Alsace et de Giromagny. Et en cas d’impossibilité, réaliser au minimum, le débordement immédiat de la place par Giromagny et Etueffont ».
– Au nord-ouest, afin de maintenir la jonction avec la VIIth Army de Patch, le IInd Corps d’Armée de Monsabert devra livrer de très durs combats en direction de Gérardmer et sur la Route des Crêtes entre le Hohneck et le Schweisselwasen. Un groupement placé sous le commandement du Général Jean Touzet du Vigier doit assurer la flanc-garde au sud du Groupement Guillaume en prenant Le Thillot, les Cols de Bussang et d’Oderen qui ouvrent la route de la Vallée de la Thur.

– La Ire Armée se scinde entre le Ier Corps d’Armée du Général Antoine Béthouart (3e Division d’Infanterie Algérienne du Général Augustin Guillaume, 9e Division d’Infanterie du Général Joseph Magnan, 5e Division Blindée du Général Henri de Vernejoul et Groupement des Tabors du Maroc du Colonel Emile Hogard) et le IInd Corps d’Armée du Général Joseph de Goislard de Montsabert (1re Division de Marche d’Infanterie/DFL de Diego Charles Brosset , 2nde Division d’Infanterie Marocaine de Dody et 1re DB « Saint Louis » de Jean Touzet du Vigier). Les parachutistes du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP) du Lieutenant-Colonel Jacques Faure sera déployé directement au sein de la 1re DB. La 4e Division Marocaine de Montagne de François Sevez est placée en réserve, de même que le Corps Franc Pommiès (FFI incorporés), la Brigade de Commandos du Colonel Gambiez (Chocs, Afrique, Janson de Sailly).

– Concernant la question des effectifs, de Lattre de Tassigny peut compter sur 260 000 hommes (combattants, génie, logistique et intendance compris) et femmes (services auxiliaires) de ses unités régulières. Mais avec la Libération, l’Armée a recruté des FFI. Si une partie des unités de l’Intérieur ont été formées relativement sérieusement par des officiers d’active en Zone Libre, toute une autre est composée d’éléments sans grande expérience, entrés dans le métier des armes à l’été 1944 qu’il faut absolument former au maniement des armes, à la tactique et à la manœuvre. C’est notamment le cas du Bataillon Janson de Sailly du Commandant de Guyancourt, instruit sous la férule d’officiers du Bataillon de Choc. Le 23 septembre 1944, le Général Koenig signe une directive enjoignant aux FFI de s’engager dans les unités françaises combattantes qui se trouvent dans leur secteur. C’est le cas du Corps Franc Pommiès, dont le noyau dur a été formé dans le Sud-Ouest par le Commandant André Pommiès. C’est aussi le cas de l’unité formée par le Commandant Berger, nom d’emprunt d’André Malraux et de celle du Colonel communiste Pierre Georges dit « Fabien ». Au total, c’est 75 000 FFI qui acceptent de s’engager, les autres acceptant d’être désarmés. En dépit de leur inexpérience, leur arrivée est la bienvenue et va contribuer au « blanchiment » de la Ire Armée française. En fait, il faut remplacer beaucoup de Tirailleurs Africains de la 1re DMI (DFL) de Brosset et de la 9e DIC de Magnan. Si ces hommes se sont bien battus en Italie, sur l’Île d’Elbe et en Provence, ils commencent à souffrir du mauvais temps, de l’humidité et du froid de l’est de la France. Du coup, ils sont envoyés se rétablir dans le Midi et sont remplacés par des Français de Métropole.

– Toutefois, la Ire Armée souffre de sérieux problèmes de ravitaillement depuis sa remontée de la Vallée du Rhône, la Grande Unité dépendant des dépôts situés entre Lyon et Besançon, voire même de Marseille et de la Provence pour le carburant. C’est pourquoi durant l’automne, le Génie américain et français s’efforce de remettre en état les voies ferrées entre Marseille et Baumes-les-Dames. Il faut aussi aménager toute une partie du réseau routier français.  Concernant le ravitaillement, une dure rivalité éclate entre Brosset et l’état-major du « Roi Jean » dirigé par Jean-Etienne Valluy. L’état-major de Brosset – sur lequel règne l’efficace Commandant Bernard Saint-Hillier – fait des pieds et des mains pour réclamer du ravitaillement et des armes pour les « vieux » FFL. Pour toute réponse, les services logistiques de la DFL se font expulser de leurs dépôts de Châlons-s/-Saône et d’Autun2.

– Venons-en là à un aspect bien moins connu de l’histoire de la Ire Armée Française, les rivalités et querelles entre la 1re DMI/DFL et le reste de l’Armée Française. Comme l’explique très bien J-Ch. Notin, la Division commandée par Brosset est formée des premiers Français Libres et les cadres de la Division – Brosset lui-même, Saint-Hillier son CEM, le Colonel Pierre Garbay et Gabriel Brunet de Séraigné « patron » de la 13e DBLE depuis el-Alamein – veillent jalousement sur le cénacle des premiers Français Libres et regardent leurs collègues de l’ancienne Armée d’Afrique comme d’anciens généraux obéissant d’abord à Pétain. Saint-Hillier fait aussi noter qu’un membre de l’état-major de de Lattre n’est autre qu’un ancien attaché militaire à Sofia qui fournissait des renseignements aux Allemands contre les FFL. La cohabitation avec l’état-major de la Ire Armée est particulièrement difficile, Brosset et Saint-Hillier ne pouvant s’entendre avec Valluy. Brosset éprouve aussi une rancœur toute particulière envers de Lattre qu’il accuse de « voler » les mérites de sa division dans la presse et auprès du public, en faveur des Divisions d’Afrique. Et que dire de la relation avec le commandant du IInd Corps d’Armée, Joseph de Goislard de Monsabert ! Brocardé bien souvent par les officiers de la DFL pour un prétendu manque d’allant, Monsabert est accusé de favoriser la sauvegarde de « sa » 3e DIA qu’il avait commandée au Monte Cassino3. Et nous viendrons plus tard à parler de la relation particulièrement mauvaise entre de Lattre et Leclerc.

Insigne de la VIIth US Army

Insigne de la VIIth US Army

General Alexander M. Patch

General Alexander M. Patch


2 – Les Américains

– La VIIth Army du General Alexander M. Patch a été « aspiré » vers le nord et le long de la Moselle afin de « coller » au flanc droit de Patton.
Pour davantage de cohérence, Patton a cédé à Patch le XVth Coprs de Wade H. Haislip qui s’est solidement établi entre la Moselle et la Vesouze. Grâce à la 2e DB de Leclerc, Haislip contrôle une ligne entre Lunéville et Baccarat. La ville capitale française du cristal est en outre un important nœud routier qui permet aux Américains de consolider leurs lignes et les place en vue des contreforts du Massif vosgien. La VIIth Army compte donc le XVth Corps (2e DB Française ; 44th et 79th Infantry Divisions) et le VIth Army Corps d’Edward H. Brooks (qui a remplacé Lucian K. Truscott assigné à un autre commandement). Brooks a notamment commandé la 2nd Armored Division « Hell on Wheels » en Normandie lors de la Percée d’Avranches. Le VIth Corps compte ainsi les divisions expérimentées d’Italie et de Provence 3rd « Rock of the Marne » (Jack O’Daniel), 36th « Lone Star »/« Texas » (John E. Dahlquist) qui avait beaucoup souffert sur le Rapido en Italie, 45th « Thunderbird » (William W. Eagles), ainsi que les 100th et 103rd Infantry Divisions récemment arrivées en France (commandées respectivement par Withers A. Burress et  Charles C. Haffner Jr.). Notons – et cela aura son importance sur la suite des opérations – que la 36th Infantry Division de Dahlquist a reçu le renfort du 100/442th Regimental Combat Team du Colonel Virgil R. Miller, formée de soldats appelés « AJA » (pour American of Japanese Ancestors) appelés aussi « Nisei ». Recrutés à Hawai ou dans les camps d’internement de citoyens d’origine japonaise, le 100/442nd RCT compte de soldats qui se sont distingués lors de la bataille du Monte Cassino (issu du 100th Battalion « Nisei ») et d’autre recrues formées à Camp Shelby. L’unité a débarqué à Marseille le 30 septembe, avant de rejoindre un camp près de Vesoul.
– Patch décide d’engager deux corps d’armées dans une poussée dans le massif vosgiens. Au XVth de Haislip revient la tâche de percer la Trouée de Saverne et de capturer Sarrebourg. Les trois divisions de Haislip doivent s’élancer sur la ligne entre Embermesnil et Grandvillers. Quant au VIth Corps, il doit pousser depuis la ligne Rambervillers – Grandvillers – Le Tholy pour ensuite atteindre la N-415 et la Meurthe. Il devra ensuite forcer les portes de l’Aslace que sont Raon-l’Etape au nord, Saint-Dié au centre (via la Passe du Haut-Jacques), Saint-Léonard et Saulcy.
Pour les soldats de Brooks, le terrain à franchir s’annonce particulièrement difficile car ils devront forcer le cours est de la Volonge entre Gerardmer et Laval (sud) et le cours de la Morgagne (nord) pour nettoyer la Forêt Domaniale de Champ et la zone comprise entre la Volonge et la Neune.

Wade H. Haislip (au centre), en compagnie de Robert L. Spragins (à gauche) et Ira T. Wyche. Source : http://http://www.ibiblio.org

Wade H. Haislip (au centre), en compagnie de Robert L. Spragins (à gauche) et Ira T. Wyche. Source : http://http://www.ibiblio.org

– Prévu pour être déclenché le 14 octobre, plan conjoint de Patch et Brooks se scinde comme suit : Au sud, les « Dogface soldiers » de la très bonne 3rd Infantry Division « Rock of the Marne »4 de John « Iron Mike » O’Daniel doivent progresser entre le cours supérieur de la Vologne et la N-417 pour rejeter les Allemands au-delà de la Vologne, puis au-delà de la Neune et de la D-8 qui relie Gerardmer à Saint-Dié. . Au centre, la 36th Infantry Division de John E. Dahlquist doit forcer le passage entre la D-44 (rive droite de la Vologne) et la N-420 pour forcer le passage sur la D-50 à Bruyères, avant de nettoyer la Forêt de Champ entre la D-50 et la D-31 qui borde la Neune puis le Taintrux en remontant vers le nord-est, sur la partie sud de la Passe du Haut-Jacques. Enfin, la la 45th Infantry Division d’Eagles doivent forcer le passage sur la D-50 sur la ligne Rambervillers – Autry -Brouvelieures, pour ensuite nettoyer la partie nord de la Forêt de Champ dans le délimité par Rambervillers, les N-59A et N-424, Raon-l’Etape, la Meurthe, Saint-Dié et la N-420. Pour cette mission, elle devra nettoyer les villes et villages de Brouvelieures (à la jointure du dispositif de la 36th Division), des Rouges-Eaux, de la Bourgonce, ainsi que le Bois Magdeleine au nord de la Passe du Haut-Jacques.

General der Infanterie Friedrich Wiese

General der Infanterie Friedrich Wiese

3 – Les Allemands

– Du côté allemand, le Haut-Commandement prend la menace au sérieux, étant donné que le Vaterland est à portée de canon des Alliés. Défendu par la 19. Armee de Friedrich Wiese, le massif vosgien a reçu des renforts, parmi lesquels des jeunes engagés de seize ans, de même que des Alsaciens et Lorrains. Si plusieurs de ses unités sont correctement dotées en armes (Panzer), d’autres manquent d’équipements, d’armes, de formation et n’ont pas un moral très haut. Toutefois, les Allemands ont un avantage sur leurs adversaires, leurs troupes de renforts sont fraîches, reposées et approvisionnées, alors que Français et Coloniaux ont les combats de Provence comme la remontée de la Vallée du Rhône dans les bottes. En outre, plusieurs divisions américaines récemment arrivées n’ont pas l’expérience du combat. Ceci dit, Wiese commande à trois Korps ; le IV. Luftwaffe-Feld Korps du General der Flieger Gerhard Hoffmann (maintenu en réserve), le LXIII. Armee-Korps du Generalleutnant Ernest Dehner (flanc sud ; 159., 189. et 338. Gren.Divn) et le LXIV. AK du General der Infanterie Otto Lasch – qui sera vite remplacé par le General der Infanterie Hellmuth Thumm – (198. et 716. Gren.Divn). La 30. SS-Freiwilligen-Grenadier-Division « Weiss-Russischen Nr. 1 » du SS-Brigadeführer Hans Siegling est aussi envoyée sur le front des Vosges, au Valdahon. Formation levée en 1944 avec d’anciens soldats soviétiques, elle n’est toutefois pas une unité d’élite, loin de là. On voit même des soldats russes tuer leurs officiers allemands et passer aux Français. C’est aussi le cas d’un bataillon de 650 Ukrainiens qui passe à la Division de la France Libre de Brosset et vient renforcer les effectifs de la 13e DBLE1. Von Wiese reçoit aussi le renfort de la 16. Volks-Grenadier-Division, de la 106. Panzer-Brigade « Feldherrnhalle », des restes de la 21. Panzer-Division, de la 11. PzDiv (l’unité alors la mieux dotée et la plus aguerrie), ainsi que de Bataillons de pontonniers, de forteresse (Festrung), d’artillerie et antichars. Enfin, les anciennes positions des Crêtes âprement disputées entre 1914-1918, ont elles aussi réaménagées.

– Pour reprendre les mots de Vincent Bernard, le 5 septembre, Adolf Hitler ordonne à von Rundstedt et Hermann Balck (commandant du Groupe d’Armées G qui défend la Lorraine et les Vosges) de « tenir coûte que coûte le massif vosgien. Y entreprendre des travaux de fortification permettant à la Wehrmacht de s’y maintenir jusqu’au printemps ». Hitler envisage alors de tenir les alliés en échec avant de relancer une nouvelle contre-attaque qu’il espère victorieuse. Grâce à une retraite effectuée rapidement, von Wiese a pu s’établir sur un front de 125 km comptant plusieurs lignes, s’articulant entre le Ballon d’Alsace et le Ballon de Servance. Les positions de la 19. Armee couvrent les villes de Rambervillers, Le Thillot, Ronchamp, Mignavillers, Onans, Longevilles, Vermondans, Pont-de-Roide, Roches-lès-Blamont, Saint-Dié, Le Thillot, Saulont, Arcey, Sainte-Marie et Voujeaucourt. La position de Belfort comprend une ligne intermédiaire qui va de Giromagny à Fêche-l’Eglise, en passant par Le Salbert), ainsi qu’une ligne de sécurité Rougemont-le-Château – Leval – Valdieu – Donnemaire – Seppois).

– Rassemblant les éléments de l’Organisation Todt dont ils disposent, comme 100 000 civils lorrains et alsaciens, les Allemands mènent une campagne de travaux de fortifications des villes et villages qui occupent les vallées vosgiennes. Leur but est de transformer chaque zone habitée en forteresse afin d’y épuiser les Alliés, chacune devant être garnie d’une garnison bien dotée en armés collectives et soutenue en arrière par des batteries d’artillerie. Les travaux sont poussés activement et dans de cours délais : abris, champs de mines, fossés antichars, nids de mitrailleuses, postes de canons (antichars, DCA, campagne) et de mortiers… Ce procédé défensif a fait ses preuves au détriment des forces de Patton sur la Moselle aux mois de septembre et d’octobre.


[Suite]

1 Cet épisode est rapporté par Jean-Christophe Notin d’après les carnets du Commandant Bernard Saint-Hillier (« Le Général Saint-Hillier », Perrin). Saint-Hillier et Gabriel Brunet de Séraigné (patron de la « 13 ») refuseront catégoriquement de remettre les Ukrainiens aux Soviétiques une première fois. Mais des envoyés de l’Armée Rouge revinrent à la fin de la guerre et ramenèrent les malheureux en URSS. On ne peut que supputer sur leur sort…
2 NOTIN Jean-Christophe : Le Général Saint-Hillier, Perrin
3 NOTIN J-Ch, Op.cit.
4 Surnom qui lui a été donné après la Seconde Bataille de la Marne en 1918 durant laquelle elle était sous commandement français.

 

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Campagne d'Alsace 1944-1945 : première partie

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22 décembre 2014

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Campagne d'Alsace 1944-1945 (Seconde partie)

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2 – LE NETTOYAGE DE LA PLAINE D’ALSACE – Le 27 novembre, le gros de la 3rd US Infantry Division d’O’Daniel entre dans le secteur de Strasbourg et s’emploie à nettoyer le reste de la tête de pont sur la rive gauche du Rhin tenue par les Allemands, ce qui…

26 décembre 2014

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Campagne des Vosges (1944) : Sixième partie

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5 – LA LIBÉRATION DE STRASBOURG  1 – La réaction allemande – Gerd von Rundstedt et Hermann Balck réalisent alors le danger que représente la percée des Alliés dans la Plaine d’Alsace. Une dangereuse brèche vient d’être ouverte entre la 1. Armee et la 19. Armee. En plus, la pression exercée par…

23 novembre 2014

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5 février 2012
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Histoire & Culture

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by adminfhesp 2 février 2012

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2 février 2012
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Histoire & Culture

Le petit baigneur : « Notre dame des courants d’air »

by adminfhesp 29 janvier 2012

Décidément, tout s’effondrait vraiment en 1968…

Le petit baigneur, film franco-italien, réalisé par Robert Dhéry, 1968

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3 décembre 2004 : Disparition de Robert Dhéry

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De son vrai nom Robert Fourrey, son nom de scène faisait référence au village natal de son père, Héry dans l’Yonne. – Sorti du Conservatoire d’Art dramatique et du Cours Simon (où il joua « Britannicus » de Racine d’une façon qui provoqua l’hilarité de la classe), Robert Dhéry triomphe sur les…

3 décembre 2015

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4 janvier 2016 : Disparition de Michel Galabru

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– Né au Maroc en 1922, ce fils d’un ingénieur des Ponts-des-Chaussées effectue sa scolarité chez les Jésuites de Montpellier. Son père le destine au Droit mais le jeune Michel préfère le théâtre. Sa vocation sera interrompue par sa réquisition au STO qui l’emmène  d’Allemagne et la Yougoslavie. – Il…

4 janvier 2017

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1er juillet 1961 : Mort de Louis-Ferdinand Céline

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Incontestablement, il reste l’un des (grands) auteurs français dont le style et l’esthétisme n’ont d’égal que la controverse d’ordre politique dont il fait l’objet. Retour donc sur l’un de nos romanciers à la fois adulé et décrié. Né en 1894 à Courbevoie au sein d’une famille de petits commerçants, Louis-Ferdinand…

1 juillet 2013

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29 janvier 2012
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Histoire & Culture

18-19 novembre 1809 : Victoire de Soult, Sébastiani et Mortier à Ocaña

by adminfhesp 28 janvier 2012

Cette bataille de la Guerre d’indépendance espagnole voit 51 000 hommes rassemblés par le Général Juan Carlos Aréizaga affronter les 35 000 Français, Allemands et Polonais du Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult. La bataille d’est déroulée en Castille, non loin des rives du Tage.

ocana– Sout dispose de près de
24 000 Fantassins et d’une force de frappe de 5 000 Cavaliers. Soult commande au 4e Corps de l’Armée d’Espagne de Horace Sébastiani, pendant qu’Edouard Mortier l’épaule à la tête du 5e. En face, Aréizaga a bénéficié de l’apport anglais de canons, d’armes et même de vêtements achetés par la Junta de Cadix. Confiant en sa nette supériorité numérique, Aréizaga caresse l’espoir de marcher sud Madrid.

– Pendant ce temps, Soult franchit la Sierra Morena et se dirige vers le Tage. Le 18 novembre, les deux armées se font face à l’est Ocaña, non loin d’Aranjuez. Aréizaga tient les abords de la ville.

– A ce moment, Soult ne dispose que de 33 000 hommes. Aréizaga engage alors le combat contre la gauche française formé par les Régiments allemands de la Division Leval. Mais les Espagnols doivent se replier devant l’arrivée de 15 000 hommes menés par le Duc de Bellune qui forme la Réserve du Roi Joseph (frère de Napoléon).

– Soult décide alors de contre-attaquer et ordonne à Mortier à Sébastiani de frapper sur les deux ailes espagnoles. Simultanément, il fait placer quarante bouches à feu au centre sous le commandement d’Alexandre Antoine Hurault de Sénarmont, celui-là même qui s’était illustré à Friedland. Le feu français troue littéralement les rangs du centre espagnols, pendant que le reste de la ligne d’Aréizaga reçoit le choc des fantassins des 4e et 5e Corps. Le Général espagnol choisit donc de se retirer, en bon ordre, à l’ouest d’Ocana.

– Mais le 19 novembre, Soult ne laisse aucun répit à l’ennemi et ordonne à ses deux subordonnés de continuer à charger. Mortier et Sébastiani s’exécutent avec fantassins et cavaliers qui taillent en pièce les carrés espagnols. Dans un second temps, les Dragons, Hussards et Chasseurs à Cheval des Divisions Milhaud et Merlin, lancent une charge contre les cavaliers espagnols qui se révèle dévastatrice. Prise de panique, la cavalerie d’Aréizaga se débande, ce qui permet aux régiments montés français de poursuivre les ennemis en fuite de d’opérer un véritable carnage.

– Au soir du 19, 12 000 cadavres d’Espagnols jonchent le sol pendant que 23 000 se rendent avec armes et bagages. Cette victoire décisive permet à l’Armée Impériale de marcher sur l’Andalousie.


Lire :

– JUHEL Pierre O. : La bataille d’Ocana. La plus grande victoire de l’Armée d’Espagne, Histoire & Collections
– http://www.le20edragon.free
– http://www.aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr

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Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, Maréchal et Pair de France, Duc de Dalmatie et « Premier manœuvrier d’Europe »

Il reste sans doute l’un des plus grands maréchaux de Napoléon. Malgré plusieurs insuccès en Espagne, il contribua aux plus grandes victoires de l’Empereur. Toutefois, ses inimitiés avec plusieurs autres Maréchaux tels Suchet et Ney, ainsi que ses revirements successifs lors de la Restauration sont aussi restés célèbres. Auguste-Frédéric Marmont disait de Soult…

26 novembre 2013

Dans « Non classé »

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

21 mai 1813 : Victoire de Bautzen (Wurschen)

21 mai 1813 : Victoire de Bautzen (Wurschen)

Cette bataille a lieu dans la foulée de la victoire de Napoléon Ier à Lützen (2 mai). Grâce à l’apport de troupes saxonnes et wurtembergeoises, l’Empereur dispose d’environ 420 000 hommes si l’on en croit Carl von Clausewitz. Le 18 mai, le 11e Corps français de Jacques Law de Lauriston s’approche de la…

21 mai 2016

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28 janvier 2012
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Histoire & Culture

Jean Sévilla: « Historiquement correct »

by adminfhesp 25 janvier 2012

« L’historiquement correct, c’est le politiquement correct appliqué à l’histoire : ce n’est pas une lecture scientifique du passé, une tentative de le restituer tel qu’il a été, c’est une interprétation idéologique et politique du monde d’hier, visant à lui faire dire quelque chose pour les hommes d’aujourd’hui, avec les mots et les concepts d’aujourd’hui.

L’historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent : il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d’esprit, l’histoire devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines. A l’école, à la télévision ou au café du Commerce, l’historiquement correct règne en maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. Et c’est ainsi que l’on voit tous les jours traquer l’obscurantisme, l’impérialisme, le colonialisme, le racisme, l’antisémitisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles, même si ces mots n’ont pas de sens hors d’un contexte précis : l’historiquement correct s’en moque, car son but n’est pas la connaissance mais la propagande. L’historiquement correct pratique l’anachronisme (les événements d’hier sont évalués selon les critères de notre époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant définis selon les valeurs qui ont cours aujourd’hui.

Du Moyen Age à la guerre d’Algérie, ce livre étudie dix-huit points chauds de l’histoire française et européenne, plusieurs d’entre eux concernant directement l’histoire du catholicisme : les croisades, les cathares et l’Inquisition médiévale, l’Espagne des Rois Catholiques, les guerres de Religion, l’Ancien Régime, les Lumières et la tolérance, la Révolution et la Terreur, les catholiques sociaux au XIXe siècle, l’abolition de l’esclavage, la colonisation, l’antisémitisme et l’anticléricalisme des années 1900, l’affaire Pie XII. Exposant les événements en les replaçant dans leur contexte, cet ouvrage rappelle des faits oubliés ou dissimulés, qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus. »

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Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Grand discours : cardinal Pacelli ( futur Pie XII), la vocation chrétienne de la France

Chers lecteurs, France-Histoire-Espérance vous propose de redécouvrir le fameux discours sur la vocation de la France, prononcé le 13 juillet 1937-dans la chaire de Notre-Dame de Paris-par son éminence le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Un discours plus que jamais d’actualité !  « Tandis que dans la majesté des fonctions liturgiques,entouré…

23 septembre 2013

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Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Jacques Heers présente un manuel historiquement incorrect !

Nous vous avions récemment informés de la disparition du grand historien, le 10  janvier dernier. Celui-ci nous offre un très beau texte constituant la préface de la réédition d’un manuel d’histoire fort recommandable-réalisé par Anne de Mézeray- bien loin des canons de la bien-pensance et de l’historiquement correct que nous subissons.…

12 février 2014

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« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

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25 janvier 2012
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Histoire & Culture

7 juillet 1438 : Charles VII promulgue la Pragmatique Sanction de Bourges

by adminfhesp 23 janvier 2012

En 1418, réuni à l’initiative de l’Empereur Sigismond, le Concile de Constance s’est achevé avec l’élection de Martin V pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d’Occident sans pour autant renforcer l’autorité pontificale, contestée par les Pères du Conciles qui placent celui-ci au-dessus de du Pape. En 1431, un nouveau Concile est réuni à Bâle par Martin V mais en raison du décès de celui-ci, c’est Eugène IV qui le réunit. Les échanges entre les partisans du Concile et le nouveau Pape ont été si violents que l’on dut faire appel à l’Empereur et au Roi Charles VII qui parvinrent à calmer le jeu.
Considérant l’état peu reluisant de la Papauté, Charles VII décide alors d’organiser et de réformer l’Église en France. Ainsi, il convoque à Bourges une Assemblée comptant plusieurs prélats et abbés, Regnault de Chartres Archevêques de Reims (celui qui sacra Charles Roi le 17 juillet 1429), Philippe de Coëtquis Archevêque de Tours, Henri d’Avangour Archevêque de Bourges, Denis du Moulin Archevêque de Toulouse. Eugène IV dépêche ses propres Légats (représentants) ; Pierre de Versailles Archevêques de Crète et Évêque de Digne, tandis que le Concile de Bâle envoie le théologien Thomas de Courcelles, Guillaume Hugues Évêque de Saint-Pons et Abbé de Vézelay, ainsi que Jehan de Manze Chanoine de Lyon.

Lisons un instant ce qu’écrivait le chroniqueur normand Thomas Basin :
« Mais il (Charles VII – NDLR) s’appliquait surtout à protéger et à conserver les libertés et les privilèges de l’Église de son royaume et du Dauphiné, selon les antiques décrets des Pères et les règles contenues dans les recueils de droit canon. Et, comme les célèbres conciles de Constance d’abord, de Bâle ensuite, avaient renouvelé lesdits canons et avaient fait une loi de leur observation dans l’Église universelle, il décida que les décrets de ces conciles seraient aussi respectés dans son royaume. Il réunit, en effet, les prélats et le clergé du royaume et du Dauphiné dans la ville de Bourges. Là, en présence du légat du pape de Rome, on discuta longuement sur l’acceptation de ces décrets. Plusieurs, mus par l’ambition et l’esprit de lucre, considéraient qu’il fallait, au mépris des sacrés canons et des traditions anciennes, respecter les « réserves » de la cour de Rome (ils étaient, comme on peut assez vraisemblablement le penser, alléchés par l’appât des provisions et commandes, ou qu’ils avaient déjà reçues du pape à l’encontre des sacrés canons, ou dont ils espéraient le bénéfice, ou qui leur avaient été promises par le légat). D’autres choisirent de combattre avec fermeté pour traditions, pour les décrets des Pères et pour le salut et l’honneur de l’Église tout entière, plutôt que de considérer et de chercher leur intérêt personnel. Le roi très chrétien se rangea à leur avis. Désirant rendre à l’Église gallicane ses anciens droits et libertés, il décida par la Pragmatique Sanction, avec l’appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son royaume de l’assentiment des princes de sang et des grands feudataires, que les décrets des Pères et pour le salut et l’honneur de l’Église tout entière, plutôt que de considérer et de chercher leur intérêt personnel. Le roi très chrétien se rangea à leur avis. Désirant rendre à l’Église gallicane ses anciens droits et libertés, il décida par la Pragmatique Sanction, avec l’appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son royaume et l’assentiment des princes de sang et des grands feudataires, que les décrets des Pères établis et publiés par les anciens papes de Rome, par les conciles généraux et les plus fameux synodes de l’Église catholique, et de plus renouvelés par les saints conciles de Constance et de Bâle, seraient conservés dans tout son royaume et en Dauphiné. Seule, la réserve des bénéficiers se trouvant au décédant au siège apostolique était maintenue au pape de Rome. »

Ainsi, en plus de dénoncer les abus du Clergé de Rome (préambule), l’Ordonnance Charles VII tend à établir un lien privilégié entre le Roi Valois et le Clergé de France, tout en reconnaissant et appuyant les décisions du Concile de Bâle quant à la limitation du pouvoir temporel du Pape. Plusieurs mesures sont ainsi prises pour renforcer les libertés dites Gallicanes, acquises depuis le XIIIe siècle :

– Rétablissement des élections d’évêques et de Pères Abbés pour les Monastères (ce qui devait leur permettre d’échapper à l’influence papale). Toutefois, le Roi de France peut recommander tel ou tel candidat de son choix. La manœuvre politique est ici très claire.
– Limitation des appels à Rome
– Âge minimum pour devenir Cardinal (à la fin du XVe siècle, il n’était guère rare de voir des héritiers de grandes familles italiennes âgés de seize à vingt ans revêtir la pourpre).
– Restreindre la capacité du Pape à jeter l’interdit sur le Royaume de France et/ou excommunier son Souverain (tel fut le cas sous Philippe Auguste qui dut faire face à la fermeté d’Innocent III).

Par ces décisions, on voit nettement que Charles VII s’inscrit dans la droite ligne de ses ancêtre du XIIIe siècle. En somme, il accomplit ce à quoi aspirait Philippe le Bel.

Les membres du Clergé français présents à Bourges acceptent l’Ordonnance de la pragmatique sanction sans reculer. Toutefois, comme l’a montré l’historien Noël Valois, l’application de l’Ordonnance dans le Royaume n’est guère aisée, d’autant plus qu’Eugène IV rejete violemment chaque décision. De son côté, le Concile de Bâle ne soutient le Roi de France que mollement. Toutefois, Charles peut s’appuyer sur son Grand Conseil (qui lui est fidèle), Parlement de Paris qui enregistre l’Ordonnance en 1439, après une année de délibération, pour être suivi par l’Université de Paris.
La promulgation de la Pragmatique Sanction a pour conséquence d’envenimer les relations entre la Cour de France et Rome. Il faudra alors à plusieurs diplomates des deux partis (tels Antoine de Bourras pour la France et Pierre dal Monte pour le Pape) pour renouer les liens (Assemblées de Bourges de 1441 et 1444). Après la mort d’Eugène IV, les négociations reprennent sous Nicolas V, par le truchement du Nonce Alphonse de Segura mais l’on assiste à aucune avancée notable. Charles VII en profite même pour montrer aux envoyés du Pape une fausse Pragmatique Sanction… signée de Saint Louis. Sous Calixte II, aucune avancée malgré la réunion de huit Assemblées du Clergé de France. Le Pape préférant alors contester la Pragmatique sanction sans grand enthousiasme.
La relation entre la Papauté et la Cour de France s’envenime sous Pie II qui promulgue la Bulle Excecrabilis (1460) remettant en cause la sanction royale, à laquelle Charles réplique par la bouche de son procureur Jehan Dauvet, en réclamant la tenue d’un nouveau Concile.
Mais après la mort de Charles VII en 1461, son fils Louis XI joue l’apaisement pendant son règne et promet même à Rome d’abolir l’Ordonnance de son père.

La situation restera comme telle jusqu’à la signature du Concordat de Bologne en 1516 entre François Ier et Jules II.

Sources :
– GENET Jean-Philippe, BALARD Michel et ROUCHE Michel : Le Moyen-Âge en Occident, Hachette
– FAVIER Jean : La Guerre de Cent Ans, Fayard
– MINOIS George : Chars VII, Perrin
– VALOIS Noël : Histoire de la Pragmatique Sanction de Bourges sous Charles VII ,
Mémoire

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22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

Dans « Non classé »

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Anne de Bretagne, Duchesse et Reine de France

Encore aujourd’hui, Anne de Bretagne reste l’un des personnages historiques les plus populaires chez les Bretons, sans doute pour avoir réussi à avoir conserver les coutumes et particularités du vieux duché en usant de sa place de Reine de France. – Anne voit le jour le 25 janvier 1477 au…

9 janvier 2017

Dans « De Louis XI à Henri III »

23 janvier 2012
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Histoire & Culture

7 novembre 1930 : Disparition du Cardinal Alexis-Armand Charost

by adminfhesp 19 janvier 2012

Archevêque de Lille pendant la Grande Guerre, Mgr. Charost a été reconnu pour son attitude courageuse face à l’Armée allemande pendant quatre ans.

200px-Alexis-Armand_Charost– Né en 1860 au Mans, Alexis-Armand Charost entre
au Petit Séminaire de Précigné pour y étudier la Théologie. Il étudie successivement au Grand Séminaire du Mans, à Angers et Rome. Ordonné prêtre en 1883, il exerce son début d’apostolat à Rome avant de revenir en France pour enseigner au sein d’une école Catholique.

– Secrétaire Général de l’Archevêque de Rennes Guillaume-Marie Labouré entre 1894 et 1899, il devient son Vicaire Général de 1909 à 1913. Ordonné Évêque titutlaire de Miletopolis par Saint Pie X, il devient ensuite Vicaire Général de Cambrai. Enfin, à la fin de l’année 1913, il est ordonné Archevêque de Lille.

– En 1914, les armées du Kaiser envahissent le nord de la France et viennent occuper Lille. Monseigneur Charost se retrouve en première ligne et défend les populations de son diocèse contre les mesures de l’occupant, comme les arrestations et les travaux forcés. Ses appels à Benoît XV resteront sans réponse du fait de la stricte politique de neutralité du Saint-Siège. En 1917, le Gouverneur allemand lui ordonne de décrocher les cloches de la Cathédrale de Lille. L’Archevêque refuse obstinément. L’année suivante, les autorités allemandes déclenchent une vague de perquisitions dans toutes les églises de Lille.

– En 1920, Monseigneur Alexis-Armand Charost se voit décerner la Légion d’Honneur pour son comportement durant le conflit. Il demande alors qu’elle lui soit remise à Lille même. Il est créé Cardinal par Benoît XV lors du consistoire de 1922.

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Son Éminence le Cardinal Eugène Tisserant

Son Éminence le Cardinal Eugène Tisserant

Cardinal français érudit profondément attaché à sa Lorraine natale, Eugène Tisserant voit le jour le 24 mars 1884 à Nancy au sein d’une famille de vétérinaires qui a donné plusieurs serviteurs à l’Eglise. Il est le troisième de six enfants. Son frère cadet Charles et sa sœur Claire-Espérance seront prêtre…

21 février 2014

Dans « Non classé »

28 février, jour du Bienheureux Père Brottier

28 février, jour du Bienheureux Père Brottier

– Né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr dans le département du Loir-et-Cher, solidement instruit dans la Foi Chrétienne, il entre au petit séminaire de Blois en 1889. Ordonné prêtre en 1892 malgré de fortes migraines chroniques, il est d’abord professeur au collège de Pontlevoy avant que sa vocation…

28 février 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

7 avril, fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle

– Fils de la noblesse champenoise devenu prêtre  Immense figure de la Réforme Catholique en France, Jean-Baptiste de la Salle naît le 30 avril 1651 à Reims. Aîné d’une famille de onze enfants, il est le fils de Louis de la Salle, Conseiller au Présidial de Reims et de Nicole…

7 avril 2016

Dans « Figures de l’Eglise »

19 janvier 2012
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Histoire & Culture

Hommage à Henri de Turenne

by adminfhesp 18 janvier 2012

Apparenté à l’illustre maréchal de Louis XIV et fils d’un pilote de chasse héros de la Grande Guerre, Henri de Turenne est décédé le mercredi 24 août dernier.

– Né en 1921 à Tours, étudiant à Paris, il démarre sa carrière de journaliste à l’AFP en 1945. Carrière qu’il effectue ensuite à l’international, notamment pour Le Figaro. Le 15 septembre 1950, en pleine Guerre de Corée, au lieu de rester avec ses confrères à Tokyo, Henri de Turenne débarque à Incheon (Corée) aux côtés des Marines. Il couvrira donc la Guerre de Corée de l’avant, avec un calepin. Ses reportages sur ce conflit lui valurent le Prix Albert Londres.

– Durant les années 1960-1970, il travaille autant pour la presse que pour la télévision, alliant le journalisme avec l’écriture de scénarios. Passionné d’histoire, il signa avec Daniel Costelle et Jean-Louis Guillaud les célèbres séries sur les guerres de l’histoire, notamment « Les grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale » et « Les grandes batailles du passé » (entre autres, Carthage, Alésia, Hastings, Poitiers, Tannenberg, Azincourt, Morat, Cholet, Austerlitz, Waterloo, Solférino, Gettysburg, Tsushima, La Marne et Verdun). Sa série sur la Guerre du Vietnam lui permit d’obtenir un Emmy Awards. Dans les années 1980, il fonde la Société civile des auteurs multimédias (SCAM).

 

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Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

Fils de François Ier de Montmorency-Bouteville qui avait été décapité en 1628 sur ordre de Louis XIII pour avoir osé défier le Cardinal de Richelieu en se brettant Place Royale, avec Guy d’Harcourt, François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney et Comte de Luxembourg, combat d’abord très jeune pendant la Guerre…

4 janvier 2017

Dans « Grand Siècle »

10 mars 2013 : Disparition de Jacques Dupont

10 mars 2013 : Disparition de Jacques Dupont

Avec son patronyme courant, le cinéaste aventurier Jacques Dupont est très peu connu et sciemment mis de côté en raison de ses opinions et de son activisme politique durant les années 1950-1960. Retour donc sur un cinéaste atypique qui travailla avec Joseph Kessel, Henri de Turenne, Daniel Costelle et qui fut…

10 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

18 janvier 2012
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Histoire & Culture

1er octobre 1684 : Mort de Pierre Corneille

by adminfhesp 17 janvier 2012
Hommage à l’un de nos plus grands écrivains, un géant du XVIIe siècle. Né à Rouen en 1606 dans une famille de bourgeois, Pierre Corneille fait d’abord des études de droit et obtient, grâce à son père, une charge d’avocat du Roi. Il officiera aux Eaux et Forêts ainsi qu’à l’Amirauté de France. Entre temps, il remporte des concours d’écriture.

– Timide et peu éloquent, il se fait connaître en écrivant quelques comédies telles Mélite, Clitandre, La Suivante, avant d’obtenir la consécration grâce à quelques chefs-d’œuvres de tragédie : Le Cid (1637), Horace (1640), Cinna (1641-42), Polyeucte (1642-43), Pertharite (1652), Nicomède (1658) et Oedipe (1659).

– Malheureusement, sa carrière sera obscurcie dès l’arrivée de Molière à la Cour durant les années 1650-1660. Il voulut reprendre l’écriture de la comédie – qui était sa première spécialité – mais sans succès.
Après la parution de Surena (1675), il voit Jean Racine arriver sur la scène littéraire. Devant le talent du tragédiste, Pierre Corneille préfère renoncer à l’écriture.

Il s’éteint discrètement à Paris dans sa maison de la rue d’Argenteuil dans la Paroisse Saint-Roch (actuel quartier Saint-Honoré dans le 1er Arrondissement). Ne nous privons point de quelques-uns de ses plus fameux vers.

« Ô rage! Ô désespoir! Ô vieillesse ennemie!
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Mon bras, qu’avec respect toute l’Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée!
Œuvre de tant de jours en un jour effacée!
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur!
Précipice élevé d’où tombe mon honneur!
Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur :
Ce haut rang n’admet point un homme sans honneur;
Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Malgré le choix du Roi, m’en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d’un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre et qui, dans cette offense,
M’as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains. »

(Le Cid, extrait acte I, scène 4)

17 janvier 2012
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Histoire & Culture

30 avril 1524 : mort du Chevalier de Bayard

by adminfhesp 16 janvier 2012

– Après avoir été mortellement blessé par un coup d’escopette lors des combats de Rovasenda et avoir refusé d’être transporté par ses compagnons d’armes, Pierre du Terrail Chevalier de Bayard (né en 1476 à Pontcharra en Savoie) expire dans le camp des troupes de Charles Quint qui lui vouent néanmoins un immense respect.

Le transfuge et ci-devant Connétable Charles de Bourbon eut ses derniers mots avec lui :
«-   Ah ! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
–  Monsieur, il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de Bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».
– Pierre du Terrail Chevalier de Bayard était incontestablement l’un des plus grands capitaines d’armes de François Ier avec Trivulce, Gaston de Foix-Nemours, Louis III de La Trémoille et Jacques de Chabannes de La Palice.
Participant à trois Guerre d’Italie il s’était illustré à Fornoue, Ravenne, Bologne, Marignan, Brescia et Vérone. Mais son exploit le plus célèbre fut la défense du Pont du Garigliano contre les forces de Gonzalve de Cordoue.

– De 1515 à 1522, il assure avec conscience et compétence la charge de Gouverneur du Dauphiné et agit de manière non négligeable contre une épidémie de peste.

A Rovasenda, il dit à ses compagnons avant de les laisser le quitter : « Je n’ai jamais tourné le dos devant l’ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie »

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8-11 février 1250 : Bataille de la Mansourah

8-11 février 1250 : Bataille de la Mansourah

Suite à la prise de Damiette, les Croisés Français commandés par Saint Louis tentent de s’emparer du Caire tenu par les Mamelouks Turcs et les Sarrasins. A partir du 20 décembre 1249, les Croisés francs se trouvent au Caire, face à la forteresse de la Mansourah, sur la rive gauche…

11 février 2016

Dans « Epoque médiévale »

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

11 mai 1745 : Victoire de Fontenoy

Guerre de Succession d’Autriche, le Royaume de France est allié à la Prusse de Frédéric II et à la Bavière face à l’Angleterre, l’Empire d’Autriche et la Hollande. Après la déconvenue de Prague, les Armées du Roi Louis XV, alors commandées par Maurice de Saxe, vont affronter les forces anglo-hanovriennes…

11 mai 2016

Dans « 1715-1804 »

26 mars 1351 : Combat des Trente

26 mars 1351 : Combat des Trente

Cet épisode a lieu durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) – pendant  la Guerre de Cent Ans – qui opposait le Parti de Jean de Montfort soutenu par Édouard III d’Angleterre et le Parti de Charles de Blois, cousin du Roi de France. – Avec la Guerre de…

26 mars 2016

Dans « Epoque médiévale »

16 janvier 2012
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Histoire & Culture

13 décembre 1974 : disparition de Henry de Monfreid

by adminfhesp 15 janvier 2012

– Né en 1879 à Leucate, fils de Georges-Daniel de Monfreid, artiste bohème et anticonformiste et de Marie-Amélie Bertrand, le jeune Henry est marqué enfant par la séparation de ses parents. Mauvais élève au lycée de Carcassonne, il ne rêve que d’aventure. Après avoir échoué au concours de l’Ecole Centrale en 1900, il vit de petits métiers pendant une dizaine d’années.
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– Mais en 1911, il part pour l’aventure et vogue vers la Mer Rouge. Débarqué en Abyssinie, il se mêle aux indigènes et s’aventure dans les Montgnes du Tchertcher. Ensuite, avec son argent gagné, il construit des boutres pour pratiquer le trafic d’armes, de hachisch et de perles en Mer Rouge. Devenu opiomane, Henry de Monfreid se convertit à l’Islam et se fait appel Abd el-Hail, c’est-à-dire « l’esclave du vivant ». C’est pendant ses années d’aventure entre l’Ethiopie, la Somalie et le Yémen qu’il rencontre Joseph Kessel, sur qui il exerce une fascination certaine.

– Durant la Seconde Guerre mondiale, il prend le parti des Italiens, ce qui lui vaut d’être arrêté par les Britanniques. Libéré en 1947, il quitte la Mer Rouge pour retourner vivre en France. S’étant installé à Ingrandes (Indre), il passe les vingt-quatre années de sa vie flamboyante à se consacrer à l’écriture, tout en vivant comme un véritable seigneur, en plus d’une forte consommation d’opium. Ce qui étonna fortement les habitants de la région. En 1953, il accomplit un voyage fort tourmenté à la Réunion et à Madagascar.

– Il s’éteint dans sa propriété d’Ingrandes le 13 décembre 1974, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. A noter que son personnage apparaît dans l’aventure de Tintin « Les cigares du pharaon » ; Hergé nourrissant pour lui un fort intérêt.

– Archétype même des écrivains aventuriers, Henry de Monfreid a laissé « Souvenirs de la Mer Rouge », « Aventures de mer », « La croisière du hachich », « Le lépreux », « Du Harrar au Kénia », « L’homme sorti de la mer », « Abdi – L’homme à la main coupée », « Le Roi des abeilles », « Karembo », « Djalia ou la revanche de Karembo », « Le cimetière des éléphants », « Wahanga », « Pilleurs d’épaves », « L’esclave du batteur », « Le sang du parjure », « Le récif maudit », « La sirène de Rio Pngo », « Légende de Madjélis », « Le naufrage de la Marietta », « Le trésor du pèlerin », « Sir Henry Middleton ou l’amiral pirate », « Le naufrageur », « Zulma », « La route interdite », « Sous le masque Mau-Mau » et « La croix de fer forgé ».

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21 janvier 1961 : Disparition de Blaise Cendrars

21 janvier 1961 : Disparition de Blaise Cendrars

De son vrai nom Frédéric Sauser, Blaise Cendrars voit le jour en Suisse à La Chaux-de-Fonds dans le Canton de Neuchâtel en 1887 au sein d’une famille bourgeoise. Épris d’aventure, il quitte la Suisse à seize ans pour voyager. Il effectue d’abord un long séjour en Russie et se retrouve…

21 janvier 2016

Dans « Arts et lettres »

10 novembre 1914 : Fin de la bataille de Dixmude

10 novembre 1914 : Fin de la bataille de Dixmude

En octobre 1914, après avoir échoué sur la Marne, l’Armée du Kaiser déplace ses objectifs vers le nord du front franco-belge. Erich von Falkenhayn (1861-1922), qui dirige le Grand Quartier Général en remplacement de Helmut von Moltke le Jeune, décide alors de changer d’axe offensif afin d’achever la résistance de la petite…

10 novembre 2014

Dans « Non classé »

Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

– SAINT-POURCAIN On l’a oublié aujourd’hui mais le vin de Saint-Pourçain (Bourbonnais) était réputé à l’époque médiévale. Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel et Charles V en dégustaient, sûrement avec intérêt (Jean de Joinville, ami, compagnon d’armes et biographe du Saint Roi ne le précise pas…). Au XIIIe siècle,…

23 novembre 2012

Dans « Non classé »

15 janvier 2012
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Histoire & Culture

14 mars 1983 : Disparition de Maurice Ronet

by adminfhesp 13 janvier 2012

Quelque peu oublié aujourd’hui, cet acteur au « visage froissé », Maurice Ronet fut l’une des personnalités du cinéma préférées des Français durant les années 1960. On le considéra également comme le rival d’Alain Delon.

Fils d’acteurs, Maurice Robinet voit le jour à Nice le 13 avril. Attiré par le théâtre, il suit des cours d’art dramatique au Centre du Spectacle de la rue Blanche en 1943. Il a comme professeur un certain Bernard Blier.

vlcsnap-2010-06-25-21h58m53s47– En 1944-1945, Maurice Ronet suit les cours du Conservatoire de Paris, sous la direction notamment de Jean-Louis Barraut et de René Simon. Après la Libération, il réussit à éviter le Service militaire en partant en tournée théâtrale.

– Maurice Ronet démarre sa carrière cinématographique en 1949 sous la direction de Jacques Becker dans « Rendez-vous de juillet », dans lequel il tourne avec ses propres parents Émile Ronet et Paule de Breuil. Après quelques années peu fructueuses, Ronet tourne dans des genres variés et devient une personnalité reconnue de la profession. Outre « Les sept péchés capitaux » (Y. Allégret), « La Môme Vert-de-Gris » (B. Borderie), « Lucrèce Borgia » (Christian-Jaque), « La Maison du souvenir » (C. Gallone), « Les Aristocrates » (D. de La Patellière) et « Celui qui doit mourir » (J. Dassin), Maurice Ronet rencontre un très grand succès dans « Ascenseur pour l’échafaud » (L. Malle), aux côtés de Jeanne Moreau et de Lino Ventura. Le succès est encore au rendez-vous en 1960 dans « Plein soleil » de René Clément, dans lequel il se trouve confronté à Alain Delon.

– On le retrouve dans toute une gamme de films indépendants comme dans des succès critiques, autant en France qu’à l’international. Citons notamment : « Les parias de la Gloire » (H. Decoin), « La ligne de démarcation » (Cl. Chabrol), « Le scandale » (Chabrol), « Les oiseaux vont mourir au Pérou » (R. Gary), « Un peu, beaucoup… passionnément » (R. Enrico), ou encore « La maison sous les arbres » (R. Clément).

– Maurice Ronet s’est aussi essayé au documentaire, ainsi qu’à l’écriture et à la peinture mais sans réel succès ; tout en cultivant une discrétion certaine par rapport aux médias. Il a été marié à Maria Pacôme et Joséphine Chaplin.

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8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

– Né Jean Alfred Villain-Marais en 1913 à Cherbourg, d’ascendance alsacienne par sa mère, il ne connaît que très peu son père et est en fait élevé plus par sa tante. Bien qu’ayant échoué au Conservatoire, il commence sur les planches sous la direction de Charls Dullin (grand ami de…

8 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

Général Paul Maistre

Général Paul Maistre

Fils de Pierre Hippolyte Maistre et de Thérèse née Adam, Paul André Maistre voit le jour à Joinville en Haute-Marne le 20 juin 1858. Il entre à huit ans au Petit Séminaire de Langres où il effectue une belle scolarité en s’avérant « modeste, laborieux et persévérant ». En 1875, après l’obtention…

25 juillet 2016

Dans « Grande Guerre »

26 mars 1944 : Fin du Maquis du Plateau des Glières

26 mars 1944 : Fin du Maquis du Plateau des Glières

Aujourd’hui les combats du Plateau des Glières font l’objet d’un intense débat historiographique et ce, depuis la sortie de l’ouvrage de Claude Barbier (ancien du 27e BCA) Le Maquis de Glières, mythe et réalité, édité chez Perrin. – Mais attention, Claude Barbier ne remet pas en cause le dévouement des officiers…

26 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

13 janvier 2012
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Histoire & Culture

27 juillet 1675 : Mort du Maréchal de Turenne lors de la victoire de Salzbach

by adminfhesp 12 janvier 2012

Henri de la Tour d’Auvergne-Bouillon Vicomte de Turenne, Maréchal de France (né en 1611) digne et dévoué serviteur de la Couronne de France, vainqueur de Brisach, de Nördlingen, de Zusmarshausen, du Faubourg-Saint-Antoine, des Dunes, de Turckheim, de Sinsheim, d’Entzheim et de Salzbach où il fut fauché en pleine gloire militaire par un boulet de canon.
On dit alors qu’ivres de rage et pleurant leur bien aimé Maréchal, les soldats français se ruèrent sur les rangs impériaux qui durent alors prendre la fuite.

Comme Charles V envers du Guesclin, Louis XIV lui octroiera l’Honneur de reposer à Saint-Denis en la basilique des Rois de France avant que pour éviter de voir les Enragés et sans-culottes s’amuser encore un peu trop avec sa dépouille, Napoléon ne décidât de la transférer aux Invalides.

Il reste incontestablement l’un des grands chefs militaires français du Grand Siècle avec Louis II de Bourbon-Condé Duc d’Enghien (qu’il dut pourant affronter durant la Fronde et notamment aux Dunes), Jean de Gassion, et François de Montmorency-Bouteville-Luxembourg. Enfin, il partage avec Gassion tué sous les murs d’Arras, l’honneur d’être un Maréchal de France tombé en campagne.

A Salzbach il aurait lancé à sa jument : « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! »

 

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François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

François de Montmorency-Bouteville, Maréchal de Luxembourg et Tapissier de Notre-Dame

Fils de François Ier de Montmorency-Bouteville qui avait été décapité en 1628 sur ordre de Louis XIII pour avoir osé défier le Cardinal de Richelieu en se brettant Place Royale, avec Guy d’Harcourt, François-Henri de Montmorency-Bouteville, Duc de Piney et Comte de Luxembourg, combat d’abord très jeune pendant la Guerre…

4 janvier 2017

Dans « Grand Siècle »

Maréchal Nicolas de Catinat

Maréchal Nicolas de Catinat

« Catinat réunit par un rare assemblage, les talents du guerrier et les vertus du sage » disait de lui Voltaire de façon pour le moins élogieuse. Nicolas de Catinat de la Fauconnerie et de Saint-Gratien voit le jour le 1er septembre 1637 à Paris rue de la Sorbonne au sein d’une…

22 février 2016

Dans « Grand Siècle »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

12 janvier 2012
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Histoire & Culture

16 août 1951 : Disparition de Louis Jouvet

by adminfhesp 10 janvier 2012

– Incontournable du cinéma français des années 1930 et 1940, avec son regard magnétique et sa figure émaciée, Louis Jouvet voit le jour en 1887 à Crozon. Il perd son père adolescent et vit chez son oncle apothicaire à Rethel. Se destinant à la pharmacie, il étudie à Paris et obtient son diplôme en 1912. Cependant, durant son temps libre d’étudiant, il fréquente les cafés théâtre et intègre les troupes de Léon Noël et de l’Action Théâtre.Louis-Jouvet_original
En 1913, il fait partie de la troupe du Vieux Colombier de Jacques Copeau. Mais lorsque la Grande Guerre éclate, Louis Jouvet est mobilisé comme ambulancier. Démobilisé en 1917, il retourne au théâtre et mène une tournée à New York avec le Vieux Colombier.

– Durant les années 1920, Louis Jouvet quitte le Vieux Colombier pour le Théâtre des Champs-Élysées où il triomphe avec la pièce de Jules Romains « Knock ou le triomphe de la médecine ». Ensuite, il rencontre l’écrivain Jean Giraudoux avec lequel il monte plusieurs pièces. Puis, en 1927 il fonde le « Cartel des Quatre » avec son ami Charles Dullin, Gaston Baty et Georges Pitoëff pour privilégier les acteurs des années 1930. Parallèlement, il met en scène plusieurs pièces de Molière à l’Athénée où il est applaudi à chaque représentation.

– Pendant les années 1930, Louis Jouvet joue encore au théâtre mais devient l’un des acteurs les plus en vue au cinéma. Sa carrière cinématographique débute en 1932 avec « Topaze » (L. Gasnier), suivi ensuite de « Knock » (lui-même et R. Goupillères) dans lequel, il donne la réplique à Michel Simon au cours d’une scène mémorable. Viennent ensuite « La kermesse héroïque » (J. Feyder), « Salonique nid d’espions » (G.W. Pabst), « Les bas fonds » (J. Renoir) avec Jean Gabin, « Forfaiture » (M. L’Herbier), « Carnet de bal » (J. Duvivier), « Ramuntcho » (R. Barbéris), « La Marseillaise » (J. Renoir), « L’Alibi » (P. Chenal), « Entrée des artistes », « Hôtel du Nord » (M. Carné), « La fin du jour » (Duvivier) et « La charrette fantôme » (Duvivier).

– Lors de l’Occupation, Louis Jouvet fait comme la majorité des vedettes françaises de l’époque, il continue à tourner. Seul l’adaptation de la pièce de Molière « L’École des femmes » (M. Ophüls) est interrompu. En 1940 sort l’excellente comédie « Volpone » (M. Tourneur) et « Untel père et fils » (Duvivier).
Mais en 1941, la carrière de Jouvet prend un tournant aussi contrasté qu’ambigüe. En effet, de 1941 à 1943 il effectue – sous le contrôle du Gouvernement de VIchy – une tournée promotionnelle du cinéma et du théâtre français en Amérique du Sud. Mais il rompt finalement tout lien avec cette tournée après avoir appris que sa secrétaire Charlotte Delbo, membre de la Résistance a été envoyée à Vichy.

– En 1945, Louis Jouvet remonte sur les planches en France et retourne devant les caméras. Citons entre autres : « Un revenant » (Ch. Jacque), « Les amoureux sont seuls au monde » (H. Decoin) et « Copie conforme » (J. Dréville).
Mais en 1947, il signe l’un de ses chefs-d’œuvre, « Quai des Orfèvres » de Henri-Georges Clouzot dans lequel il fait face à une jeune acteur promis à un grand avenir, Bernard Blier. Dans un sens, le film de Clouzot signe le passage d’une génération d’acteurs à une autre.
L’année suivante, il figure à l’affiche de « Entre onze heures et minuit » (H. Decoin), puis de « Lady Paname » pour son ami Henri Jeanson. Viennent enfin « Miquette et sa mère » (Clouzot), « Knock » (adaptation de G. Lefranc) et « Une histoire d’amour » (Lefranc).

– Louis Jouvet était marié à Else Collin. Ils eurent deux filles. Ses amis – notamment Bullin et Jeanson – ont toujours loué son sens de l’amitié.

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11 juin 1430 : Victoire d'Anthon

11 juin 1430 : Victoire d’Anthon

11 juin 1430 : Victoire d’Anthon Passée dans l’oubli, la victoire d’Anthon, remportée par Raoul de Gaucourt fut en cela importante qu’elle décida de l’avenir de la Province du Dauphiné. Celle-ci allait-elle s’ancrer définitivement dans le Royaume de France ou bien passer dans l’orbite bourguignonne ? – Durant les années…

10 juin 2016

Dans « Non classé »

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

29 mars 1989 : Disparition de Bernard Blier

« Mais moi les dingues, j’les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’ Paris qu’on va l’retrouver éparpillé façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus… j’dynamite, j’ventile. » « Alors ? Y dort l’ gros con ? Bah ! Y dormira…

29 mars 2016

Dans « Arts et lettres »

8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

8 novembre 1998 : Disparition de Jean Marais

– Né Jean Alfred Villain-Marais en 1913 à Cherbourg, d’ascendance alsacienne par sa mère, il ne connaît que très peu son père et est en fait élevé plus par sa tante. Bien qu’ayant échoué au Conservatoire, il commence sur les planches sous la direction de Charls Dullin (grand ami de…

8 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

10 janvier 2012
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Histoire & Culture

Vins et crus du Rhône – Lirac

by adminfhesp 9 janvier 2012

terroir_galets_liracLe vignoble de Lirac se situe dans le méandre du Rhône, dans le vieux pays provençal, près d’Orange et d’Avignon, plus précisément sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas.

– Les vignes poussent sur des coteaux ensoleillés, au sol de galets roulés disposés en terrasses. Le Lirac existe dans les trois couleurs de vins, même si le rouge est produit en écrasante majorité. Il bénéficie d’une palette de différents cépages, ainsi que d’un climat méditerranéen particulièrement ensoleillé. L’appellation est reconnue depuis 1947.

1 – LES ROUGES

Issus des cépages méridionaux que sont le Grenache noir, la Syrah, le Mourvèdre, le Carignan et le Cinsault, les Lirac rouge sont conservables cinq ans en moyenne. Leur robe s’affirme par un rubis rouge grenat qui n’évolue pas avec l’âge.
Brunel de la Gardine 2009 Lirac
Dans les vins jeunes, les arômes révèlent des petits fruits rouges ou à noyau, avant d’évoluer sur une jolie palette soutenue faite de notes de cuir, de sous-bois et de réglisse. En bouche, il faut attendre quelques années pour obtenir un Lirac avec des tanins fondus, de la rondeur couplée à une puissance non excessive. On peut même apprécier une certaine fraîcheur en bouche.
Les Lirac rouge sont à servir avec de la viande rouge, de la viande en daube, du confit de canard, du canard au poivre vert, du canard rôti, de l’agneau (gigot, agneau en couronne, côtes), de la canette farcie, du coq au vin et des fromages.

2 – LES BLANCS

Issus de la Clairette, du Grenache blanc, du Bourboulenc, de l’Ugni blanc, du Piquepoul, de la Roussanne, du Marsanne et du Viognier, le Lirac blanc est produit en petite quantité. On peut le conserver jusqu’à huit ans. Sa robe se montre d’abord jaune-verte dans sa jeunesse avant d’évoluer sur un jaune doré. Ses arômes révèlent un intense bouquet végétal et floral. En bouche, il se révèle frais et rond. On le déguste volontiers à 10-12 °C sur des asperges, des fruits de mer et des plats de poisson (bouillabaisse, cabillaud, bar/loup, filets de julienne, filets de sabre, navarin de la mer) et même de la noix de veau Orloff.

3 – LES ROSES

– Ils sont issus d’assemblage de plusieurs cépages des Lirac rouges. Avec une robe glissant vers le rubis et des arômes révélant les fruits rouges et l’amande, les Lirac rosés révèlent en bouche un caractère tannique et nerveux. Ils sont à servir frais l’été sur des salades, un plat de charcuterie, des crudités et des grillades (aux herbes de Provence).

Recommandations personnelles :
– Domaine Brunel de la Gardine – Château Saint-Roch
– Domaine du Vieux Lavoir

Source :
– Dictionnaire des vins de France, Hachette, coll. Les Livrets du vin.

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Grands vins du Rhône - Châteauneuf-du-Pape (1)

Grands vins du Rhône – Châteauneuf-du-Pape (1)

Issus des solides cépages ensoleillés du Midi et de la Vallée du Rhône (Syrah, Mourvèdre, Grenache noir, Cinsault…), crus du Châteauneuf-du-Pape se caractérisent par des vins nobles et puissants mais aussi fruités. – Les rouges Sans doute l’appellation la plus prestigieuse. Le vignoble du Châteauneuf s’étend dans l’ancien Comtat Venaisin…

27 mars 2014

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Vins du Rhône - Rasteau

Vins du Rhône – Rasteau

On connaît beaucoup les vins du Rhône pour leurs bons et grands rouges, ainsi que pour le Muscat de Beaumes-de-Venise mais on connaît bien moins les vins doux produits non loin d’Avignon. Or, si les Rasteau n’ont pas la renommée de leurs « cousins » du Roussillon, Banyuls et Maury, ils n’en valent…

28 février 2014

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Grands vins du Rhône - Côte Rôtie (3)

Grands vins du Rhône – Côte Rôtie (3)

Moins connu du grand public que son voisin méridional de Châteauneuf-du-Pape, le vignoble de la Côte-Rôtie (nord de la Vallée du Rhône, pays Viennois au sud de Lyon) est l’un des plus anciens que compte la France. On dit même que les Gaulois tiraient déjà le vin dans cette région.…

13 avril 2014

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9 janvier 2012
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Histoire & Culture

21 mars 1098 : fondation de l’Abbaye de Cîteaux

by adminfhesp 8 janvier 2012

– Avec l’autorisation de Mgr Hugues de Die Archevêque de Lyon, Saint Robert de Molesmes, auparavant abbé bénédictin de Saint-Michel de Tonnerre arrive avec quelques compagnons dans un endroit du pays de Dijon très peu peuplé, boisé et marécageux appelé Cistel (ou Cîtel ce qui en vieux bourguignon signifie roseaux), alors propriété du Seigneur Raynald de Beaune.


– Saint Robert et ses compagnons vont alors vivre dans la plus stricte pauvreté, dans de petites habitations de bois avec le rythme de la prière (Ora) et du travail (Labora), comme l’exige la règle de Saint Benoît de Nursie. Ils vont notamment se consacrer à l’assèchement des lieux. Les moines choisissent alors pour vêtements une bure de laine blanche et un scapulaire noir. L’Ordre Cistercien est donc né lui aussi avec la fondation de l’Abbaye.

– En 1112, un jeune cadet de famille bourguignonne choisira d’entrer dans cette nouvelle communauté ; il s’appelait Bernard de Clairvaux.

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11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

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23 novembre : Fête de Saint Colomban

23 novembre : Fête de Saint Colomban

Étudiant irlandais ayant choisi de devenir moine à 20 ans, il entre au Monastère Bangor (près de Belfast). Afin de moraliser un clergé irlandais encore peu crédible, Saint Colomban édicte une règle très sévère qui insiste sur le jeûne, la chasteté et la mortification. – En 580, avec douze compagnons -…

23 novembre 2015

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20 août : fête de Saint Bernard de Clairvaux

20 août : fête de Saint Bernard de Clairvaux

Né vers 1090, fils puîné de Tescelin de Fontaines, chevalier du duc de Bourgogne et de Dame Aleth de Montbard, il entre à vingt-ans dans la petite communauté monastique de Cîteaux fondée quelques années auparavant par Saint Robert de Molesmes et dirigé alors par Étienne Harding. En 1115, après trois…

20 août 2015

Dans « Les Grands Saints de l’histoire de France »

8 janvier 2012
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Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 2/Les Fusillés de l’Abbaye d’Ardenne

by adminfhesp 7 janvier 2012

Alors que la 3rd Canadian Division déploie ses trois brigades afin de lancer son assaut en direction de la capitale du Calvados, la 12. SS-Panzerdivision « Hitlerjugend » du SS-Oberführer (général de division) Fritz Witt arrive en Normandie, après avoir couvert plus de 150 km depuis l’Eure-et-Loir et la région d’Evreux, sous les attaques d’appareils de l’USAAF et de la RAAF. Ces premiers éléments arrivent même à Evrecy dès le 6 juin à 22H00 !

Abbaye-Ardenne
La 12.SS PzD « HJ » une unité qui va laisser l’un des plus noirs souvenirs aux Anglo-Canadiens. Formée par Gottlob Berger* sur ordre spécial de Heinrich Himmler en 1943, elle est composée de jeunes recrues issues du vivier de recrutement que représentent les Jeunesses Hitlériennes (d’où son nom « Hitlerjugend »). Par conséquent, sa moyenne d’âge n’éxcède pas dix-huit ans ! Les autres unités de la Waffen-SS et de la Heer la surnomment avec ironie ou humour « Das Baby Division ». En revanche, pour ce qui concerne son encadrement en officiers et en sous-officiers, Berger a ponctionné parmi les cadres expérimentés de la division SS « Leibstandarte Adolf Hitler ». Au passage, cela explique que la qualité d’encadrement de la « Leibstandarte » a sérieusement diminué par la suite.

Insigne de la 12. SS-PzD Hitlerjugend

Insigne de la 12. SS-PzD Hitlerjugend

Les jeunes Waffen-SS, parfaitement conditionnés et fanatisés, sont formés au combat en Belgique par les « vieux », parmi lesquels des figures qui deviennent bientôt des références pour les « enfants » : les SS-Standartenführern (Colonels) Max Wünsche (SS-Panzer-Regiment 12), Kurt « Panzer » Meyer (SS-Panzergrenadier-Regiment.25) et Wilhelm Mohnke (SS-PzGren-Regt.26). Des trois, Kurt Meyer est presque une légende vivante de la Waffen-SS ; sa « gueule », son physique de lansquenet et son allant combatif ayant fait de lui un redoutable meneur d’hommes, voire une « bête de guerre ». En 1941, aux Thermopyles (Grèce), face aux Britanniques qui arrosaient ses hommes d’un tir nourri, il n’a pas hésité à lancer une grenade dans les jambes de ses soldats pour les forcer à charger ! Toutefois, il faut noter que son surnom de « Panzer », ne provient absolument pas d’exploits à la tête de blindés, d’autant plus qu’il est fantassin de formation. En fait, ce sont ses camarades d’instruction qu’ils l’ont affublé de ce sobriquet suite à une farce qui a mal tourné durant laquelle Meyer chuta du troisième étage de la caserne et atterrit dans le toit d’une voiture. Il s’en est heureusement sorti qu’avec quelques membres fracturés.

Fritz_Witt

Fritz Witt

Ainsi, bien qu’inexpérimentés, les jeunes soldats de la Hitlerjugend sont placés sous le commandement d’officiers aguerris, bien équipés et gonflés à bloc pour affronter les Canadiens et qu’importe le prix à payer !

Au matin du 7 juin (10h00), tout le SS-PzGren-Regt.25 de Meyer, ainsi que les 50 Panzer IV du II/SS-Panzer-Regiment 2 se positionnent au nord-ouest de Caen, appuyés par le III/SS-Panzer-Artillerie-Regiment 12. Witt ordonne alors à se Kampfgruppe de marcher contre les positions canadiennes et de percer vers la côte. Pour Meyer, il s’agit juste de « rejeter le menu fretin à la mer ». Pour cela, il doit recevoir l’appui de la 21. Panzer-Division mais celle-ci est aux prises avec les Britanniques en amont de Sword Beach. L’attaque doit  démarrer pour 16h00 mais à 14h00, ce sont les Canadiens de Keller qui frappent les premiers, avec la 9th Infantry Brigade de Cunningham. Il s’agit là d’un groupement formé du North Nova Scotia Highlanders et du 27th Canadian Armoured Regiment (Sherbrooke Fusiliers), détaché de la 2nd Armoured Brigade.

Kurt Meyer

Kurt Meyer

Posté dans le clocher de l’Abbaye d’Ardenne où il a établi son PC, Meyer peut observer les mouvements des Canadiens, les chars de tête des Sherbrooke Fusiliers atteignant la bordure de Franqueville. Meyer ordonne alors à ses Panzergrenadiere et au II/SS-Pz-Regt.12 de tendre une embuscade aux Canadiens. Pendant ce temps, le North Nova Scotia s’empare d’Authie avec l’appui des mitrailleuses lourdes et des mortiers du Cameron Highlanders of Canada (régiment d’appui) et de chars du Sherbrooke Fusiliers. S’ils réussissent à dégager la petite localité, les Canadiens sont vite repérés par le Kampfgruppe Meyer qui fait donner ses mortiers et ses canons contre eux.

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Cependant, les « Canucks » reprennent leur avance vers Caen en présentant à découvert dans des champs. Meyer ordonne alors à son Kampfgruppe de passer à l’action. Ses Panzer IV, appuyés par des Panzergrenadiere regroupés autour de mortiers et de mitrailleuses MG 42, se placent discrètement sur les flancs canadiens pour mieux surprendre les chars M4 Sherman qui pensent encore qu’il n’y a rien devant eux. Dès que les Sherman du Sherbrooke sont à bonne portée, les chefs d’équipages crachent leurs ordres aux tireurs : « Feuer ! » Et c’est au tour des canons longs de 75 mm de cracher leurs obus perforants. En peu de temps, les quelques chars Canadiens flambent dans les champs. Ceux qui tentent de répliquer ne peuvent guère faire grand-chose. Selon le Lt.Col. Mel Gordon (commandant des Sherbrooke), 28 chars (sur une dotation de 65) sont perdus en à peine une heure de combat. Une sévère correction !
Puis, ce sont les Panzergrenadiere qui ouvrent le feu. Les fantassins Canadiens, sans grande expérience des combats, doivent se coucher au sol et se retrouvent vite désemparés. Meyer fait plus tard un rapport à Witt, teinté d’autosatisfaction : « Le bataillon de char a maintenu une excellente discipline de feu et les chars (canadiens) ont été frappés dans leur flanc sans protection par les chars du 12.SS. » Pris par surprise, les Canadiens refluent vers Authie et Meyer en profite pour lancer le III/SS-PzGren-Regt.25 à leurs trousses depuis le hameau de Cussy, avec des chars.

Insigne du Sherbrooke Fusiliers Regiment

Insigne du Sherbrooke Fusiliers Regiment

Les jeunes Waffen-SS chassent les Canadiens d’Authie et de Franqueville et s’apprêtent à se lancer sur Buron, un kilomètre plus au nord. Pendant ce temps, le I/SS-PzGren-Regt.25 se dirige sur Cambes et le II sur la ligne Authie-Buron. Après un furieux engagement, le North Nova Scotia et ses unités d’appui doivent se replier au nord de Buron qui passe aux mains de l’ennemi. Sauf que tous ne peuvent regagner leurs lignes. Ainsi, le Major Rhodenizer est fait prisonnier avec 150 de ses soldats.
C’est donc là que commence le drame sanglant de l’Abbaye d’Ardenne. Rendus fous par l’affrontement, les jeunes soldats de la HJ rassemblent les prisonniers canadiens sur la place d’Authie et commencent à en tabasser plusieurs avant de les exécuter, avec sept civils français au passage.  D’autres prisonniers canadiens sont amenés à l’Abbaye d’Ardenne. Kurt Meyer les interroge mais courageusement, les Canadiens ne répondent pas, à l’exemple du

Lieutenant Thomas Windsor du Sherbrooke Fusiliers, qui refuse de répondre aux questions, se limitant à donner son nom, son grade et son numéro de matricule. Un officier SS le conduit alors dans le jardin avec  sept autres prisonniers. Tous sont abattus un par un à l’appel de leur nom. Le lendemain 8 juin,  sept autres prisonniers sont amenés à l’Abbaye et sont exécutés par un sous-officier, une balle dans la nuque.
Cet acte criminel ne tarde pas à faire le tour des rangs de la 3rd Canadian Infantry Division, alimentant l’esprit de vengeance. Pour le soldat canadien, le Waffen-SS devient ni plus ni moins qu’un ennemi personnel avec lequel il faut régler ses comptes. Une interrogation demeure : Meyer a-t-il personnellement ordonné l’exécution des soldats canadiens ? Cela n’est pas vraiment sûr mais il est certain qu’il a couvert les agissements de ses subordonnés sans ciller.

Voici les noms des soldats canadiens exécutés : Caporal Fah Macintyre, Soldat Charles Doucette,  Lieutenant Thomas Alfred Lee Windsor, Soldat Roger Lockhead, Soldat Ivan Lee Crowe, Soldat Hugh Allen MacDonald, Soldat George Edward Millar, Soldat George Richard McNaughton, Soldat Harold George Philip,  Soldat George Vincent Gill, Lieutenant Freddie Williams, Soldat Walter George Doherty, Caporal George Pollard,  Soldat Hollis Leslie McKeil,  Soldat Reginald Keeping, Soldat James Alvin Moss.

verson_soldats_hitlerjugend_allemands

Si Kurt Meyer se réjouit de son succès tactique, son supérieur Fritz Witt a finalement assez peu de raisons de faire de même car il n’a pas pu percer jusqu’à la côte. En outre, si Meyer a corrigé sans ménagement la 9th Infantry Brigade, le reste de la 3rd Division tient toujours fermement ses positions. Ajoutons à cela que le 21. PzD est toujours aux prises avec les Britanniques à Couvre et ne peut être déployée en appui offensif de la division de Witt.

A la fin de la journée du 7 juin, le SS-Panzergrenadier-Regiment-26 du SS-Standartenführer Wilhelm Mohke arrive sur le champ de bataille. Mohnke et Meyer étudient la situation et font la constatation suivante : si la 9th Brigade s’est repliée plus au nord, la 7th Canadian Infantry Brigade de Foster tient ferment un ensemble de villages juste devant les lignes allemandes. Mohnke place alors son régiment à l’ouest (gauche) du dispositif de Meyer.
Le 8 juin à 3h30 matin, il lance le I/SS-26 à l’assaut de Norrey-en-Bessin tenu par les Regina Rifles du Lt.Col. Matheson, qui combat depuis la veille au matin (il a débarqué avec la première vague sur Juno). Seulement, aucune reconnaissance des défenses canadiennes n’est effectuée. Mohnke ne décèle même pas que le flanc du Regina Rifles est quasiment dégarni !

Insigne de la 3rd Canadian Infantry Division

Insigne de la 3rd Canadian Infantry Division

Sans pouvoir coordonner correctement leurs mouvements, les Waffen-SS se font arroser par le feu du Regina Rifles mais aussi par les mitrailleuses lourdes des Cameron Highlanders et par les canons Ordnance-25 Pdr par l’artillerie divisionnaire (Brig. Todd). Malgré des pertes importantes, les Regina Rifles tiennent bon et repoussent le I/SS-26. Voici ce que dit le Brigadier Foster : « L’ennemi ne profita pas du fait que les flancs du Regina étaient exposés, l’ennemi se contentant de se jeter de front contre sa plus forte ligne de défense… ».

L’extrémité-droite de la 7th Brigade est tenue par le Royal Winnipeg Rifles qui défend Putot-en-Bessin. A 6h30, Mohnke y expédie le II/SS-26. Cette fois, les Waffen-SS réussissent à pénétrer dans le village et à encercler plusieurs compagnies. Après six-heures de combat, le RWR est rejeté de Putot, à 13h00, en perdant 256 hommes dont 175 prisonniers. Cependant, Keller ordonne de reprendre Putot. A 20h30, Foster fait donner son dernier Battalion, le 1st Bn. Canadian Scottish qui, avec l’aide de l’artillerie, finit par reprendre Putot et à s’y maintenir. Le II/SS-26 doit donc se replier au sud du village et s’y enterrer. Le SS-PzGren-Regt 26 sera durement critiqué pour l’échec de ses assauts.

Les deux divisions étant alors dans l’incapacité d’emporter la décision, on assiste à une suite de combats d’usure en vue de s’emparer ou de reprendre certains villages.

Dans la soirée du 8 juin, une Kompanie du III/SS-Panzer-Regiment 12 (l’Abteilung doté des redoutables chars Panther) est mis à la disposition de Meyer. Celui-ci n’attend pas et lance une attaque contre le village de Rots. L’intrépide Standartenführer parvient à atteindre le village aux environs de Minuit. Après sept heures de combats féroces contre les « Canucks » qui sont appuyés par de l’artillerie antichar, Meyer est contraint de se replier en laissant six Panther sur le terrain. Les Canadiens notent qu’en dépit de leur courage et de leur détermination, les jeunes Waffen-SS manquent du sens tactique qui pouvait leur permettre d’exploiter de bonnes opportunités. Conséquence directe, au lieu de « désarticuler » le dispositif de Montgomery, les Allemands n’ont pu empêcher le Ist Corps de Crocker de s’établir solidement sur une ligne allant de Putot-en-Bessin à Ranville. En dépit des divers projets de contre-attaques élaborés par Rommel et ses subordonnés, aucune action de grande envergure de ce type ne sera effectivement lancée.

Insigne du Regina Rifles

Insigne du Regina Rifles

Pendant plusieurs jours, Rodney Keller et Fritz Witt s’affrontent dans une série d’attaques localisées qui n’ébranlent aucune des deux lignes mais qui fait grimper le nombre de pertes. Witt déplace alors son PC à Venoix, deux kilomètres au sud de Caen. La HJ est alors déployée au nord et à l’ouest de Caen mais commence à connaître des pénuries en munitions, en fuel et en équipement. Plusieurs de ses chars doivent alors soutenir la modeste 16.Luftwaffe-Feld-Division (LWFD), tandis que le I/SS-26 tient l’aéroport de Carpiquet avec 15 autres chars une batterie de FlaK. Le 11 juin, Keller lance une partie de sa division dans une dernière action. La 8th Brigade de Blackhadder, épaulée par le 46th Royal Marine Commando, doit s’emparer du Mesnil-Patry.

Ainsi, un Groupement de Combat formé du Queen’s Own Rifles of Canada et du 6th Canadian Armoured Regiment (1st Hussars) et des Royal Marines se lance à l’assaut. Un fort parti de 51 Sherman (soit presque tout le 1st Hussars) se lance à l’assaut du Mesnil-Patry tenu par des éléments du SS-PzGren-Regt.26, appuyés par des Panzer et des PaK. S’engage alors un combat extrêmement féroce d’une journée. Retranchés aux abords et dans les bâtiments du village, les Waffen-SS déversent un feu d’enfer sur leurs adversaires. De jeunes Waffen-SS camouflés dans les champs, armés de Panzerfaüste et de Panzerschreck s’en prennent aux Sherman. Les Panzer interviennent et font mouche sur leurs adversaires, qui ne se débandent pourtant pas. En dépit des pertes, Canadiens et Royal Marines finissent par investir le village et commencent à nettoyer les rues et les corps de bâtiment. On se bat à la grenade, à la baïonnette et au poignard. Finalement, au début de la soirée, les soldats du Régiment de la Chaudière du Lt.Col. Matthieu (exclusivement formé de Canadiens Français), montés sur Bren Carriers relèvent les RM et les QORC épuisés et sécurisent les abords sud du Mesnil-Patry en nettoyant les derniers réduits ennemis.  Beaucoup d’hommes et de chars canadiens ont été perdus ce jour-là mais la 8th Brigade tient fermement Le Mesnil-Patry. Keller décide alors de placer sa division au repos en attendant qu’elle soit mise à la peine pour une autre opération.

Le Major.General Rodney E. Keller donnant ses instructions

Le Major.General Rodney E. Keller donnant ses instructions

Le 14 juin, coup de théâtre du côté de son ennemie, le PC de Meyer est bombardé par les pièces de la Royal Navy. Le chef de la HJ est tué avec plusieurs officiers supérieurs. Le commandement de la Hitlerjugend revient alors à Kurt Meyer et son homonyme Hubert Meyer devient son Ia, c’est-à-dire son officier des opérations.

* Chargé du recrutement des Waffen-SS.

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