France Histoire Esperance
  • Actualités
  • Histoire / Culture
  • Géographie / Tourisme
    • Villes de France
  • Vie quotidienne
    • Pouvoir d’achat
    • Famille & couple
    • Bien-être & santé
    • Maison & jardin

Histoire & Culture

Histoire & Culture

11 novembre : Fête de Saint Martin de Tours

by adminfhesp 17 février 2011

Natif de Savaria en Pannonie (actuelle Hongrie) en 316-317, centurion combattant contre les Barbares, d’abord païen, il se convertit au Christianisme en Gaule à Samarobriva (Amiens) après avoir donné la moitié de son manteau (celle qui lui appartenait en propre) à un mendiant. Le Christ lui étant apparu dans un songe peu après pour lui dire qu’il était lui-même le mendiant.

C’est en 356 que, sous l’influence de Saint Hilaire de Poitiers, il choisit la vie érémitique et va s’employer, malgré les épreuves et les querelles théologiques (question de l’Arianisme notamment) à gagner les campagnes (pagi) à la Nouvelle Foi.

Il fondera deux ermitages sur lesquels naîtront les Abbayes de Ligugé et de Marmoutiers.
Sa réputation de sainteté se répandant, il devient Évêque Métropolite de Tours à la mort de Lidoire et s’emploie à rassembler le clergé et les fidèles au nom de l’Unité.Il s’éteint le 8 novembre 397 à Candes (aujourd’hui Candes-Saint-Martin en Indre-et-Loire), après s’être efforcé de réconcilier les clercs des diocèses de Tours et de Poitiers.
Il sera inhumé dans la Basilique de Tours qui porte son nom.Il est Saint Patron de la France, des Soldats, de l’Armée Française et des Maréchaux-Ferrand.

Partager :

  • 9Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)9
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
17 novembre : Fête de Saint Grégoire de Tours

17 novembre : Fête de Saint Grégoire de Tours

De ses véritables triae nominae*, Georgius Florentius Gregorius, Saint Grégoire de Tours naît vers 539 à Urbs Arverna, l’actuel Clermont-Ferrand. Il n’est pas issu de la noblesse franque mais de l’aristocratie provinciale gallo-romaine. Il compte dans ses ascendants des Évêques de Lyon et des Martyrs des premiers temps du Christianisme. Son parcours et ses origines révèlent…

17 novembre 2015

Dans « Figures de l’Eglise »

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

11 août 1297 : Officialisation de la canonisation de Saint Louis par Boniface VIII

Le procès en canonisation du Roi de France a été particulièrement rapide pour l’époque – vingt-sept ans – même s’il a été quelque peu soumis aux turpitudes de la politique ecclésiastique des neuf Souverains Pontifes qui ont pu se pencher sur le dossier. Certains s’y étant penchés de façon assez…

11 août 2016

Dans « Non classé »

Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

Campagne des Vosges (1944) : Cinquième partie

4 – OBJECTIF L’ALSACE ! L’ATTAQUE VERS LA TROUEE DE SAVERNE 1 – L’attaque des 44th et 79th Divisions – Après la prise de Baccarat par la 2e DB, Wade H. Haislip effectue un changement du dispositif de ses lignes durant la nuit du 11-12 novembre. Durant la nuit, la 79th…

22 novembre 2014

Dans « Non classé »

17 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

1er septembre 1715 : mort de Louis XIV

by adminfhesp 17 février 2011

L’agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août lorsqu’il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly.
Louis_XIV_par_Varin_C_des_M
C’est la fin d’un règne de soixante-douze années, dont cinquante-quatre personnelles. Mais la fin du règne est bien moins heureuse que la première moitié. La Révocation de l’édit de Nantes a privé la France d’une élite intellectuelle et financière et le Royaume sort épuisé de la dure Guerre de Succession d’Espagne. Affrontement durant lequel l’Armée Royale a fait face à une coalition des puissances européennes. Guerre marquée aussi par le fameux Grand Hiver de 1709-1710. Même dans la vie personnelle du Souverain et de Versailles, un certain vieillissement se fait sentir (J. Cornette) puisque le Monarque préfère se retirer dans le Grand Trianon et sous l’influence de Madame de Maintenon, mène une vie plus en rapport avec la morale chrétienne. Ainsi, la Cour vit bien moins au rythme des représentations théâtrales et musicales.

– Mais revenons à l’agonie du Souverain. Le 10 août donc, ressentant une forte douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon qui diagnostique d’abord une sciatique mais l’état de la jambe empire. Il s’agit en fait d’une gangrène sénile. Ne tenant pas compte des avis de Mareschal, Fagon préconise au Roi de simples pansements à l’eau-de-vie.

– A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité. Souffrant pendant six jours, il déclare aux membres de sa cour :  « Pourquoi pleurez-vous ? M’avez-vous cru immortel ? »
Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare : « Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d’être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c’est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j’ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l’ai soutenue par vanité. Ne m’imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »


– Le 1er septemre 1715 au Château de Versailles, après s’être confessé, Louis XIV s’éteint à 8h00 à l’âge avancé de soixante-dix-sept ans.

Partager :

  • 53Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)53
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Louis Hector de Villars Maréchal de France

Louis Hector de Villars Maréchal de France

« Sire, encore une défaite comme ça et nous avons gagné la guerre ». Ainsi Villars commentait-il l’issue de la bataille de Malplaquet face aux Impériaux du Prince Eugène. – Figure militaire incontournable de la seconde moitié du règne de Louis XIV, manœuvrier de talent, bon tacticien, admiré de ses soldats mais réputés…

17 juin 2016

Dans « Grand Siècle »

1er mars 1382 ; révolte des Maillotins

1er mars 1382 ; révolte des Maillotins

Cet épisode passé dans l’oubli intervient au cours de la minorité du Roi Charles VI (Le Fol) alors que le gouvernement du Royaume est assuré par les oncles du Souverain (les frères de Charles V) : Louis Ier de Naples Duc d’Anjou, Louis Ier de Bourbon duc d’Orléans, Jean Ier…

1 mars 2016

Dans « Non classé »

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

7 avril 1498 : Mort de Charles VIII à Amboise

Charles VIII fait partie de ces Rois de France dont on préfère retenir la mort que le règne. Pourtant, aussi court fut-il, son règne a été marqué par des victoires militaires lors de la Première Guerre d’Italie. – Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il n’a que…

7 avril 2016

Dans « Non classé »

17 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins : Alsace Vendanges Tardives

by adminfhesp 15 février 2011

Grâce au climat de la Vallée du Rhin, sec et chaud en été et plus doux à l’automne et grâce aux sols Arènes granitiques, marneux et marno-calcaires, le vignoble alsacien permet d’obtenir une sur-maturation du vin et par conséquent, de produire d’agréables vins liquoreux. Il n’en reste pas moins que l’appellation « vendanges tardives » n’est réservée qu’aux cépages Gewurztraminer, Pinot Gris, Riesling et Muscat.

– Chaque vin issu d’une « vendange tardive » est commercialisé avec le nom du cépage. Cela donne que la teneur en sucre varie selon les cépages : 243 g/L/14.3 % vol pour le Gewurztraminer, 220 g/L/14.3 % pour le Muscat et le Riesling et enfin, 243 g/L/14.3 % vol pour le Pinot Gris. Grâce à leur bonne teneur en sucre, les vendanges tardives peuvent se conserver en cave de cinq à dix ans.

– La robe soutenue des vendanges tardives d’Alsace offre généralement un joli or jaune à reflets brillants pour le Riesling et le Gewurztraminer, pendant que le Muscat délivre une robe or pâle à reflets verts.

– Au nez, les arômes se différencient nettement selon le cépage. Le Riesling est fin avec des arômes de citron, de fruit de la passion, de miel et d’acacia. Le Gewurztraminer possède un nez plus discret, avec de la rose, du muguet et des fruits confits. Les Pinot Gris délivre un harmonieux bouquet de violette, de fruits confits, de miel, de sous-bois et de réglisse. Enfin, les Muscat sont plus fringants au nez, avec d’étonnantes notes de lilas.

– Et bien entendu, on peut différencier chaque cépage en bouche. Les Riesling sont riches, gras, généreux et sont aussi dotés d’une bonne longueur en bouche. Les Gewurztraminer sont délicats, révélant des notes de fruits confits – abricot notamment – et miel. Les Pinot Gris sont plus intenses avec des notes de fruits exotiques et notamment, du litchi. Enfin les Muscat sont plus moelleux, gras et amples.
14518-250x600-bouteille-gewurztraminer-vendanges-tardives-grand-cru-zinnkoepfle-blanc--alsace– On peut en général chaque Alsace Vendanges Tardives à l’apéritif mais aussi sur d’autres mets selon les cépages :

* Pour les Riesling
– Foie gras, bouchées à la Reine, chapon de Bresse à la crème, escalopes à la crème, desserts aux fruits jaunes ou rouges, bavarois, crumble, cuisine asiatique

* Pour les Muscat
–
Crème caramel, macarons, pâtisseries sèches, salades de fruits, galette des rois, cuisine asiatique, tartes aux fruits (jaunes, blancs, rouges), tarte Bourdaloue et tarte tropézienne.

* Pour les Pinot Gris
– Foie gras, volaille à la crème, Munster, charlottes, crème brûlée, tartes aux quetsches, vacherin (dessert)

* Pour les Gewurztraminer
– Foie gras, Beignets de crevettes et de poisson, Homard, Filets de Saint-Pierre ou de Barbue à la crème, volaille à la crème, Bleus (Auvergne), Fourme d’Ambert, Comté, Mont d’Or, Soumaintrain, Pont l’évêque, Munster, ananas (confit ou en carpaccio), salades de fruits, crème brûlée, crumbles, bûches de Noël, desserts à base de génoise, tarte au citron meringuée, aux mirabelles, à la rhubarbe, aux quetsches, aux fruits exotiques, tarte tatin, Apfelstrudel…


Recommandations de domaines
– Domaine André Ehrhart (Vigneron Indépendant)
– Domaine Paul Buecher
– Domaine Jean-Marie Haag (VI)
– Domaine du Moulin de Dusenbach
– Domaine Schlumberger
– Domaine Diringer


– Source :

– Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010
– http://www.platsnetvins.com

Partager :

  • 16Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)16
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins : Alsace Grand Cru

Vins : Alsace Grand Cru

Ou plutôt les Alsace Grands crus, tellement les différentes alliances entre les quatre cépages autorisés et les terroirs donnent des résultats subtils et variés. Si la notion de grand cru est ancienne, l’AOC Alsace Grand cru date de 1975 seulement et a fait l’objet de réglementations successives qui reconnaissent vingt-trois…

14 novembre 2015

Dans « Non classé »

Alliances vins et fromages - 3

Alliances vins et fromages – 3

– AUTRES FROMAGES AU LAIT DE VACHE (spécialités régionales) * BRIE – Alsace Pinot Noir (rouge et rosé) – Médoc, Pomerol, Lalande-de-Pomerol, Montagne-Saint-Emilion – Châteauneuf-du-Pape (rouge) – Côte de Nuits-Village (blanc), Auxey-Duresses (rouge), Beaune (rouge), Côte de Beaune (rouge), Pommard, Volnay, Monthélie (rouge)   * MUNSTER – Champagne (blanc et…

8 septembre 2013

Dans « Non classé »

Vins du Roussillon 2 - Maury

Vins du Roussillon 2 – Maury

Appellation reconnue depuis 1972, le vin de Maury produit presque exclusivement des rouges doux naturels. Son vignoble couvre 1 700 hectares accrochés à de petites collines, à trente kilomètres au nord de Perpignan, au pied du château cathare de Queribus. Le nom de même de Maury vient d’Amariolas ou Amarioles, terme qui…

12 décembre 2013

Dans « Non classé »

15 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins d’été : Les Provence (1)

by adminfhesp 14 février 2011

Le rosé étant l’arbre qui masque la forêt, il faut bien le dire, les vins provençaux renferment de petites merveilles fort agréables à déguster l’été et notamment en blanc. Les vins de Provence acquièrent tout leur caractère avec le soleil, le climat méditerranéen comme avec les sols calcaires ou cristallins. Les cépages dominants sont le Grenache, le Cinsault, le Mourvèdre, le Bourboulenc et l’Ugni blanc. Trois appellations se partagent les meilleurs vignobles provençaux (certains présents depuis l’Époque Romaine) de Marseille aux Alpes Maritime ; les Côtes-de-Provence, Cassis et Bandol.

– Côtes de Provence

Ils existent dans les trois couleurs. Les cépages se développent sur des sols faits de calcaire compact, de marne, de grès, squelettiques ou d’érosion sur roches métamorphiques.
Les vins rouges sont issus d’un alliage de Grenache, Cinsault, Mourvèdre, Tibouren, Carignan et Cabernet-Sauvignon sont puissants au nez mais légers et souples au palais. D’une robe pourpre qui évolue vers le rubis dans le vieillissement, il dégage un bouquet fruité (fraise, framboise) et végétal qui révèle ses origines provençales (laurier, thym, tabac). Ils sont à servir avec de la daube, du civet, des grillades aux aromates ou même un sauté d’agneau.

Les blancs sont particulièrement appréciables l’été. Faits d’une robe jaune pâle aux reflets verts, ils délivrent des arômes floraux (fenouil, acacia, genêt), fruités (citron, pamplemousse), épicés (poivre) et même… balsamiques (résine). En bouche, ils sont frais et structurés. A boire entre 10 et 12 °C, on les sert avec des entrées froides provençales, du poisson grillé et des fromages de chèvre.

Très connus, incontestablement conviviaux et sans doute très appréciés, les rosés Côtes-de-Provence offrent à l’œil une robe limpide et fluide qui va du rose pâle au rose franc. Au nez, ils sont intenses, fins et fruités (fraise, framboise), tout en délivrant quelques notes végétales (menthe, tisane), empyreumatiques (pierre à fusil) et balsamiques (écorce de pin). Très courus dans les beaux jours, on les déguste à l’apéritif, avec un plat de charcuterie, des crudités, de la bouillabaisse, du rouget, des grillades, des fromages à pâte molles et même avec des fraises.

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins pour l'été - Coteaux-d'Aix-en-Provence (blanc et rosé)

Vins pour l’été – Coteaux-d’Aix-en-Provence (blanc et rosé)

– Le vignoble d’Aix-en-Provence est délimité par la Durance au nord, l’étang de Berre à l’ouest et la mer Méditerranée au sud. L’appellation a été reconnue il y a trente ans en 1985, couvre plus de 4 100 hectares et produit plus de 195 100 hectolitres par an. Ce sont…

19 juillet 2015

Dans « Non classé »

Vins et crus du Rhône - Lirac

Vins et crus du Rhône – Lirac

Le vignoble de Lirac se situe dans le méandre du Rhône, dans le vieux pays provençal, près d’Orange et d’Avignon, plus précisément sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas. – Les vignes poussent sur des coteaux ensoleillés, au sol de galets roulés disposés en terrasses. Le Lirac existe…

15 mai 2015

Dans « Non classé »

Grands vins du Rhône - Châteauneuf-du-Pape (1)

Grands vins du Rhône – Châteauneuf-du-Pape (1)

Issus des solides cépages ensoleillés du Midi et de la Vallée du Rhône (Syrah, Mourvèdre, Grenache noir, Cinsault…), crus du Châteauneuf-du-Pape se caractérisent par des vins nobles et puissants mais aussi fruités. – Les rouges Sans doute l’appellation la plus prestigieuse. Le vignoble du Châteauneuf s’étend dans l’ancien Comtat Venaisin…

27 mars 2014

Dans « Non classé »

14 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (1/2)

by adminfhesp 12 février 2011

Ces dernières années, l’historiographie militaire française  a montré que la l’Arme Cuirassée française n’a pas été plus mauvaise que la Panzerwaffe, avec une dotation en matériels tout à fait honorable. En outre, les ingénieurs militaires français avaient conçu l’un des meilleurs chars de son époque ; le Renault B1 Bis, véritable armurerie sur chenilles qui était capable d’égaler – sinon de surpasser – certains des Panzer de l’époque. Retour donc sur un fleuron – trop sophistiqué pour son entrée en service – de l’Armée française qui fut privé de sa gloire par l’histoire.

Ne croyons pas que durant l’Entre-deux-guerres, la France était en retard dans la conception de chars de combat. Bien au contraire ; n’oublions pas notamment que ce fut Louis Renault qui conçut l’un de meilleurs chars de la Grande Guerre, le Renault FT-17. Le retard venait surtout du commandement supérieur qui était engoncé entre une doctrine défensive, héritée du traumatisme de 1914-1918 et les abris de la Ligne Maginot.
C’est donc en 1931 (alors que l’Allemagne en pleine agitation politique n’a toujours pas engagé son plein processus de réarmement), que le commandement français décide toutefois de passer commande de chars plus puissants. En octobre 1931, plusieurs projets sont présentés mais aucun n’est retenu. En janvier 1932, les avant-projets du B2, du B3 et du BB sont présentées au commandement qui les retient pour étude.

La réalisation de la maquette du BB est confiée aux FCM et achevée en février 1934 (les deux autres suivant l’année d’après). Le projet n’aurait peut-être pas pu voir le jour car la conférence sur le Désarmement de la SDN, initiée par Aristide Briand, aurait pu aboutir sur l’interdiction de déployer des chars de plus de 25 tonnes sur un champ de bataille. Mais l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 a changé la donne des relations européennes, le gouvernement français préférant alors poursuivre ses programmes d’armement, malgré l’opposition de plus en plus criante de l’aile gauche de la SFIO et du PCF.
En 1938, cette dernière version améliorée équipe le 508e Régiment de Chars de Combat (35 unités, puis 70 en 1939), le 512e RCC (70), ainsi qu’un bataillon de marche. Avant l’invasion de la Pologne, seulement 129 B1 Bis ont été livrés (les communistes s’étant aussi vantés d’avoir saboté les chaînes de production, vu que Staline était alors allié à Hitler…). Lors de la déclaration de guerre, les chaînes de montage tournèrent à une cadence élevée, si bien qu’en juin 1940, les forces blindées françaises comptaient 339 Renault B1 bis sur un total de 1 144 chars. Il faut toutefois dire qu’en 1937, la production de B1 bis montait à 3 chars par mois, 9 en 1939, avant de pointer à 41 en mai 1940 ! Quoiqu’il en soit, le Renault B1 bis était trop sophistiqué pour répondre aux nécessités d’une guerre de masse, ce qui en affecta durement la production.

Décision fut donc prise de lancer une procédure d’amélioration du B1.
Le nouveau char a des mesures assez imposantes : 6.37 m de longueur, 2.79 m de hauteur et 2.50 m de largeur.
Avec l’augmentation du blindage, la masse du char est augmentée, passant de 28 à 31 tonnes (pour une pression au sol de 13.9 kg/cm3), ce qui se fait au détriment de l’autonomie. Celle-ci atteint bien 180 km à basse vitesse (pour une consommation exorbitante de 400 litres d’essence !),  mais baisse à 120 km quand l’engin ne roule qu’à 20 km/h.
Ses chenilles larges (50 cm) à 63 patins chacune lui permettait de se mouvoir plus facilement, en compensation de sa vitesse réduite. Seul le T-34 soviétique pouvait rivaliser avec lui avec ses patins larges de 55 cm. En outre, grâce à ses chenilles enveloppées pouvait en outre gravir une pente de 40.5° d’inclinaison, ainsi qu’un obstacle vertical haut d’1.18 m, 72 cm à gué et un fossé large de 2.75 m.
Le nouveau char français affiche alors de bonnes performances, grâce notamment à son moteur développant 307 CV sous la cuirasse. Mais pour approvisionner le moteur, trois réservoirs de 150 litres sont nécessaires.  En 1940, un des derniers exemplaires produits (le N° 505 ?) aurait reçu un quatrième réservoir de 170 litres.

La caisse du B1 bis est formée d’un assemblage de pièces boulonnées, ainsi que de plaques rivetées. Elle est divisée en deux parties : le compartiment du moteur et de la transmission et le compartiment de combat, séparés l’un de l’autre par une cloison pare-feu :Avec les chenilles enveloppées, le train de roulement reprit, en quelques sortes, la forme de celui du FT-17, en y ajoutant la protection par des plaques blindées. Si la taille du train de roulement fit de lui une bonne cible pour les artilleurs allemands, les chenilles enveloppées lui donnaient une bonne mobilité sur un terrain accidenté.

L’équipage de quatre hommes (un officier et quatre sous-officiers d’active) est logé dans le compartiment de combat, le chef de char étant debout dans la tourelle avec le canon de 47 mm et la mitrailleuse de 7.5 mm (à pointage électrique). Le pilote, le radiotélégraphiste comme le chargeur du canon de 75 mm se partageant l’espace dans la caisse avant.
Le compartiment moteur renfermait le moteur Renault Type Aviation, la transmission (5 rapports + Arrière), les radiateurs, deux réservoirs étanches et deux ventilateurs.
Le moteur Renault 6 cylindres Type Aviation (307 CV) développait une puissance massique de 9.5 CV/tonne et faisait monter le char B1 bis à 25 km/h sur route. Il était équipé d’un dispositif à air comprimé original permettant la mise en route. L’ensemble boîte de vitesse – transmission était directement relié au réducteur et amenait le mouvement à chacun des barbotins, par l’intermédiaire d’un différentiel auxiliaire contrôlé par le système hydrostatique Naëder. Ce système rendait le changement de direction plus précis. Mais il nécessitait en outre un niveau de qualification élevé de la part de l’équipage, ce qui n’était pas toujours le cas, par manque de formation adéquate. Certains membres préférant aussi user d’huile de ricin médicinale plutôt que d’huile de ricin technique, ce qui nuisait à l’efficacité de l’engin.
Mais concernant le changement de direction, en plus des facilités fournies par le système Naëder, la suspension comprenait (de chaque côté) quatre galets tendeurs et trois chariots porteurs. Chacun des chariots porteurs était composé de quatre galets, couplés en balanciers articulés en leur centre et reliés à de gros ressorts verticaux. La poulie de tension, située à l’avant, était montée sur un ressort, ce qui était là encore, assez exceptionnel pour l’époque. Ce train de roulement plutôt complexe et élaboré, nécessitait un entretien constant, ainsi qu’une lubrification importante qui était facilitée par un système de graisseurs réunis en quatre groupes.

[Suite]

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (2/2)

Char français de la Seconde Guerre mondiale : le Renault B1 bis (2/2)

En matière de transmissions,  le Renault B1 bis est d’abord doté d’une poste de radiotéléphonie ER-53, qui ne permet cependant que de transmettre des messages en morse. Il va alors céder sa place à un nouvel ER-53 permettant des liaisons phoniques. Les chars de commandement recevront même un modèle ER-55…

27 décembre 2012

Dans « Non classé »

Le char Renault FT-17

Le char Renault FT-17

S’il y a bien une création militaire  française dont on peut encore s’enorgueillir, c’est bien le char Renault FT-17, qui reste indubitablement lié à la Victoire de 1918 qui vit le retour de la guerre de mouvement sur le Front de l’Ouest. Il répondait alors davantage aux attentes de l’État-major…

18 décembre 2012

Dans « Non classé »

Chars français : FCM F1, quand le Haut-Commandement s’éprit du gigantisme -2

Chars français : FCM F1, quand le Haut-Commandement s’éprit du gigantisme -2

En avril 1938, le Haut-Commandement français approuva les travaux de la commission du Général Martin en avril 1938 et procéda à la création d’une seconde commission, en vue de plancher sur des travaux plus détaillés. La seconde commission vint à conclure qu’étant donné les demandes tactiques, un canon de 75…

29 janvier 2013

Dans « Non classé »

12 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

3 mai 1800 : Victoires de Stockach (seconde bataille) et d’Engen

by adminfhesp 12 février 2011

Ces deux batailles qui ont eu lieu le même jour de l’année 1801 ont eu lieu durant la Guerre de Seconde Coalition et ont été respectivement remportées par Claude Jacques Lecourbe et Jean Victor Moreau, face aux troupes autrichiennes de l’Archiduc Charles.

Les Généraux Lecourbe (à gauche) et Moreau

Les Généraux Lecourbe (à gauche) et Moreau

Si l’on en croit Antoine de Jomini*, dès la fin avril 1800, partie de Colmar, l’Armé du Danube de Jean-Victor Moreau traverse la Forêt-Noire et déborde les Autrichiens du Corps de Starray. Le 26 avril, le Général Sainte-Suzanne (aile gauche) traverse Kehl avec 3 Divisions et s’avance vers Rastadt et Appenweyer, repoussant les troupes de Kienmayer devant Wildstett. Après avoir replié ses forces dans la précipitation, Kienmayer rassemble le reste de ses forces et tente d’arrêter la Division Souham à Griesheim mais il échoue et doit se retirer sur Offenbourg.

Au centre, le Général Laurent de Gouvion Saint-Cyr débouche de Brisach et envoie la Division de Michel Ney sur Ibringen, Burkheim et Hochstetten. Pendant ce temps, la Division Tharreau déborde les troupes du général hongrois Giulay qu’il force à se replier sur Fribourg, pendant que Gouvion Saint-Cyr s’établirt entre Fribourg et Sankt-Georg, vers le sud, avec Tharreau gardant le Val d’Enfer. Le Général Pal Kray pense alors que Moreau veut forcer le Val d’Enfer et la Kintzig pour fondre vers les sources du Danube. Il décide alors de renforcer Giulay avec 9 bataillons et 24 escadrons, dégarnissant ainsi les plateaux de Stockach et d’Engen.

Les 26-28 avril, Gouvion Saint-Cyr se replie sur Schonau et Saint-Blaise, laissant juste Tharreau au Val d’Enfer. Dans le même temps, Moreau arrive de Bâle avec trois divisions de réserve pour s’établir entre Lauffenbourg et Schonau. La cavalerie lourde du Général Joseph-Ange d’Hautpoul (futur héros d’Austerlitz et d’Eylau) arrive à Neubourg. A la droite de Moreau, la Division Delmas appuyée par celle de Leclerc force le passage de l’Alb et chasse l’Archiduc Ferdinand des hauteurs en face de Lauffenbourg avant de se porter sur Albruck. Après une habile manœuvre de diversion, Delmas lance la Brigade Grandjean qui tourne la position d’Albruck pour se retrouver dans le dos de l’ennemi qui doit fuir en précipitation sur la route de Schafhausen, à cheval sur les villages de Stuhlingen et Neukirch tenus par les troupes du Général Nauendorf.

Toujours selon Jomini, une certaine confusion règne au sein de l’état-major autrichien. Pris de cours par les manœuvres françaises, Kray est mis devant deux choix : jeter le gros de ses forces contre Gouvion Saint-Cyr et Moreau ou bien concentrer ses troupes à Engen en rameutant le Corps du Vorarlberg à Stockach et déployer celui de Kienmayer à Donaueschingen. Au lieu de cela, Kray utilise « d’impuissants paliatifs » (Jomini) et ordonne à Giulay de remonter le Val d’Enfer avec l’Archiduc Ferdinand à sa droite. Starray fait passer quelques renforts à Kienmayer tout en se chargeant de surveiller Kehl et le Brisgau avec 30 000 soldats. D’autre part, 25 000 hommes restent inutilement cantonnés dans le Vorarlberg, alors que Moreau s’apprête à lancer son attaque contre le point faible de Kray, soit entre Neukirch et Neustadt sur la Wurtach.

Du 29 au 30 avril, le Général français remanie son dispositif et met au point son plan d’offensif avec Claude Jacques Lecourbe. Celui-ci doit passer le Rhin le 1er mai, couvert par un assaut sur Nauendorf. Le 1er mai, les Français démarrent leur assaut et la Division Delmas s’empare d’un pont au-dessous de Lauchingen pendant qu’au centre, Gouvion Saint-Cyr s’empare de Stuhlingen, provoquant le repli des forces ennemies sur Lindenau, ce qui permet à Moreau de s’établir entre Stuhlingen et Neuhaus.
De son côté, Moreau concentre ses forces derrière Richlingen durant la nuit du 1er avril. Au petit jour, 25 bateaux dirigés par Dedon font passer 2 bataillons d’Infanterie sur la rive droite du Rhin, pendant que 2 autres bataillons commandés par Goulu trouvent un autre passage près de Paradis. Il trouve alors un secteur défendus par quelques troupes aux ordres du Prince de Lorraine car Kray ne l’avait pas jugé dangereux. Goulu s’empare de Busingen, ce qui alarme de le Prince de Lorraine qui réunit 5 Régiments (3 d’Infanterie et 2 de Cavalerie) avant de se lancer contre Goulu qui doit évacuer Busingen mais se reprend ensuite et résiste aux Autrichiens.

Parallèlement, la Division Vandamme passe aussitôt sur la rive droite. Ensuite, l’aile droite de Lecourbe s’empare de Ramsen, d’Hohentwiel et remonte l’Aach. La Division Montrichard se porte ensuite à Randegg et Thayngen et vient s’ancrer sur les routes menant à Engen et Stockach. C’est alors que la Cavalerie d’Etienne Champion de Nansouty, remarquable manieur de cavalerie, lance une reconnaissance sur Steuslingen et la Division Lorges descend le Rhin pour atteindre Schaffhausen et y rejoindre Goulu qui résiste toujours. Devant l’arrivée de renforts français, le Prince de Lorraine doit se replier. Le Division Lorges parvient en haut de Schaffhausen et y établit sa jonction avec Moreau. Le 2 mai, le Général Lecourbe installe son aile droite sur les chemins menant de Schaffhausen à Engen et à Stockach.

Dépourvu par la rapidité et l’audace de la manœuvre des Français et constatant la menace sur les forces du Général Nauendorf, Thayngen et Steusslingen, le Général Kray décide d’y expédier des renforts et ordonne à Giulay de rejoindre l’Archiduc Ferdinand à Bondorf afin de bloquer Gouvion Saint-Cyr. Kray prévoit ensuite de réunir ses forces et de se porter sur Stockach « ou protéger ses magasins » selon Jomini.
Pour prévenir la menace d’une attaque du Prince de Reuss contre les troupes de Gouvion Saint-Cyr, Moreau ordonne à Lecourbe de se porter sur Stockach afin d’envelopper la gauche de Kray pendant que lui-même attaquerait de front à Engen avec ses divisions de réserve. Enfin, Gouvion Saint-Cyr doit continuer d’avancer sur la droite.

Le 3 mai, Claude Jacques Lecourbe fait marcher ses divisions contre la ligne Orsingen – Espesingen défendue par les Brigades des Généraux Sporck et Kospoth. La Division Vandamme avec les Brigades Laval et Molitor attaquent Sernatingen et Wahlwies, pendant que la Division Montrichard et la Cavalerie de Nansouty marchent sur Steusslingen et Orsingen. Enfin la Division Lorges remonte le Vallon de l’Aach (Goulu) et part sur Engen (Lorges). C’est un poing de 25 000 Français qui avance contre les 9 000 hommes du Prince de Lorraine. La Division Vandamme doit affronter quelques groupes mais peut attaquer Wahwies défendu par 4 bataillons ennemis, tout en lançant une autre partie de ses forces sur Espeningen. L’assaut rondement mené par Goulu réussit à couper la route de Stochach aux Impériaux qui sont séparés en deux groupes : un sur Stockach et un autre sur Lenzingen. Celui-ci est tenu par le gros des troupes de Joseph-Marie de Vaudémont Prince de Lorraine qui a dû aussi abandonner la route d’Orsingen à la Division Montrichard. Séparé des forces de Kray, il ne peut espérer des renforts mais il décide de ne pas abandonner Stockach qui est une excellente position. Mais voici que Montrichard lance ses Brigades Daultane et Schinner sur Nellenberg, pendant que le 8e Régiment de Hussards du Colonel Jacob François Marulaz (Marola) vient lui aussi tourner les troupes du Prince. Ces deux manœuvres viennent menacer les ailes autrichiennes, dessinant une tenaille pouvant piéger 4 000 hommes près des bois de Berlingen. Aussitôt, le 8e Hussards, rejoint par le 9e Hussards du Colonel Nicolas Ducheyron harcèle les troupes ennemies avant d’être rejoint par toute la Division Nansouty. Une charge des cavaliers français enfonce l’Infanterie autrichienne qui choisit majoritairement de se rendre ou de fuir vers Möskirch et Pfullendorf.
Le Général Lecourbe ramasse alors plus de 3 000 prisonniers, 500 chevaux et 8 pièces d’artillerie. La second bataille de Stockach s’achève sur une revanche française incontestable.

la-bataille-de-stockach

Pendant ce temps, le Général Kray rameute son corps de bataille à Engen à marche forcée. Mais il n’a aucune liaison avec Giulay et le Prince Ferdinand et décide de s’installer à Engen pour reposer ses forces, tout en renforçant la position du Général Nauendorf avec la Division Baillet.
Alors que Nauendorf débouche de Weiterdigen, il tombe sur la Division Lorges en infériorité numérique et qui n’attaque pas, préférant attendre Delmas. Prudemment, Nauendorff décide de se retirer sur Weiterdigen, tout en laissant 8 Bataillons dans un bois. Côté français, la Division Leclerc (dirigée par Louis Bastoul) restée jusque-là en réserve vient se placer en ligne aux côtés de celle de Delmas. Celui-ci reçoit alors l’ordre de Moreau de s’emparer du bois tenu par les 8 Bataillons ennemis, pendant que Bastoul marchera sur le Mahlberg afin de déborder la gauche de Kray.

L’attaque planifiée par Moreau réussit pleinement et Nauendorf n’a d’autre choix que de se retirer derrière Engen. Delmas en profite immédiatement et expédie deux colonnes commandées par Granjean et Cohorn pour chasser les 8 Bataillons Autrichiens du bois, tandis que la 46e Demi-Brigade de Jacopin attaque l’ennemi de front et à la baïonnette.
Complètement surpris, les Autrichiens choisissent de se replier derrière Welsch-Engen en laissant des prisonniers.

De son côté, le Général Kray décide de profiter du terrain pour se placer en défensive en ancrant une partie de son corps à Leipferdinen, Stetten, Wolterdingen et Welsch-Engen. Sauf qu’il néglige la position du pic Hohenhöwen au pied duquel Nauendorf avait placé son artillerie. Le coup d’œil de Moreau l’engage à ordonner à Delmas de s’emparer du Hohenhöwen. Delmas s’exécute mais perd beaucoup d’hommes en raison des tirs d’artillerie autrichiens. Toutefois, la 46e Demi-Brigade, ainsi que les Brigades Grandjean et Cohorn parviennent à tourner le Hohenhöwen et à en accrocher les pentes. Après un furieux assaut, les Français s’emparent de l’éminence. Nauendorf décide alors de se repositionner sur Neuhausen et Anselfingen.
Mais pendant ce temps, la Division Richepanse s’empare de Wolterdingen au nord-ouest du Hohenhöwen mais ne peut déboucher plus loin en raison des canons ennemis. Cependant, la Division de Baraguey-d’Hilliers (Corps de Gouvion Saint-Cyr) parvient à la lisière des bois de Riedeschingen mais il est arrêté devant Leifertingen. Richepasse tente alors de déboucher de Wolterdingen en lançant la Brigade Durutte mais celle-ci est encore arrêter. Pensant tirer avantage de la situation, Kray décide de jeter une grande partie de ses forces contre Delmas pour reconquérir le Hohenhöwen et contre Richepanse. S’ensuit là encore un violent combat durant lequel les Français résistent mais le Général Antoine Richepanse est tué. L’arrivée de la Brigade Roussel (Division Baraguey-d’Hilliers) vient sauver la situation.
Dans le même temps, Kray ordonne à Nauendorf de reprendre Welsch-Engen. Nauendorf fait alors charger sa cavalerie qui bouscule quatre escadrons français mais qui est arrêtée par la 14e Brigade.

Moreau décide alors de venir en aide aux troupes de Richepanse en lui envoyant 5 Bataillons de la Division Lorges et la Brigade de Carabiniers. Le tout placé sous les ordres de François Bontemps marche sur Ehingen et s’en empare. Mais Nauendorf contre-attaque avec sa cavalerie et reprend Ehingen malgré la résistance des Carabiniers.
Mais Jean Victor Moreau n’abandonne pas et expédie la moitié de la Division Bastoul (Leclerc) avec la Réserve de Cavalerie d’Hautpoul et une partie des troupes de Bontemps ralliées derrière Mulhausen. L’attaque reprend et cette fois-ci, les Français reprennent toutes les positions perdues.

A la fin de la journée, Kray apprend la perte de Stockhach et décide de replier ses forces. L’Archiduc Ferdinand se retire donc sur Tuttlingen, pendant que le gros de l’Armée fait de même sur Liptingen et Möskirch pour y retrouver le Prince de Lorraine venu de Pfullendorf.  Après un repos accordé à ses troupes, Moreau va pouvoir les faire marcher sur Möskirch, à la poursuite de l’ennemi.
* Banquier, officier et historien suisse devenu théoricien de la stratégie. Passé au service de la France, il se brouillera avec Napoléon et partira se mettre au service du Tsar Alexandre.

Source :
DE JOMINI Antoine : Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution, tome 13

Partager :

  • 2Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)2
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Etienne Champion de Nansouty

Etienne Champion de Nansouty

Grand manœuvrier de la cavalerie napoléonienne, Etienne Champion Comte de Nansouty voit le jour le 30 mai 1768 à Bordeaux. D’abord élève au Collège Militaire de Brienne, il est ensuite admis à la l’Ecole Militaire de Paris en octobre 1782. L’année suivante, il est Cadet-gentilhomme et Sous-lieutenant au Régiment de…

12 février 2014

Dans « Non classé »

19 juin 1800 : Victoire de Moreau à Hochstädt

19 juin 1800 : Victoire de Moreau à Hochstädt

Après sa victoire de Stockhach sur le Rhin, le Général Jean-Victor Moreau (portrait) poursuit les Autrichiens du Baron Paul Kray vers le Danube avec 40 000 soldats. Kray commande certes à 70 000 hommes de l’Armée du Haut-Rhin mais son adversaire français décide d’engager l’aile droite autrichienne commandée par le Général Anton Sztaray…

19 juin 2016

Dans « 1715-1804 »

Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

Soixante dix-ans de la Campagne des Alpes de 1945

– Après le Débarquement de Provence, le Generalfeldmarschall Albert Kesselring a ordonné à plusieurs divisions de tenir le front des Alpes, pendant que le reste des unités du Heeres-Gruppe G tenaient la ligne sur le Pô. Avant d’être envoyée en Alsace, la 2nde Division d’Infanterie Marocaine avait conquis Mondane et…

29 avril 2015

Dans « Non classé »

12 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

1er août 1137 : Mort de Louis VI le Gros

by adminfhesp 10 février 2011

Né en 1081 à Paris, Sacré Roi des Francs en 1108,  fils de Philippe Ier et de Berthe de Hollande – Louis VI le Gros ou « le Batailleur » est l’un des premiers souverains sacrés à lancer le mouvement d’affirmation de la Couronne capétienne.

Conseillé par d’éminents ecclésiastiques ou seigneurs comme Yves Évêque de Chartres, Suger Abbé de Saint-Denis et Étienne de Garlande, il lutte contre les brigandages de Hugues du Puis et soutient la naissance des communes (Chartes communales) contre les grand nobles (Enguerrand de Boves Seigneur de Coucy et son fils Thomas de Marle).

Il est aussi le tout premier Roi de France à toucher les écrouelles lors du Sacre.

Grâce à sa politique le domaine royal va s’agrandir des seigneuries de Rochefort, de la Ferté-Alais, de Montlhéry de Corbeil. Bien que battu par le Roi d’Angleterre Henri Ier Beauclerc à Brémule (Normandie) en 1119, il fait faire demi tour à l’Empereur Henri V (gendre de Henri Beauclerc) lors de la rencontre près de Reims, où les Grands du Royaume avaient fomé l’Ost et s’étaient rangés derrière l’oriflamme de Saint-Denis, brandie et arborée pour la première fois.Souverain populaire, Louis VI le Gros protégea les faibles et l’Église et sera même qualifié de Rex Catholicus et Christianissimus.
Lire :
– MENANT François, MARTIN Hervé, MERDRIGNAC Bernard & CHAUVIN Monique : Les Capétiens, Perrin, coll. Tempus

Partager :

  • 1Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)1
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

22 juillet 1461 : Mort de Charles VII dit le Victorieux

Souverain passé à la postérité comme étant le « Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc » , dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant, coincé avec son père Charles VI le Fou entre les grands règnes…

22 juillet 2016

Dans « Bas Moyen-Âge et Guerre de Cent Ans »

Raoul VI de Gaucourt

Raoul VI de Gaucourt

– Il était l’un des doyens parmi les Capitaines de Sainte Jehanne d’Arc à Orléans. Né vers 1370-1371, fils de Raoul V de Gaucourt Bailli de Rouen et de Marguerite de Beaumont fille de Jehan de Beaumont Seigneur de Luzarches, Raoul de Gaucourt – Seigneur d’Hargicourt et de Maisons-sur-Seine -…

10 juin 2016

Dans « Epoque médiévale »

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

10 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Fantassins de 1914 – Les Russes (5)

by adminfhesp 7 février 2011

Si son nombre impressionne toujours et si les grandes parades devant le Tsar ou les dignitaires étrangers rassure, l’Armée Russe est à l’image du pays sur le plan politique, un colosse aux pieds d’argile. D’autant plus que le prestige né du règne d’Alexandre Ier a brutalement à l’issue de la défaite contre le Japon en Mandchourie (Guerre de 1904-1905).
56-soldats-russes-participant-au-defile.-paris-14-juillet-1916

1 – HOMMES ET RECRUTEMENT

A la veille du déclenchement de la Guerre, l’Armée Impériale russe compte le plus grand nombre de soldats d’active, soit plus de 1,4 million d’hommes. Lors de la mobilisation, ce sont plus de 4 millions de soldats réservistes, toutes armes confondus, qui sont levés dans tout le pays. L’Infanterie est l’arme la plus nombreuse avec plus de 85% des effectifs. C’est une arme de masse qu’on lance à l’assaut pour submerger les positions ennemies.
Sauf qu’hormis les prestigieux Régiments de la Garde Impériale (Preobrajenski, Izmailovski, Semienovski), les unités d’infanterie russe n’ont absolument pas la qualité de leurs alliées et de leurs ennemis. Cette lourde carence – qui n’a pas été résolue après la défaite contre la Japon en raison du manque de compétence du commandement et des officiers – va peser très lourd dans la conduite de la guerre. S’il n’est pas un lâche, loin de là, le soldat russe est mal encadré et mal instruit. La formation au maniement des armes est rudimentaire, la charge à la baïonnette étant bien plus privilégiée que le tir et les cours de tactique sont bien souvent inexistants. La formation à l’entretien aux armes est parfois catastrophique. Ajoutons à cela que l’engagé ou même le soldat d’active est bien souvent soumis à la dureté d’officiers qui n’hésitent pas à user du châtiment corporel, parfois sans raison justifiée. On trouvera bien sûr des exemples d’officiers consciencieux qui feront l’admiration de leurs soldats mais ces cas de figure ne sont pas les plus nombreux.

Le fantassin russe est un paysan, à plus de 90%, même si l’on trouve des gens issus de familles de métiers tels les instituteurs ou les cheminots. Les soldats issus du milieu rural sont pauvres dans leur écrasante majorité mais une très grande partie d’entre eux sait lire et écrire grâce aux réformes engagés par Alexandre II. Habitué aux travaux pénibles des champs et aux températures extrêmes, le fantassins russe est rustique, dur au mal et endurant. Malheureusement, ces qualités sont mises à mal par l’encadrement de mauvaise qualité qui n’est pas sans entraîner une forte démoralisation manifestée par un important taux d’alcoolisme (fléaux que l’on retrouvera en 1941…). L’âge varie ; on trouve des soldats assez jeunes comme on peut trouver des pères de familles quarantenaires. Enfin, le fantassin paysan est souvent très croyant, attaché à l’Orthodoxie et aux icônes de son église. C’est toutefois de ces milieux dont sont issus plusieurs futurs grands maréchaux de Staline (Joukov, Malinovski…). On compte une petite partie de Juifs de Russie mais d’autres unités situées sur les frontières de l’Empire sont composées d’ethnies et de peuples slaves ou non slaves (Polonais, Lituaniens, Lettons, Estoniens, Finlandais, Géorgiens, Ossètes, Turkmènes, peuples sibériens).
Les Officiers Russes sont bien sûr issus de milieux plus privilégiés ; classe moyenne, bourgeoisie, paysannerie aisée  – « Koulaks » – et surtout noblesse terrienne. Celle-ci s’accapare encore les postes importants d’officiers ; le rang passant avant les compétences.
Enfin, le recrutement et la mobilisation s’effectuent par Districts militaires (Okroutovi) qui mobilisent plusieurs Corps d’Armées (Saint-Pétersbourg, Moscou, Vilno, Varsovie, Kiev, Odessa, Kazan, Caucase, Turkestan, Omsk, Irkoutsk et Amour). Les Districts militaires sont scindés en Subdivisions civiles qui forment les Divisions d’Infanterie.

2- UNIFORMES, EQUIPEMENT ET ARMEMENT

Les fantassins russes portent une tenue de combat qui ressemble quelque peu à celle des champs ; une tunique à col fermé et un pantalon en coton. Il porte de hautes bottes en cuir et une casquette en guise de coiffe. Pour l’hiver et le mauvais temps, il bénéficie d’un long manteau et se coiffe d’une toque en fourrure ou de la traditionnelle tchapka. Les munitions sont contenues dans des cartouchières accrochées à un ceinturon pendant que les effets personnels – souvent réduits au strict nécessaire – sont contenus dans une besace et dans une couverture de laine enroulée portée en bandoulière.
En matière d’armement individuel, le fantassins russe dispose du fusil de conception russo-belge Mosin-Nagant M1891 7,62 mm x 54R dit « fusil à trois lignes » (du nom d’une ancienne unité de mesure russe). De conception simple et rustique, il est d’un poids de 4 kg et assez long (1,28 m). Il porte toutefois a près de 1 300 m et pour le corps-à-corps, il peut être doté d’une baïonnette à lame fine à douille.
Enfin, les officiers russes sont armés d’un revolver d’ordonnance, ainsi que d’un sabre à lame courbe. Les grenades, souvent de conception rudimentaire sont assez peu diffusées.
1891.30.-Mosin-NagantEnfin, l’armement collectif tourne autour de la Mitrailleuse Maxim SPM M1910. Il s’agit d’une reprise de la célèbre mitrailleuse allemande mais d’un calibre de 7,62 mm et à refroidissement par air. Elle est aussi doté d’un bouclier de protection et de roue pour être déplacée plus facilement.
401px-Maxim_M1910_30[Suite]

 

Partager :

  • 3Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)3
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Les fantassins de 1914 - Les Austro-Hongrois (6)

Les fantassins de 1914 – Les Austro-Hongrois (6)

L’Armée impériale austro-hongroise et son infanterie sont à l’image de l’Empire ; représentative de tous les peuples réunis sous les couleurs des Habsbourg. Mais loin d’être un autre avatar de la prétendue « prison des peuples », l’armée austro-hongroise forme un véritable creuset beaucoup plus intégrateur que l’on pense. Tout d’abord, faisons un…

21 mars 2014

Dans « Non classé »

Fantassins de 1914 - Les Serbes (4)

Fantassins de 1914 – Les Serbes (4)

Haranguant ses soldats fin 1915 avant l’assaut contre Belgrade, le grand général allemand August von Mackensen affirmait sans ambages : « Soldats, ce ne sont ni des Anglais, ni des Français ni des Russes que nous allons devoir affronter, ce sont des Serbes qui lutteront jusqu’au bout car ils défendent leur terre ! »…

9 mars 2014

Dans « Non classé »

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

2 décembre 1805 : Bataille « des Trois Empereurs » ; Victoire de Napoléon à Austerlitz

Après les victoires d’Elchingen et d’Ulm en octobre 1805 et l’entrée du Murat dans Vienne, Napoléon a néanmoins besoin d’une victoire importante car la Grande Armée se trouve loin de ses bases, d’autant plus que l’alliance formée par l’Armée Autrichienne de l’Empereur François Ier et l’Armée Russe du Tsar Alexandre…

2 décembre 2016

Dans « Grande Armée »

7 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Vins du Massif Central (2) : Côtes du Forez et Roannaise

by adminfhesp 3 février 2011

CÔTES-DU-FOREZ

Le vignoble du Forez s’étend dans le joli massif éponyme entre Thiers et Saint-Étienne, à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme. Le Gamay Noir (vinifié par raisins entiers) produit exclusivement des vins rouges et rosés. Un peu à l’instar des Côtes-d’Auvergne, les vignobles du Forez évoluent sur des sols granitiques et basaltiques (de manière localisées). Ils sont à boire plutôt jeunes, jusqu’à trois ans.

– Les rouges : La plupart sont d’une robe rouge-cerise, alors que ceux issus des sols basaltiques donnent une robe plus sombre. Leur nez révèle de la framboise et de la groseille. En bouche, ils sont souples, mêmes si ceux issus des cuvées basaltiques sont plutôt tanniques, ce qui leur confère un meilleur potentiel de garde. Ils sont à servir avec du boudin, de la volaille et de la fourme d’Ambert.

– Les rosés : Leur robe est plutôt pâle, limpide et saumonée, pendant que le nez délivre un bouquet composé d’abricot, d’ananas et de pamplemousse. On peut les déguster sur du poisson grillé.

– Les « vin de saignée » : Il s’agit de rosé obtenu par fermentation qui soulève le marc. La macération dure vingt-quatre heures et après, on écoule une partie du jus qui continue à fermenter après avoir été séparé du marc.

 

CÔTE ROANNAISE

Avec ses vins rouges fruités et ses rosés, voilà bien une appellation qui mérite d’être bien mieux connue et reconnue !
Les vignobles de Gamay Noir de la Côte Roannaise s’adossent aux monts de la Madeleine (sols granitiques), à l’ouest de la ville de Roanne.

– Les rouges : Embellis grâce à leur robe rouge cerise (les cuvées vieilles vignes confèrent une teinte plus sombre), les rouges de la Côte-Roannaise sont plutôt épais et délivrent des arômes de cassis, de framboise, de cerise, de mûre sauvage et de fraise des bois. En bouche, ils sont plutôt léger, équilibrés et fruités. Ils peuvent aussi délivrer des notes de pruneau. Selon les cuvaisons, ils peuvent être légers ou corsés, avec quelquefois des notes de minéralité. On les déguste volontiers avec de la charcuterie, de la viande blanche et du fromage (fourme de Montbrison).

– Les rosés :
Comme les rosés du Forez, ils sont obtenus par « saignée ». Leur robe est plutôt saumonée. Leur nez est fruité (fruits exotiques, pomme, poire) tandis que leur bouche est nerveuse et fruitée. On les sert à l’apéritif ou avec des grillades.

Source : Dictionnaire des vins de France, Hachette, 2010

 

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

Vins du Massif Central (1) : Saint-Pourçain, Côtes d’Auvergne

– SAINT-POURCAIN On l’a oublié aujourd’hui mais le vin de Saint-Pourçain (Bourbonnais) était réputé à l’époque médiévale. Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe le Bel et Charles V en dégustaient, sûrement avec intérêt (Jean de Joinville, ami, compagnon d’armes et biographe du Saint Roi ne le précise pas…). Au XIIIe siècle,…

23 novembre 2012

Dans « Non classé »

Côtes-du-Marmandais

Côtes-du-Marmandais

Chers lecteurs, chères lectrices. Le vin décrit ci-dessous est une jolie découverte œnologique d’un mariage d’amis que je souhaitais vous faire partager. Cette appellation reconnue en 1990 appartient aux vins du Sud-Ouest mais est localisée plus précisément dans l’Agenais (Lot-et-Garonne). Elle couvre quelques 1 314 hectares entre les vignobles de…

1 octobre 2015

Dans « Non classé »

Vins et crus du Rhône (4) : L'Hermitage

Vins et crus du Rhône (4) : L’Hermitage

Avec Cornas, Gigondas et Châteauneuf-du-Pape, Hermitage tient le haut du pavé (ou plutôt de la Côte…) parmi les belles appellations de la Vallée du Rhône. Situés dans la partie nord de celle-ci, sur la rive gauche du fleuve et face à Saint-Joseph, les vignobles de Tain-l’Hermitage s’accrochent à un coteau…

8 novembre 2012

Dans « Non classé »

3 février 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

5 octobre 1918 : Mort de Roland Garros

by adminfhesp 27 janvier 2011

Bien qu’il ne fut pas un grand joueur de tennis comme certains pourraient le penser, Roland Garros fut bien un homme d’exception, dont notre pays peut être fier.

Né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de La Réunion, Roland Adrien Georges Garros est foudroyé par une grave pneumonie à l’age de 12 ans. Ainsi ira t-il désormais chercher l’air qui lui manque tant sur terre au firmament et vouera une véritable passion pour l’aviation. Battant des records d’altitude, il sera aussi un précurseur : il fut le premier à effectuer la traversée aérienne de la baie de Rio puis celle de la Méditerranée, le 23 septembre 1913 (en 7 heures et 53 minutes). Mais c’est au cours de la Première Guerre mondiale qu’il s’illustrera de la façon la plus éclatante. S’engageant dès le 2 août 1914, il fut d’ abord affecté à l’escadrille « Morane-Saulnier » MS23, avant de participer à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance et de combats aériens. C’ est d’ailleurs sous les coups de l’ennemi qu’il tombera le 5 octobre 1918 à Saint-Morel, près de Vouziers, dans les Ardennes.

Si le nom de Roland Garros est généralement associé au tennis, c’est parce que son ancien camarade d’ HEC,  Émile Lesieur -athlète, joueur de rugby, mais aussi pilote de chasse durant la Grande Guerre- insista pour que l’enceinte, qui devait devenir le temple du tennis français, porta le nom de son ami disparu. Ainsi le stade « Roland-Garros » sera inauguré en 1928. Un moyen de faire revenir l’honorable aviateur sur la  terre ferme ; une terre « rouge ocre »- foulée, chaque année, par les plus grands joueurs de tennis- qui rappelle étrangement le sang que Roland a versé pour son pays…

RIP

Partager :

  • 16Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)16
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
28 janvier 1794 : Mort de Henri de la Rochejaquelein

28 janvier 1794 : Mort de Henri de la Rochejaquelein

« Si j’avance, suivez-moi. Si je meurs vengez-moi. Si je recule, tuez-moi ! » – Né en 1772 à la Durbelière dans le Bas-Poitou, Henri de Rochejaquelin fut l’un des premiers chefs de l’Insurrection de la Vendée Catholique et Royale. Son engagement commence en mars 1793 à Saint-Aubin-de-Baubigné et est pris pour chef…

28 janvier 2016

Dans « 1715-1804 »

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

31 mai 1809 : Mort du Maréchal Jean Lannes à Essling

Avec Davout  il fut l’un des seuls Maréchaux d’Empire restés invaincu et demeure sans conteste l’un des plus grands chefs de la Grande Armée. Connu pour sa fougue qui lui venait de ses profondes racines gasconnes et reconnu pour ses qualités de tacticiens et de manœuvrier, Jean Lannes représente aussi…

31 mai 2016

Dans « Grande Armée »

Hommage du ministre de la Défense au général Bigeard

Voici le texte intégral du discours prononcé par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion du transfert des cendres du général Marcel Bigeard (1916-2010), au mémorial des guerres d’ Indochine, à Frejus. La cérémonie s’est déroulée ce mardi, 20 novembre, date anniversaire de l’opération « Castor », au…

21 novembre 2012

Dans « Non classé »

27 janvier 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Fantassins de 1914 – Grande-Bretagne et Commonwealth (3)

by adminfhesp 16 janvier 2011

Ayant combattu en France et en Belgique, le fantassin britannique ou du Commonwealth reste toutefois assez peu connu lui aussi. Voici un essai de descriptions.
Wn21-45a

1 – SOLDATS ET OFFICIERS

Comme l’explique William Philpott, par tradition politique, l’armée britannique de 1914 ne connaît pas la conscription. Abstraction faite de l’Armée des Indes (India Army), elle est formée par les 100 000 hommes de la Regular Army (unités régulières professionnelles)  auxquels s’ajoutent ceux de la Territorial Army (Réserve). En 1914, c’est Lord Horatio Herbert Kitchener qui se trouve Ministre de la Guerre du Gouvernement Liberal d’Asquith. Ancien volontaire dans l’Armée française en 1870, Kitchener reste surtout connu comme le vainqueur des Mahdistes à Omdourman et le créateur des premiers camps de concentration en Afrique du Sud.

– Lorsque la Grande-Bretagne déclare la guerre à Berlin et à Vienne, Kitchener recrute les nouveaux Tommys sur la base du volontariat. Ses jeunes engagés enthousiastes n’ont aucune expérience des combats, hormis ceux qui avaient pu connaître l’expérience du feu au Soudan ou en Afrique du Sud. Souvent, ceux-ci seront promus sous-officiers et on leur donnera la tâche d’instruire les recrues, souvent dans la précipitation. Il n’empêche que les sous-officiers britanniques (Sergents, Sergent-Majors et Warant Officiers) issus de la Regular ou de la Territorial, fourniront un encadrement de qualité.

– Les hommes du rang de la Regular sont des engagés volontaires. Ils sont souvent issus de milieux populaires des grandes villes industrielles ou des petites villes de campagne. Souvent plus âgés que les jeunes engagés de la Kitchener’s Army, ils sont plutôt disciplinés et bien formés. Une grande partie s’est engagée pour servir l’Angleterre mais aussi pour la solde et pour sortir des quartiers industriels dans lesquels ils ont grandi. Les sous-officiers sont souvent issus du même milieu, de familles d’ouvriers qualifiés (skilled workers) ou de la petite classe moyenne (commerçants, instituteurs, secrétaires…) et leur niveau d’instruction est correct. Comme l’a montré l’historien George L. Mosse dans ses travaux sur la « brutalisation » des sociétés européennes durant la Grande Guerre, les jeunes engagés britanniques sont issus de milieux assez favorisés ; Middle Class des villes et des campagnes de la Sweet Anglia, petite et moyenne bourgeoisie, même si l’on trouve une honorable proportion de Skilled workers. Le milieu politique dans lequel ils ont été éduqués est en majorité conservateur (Torry) ou Libéral (Liberal). Et pour reprendre les mots de Bernard Cotret, c’est toute une classe et une génération qui a été bercée par la grandeur de l’Empire britannique alors à son apogée. On leur a donc inculqué la conscience de défendre la civilisation britannique.
Placés sous la férule d’un sous-officier instructeur, les jeunes engagés suent sang et eau dans des exercices physiques à côté de l’instruction au maniement des armes.

L’Armée Britannique compte néanmoins de très beaux Regiments, notamment les Border ou le Lincolnshire Regiment qui s’est particulièrement distingués en Inde ou au Soudan. Mais ce sont les Guards (Coldstream, Grenadiers, Scots, Welch et Irish) qui sont réputés être les meilleures unités à pied royales, pétries de traditions presque tricentenaires comme les Coldstream, Scots et Grenadiers Guards. Les officiers sont pratiquement tous issus de la noblesse et de l’aristocratie britannique et sortis des très prestigieux et très sélectifs Colleges du Royaume (Eton, Aldershot…). Les benjamins de ce corps prestigieux étant les Irish Guards puisqu’ils ont été levés en 1901 sur ordre spécial de la Reine Victoria en raison de la bravoure d’engagés irlandais (Ulster et Eire confondus) lors de la bataille du Cap contre les Boers. Les Irish Guards sont notamment la seule unité prestigieuse à ouvrir le recrutement aux Catholiques irlandais (soldats et officiers) aux côtés des Anglicans et Presbytériens d’Ulster. Le fils de Rudyard Kipling, Jack, servira au sein de ce Regiment.

Officiers

Officiers

Par tradition, le Corps des officiers de Sa Majesté George V est beaucoup plus hétérogène. On compte certes une part de Lieutenants ou de Captains (Regular et Territorial) confondus qui sont des sous-officiers montés en grade pour leur bonne conduite dans les guerres coloniales en Afrique. Mais les officiers de 1914 sont en très grande partie issus de la Gentry (noblesse terrienne), de l’Aristocratie et de la Haute-bourgeoisie financière, industrielle et banquière. C’est donc ces trois milieux qui peuplent les classes de la prestigieuse Académie de Sandhurst. Toutefois, on peut voir des personnalités issues de la Middle Class entrer à Sandhurst ou être engagés comme officiers grâce à leurs qualités et à leurs compétences professionnelles. C’est notamment le cas de John Frederick Fuller, l’un des pères de l’Armée blindée britannique.

4 – RECRUTEMENT

* Royaume-Uni

En ce qui concerne le recrutement, l’Armée de George V ressemble assez bien à celle de son cousin Guillaume II. Les Regiments sont levés par Comté (Shire) par amalgame des effectifs recrutés dans les villes moyennes et petites. Cette méthode de recrutement volontairement localisée donne ainsi naissance aux « Pals » ou « Chums Battalions » ; littéralement les « Bataillons d’amis ». On pense qu’un soldat engagé avec ses amis bien mieux intégré à une unité de combat et fera montre de meilleures qualités au feu.

Pour une grande ville comme Londres, on recrute par quartiers. Chaque jeune engagé rejoint donc son Regiment (unité administrative héritée du XVIIe siècle) avant d’être rattachée à un Battalion (unité tactique de combat). La majorité des Regiment porte le nom du Comté ou de la Ville (Lincoln, Bedford, Durham, Dorsetshire, Devonshire, Suffolk, Lancashire, London, Connaught…) où il a été formé. Exceptions faires pour les King’s Own ou Queen’s Regiments, comme pour certains Regiments écossais, irlandais et gallois qui portent les appellations « Scots », « Scottish », « Irish » et « Welch ». D’autres enfin portent le nom de leur fondateur historique, tels les Duke of Wellington’s et Duke of Cornwall’s.
Les volontaires de 1914 intègrent en majorité les Line Regiments, c’est-à-dire les unités de combats d’infanterie légère. D’autres rejoindront les tout nouveaux Machine Gun Battalions concentrant plusieurs compagnies de mitrailleurs qui seront répartis ensuite au sein d’une division. Les Guards ne lèveront aucun nouveau Battalions et recruteront sur des critères précis.

** Commonwealth et colonies

Au déclenchement de la Guerre, les gouvernements des Dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande…) veulent montrer leur allégeance à la Couronne en décrétant la levée de volontaires pour combattre en Europe. Si les Australiens et les Néo-Zélandais n’arriveront qu’en 1916, les Canadiens arriveront en Artois, en Flandres et en Picardie dès la fin 1914. Si les Dominions disposent de petits pendants de la Regular Army britannique, le recrutement des volontaires se fait selon le même mode qu’au Royaume-Uni. Les motivations sont assez diverses, notamment en Australie : loyauté, goût pour l’aventure, solde….

Soldats indiens

Soldats indiens

Concernant l’Inde, son statut de Colonie et la méthode de gouvernement de Londres demandent une méthode de recrutement différent. Si l’India Army comptant une forte proportion de soldats de Métropole est immédiatement mobilisée, le commandement des Indes y associe des Regiments indigènes recrutés dans les ethnies du sous-continent considérées comme guerrières, bien souvent selon des clichés « raciaux » mais aussi par volonté de diviser les potentats locaux. Les Britanniques mobilisent ou lèvent alors des Regiments et Battalions de Sikhs, Rajpoutes, Gourkhas et Jats.

3 – L’UNIFORME ET ÉQUIPEMENT INDIVIDUEL

S’il n’a pas une formation tactique aussi poussée que son adversaire allemand, le fantassin britannique est pour autant plutôt bien équipé. Les enseignements de la Guerre de Boer ayant porté leur fruit, la Kitchener’s Army a adopté l’uniforme kaki en feutre, très discret en campagne. Le Tommy est vêtu, d’une chemise en coton comme d’une Battledress composée d’abord d’une tunique longue à col fermé, serrée par un ceinturon de cuir et fermée par des boutons en laiton frappés des insignes de son Regiment. La Battledress est complétée par un pantalon (Trouser) resserré aux jambes par des bandes molletières en laine. Les officiers portent quant à eux une tunique à col croisé pour laisser apparaître les insignes de leur Regiment ou de leur arme, ainsi que leur cravate, marque de distinction. La Battledress des officiers est aussi fermée par le ceinturon mais aussi par un baudrier en cuir. Pour tous, les chaussures utilisées sont en fait des brodequins de cuir aux semelles cloutés. Contrairement aux Allemands et comme les Français, les sous-officiers et officiers portent leur insignes de grades sur des pattes d’épaules. Les sous-officiers arborent aussi leurs chevrons distinctifs cousus sur les manches. Les insignes de divisions et les marques de brigades seront cousus sur la manche droite.

Les soldats écossais, très imprégnés de leurs traditions, peuvent parfois porter le Kilt. En matière de coiffe, ils portent soit un large béret arborant le Tartan du clan et l’insigne du Regiment, soit le Glengarry, sorte de calot arborant insignes et couleurs du Regiment (souvent porté par les officiers).

Pour coiffure, les soldats britanniques portent d’abord une casquette (Cap) arborant le Cap badge (insigne) du Regiment. Mais dès le début de 1915, le fameux casque plat « Brodie » fera son apparition. S’il n’est pas le plus protecteur, il a une signification historique précise. En effet, il est fortement inspiré du casque des archers anglais de l’Epoque médiévale.  Enfin, pour le mauvais temps et le froid, les soldats britanniques portent une longue capote en feutre.

Pour les forces des Commonwealth (Canada, Australie, Inde, Nouvelle-Zélande), l’uniforme varie assez peu, seulement au niveau de la coiffure. Les fantassins canadiens ressemblent en tout point aux Britanniques ou même aux Ecossais pour certains Regiments. Les soldats Australiens et Néo-Zélandais arborent des chapeaux en feutre à larges bords protégeant du soleil et de la pluie, comme le Tin Hat ou Army Sloutch hat australien. Quant aux Indiens, qu’ils soient Sikhs, Jats ou Gurkhas, ils arborent leurs coiffures traditionnels (turban pour les Sikhs par exemple).

Pour l’équipement individuel, rien de bien variable avec ses homologues français ou allemands (havresac, couverture, effets personnels, gourde, cartouchières, etc.). Toutefois, les Britanniques apprécient de porter leur cartouchière en bandoulière et non au ceinturon, ce qui n’est toutefois pas sans quelques risques.

Si elle n’a pas le niveau technique et tactique de son adversaire germanique, l’Infanterie britannique et du Commonwealth est toutefois bien armée et bien équipée. En matière d’armement individuel les soldats et sous-officiers sont armés du très bon fusil Short Magazine Lee Enfield (SMLE) Mark III Mle 1907 de calibre 0.303 (7,7 mm), conçu par l’Arsenal royal d’Enfield pour remplacer le Lee Metford.  D’un poids équivalent au Mauser allemand (4 kg), doté d’un système de verrouillage rotatif, c’est un fusil robuste et facile d’emploi à la portée pratique de 1,83 km. Un très bon tireur peut tuer ou blesser un ennemi à 500 m.
Smle Les officiers britanniques sont quant à eux armés du revolver d’ordonnance Webley Mark III, IV ou V Calibre 38. Contrairement à leurs homologues français, ils sont armés du sabre seulement à la parade.
Du côté des mitrailleuses, les Britanniques répliquent à la Maxim allemande avec la Vickers Mark I ou II calibre .303 (7,7 mm). D’un poids de 31 kg, elle reprend en grande partie les mécanismes de recul, d’approvisionnement ou de refroidissement par eau du modèle allemand (voir article sur les fantassins allemands).
Vickers_machine_gun_crew_with_gas_masksMais la robuste Vickers reste une arme à but défensif. Toutefois, comprenant l’intérêt des mitrailleuses légères portatives pour appuyer l’infanterie, l’infanterie britannique commence à doter certains Battalions de la mitrailleuse légère Lewis Gun Mark I .303. Très populaire car pouvant être utilisée partout, elle sera plus largement diffusée dès 1915.
lewis-dutch[Suite]

Partager :

  • 44Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)44
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
3 août 1914 : Mobilisation en Grande-Bretagne

3 août 1914 : Mobilisation en Grande-Bretagne

Tout d’abord, comme nous l’avons montré dans l’article consacré aux fantassins britanniques publié en mars, la mobilisation en Grande-Bretagne sera de toute autre nature qu’en France, en Allemagne ou en Russie. Cela pour deux raisons principales ; premièrement, l’opinion et les Cabinets Campbell-Bannermann et Asquith ne sont pas favorables à une intervention…

3 août 2014

Dans « Non classé »

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 5

Chroniques des Dardanelles (1915-2015) – 5

– RASSEMBLEMENT DES FORCES TERRESTRES 1 – Les Britanniques – Le 22 mars, lors d’une réunion à bord du « Queen Elizabeth », John de Robeck prend la décision de lancer une opération combinée avec l’aide de l’Armée de terre. Son chef d’état-major, l’énergique Commodore Roger Keyes estime cependant que les détroits…

13 avril 2015

Dans « Non classé »

Fantassins de 1914 - Les Serbes (4)

Fantassins de 1914 – Les Serbes (4)

Haranguant ses soldats fin 1915 avant l’assaut contre Belgrade, le grand général allemand August von Mackensen affirmait sans ambages : « Soldats, ce ne sont ni des Anglais, ni des Français ni des Russes que nous allons devoir affronter, ce sont des Serbes qui lutteront jusqu’au bout car ils défendent leur terre ! »…

9 mars 2014

Dans « Non classé »

16 janvier 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

4 juin 1814 : Louis XVIII promulgue la Charte Constitutionnelle

by adminfhesp 9 janvier 2011

Alors que Napoléon est en exil à l’île d’Elbe, Louis XVIII fait promulguer cette Charte dans un souci d’achever le cycle des changements de régime et de gouvernement, de réconcilier la Nation avec le Roi et de rétablir la Paix nécessaire à la France comme au reste de l’Europe.

Dans le préambule, Louis XVIII indique que la nouvelle Monarchie est consciente des changements intervenus en France depuis 1789 : Nous avons dû, à l’exemple des rois nos prédécesseurs, apprécier les effets des progrès toujours croissants des lumières, les rapports nouveaux que ces progrès ont introduits dans la société, la direction imprimée aux esprits depuis un demi-siècle, et les graves altérations qui en sont résultées : nous avons reconnu que le voeu de nos sujets pour une Charte constitutionnelle était l’expression d’un besoin réel… Ainsi, les Articles 1 à 5 reconnaissent l’Egalité des Sujets devant la Loi, la libre admission aux emplois civils et militaires, la garantie de la liberté individuelle et la liberté de conscience, même si sur ce dernier point La religion Catholique, Apostolique et Romaine est la religion de l’État (Art.6).
Toutefois, dans un sens, si le texte prend en compte ce qui s’est passé depuis vingt-cinq ans, mais nie d’une certaine manière la révolution car Louis se dit le successeur de son neveu qui est mort en 1795.

En outre, si le Souverain (personne inviolable et sacrée – Art.13 – dont la justice émane – Art.57) reconnaît le pouvoir d’une Assemblée (devant laquelle il s’engage à respecter la Charte constitutionnelle), c’est bien lui qui accorde et octroie et non pas une Assemblée qui lui accorde ou lui octroie. Et c’est aussi lui qui veut rétablir la paix et la concorde entre ses sujets : Heureux de nous retrouver au sein de la grande famille, nous n’avons su répondre à l’amour dont nous recevons tant de témoignages, qu’en prononçant des paroles de paix et de consolation. Le vœu le plus cher à notre cœur, c’est que tous les Français vivent en frères, et que jamais aucun souvenir amer ne trouble la sécurité qui doit suivre l’acte solennel que nous leur accordons aujourd’hui.

D’autre part, du point de vue gouvernemental, la Charte est octroyé après que le Roi est renvoyé le Sénat et sa constitution. Notons que ladite Charte maintient l’Assemblée – ou Chambre des Députés et des Départements – avec chaque député élu au suffrage censitaire pour cinq ans, mais institue une Chambre des Pairs portion essentielle de la puissance législative (Art.29). En outre, ce sont les députés qui sont responsables devant le Roi qui propose les lois (Art. 16), même si comme le dit l’Article 15 la puissance législative s’exerce collectivement par le roi, la Chambre des pairs, et la Chambre des députés des départements. Autre subtilité définit par l’Article 19 : Les chambres ont la faculté de supplier le roi de proposer une loi sur quelque objet que ce soit, et d’indiquer ce qu’il leur paraît convenable que la loi contienne.

En voici maintenant quelques autres extraits :

Article 50. – Le roi convoque chaque année les deux Chambres ; il les proroge, et peut dissoudre celle des députés des départements ; mais, dans ce cas, il doit en convoquer une nouvelle dans le délai de trois mois.

Article 51. – Aucune contrainte par corps ne peut être exercée contre un membre de la Chambre, durant la session, et dans les six semaines qui l’auront précédée ou suivie.

Article 52. – Aucun membre de la Chambre ne peut, pendant la durée de la session, être poursuivi ni arrêté en matière criminelle, sauf le cas de flagrant délit, qu’après que la Chambre a permis sa poursuite.

Article 53. – Toute pétition à l’une ou l’autre des Chambres ne peut être faite et présentée que par écrit. La loi interdit d’en apporter en personne et à la barre.

Des ministres

Article 54. – Les ministres peuvent être membres de la Chambre des pairs ou de la Chambre des députés. Ils ont en outre leur entrée dans l’une ou l’autre Chambre, et doivent être entendus quand ils le demandent.

Article 55. – La Chambre des députés a le droit d’accuser les ministres, et de les traduire devant la Chambre des pairs qui seule a celui de les juger.

Article 56 . – Ils ne peuvent être accusés que pour fait de trahison ou de concussion. Des lois particulières spécifieront cette nature de délits, et en détermineront la poursuite.

De l’ordre judiciaire

Article 58. – Les juges nommés par le roi sont inamovibles.

Article 59. – Les cours et tribunaux ordinaires actuellement existants sont maintenus. Il n’y sera rien changé qu’en vertu d’une loi.

Article 60. – L’institution actuelle des juges de commerce est conservée.

Article 61. – La justice de paix est également conservée. Les juges de paix, quoique nommés par le roi, ne sont point inamovibles.

Article 62. – Nul ne pourra être distrait de ses juges naturels.

 

Droits particuliers garantis par l’État

Article 69. – Les militaires en activité de service, les officiers et soldats en retraite, les veuves, les officiers et soldats pensionnés, conserveront leurs grades, honneurs et pensions.

Article 70. – La dette publique est garantie. Toute espèce d’engagement pris par l’Etat avec ses créanciers est inviolable.

Article 71. – La noblesse ancienne reprend ses titres. La nouvelle conserve les siens. Le roi fait des nobles à volonté ; mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs, sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société.

Article 72. – La Légion d’honneur est maintenue. Le roi déterminera les règlements intérieurs et la décoration.

 


Source :

– www.conseil-constitutionnel.fr

Et merci à Vianney pour ses explications et éclaircissement. Amicalement

 

Partager :

  • 18Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)18
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

14 juillet 1223 : Mort du Roi Philippe Auguste 2/2

– LE DIMANCHE DE BOUVINES La Flandre connaît un basculement politique. Baudouin de Hainaut, beau-père de Philippe Auguste, est capturé lors de la Quatrième Croisade et Philippe de Courtenay-Namur, frère de Baudouin, jure fidélité au Roi de France, pendant que Jehanne de Namur épouse Ferrand de Flandres. Le Saint-Empire connaît…

14 juillet 2015

Dans « Non classé »

Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

Consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

A l’approche de la fête chrétienne de l’ Assomption ( montée au Ciel de Marie, la mère du Christ), France-Histoire Espérance publie en intégralité la déclaration officielle du roi Louis XIII qui consacra la France à la sainte Vierge le 10 février 1638. « Louis, par la grâce de Dieu, roi de France…

10 août 2012

Dans « Non classé »

Mort de Louis XVI

Mort de Louis XVI

Louis XVI fut guillotiné le 21 janvier 1793, Place de la Révolution ( actuelle Place de la Concorde)  Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute ; je pardonne aux auteurs de ma mort ; je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France. »…

20 janvier 2012

Dans « Non classé »

9 janvier 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Jean d’Ormesson : « Une autre histoire de la littérature française »

by adminfhesp 8 janvier 2011

En deux tomes, l’académicien nous fait partager son amour pour les lettres et nous livre un panorama des auteurs et des oeuvres incontournables de la littérature française, qui continuent à faire rayonner la culture de notre beau pays.

Mais laissons la parole à  l’auteur de cette « autre histoire de la littérature », qui mériterait lui-même d’en faire partie…

« En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d’obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n’a pas d’autre ambition que d’inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les œuvres passées ici en revue. Si elle donne à quelques jeunes gens d’aujourd’hui l’envie d’ouvrir un roman de Stendhal ou de Queneau ou de découvrir un poème d’Aragon, l’auteur aura atteint son but. Il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir. La méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier : présenter en quelques mots l’écrivain et son œuvre ; les situer dans leur temps ; tâcher de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté ; montrer ce qui fait leur importance, et mieux encore leur charme ; donner quelques exemples de leur manière et de leur génie. je ne parle pas des vivants, parce que la mort et le temps n’ont pas pu accomplir leur travail de faucheur, de crible, de critique et d’arbitre ; et je parle des morts comme s’ils étaient vivants. Et s’il fallait résumer en deux mots l’image que nous nous faisons de la littérature française, nous dirions : le plaisir et le style. »

Le « plaisir » et le « style », s’est aussi ce qui caractérise  cette belle histoire de la littérature. Bien plus qu’un simple ouvrage de vulgarisation, elle nous donne envie d’aller plus loin et de s’abreuver un peu plus des immenses auteurs de notre pays.

Jean d’Ormesson

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Jean Raspail : Prophète désespéré de notre temps ?

Nous réagissons à un bel article publié récemment sur http://www.ndf.fr/ de Gabriel Privat sur un auteur français trop ignoré de nos jours. Malgré le monde moribond dépeint lucidement  par Raspail,  l’espérance n’en demeure pas pour autant totalement absente. Comme nous aimons à le rappeler sur FHE la véritable espérance c’ est  bien « désespoir surmonté » (…

19 mai 2014

Dans « Non classé »

« Faire commencer l’histoire de France il y a deux siècles, c’est une imposture » Philippe de Villiers

Voici quelques extraits d’un entretien récent paru sur http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/ L’auteur du Roman de Jeanne d’Arc (Albin Michel, 2014) insiste sur l’urgente nécessité de renouer avec notre histoire ! — Que faut-il pour que les gens aient envie de leur propre histoire ? — Il faut un préalable. Qu’on cesse de dire…

31 décembre 2014

Dans « Non classé »

Edito FHE: Cette année, prenez un

Edito FHE: Cette année, prenez un « bain » d’histoire de France avec Bainville !

N’en déplaise aux contempteurs de l’histoire de France et autres pourfendeurs du « Roman national », FHE mettra bien à l’honneur, cette année, le grand historien et écrivain français, Jacques Bainville,  connu – entre autres – pour sa magistrale Histoire de France , parue en 1924.                  …

23 août 2015

Dans « Edito… »

8 janvier 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

17 octobre 1982 : Mort du Général Antoine Béthouart

by adminfhesp 3 janvier 2011

Né en 1889 à Dole dans le Jura, fils d’un commissaire aux hypothèques, Antoine Béthouart entre à l’Ecole de Saint-Cyr en 1909. Il a notamment comme camarades de promotion un certain Charles de Gaulle et Alphonse Juin.

Gal_Bethouard_4121– Sorti de Saint-Cyr en 1912 au sein de la Promotion « du Fez », il est versé au 152e Régiment d’Infanterie basé dans les Vosges. D’abord chef de section en août 1914, il combat successivement en Alsace-Lorraine, à Verdun, sur la Somme, au Chemin-des-Dames, dans les Flandres (Mont-Kemmel) et termine la Grande Guerre avec le grade de Capitaine. Ses qualités de chef lui ont valu la Croix de Guerre, trois citations,  la Légion d’Honneur et trois blessures.

– En convalescence à la fin de 1918, il est ensuite envoyé en mission auprès de la toute jeune armée finlandaise. Breveté de l’École de Guerre en 1922, il sert à l’état-major du XIIe Corps d’Armée avant d’être affecté au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins basé à Villefranche-sur-Saône (1924). Promu chef de Bataillon en 1928, il est envoyé au Royaume de Yougoslavie en tant qu’attaché militaire. Il y reste jusqu’en 1938.

– Après avoir été promu Lieutenant-Colonel, Antoine Béthouart prend le commandement de la 5e Demi-Brigade de Chasseurs Alpins basée d’abord à Chambéry et transférée ensuite sur la Ligne Maginot. En 1939, il prend le commandement de la Brigade de Haute-Montagne qui doit d’abord partir en Finlande afin de prêter main-forte à la petite armée du Maréchal von Mannerheim qui résiste très bien à l’Armée Rouge (rappelons qu’à l’époque Staline est allié de Hitler suite à la signature du Pacte de non-agression de septembre 1939). Mais en avril 1940, un nouvel ordre parvient à Béthouart ; il doit expédier son unité en Norvège car les Allemands ont agressé ce pays jusque-là neutre. Un corps expéditionnaire franco-britannique est alors formé, afin de couper la route du fer à Hitler.

– Antoine Béthouart, promu pour la circonstance Général de Brigade commande le Corps Expéditionnaire français formé des 6e et 27e Demi-Brigades de Chasseurs Alpins, de la 13e Demi-Brigade de la Légion étrangère de Ralph Monclar et de la 14e Compagnie antichar divisionnaire.
L’embarquement a lieu le 12 avril 1940 et le Corps Expéditionnaire arrive en vue des côtes norvégiennes les 19-20 avril. L’objectif de Béthouart est le port de Narvik, point de départ des convois de minerais. En coopération avec les Britanniques, les Polonais de la Brigade de Zygmunt Bohusz-Szysko et les forces norvégiennes, le Corps Expéditionnaire français combat avec succès contre les Fallschirmjäger (parachutistes) et Alpen-Jäger (troupes de montagne) d’Eduard Dietl. Béthouart s’empare successivement de Namsos, Bjervik et Narvik. Le 28 mai 1940, les forces de Dietl sont repoussées sur la frontière suédoise.
Antoine Béthouart vient alors de remporter l’unique victoire française du printemps 1940.

– Le 7 juin 1940, après avoir été rappelé en urgence en France par le Commandement, Béthouart évacue ses forces sans pertes. Narvik doit malheureusement être abandonnée.
Le Corps Expéditionnaire français en Norvège accoste ensuite en Angleterre. La majorité des hommes choisissent de retourner en France et Béthouart les suit.

– De 1940 à 1942, Antoine Béthouart reste légaliste vis-à-vis du Maréchal Pétain mais attend le moment de reprendre le combat. Affecté au Maroc en juillet 1940, il Commande la Subdivision de Rabat avant d’être nommé Président de la Commission d’Armistice de Casablanca. Le Protectorat du Maroc est alors administré par le Résident Charles Noguès. Avant l’Opération Torch, le Général Béthouart participe aux préparatifs du débarquement allié. Lorsque les Américains de Clark débarquent au Maroc, Béthouart tente en vain de convaincre Noguès de se rallier aux Alliés et est incarcéré à Meknès.

– Libéré quatre jours plus tard, Antoine Béthouart est promu Général de Division par Giraud et prend la tête de la Mission Militaire Française à Washington, en charge de négocier le rééquipement de l’Armée d’Afrique avec le Commandement américain, qui il faut le dire, se montre d’abord réticent. Il s’implique aussi dans la fusion, souvent houleuse, entre l’Armée d’Afrique restée jusque-là fidèle à Vichy et les FFL.
En 1943-1944, membre de l’État-major de la Défense Nationale à Alger, Béthouart est promu au grade de général de Corps d’Armée et doit accompagne de Gaulle dans plusieurs voyages, dont notamment celui en Normandie (juin 1944).

En août 1944, Antoine Béthouart prend le commandement du Ier Corps d’Armée français, pièce majeure de la Ire Armée Français du Général de Lattre de Tassigny. Après la libération de la Provence et la remontée de la Vallée du Rhône, le Ier Corps d’Armée français participe à la trouée de Belfort. Le Ier CA comprend alors la 3e Division d’Infanterie Algérienne (Augustin Guillaume), la 9e Division d’Infanterie Coloniale (Joseph Magnan), la 5e Division Blindée (de Vernejoul), le Groupement de Tabors Marocains (GTM – Hogard), ainsi les unités de choc du Colonel Fernand Gambiez (Commandos d’Afrique, Bataillon de Choc, Commando Jeanson-de-Sailly et Corps Franc Pommiès).

– En novembre 1944, Béthouart mène son Ier Corps dans les combats au sud des Vosges (3e DIA et unités de choc) contre la 19. Armee allemande de Friedrich Wiese (Oderen, Le Thillot – Château-Lamber et la Crête des Vosges). Ces opérations sont en fait effectuées pour retenir les Allemands, car du 14 au 18 novembre, la 5e DB et la 9e DIC réussissent la trouée de Belfort qui libère Héricourt, Montbéliard et Belfort. Fort de ce succès, Béthouart peut ensuite annoncer à de Lattre que Mulhouse peut-être libérée, ce qui est fait le 19. Cela permet aussi aux Français de mettre le pied sur le Rhin.

– Le Ier Corps d’Amée participe activement à la Campagne d’Alsace de 1944-1945, avec la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (Carpentier), la 9e DIC, la 4e Division Marocaine de Montagne (Navereau) et la 1re Division Blindée (Touzet du Vigier). Béthouart lance ses hommes à l’attaque le 20 janvier 1945 dans un temps épouvantable, au milieu d’un terrain peu manœuvrable car parsemé de bois, de terrils et de villages, et face à des Allemands particulièrement combatifs. Finalement, au début de février, Béthouart réussit à nettoyer toutes les zones de résistance allemande comprises entre le massif vosgien et le canal Rhin-Rhône.

– Le 16 avril 1945, le Ier Corps d’Armée français passe le Rhin et se rue sur la Forêt Noire. Les Français s’enfoncent alors jusqu’au Danube qui est atteint le 21 avril. Les anciens maquisards, métropolitains et africains du Ier CA cessent tout combat le 6 mai en Autriche, sur les pentes de l’Arlberg.

– Après avoir reçu ses cinq étoiles de Général d’armée, Antoine Béthouart est nommé Haut-Commissaire en Autriche et se charge de l’administration d’occupation dans ce pays.

– Il quitte l’Armée en 1950 et se lance dans une carrière politique et notamment de Sénateur des Français de l’étranger, mandat qu’il conserve jusqu’en 1957. Quittant la politique, il s’adonne à des activités d’ordre littéraire et associatif.

– Il décède le 17 octobre 1982 à Fréjus.

Lire :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Tome 1, Larousse, Paris
– BERNARD Vincent : La bataille des Vosges, in Ligne de Front, N°45, Sept-Oct. 2013
– http://www.ordredelaliberation.fr

 

Partager :

  • 19Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)19
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Ralph Monclar

Ralph Monclar

Personnage à la vie digne d’un roman de guerre, Monclar reste une figure marquante de la Légion Etrangère du XXe siècle. S’il n’eut pas la science militaire d’un de Lattre ou d’un Leclerc, il n’empêche qu’il s’avéra un remarquable meneur d’homme doublé d’un soldat particulièrement courageux. – De son vrai…

3 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général Paul Lengentilhomme

Général Paul Lengentilhomme

Fils d’un receveur des contributions directes normand, Paul Louis Victor Marie Legentilhomme voit le jour à Valognes (Manche) le 26 mars 1884. Après sa scolarité, il intègre l’Ecole de Saint-Cyr dans la Promotion « La Dernière du vieux Bahut » en 1905. A sa sortie en 1907, il choisit l’Infanterie et se…

23 mai 2014

Dans « Non classé »

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

3 janvier 2011
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Bataille du Monte Cassino (Troisième Partie) : 19-20 mai 1944, la Ligne Gustave est enfoncée

by adminfhesp 26 novembre 2010

A partir de la fin du mois de mars, les Alliés prennent le temps de refaire leurs forces et de mettre au point leur dernier plan. Mais l’idée principale retenue fut celle du Général Alphonse Juin. Le commandant du CEF préconise de déplacer l’axe de percée et d’opérer un crochet par les Monti Aurunci et de forcer le cours du Garigliano avec ses troupes de Montagne afin de percer la ligne Gustav. Pour l’assaut, Juin met en lice la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (DIM) de Dody, la 4e Division Marocaine de Montagne (DMM) de François Sevez, la 3e Division d’Infanterie Algérienne (DIA) de Joseph de Goislard de Montsabert, la 1re Division de France Libre (DFL, motorisée) du Général Diego Brosset, le Groupement des Tabors Marocains (GTM) d’Augustin Guillaume et l’artillerie du CEF.

Simultanément, la VIIIth Army britannique d’Oliver Leese, à droite, (XIIIth Corps de Kirkman et IInd Corps Polonais d’Anders) doit forcer le Rapido et conquérir le Monastère, après que la Vth US Army (gauche) établisse la liaison avec Leese afin d’atteindre la poche d’Anzio qui tient isolée dans le flanc gauche (ouest) du Heeres-Gruppe G depuis janvier 1944. Clark doit attaquer sur un front de 32 km qui va de Cassino à l’Adriatique. Le retour du beau temps permet aux Alliés de redéployer leurs forces avec d’importants moyens. L’Opération es baptisée « Diadem ».

A la moitié du mois de mars 1944, le Général Władysław Anders (1892-1970), commandant le IIe Corps d’Armée Polonais et son chef d’état-major, le Colonel Stanislaw Wisniowski, rencontrent le General Oliver Leese pour se concerter sur l’attaque que doivent mener les Polonais. Leese confie alors à Anders le tâche de conquérir le Monte Cassino.

Wladyslaw Anders

Wladyslaw Anders

En avril-mai 1944, la VIIIth Army effectue ses déplacements pendant la nuit seulement. Anders ordonne à ses unités de garder le silence radio et de camoufler les postes de commandements. Pendant ce temps, les divisions britanniques du XIIIth Corps  (4th et 78th Divisions et 8th Indian Division) de Sydney Kirkman s’entraînent à traverser le Rapido et le Garigliano derrière la ligne de front. La réussite de la manœuvre du IInd Corps Polonais et du XIIIth Corps de Kirkman doit être l’une des clés du succès.


1 – L’Assaut du CEF 

L’assaut des Français est déclenché le 11 mai avec un formidable tir de barrage d’artillerie (2 000 canons mis à la peine). Mais les obus alliés matraquent des crêtes très bien fortifiées et ne causent que peu de dommages aux Allemands. Les tirailleurs de Dody (4e, 5e et 8e RTM) et de Sevez (1er, 2nd et 6e RTM) s’élancent ensuite dans l’obscurité pour livrer un féroce combat rapproché avec les Landsers et Grenadiere du XIV. Panzer-Korps de von Senger und Etterlin. On doit dégager des positions à la grenade et à la baïonnette dans une grande confusion. Finalement, juin décide de retirer ses deux divisions sur leurs bases de départ et de repartir à l’assaut le lendemain.

Artillerie de la 2nde DIM en action contre les positions allemandes

Artillerie de la 2nde DIM en action contre les positions allemandes

Le 12-13 mai donc, le GTM de Guillaume franchissent les montagnes qui longent la vallée du Liri mais ne rencontrent aucune résistance de la part des Allemands. Ceux-ci pensaient qu’il était impossible de franchir un terrain aussi accidenté. Les Marocains ont prouvé le contraire. Débordés sur leur flanc, les forces allemandes sont forcées de se retirer. La percée est obtenue, et la 4e DMM, épaulée par la 2e DIM de Dody et la 1re DFL de Brosset (devenue Division Française Motorisée), s’engouffre immédiatement dans la brèche ; 3e Régiment de Spahis Marocains (RSM) en tête. De son côté la 3e DIA de Montsabert prend Castelforte, ce qui lui permet de franchir le Garigliano.
De son côté, le 4e RSM du Colonel de Lambilly s’empare de Castelforte sur le Garigliano après de durs combats. Le Colonel de Lambilly est tué et remplacé par le Chef d’Escadron Dodelier. Néanmoins, le 4e RSM ouvre la voie de la Vallée de l’Aurente et accroche la route d’Ausonia.

Insigne de la 4e Division Marocaine de Montagne

Insigne de la 4e Division Marocaine de Montagne

Les 13-14 mai, Juin exploite immédiatement les succès des ses unités. Il fait appuyer l’assaut des Goumiers et Tirailleurs Marocains par un adroit barrage roulant derrière lequel progressent les fantassins. Résultat, le 13 mai toujours, les soldats du Général Dody accrochent et escaladent le Monte Maio (940 m) et y plantent le drapeau français. La percée est obtenue définitivement.

Plus tard le même jour, les forces motorisées françaises prennent Sant Andrea sur le Garigliano pendant que les Goumiers et Tabors franchissent le reste des Monts Arunci sans rencontrer de résistance et poussent jusqu’à San Giorgio. Juin peut alors réaliser son projet ; attaquer Cassino par le sud –  via Casilina – à travers les Monts Arunci

Insigne de la 2nde Division Marocaine de Montagne.

Insigne de la 2nde Division Marocaine de Montagne.

Cherchant alors à gagner du temps, le 17 mai, Albert Kesselring (commandant du Heeres-Gruppe G) autorise von Vietinghoff-Scheel (X. Armee) et von Senger und Etterlin (XIV. Panzer-Korps) à retirer leurs forces sur la seconde ligne de défense constituée, la Hitler Linie, plus au nord

 

2 – L’assaut des Britanniques et des Polonais

Le 11 mai 1944, à 23h00, 1 060 canons et obusiers de la VIIIth Army, ainsi que 600 pièces de la Vth Army pilonnent les positions allemandes pendant une heure et demie. A l’aube, les forces du IInd US Corps de Keyes démarrent leur assaut. La 85th Division de John B. Coulter et la 88th de John E. Sloan remportent quelques succès mais leur rôle est de créer un abcès de fixation pour les Allemands afin de permettre aux Français de Juin d’opérer leur manœuvre avec succès. En effet, pendant le même temps, la 4e Division Marocaine de Montagne du Général François Sevez (1891-1948) et les trois GTM s’avancent vers les Monts Arunci. Dans le même temps, la 4th Division britannique deWard et la 8th Indian Division de Dudley-Russell (XIIIth Corps) traversent le Rapido au sud de Cassino et prennent position sur le bord opposé. Les Royal Engineers de Dudley-Russell réussissent aussi à installer un pont Bailey (1) sur le Rapido, permettant ainsi à la 1st Canadian Armoured Brigade de Murphy. Le 12 mai, à 01h00 du matin les soldats polonais du IIe Corps avec la 3e Division « Karpatja » (Carpates) de Bronislaw Duch et la 5e « Kreszewa » (Confins) de Nikodem Sulik démarrent leur attaque à 517 mètres d’altitude pour s’emparer de la « colline du fantôme » (Widmo) ainsi que la Cote 593 (Monte Calavario).

La 3e Division des Carpates de Sulik réussit à atteindre le Monte Calavario mais est durement repoussée par une contre-attaque du Fallschirm-Regiment 4 de l’Oberst Ludwig Heilmann.  Mais les Polonais, ivres de revanche depuis 1939, relancent follement leur assaut. Sur les pentes du Monte Calavario, de violents combats ont lieu à l’arme automatique, à la baïonnette et à la grenade. Des deux côtés les pertes sont lourdes. Les Polonais doivent se retirer après avoir perdu en tout 3 503 soldats et sous-officiers, ainsi que 281 officiers.

Le 12 mai, les têtes de ponts indiennes et britanniques subissent de violentes contre-attaques du XIV. Panzer-Korps mais tiennent bon au prix de furieux engagements. Toutefois, les efforts Anglo-Indiens ne sont pas vains puisque les têtes de ponts s’agrandissent.
article-0-08503268000005dc-263-38109.jpg34640Le 15 mai, la 78th Division « Battleaxe » britannique de Keightley réussi à prendre Sant’Angelo et effectue un mouvement tournant qui isole Cassino de la vallée du Liri. Pendant ce temps, la 8th Indian Division de Dudley-Russell conquiert la ville de Pignarato. Le 16, la 5e Division Polonaise « Kreszewa » de Nikodem Sulik réussit à contrôler la pente sud du Monte Calavario. Le 17 mai, Anders relance ses troupes à l’assaut des montagnes jouxtant le Monte Cassino qui remportent plusieurs succès. Von Senger und Etterlin estime qu’il est temps de quitter le secteur qui tourne au désavantage des forces allemandes. Le lendemain, la 78th Division et la 3e « Karpatja » font leur jonction sur le Liri à deux kilomètres du Monte Cassino. Mais les derniers Fallschirmjäger de Richard Heidrich ont déjà évacué le secteur.

Dans la matinée, le 12e Régiment de Hussars de Podolie, unité de reconnaissance de la 3e Division des Carpates, pénètre dans les ruines du monastère qui sont vides. Les Polonais hissent alors le drapeau national sur les ruines du monastère. Et un clairon joue le Hejnal Mariacki (2).

Soldat Polonais du 12e Régiment de Lanciers de Podholie au pied de l'Abbaye du Monte Cassino

Soldat Polonais du 12e Régiment de Lanciers de Podholie au pied de l’Abbaye du Monte Cassino

 

1. Ponts à la structure d’acier et au plancher en bois facilement transportables par camions. Conçus par l’ingénieur du War Office Donald Bailey.
2. Air de musique qui rappelle un guetteur installé dans l’une des tours de la Basilique Notre-Dame (Mariacki) de Cracovie qui aurait donné l’alerte à l’arrivée de Tatars, avant de recevoir une flèche en pleine gorge. On peut toujours entendre le Hejnal Mariacki(prononcer Heinaw Mariatski) à Cracovie toute les heures.

 

Sources :
– MASSON Philippe : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, T1, Larousse
– ELLIS John : Cassino. Une amère victoire, Albin Michel
– GAUJAC Paul : Le Corps Expéditionnaire Français en Italie, Histoire & collections

 

Partager :

  • 5Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)5
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
4 janvier 1944 : Début de la bataille du Monte Cassino (Première partie)

4 janvier 1944 : Début de la bataille du Monte Cassino (Première partie)

Après la capitulation italienne (3 septembre 1943) le débarquement de Salerne (Calabre), Américains et Britanniques du XVth Army Group que commande Harold George Alexander – Vth US Army de Clark et VIIIth Army britannique du General Oliver H. Leese ont pu libérer les régions du Sud de l’Italie et libérer Naples après la bataille…

4 janvier 2014

Dans « Non classé »

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino. Retour sur l’un des…

27 janvier 2016

Dans « Histoire militaire française »

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

Dans « Non classé »

26 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Nos meilleurs vœux pour 2015

by adminfhesp 26 novembre 2010

Chers lecteurs, chères lectrices.

Comme nous vous l’avions dit dans nos vœux pour Noël, vous avez été plus nombreux à nous lire, à nous commenter et aussi à critiquer et relever les quelques erreurs que nous avons glissées – avec une responsabilité toute personnelle – dans certains articles. Promis, une documentation plus rigoureuse sera l’une de bonnes résolutions à prendre pour la nouvelle année.
L’année 2014 a été particulièrement riche et nous a énormément occupés au vu des anniversaires et commémorations que nous avons tenté de suivre fidèlement par nos moyens, dirai-je, artisanaux : la campagne d’Italie du CEF, la naissance de Saint-Louis, la bataille de Normandie, le début de la Grande Guerre, le débarquement de Provence, la libération, la Marne 1914, les combats méconnus de l’Est de la France de 1944 et Philippe le Bel.
Certains lecteurs et lectrices ont notamment – et amicalement – participé à plusieurs excursions sur plusieurs champs de bataille mentionnés. Je les en remercie encore.

Mais l’année 2015 arrive elle aussi avec ses soixante-dix ans et ses centenaires. Nous insisterons particulièrement sur les Cent Jours, les Dardanelles, les batailles d’Artois et de Champagne, les combats des poches de l’Atlantique, ainsi que les campagnes d’Alsace, des Alpes et d’Allemagne de 1945.

Bien que les temps ne soient guère à l’optimisme au vu de l’actualité sociale et économique particulièrement mouvementée, je me permets au nom de la rédaction, de vous adresser nos MEILLEURS VŒUX POUR 2015 !

Et en vous remerciant pour votre fidélité.

– E.Turanel
– P. Hemming
– P.A. Berryer
– Laurent

Partager :

  • 3Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)3
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Nos meilleurs vœux pour 2014

Nos meilleurs vœux pour 2014

Chers lecteurs, chères lectrices, l’année 2013 s’achève et nous avons le grand plaisir de vous annoncer que vous avez été encore plus nombreux à nous suivre cette année. 2014 allant être particulièrement riche en anniversaires (Bouvines, naissance de Saint-Louis, Campagne de 1814, Bataille du Monte Cassino, Débarquements de Normandie et…

31 décembre 2013

Dans « Non classé »

Nos meilleurs voeux pour 2016

Nos meilleurs voeux pour 2016

Chers lecteurs et chères lectrices, la rédaction de France Histoire Espérance vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2016 dans vos vies familiales et professionnelles. Nous débutons donc une nouvelle année du Centenaire de 1914-1916 qui sera riche en articles. Elle commencera évidemment le 21 février prochain pour le centième…

2 janvier 2016

Dans « Edito… »

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

Tribune libre : Coup de gueule à propos du centenaire de 1914

« Ah ! Si ton arrière-grand-père n’avait pas été gazé, il aurait vécu centenaire et aurait pu te raconter la Marne, Verdun et l’Argonne ! » Chers lecteurs, chères lectrices, voici pour résumer ce que me disait souvent ma grand-mère quand elle me parlait de son père, un homme simple qui avait…

15 octobre 2013

Dans « Non classé »

26 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

25 février : Fête de l’ Annonciation ou de l’incarnation de Jésus

by adminfhesp 25 novembre 2010

Fra Angelico, couvent San Marco, Florence, 15ème siècle

Vierge Marie,
Notre-Dame de France,
Accueillez nos cœurs d’enfants
confiants en votre bienveillance.
Guidez les vers Jésus notre Sauveur,
pour recevoir de son Cœur les grâces
de sa divine miséricorde.

Nous vous présentons notre pays,
ses souffrances, ses troubles,
ses conflits,
mais aussi ses ressources
et ses aspirations.

Accueillez-les, purifiez-les,
présentez-les à votre Fils
afin qu’Il intercède en notre faveur,
qu’Il oriente nos actions vers le Bien
et nous guide dans la Vérité.

Nous vous consacrons la France
dans la fidélité à l’espérance
et la force de l’Esprit Saint
reçues à notre baptême. Amen.

A voir http://www.laneuvaine.fr/marie-lien-de-toute-priere/

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Notre Dame de l'Assomption

Notre Dame de l’Assomption « Patronne de toute la France », Pie XI (1922)

A l’occasion de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie (15 août), nous vous proposons de relire la déclaration officielle du pape Pie XI consacrant la France à la Mère du Sauveur (1922). Une bonne occasion de revenir sur l’histoire du culte marial dans notre pays… « La Vierge Marie Mère de Dieu, sous…

16 août 2015

Dans « Non classé »

« France-Histoire-Espérance » fête son premier anniversaire…

Merci à tous ceux qui ont contribué à ce modeste site internet depuis sa création le 13 janvier 2012, en particulier à mon cher ami « Eudes Turanel » (rédacteur en chef) dont les articles sont toujours très appréciés, notamment en ce qui concerne ses domaines de prédilection que sont l’histoire militaire,…

26 janvier 2013

Dans « Non classé »

Aragon : « Je vous salue ma France »

En août-septembre 1943, Aragon, sous le pseudonyme de François la Colère, fait imprimer clandestinement Le Musée Grévin. Le poème est ensuite distribué à Paris sous forme de tract. Imaginant que la guerre est achevée, le poète dresse le tableau d’une France victorieuse et immortelle. Le titre provient du fait qu’il…

14 septembre 2014

Dans « Non classé »

25 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Maréchal Alphonse Juin, vainqueur du Monte Cassino

by adminfhesp 24 novembre 2010

La date de son décès le 27 janvier 1967 est en somme toute symbolique car elle correspond au jour de 1944 où la 3e Division Algérienne de son Corps Expéditionnaire d’Italie menait de féroces combats sur le Monte Belvedere lors de la Bataille du Monte Cassino.
Retour sur l’un des grands officiers français de la Seconde Guerre mondiale.
marach10
– Fils et petit-fils de gendarmes, Alphonse Juin voit le jour à Bône en Algérie le 16 décembre 1888. Il effectue ses études secondaires au Lycée de Constantine avant d’être reçu à Saint-Cyr en 1909 intégrant la Promotion de Fès avec un  certain Charles de Gaulle mais aussi Antoine Béthouart, le futur vainqueur de Narvik. Il sort dans les premiers de sa promotion en 1912 et choisit les Tirailleurs Algériens. Sous-Lieutenant au Maroc, il participe aux opérations de pacification dans l’Atlas sous le commandement du Général Hubert Lyautey.

– En 1914, Promu Lieutenant, Alphonse Juin rejoint un Régiment de Tirailleurs de Marocains au sein de la Division Marocaine de Humbert et participe aux combats de la Marne. L’année suivante, il se retrouve sur le front de Champagne et est grièvement blessé lors de la première offensive de mars 1915. Il perd alors en partie l’usage du bras droit. Après sa convalescence, il est promu Capitaine et rejoint le 5e Bataillon de Tirailleurs Marocains au Chemin des Dames. En 1918, il suit des cours de perfectionnement d’état-major à Melun avant d’être détaché auprès de la Mission militaire américaine en France.

– Après la Grande Guerre, le Capitaine Juin intègre l’Ecole Supérieure de Guerre dont il sort breveté en 1921. En 1923, il retourne au Maroc pour participer aux opérations de pacification dans l’Atlas sous le commandement du Général Philippe Pétain.
En 1925, il est de retour en France pour servir au Conseil Supérieur de la Guerre. Chef de Bataillon en 1926, il repart en Algérie au sein du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens. Chef du Cabinet Militaire du Gouverneur Général du Maroc en 1929, Alphonse Juin prend une part active à la planification des opérations de pacification dans l’Atlas contre Abd el-Krim.
Dès 1930, la carrière de Juin oscille entre affectations en Afrique du Nord et postes en France. Il est donc successivement Professeur de tactique à l’Ecole Supérieure de Guerre, Commandant en second du 3e Zouaves, Adjoint du Résident Général au Maroc Charles Noguès en tant que Colonel et auditeur aux cours du Centre des Hautes études militaires.

– Général de Brigade en 1938, il participe activement au plan de mobilisation d’Afrique du Nord. En 1939, toujours en Afrique du Nord, il demande à servir en France et reçoit alors le commandement de la 15e Division d’Infanterie Motorisée. Lors de l’Offensive de 1940, Juin commande sa division à Gembloux face aux forces de Walter von Reichenau. Après la percée de Guderian sur Sedan, Juin reçoit l’ordre de défendre Valenciennes et les abords de Lille afin de protéger la Ire Armée du Général Prioux vers Dunkerque.
Fait prisonnier à Lille, le Général Juin est envoyé à Königstein par les Allemands. Il y retrouve notamment le Général Henri Giraud, commandant de la VIIe Armée française.

Juin passe près d’un an en captivité avant d’être libéré sur la demande du Maréchal Pétain qui a besoin de connaisseurs de l’Afrique du Nord. Avant d’être relâché, le Général français rencontre le Reichsmarschall Hermann Göring. Juin essaie de négocier un réarmement français en Afrique contre l’assurance de laisser Rommel recevoir du ravitaillement et des renforts par la Tunisie. Finalement, si le second point est accepté, Göring se méfie du Français. Juin reçoit ensuite le Commandement Supérieur des Troupes du Maroc en juillet 1941, tout en recevant la promotion de Général de Corps d’Armée. En 1942, il remplace le Général Maxime Weygand à la tête de l’Armée Française d’Afrique du Nord. Son supérieur direct est l’Amiral François Darlan.
Légaliste et loyal envers le Vainqueur de Verdun, le Général Juin poursuit néanmoins la politique de Weygand de réarmer l’Armée d’Afrique contre toute volonté extérieure de mettre la main sur les territoires français de la région. Lors du débarquement allié d’Afrique du Nord, Juin est arrêté à Alger par des lycéens résistants locaux menés par l’Aspirant Pauphilet. Mais le coup de force échoue et les autorités vichystes reprennent le contrôle de la ville. Toutefois, Juin et Darlan signent un accord de cessez-le feu avec les Gaullistes. L’Amiral retire ensuite à Juin son commandement des forces d’Afrique sur le Maroc et la Tunisie qu’il confie respectivement à Noguès et Barré qui souhaitent résister aux Alliés.

– Bénéficiant de contacts avec Robert Murphy, Représentant de Roosevelt en Afrique du Nord, Juin est mis au courant des préparatifs du débarquement en Afrique du Nord. En dépit d’une certaine bonne volonté à vouloir aider les Alliés, Juin ne peut évaluer correctement la situation et préfère s’en tenir aux ordres de Darlan. Ce qui le décide finalement à basculer en faveur des Alliés lors de l’Opération « Torch » est l’invasion de la Zone Libre en France par les forces du IIIe Reich. Finalement, Juin signe avec Eisenhower et Clark un cessez-le-feu et donne ordre aux forces françaises de Tunisie de cesser le combat, ce qui provoque l’envoi immédiat d’unités Germano-italiennes dans cette partie de l’Afrique du Nord.

Comme beaucoup d’officiers français d’Afrique du Nord respectueux et loyaux envers Pétain, Juin se méfie de son ancien camarade de promotion à Saint-Cyr. Seulement, Juin veut reprendre le combat contre les Allemands et de Gaulle a besoin d’un bon chef pour mener l’Armée d’Afrique au combat. En 1943, le Général Alphonse Juin devient Résident Général de Tunisie et reçoit le Commandement du Détachement d’Armée française qui devient ensuite le Corps Expéditionnaire Français en Italie. Comptant d’abord 65 000 hommes, le CEF – qui devait prendre la dénomination Ire Armée française à l’origine – intègre des hommes du rang et officiers métropolitains et pieds noirs de l’Armée d’Afrique, des unités de Tirailleurs Algériens, Marocains et Tunisiens, ainsi que des Groupements de Tabors Marocains (GTM). C’est donc une armée composée de cadres pétainistes, d’évadés de la Métropole via l’Espagne franquiste et de Nord-Africains que Juin se retrouve à diriger. Il est formé de GTM du Général Augustin Guillaume, de la 2nde Division d’Infanterie Marocaine (DIM) du Général Dody, de la 3e Division d’Infanterie Algérienne (DIA) du Général Joseph de Goislard de Montsabert, de la 4e Division Marocaine de Montagne (DMM) du Général François Sevez et des Français Libres de la 1re DFL du Général Diego Charles Brosset.

Comme l’explique Julie Le Gac, Alphonse Juin se retrouve face à un double défi ; restaurer la confiance de l’Armée française d’Afrique aux yeux des Alliés et assurer l’autonomie – sinon  l’indépendance –  tactique de son CEF. En effet, en dépit des relations cordiales que Juin entretient avec le General Mark W. Clark, commandant de la Vth US Army, Britanniques et Américains conservent une image péjorative de l’Armée Française qui reste pour eux une armée défaite. En cela, Eisenhower, Clark et Harold Alexander comptent engager les Français seulement de manière localisée et limitée en termes d’effectifs. Juin écrit alors à Giraud pour exprimer son désaccord profond : « Je ne saurais souscrire à son emploi dispersé par Combat Team*. Il y a là non seulement une question de prestige pour le commandement français auquel il faut faire confiance, mais aussi une question d’efficacité et de rendement. »

– D’autre part, les Américains prennent très vite le CEF sous leur aile. Comme les français manquent sérieusement d’artillerie et d’armes, les Américains leur en fournissent mais veulent aussi s’assurer la subordination des Français au commandement américain. En dépit de la volonté politique des Français, le CEF va dépendre de la Vth US Army en matière de logistique, de ravitaillement et aussi d’hospitalisations.
Placés ensuite sous le commandement de Patton en Algérie et en Tunisie, les officiers français reçoivent l’enseignement américain en matière de techniques d’opérations amphibie et de logistique. Mais Juin écrira plus tard dans ses mémoires :  «  Il va sans dire qu’en matière d’enseignement tactique (…) nous n’avions pratiquement rien à apprendre des autres. » Il va le prouver en Italie face à la ligne Gustav.

– A la fin de l’année 1943, le Corps Expéditionnaire Français embarque pour l’Italie et débarquement dans une entière discrétion à Naples où il reste cantonné jusqu’en décembre.
Conscient de sa charge aussi militaire que politique, Alphonse Juin déclare à ses hommes : « Dans les jours qui vont suivre, la France qui souffre, la France tout court et nos alliés auront les yeux fixés sur la petite Armée française d’Italie et ses premiers engagements. »
Au début de janvier 1944, le CEF rejoint le front allié face à la Gustav Linie sur la droite (nord-est) de la Vth US Army de Clark. Juin reçoit l’ordre de prendre l’assaut du Belvedere tenu par des troupes de montagne allemandes (voir article concernant le sujet). Juin prépare avec munitie son assaut en misant sur la surprise, l’infanterie légère et les capacités de ses troupes de montagne. Ce sont les Tunisiens et Algériens de la 3e DIA de Montsabert qui s’emparent du Belvedere après quatre jours de sanglants combats sur les pentes de l’éminence. Juin a alors montré aux anglo-américains qui piétinent durement face aux Allemands que les Français peuvent être particulièrement utiles. Le CEF est ensuite mis au repos.

– A la fin avril 1944, au vu de l’évolution laborieuse des combats, Juin propose à Clark et Alexander de redéployer les forces alliées pour un nouvel assaut pour franchir le Garigliano. Le Général français envisage alors de percer sur l’aile gauche (sud-sud-ouest) ennemie en passant par les Monti Aruncci qui surplombent la Méditerranée et que l’on pense infranchissables. Clark et Alexander acceptent le plan français et tout le CEF est déplacé discrètement d’est en ouest à la gauche de la VIIIth Army britannique d’Oliver Leese.

– Le 11 mai 1944, l’assaut du CEF démarre avec les 2nde DIM et 4e DMM contre les lignes de la X. Armee du General der Panzetruppen Heirich von Vietinghoff-Scheel. Malgré une importante préparation d’artillerie le premier assaut échoue et les pertes sont lourdes. Seulement, malgré la déception, Juin ne se décourage pas. Evaluent les renseignements dont il dispose, il trouve une brèche dans le flanc gauche allemand, au pied du Monte Miao. Le 12 juin, lors du second assaut, les Marocains et Français percent. Sans tarder, Juin exploite le succès et expédie la 1re DFL dans la brèche. Profitant de la prise des défilés par les Tirailleurs, les Tabors et les Goumiers, les hommes de Brosset s’emparent de Sant Andrea ce qui permet de franchir le Garigliano. Les Allemands n’ont alors d’autre choix que de se retirer vers Rome. Il n’empêche, l’assaut français est une réussite. Le CEF a gagné la confiance des Anglo-Américains.

– Le 4 juin 1944, les Français atteignent les faubourgs de Rome mais n’y feront leur entrée qu’après les Anglo-Américains. Toutefois, pendant la poursuite des forces ennemies vers la Ligne Gothique, le CEF entre le premier dans Sienne en juillet. Le même mois, Juin quitte le commandement du CEF qui se retrouve amalgamé à la nouvelle Ire Armée du Général de Lattre en vue de participer aux opérations de Provence.
Charles de Gaulle nomme alors Alphonse Juin Chef d’Etat-major de la Défense Nationale et s’attèle à la réorganisation des forces armées françaises lors de la Libération. Le 25 août 1944, Juin fait partie du défilé de la Libération de Paris. Il représente ensuite la France lors de voyages diplomatiques comme la signature de l’alliance entre la France et l’URSS ou lors de la création de l’ONU en 1944. Début de janvier 1945, c’est Juin que de Gaulle envoie pour négocier avec Eisenhower pour que Strasbourg ne soit pas abandonnée aux Allemands lors de l’Opération Nordwind.

– Après la Seconde Guerre mondiale Alphonse Juin est successivement, Résident Général de France au Maroc, Inspecteur des Forces françaises en Indochine et Commandant en Chef des Forces Alliées Centre-Europe. Entre-temps, il a été élevé à la dignité de Maréchal de France en 1952.
Il quitte la vie militaire en 1957 et se consacre à l’écriture de ses Mémoires entre 1959 et 1960.

– Ce grand chef militaire français s’éteint dans le 5e Arrondissement de Paris le 27 janvier 1967. Il a droit à des obsèques nationales. Il était titulaire de la Grand-Croix de la Légion d’Honneur, de trois Croix de Guerre (1914-1918, 1939-1945, TOE), de la Médaille Militaire, de la Grand-Croix de l’Ordre de Léopold (Belgique), de la Legion of Merit (Etats-Unis), de l’Ordre du Bain (Grande-Bretagne) et de l’Ordre du Grand Cordon Ouissam Alaouite (Maroc).

* Formation interarmes américaine qui à l’exemple des Kampfgruppen allemands ou des Groupements Tactiques français associe Infanterie, Cavalerie, Artillerie et Génie.

Sources
– PUJO Bernard : Alphonse Juin, 1988
– NOTIN Jean-Christophe : Le Corps Expéditionnaire Français en Italie,
– ELLIS John : La bataille du Monte Cassino
– LE GAC Julie : « Le Corps Expéditionnaire français et l’Armée américaine en Italie (1943-1944) : une alliance asymétrique », in Revue historique des armées, 2010, http://www.rha.org

Partager :

  • 17Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)17
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

Bataille du Monte Cassino (Seconde Partie) : 25 janvier-3 février 1944, le succès français du Belvedere

En janvier 1944, les Anglo-Américains ne parviennent absolument pas à percer le front des Abruzzes face à une défense allemande aussi efficace que résolue. Le General Clark décide de mettre en lice le Corps Expéditionnaire Français (CEF). Mais les forces du Général Alphonse Juin sont fermement décidées à montrer de…

27 janvier 2014

Dans « Non classé »

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Général Joseph de Goislard de Monsabert

Restant toujours dans l’ombre du Maréchal de Lattre de Tassigny, le Général de Montsabert reste néanmoins l’un des officiers français ayant joué un rôle important dans la campagne d’Italie et dans la Libération du territoire national. Joseph Jean de Goislard de Monsabert voit le jour le 30 septembre 1887 à…

13 juin 2016

Dans « Histoire militaire française »

Général François Sevez

Général François Sevez

Savoyard, François Adolphe Laurent Sevez naît le 22 novembre 1891 à Chambéry. Fils d’un juge de la Cour d’appel de la même ville, il étudie d’abord le Droit à la Faculté de Lyon mais choisit de s’engager dans l’Armée à vingt ans sans passer par Saint-Cyr. Il sert d’abord au…

1 mars 2016

Dans « Histoire militaire française »

24 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Charles Gravier de Vergennes

by adminfhesp 24 novembre 2010

Ce grand diplomate que l’Historien de la IIIe République Albert Sorel désignait comme « le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe » est né en 1719 à Dijon, au sein d’une famille de Noblesse de Robe.

Etudiant au Collège des Jésuites de Dijon puis à la faculté de droit, il est initié à la diplomatie européenne par son oncle Théodore de Chavigny.

Durant le règne de Louis XV, Charles Gravier de Vergennes défend les intérêts du Royaume de France à Hanovre et Trêves. Il devient ensuite ambassadeur à Constantinople auprès du Sultan et favorise les liens privilégiés entre Versailles et la Sublime Porte, depuis François Ier.
En 1771, le Comte de Choiseul avec qui il est en froid, l’envoie en Suède en tant qu’ambassadeur. Là, il défend encore les intérêts de la France en contribuant au maintien au pouvoir de Gustave III.

En 1774, Choiseul, avec qui il s’est réconcilié, le recommande comme Ministre des Affaires Etrangères pour seconde Louis XVI.
Détestant profondément les Anglais, toute sa politique sera à la fois de les isoler et de les affaiblir. L’affaiblissement, par le soutien apporté aux Insurgents des Treize Colonies et l’isolement en engageant un jeu d’alliance équilibré sur le continent, en fait un jeu à trois : France-Autriche-Russie, afin de faire face à la Prusse et à Londres.

En 1779, il fait éviter à l’Europe une nouvelle guerre en faisant négocier la Convention de Teschen entre Autriche et Bavière.

Après avoir secondé le Contrôleur Général des Finances Charles Alexandre de Calonne et conseillé à Louis XVI de réunir l’Assemblée de Notables, Charles Gravier de Vergennes s’éteint le 13 février 1787 à Versailles..

Une ville américaine de l’Etat du Vermont porte aujourd’hui son nom.

Lire :
– GAXOTTE Pierre : Le Règne de Louis XV, Fayard
– PETITFILS Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin

Partager :

  • 8Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)8
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Les Maréchaux de La Palice et de La Trémoille

Capitaines de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier tombés à Pavie, Jacques II de Chabannes Maréchal de La Palice (ou La Palisse) et Louis II de La Trémoille restent pour autant méconnus. La Palice ayant toutefois (et malheureusement et malgré lui) laissé sa fameuse « vérité » post mortem.…

24 février 2016

Dans « De Louis XI à Henri IV »

7 juillet 1438 : Charles VII promulgue la Pragmatique Sanction de Bourges

En 1418, réuni à l’initiative de l’Empereur Sigismond, le Concile de Constance s’est achevé avec l’élection de Martin V pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d’Occident sans pour autant renforcer l’autorité pontificale, contestée par les Pères du Conciles qui placent celui-ci au-dessus de du Pape. En 1431, un nouveau…

8 juillet 2013

Dans « Non classé »

30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

30 août 1483 : Mort du Roi Louis XI

C’est après s’être confessé à Saint François de Paule que s’éteint ce grand souverain, laid, avare et superstitieux (né en 1423), fils de Charles VII et de Marie d’Anjou. Jules Michelet a brossé de lui un portrait mêlant admiration et effroi, le comparant à un génie démoniaque. Toutefois, son œuvre…

30 août 2013

Dans « Non classé »

24 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Brève – 30 septembre 1985 : Disparition de Simone Signoret

by adminfhesp 12 novembre 2010

Grande figure du Cinéma français des années 1950, compagne d’Yves Montand, sympathisante communiste désabusée, Simone Signoret a aussi fait partie du club très fermé des actrices française récompensée par Hollywood pour « Le chemin de la haute ville » de Jack Clayton.
27-simone-signoret-1940-50-theredlist Elle a laissé des rôles en majorité dramatique dans des films de référence, sinon des chefs d’œuvres comme : « Le couple idéal » (B. Roland), « Les démons de l’aube » (Y. Allégret), «  Macadam » (M. Bistène et J. Feyder), « Dédée d’Anvers » (Y. Allégret), « Casque d’Or » (J. Becker), « Thérèse Raquin » (M. Carné), « Le Jour et l’Heure » (R. Clément), « Compartiment tueurs » (C. Costa-Gavras), « La Nef des fous » (S. Kramer), « L’Armée des Ombres » (J-P. Melville), « Le chat » (P. Granier-Deferre) et « La veuve Couderc » (P. Granier-Deferre).

Partager :

  • 3Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)3
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
16 août 1972 : disparition de Pierre Brasseur

16 août 1972 : disparition de Pierre Brasseur

– Né en 1905, de son vrai nom Pierre-Albert Espinasse, père de Claude Brasseur et grand-père d’Alexandre, Pierre Brasseur était célèbre autant devant la caméra que sur les planches. Touché par le monde du spectacle par sa mère, Germaine Brasseur, il étudie au Conservatoire de Paris, puis au Conservatoire Maudel.…

16 août 2016

Dans « Arts et lettres »

15 novembre 1976 : Disparition de Jean Gabin

15 novembre 1976 : Disparition de Jean Gabin

« Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n’est pas un fleuve, c’est une avenue. Une avenue de 5 000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de chaque côté. Puis au milieu, il y…

15 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

25 novembre 1959 : Disparition de Gérard Philippe

25 novembre 1959 : Disparition de Gérard Philippe

Né Gérard Philipp à Cannes en 1922, fils d’un avocat, Gérard Philippe connaît d’abord une très bonne scolarité à l’Institut Stanislas et y passe le Baccalauréat avant d’entamer des études de Droit. Toutefois,  le jeune homme rencontre de nombreux artistes et se trouve attiré par le théâtre. – Durant la…

25 novembre 2016

Dans « Arts et lettres »

12 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Brève – 20 mars 1992 : disparition de Georges Delerue

by adminfhesp 12 novembre 2010

Né en 1925 à Roubaix, étudiant au Conservatoire de Paris, Georges Delerue a composé nombre de bandes originales de films, comme de séries télévisées et feuilleton. Sa carrière a été marquée par des collaborations avec des réalisateurs français (Malle, de Broca, Oury, Godard, Truffaut…) comme internationaux (George Roy Hill, Fred Zinnemann et Oliver Stone). Georges Delerue fut récompensé d’un César, ainsi que d’un Oscar pour « I love You, je t’aime ».

georges_delerue_1
– Parmi ses bandes originales notables : « Jules et Jim », « Le mépris », « L’âge ingrat »,     « Le corniaud », « Les pissenlits par la racine », « Viva Maria ! », « Le diable par la queue », « Les tribulations d’un chinois en Chine », « Hibernatus », « Chacal », « La nuit américaine », « Police Python 357 », « Le dernier métro », « La femme d’à côté », « L’été meurtrier », « Chouans ! », « La révolution française » et « Diên Bien Phu ».
Sans oublier pour la télévision : « Thibaud ou les Croisades », « Jacquou le Croquant » et  « Les Rois maudits ».

 

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
2 novembre 1439 : Ordonnance royale instaurant la Taille

2 novembre 1439 : Ordonnance royale instaurant la Taille

A l’origine le terme de Taille désigne un bâton gradué de mesure monétaire. -Comme l’explique l’historien Georges Minois, l’un des seuls biographes de Charles VII, les décisions de cette ordonnance marquent durablement les progrès de la construction de l’État Moderne en France. – Les États Généraux d’Orléans s’ouvrent dans un contexte…

2 novembre 2016

Dans « Non classé »

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

25 juin 1804 : Mort de Georges Cadoudal

Figure incontournable de la Chouannerie, chef courageux et droit, Georges Cadoudal fut un remarquable meneur d’hommes et un fin organisateur. Sa fin tragique est sans doute aussi grande que sa vie. Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, né le jour de l’an 1771 à Kerléano, petit village…

25 juin 2015

Dans « Non classé »

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

12 janvier 1977 : Disparition de Henri-Georges Clouzot

– Né en 1907 à Niort, Henri-Georges Clouzot se destine d’abord à la Marine, avant de s’orienter vers la diplomatie. Il suit des cours à la Faculté Libre de Sciences Politiques. Il devient ensuite le collaborateur de Louis Marin, chef de file de l’URD (Union Républicaine Démocratique), une formation de…

12 janvier 2017

Dans « Arts et lettres »

12 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

2 mai 1598 : Paix de Vervins

by adminfhesp 10 novembre 2010

Après plus de quarante ans de guerre entre Catholiques et Calvinistes avec l’intervention diplomatique et militaire de l’Espagne de Philippe III, alliée de la Ligue, le Roi d’Espagne et Henri IV signe le Paix de Vervins. L’Espagne restitue à la France le Vermandois, Calais, une partie de la Picardie ainsi que le Blavet (fleuve breton contrôlé par les troupes espagnoles de Juan del Aguilar), tandis que Henri IV concède le Charolais tout en renonçant aux Flandres et à l’Artois.

 

Partager :

  • Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
14 mai 1610 : Assassinat de Henri IV

14 mai 1610 : Assassinat de Henri IV

Alors qu’il quitte le Palais du Louvre en carrosse, Henri IV est frappé d’un coup de poignard par François Ravaillac dans la rue de la Ferronnerie du Faubourg Saint-Jacques. Il restera dans l’Histoire comme le « Bon Roi Henri » qui sortit la France des Guerres de Religions (Édit de Nantes, 1598)…

14 mai 2015

Dans « Non classé »

Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur

Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur

Fils de Nicolas de Lorraine Comte de Vaudémont et de Jeanne de Savoie-Nemours, Philippe-Emmanuel de Lorraine Duc de Mercoeur et de Penthièvre, Comte de Nomeny et Baron d’Ancenis voit le jour en 1558 à Nomeny. En 1575, sa sœur Louise de Vaudémont épouse Henri d’Anjou, ce qui fera de lui le…

19 février 2016

Dans « Non classé »

Maximilien de Béthune Duc de Sully

Maximilien de Béthune Duc de Sully

« Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France ». Ce sont ces mots qu’on a longtemps retenu de ce compagnon d’armes et proche ami du Bon Roi Henri. – Né le 13 décembre 1559 à Rosny, près de Paris, Maximilien de Béthune est le fils de François de Béthune et…

22 décembre 2015

Dans « De Henri IV à Louis XVI »

10 novembre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Jules Barbey d’Aurevilly – « Le Connétable des lettres »

by adminfhesp 27 octobre 2010

Jules Amédée Barbey d’Aurevilly est un écrivain français né à Saint-Sauveur-le-Vicomte, en Normandie, le 2 novembre 1808 et mort à Paris, le 23 avril 1889. Surnommé le « Connétable des lettres », il a contribué à animer la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXème siècle. Il a été à la fois romancier, nouvelliste, poète, critique littéraire, journaliste et polémiste.

Jules Amédée Barbey d’Aurevilly (portrait par Émile Lévy)

Issu d’une ancienne famille normande, Jules Barbey d’Aurevilly baigna dès son plus jeune âge dans les idées catholiques, monarchistes et contre-révolutionnaires. Un moment républicain et démocrate, Barbey d’Aurevilly finit, sous l’influence de Joseph de Maistre, par adhérer à un monarchisme intransigeant, méprisant les évolutions et les valeurs d’un siècle bourgeois. Il revint au catholicisme vers 1846 et se fit le défenseur acharné de l’ultramontanisme et de l’absolutisme, tout en menant une vie élégante et désordonnée de dandy. Il théorisa d’ailleurs, avant Baudelaire, cette attitude de vie dans son essai sur le dandysme et George Brummell. Ses choix idéologiques nourriront une œuvre littéraire, d’une grande originalité, fortement marquée par la foi catholique et le péché.

À côté de ses textes de polémiste, qui se caractérisent par une critique de la modernité et du positivisme, on retient surtout, même s’ils ont eu une diffusion assez limitée, ses romans et nouvelles, mélangeant des éléments du romantisme, du fantastique (ou du surnaturalisme), du réalisme historique et du symbolisme décadent. Son œuvre dépeint les ravages de la passion charnelle (Une vieille maîtresse, 1851), filiale (Un prêtre marié, 1865 ; Une histoire sans nom, 1882), politique (Le Chevalier des Touches, 1864) ou mystique (L’Ensorcelée, 1855). Son œuvre la plus célèbre aujourd’hui est son recueil de nouvelles Les Diaboliques, paru tardivement en 1874, dans lesquelles l’insolite et la transgression, plongeant le lecteur dans un univers ambigu, ont valu à leur auteur d’être accusé d’immoralisme.

Son œuvre a été saluée par Baudelaire et plusieurs écrivains ont loué son talent extravagant, notamment à la fin de sa vie, mais Hugo, Flaubert ou Zola ne l’appréciaient guère. Ses « héritiers » ont pour nom Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans, Octave Mirbeau ou Paul Bourget et sa vision du catholicisme exercera une profonde influence sur l’œuvre de Bernanos.

(Source : fr.wikipedia.org/)

Partager :

  • 3Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)3
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
23 février 1955 : Mort de Paul Claudel

23 février 1955 : Mort de Paul Claudel

Dramaturge, romancier et essayiste, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l’Aisne, fils d’un haut-fonctionnaire républicain ami de Jules Ferry, il arrive à Paris en 1882 pour faire ses études au Lycée Louis-le-Grand. Licencié en droit, il suivit une carrière diplomatique comme consul de France à Prague, Francfort, Hambourg,…

23 février 2016

Dans « Arts et lettres »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

Louis II de Bourbon, le « Grand Condé »

« Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle, et pour ainsi dire l’humanité tout entière ? Louis le Grand est entré lui-même dans ces sentiments. Après avoir pleuré ce grand homme et lui avoir donné par…

10 décembre 2016

Dans « Grand Siècle »

17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

17 décembre 2000 : Disparition de Gérard Blain

Presque entièrement oublié aujourd’hui, Gérard Blain était considéré comme un acteur-réalisateur anarchiste de droite, du fait de son esprit indépendant et anticonformiste. – Né à Paris en 1930, en rébellion contre sa famille, il  quitte le foyer familial juste après l’école et va même jusqu’à tenter de s’engager dans les…

17 décembre 2015

Dans « Arts et lettres »

27 octobre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Chroniques de la Bataille de Normandie – 23/ La « Vallée de la mort » (première partie)

by adminfhesp 25 octobre 2010

Alors que les VIIIth Army Corps et IInd Canadian Corps tente de dégager définitivement Caen tout en sécurisant les rives de l’Orne, les XIIth et XXXth Corps lancent une série de nouvelles opérations pour forcer le cours de l’Odon et s’emparer définitivement de la Cote 112, secteurs toujours sous le contrôle des bouches à feu et des Panzer du II. SS-Panzer-Korps de Bittrich.
b54e19a6-9a64-4610-ba1a-0666ee253513

– L’Opération baptisée « Jupiter » est planifiée par Dempsey en vue de prendre définitivement la Cote 112 et d’assurer la progression du XXXth Corps entre l’Odon et l’Orne en saisissant la route Evercy – Eterville – Caen. Son succès serait intéressant pour les Britanniques car il permettrait d’élargir le « couloir des écossais » constitué à l’issue de l’Opération « Epsom » et empêcherait aussi le II. SS-panzer-Korps de Bittrich de se servir de la Cote 112 comme tremplin de contre-attaque. C’est la 43rd « Wessex » Division du Major.General Gwilym Ivor « Butcher » Thomas qui est chargée de cette mission, avec l’appui des Sherman de la 4th Armoured Brigade de Richard Carver, des MK VII Churchill de la 34th Tank Brigade de William S. Clarke, ainsi que des chars spéciaux de la 79th Armoured Division.

1 – L’ASSAUT DES 129th ET 130th BRIGADE (« JUPITER »)

– La mission de prendre la Cote 112 échoit à la 129th Brigade du Brigadier Mole. Appuyé par les pièces de 5.5-inches (139,7 mm) du VIIIth Corps, elle doit rompre les lignes des SS-Panzergrenadier-Regiment 21 et 22 (10. SS « Frundsberg ») pour contrôler définitivement la Cote 112 et accrocher la route Evrecy – Eterville. La 129th est appuyée par les Churchill Mk VII « Crocodile » du 7th Royal Tank Regiment (79th Armoured Division).

L’assaut des trois Battalions de la 129th démarre à 05h00 le 10 juillet du matin sous un fort couvert d’artillerie qui matraque les lignes du SS-PzGren.22. Dès la première heure, le 4th Bn. Wiltshire Regiment du Lt.Col. Luce enlève les positions du III/SS-PzGren.21 (SS-Obersturmbannführer Alfred Bünning) plus facilement que prévu avec l’appui des mitrailleuses lourdes Vickers et des mortiers du 8th Bn. Middlessex et les « Crocodile » du A Squadron du 7th RTR. Sauf que les fantassins britanniques sont joués par la ruse des Waffen-SS qui surgissent de leurs tranchées pour leur tirer dans le dos. Malgré un combat particulièrement confus et sanglant, les fantassins britanniques parviennent à accrocher la route d’Evrecy à 06h30. Seulement, le bruit des combats a alerté les équipages de Tiger I et II du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102 (SS-Obersturmbannführer Hans Weiss) qui stationne au nord du hameau de la Coquerie, au sud de Saint-Martin. C’est dans cette unité à la redoutable puissance de feu au niveau tactique que sert l’un des as de la Panzerwaffe, le SS-Oberscharführer Wilhelm « Will » Fey.
jupitermap– Au centre, le 4th Bn. Somerset Light Infantry du Lt.Col. Lippscombe part à l’assaut vers la Cote 112 dans l’axe du « Chemin Haussé » vers la Croix des Falandriers et le « Mont du Calvaire » tenus par le III/SS-PzGren.21 (SS-Sturmbannführer Hans Stattler). A et endroit précis, le sommet de la Cote 112 est garni d’un petit bosquet déchiqueté surnommé par les Allemands « le Bois des demi-arbres ».  Les Somerset doivent parcourir 1 km pour tenir leur objectif. Avançant sous un feu roulant, ils sont la mauvaise surprise de recevoir des tirs de Nebelwerfer dès que leur tir de couverture cesse. Des pertes sont alors à déplorer. Commandant de l’avant dans son Bren Carrier, le Lt.Col. Lippscombe et son Intelligence Officier (IO) Gordon Bennett abattent un Grenadier SS qui voulait « allumer » son engin au Panzerfaust. Le conducteur du Bren Carrier est néanmoins tué sur le coup. Comme leurs camarades du 4th Wiltshire, les Somerset doivent chasser de leurs tranchées des Waffen-SS qui surgissent quasiment dans leurs rangs. 400 mètres sont encore à parcourir mais plusieurs batteries du SS-Panzer-Artillerie-Regiment 10 répliquent. La situation du 4th Bn. SLI ressemble très vite à un combat de la Grande Guerre. Prises sous un feu d’enfer, plusieurs des ses compagnies ne comptent plus que 20 à 30 hommes. Et ça n’est pas fini puisqu’une Kompanie de Panzer IV du SS-Panzer-Regiment 10 « Langemarck » (la 5/10 du SS-Hauptscharführer Hauser) se joint à la partie et détruit plusieurs Churchill du 7th RTR, avec l’aide de fantassins armés de Panzerfäuste. Mais Lippscombe a le bon réflexe d’ordonner à ses hommes de s’enterrer dans les tranchées ennemies au lieu de lancer ses soldats au massacre. L’intervention courageuse d’un canon antichar de 6 pounder commandé par le Sergeant Morgan met d’usage hors trois Panzer IV hors d’état de nuire, ce qui sauve la mise aux Somerset. Seul un Panzer IV se paie l’audace d’avancer jusqu’au PC du Battalion mais est détruit avant de pouvoir opérer davantage de dégâts.

– C’est alors que les Tiger I de la SS-sch.PzAbt.102 (1. Kompanie d’Alois Kalls) contre-attaquent depuis Saint-Martin avec 7 monstres qui progressent à la faveur du brouillard. Malgré un dur affrontement et un canon antichar détruit, les Tiger rebroussent chemin et se maintiennent en appui des Panzergrenadier. Cependant, les Britanniques sont bloqués.

SS-Sturmbannführer Hans Weiss, commandant du SS-sch-Pz-Abt. 102

SS-Sturmbannführer Hans Weiss, commandant du SS-sch-Pz-Abt. 102

Insigne du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102

Insigne du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102

– L’assaut du 5th Bn. Wiltshire (Lt.Col. Kenrick) s’avère sanglant et infructueux. En effet, s’élançant à partir de Baron-s/-Odon et progressant dans le brouillard sous couvert d’artillerie, les fantassins britanniques buttent d’abord sur les bonnes défenses du II/SS-PzGren. 21 mais finissent par accrocher la route Evrecy-Etterville et s’y enterrent. Mais le Battalion ne peut aller plus loin malgré l’appui Tank Destroyers M10 Achilles (armés du canon antichar de 17 livres) du 86th Anti-Tank Regiment et de celles de l’Army General Reserve Artillery (AGRA). En une journée, le 5th Wiltshire a perdu 128 hommes.

– Au centre, la 130th Infantry Brigade tente du secteur d’Etterville – Maltot, tenu par les « Frundsberger » des I/Pz.Gren.Regt. 22 (SS-Hauptsturmführer Friedrich Richter) et II/Pz.Gren.Regt. 22 (SS-Sturmbannführer Hans Löffler). D’abord, les Hawker Typhoon de la 2nd RAF Tactical Air Force matraquent Etterville avec le concours de l’artillerie divisionnaire. Deux chasseurs-bombardiers larguent chacun une bombe dans les lignes du 4th Bn. Dorset, ce qui ne donne pas un bon présage pour l’assaut.
Appuyé par les Churchill du C Squadron du 9th RTR et les Crocodiles du 141st Royal Armoured Corps (RAC), les hommes du 4th Bn. Dorset (Lt.Col. Cowie) chargent contre les positions du I/Pz.Gren.Regt. 22. Plusieurs Panzergrenadiere sont brûlés vifs sur place par les lance-flammes des Crocodiles. Le I/Pz.Gren.22 flanche et les britanniques atteignent Etterville. Si les Crocodiles doivent repartir à l’arrière recharger leur remorque contenant le liquide inflammable. Pendant ce temps, les Churchill du 9th RTR s’en prennent au château d’Etterville où les Waffen-SS tentent d’évacuer leurs blessés. Finatlement, les fantassins de Richter finissent par décamper plus au sud. Cependant, les blessés allemands deviennent un problème pour les Britanniques qui les recueillent avec leur personnel médical, d’autant plus qu’ils leur font perdre un temps précieux et empêchent le 4th Dorset de se porter plus à l’avant. Le Battalion doit alors attendre la relève du 9th Bn. Cameronians ponctionné à la 15th Scottish Division.

– Du côté de la « Frundsberg », Heinz Harmel et son état-major constatent que leurs lignes de communication sont coupées avec les unités de l’avant. Harmel bondit alors dans sa Kübelwagen et se rend en avant du front pour se rendre compte de la situation. Aussitôt, il ordonne au SS-Standartenführer Hans Sander, commandant du SS-Panzer-Artillerie-Regiment 10 de canonner les positions de la 130th Brigade pour l’empêcher d’avancer et ce, avec l’appui des lance-roquettes Nebelwerfer de la Werfer-Brigade 8. Enfin, Harmel ordonne à Deisenhofer de placer des éléments du SS-Panzer-Grenadier-Regiment 22 en renforts prêts à partir.

Jupitermortar– De son côté, le 5th Dorset parvient à s’emparer du Château de Fontaine-Etoupefour. Mais l’assaut du 7th Hampshire du Lt.Col. Ray sur Maltot, appuyé par des chars du 9th RTR, se heurte à une violente résistance de la part d’éléments du III/Pz.Gren.Regt. 22 et de Pioniers du SS-Panzer-Pionier-Bataillon 10 qui tiennent des positions bien aménagées dans et autour de maisons. Progressant au milieu des blés, les fantassins du 7th Hampshire deviennent les cibles des mitrailleuses, armes légères, de quelques chars et canons de la Frundsberg et de la Hitlerjugend (qui y a laissé quelques blindés). Et comme si cela ne suffit pas, une section de Panzer IV de la 5/SS-Panzer-Regiment 12 « HJ » menée par le SS-Untersturmführer Wilhelm Kändler tombe dans les lignes du 9th RTR après avoir progressé dans le brouillard. Les Panzer-SS détruisent une bonne dizaine de chars Churchill, ainsi que des canons antichars du 7th Hampshire avant de se replier suite à l’arrivée d’ambulances et de renforts britanniques. Mais ceux-ci, complètement surpris par le choc, ont cru à une attaque de Tiger. Les hommes du 7th Hampshire entrent dans le centre de Maltot mais ne peuvent avancer davantage. Certains s’apprêtent à se rendre et il faut l’opposition énergique du Lt.Col. Ray pour les en dissuader. Ray a déjà reçu trois blessures en une matinée mais continue de commander. Il décédera de ses blessures en rentrant en Angleterre. Le Major Philipps le remplace alors au pied levé. Mais la situation empire car les chars allemands postés aux abords du village prenennt pour cible les lourds Churchill et les quelques Achilles venus appuyer le Battalion et font mouche. Plus grave encore, le Brigadier Walton qui commande la 130th Brigade ignore totalement la situation du 7th Hampshire et ne peut lui envoyer de soutien. Une contre-attaque de Tiger de la 1/SS-sch-PzAbt.102 permet alors aux Allemands de rejeter les Britanniques au-delà de Maltot durant l’après-midi. Le 9th RTR est en piteux état, ne comptant plus qu’un quart de ses engins en état de servir. Durant la soirée, le 4th Dorset tente de « coller » au 7th Hampshire avec l’aide des chars restant du C Squadron/9th RTR mais cette tentative échoue une fois de plus en raison du feu des Tiger. Le 4th Dorset n’a d’autre choix que de se replier sur le château de Fontaine-Etoupefour et à hauteur d’un bosquet surnommé Horsehoe Wood.

– Du côté allemand l’alerte a néanmoins été chaude, s’ils s’étaient mieux prix dans leur offensive, les Britanniques faisaient craquer le front de la « Frundsberg » dans le secteur de Maltot. En outre, du côté du II. SS-Panzer-Korps, les effectifs en hommes et en matériels s’amenuisent sans capacité adéquate de remplacement pendant que les munitions d’artillerie accusent un rapport défavorable de 1 contre 20.
Pour consolider et sécuriser la route Etterville – Caen, Willi Bittrich ordonne à la 9. SS-PzD « Hohenstaufen » alors commandée par le SS-Standartenfüher Sylvester Stadler (venu de la « Das Reich », il remplace Thomas Müller blessé) de venir appuyer sa division sœur et de reprendre Maltot. Pour cette mission, Stadler met en lice le SS-Panzergrenadier-Regiment 19 sur la gauche, le SS-Panzergrenadier-Regiment 20 sur la droite et le I/SS-Panzer-Regiment 9 « Hohenstaufen » (le bataillon de Panther) qui doit prendre et tenir la Cote 112.

Sylvester Stadler, nouveau commandant de la 9. SS-Panzer-Division 'Hohenstaufen'

Sylvester Stadler, nouveau commandant de la 9. SS-Panzer-Division ‘Hohenstaufen’

– Pendant ce temps, la 130th Infantry Brigade (Brig. Bendyshe B. Walton), avec ses deux Battalions restant  – 7th Bn. Royal Hampshire (Lt-Col. GCP Lance) et 4th Bn. Dorsetshire (Lt-Col. Cowie) – ainsi que le 9th Bn. Cameronians (Lt-Col. R.M. Villers – prélevé sur la 15th Scottish Division) partent à l’assaut du village d’Eterville, au nord-est de la Cote 112. Malheureusement, les Tommys se font arrêter net par les tirs des Panzer IV du II/SS-Pz-Regt 10 « Langemarck » (SS-Sturmbannführer Leo F. Reinhold) et des Tiger I du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102 (SS-Sturmbannführer Hans Weiss). Dans un effort, le 7th Hampshire parvient à accrocher Maltot mais doit rebrousser chemin tellement sa position devient intenable.

Major.General Gwylim Ivor Thomas, commandant de la 43rd 'Wessex' Division

Major.General Gwylim Ivor Thomas, commandant de la 43rd ‘Wessex’ Division

Insigne de la 43rd Wessex Division

Insigne de la 43rd Wessex Division. Il s’agit de la Vouivre (Wyvern) qui était l’emblème de l’ancien royaume du Wessex de l’Heptarchie du VIIe siècle

 

2 – CORNWALL’S HILL

– Pour débloquer la situatione et éviter de transformer son offensive en combat de la Grande Guerre, Thomas fait donner le 5th Duke of Cornwall’s du Lt.Col Richard « Dick » James  (214th Brigade) contre le Bois-Carré dont de nombreux arbres ont été décapités par les obus. Sauf que les conditions d’assaut sont particulièrement exécrables avec des délais trop courts. Thomas et le Brigadier Essame prennent la décision à 15h00 pour que le 5th Bn. DCLI se mette en marche sur le coup de 17h00. L’assaut démarre à 20h00 sous un déluge d’obus. Les DCLI subissent de lourdes pertes mais réussissent à s’emparer du « Petit Verger » (Small Orchard). D’un coup d’œil, le Ltnt. Carmolli de la D Company voit un groupe de Panzergrenadiere SS décrocher du sommet de la Cote 112. Faisant alors preuve d’initiative et sans en demander l’autorisation, il lance sa section à l’assaut et accrocher la Cote 112 sur le coup de 21h00. Le Major Fry, commandant de la D Coy demande alors par radio l’appui de l’artillerie divisionnaire qui répond prestement par un barrage protecteur et des fumigènes. James lance alors les restes de son 5th Bn. DCLI sur le haut de la Cote 112. Plusieurs éléments du SS-PzGren.19 lancent de petites contre-attaques mais la rigoureuse discipline de feu de l’artillerie britannique brise net chaque tentative. Le succès est au rendez-vous mais l’exaltation va être de courte durée.

– En effet, du côté allemand, la nouvelle de la Cote 112 ne tarde pas à arriver aux oreilles d’Hausser et de Stadler. Celui-ci qui se trouve sur la ligne de front appelle immédiatement son chef d’état-major, le clairvoyant SS-Obersturmbannführer Walter Harzer et lui enjoint de donner ordre au I/SS-Panzergrenadier-Regiment 19 (SS-Sturmbannführer Ernst Hangenlocher) comme au Bataillon de Panther (H. Bollert) de se mettre en marche, avec l’appui de 2 Kompanien du SS-Panzer-Pionier-Bataillon 9 et de SdKfz 124 « Wespe » et SdKfz 165 « Hummel » du SS-Panzer-Artillerie-Regiment 9. Prévue à 01h20, la contre-attaque ne peut démarrer à l’heure prévue car Hagenlocher doit faire marcher ses hommes de nuit alors que les Panther du I/SS-Pz.Rgt.9 ne sont toujours pas là. Des Tiger du 102 doivent aussi se joindre à l’assaut mais ils ne sont toujours pas au rendez-vous.
9.SSPantherKoNormandie– La contre-attaque du I/SS-PzGren.19 démarre finalement le 11 juillet à 14h00 au milieu des cadavres des deux camps. Aux prix de trous dans leurs rangs, les Waffen-SS parviennent dans les lignes du 5th Duke of Cornwall’s et engagent un violent et confus combat au corps-à-corps. Plusieurs hommes du DCLI décrochent mais la majorité ne se débande pas. Mais le Régiment perd son courageux commandant, le Lt.Col. James. On se bat à l’arme légère, à la grenade et à l’arme blanche durant presque tout l’après-midi. Bien dirigés par le Captain David Willcocks, les canons britanniques ouvrent un violent tir de barrage qui bloque les contre-attaques des « Hohenstaufen ». Pour son action, Willcocks recevra la Military Cross. Le vaillant 5th Duke of Cornwall’s tient ferment sa position mais a perdu 250 hommes, soit plus du quart de son effectif. Au regard des féroces combats menés par le 5th DCLI, les « Wyverns » de la 43rd Division surnomment la Cote 112 « Cornwall’s Hill ».

– Constatant l’échec de la journée, Thomas décide de remettre l’assaut au lendemain. Le 11 juillet donc, les 129th et 130th Brigades tentent de prendre Maltot et Etterville, avec l’appui du Régiment des Scots Greys (4th Amoured Brigade) du Lt-Col. ACG Readman. Pour l’anecdote historique, vétéran des campagnes d’Afrique, les Scots Greys forment l’un des plus vieux régiments de l’Armée de Sa Majesté avec à son actif (entre autres) les batailles de Fontenoy et de Waterloo.

– L’assaut  britannique redémarre donc durant la matinée du 11 juillet mais il se révèle infructueux. Les Tiger et Panzer IV « allument » les Sherman et Churchill trop téméraires. Aucun des objectifs initiaux ne peut être atteint et Thomas reçoit l’ordre de maintenir sa « Wessex » sur ses positions de départ et sur le Bois-Carré. En trente-six heures de combat, la 43rd Division a perdu près de 2 000 hommes ! Seule consolation pour les Britanniques, Jupiter a forcé le commandement allemand à maintenir la 9. SS-PzDiv « Hohenstaufen » en réserve sur l’Odon au lieu d’être redéployée au sud de Caen.

 

Chars Tiger I du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102

Chars Tiger I du SS-schwere-Panzer-Abteilung 102

2- ECHEC DES ECOSSAIS A ETERVILLE

– A la gauche (est) de la 43rd « Wessex », la courageuse 15th Scottish Division s’apprête à repartir à l’assaut contre les positions du SS-Panzergrenadier-Regiment 1 « Leibstandarte Adolf Hitler » commandé par le SS-Standartenführer Albert Frey.

A 14h00, la 46th Highland Brigade (2nd Glasgow Highlander et 7th Seaforth Highlander, moins le 9th Cameronians) par à l’assaut vers la ligne Louvigny – Etterville mais se heurte très vite à une forte résistance de la part du SS-PzGren.1 à hauteur de Rocreuil avant d’être heurtée par une contre-attaque du SS-Sturm-Geschützt-Abteilung 1 (SS-Obersturmbannfüher Holst).
Durant la soirée, c’est le SS-Panzergrandier-Regiment 20 du SS-Standartenführer Emil Zollhöfer lance une série de contre-attaques contre les Ecossais. A 04h35, au prix de furieux combats les Grenadiers de Zollhöfer parviennent dans Eterville.
Aussitôt, le SS-PzGren.20 pivote prendre d’assaut le versant ouest de la Cote 112 afin d’y chasser le DCLI. S’il parvient à escalader le monticule, une contre-attaque britannique bien appuyée par l’artillerie divisionnaire permet à la 130th Brigade de reconquérir la Cote. Très vite, les Britanniques viennent à surnommer la vallée de l’Odon, la « vallée de la mort ».

– Les 12-14 juillet, les combats perdent en intensité. Des deux côtés les pertes sont particulièrement élevées et les hommes encore en état de combattre sont physiquement à bout. La Luftwaffe intervient néanmoins puisque les Junker Ju-87 Stuka de la III/Schlachtgeschwader (Major Gerherd Weyert) lancent un raid contre les poisitions britanniques pour soulager les éléments du SS-PzGren.19. Le lendemain, les éléments de la 10. SS « Frundsberg » (SS-Panzegrenadier-Regiment. 22) viennent relever ceux de la « Hohenstaufen », alors que les efforts des mécaniciens des ateliers permet de remettre en état 13 engins, ce qui porte à 16 Sturmgeschützte, 19 Panzer IV et 38 Panther le nombre de blindés disponibles.

Du côté britannique, en dépit des sacrifices de sa division, le Major.General Ivor « Butcher » Thomas n’a pas vraiment de raison pour pavoiser puisqu’il a perdu 2 000 combattants pour une avancée maximum de 1 500 mètres environ. Les « Wyverns » (surnom des soldats de la 43rd Divsion en référence à la Vouivre arboré sur l’insigne) doivent alors être mis au repos et leurs effectifs complétés par des remplaçants ou en « vampirisant » les unités de DCA.

[Suite]

 

Partager :

  • 4Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)4
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Chroniques de la Bataille de Normandie - 12/ « Epsom » (troisième partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 12/ « Epsom » (troisième partie)

– L’ASSAUT DU II.SS-PANZER-KORPS – Au plus fort de l’offensive britannique, Paul Hausser décide de lancer sa contre-attaque pour récupérer la moitié nord de la Cote 112 et réduire le saillant britannique. Hausser pense que le moment est venu pour que ses Hohenstaufen et Frundsberg entrent pleinement dans la danse,…

1 juillet 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie – 23/ La « Vallée de la mort » (Seconde partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 23/ La « Vallée de la mort » (Seconde partie)

4 – « GREENLINE » – En dépit de son double échec, Montgomery veur relancer l’assaut dans la vallée de l’Odon, avant de déclencher l’Opération « Goodwood » car les Américains viennent de le mettre au courant du projet de percée dans le Cotentin qui se concrétisera avec « Cobra ». Monty met alors Sir Alan…

22 juillet 2014

Dans « Non classé »

Chroniques de la Bataille de Normandie - 26/ Opération « Bluecoat » (Première partie)

Chroniques de la Bataille de Normandie – 26/ Opération « Bluecoat » (Première partie)

– Bradley et Montgomery se sont accordés pour lancer une double opération dans le sillage de l’Opération Cobra afin de chasser les Allemands du Bocage normand et de repousser les forces de la 5. Panzer-Armee d’Eberbach au sud-est des cours de la Seulles, de la Sélune et de l’Odon. Simultanément,…

1 août 2014

Dans « Non classé »

25 octobre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Histoire & Culture

Les fantassins de 1914 – Les Belges (7)

by adminfhesp 24 octobre 2010

Avant juin 1914, le petit Royaume de Belgique sur lequel règne Albert Ier se sent à l’abri grâce à la garantie de neutralité que lui assurent (théoriquement) les puissances européennes, tout particulièrement les Britanniques pour des raisons stratégiques.
belgium_0
Toutefois, en dépit des réticences des Belges (Wallons et Flamands confondus) à servir dans une force militaire, le Roi Léopold II a voulu doter son pays d’une armée digne de ce, afin de se prémunir contre une potentielle violation de neutralité de la part des Allemands comme des Français. Finalement, en dépit d’une capacité de mobilisation bien moindre que celles de ses grands voisins et d’un cruel manque d’armement lourd, l’Armée belge se prépare à la guerre.

* Recrutement

Ainsi, si jusqu’en 1909, la conscription s’effectuait par tirage au sort (avec possibilité d’être remplacé pour les fils de familles aisées), elle concerne obligatoirement un fils par famille à partir de la même date (Service Personnel). En 1913, au vu des tensions internationales, le Comte Charles de Brocqueville, Chef du Gouvernement Libéral-Catholique, obtient du Parlement l’institution du Service militaire général obligatoire. Seulement, les effets directs ne pouvaient pas se faire sentir avant 1917.

Lors de la déclaration de guerre à l’Allemagne, l’Armée royale lève 1 classe issue du Service général (1913), 4 issues du Service Personnel (1909-1913) et 10 du Tirage au sort (avant 1909). Les officiers belges sont en majorité des Wallons (nobles, bourgeois, classes moyennes), tandis que les hommes du rang sont plus représentatifs de la différence linguistique du royaume (paysans flamands et urbains wallons). Les engagés et volontaires sont âgés jeunes, même ceux issus des classes du tirage au sort dont l’âge dépasse rarement trente-cinq ans. Enfin, jusqu’en 1914, le recrutement d’officiers et de sous-officiers n’existe pas, ce qui va lourdement peser lors de l’invasion allemande.

** Organisation

En août 1914, l’Armée d’Albert Ier compte 200 000 hommes dont 117 000 pour l’Armée de Campagne et organisée en 6 Divisions d’Armées et 1 Division de Cavalerie. A côté du manque cruel de canons et de mitrailleuses, l’Infanterie fournit le gros des effectifs de l’Armée belge.

L’Infanterie belge est scindée entre 6 Régiments de Ligne, 3 Régiments de Chasseurs à Pied 1 de Carabiniers et 1 de Grenadiers (Garde) à 4 Bataillons actifs et 2 Bataillons de Forteresse chacun. Ils sont répartis comme suit :

– 1er et 2nd Régiments de Ligne : Gand (état-major), Termonde et Ath
– 3e RL : Ostende (EM), Ypres
– 4e RL : Bruges (EM), Menin
– 5e RL : Beverloo (EM), Anvers et Audenarde
– 6e RL : Anvers (EM) et Ath
– 7e RL : Anvers (EM) et Philippeville
– 8e RL : Anvers (EM) et Mariembourg
– 9e RL : Bruxelles (EM) et Bouillon
– 10e RL : Arlon (EM) et Louvain
– 11e RL : Hasselt (EM), Vilvorde et Ath
– 12e RL : Liège (EM), Verviers et Bouillon
– 13e RL : Namur (EM) et Dinant
– 14e RL : Liège (EM) et Diest

– 1er Régiment de Chasseurs à Pied : Charleroi (EM) et Huy
– 2nd RCP : Mons (EM) et Saint-Trond
– 3e RCP : Tournai (EM) et Bruxelles

– Régiment de Grenadiers : Bruxelles (EM) et Nivelles
– Régiment de Carabiniers : Bruxelles (EM) et Wavre

Liége_-_1914_-_Soldats_d'infanterie_prenant_part_à_la_défense_de_Liège_dans_les_faubourgs_d'HeistalSi les Régiments de Ligne et de Chasseurs à Pied se montreront particulièrement braves et se révéleront de durs adversaires pour les Allemands, les Régiment de Forteresse (scindés en Bataillons) qui sont chargés de protéger les espaces compris entre les places fortes de Charleroi, Namur et Liège sont encore mal encadrés et mal armés. Leur mission était aussi de couvrir les très bons Régiments d’Artillerie de Forteresse mais ils seront balayés par l’ennemi.

*** Uniformes et armement 

En matière d’uniforme, le fantassin belge paraît quelque peu anachronique par rapport à son adversaire germanique. Ainsi, il porte une tunique, une lourde capote de laine (noire), un pantalon, des guêtres et des godillots en cuir. C’est au niveau de la coiffure que le troupier belge se distingue. En effet, selon son régiment il porte un chapeau en cuir bouilli (voir photos) ou bien un bonnet de police. Les officiers portent quant à eux, un képi ou un shako en cuir.
Du point de vue de l’équipement, rien de bien différent comparé aux Français ou aux Allemands ; havresac à bretelles, besace, gourde, etc.

L’armement est léger et les armes collectives peu diffusées. Les officiers sont généralement armés de revolvers d’ordonnance français Modèle 1896 et de sabres. Les sous-officiers et les soldats disposent généralement de fusils Lebel achetés à la France.
Les quelques mitrailleuses utilisées sont de manufacture française : Mitrailleuses de Puteaux, de la MAS de Saint-Etienne et quelques Hotchkiss.

Lire :
– WINTER Jay (Dir.) : La Première Guerre mondiale, combats, Fayard, Paris
– KEEGAN John : La Première Guerre mondiale, Perrin, Paris
– MOSSE George L. : De la grande guerre au totalitarisme, la brutalisation des sociétés européennes, Hachette, Paris
– DUMENIL Anne : « Le soldat allemand de la Grande Guerre : institution militaire et expérience de combat » (thèse), Dir. Stéphane Audouin-Rouzeau, Université de Picardie, 2000
– JARDIN Pierre : « Les officiers allemands, un Etat dans l’Etat » in « La supériorité militaire allemande, le mythe du siècle ! », Guerres & Histoire, n°7, juin 2012

– « The British Infantry of 1914-1918 », in The Long, long trail (blog), http://www.
– http://www.austro-hungarian-army.co.uk/
– http://marksrussianmilitaryhistory.info
– BERNARD H. : L’Armée belge en 1914 (Cours d’Histoire Militaire 1951), http://www.clham.org (blog)

Partager :

  • 4Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)4
  • Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
4 août 1914 : L'Armée allemande attaque la Belgique

4 août 1914 : L’Armée allemande attaque la Belgique

– Pourtant garante de la neutralité belge depuis 1839, le Chancelier allemand Bethmann-Hollwegg adresse un ultimatum au Roi des Belges Albert Ier le 2 août, alors que la France vient de décrété la mobilisation générale. Les Allemands exigent que le petit royaume laisse passer sur son territoire les quatre armées…

4 août 2014

Dans « Non classé »

3 août 1914 : Mobilisation en Grande-Bretagne

3 août 1914 : Mobilisation en Grande-Bretagne

Tout d’abord, comme nous l’avons montré dans l’article consacré aux fantassins britanniques publié en mars, la mobilisation en Grande-Bretagne sera de toute autre nature qu’en France, en Allemagne ou en Russie. Cela pour deux raisons principales ; premièrement, l’opinion et les Cabinets Campbell-Bannermann et Asquith ne sont pas favorables à une intervention…

3 août 2014

Dans « Non classé »

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

20 mars 1929 : Disparition du Maréchal Ferdinand Foch

Fils de Napoléon Foch et de Sophie Dupré, Ferdinand Foch voit le jour le 22 octobre 1851 à Tarbes dans une famille de catholiques de tendance bonapartiste. Il est issu d’un milieu de la moyenne bourgeoisie provinciale, de militaires et de médecins. Ses parents sont eux-mêmes des rentiers qui assurent à…

20 mars 2016

Dans « Grande Guerre »

24 octobre 2010
0 FacebookTwitterPinterestEmail
  • 1
  • …
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31
  • …
  • 34
 

France histoire Esperance

Bienvenue sur France-Histoire-Esperance, votre média culturel

 
 

Actualités tendances

  • heure miroir 18 heure 18 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir

  • « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Jacques-Bénigne Bossuet

  • Bernanos: « La plus haute forme de l’espérance est le désespoir surmonté »

  • Femmes célèbres changé monde 30 Femmes célèbres qui ont changé le monde : découvrez leur héritage inspirant

  • « La France tombera très bas. Plus bas que les autres nations… » Marthe Robin

  • Saint Jean Paul II : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

  • 50 tableaux plus célèbres Les 50 tableaux les plus célèbres : chefs-d’œuvre incontournables de l’histoire de l’art

 

Derniers sujets :

  • 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir
  • Robert II, fils d’Hugues Capet : un roi pieux
  • Henri 1er : Roi des Francs et défis dynastiques
  • Hugues Capet : le fondateur de la dynastie capétienne
  • Lothaire : roi de France et héritier carolingien
  • Louis V : dernier roi carolingien de France
  • Louis IV, roi d’Outremer : un héritage de Carolingiens

Informations pratiques :

  • Plan du magazine
  • Contact
  • A propos
  • Mentions légales
  • Partenaires
  • Histoire de France

Tous droits réservés ©

Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

© france-histoire-esperance.com

A découvrir : villes et villages du Loiret 

Recommandations :

  • eternuement signification heure Signification de l’éternuement par heure

  • heure miroir 16 heure 16 16H16 signification : découvrez le message spirituel de l’heure miroir et sa véritable interprétation

  • 5 éternuements signification Éternuer 5 fois : découvrez la signification spirituelle des éternuements répétitifs

  • éternuer 3 fois Éternuer 3 fois : quelle signification spirituelle derrière ces éternuements répétés ?

  • heure miroir 18 heure 18 18H18 signification : comprendre le message et l’interprétation de cette heure miroir

  • éternuement 7 fois signification Éternuer 7 fois : découvrez la signification spirituelle de vos éternuements répétitifs

  • Facebook

@ - Tous droits réservés


Back To Top
France Histoire Esperance
  • Actualités
  • Histoire / Culture
  • Géographie / Tourisme
    • Villes de France
  • Vie quotidienne
    • Pouvoir d’achat
    • Famille & couple
    • Bien-être & santé
    • Maison & jardin